• LES REMPARTS DE NEUFCHÂTEL-EN-BRAY LES REMPARTS DE NEUFCHÂTEL-EN-BRAY LES REMPARTS DE NEUFCHÂTEL-EN-BRAY LES REMPARTS DE NEUFCHÂTEL-EN-BRAY LES REMPARTS DE NEUFCHÂTEL-EN-BRAY

     

    « SITUATION :
         Neufchâtel-en-Bray est une commune française située dans le Département de la Seine-Maritime et de la région de Haute-Normandie, plus précisément en plein cœur de la Boutonnière du Pays de Bray, région vallonnée, située à cheval sur les départements de Seine-Maritime et de l’Oise. 

    NEUFCHÂTEL UN NOM QUI CHANGE

         Beaucoup de Neufchâtelois ignorent sans doute que leur ville ne s’est pas toujours appelée Neufchâtel mais Drincourt, les avis sur l’origine de cette appellation divergent. C’est au 12e siècle qu’Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et 9ème duc de Normandie fit construire un nouveau château (New Castle) pour protéger les frontières de la Normandie. C’est depuis sa construction que la place forte favorisa l’extension de la Ville de Drincourt devenue Neufchâtel, Neufcastel une connotation normande qui fut utilisée et ce jusqu’au 15ème siècle. Par décret de 1951, Neufchâtel prendra le nom de Neufchâtel-en-Bray. »

    http://www.neufchatel.fr/tourisme/histoire-de-neufchatel-en-bray.html 

     

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    LES REMPARTS DE NEUFCHÂTEL-EN-BRAY  LES REMPARTS DE NEUFCHÂTEL-EN-BRAY

    Plan hypothétique des remparts disparus de la ville de Neufchâtel-en-Bray

    Blason par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9926142

    BREF HISTORIQUE :

         « Ancienne capitale du Pays de Bray, ville jadis forte, « emportée en 1167 par Louis VII le Jeune , roi de France, qui la livra au pillage, Neufchâtel fut prise de nouveau en 1174 par le comte de Flandre, qui la pilla également. En 1189, Jean de Ponthieu prend Neufchâtel et dévaste une partie de la Normandie afin de se venger d'Henri II Plantagenêt. En 1201, Jean sans Terre s'empare de la Cité. Trois ans après, le Roi de France Philippe-Auguste l’assiégea à son tour et rattacha la ville au domaine de la couronne.

         Conquise en 1419 par l'armée anglaise, la ville de Neufchâtel fut reprise en 1449 par les Français. À peine relevée de ses ruines, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, se présenta à son tour pour assiéger la ville en 1472 et ne se retira qu'après l'avoir réduite en cendres. » [Wikipédia] … ce qui causa la perte de tous les vestiges du Moyen Âge, cette épreuve parmi tant d’autres fut la plus dure que la ville ait subie.

    LES REMPARTS DE NEUFCHÂTEL-EN-BRAY

    Le 2 août 1589, le roi Henri III ayant été assassiné, le protestant Henri de Navarre accède au trône. Mais les ligueurs refusent de le reconnaître. Chassé de Paris, il concentre ses troupes et son attention en Normandie au plus près de ses alliés Anglais. Cette gravure extraite du site, http://www.rouen-histoire.com/HenriIV/index.htm, est d'origine allemande. 16 février 1592 à Neufchâtel, le duc de Parme a mis le siège devant Neufchâtel. La place lui tiendra tête.

         Par la suite Henri IV décida de détruire le château [en 1596] afin de ramener la paix dans la région. » Sources provenant du site Wikipedia et du Livre de Monsieur Pierre BOITEL « Histoire de Neufchâtel-en-Bray » extrait de : http://www.neufchatel.fr/tourisme/histoire-de-neufchatel-en-bray.html

         « Le centre-ville a été bombardé le vendredi 7 juin 1940, pendant la Bataille de France de la Seconde Guerre mondiale, détruisant 80 % de la Ville. 800, sur les 1200 maisons qui la composaient, furent anéanties, faisant ainsi de Neufchâtel-en-Bray l'une des trois villes brayonnes les plus durement éprouvées au cours de la dernière guerre.

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         Neufchâtel-en-Bray, véritable ville martyre, est donc après-guerre une ville à reconstruire. C'est l'architecte urbaniste Robert Auzelle qui sera désigné en 1941 par le ministère de la Reconstruction pour réaliser le plan du futur Neufchâtel. » [Wikipédia]

     

    LES REMPARTS DE NEUFCHÂTEL-EN-BRAY     « Ainsi s'explique son importance relative, puisque, pendant des siècles, sous le nom primitif de Drincourt, remplacé bientôt par celui de Neuf-Châtel, dont l'étymologie rappelle la destination belliqueuse, cette petite place de guerre, entourée de murailles garnies de tours et défendue par un château assez considérable, bâti sur une hauteur, au nord de la ville, dans une assiette rendue plus forte par les fossés profonds qui l'isolaient de tous côtés, comme on le voit encore aujourd'hui, cette petite place a contribué, pour sa part, à défendre la Normandie, d'abord contre la France, et la France, ensuite, contre les attaques de ses ennemis. Cet office, Neufchatel l'a rempli vaillamment pendant des siècles, et il a vu successivement les ducs de Normandie, les rois d'Angleterre, les rois de France, les ducs de Bourgogne, les Ligueurs, Henri IV et les Espagnols, au pied de ses remparts, pour s'en disputer la possession, les armes à la main. Sentinelle avancée de Rouen, son sort n'était pas indifférent pour notre ville, comme on le vit, une dernière fois, en 1592, quand, fidèle à Henri IV, elle tira ses derniers coups de canon contre le duc de Parme. Mais, après la démolition de son château, en 1595, son rôle diminue singulièrement d'importance, et c'est à peine si les historiens locaux ont pu signaler quelques autres faits saillants dans son histoire. 

         Comme dans toutes les places de guerre, surtout les petites, le sort des habitants de Neufchâtel et des environs ne fut pas heureux. Car, matériellement, la guerre alors était abominable ; le soldat ne subsistait que de rapines ; partout la maraude, le viol, le pillage; un pays traversé par une année nationale ou par une armée ennemie, était un pays ravagé; la peste suivait les armées en campagne ; guerre et brigandage étaient à peu près synonymes. On connaît, pour Neufchâtel, une partie des maux que la guerre lui a infligés trop souvent. 

         Mais derrière ses remparts et ses tours, au pied du château qui la protégeait, il y avait une cité, avec tout ce qui la constitue : des églises, des hôpitaux, des couvents, une commune et des échevins; l'administration de la justice comprenant une Vicomte, une Élection, un Siège de police, un Grenier à Sel, une Maîtrise particulière des Eaux et Forêts ; et puis, des procureurs, des avocats, des bourgeois, des marchands, des hôteliers, etc. Sur tous ces points, sauf le côté religieux, il règne, chez les divers historiens Neufchâtel, un silence presque absolu, faute, sans doute, d'avoir rencontré des documents qui permissent de les traiter avec certitude. »

    Documents concernant l'histoire de Neufchâtel-en-Bray et des environs... par F. Bouquet, 1884. https://archive.org/stream/documentsconcern00bouq/documentsconcern00bouq_djvu.txt

    Ci-dessus : Plan de Neufchâtel en 1744 d'après un plan de la baronnie de Saint-Vincent, archives du département de l'Eure H 1112 aimablement communiqué par le musée Mathon Durand de Neufchâtel-en-Bray.

