• Accueil

     

         Bonjour,

     

         Il s'agit d'un blog sans prétention qui part à la (re)découverte des remparts disparus ou/et préservés de toute la Normandie désormais réunifiée sur la foi d'informations puisées sur le web ou dans des ouvrages spécialisés et en attendant d'aller sur place vérifier, de visu, celles-ci. Cela se veut comme une somme, une base de données, une compilation de documents sur les remparts des villes et des châteaux médiévaux normands...

         Certains plans et certaines informations peuvent certes être encore améliorés au fur et à mesure de "mes découvertes". Les articles avec leur plan "fait maison"* sont plus historiques et touristiques qu'archéologiques ou castellologiques et sont appelés, au fil de leur révision, à devenir plus pointus au gré de mes errances normandes. Les textes cités sont puisés sur le Web, merci à leurs auteurs, les liens sont toujours indiqués afin de pouvoir les consulter à la source. Tout cela peut, je l'espère, inciter, tout un chacun, à aller y voir de plus près. Je vous souhaite une/de très bonne/s visite/s en Normandie médiévale !

     

     * Ces plans originaux, créés à partir du site Géoportail, sont libres de droit, cependant si vous désirez les utiliser, pouvez-vous juste indiquer leur provenance : http://remparts-de-normandie.eklablog.com. En outre, si vous disposez d'information(s) ou de plans sur des remparts de villes ou de châteaux médiévaux de Normandie, vous pouvez m'en faire part. Sinon n'hésitez pas à faire vos commentaires et remarques sous chaque article. Merci !

      

    Carte des 199 lieux "visités" dans ce blog :

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    AccueilAccueilAccueil Après quelques mois d'existence, je fais une pause pour réviser et tenter d'améliorer les premiers articles de ce blog. Merci de vos commentaires... (dernier article revisité : Granville le 14 juillet 2017)

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            Estimation des sites :

                                  █ vestiges importants des fortifications

                                  ▓ vestiges rares des fortifications

                                  ░ fortifications entièrement disparues

     

    Listes et liens des sites médiévaux décrits dans ce blog :


      LES REMPARTS D’ALENÇON (Orne)

    ▓  LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)

    █  LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche)

    ▓  LES REMPARTS DE BAYEUX (Calvados)

    ░  LES REMPARTS DE CARENTAN (Manche)

    ▓  LES REMPARTS DE CAUDEBEC-EN-CAUX (Seine-Maritime)

    █  LES REMPARTS D’ÉVREUX (Eure)

    █  LES REMPARTS DE SAINT-LÔ (Manche)

    ▓  LES REMPARTS DE LISIEUX (Calvados)

    █  LES REMPARTS DE FALAISE (Calvados)

      LES REMPARTS DE BELLÊME (Orne)

    █  LES REMPARTS DE DOMFRONT (Orne)

    ░  LES REMPARTS DE PONT-AUDEMER (Eure)

    █  LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)

      LES REMPARTS DE VERNON (Eure)

    █  LES REMPARTS DE PONT-DE-L'ARCHE (Eure)

      LES REMPARTS DE ROUEN (Seine-Maritime)

    █  LES REMPARTS DU MONT-SAINT-MICHEL (Manche)

    █  LES REMPARTS DE VERNEUIL-SUR-AVRE (Eure)

      LES REMPARTS DE DIEPPE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)

    ░  LES REMPARTS DE CHERBOURG (Manche)

      LES REMPARTS D'HONFLEUR (Calvados)

    █  LES REMPARTS DE NONANCOURT (Eure)

      LES REMPARTS DE FECAMP (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DES ANDELYS (Eure)

      LES REMPARTS D'EU (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE SAINT-JAMES (Manche)

      LES REMPARTS DE MONTIVILLIERS (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT (Eure)

    ░  LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)

    █  LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne)

      LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE GRANVILLE (Manche)

      LES REMPARTS DE CAEN (Calvados)

      LES REMPARTS D'EXMES (Orne)

      LES REMPARTS DE GOURNAY-EN-BRAY (Seine-Maritime)

    ░  LES REMPARTS DE MORTAIN (Manche)

      LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

      LES REMPARTS DE SAINT-PIERRE-DE-SEMILLY (Manche)

      LES REMPARTS DE COURCY (Calvados)

      LES REMPARTS DE DAMVILLE (Eure)

      LES REMPARTS DE NEUFCHÂTEL-EN-BRAY (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE L'AIGLE (Orne)

      LES REMPARTS DE SEES (Orne)

      LES REMPARTS DE BERNAY (Eure)

      LES REMPARTS DE VILLEDIEU-LES-POÊLES (Manche)

      LES REMPARTS DE CONCHES-EN-OUCHE (Eure)

      LES REMPARTS DE COUTANCES (Manche)

      LES REMPARTS D'AVRILLY (Eure)

      LES REMPARTS DE PONTORSON (Manche)

      LES REMPARTS DU NEUBOURG (Eure)

      LES REMPARTS DE QUILLEBEUF-SUR-SEINE (Eure)

      LES REMPARTS DE BLANGY-SUR-BRESLE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE LA FERTE-MACE (Orne)

      LES REMPARTS DE BRETEUIL-SUR-ITON (Eure)

      LES REMPARTS DE SAINT-CENERI-LE-GEREI (Orne)

      LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS D'ESSAY (Orne)

      LES REMPARTS DE SAINT-ANDRE-DE-L'EURE (Eure)

      LES REMPARTS DE LILLEBONNE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE PACY-SUR-EURE (Eure)

      LES REMPARTS DE CREULLY (Calvados)

      LES REMPARTS DE BRIONNE (Eure)

      LES REMPARTS DE VALOGNES (Manche)

      LES REMPARTS D'ARQUES-LA-BATAILLE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)

      LES REMPARTS DE CHAMBOIS (Orne)

      LES REMPARTS DE LA POMMERAYE (Calvados)

      LES REMPARTS DE BRICQUEBEC (Manche)

      LES REMPARTS DE VILLIERS-EN-DESOEUVRE ( Eure)

      LES REMPARTS DE TANCARVILLE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE BONVOULOIR (Orne)

      LES REMPARTS DE BONNEVILLE-SUR-TOUQUES (Calvados)

      LES REMPARTS DE SAINT-SAUVEUR-LE-VICOMTE (Manche)

      LES REMPARTS D'IVRY-LA-BATAILLE (Eure)

      LES REMPARTS DE BLAINVILLE-CREVON (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE GACE (Orne)

      LES REMPARTS DE CREVECOEUR-EN-AUGE (Calvados)

      LES REMPARTS DE PIROU (Manche)

      LES REMPARTS D'HARCOURT (Eure)

      LES REMPARTS DE MOULINEAUX (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE CARROUGES (Orne)

      LES REMPARTS DE VAUX-SUR-AURE (Calvados)

      LES REMPARTS DE GAVRAY (Manche)

      LES REMPARTS DE MONTFORT-SUR-RISLE (Eure)

      LES REMPARTS DE BONSMOULINS (Orne)

      LES REMPARTS DE VALMONT (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-RICHARD (Calvados)

      LES REMPARTS DE REGNEVILLE-SUR-MER (Manche)

      LES REMPARTS DE CHÂTEAU-SUR-EPTE (Eure)

      LES REMPARTS DU CHÂTEAU D'ORCHER (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE LA FORÊT-AUVRAY (Orne)

      LES REMPARTS DU MOLAY-LITTRY (Calvados)

      LES REMPARTS DE LA RIVIERE (Manche)

      LES REMPARTS DE BAUDEMONT (Eure)

      LES REMPARTS DE LA FONTAINE-SAINT-DENIS (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS D'AUNOU-LE-FAUCON (Orne)

      LES REMPARTS DE SAINT-VAAST-SUR-SEULLES (Calvados)

      LES REMPARTS DE GRATOT (Manche)

      LES REMPARTS DE TILLIERES-SUR-AVRE (Eure)

    █  LES REMPARTS DU CHÂTEAU GAILLARD (Eure)

    ▓  LES REMPARTS DE LONGUEVILLE-SUR-SCIE (Seine-Maritime)

    ▓  LES REMPARTS DE L'HÔME-CHAMONDOT (Orne)