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    Ci-dessous, un article et des photos extraits du site du journal Paris Normandie, publié le 14/07/2016 : http://www.paris-normandie.fr/region/neufchatel-en-bray--une-maquette-de-la-ville-au-xvie-siecle-a-decouvrir-au-musee-mathon-durand-ND6317285

    Neufchâtel-en-Bray. La maquette représentant la ville au XVIe siècle est désormais visible au musée Mathon-Durand.

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         « Un travail minutieux réalisé par un passionné.L’occasion est belle, avec la prochaine visite guidée de Neufchâtel-en-Bray prévue samedi 16 juillet, de faire un tour dans la salle rénovée du deuxième étage du musée Mathon-Durand où la maquette représentant la Ville de Neufchâtel-en-Bray au 16e siècle est désormais visible. Elle donne une idée de la cité fortifiée qui était au carrefour des routes commerciales à l’époque d’Henri IV et des guerres de religion.

         « La cité devait faire entre 2 000 et 3 000 habitants, explique Inès Le Juez, responsable du musée. La maquette montre la ville avant la destruction des remparts qui a été ordonnée par Henri IV en 1596. Il y avait une tour sur la partie Est de la ville, mais nous ignorons toujours si la tour du donjon était ronde ou carrée. »

         Le musée lui-même est installé dans une ancienne maison bourgeoise datant de la fin du 16e siècle. Il a résisté aux nombreuses destructions de la ville. La salle du dernier étage a été remise à neuf et les poutres sont d’origine. Les sceaux des différents artisans sont toujours gravés sur les mortaises en bois.

    À partir des plans d’André Durand

         La réalisation de cette maquette a été décidée à l’occasion des journées du patrimoine de 2014 et un passionné d’histoire aux mains habiles, Gérard Bellet, de Neuville-Ferrières, a repris les plans d’André Durand pour reconstituer la ville au début de la Renaissance. Ceux-ci ont été réalisés au 20e siècle entre les deux guerres. « Neufchâtel-en-Bray a été presque totalement détruit durant la Seconde Guerre mondiale et de nombreux documents qui étaient dans l’ancien musée, situé dans le cœur de la ville ont été brûlés. Les plans sont d’ailleurs affichés sur les murs de la salle. Gérard Bellet a mis quinze mois environ pour faire la maquette de la ville et nous pouvons reconnaître les monuments qui ont traversé les âges comme l’église Notre-Dame. On peut se rendre compte que Neufchâtel-en-Bray a toujours le même aspect. Un citadin actuel ne se perdrait pas », détaille la responsable.

         Un commentaire apporte ses précisions historiques sur les différents lieux de la ville. « C’est un robot qui a été installé au plafond. Avec un spot lumineux, il indique les curiosités de Neufchâtel. Nous pensons à en faire une version anglaise. Par ailleurs, les personnes à mobilité réduite peuvent voir cette maquette à travers le film commenté dans une salle du rez-de-chaussée. »

         Pour décorer la salle du deuxième étage, des objets d’époque, dont un coq en fer du 17e siècle, ont été placés dans des vitrines dont certaines ont été données par Michel Kot. » L. P.

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    Livre utile :

    Neufchâtel-en-Bray depuis le Moyen-Âge jusqu'en 1792, réimpression de l'édition de 1926, éd. Page de Garde, 2003, 248 p. ( ISBN 2-84340-248-4)

    Tous mes remerciements à Mme Inès Le Juez, responsable du Musée Mathon Durand de Neufchâtel-en-Bray pour les informations qu'elle m'a aimablement transmises.

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  • LES REMPARTS DE DAMVILLE (Eure) LES REMPARTS DE DAMVILLE (Eure) LES REMPARTS DE DAMVILLE (Eure) LES REMPARTS DE DAMVILLE (Eure) LES REMPARTS DE DAMVILLE (Eure)

     

         « La Forteresse de Damville (aujourd'hui disparue), simple tour entourée de fossés où coulait l'Iton, appartient à la Maison de Crespin. Elle est construite vers 1035, lorsque Guillaume le Conquérant succède à son père Robert Ier de Normandie. L'Échiquier de Normandie, tradition instituée par Rollon, y donne alors séance. Gilbert Ier de Crespin, baron de Tillières-sur-Avre et grand-père de l'abbé de Westminster, Gilbert Crispin, perd la forteresse, en 1173 contre Henri II d'Angleterre, qui la brûle, en 1188. Elle est rebâtie par Richard Cœur de Lion. Le projet de reconstruction est initié par l'évêque d'Évreux, Gilbert Fitz Osbern, sous le duché de Robert II de Normandie (présentés parfois sous les traits de Giselbert Ier et Robert le Diable). Elle passe entre les mains de Pierre de la Brosse, natif de Tours, ancien barbier de Louis IX puis premier ministre de Philippe III le Hardi avant que Philippe IV le Bel la donne à Mathieu IV de Montmorency. La tour est encore détruite par les Anglais au début du 15e siècle, pendant la Campagne de Bretagne et de Normandie en 1448-1449 durant la Guerre de Cent Ans. À la suite de l'invasion anglaise puis des guerres médiévales, l'emplacement du château resta longtemps une ruine, et ne fut rebâti qu'à la fin du 16e siècle ou au début du 17e. Elle est ensuite protégée par une muraille d'enceinte, et trois portes dotées de pont-levis. À l'est la porte de Paris, à l'ouest celle de Verneuil, à l'ouest celle de Conches. Certains noms de rues actuelles nous renseignent sur l'emplacement des anciens remparts, comme la rue de la Citadelle, ou encore l'énigmatique rue du trou-au-chat : il s'agissait en fait d'un passage très étroit pratiqué dans la muraille, à mi-chemin entre les portes de Paris et de Verneuil. En 1552, Damville devient une baronnie. En 1610, Louis XIII fait Charles de Montmorency-Damville, le premier duc de Damville puis en 1694, Louis XIV fait de Louis-Alexandre de Bourbon, Comte de Toulouse, le second. La maison est revendue à Marie-Madeleine de la Vieuville, veuve de César de Baudean, comte de Parabere puis à Joseph Durey de Sauroy. » [1]  

     

    LES REMPARTS DE DAMVILLE (Eure)  LES REMPARTS DE DAMVILLE (Eure)

     

    Blason par Jimmy44Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2647378

     