    ▓  LES REMPARTS DE GRIMBOSQ (Calvados)

    ▓  LES REMPARTS DE LA HAYE-DU-PUITS (Manche)

      LES REMPARTS DE RADEPONT (Eure)

      LES REMPARTS DE NEUF-MARCHE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS D'AUBRY-EN-EXMES (Orne)

      LES REMPARTS DE TOURNEBU (Calvados)

      LES REMPARTS DE CHANTELOUP (Manche)

      LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure)

      LES REMPARTS DE VATTEVILLE-LA-RUE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE LA HAUTE-CHAPELLE (Orne)

      LES REMPARTS DE FAUGUERNON (Calvados)

      LES REMPARTS D'HAMBYE (Manche)

      LES REMPARTS DE PONT-SAINT-PIERRE (Eure)

      LES REMPARTS DE MORTEMER (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE LA ROCHE-MABILE (Orne)

      LES REMPARTS DU PLESSIS-GRIMOULT (Calvados)

      LES REMPARTS DE LITHAIRE (Manche)

      LES REMPARTS DE PORT-MORT (Eure)

      LES REMPARTS DE MAULEVRIER (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE MOULINS-LA-MARCHE (Orne)

      LES REMPARTS DE MERVILLE (Calvados)

      LES REMPARTS DE REMILLY-SUR-LOZON (Manche)

      LES REMPARTS DE GAILLON (Eure)

      LES REMPARTS DE BEAUVOIR-EN-LYONS (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE RIVRAY (Orne)

      LES REMPARTS DE BLANGY-LE-CHÂTEAU (Calvados)

      LES REMPARTS DU PLESSIS-LASTELLE (Manche)

      LES REMPARTS DU BLANC-BUISSON (Eure)

      LES REMPARTS DE BELLENCOMBRE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE LA FRESNAYE (Orne)

      LES REMPARTS DE COLOMBIERES (Calvados)

      LES REMPARTS DE TOMBELAINE (Manche)

      LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure)

      LES REMPARTS DE MONCHAUX (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE REMALARD (Orne)

      LES REMPARTS DE MAISY (Calvados)

      LES REMPARTS DE MONTEBOURG (Manche)

      LES REMPARTS DE HOULBEC (Eure)

      LES REMPARTS DE BEAUSSAULT (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE MARCHAINVILLE (Orne)

    ░  LES REMPARTS DE CONDE-SUR-NOIREAU (Calvados)

      LES REMPARTS DE BRIX (Manche)

      LES REMPARTS DE GAMACHES-EN-VEXIN (Eure)

      LES REMPARTS DE TORCY-LE-GRAND (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE JUMILLY (Orne)

      LES REMPARTS DE GRANDMESNIL (Calvados)

      LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)

      LES REMPARTS DE CONDE-SUR-ITON (Eure)

      LES REMPARTS DE HAUTOT-SUR-MER (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE BRETONCELLES (Orne)

      LES REMPARTS DE SAINT-SEVER (Calvados)

      LES REMPARTS DE LA ROCHE-TESSON (Manche)

      LES REMPARTS DE THEVRAY (Eure)

      LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE MESSEI (Orne)

      LES REMPARTS DE BRIQUESSARD (Calvados)

      LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)

      LES REMPARTS DU VAUDREUIL (Eure)

      LES REMPARTS DU BEC-CRESPIN (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE LA COURBE (Orne)

      LES REMPARTS DE BOUTEMONT (Calvados)

      LES REMPARTS DE SACEY (Manche)

      LES REMPARTS D'ETREPAGNY (Eure)

      LES REMPARTS DE GRAVILLE (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS D'ANNEBECQ (Orne)

      LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)

      LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche)

      LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure)

    ░  LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE RÂNES (Orne)

      LES REMPARTS DE BIENFAITE (Calvados)

      LES REMPARTS DE NEHOU (Manche)

      LES REMPARTS DE MONTREUIL-L'ARGILLE (Eure)

      LES REMPARTS DE LA FERTE-SAINT-SAMSON (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS D'Ô (Orne)

      LES REMPARTS D'ORBEC (Calvados)

      LES REMPARTS DE MOYON (Manche)

      LES REMPARTS DE GASNY (Eure)

      LES REMPARTS D'ANGIENS (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS D'ECOUCHE (Orne)

      LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN-DE-LIVET (Calvados)

      LES REMPARTS DE CROSVILLE-SUR-DOUVE (Manche)

      LES REMPARTS DE CHENNEBRUN (Eure)

      LES REMPARTS DE GONFREVILLE-CAILLOT (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE COURBOYER (Orne)

      LES REMPARTS DE NEUILLY-LA-FORÊT (Calvados)

      LES REMPARTS DE VRASVILLE (Manche)

      LES REMPARTS DE CHAMBRAY (Eure)

    ░  LES REMPARTS DE TOUFFREVILLE-LA-CORBELINE (Seine-Mar.)

      LES REMPARTS DE SAINTE-CERONNE-LES-MORTAGNE (Orne)

      LES REMPARTS DE VIGNATS (Calvados)

      LES REMPARTS DE MONTAIGU (Manche)

      LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)

      LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)

      LES REMPARTS DE SAINTE-EUGENIE (Orne)

     

    Un peu de vocabulaire avec :

    https://www.youtube.com/watch?v=LyzbszmLq2c

     

     

     

     

     

     

     

     

    Petite bibliographie :

     

    O Châteaux forts de Haute-Normandie de G. Le Hallé ; Ysec éditions 2008

    O  Châteaux forts de Basse-Normandie de G. Le Hallé ; Ysec éditions 2015

    O La Normandie médiévale de Georges Bernage ; éditions Heimdal 1980

    O Châteaux forts de Normandie de Bernard Beck ; éditions Ouest-France 1986

     

    Accueil Accueil 

     

    Quelques liens :

     

    O Quelques forteresses de Normandie et d'ailleurs... :

     

    http://forteresses1066.canalblog.com/

    http://www.montjoye.net/

    http://www.chateauxmedievaux.com/

    http://www.casteland.com/

    http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/

    http://chateau.over-blog.net/article-5560154.html

    http://www.basaarts.nl/interessegebieden.php?page=normandie

    http://napatch.canalblog.com/archives/2009/06/29/14241477.html 

     

    O Quelques belles photos aériennes de châteaux de Normandie sur :

     

    http://www.francoislevalet.fr/index.php?/category/10

    http://www.gettyimages.fr/detail/photo/france-eure-le-neubourg-chateau-du-champ-de-bataille-17th-photo/150963918

     

    ...et ce diaporama visible sur youtube montrant quelques châteaux normands ( sauf le premier qui se trouve à Rambures en Picardie et celui de Fougères, en Bretagne, qui se sont glissés là par erreur... ) :

     

      

     

  • LES REMPARTS DE SAINTE-EUGENIE (Orne) LES REMPARTS DE SAINTE-EUGENIE (Orne) LES REMPARTS DE SAINTE-EUGENIE (Orne)

    Photos ci-dessus : à gauche extraite de http://chateau.over-blog.net/article-orme-motte-feodale-sainte-eugenie-silly-en-gouffern-111285590.html ; au centre, photo extraite de http://www.ornetourisme.com/tourisme/patrimoine_naturel/le-site-de-sainte-eugenie_16__PNANOR061FS0001C.htm#ad-image-1 : à droite, photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         « Vestiges médiévaux et fleurs de légendes


         En lisière de la forêt de Gouffern, la motte castrale de Sainte-Eugénie offre un magnifique panorama sur la vallée de la Dives. Cette escapade à travers les vestiges médiévaux et le bois environnant sera l'occasion d'une découverte mêlant histoire et nature.
         Versant ensoleillé et sol calcaire ont favorisé ici une flore originale : la fascinante Belladone, les orchidées, Céphalanthère de Damas et Epipactis pourpre ou le Daphé bois-gentil sont quelques unes des raretés que vous pourrez admirer. » [1]

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-EUGENIE (Orne)    LES REMPARTS DE SAINTE-EUGENIE (Orne)

     Plan hypothétique de la motte castrale de Sainte-Eugénie ; blason du département de l'Orne via GeneaWiki - https://fr.geneawiki.com/index.php/Fichier:61_-_Blason_-_Orne.png#/media/File:61_-_Blason_-_Orne.png 

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-EUGENIE (Orne)« Les vestiges d’une motte castrale

         Il y a environ 1000 ans, se dressait sur ce point stratégique une fortification féodale dite motte castrale. Il s’agissait d’un ouvrage de défense, rapide à construire, utilisant des matériaux peu coûteux et disponibles à proximité. La motte était constituée d’un rehaussement important de terre rapportée, de forme circulaire sur laquelle se dressait une tour de guet en bois. La terre des fossés était utilisée pour construire la motte et les talus de l’enceinte. Une palissade en bois était dressée sur ces talus afin de se protéger des envahisseurs, notamment des seigneurs voisins.

    Photo ci-dessus du panneau explicatif sur le site de la motte castrale de Sainte-Eugénie extraite de http://chateau.over-blog.net/article-orme-motte-feodale-sainte-eugenie-silly-en-gouffern-111285590.html

     

    Un patrimoine historique retrouvé

         Suite à la tempête de 1999 qui balaya l’ensemble des résineux présents sur les vestiges de la motte castrale, le site historique a été redécouvert, et un processus de réhabilitation et de valorisation fut engagé. » [2]

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-EUGENIE (Orne)

     Photo ci-dessus du panneau explicatif sur le site extraite de http://chateau.over-blog.net/article-orme-motte-feodale-sainte-eugenie-silly-en-gouffern-111285590.html

     

         « A trois quarts de lieue environ du bourg de Chamboy, dans la grande forêt de Gouffern, sur un coteau dépendant de la commune de Silly et dominant celle de Sainte-Eugénie, est un point environné de retranchements, appelé le Camp des Romains. Rien jusqu'à ce jour n'est venu justifier cette dénomination. La première enceinte est circulaire ; la seconde, qui lui est contiguë, présente un ovale tronqué vers le sud. Les fouilles qu'on y a faites à différentes époques ont été absolument infructueuses. Les habitants de Sainte-Eugénie ont seuls découvert autrefois dans leur village des squelettes et des restes d'armes qui n'ont pas été conservés. » [3]

     

         « La motte de Sainte-Eugénie, assez connue sous le nom de camp des Romains, est située à la lisière de la forêt de Gouffern, sur Silly ; elle domine la vallée de la Dives, que l'on aperçoit à partir de Chambois, sur une longue étendue. L'enceinte principale a une circonférence extérieure de 150 m et sa plateforme, élevée de 7 m à 8 m, est concave à l'intérieur ; le rempart en terre offre un glacis dont la longueur rempaille est de 12 m, ainsi qu'un petit parapet indispensable pour mettre à couvert les défenseurs du poste fortifié. Une seconde enceinte, touchant la première, mais beaucoup plus vaste, était située au-dessous et entourée d'un large fossé. A l'abri de ce camp, sous bois, on voyait de loin, sans craindre d'être aperçu. » [4]

     

         « La motte de Sainte-Eugénie : Dans la forêt de Gouffern, la tempête de 1999 a eu le mérite de mettre à jour une motte castrale. Le site, qui abrite une flore rare, fait l’objet d’études préalables avant son classement au titre des ENS. (...)

         « Symbole du pouvoir seigneurial local au Haut Moyen-Age, la motte est conçue comme une place forte. Sur la partie haute s’élevait une tour de bois, tandis que la basse-cour entourée d’un double fossé et d’une palissade, servait de lieu de résidence. La situation de la motte de Sainte-Eugénie est significative : le regard embrasse toute la vallée de la Dives, de Falaise à Chambois. Lors de la deuxième Guerre mondiale, durant la bataille de la poche de Chambois, l’armée allemande y avait établi un poste d’observation. De l’ancien château fort, et des occupations antérieures, on ignore tout : bien qu’inventorié depuis le début du 20e siècle, le site n’a jamais été fouillé. En revanche, il est connu de longue date des naturalistes et des scientifiques qui y ont identifié plusieurs espèces végétales rares et protégées. Une étude minutieuse menée par le Conseil général avec l’aide d’un jeune étudiant a permis de compléter l’inventaire. Le site ne risque plus de tomber dans l’oubli. Des aménagements ont été réalisés pour faire du site une étape patrimoniale sur un circuit de balade entre le Haras du Pin, le château du Bourg Saint-Léonard et le camp de Bierre. » [5]

     

    LES REMPARTS DE SAINTE-EUGENIE (Orne) LES REMPARTS DE SAINTE-EUGENIE (Orne) LES REMPARTS DE SAINTE-EUGENIE (Orne)

     Photos ci-dessus : à gauche par Iagu AguirreGabiria Isabelle — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28399338 ; au centre photo extraite de http://www.ornetourisme.com/tourisme/patrimoine_naturel/le-site-de-sainte-eugenie_16__PNANOR061FS0001C.htm#ad-image-1 ; à droite, photo extraite de http://chateau.over-blog.net/article-orme-motte-feodale-sainte-eugenie-silly-en-gouffern-111285590.html 

     

    «  Qu'est ce qu'une motte Féodale ?

         - Une motte féodale (nommée aussi motte castrale) est une butte naturelle ou partiellement aménagée par l'homme portant une fortification très souvent en bois.

         - Avec sa hauteur, elle facilite le guet.

         - Avec ses pentes et ses fossés, elle rend difficile l'accès pour les assaillants.

         - Durant la période d'insécurité à la fin de l'empire Romain et après les invasions des « barbares » du Nord, certains seigneurs ont cherché la sécurité dans un habitat fortifié en bois. Ainsi il marquait leur territoire puis leur pouvoir.

         - Ces mottes ont engendré le début de la féodalité. » [6]

     

    Sources :

     

    [1] Exrait de http://www.ornetourisme.com/tourisme/patrimoine_naturel/le-site-de-sainte-eugenie_16__PNANOR061FS0001C.htm#ad-image-1

    [2] Extrait de http://www.orne.fr/sites/www.orne.fr/files/fichiers/parution/14/06/sainte-eugeniefrancais.pdf

    [3] Extrait des Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France, Volume 4 ;Volume 14 C. Klincksieck., 1838 https://books.google.fr/books?id=3nwTAAAAYAAJ&pg=PA81&dq=%22Ch%C3%AAne+au+Renard%22#v=onepage&q=%22Ch%C3%AAne%20au%20Renard%22&f=false

    [4] Extrait du Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne ; Auteur/Éditeur : Société historique et archéologique de l'Orne (Alençon) ; Date d'édition : 1884.

    [5] Extrait de http://fr.1001mags.com/parution/-61-l-orne-magazine/numero-76-jui-aou-sep-2009/page-14-15-texte-integral

    [6] Extrait de http://chateau.over-blog.net/article-orme-motte-feodale-sainte-eugenie-silly-en-gouffern-111285590.ht

     

    Bonnes pages :

     

    http://chateau.over-blog.net/article-orme-motte-feodale-sainte-eugenie-silly-en-gouffern-111285590.html

     

         Ci-dessous, document des Espaces naturels sensibles de l'Orne par le Conseil Départemental de l'Orne :

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  • LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)

     

         Au cœur du Pays de Bray, le château de Mesnières à Mesnières-en-Bray est construit vers 1520 par le baron Charles de Boissay. Il est, aujourd’hui, le siège du collège et du lycée horticole et forestier de l’Institution Saint-Joseph. (NDR)

         « En suivant le rebord de la fameuse « boutonnière » brayonne, non loin de la sauvage hêtraie d’Eawy, on trouve un château Renaissance d’une imposante présence. A admirer ces pierres blanches et ces deux énormes tours cylindriques, on se croirait sur les bords de la Loire. C’est le château de Mesnières-en-Bray (classé Monument Historique en 1862) qui, après le terrible incendie de février 2004 qui le ravagea en partie, renaît peu à peu de ses cendres. » [1]

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     « Au cœur du Pays de Bray, la vallée de la Béthune abrite depuis 500 ans le château de Mesnières. fleuron de l’architecture Renaissance, vous pourrez alors découvrir ses fabuleux trésors. La galerie des cerfs où le marquis de Mesnières fit sculpter sept cerfs. La salle des quatre tambours qui autrefois était un salon de musique. La salle des cartes avec ses peintures du 19ème siècle… » [2]