         « [...] Le cœur ancien du bourg de Damville était autrefois entouré de fossés, comme décrit en 1610 (Arch. Nat. 273 AP 276 : « Érection de la baronnie de Damville en duché pairie » : « […] joignant le chasteau de laquelle il y a eu autrefois belle ville bien construite ceinte et close de murailles et fossés garnie de forteresse et faulxbourgs [...] ». En 1678, concession fut faite à un bourgeois d'un « petit ruisseau ou canal qui conduit l'eau de la rivière dans nos fossés » et en 1722 d'une partie des fossés de la ville, de 17 pieds de largeur (soit encore 5 à 6 m). A. Petit affirmait que dès 1778, toutes les fortifications avaient disparu, que les murs et fossés du bourg n'existaient plus et que ces lacunes furent comblés par la rivière ( A. Petit, Notes historiques..., op. Cit.). Une dérivation artificielle de l'Iton, enveloppant la motte et l'église paroissiale, délimitait le bourg à l'ouest, au nord et nord-est ; les actuelles « rue des Remparts » et « rue de la Citadelle » marquaient les bords sud et est. Le plan terrier de 1780 montre l'ensemble de l'ancien réseau de canaux. Un bras contournait par le sud la « rue des Remparts » et rejoignait, au nord, le fossé du château derrière l'église. Des extensions vers l'est et vers le sud firent suite à ces ouvrages : au sud-est du bourg primitif – le « bourg sud », et un espace quadrangulaire à l'est de l'église – le « bourg nord ». Le plan de 1808 mentionnait précisément l'existence, au sud et à l'est, d'une levée de terre, avec la mention de « fossés du bourg » qui fut détruite avant 1838 (Arch. Dép. Eure, III PL. 167 et III PL. 1080.). A l'ouest et au nord, un canal aujourd'hui disparu longeait l'ancienne rue « de l'Hôtel-Dieu » pour rejoindre la motte, aux abords de laquelle il était encore en partie conservé en 1808. Enfin, un bras artificiel traversait également la ville en droite ligne et reliait l'enceinte orientale. Le bourg originel de Damville était donc inscrit dans une enceinte fortifiée, accolée et associée à la motte par un système de fossés en eau. Malgré les destructions substantielles de la guerre de Cent Ans, ces dispositions se pérennisèrent jusqu'au 19ème siècle et sont aujourd'hui identifiables. » [2]  

     

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    LES REMPARTS DE DAMVILLE (Eure)

     

         " Damville a joué un rôle important dans l’histoire du duché de Normandie, puisqu’elle était une des trois forteresses placées sur la longue ligne de places fortes à la frontière du duché de Normandie et du domaine royal.

         Elle fût érigée sur une motte en 1035 par Gislebert 1er dit Crespin à qui le duc Robert le Diable avait confié tous les environs. c’était alors une simple tour entourée de fossés où coulait l’Iton.

         Brûlée en 1188, reconstruite puis démantelée par les Anglais au début du 15e siècle, la forteresse de Damville était protégée par un mur d’enceinte, et trois portes dotées de ponts-levis.

         A la suite de l’invasion anglaise puis des guerres médiévales, l’emplacement du château resta longtemps une ruine, et ne fut rebâti qu’à la fin du 16e ou au début du 17e siècle, sur la motte féodale. Ce n’était qu’une modeste construction de bois et de blocage de silex, ayant plutôt l’apparence d’une demeure ou d’une ferme, et dont l’attribution était probablement de fournir un lieu de travail aux fonctionnaires des seigneurs du temps, mais peut-être aussi une résidence à la famille Montmorency.

         Appelé par mes habitants de Damville le Vieux-Château, propriété privée depuis des lustres, le bâtiment fut acquis par la municipalité, et on évoqua le projet, vite abandonné, d’y abriter un musée de la Ville.
    Le Vieux-Château fut détruit dans les années 1980 et depuis, le site qui a été dégagé, permet de voir, autour de la motte féodale ceinturée d’une part d’un mur à contreforts, les fossés où circule l’eau détournée de l’Iton, et l’emplacement du pont-levis qui en protégeait l’accès. " [4]

     

    Photo ci-dessus extraite de ce même article http://mesnils-sur-iton.fr/Sites.html

     

    Parcours historique de DAMVILLE

         « Le temps d’une promenade à pied, laissez-vous charmer par l’histoire de Damville, ses différents sites et vestiges. Ce parcours a été conçu par la Maison Cantonale Jacques Villon et la bibliothèque cantonale Anne Franck, avec la participation d’un groupe de bénévoles dans le cadre des journées du Patrimoine. » [3]

     

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de La Frontière normande de l'Avre : De la fondation de la Normandie à sa réunion au domaine royal (911-1204) par Astrid Lemoine-Descourtieux, 2011 ; page 260 https://books.google.fr/books?id=x2VDAgAAQBAJ&pg=PA81&dq=damville+eure+ch%C3%A2teau&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwib6df3lr7OAhVFWhoKHdAqAxI4ChDoAQhSMAg#v=onepage&q=damville%20&f=false

    [3] Extrait de http://www.mairie-damville.fr/Le-patrimoine.html

    [4] Extrait de http://mesnils-sur-iton.fr/Sites.html

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  • LES REMPARTS DE COURCY (Calvados) LES REMPARTS DE COURCY (Calvados) LES REMPARTS DE COURCY (Calvados)

     

         Le premier château de Courcy était probablement bâti de terre et de bois. Les fortifications étaient conçues avec une succession de trois enceintes : une première enceinte entourait le village, une autre la basse-cour et la dernière qui seule aujourd'hui subsiste constituait le cœur de la forteresse. Caractéristique de l'architecture militaire des 12e-13e siècles, ce monument est actuellement en danger du fait de l'absence de mesures de protection, alors même qu'il fait l'objet d'une inscription à l'inventaire des monuments historiques depuis 1975... [NDB]

     

    LES REMPARTS DE COURCY (Calvados)  LES REMPARTS DE COURCY (Calvados)

     

    Plan hypothétique du site du château de Courcy ; blason de la famille de Courcy par I, Regulus, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2410622

     

    LES REMPARTS DE COURCY (Calvados)     « La fondation de la baronnie de Courcy remonte à Robert de Courcy, fils de Baudric le Teuton. Ce dernier est venu, au début du 11ème siècle, se mettre au service du duc de Normandie Richard II, qui en échange lui donne la terre de Courcy. Ce sont ses descendants, et son fils Robert, le premier, qui prennent le titre de baron de Courcy. Ils ont en leur possession une des plus importantes baronnie du duché, comprenant trente-deux paroisses et cinquante-six fiefs. Ils occupent de très hautes charges au sein du duché ; ils siègent à l’Échiquier et Robert III et Guillaume de Courcy accèdent même au titre de sénéchal de Normandie.

         Le château de Courcy est l'œuvre de cette illustre famille. Cependant, des fortifications existent sans doute déjà à l'époque gallo-romaine, non loin de l'emplacement du château actuel. Courcy étant situé sur une voie qui menait à Jort et à la frontière des territoires des cités de Lisieux et Sées, plus tard aux limites des diocèses de ces mêmes villes, le lieu est particulièrement exposé aux attaques. Lorsque Baudric le Teuton reçoit cette terre, on ne sait par quel système de fortifications le site est protégé. 

     

    LES REMPARTS DE COURCY (Calvados)     La première mention du château de la famille de Courcy apparaît dans "l'Histoire ecclésiastique", d'Orderic Vital, vers 1136-1141, avec la relation du siège du château en 1091, qui oppose Richard de Courcy et son allié Hugues de Grandmesnil à Robert de Bellême, aidé par le duc de Normandie Robert Courteheuse. Dans ce texte, il est fait mention de nouvelles fortifications. Richard de Courcy, petit-fils de Baudric le Teuton, défend donc son château, qui vient récemment d'être reconstruit ou renforcé. Cette construction, à la fin du 11ème siècle, est probablement encore en terre et en bois, mais assez solide pour résister à deux mois de siège.

     

    Gravure ci-dessus par Engelmann (photographie 2008 par Pascal RADIGUE) — Atlas des "mémoires de la société des antiquaires de Normandie", 1826, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4419213

     

    LES REMPARTS DE COURCY (Calvados) LES REMPARTS DE COURCY (Calvados) LES REMPARTS DE COURCY (Calvados) LES REMPARTS DE COURCY (Calvados)

     

    Photos ci-dessus par Gilloudifs

     

        Les ruines du château actuel sont datées du 12ème et du 13ème siècles. A l'origine, il comprenait trois enceintes. L'enceinte extérieure, dont il ne reste plus de traces, englobait le village. Elle était défendue par des fossés, peut-être même par des palissades. La deuxième protégeait la basse-cour. Quelques vestiges sont conservés: la porte d'entrée du 13ème siècle et les fossés à plusieurs endroits. Les tours ont été démolies à la fin du 18ème siècle. La troisième et dernière enceinte constitue le château proprement dit. Elle a été endommagée dans la première moitié du 17ème siècle, lorsque le cardinal de Richelieu ordonne la destruction de la forteresse. Les agents de ce dernier font alors sauter les murs et les tours à la poudre, ne provoquant finalement que des brèches. A la suite de ces événements, le château est abandonné et abrite aujourd'hui une exploitation agricole.

     

         [En 1975 les « parties subsistantes de l’ancien château y compris le portail sur le chemin de Tôtes et le portail de la deuxième enceinte » sont protégées au titre de l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH, 07/02/1975).Wikipédia]

     

    LES REMPARTS DE COURCY (Calvados)     L'enceinte, prenant la forme approximative d'un carré, est protégée par des fossés alimentés en eau par un ruisseau, nommé le Douet de Houle et par d'épaisses murailles, de dix mètres de hauteur environ et d'un mètre soixante-dix d'épaisseur, renforcées à l'origine par douze tours. Il ne subsiste que neuf tours rondes et une tour carrée. L'entrée au sud-ouest est défendue par deux tours rondes, qui l'encadrent. A l'extérieur, le rempart et les tours forment un talus à leur base. Les murs sont construits en petits moellons de pierre calcaire. L'ensemble du château fort est daté du 13ème siècle. Il est caractéristique de cette époque, notamment, avec la succession de trois enceintes défensives, l'adoption, pour la dernière enceinte, d'un plan polygonal régulier, flanqué de tours circulaires et la présence d'un talus de base.

     

    Gravure ci-dessus extraite de la Statistique Monumentale du Calvados d'Arcisse de Caumont, 1859.

     

         Cependant, certaines parties de la forteresse sont plus anciennes et semblent remonter au 12ème siècle : la chapelle Sainte-Catherine, aménagée dans un tour sud-est de l'enceinte, la partie basse des murs, à proximité de la chapelle, appareillée en arête de poisson et la tour carrée, dans le rempart nord-est.

         La chapelle datée du milieu du 12ème siècle, par son système de voûtement, se situe actuellement entre la maison d'habitation de la ferme et un bâtiment d'exploitation agricole. De l'extérieur de l'enceinte, sa présence n'est signalée que par une fenêtre plein-cintre appareillée en pierre de taille. L'intérieur minuscule de la chapelle se termine par une abside semi-circulaire éclairée par la baie fortement ébrasée qui donne sur l'extérieur du château. L'abside est couverte par une voûte en cul-de-four, portée par deux branches d'ogives à trois tores, qui retombent sur des culs-de-lampe en ciment. Les deux nervures s'achèvent dans un énorme arc doubleau, qui s'appuie sur des piliers engagés d'un mètre cinquante de large. Cet arc, qui marque la limite de l'abside, permet de soutenir le poids de la partie supérieure de la tour. Devant l'abside, un petit espace est surmonté également de deux branches d'ogives à trois tores, portées par des culs-de-lampe en ciment, mais ces nervures s'achèvent par une clé de voûte sculptée, incrustée dans le mur de la façade. La chapelle n'est qu'en partie romane, elle a subi d'importantes transformations aux 15ème et 16ème siècles. A cette époque, elle est raccourcie. La travée, qui précède l'abside, est alors scindée en son milieu par un mur, qui constitue la façade aujourd'hui et la clé de voûte se retrouve donc intégrée dans ce mur. La façade actuelle présente une porte arrondie moulurée, sous un fronton, garni de choux frisés, encadré de pinacles et sculpté en son centre d'un écu gravé aux armes des d'Aussonvilliers, seigneurs de Courcy au 16ème siècle. Une fenêtre à meneau de style flamboyant surmonte le fronton. L'ensemble de cette façade est intégré dans un arc plein-cintre, qui est, en fait, l'ogive centrale de la voûte sexpartite de l'ancienne travée romane, qui précédait l'abside. La chapelle était donc plus grande au 12ème siècle. L'appareil en arête de poisson à la base du mur du bâtiment agricole, perpendiculaire à la façade de la chapelle s'élève jusqu'à hauteur du sol de l'oratoire sur une longueur de sept mètres environ. La présence de ses arêtes attesterait que la chapelle était non seulement plus longue mais qu'elle mesurait sept mètres de plus et qu'elle se trouvait à l'étage. D'autres éléments; la présence notamment à gauche de la façade d'un autre arc plein cintre défiguré et d'arêtes de poisson à la base de ce mur, atteignant également le niveau du sol de la chapelle, permettent de supposer l'existence d'une structure contemporaine au petit édifice religieux. A l'intérieur de l'oratoire, dans les murs nord-est et sud-est de la demi-travée, sont conservés les vestiges de deux arcs plein-cintre, témoignant peut-être de la présence, à l'origine, d'un transept ou d'un passage dans la chapelle.

         La tour carrée, en mauvais état, est probablement aussi du 12ème siècle. Elle est constituée d'un blocage épais d'un peu plus de deux mètres d'épaisseur. A l'intérieur, des trous carrés, situés à trois ou quatre mètres du sol, recevaient sans doute l'extrémité des poutres d'un plancher.