     

         « Le château de Mesnières est flanqué de quatre tours surmontées chacune d'un toit conique ; son aspect est pittoresque ; on voit entre les fenêtres, des colonnes des bustes et des médaillons ; au rez-de-chaussée du corps de logis principal, il existait une galerie, où l'on avait placé des cerfs, animaux jadis privilégiés, l'honneur des forêts et des demeures féodales, et que les nobles choisissaient parfois pour soutenir leurs armoiries. » [3] 

     

         « Il était considéré comme le centre du village durant des siècles selon le maire Dany Minel, au 19e siècle, produisant et vendant l'électricité au village, et le boulanger était au château. » [4]

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)   LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)

    Plan hypothétique du château de Mesnières à Mesnières-en-Bray ; blason des premiers seigneurs de Mesnières et de la commune de Mesnières-en-Bray par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9840983

     

    Historique :

     

         « Au 11e siècle, une forteresse de bois entourée d'une palissade est construite par Robert de Mesnières, seigneur du lieu, pour contrôler le passage d'une ancienne voie romaine et la vallée de la Béthune. » [4]

     

         « Le premier seigneur de Mesnières fut Robert. Il est connu pour avoir fait en 1043 une donation aux religieuses bénédictines de Sainte-Catherine-du-Mont de Rouen, dotation attestée par une charte contresignée par Guillaume le Conquérant. Un de ses parents ou lui-même débarquera en Angleterre et participera à la bataille d'Hasting. Ce sera le commencement d'une longue histoire écossaire.

         Un de ses descendants, Gautier Tyrel, prend part au siège d'Alost, en Flandre orientale. Guillaume Cliton, fils de Robert II Courteheuse, duc de Normandie, expire d'ailleurs au cours de cette bataille entre ses bras.

         En 1158, Roger signera la charte de commune octroyée aux bourgeois d'Eu par Jean, fils de Henri Ier, comte d'Eu. Il dotera également l'hôpital Saint-Thomas de Cantorbéry de Drincourt, aujourd'hui Neufchâtel-en-Bray. (...)

         Son fils, Enguerrand, est connu pour avoir fait une dotation aux religieuses du Camp-Souverain, prieuré situé dans la forêt d'Eawy, près de Saint-Saëns. 

         Robert, son autre fils, écrira à la fin d'un acte de dotation à l'hôpital de Drincourt, cette belle phrase :

    « Quand il plaira à Dieu de me retirer de l'abîme de ce monde, mon corps sera porté à l'église des dits pauvres pour y être inhumé, car je suit le frère des pauvres dans la vie et dans la mort ».

         Les armoiries des premiers seigneurs de Mesnières étaient « Echiqueté d'argent et de sable ». » [2]

     

         « Vers 1200 la propriété passe à la famille Valliquerville, puis à Henri de Bailleul, cousin du roi d'Écosse, et à la famille de Boissay. » [4]

     

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    Documents ci-dessus : à gauche plan extrait du cadastre napoléonien de 1811 ; au centre extrait d'une carte d'Etat-Major du site Géoportail ; à droite, photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Les Valiquerville :

     

         « A la mort de Robert, la baronnie est partagée entre ses trois beaux-frères : Jourdain de Valliquerville, Godefroid de Miromesnilet, Nicolas de Sainte-Beuve. Godefroid mourra sans postérité. On note une donation à l'abbaye de Jumièges.

         D'après le Pouillé d'Eude Rigaud, Jourdain II de Valliquerville a une fille au monastère du Camp-Souverain en 1262. En 1272, il est convoqué par Philippe III le Hardi pour une expédition punitive contre Roger Bernard, comte de Foix, expédition qui se terminera par la prise du château-fort de Foix.

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     En 1320, Jourdain III de Valliquerville rachète le tiers de la baronnie aux Sainte-Beuve. Les ascendants de cette famille dont le fief principal est Sainte-Beuve-en-Rivière (canton de Neufchâtel) s'illustrèrent à la première croisade.

         Les armoiries des Valliquerville-Mesnières étaient : « parti d'argent et de gueules, émanché de l'un en l'autre, de chacun cinq pièces ». [2]

    Blason ci-dessus extrait de http://www.chateau-mesnieres-76.com/historique-chateau-mesnieres.html

     

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    Les Bailleul :

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     Au 14ème siècle, la baronnie de Mesnières revient aux Bailleul par Jeanne d'Estouville, épouse d'Henri de Bailleul. Il y avait dès l'époque de la bataille de Hasting (1066), un Renaud de Bailleul compagnon de Guillaume le Conquérant. Henri de Bailleul semble être le cousin du roi d'Ecosse, Edwaed de Baliol. Il fondera l'église paroissiale de Mesnières. Raoul de Bailleul est le successeur d'Henri.  

         Les armoiries des Bailleul étaient : « de gueules à la croix anillée d'argent et accompagnée de croix recroisetées du même ». » [2]

     Blason de la famille Bailleul : blason dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As. http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Bailleul_Normandie

     

    Les Boissay :

     

         « Jean III de Boissay épouse en seconde noce Maheult, fille de Raoul de Bailleul. Il est capitaine de la forteresse de Fécamp. Il prend part à l'expédition de Flandre sous Charles VI. puis à celle de Gueldre en Allemagne.

         Son fils, Robert, fils de sa première femme Catherine d'Elbeuf, est compagnon de Du Guesclin. devant Châteauneuf-de-Randon où ce dernier périra. En 1389, nous le retrouverons devant les 22 chevaliers qui jouteront à Saint-Denis devant le roi.

         En 1413, il devient gouverneur de Dieppe de par la grâce de l'archevêque de Rouen, seigneur de Dieppe. Il sera jeté en prison  lors de la guerre de Cent Ans. Il sera tué à Azincourt en 1415 avec ses deux petits-fils Colart et Charles. Son gendre, Thibaut de Chantemerle, fait prisonnier, mourra quant à lui en Angleterre. » [2]

     

         « La forteresse est démantelée par les Anglais au 15e siècle. » [4]

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     « La femme de Thibaut, Isabelle de Boissay, épousera successivement Alain Le Lay, homme lige des Anglais puis Jean Masquerel, homme fidèle au roi de France. Mesnières sera alors démantelé par les Anglais. lsabelle décèdera sans postérité.

         Ce sera à un autre petit-fils de Robert, Laurent de Boissay, que reviendra, non sans contestation, la seigneurie de Mesnières, Laurent dont le fief principal était Boissay (canton de Buchy).  Il épousera Catherine Havart, fille de Jean Havart et sœur de Georges, l'un des conseillers les plus intimes de Louis XI. Jean Havart entra dans Rouen libéré aussitôt après Charles VII en portant son pennon de « velour azuré à trois fleurs de lys d'or de brodure ».

         Son fils, Louis de Boissay, épousera Hélène Lhuillier, descendante d'Etienne Marcel, prévôt de Paris assassiné en 1358. Il aura comme tuteur Guillaume Le Picart, grand-maître de l'artillerie de Louis XI et seigneur d'Etelan (canton de Lillebonne). » [2]

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     « Charles de Boissay entreprend la reconstruction du château, en s'inspirant de l'architecture Renaissance des châteaux de la Loire ; construit en quarante ans, après sa mort sa sœur Suzanne supervisera les travaux ; la chapelle est bénie en 1546. » [4]

     

         « Louis fut sans doute l'initiateur de la construction du château renaissance vers 1500. Charles de Boissay, son fils, chambellan de François Ier en poursuivra la construction. Il épousera Madeleine Le Picart, petite-fille du tuteur de son père. Il désira construire un château qui pourrait rivaliser avec celui des Le Picart d'Etelan. A sa mort, sa femme se remariera avec Charles de Créqui, seigneur de Moreuil.

         Le château  devait être achevé vers 1550.