         Le château fort de Courcy, pour l'essentiel du 13ème siècle, mais dont les vestiges les plus anciens datent de l'époque romane, témoigne des profonds changements, qui s'opèrent entre l'architecture militaire du 12ème siècle et celle du 13ème siècle. »

    Extrait de http://www.mondes-normands.caen.fr/france/patrimoine_architectural/normandie/Plaine_falaise/Morteaux-Couliboeuf/01-05courcy/courcy.htm

     

    LES REMPARTS DE COURCY (Calvados) LES REMPARTS DE COURCY (Calvados) LES REMPARTS DE COURCY (Calvados) LES REMPARTS DE COURCY (Calvados)

     

    Photos ci-dessus par Gilloudifs

     

         Un dossier pédagogique sur le château de Courcy a été établi par le Service Départemental d'Archéologie du Calvados en 1997 : http://www.etab.ac-caen.fr/discip/action_culturelle_academique/serviceseducatifs/pdf/dossier_courcy.pdf

     

    Bonnes pages :

    O http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-calvados-chateau-a-courcy-chateau-fort-courcy.html

    O  https://books.google.fr/books?id=GeQAAAAAYAAJ&pg=PA102&lpg=PA102&dq=Ch%C3%A2teau+de+Courcy+Calvados&source=bl&ots=TN0NPSt4Jm&sig=RrUqbDB-Fj8AYhNHdXCh5orobfE&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwis0d7ok8POAhUsK8AKHVE2CU04FBDoAQhDMAY#v=onepage&q=Ch%C3%A2teau%20de%20Courcy%20Calvados&f=false

    O http://mes-vieux-chateaux.blogspot.fr/2016/08/le-chateau-de-courcy.html

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  • NdB : C'est à la recherche d'un petit ensemble castral quasiment disparu que cet article vous convie ici. Il s'agit d'un bourg médiéval situé dans la Manche : Saint-Pierre-de-Sémilly où subsistent quelques traces de son glorieux passé... On découvre dans ce village aujourd'hui : 

         O Les ruines d'un château vraisemblablement construit au 11e siècle où ont séjourné Henri Ier Beauclerc, Henri II Plantagenêt et Richard-Cœur-de-Lion, rasé après la guerre de Cent Ans.

         O Un château de style Renaissance, inscrit aux Monuments historiques.

         O Une église dédicacée à Saint-Pierre du 12e siècle inscrite aux Monuments historiques.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-PIERRE-DE-SEMILLY (Manche) LES REMPARTS DE SAINT-PIERRE-DE-SEMILLY (Manche) LES REMPARTS DE SAINT-PIERRE-DE-SEMILLY (Manche)

     

    " Les premiers seigneurs de Semilly

         On connaît plusieurs Semilly depuis 1056, agissant dans l'entourage du duc, dans celui de l'évêque de Bayeux, dans celui du vicomte du Bessin, ou bien comme parents de la famille des du Hommet, connétables de Normandie. Ils possèdent des terres en Cotentin, disposent, on l'a vu, de l'église de La Barre-de-Semilly, se déclarent seigneurs d'Aunay et sont parmi les bienfaiteurs privilégiés de Notre-Dame d'Aunay, mais à aucun moment, et en dépit d'un texte qui serait conservé dans les archives de la famille de Mathan et qui permettrait de placer en 1096 la construction du premier château, on ne peut les rattacher directement au château de Saint-Pierre-de-Semilly. Le premier texte où l'on trouve mention de celui-ci est un acte de l'époque de Henri II par lequel Geoffroi de Clinton, shérif du Warwickshire dans les années 1128-1130, camérier et trésorier peu de temps auparavant, concède à un certain Giffard de Lucerna un bien en Angleterre que le frère de ce dernier, Robert, avait déjà tenu "en raison d'un service spécial qu'il avait exécuté pour le dit Geoffroi dans son château de Semilly". On trouve, à 4 km au Nord-Ouest de Saint-Pierre-de-Semilly, une commune nommée La Luzerne, endroit dont sont très vraisemblablement originaires les personnages en question. Le château de Saint-Pierre-de-Semilly serait donc le chef-lieu des possessions normandes des seigneurs de Kenilworth, leur "château familial".

         Geoffroi de Clinton devait son ascension à Henri Ier, qui donna des terres en Angleterre à des hommes venus du Cotentin, son domaine antérieur, et fit partie de ce groupe d'hommes que, selon Orderic Vital, "il tira de la poussière" et dont il s'assura ainsi la fidélité. À son tour, il fit bénéficier les membres de sa maison normande de sa faveur et, par exemple, inféoda à Henry de Semilly Radford Semele (qui tient son nom de son détenteur) dans le Warwickshire. On pense généralement que Geoffroi de Clinton, comme il avait édifié dans cette même région les château de Kenilworth et de Brandon, fit construire en pierre le château de Semilly qui présente effectivement des caractères, tant pour ce qui concerne l'implantation que la disposition, très proches de ceux des deux châteaux anglais. Et c'est au fils de Geoffroi que l'on doit, à Kenilworth, le barrage de petits cours d'eau qui encadrent le château et l'aménagement de deux grandes pièces d'eau. La familiarité et faveur du souverain anglais explique sans doute que plusieurs rois (Henri Ier, Henri II et Richard Cœur de Lion) sont dits avoir séjourné à Saint-Pierre-de-Semilly et y avoir daté des chartes (Henri Ier en 1106 et Henri II en 1154).

    Quelques éléments historiques

    Sur le château

         Sans que l'on sache de quelle façon les choses se sont produites mais en remarquant qu'il en est de même en Angleterre, pour Kenilworth, par exemple, dont Henri II a pris possession aux alentours de 1176, Saint-Pierre-de-Semilly est en la main du roi en 1198, puisqu'à cette date le bailli du Bessin, Guillaume Poignard, rend compte à l’Échiquier de 72 livres pour lui-même et ses associés pour la vente du parc de Semilly, preuve que le fief et ses appartenances qui, selon Stapleton, avaient été concédés par le roi à l'évêque de Bayeux en 1180, avaient été ré-annexés aux domaines de la couronne.

     

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    Photos 1-2-3 extraites de http://www.histoirenormande.fr/le-chateau-abandonne-saint-pierre-de-semilly ; Photos 4-5-6 extraites de By Pimprenel - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=48288013  https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=48288017  https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=48288014

     

         Le 23 septembre 1199, Thomas Maufiliâtre, qui gardait le château, reçut l'ordre du roi, pour des raisons dont la nature précise nous échappe de le remettre au comte de Chester qui devait le tenir pendant le bon plaisir du roi et fournissait des cautions. Le 11 avril 1203, à Vire, suspect de trahison, Ranulf de Chester dut rendre le château au roi et fournir caution et otages ; avec Robert de Tresgoz, Hugues de Chaucombe fut envoyé à Saint-Pierre-de-Semilly pour en prendre possession, et ayant reçu ordre d'y demeurer avec sa famille et de fortifier solidement la place. Le 8 mai 1203, par lettres patentes datées de Falaise, après avoir reçu des assurances de fidélité et l'engagement de cautions, le roi Jean Sans Terre commande à Hugues de Chaucombe de livrer immédiatement à Ranulf, comte de Chester, le château de Saint-Pierre-de-Semilly. Le fief tomba dans les mains de Philippe Auguste lors de l'annexion de la Normandie et, en 1259, Louis IX le concéda à Richard de Parfouru, à titre de ferme perpétuelle, avec toutes ses dépendances, moulin, four, terres, prés, étangs et les rentes et redevances.