     

     LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)    Les armoiries des Boissay-Mesnières étaient « d'hermine au lion de gueules ». Blason extrait de http://www.chateau-mesnieres-76.com/historique-chateau-mesnieres.html

     

         « Suzanne de Boissay héritera du château de son frère. Elle était veuve de Louis de Gouvis et avait une fille Françoise. François de Fautereau, Premier gentilhomme de la Chambre du Roi, seigneur de Villiers, l'épousera à Mesnières le 15 février 1544. » [2]

     

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    Les Fautereau :

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     « Le château devient en 1590 la propriété de la famille Fautereau ; Louis Fautereau agrandit et embellit le château en aménageant notamment la chapelle, la « galerie des Cerfs », le plafond de la « salle des Cartes » et la « salle des Quatre Tambours ». [4]

    Vestibule du château de Mesnières, lithographie originale d'Engelmann, 1824.

     

         « Les Fautereau sont d'ancienne noblesse. En effet, Mathieu de Fautereau vivait en 1218 et son fils Eudes fut écuyer de Charles Ier, roi de Naples et frère de Saint-Louis.

         François de Fautereau meurt en 1571, un an après avoir été reçu chevalier de l'ordre de Saint Michel.

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     Son fils aîné, Nicolas, baron de Villiers, né vers 1549 à Mesnières, page à la cour de Charles IX, combattra ensuite au côté d'Henri de Navarre, à la célèbre bataille d'Arques en 1589. Il y est gravement blessé. En 1591, les Ligueurs qui s'opposent à ce prétendant au trône protestant qu'est le futur Henri IV, maîtres de Neufchatel, s'emparent de Mesnières et capturent Nicolas qui doit verser une rançon de 1 900 écus. Nicolas restera un intime de Henri IV, sacré roi à Chartres en 1594.

    Ci-dessus gravure de François-Gabriel-Théodore Basset de Jolimont.

         Une sœur de Nicolas, Péronne, est une des ancêtres des Janzé de Parfiondeval (canton de Londinières).

         En 1608, Nicolas devient seigneur de Mesnières. Il décède le 10 août 1612 à Mesnières.

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     A cette date, son fils Nicolas II de Fautereau, né vers 1583 à Villiers sous Foucamont (80), hérite de Mesnières. Il épouse Jacqueline de Prétenval et obtient la même année de Louis XIII un marché chaque vendredi et quatre foires par an pour le bourg de Mesnières peuplé de 1 000 habitants répartis sur deux paroisses. Ces accords ne seront jamais concrétisés. Il décèdera à Mesnières le 10 août 1654.

    Ci-dessus : chambre Henri IV du château de Mesnières, lithographie originale d'Engelmann, 1825.

         Son fils Louis sera seigneur de Mesnières du vivant de son père. Il épousera en 1648 Catherine de Manneville, l'une des filles d'honneur d'Anne d'Autriche. A cette occasion, la reine, régente, élèvera Mesnières au titre de marquisat. Ce titre, signé par Louis XIV enfant, sera contesté par le Parlement et disparaît avec le dernier des Fautereau (Marie Gabrielle de Foucamont, sa soeur, née à Mesnières le 22 août 1627 épousera en ce même lieu, le 4 novembre 1647, Jacques de Pardieu).

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)    Louis aura au moins deux fils. L'aîné Henri-Alexandre sera page de Louis XIV. Il épousera Marguerite de Montfort, fera la campagne de Flandre et pénètre l'un des premiers dans Valenciennes. Il meurt en 1678 des suites d'un duel sur un pont de Paris. Son autre fils Louis-Charles décèdera à la bataille de Senef (Hainaut, Belgique) en 1674.

    Ci-dessus gravure de François-Gabriel-Théodore Basset de Jolimont.

         A la mort de Henri-Alexandre, son père Louis puis sa femme Marguerite exercent les droits de tutelle ; son fils Louis-Joseph n'est âgé, en effet, que d'un an. 19 ans plus tard, Louis-Joseph combattra à la bataille de Ryswick (Pays-Bas). Il participe ensuite à la guerre de Succession d'Espagne et devient capitaine-lieutenant du duc de Berry (1706). Il meurt, non marié et donc sans héritier en 1709 à la bataille de Malplaquet. Le château est alors vendu par sa mère Marguerite car les dettes sont lourdes...

     

         Les armoiries des Fauterau-Mesnières étaient « d'azur à trois croissants d'or, deux en chef, un en pointe ». [2] Blason extrait de http://www.chateau-mesnieres-76.com/historique-chateau-mesnieres.html

     

     LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)

        « En 1713, la famille Durey de Bourneville fait l'acquisition du domaine ; après sa ruine il est vendu en 1762 et échangé par le roi Louis XV avec Michel-Charles-Louis de Biencourt, aristocrate picard. » [4]

     

    Les Durey de Bourneville :

     

         « En 1713, Jean-Baptiste Durey achète le château pour 255 000 livres. Il était conseiller du roi puis président du Grand Conseil. En 1730, les seigneuries de Mesnières et de Bourneville sont érigées en marquisat. Jean-Baptiste François Durey, le fils du précédent, est l'âme de la résistance du Parlement contre le roi.

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     Ceci lui vaudra d'être exilé à Nevers (1732) puis à Bourges (1757). Le dernier des Durey, qui mourra ruiné et sans descendance à Cadix en 1779, Antoine Jean-Baptiste Louis, dilapidera la fortune paternelle au jeu. Le château sera alors mis en vente en 1763.  

         Les armoiries des Durey de Bourneville-Mesnières était : « de sable au rocher d'argent de six copeaux, accompagné au chef d'une croisette du même ». [2] Blason ci-dessus extrait de http://www.chateau-mesnieres-76.com/historique-chateau-mesnieres.html

     

    Les Biencourt de Poutrincourt :

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     « Acquis en 1763 par Louis XV pour 500 000 livres, le château est rétrocédé dans le même acte au marquis Michel Charles Louis de Poutrincourt contre trois maisons servant d'écuries aux Tuileries.
    Ce même Michel Charles Louis de Biencourt est promu en 1777 chevaler de Saint-Louis et reçoit pour l'occasion de Louis XVI une lettre flatteuse.
        En 1791, la marquise, Adélaïde Lucas de Biencourt fuit en Angleterre mais le citoyen Biencourt reste à Mesnières. » [5]

     

         « Le 6 brumaire an II, le château est transformé en prison, qui recevra un total de 150 prisonniers. » [4]

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     « Transformé en lieu de détention, le château accueillera 147 suspects. Le citoyen Biencourt sera lui-même interné à Saint-Yon de Rouen.
         Rendu en 1799 au marquis, le château est dans un bien triste état. Toutefois, après en avoir hérité de son père en 1804, Charles-Nicolas de Biencourt restaurera l'édifice, entre autres la cour d'honneur et les vitraux de la chapelle seigneuriale.
         Le château recevra en 1827 la visite de la duchesse du Berry, belle-fille de Charles X. Elle en fera réaliser une aquarelle.
         Charles-Nicolas décèdera en 1833 sans descendance. Le château est, une fois de plus, mis en vente pour payer ses dettes. » [5]
    Blason ci-dessus extrait de http://www.chateau-mesnieres-76.com/historique-chateau-mesnieres.html

     

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         « En 1835, après avoir été pendant 800 ans une demeure seigneuriale, le château devint celle d'une oeuvre religieuse d'enseignement couplant un orphelinat et un pensionnat. Cette nouvelle aventure commença toutefois à Rouen une dizaine d'année plutôt. 

         En effet, le 2 juillet 1824, le vicaire de Saint-Vincent de Rouen, l'abbé Charles Eude, fondait la « Communauté des Frères de la Miséricorde » destinée à accueillir des orphelins. (...) La devise de la congrégation était « Tout pour l'orphelin, rien que pour l'orphelin ».

         Le 29 août 1835, Charles Eude acheta pour 165 000 francs le château et le parc de feu le marquis de Poutrincourt puis des terres et des prairies pour un montant de 200 000 Francs. (…)

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     En 1864, le supérieur, l'abbé Frigot, décide de construire une nouvelle chapelle en complément de la petite chapelle seigneuriale. Elle est élevée sur l'emplacement du pont des Lances, entrée primitive du château et bouleverse la façade nord-est. (...)

         Le collège poursuit cahin-caha sa route aux prises avec de fortes difficultés financières (...)