     

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    Sur le bourg

         Pour ce qui est du bourg lui-même, dont on ignore la date de fondation, beaucoup de pièces de terrain dans l'agglomération portent la dénomination village de Semilly ou le Bourg , et les terres voisines avaient le privilège de franche bourgeoisie, mais, en matière d'attestation textuelle, il faut attendre 1316 et la rédaction du Livre Pelu, registre des revenus du roi dans la vicomté de Bayeux, conservé à la bibliothèque municipale de Bayeux, pour posséder des mentions explicites. Au recto de la page 49, il est question de "Saint-Pierre-du-Chastel", bien différencié de La Barre-de-Semilly, de la "ville de Semilly", du "tenement deu bourgage de Semilly", avec "94 masures et demie et 93 acres et demie et sont les masures en la ville en baille du chastel et les acres joustent la ville", et du "tenement qui est appeley le vilage" dont les habitants doivent, entre autres, des services de boeufs au four et au moulin ou du curage sous la roue du moulin. Cette dualité -village, bourgage-, Lucien Musset l'a montré, se retrouve partout où, au 12e siècle, un bourg s'est développé.

         Il faut signaler également qu'il existait anciennement à Semilly un hôpital qui recevait les pauvres et les passants, et enfin que, jusqu'à une époque récente, une importante foire intéressant toute la région, mais dont on ne peut attester l'origine, se tenait chaque 16 mai dans le village de Saint-Pierre-de-Semilly. On sait (A. Debord a souligné l'importance de ce fait) que le seigneur créant un bourg dote fréquemment celui-ci d'une foire ou d'un marché dont il escompte un profit fiscal. La foire de Saint-Pierre représentait sans doute la continuation d'une pratique plus ancienne attachée à l'existence du bourg et dont on n'a pas conservé d'autre souvenir. » Extrait de http://www.wikimanche.fr/Saint-Pierre-de-Semilly

     

    LES REMPARTS DE SAINT-PIERRE-DE-SEMILLY (Manche)

    LES REMPARTS DE SAINT-PIERRE-DE-SEMILLY (Manche)Ci-dessous un article de Natalie Lecornu-Baert et une photo extraits du site Ouest-France du 2 octobre 2013 : http://www.ouest-france.fr/normandie/une-histoire-de-famille-qui-perdure-depuis-700-ans-1415079

    Une histoire de famille qui perdure depuis 700 ans

    LES REMPARTS DE SAINT-PIERRE-DE-SEMILLY (Manche)

     

        Aux portes de Saint-Lô, à Saint-Pierre-de-Semilly, les de Mathan habitent le château depuis le Moyen Âge. L'actuel propriétaire des lieux s'est promis de ne pas décevoir ses aïeux.

     

    Des barons à saint Louis


         Situé au croisement de deux voies romaines (Isigny-Vire et Bayeux-Saint-Lô), un premier château aurait été construit à Saint-Pierre-de-Semilly vers 1096. Ces terres passeront ensuite de barons anglo-normands au roi d'Angleterre Jean sans Terre, puis au roi de France, saint Louis. Ce dernier les offre au seigneur de Parfouru. On est en 1259, la famille de Mathan va bientôt entrer en scène.


    Compagnon de Guillaume


         Vraisemblablement originaire de Mathieu, à côté de Caen, descendant de compagnons de Guillaume le Conquérant, un Jean de Mathan épouse en 1332 Jeanne de Parfouru. Dans sa dot, elle apporte les terres de Saint-Pierre-de-Semilly. Elles ne quitteront plus le giron de la famille. En 1569, Georges de Mathan, gouverneur de Saint-Lô, et son épouse Claude des Asses, font ériger l'actuelle bâtisse.


    Marquis sous Louis XIV


         « On est dans un mille-feuille d'histoire », résume sept siècles plus tard Raoul de Mathan, actuel propriétaire du château. Il compte parmi ses ancêtres un prieur créateur « des droits de marais », des chevaliers de Malte, le premier marquis de Mathan sous Louis XIV, un chambellan de Napoléon pair de France sous Louis XVIII. « Le château a toujours été habité. Il y a eu jusqu'à 70 personnes vivant sous ce même toit. Tout au long des siècles, mes aïeux ont tout fait pour que Saint-Pierre demeure dans la famille. Le droit normand y a aussi contribué. »


    LES REMPARTS DE SAINT-PIERRE-DE-SEMILLY (Manche)Pillé en 1944


         La Seconde Guerre mondiale aurait pu lui être fatale. Occupé par les Allemands, puis pris dans les affrontements de la bataille de Saint-Lô, le château a été endommagé par des obus. Évacué pendant un mois et demi, pillé, « il a été entièrement réparé après-guerre ».


    Attaqué par la mérule

     

         Unique interruption dans la présence des de Mathan à Saint-Pierre, la propriété est inoccupée entre 1969 et 1992. « Mon père Philippe de Mathan, qui vivait à Carentan, en hérite. Mais décède en 1995. » Raoul devient propriétaire. « Je travaillais à l'époque à Lyon. » En 1997, une poutre porteuse de la charpente cède, grignotée par la mérule. Le toit s'affaisse. « J'ai commencé à suivre le chantier à distance. »


    Un pari fou 


         En 2010, Raoul de Mathan, en recherche de travail, choisit de revenir vivre à Saint-Pierre pour remettre en état le château. Il s'installe dans le logis, épargné par la mérule, avec son épouse et ses quatre enfants. Un pari fou, « mais il aurait été criminel de ne pas essayer ! » Depuis, il consacre une grande partie de son temps et de ses ressources à faire revivre, petit à petit, la propriété. Inscrit aux Monuments historiques, le château a pu bénéficier d'une aide de 10 000,00 € de la part de la fondation des Vieilles maisons françaises pour la restauration d'un mur. « On peut fantasmer sur la vie de château l'été, mais l'hiver, c'est tout autre chose... »


    Regard des ancêtres
     


         Raoul de Mathan est conscient que son projet est sans doute celui de toute une vie. Mais dans les moments de découragement, « je sens sur moi le regard de mes ancêtres... Et je me dis que je ne peux pas faire moins bien qu'eux ! »

    O-F Nathalie LECORNU-BAERT.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-PIERRE-DE-SEMILLY (Manche)  LES REMPARTS DE SAINT-PIERRE-DE-SEMILLY (Manche)

     

    Plans ci-dessus extraits : à gauche de www.donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr/pdf/SITES/50045f.pdf ; à droite de http://www.wikimanche.fr/Fichier:Saint-Pierre-de-Semilly-bourgcastral001.gif

     

    Fiche sur Saint-Pierre de Semilly, ci-dessous, extraite de : www.donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr/pdf/SITES/50045f.pdf

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  • LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

     

          « Gisors, est l’ancienne capitale du Vexin normand, au confluent de l'Epte, de la Troesne et du Réveillon. Sa possession donna lieu à des luttes fréquentes entre les ducs de Normandie et les rois de France. (…)

         En 1097, Guillaume-le-Roux (fils de Guillaume le Conquérant) et Robert de Bellême commencent la construction du « château fort » de Gisors pour défendre la porte de la Normandie. La forteresse était déjà importante puisqu'une enceinte fortifiée entourait une « place » de trois hectares. »

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)     Trois traités y furent signés entre la France et l'Angleterre en 1113, 1158 et 1180. Blanche de Castille posséda Gisors au 13ème siècle, puis Blanche d’Évreux au 14ème et Renée de France, fille de Louis XII, au 16ème siècle. Le comté de Gisors fut érigé en duché en 1742.