         De 1860 à 1880 furent également construits tout autour du château des bâtiments scolaires qui ne nuirent toutefois pas à l'ensemble architecturale.

         En 1877, les dettes s'élèvent toutefois à 300 000 Francs, le personnel ne se renouvelait plus et le pensionnat stagnait en forte concurrence avec ceux de Rouen. (...)

         Seule sa reprise par une réelle congrégation religieuse pouvait sauver l'Institution. Ce furent les Pères du Saint-Esprit qui reprirent celle-ci à la rentrée de 1878 sans vouloir, par contre, honorer les dettes. Celles-ci furent toutefois éteintes grâce à de nombreux dons. Toutefois, la propriété légale restait au main des prêtres qui avaient constitué une société civile en 1869 ! Ce détail est important car il explique qu'en 1904, si la communauté religieuse fut expulsée, la demeure agrandie de nouveaux ateliers, dortoirs... et les terres ne furent pas saisies... (...)

         En 1882, le Père Libermann crée un pensionnat primaire et augmenta le nombre d'ateliers professionnels. (...)

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     La fin du siècle vit toutefois l'arrivée de l'électricité, électricité produite sur place. La première dynamo installée était actionnée par une roue hydraulique remplacée par la suite par deux turbines Singrün. (…)

         Le 20 novembre 1903, en effet, le décret de 1874 qui reconnaissait la congrégation des Pères du Saint-Esprit comme enseignante est révoquée et les pères doivent quitter leur école en décembre. » [2]

     

         Durant la première guerre mondiale le « lycée est alors transformé en hôpital militaire car très rapidement, trop rapidement, le nombre des blessés dépasse les prévisions des chefs militaires. Il faut pourvoir au secours des blessés. Une association, les Dames Françaises, prend alors possession d'une partie du château et le transforme en lieu de convalescence pour les blessés avant de les renvoyer au front, c'est l'hôpital complémentaire n° 202 pourvu de 101 lits. Les premiers blessés arrivent rapidement par la gare de Neufchâtel. Mesnières en recevra 2143 et déplorera 2 morts dont l'un est enterré dans le cimetière communal. » [6]

     

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    20 février 2004 : incendie du château

     

         « Les travaux de réfection des chéneaux de la chapelle du pensionnat furent à l’origine de l’incendie. En effet, ce vendredi 20 février 2004, les couvreurs de l’entreprise soudent le chéneau préparé en entreprise et regagnent leur domicile sans surveiller leur point chaud… » [2] 

     

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    Photos ci-dessus extraites de http://www.mesnieres-en-bray.fr/portfolio-view/lincendie-du-20-fevrier-2004/

     

         « Le 20 février 2004, la toiture du château a brûlé, il a fallu 10 ans jusqu'en 2014, sous l'impulsion de Michel Huet (ancien directeur de l'Institution Saint-Joseph, 1983-2009) pour reconstruire les parties détruites (la Grande Chapelle) et restaurer, rénover l'ensemble.

         Aujourd'hui, les activités économiques, touristiques, culturelles et d'enseignement se développent à nouveau. L'Institut Saint-Joseph qui occupe la propriété se compose d'un collège d'enseignement général  et d'un lycée. » [4]

     

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    Architecture :

     

          « Le château de Mesnières-en-Bray est considéré comme une merveille de l'architecture Renaissance, à l'image des châteaux de la Loire (...)

          L'architecture de l'édifice subit une double influence : d'un côté, on retrouve des tours cylindriques encadrant le bâtiment principal, écho des ascendances médiévales ; de l'autre côté, on découvre un plan largement inspiré du château de Chaumont-sur-Loire.

          Derrière ses façades renforcées de mâchicoulis, le château abrite notamment un pavillon central dont la façade relève son élégance de pilastres grecs, de grandes croisées, de bustes et d'armoiries.

          L'incendie de 2004 a ravagé les superbes vitraux de la chapelle seigneuriale d'où le feu est parti (La Guérison de l'hydropique, La Transfiguration…) qui ont explosé sous la chaleur. De même, si elles n'ont pas été brûlées, la « galerie des Cerfs » (18e siècle) ornée d'une paroi sur laquelle sont sculptés sept grands cerfs, la « salle des Quatre-Tambours » (le salon de musique) et la « salle des Cartes » qui doit son nom aux cartes des grandes villes de la région peintes à la fin du 19e siècle pour les élèves), deux pièces classées Monument Historique comme le château lui-même, auront été détruites par les masses d'eau déversées pour éteindre l'incendie. Ont été également détruits les vitraux du Cardinal, certaines œuvres de l'école de Guardi (17e siècle), notamment celles qui ornaient les plafonds et les murs peints, inévitablement attaqués par les eaux.

          Le château est entouré d'un jardin dessiné par Le Nôtre. » [4]

     

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    Classement :

     

          « Le château fait l’objet d’un classement au titre des Monuments historiques par la liste de 1862 et les abords, d'un classement en 1995. » [4]

          Le château est ouvert aux visites individuelles en Juillet et Août.

     

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    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-31038.html

    [2] Extrait de http://www.chateau-mesnieres-76.com/historique-chateau-mesnieres.html

    [3] Extrait de la Revue de Rouen et de Normandie, Volume 19 ; 1851 https://books.google.fr/books?id=wsEwAQAAIAAJ&pg=PA410&dq=Ch%C3%A2teau+de+Mesni%C3%A8res&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjk1OSc8MjYAhVeGsAKHTNsDq8Q6AEILzAB#v=onepage&q=Ch%C3%A2teau%20de%20Mesni%C3%A8res&f=false

    [4] Extrait de Wikipédia

    [5] Extrait de http://h.20-bal.com/istoriya/5348/index.html

    [6] Extrait de https://lycee-saintjoseph-mesnieres.fr/grande-guerre-mesnieres-1914.html

     

    Bonnes pages :

     

    Site du château de Mesnières : http://www.chateau-mesnieres-76.com/

    http://mesnieres.geneattic.com/index.htm

    http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-31038.html

    Recherches Historiques, Archeologiques et Biographiques par Mairie ; 1852 https://books.google.fr/books?id=QolpAAAAcAAJ&pg=PA89&dq=Ch%C3%A2teau+de+Mesni%C3%A8res&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjk1OSc8MjYAhVeGsAKHTNsDq8Q6AEIOTAD#v=onepage&q=Ch%C3%A2teau%20de%20Mesni%C3%A8res&f=false

    Bulletin religieux de l'Archidiocèse de Rouen ; Editeur : L. Mégard, imprimeur gérant (Rouen) ; Date d'édition : 1935-06-15 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6363044p/f25.image.r=%22Mesni%C3%A8res%22?rk=21459;2

    http://h.20-bal.com/istoriya/5348/index.html

     

    Bibliographie : 

     

    "Le Château de Mesnières", Abbé H. Bourgeois, Rouen, 1922

    "Mesnières-en-Bray", Père J. Prouët, 1959

    "Le Château de Mesnières-en-Bray", Claude H. de Menibus, Connaître Rouen - VII, 1995

     

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  • LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure) LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure) LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)

     

         La Ferrière-sur-Risle est un joli petit village (cinquième plus petit territoire communal de France, et le plus petit de Normandie) aux ruelles typiques, aux petits lavoirs et aux belles maisons normandes. Il doit son développement économique en partie à l'industrie du fer. « Ferrière », toponyme médiéval, signifie en effet « lieu d'extraction du minerai de fer ». Cette industrie a permis le développement de ses infrastructures telle que la halle du 14e siècle, qui montre l'importance d'un marché ancien, ou bien les dimensions de l'église du 12e siècle, surmontée d’une élégante tour-clocher, et qui abrite le plus beau retable de l'Eure.

     

    LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure) LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure) LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)

     

         A 200 m à l'Est, dominant le village, se trouve une grande enceinte qui dépend de la commune de Sébécourt. Ce site fut peut être l'emplacement d'un premier « Ferrière » sur un terrain rempli de laitiers de fer ce qui indique une industrie métallurgique ancienne. Le village serait ensuite « descendu » dans la vallée en contrebas.