     

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    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)     La ville de Gisors fut entourée successivement par deux enceintes urbaines.

         La première est bâtie durant la seconde moitié du 12ème siècle par le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt. L'enceinte suit parfaitement le cours de l'Epte, la rivière servant de douves naturelles, mais aussi de frontière entre le royaume anglo-normand et français. La muraille enveloppait le centre historique, alors percé de quelques venelles étroites. Il n'en subsiste qu'une tour et quelques pans de murs accolés à la tour du Prisonnier.

         La deuxième enceinte est bâtie au 13ème siècle. En effet, une fois la ville prise par les Français, la frontière matérialisée par l'Epte n'a plus aucune utilité. La ville va donc s'étendre vers l'est, au-delà de la rivière, autrefois frontière. " [1]  

     

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    Blason par User:Spedona le 01/01/2007Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona le 01/01/2007., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1515439

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

     

    Monument Historique classé en 1862

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)    " Dès 1097, sous le règne du deuxième fils de Guillaume le Conquérant, débute la construction d'une imposante motte de terre entourée de fossés, sur laquelle reposait probablement une tour de bois entourée d'une palissade. Cette fortification est destinée à protéger les possessions normandes du roi d'Angleterre face aux velléités du roi de France. La forteresse, véritable place frontière et verrou oriental de la Normandie, s'inscrit dans une vaste campagne de fortifications de la vallée de l'Epte, limite naturelle entre les deux royaumes. 

     

    Ci-dessus, dessin extrait de l'Abécédaire ou Rudiment d'archéologie (architecture civile et militaire) par M. Arcisse de Caumont (1801-1873) Éditeurs : Derache (Paris) / Dirdon (Paris) / Dentu [etc.] (Paris) - 1853

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)     Au cours de la première moitié du 12e siècle, les principaux éléments de fortifications en pierre remplacent ceux en bois : la tour de guet devient un donjon octogonal massif, la fragile palissade, une enceinte en pierre nommée chemise, qui contient chapelle et cuisine.

         Sous Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre et duc de Normandie, une seconde campagne de travaux est entamée.

     

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    Ci-dessus, photos extraites d'un site néerlandais très complet et fort bien documenté sur les mottes en Europe dont celles de Normandie : http://www.basaarts.nl/vraagbaak.php

     

         Une vaste enceinte, longue de plus de 800 mètres et protégée par huit tours, enveloppe le donjon central. Ces dernières présentent une grande diversité et des innovations architecturales majeures : tour quadrangulaire à bec, tour en u, tour circulaire à plusieurs niveaux d'archères.

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

      

    Dessin ci-dessus extrait de l'Abécédaire ou Rudiment d'archéologie (architecture civile et militaire) par M. Arcisse de Caumont (1801-1873) Éditeurs : Derache (Paris) / Dirdon (Paris) / Dentu [etc.] (Paris) - 1853

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)     La ville de Gisors fut encerclée successivement par deux enceintes urbaines. C'est Henri II Plantagenêt qui érige la première qui suit parfaitement le cours de l'Epte. La rivière sert de douves naturelles, mais aussi de frontière entre le royaume anglo-normand et français. La muraille enveloppait le centre historique, alors percé de quelques venelles étroites. Il n'en subsiste qu'une tour et quelques pans de murs accolés à la Tour du Prisonnier.

         Conquise par Philippe Auguste en 1193, la forteresse redevient française et les nouvelles constructions offrent de façon évidente une lecture de l'influence de l'architecture philippienne. Ces nombreuses et profondes transformations interviennent au début du 13ème siècle : ajout d'une barbacane orientée vers la ville et élévation d'une imposante tour-maîtresse circulaire à trois niveaux, sur le modèle du donjon du Louvre. Elle surveille à la fois la ville, la barbacane, le château et la campagne environnante.

     

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         Le château de Gisors devient à partir de cette date une importante résidence royale française avec un grand nombre de communs et un logis dont il subsiste encore les caves. Les Capétiens marquent ainsi concrètement dans le paysage leur nouvelle emprise sur le Vexin Normand et au-delà tout le duché de Normandie.

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)  LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

     

    A gauche représentation de Gisors et de Trie-Château extrait du site : http://www.mairie-trie-chateau.fr/page%20parimoine%20histoire.htm# Il s'agit d'une partie du plan de la forêt de Thelle de 1541 aux archives départementales du Val d’Oise. A droite, plan extrait du livre d’Étienne Hamon : Un chantier flamboyant et son rayonnement: Gisors et les églises du Vexin Français, 2008 : https://books.google.fr/books?id=QrXmxuOPH5MC&printsec=frontcover&dq=Flamboyant+Gisors+Hamon&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjLpJ_f4bzOAhVnK8AKHcUxBwkQ6AEIHDAA#v=onepage&q=Flamboyant%20Gisors%20Hamon&f=false

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)     Lors de la Guerre de Cent Ans, après un siège de trois semaines, le château et la ville sont pris par les Anglais, tout comme l'ensemble de la Normandie de 1419 à 1449. De retour dans le giron français, la forteresse fait l'objet de nombreux remaniements. Les bâtiments royaux et les communs sont restaurés mais les travaux les plus importants concernent l'adaptation de la forteresse aux progrès de l'artillerie. La construction d'une fausse braie avec des remparts de terre, l'intégration d'un bastion avec casemates et souterrain, l'aménagement d'une galerie couverte aux pieds des remparts et l'arasement des anciens remparts.

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)     C'est à cette époque qu'intervient la construction de la deuxième enceinte urbaine. La ville s'étend vers l'est, au delà de la rivière, autrefois frontière. Quelques vestiges de cette deuxième enceinte sont encore visibles rue du Filoir. 