         J'ignore pour l'heure si La Ferrière-sur-Risle a eu une enceinte médiévale mais son plan (une île) et l'existence d'une « rue des Remparts » au sud de la cité me le laisserait penser... à suivre ? (NDB)

     

    LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)   LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)

     Plan hypothétique de l'enceinte de Sébécourt ; blason de Raoul II de Tosny dessiné par O. de Chavagnac pour l’Armorial des As

     

    LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)

     Photo aérienne ci-dessus extraite du site Géoportail.

                                                                   Louis Coutil, 1909 :

    LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)     « Sébécourt. Il existe à 200 mètres de la Ferrière-sur-Risle, sur le territoire de Sébécourt, une vaste enceinte dite «Le Château », composée de deux ellipses accolées, la plus grande mesurant 120 mètres sur 70, flanquée à l'Est d'une plus petite (grand-axe 45 m.). Cette enceinte recèle de nombreuses traces de forges antiques. Au N.O., à une cinquantaine de mètres du fossé, on remarque une butte isolée dont la destination paraît être un poste avancé de l'enceinte principale. Cette enceinte est à rapprocher de celles du Pin, près Lisieux, de Saint-Sever (Calvados), de Maulévrier (Seine-Inf.) et de La Gargesse (Loir-et-Cher) (1) (Planche II). » [1]

    Plan ci-dessus par L. Coutil, Bulletin de la Société préhistorique de France ; Auteur : Société préhistorique française. Auteur du texte ; Éditeur : Institut de bibliographie (Paris)/Société préhistorique de France (Paris) ; Date d'édition : 1909-01-28

     

         « A 200 mètres de la Ferrière-sur-Risle, dominant le village, la grande enceinte du château, qui dépend de la commune de Sébécourt, a, d'après le plan de M. Louis Coutil la forme très irrégulière, quoique nullement commandée par le terrain, d'une ellipse appointée, à grand axe N.-S. de 120 mètres et petit axe de 70, flanquée à l'E. d'un second petit ovale, non moins irrégulier, de 45 mètres de grand axe. Aussi bien son intérieur cultivé, que tous les champs d'alentour, jusqu'à une butte avec fossé, détachée en avant-poste au N.-O., au-dessus de la Risle, est couvert de laitier d'anciennes forges, en quantité si immense, que cela a donné lieu, depuis 5 ou 6 ans, à une réexploitation considérable. Combien ne serait-il pas intéressant de pouvoir faire des sections dans la butte ou dans les remparts, pour savoir s'ils sont superposés ou antérieurs à l'extraction du fer ! » [2]

     

    LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)     « Avant d'arriver à La Ferrière-sur-Risle, un petit sentier conduit, à droite, à une ancienne enceinte dont l'origine est discutée. Aussi avons-nous demandé à M. le Dr Doranlo, membre de l'Association Normande, spécialiste de ces questions, de nous donner son avis. Voici la note qu'il a bien voulu nous adresser et dont nous le remercions vivement :
         Le camp de Sébécourt est une vaste enceinte de 120 m. sur 70 m environ, vaguement quadrilatère, plutôt ovale, assise sur un terrain rempli de masse de laitier de fer, dont les remparts, boisés et ceints de profonds fossés, laissent à l'ouest une entrée qu'utilise un petit chemin qui la traverse pour en ressortir au N.-E. Non loin de cette sortie, une seconde enceinte, accolée à l'ouvrage principal, de forme ovalaire, mesure environ 45 m. sur 40. Conique, entourée de fossés plus profonds que les premiers, elle peut être considérée comme la motte d'un château primitif dont l'ouvrage principal serait le « baile ou basse cour ». Naturellement, elle a un fossé commun avec cette dernière et ne pouvait être franchie qu'à l'aide d'un pont-levis ; c'est la configuration classique de ces sortes d'enceintes militaires. Les amas de laitier trouvés sur le terrain, indiquent une industrie métallurgique ancienne, peut-être d'époque gauloise ou romaine. Mais c'est encore à démontrer, car, dans un acte de 1136, La Ferrière-sur-Risle est désignée sous le nom de
    Novæ Ferrariæ.
         En tous les cas, l'ouvrage fortifié n'a rien d'un camp gaulois (éperon barré) ou d'un camp romain. Son nom « le Château « et la petite motte accessoire, appelée « le Button », isolée de la forteresse et qu'on trouve à quelques cent mètres au N.-O. vers la Risle, me paraissent confirmer cette interprétation. Il est possible, d'ailleurs, que le château n'ait jamais été maçonné et que les remparts de terre n'aient eu d'autres défenses que des palissades et un donjon de charpente, comme la plupart des châteaux du temps des invasions normandes. Il ne me parait pas qu'on puisse, en l'état actuel de ce qu'on en connaît, reculer plus loin ses origines. »
    [3]

    Plan ci-dessus extrait de Annuaire des cinq départements de la Normandie , publié par l'Association normande. Congrès de Conches, 1939 ; Auteur : Association normande pour les progrès de l'agriculture, de l'industrie, des sciences et des arts. Congrès (103 ; 1939-07-19 / 1939-07-23 ; Conches) Éditeur : impr. de Colas (Bayeux) ; Date d'édition : 1940-1941.

     

    LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)     « Depuis 1971, des fouilles ont été entreprises par le Centre de Recherches Archéologiques Médiévales de l'Université de Caen ayant pour objet un vaste ensemble fortifié d'ouvrages de terre situé au sommet d'un coteau boisé dominant la vallée de la Risle à environ 500 mètres à l'est du village de La Ferrière-sur-Risle. Ces fortifications se trouvent en grande partie sur le territoire de la commune de Sébécourt, mais le centre de ce dernier village et notamment l'église sont éloignés de plus de trois kilomètres et séparés de notre site par des bois qui bordent la vallée de la Risle couvrant les coteaux et le rebord plateau voisin. Formant aujourd'hui un massif forestier isolé, ces bois jadis partie d'un ensemble plus vaste comprenant les forêts de Conches et de Breteuil au sud-est et celle de Beaumont-le-Roger au nord-ouest. Plan ci-dessus extrait de ce même document.

     

     

    LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)

     Ci-dessus, plan de situation extrait de ce même document.

     

         Au cadastre ancien de Sébécourt, les parcelles du site sont simplement appelées « Les Côtes de La Ferrières », mais cette dénomination déborde largement le périmètre de l'ensemble fortifié. Il faut cependant tenir compte ici de la tradition orale du pays qui conserve le nom de « château », ou de « vieux château » aux fortifications dont il va être question. Auguste Le Prévost fait, d'autre part, état d'une tradition rapportant qu'il a existé, sur la côte dominant La Ferrière-sur-Risle, « une haute ville ».

     

         Trois ouvrages de terre composent cet ensemble fortifié :

     

         1) Un énorme tertre artificiel, ressemblant grossièrement à une motte, s'élève juste sur le rebord du plateau où s'ètendent les premiers éléments de la forêt de Conches. Un fossé encore profond de 9 à 10 métres par rapport à la surface intérieure ceinture cet ouvrage. Au sommet, la plate-forme, de plan ovalaire, mesure 60 mètres du nord au sud et 50 m d'est en ouest.

     

         2) Jouxtant l'ouvrage précédent qui apparaît même à l'observateur superficiel, comme la partie principale de cet ouvrage fortifié, s'étend vers l'ouest, sur les premières pentes du coteau dominant la Risle, une vaste enceinte délimitée par un gros rempart de terre, lui-même entouré d'un fossé. Cette enceinte, dont le plan est lui aussi vaguement de forme ovale, mesure environ 100 mètres du nord au sud et 811 mètres d'est en ouest. Elle peut être considérée comme la basse-cour de l'ouvrage principal. Les fossés des deux fortifications communiquent entre eux. montrant clairement qu'il s'agit là d'un ensemble cohérent qui se rattache en effet à un type bien connu, celui qui se compose d'un ouvrage principal qui peut être, soit une motte, soit une enceinte circulaire, et d'une basse-cour plus ou moins vaste qui est liée organiquement au premier ouvrage. A Sébécourt, le niveau intérieur de la basse-cour est très nettement inférieur à celui de l'ouvrage principal. Cela tient à la surélévation artificielle de cet ouvrage principal et également au fait que la basse-cour occupe les premières pentes d'un coteau, ou plus exactement qu'elle se trouve logée dans l'amorce d'un petit vallon sec descendant vers la Risle.