         Avec la fin des Guerres de religion, en 1599, le château est déclassé des sites militaires français. En effet, non seulement il n'a plus d'intérêt stratégique, mais il peut même s'avérer dangereux et servir dans les temps troublés de place forte à toutes sortes d'insurgés et de contestataires. La majorité des communs est détruite. Un certain nombre de bâtiments est reconverti en cachots, comme la tour de Philippe Auguste. Dans cette tour, des graffiti et des bas-reliefs sont réalisés par des prisonniers au cours des 16e-18e siècles. A la Révolution française, le château devient bien communal. " [2]  

     

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    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)      « (...) Les murs de la dernière enceinte de Gisors étaient alors baignés par les eaux de l'Epte, sur une étendue de deux cents mètres en amont et autant en aval de la porte de fer : ils commençaient à la porte Cappeville, suivaient le cours de l'Epte , tel qu'on en voit encore aujourd'hui des vestiges dans la propriété de M. A. Passy, et se reliaient de distance à autre par des fortins. Cette ville, qui était une des mieux fortifiées de la province de Normandie, était fermée par trois portes principales: celle de Paris, dite de fer, celle de Neaufles , celle dite de Cappeville et une quatrième,moins importante, nommée des Argilières. Toutes étaient surmontées de statues de la Sainte Vierge, tant en dedans qu'en dehors de la ville. » (Page111) […] « La troisième enceinte comprenait la ville. Dans la partie haute de la rue du Bourg, on trouve d'immenses caves voûtées qui communiquaient jadis avec la seconde enceinte, à l'aide de souterrains. Nous avons dit que la ville avait trois grandes portes murées, décorées de statues de la Sainte-Vierge. Celle de Neaufles, détruite en 1825, l'était de deux : l'une, du côté de la ville et l'autre, du côté du faubourg. Celle qui regardait la ville avait à ses pieds cette inscription : « Ne insalutata Maria hospite tramieris. » Au-dessous de celle qui faisait face au faubourg de Neaufles, on lisait : « Sub umbra alarum tuarum protège nos. » Une de ces statues est placée là, tout à côté de l'ancienne porte de Neaufles, dans la devanture de l'Hôtel de la Vierge. Au-dessous de la statue de la Sainte-Vierge, placée sur la porte de Paris, on lisait : « Douarium virginis Marias » (Page 303) " [3]  

     

     LES REMPARTS DE GISORS (Eure)La porte Dorée :

         « Dans ses Souvenirs et impressions de voyage, le vicomte Walsh décrit sa découverte de Gisors, explique s’être rendu, guidé par son ami Théodore de Ronaud, sur un pont, jeté au travers de l’Epte, qui coupe la ville en deux : sur un des parapets, consigne-t-il, s’élève une statue de la sainte Vierge.

         Elle est là pour apprendre qu’un de nos plus vaillants rois, Philippe-Auguste, a failli périr dans cette petite rivière, dans une rencontre qu’il eut avec Richard Cœur de lion. Après avoir été privé de l’aide des chevaliers les plus renommés de son armée, accablé par le nombre, il avait été forcé de chercher un refuge dans Gisors ; mais, si pour charger l’ennemi, Philippe était toujours un des premiers, quand il s’agissait d’abandonner du terrain aux Anglais, il était loin d’être en tête...

         Beaucoup de fuyards avaient donc passé avant le roi, sur le pont qui donnait alors entrée dans la ville... Et tout ce monde et tous ces chevaux l’avaient tellement ébranlé, que lorsque Philippe-Auguste fut au milieu, la voûte s’écroula, et le roi vêtu de son armure, et son cheval recouvert de son caparaçon de bataille, et les chevaliers bardés de fer qui se pressaient auprès du monarque, tombèrent pêle-mêle dans la rivière, dont les pluies d’automne avaient beaucoup grossi les eaux. Au moment d’être noyé, Philippe fit vœu à la sainte Vierge que, s’il échappait à ce péril, il lui élèverait une statue ; le vœu a été tenu. » [4]

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)    « Dès le 13ème siècle sans doute, une enceinte reliée par ses extrémités à la forteresse délimita, en contrebas du château, le « bourg » où l'habitat se groupa le long de deux axes est-ouest et nord-sud : les rues du Bourg et de Paris. Cette enceinte était protégée à l'est par un fossé mis en eau grâce à une déviation de l'Eure et ouverte par quatre portes*. Au 13ème ou 14ème siècle, l'enceinte urbaine fut agrandie vers le sud-est, sur la rive gauche du cours primitif de l'Epte, en dehors des limites historiques de la Normandie. Ces murs étaient renforcés par deux éperons et une tour semi-circulaire et l'accès au bourg se faisait par deux nouvelles portes : la porte de Paris, au sud, et la porte de Cappeville à l'est où aboutissait la route venant de Beauvais. La surface ainsi délimitée ne fut jamais entièrement urbanisée. Bien que réparées par les Anglais en 1436, l'enceinte primitive et les deux portes qui s'y trouvaient (la porte de l'Horloge et la porte Dorée) perdirent leur rôle défensif. Le bras de l'Epte qui, à cet endroit, formait le fossé, fixa alors l'artisanat du cuir : il devient le « Fossé aux Tanneurs ». »

         * Au 15ème siècle, elles portaient les noms de porte des Argilières, à l'endroit où l'Epte pénétrait dans la ville, de porte de l'Horloge à l'est, de porte Dorée au sud et de porte de Neaufles à l'ouest. " [5]  

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)La porte de l'Horloge :

         « Après nous êtres ainsi rendu compte de la position de cette première enceinte, revenons à la place du Marché. A notre droite, un pont franchit le bras de l'Epte : c'est le pont de l'Horloge. Là se trouvait, dans la première enceinte, une porte voûtée qui donnait accès au cœur de la vieille ville. Elle s'appelait la porte de l'Horloge. Elle était surmontée en effet d'un bâtiment qui servait d'hôtel de ville et de beffroi. Ce beffroi était couronné par une sorte de clocheton de bois muni d'une horloge : lorsque l'ensemble de cette construction fut démoli, en 1827, on transporta le campanile avec son horloge et ses cadrans, sur la tour centrale de l'église, où il est encore. » [6] 

     

         Pour effectuer une visite libre de Gisors, l'office du tourisme de la ville a mis en ligne un document permettant de découvrir au mieux la cité sur : http://www.tourisme-gisors.fr/balade-en-ville/ D'autres documents tels "Qu'est-ce que la barbacane " sont également consultable sur le site : http://www.ville-gisors.fr/fr/le-chateau-fort

     

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)      Plusieurs versions de la légende du prisonnier de la tour de Gisors existent. Pour en prendre connaissance, rendez-vous sur ce site : http://promenadeennormandie.kazeo.com/versions-litteraires-de-la-legende-du-prisonnier-de-gisors-a120171492

     

    Sources :

     

    [1] Extrait du site http://osmth-gisors.fr/tout-public/chateau-de-gisors.pdf

    [2] Extrait du site http://www.ville-gisors.fr/fr/le-chateau-fort

    [3] Extrait de Histoire de la ville de Gisors par P. F. D. Hersan, 1858. https://books.google.fr/books?id=VrNCAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=Ville+de+Gisors+Eure&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwirx4CZobXOAhWEuhoKHTPSCJwQ6AEIJzAA#v=onepage&q=Ville%20de%20Gisors%20Eure&f=false

    [4] Extrait d’après « Souvenirs et impressions de voyage », paru en 1842 Extrait du site La France Pittoresque : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5588

    [5] Extrait de « Un chantier flamboyant et son rayonnement : Gisors et les églises du Vexin français » par Étienne Hamon, 2008.

    [6] Extrait de « Gisors, son histoire, ses monuments » par Eugène Anne, 1928.

     

     


     

        Sur les traces de la légende du trésor des templiers à la découverte du château de Gisors : https://www.youtube.com/results?search_query=Gisors+drone

    Et pour évoquer le pseudo " trésor des Templiers " dissimulé dans les souterrains du château de Gisors, un reportage TV plutôt objectif mais son auteur doit faire partie du complot... :

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