     

         Le rempart de la basse-cour est interrompu au nord par une large échan­crure dont la fouille a montré qu'il ne pouvait pas s'agir d'une porte primitive. L'accès actuel de la basse-cour se fait à l'ouest, par une autre échancrure du rempart située en face du débouché d'un chemin en cavée qui monte de La Ferrière par le petit vallon sec. On peut supposer que ce passage représente l'entrée de la fortification au moment de son utilisation. Le chemin creux est probablement l'ancienne route de Conches qui, devant la basse-cour, bifurque vers le sud pour rejoindre la route départementale en direction de celte ville.

     

         A partir de la bifurcation, un autre chemin pénètre dans la basse-cour, la traverse en diagonale et permet de gagner. par les bois, les hameaux du Grand et du Petit Clos appartenant ia la commune de Sébécourt. Le tracé de ce chemin dans la basse-cour n'est certainement pas d'origine puisqu'il coupe le rempart et le fossé au nord-est.

     

         Les remparts et les fossés de ces deux ouvrages sont couverts d'un épais taillis sous futaie si bien que chaque partie de l'ensemble apparait comme une petite clairière, jadis cultivée, mais récemmentent convertie en herbage.

     

    LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)

     Photos ci-dessus extraites de ce même document.

     

         3) A 200 mètres environ de la basse-cour, en direction du nord-ouest, exactement à l'angle formé par les coteaux est de la vallée de la Risle et par le flanc nord du vallon sec, s'élève une motte tronçonique séparée du plateau par un fossé en arc de cercle. La situation topographique de cette motte en fait un site stratégique extraordinaire : on y commande la vallée de la Risle. en amont et en aval de La Ferrière, ainsi qu'une partie des plateaux avoisi­nants malgré les forêts. Malheureusement une maison a été construite, il y a une dizaine d'années, sur cette motte qui fut alors légèrement arasée.

     

         Cet ensemble fortifié n'était pas inconnu. Dès le 19ème siècle, il est mentionné dans les ouvrages concernant l'histoire locale, parfois il a même été assez longuement décrit.

     

         L'intérêt de recherches archéologiques sur ce site tient d'abord à l'importance et à la bonne conservation de l'ensemble fortifié. Celui-ci fait, de plus, très probablement partie du patrimoine de l'une des plus illustres familles normandes de l'époque ducale, les Tosny, qui avaient à Conches un de leurs principaux châteaux et qui possédaient, en outre, la forêt, couvrant, en grande partie, le plateau qui s'étend de Conches jusqu'à la vallée de la Risles. On pouvait donc espérer, en obtenant par les fouilles une datation aussi précise que possible, replacer la construrtion et l'utilisation de ces fortifications dans un contexte historique plausible.

     

         Les Tosny sont seigneurs de La Ferrière jusqu'en 1201, date à laquelle ils sont supplantés par les Courtenay, cousins de Philippe Auguste. En 1250, l'héritage échoit aux d'Artois. Robert II et le fameux Robert III d'Artois seront seigneurs de Conches et de La Ferrière, puis, en 1343, la succession revient à Jean de France, enfin, en 1355, à Charles de Navarre qui devient coomte d'Evreux. Après la conquête de du Guesclin, les rois de France conservent dans leurs mains le comté d'Evreux, mais, en 1651, Louis XIV échange le comté d'Evreux, qui comprend notamment les vicomtés de Conches et de Beaumont­-le-Roger, contre Sedan et des terres situées dans les Ardennes avec Frédéric-Maurice de la Tour d'Auvergne, duc de Bouillon. Or, la terre où se trouvent les fortifications dont il est question ici était encore à la veille de la Révolution aux mains d'un la Tour d'Auvergne, duc de Bouillon. Il semble donc que cette terre faisait partie d'un vaste ensemble domanial qui était en dernier lieu celui des la Tour d'Auvergne. mais qui pourrait bien être à l'origine celui des Tosny.

     

         Autre intérêt de la recherche sur ce site : les côtes de La Ferrière sont couvertes de masses considérables de scories de fer. On peut les observer sur plusieurs hectares au nord et à l'est de la fortification et leur épaisseur est fréquemment de plusieurs métres. Dans les bois environnants, on rencontre un grand nombre de trous et d'entonnoirs ; ces fosses sont les vestiges du travail d'extraction du fer. Le nom de La Ferrière suppose une exploitation ancienne du minerai. Celle-ci est certainement antérieure à la construction des fortifica­tions puisqu'on a trouvé des scories durs l'épaisseur du rempart et surtout dans la couche occupée avant l'érection de ces ouvrages, mais elle s'est poursuivie au moyen âge. aux temps modernes et même jusqu'au début du 20ème siècle.

     

         Des textes médiévaux temoignent de cette activité métallurgique à La Fer­rière. En 1085, Raoul Il de Tosny et sa femme Isabelle de Montfort-l'Amaury donnent à l'abbaye du Bec « Unam fabricam apud Ferrariam ». Cette donation est confirmée en 1209 dans une charte où Robert de Courtenay, nouveau seigneur de Conches et de La Ferrière, rend « reddidi » à l'abbaye du Bec « forgiam unam cum una masura apud Ferrarium », une forge avec une masure sises à La Ferrière comme celle qui avait été précédemment donnée aux religieux par Raoul de Tosny et Isabelle sa femme. La localisation indiquée par la charte est particulièrement intéressante pour nous : « sicut prius habuerant in veteri Ferraria ex dono Rodulfi de Toenio et Isabel uxoris suae. »

     

         La recherche historique trouve en effet ici un dernier intérêt. Au 12e et au 13e siècle, le village actuel de La Ferriére, situé au fond de la vallée, est désigné par plusieurs textes sous le nom de Novae Ferrariae. Cette dénomination paraît bien indiquer un établissement alors récent par rapport à un autre appelé, dans la charte de 12419, Vetus Ferraria, et l'hypothèse peut être suggérée d'un déplacement du village à partir d'un habitat primitif qui pourrait se trouver sur les hauteurs dominant la vallée, c'est-à-dire sur notre site, pour confirmer cette création plus tardive du village actuel de La Ferrière, on pourrait d'ailleurs invoquer le plan du village régulièrement disposé autour d'une place qui s'élargit jusqu'à l'église dont la tour, qui est la partie la plus ancienne, peut être datée du 13ème siècle. Des textes du 12ème au 14ème siècle men­tionnent l'existence, aux Nouvelles Ferrières, de plusieurs moulins sur la Risle et d'un marché. II subsiste. au milieu de la place du village, partiellement conservées, des halles en bois qui pourraient remonter à la fin du moyen âge. (…)

     

    LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure) LES REMPARTS DE SEBECOURT (Eure)

     Ci-dessus plans extraits du cadastre napoléonien de 1856.

     

         (...) En conclusion, après des fouilles encore très partielles de ce site, il parait assuré que la partie principale de la fortification est, à l'origine. une enceinte circulaire. Le remblai intérieur est une étape secondaire dans la construction du tertre artificiel que l'on voit aujourd'hui à Sébécourt. C'est à la lin du13ème siécle ou au début du 14ème siècle que ce travail a été accompli. A partir de cette époque, l'ouvrage ne semble plus avoir de destination militaire puisqu'on construit, au bord de l'enceinte, un grand bâtiment dont les murs et la toiture étaient exposés à la vue et aux coups d'assaillants éventuels.

     

         L'occupation de la couche intérieure au rempart de la basse-cour est plus difficile à situer dans le temps. On a noté que les découvertes caractéristiques de cette couche, monnaies et céramique, font elles-mêmes difficulté. Cependant l'étude des monnaies semble orienter vers le dernier tiers du 11ème siècle. Cette couche d'occupation primitive du site est contemporaine de l'établissement industriel du fer dont les abondantes scories montrent la présence sans que la fouille ait permis, jusqu'ici, de découvrir les éléments essentiels, notamment les bas fourneaux. Si la datation de cette couche était confirmée, on aurait du même coup la possibilité de préciser dans le temps la construction du bâtiment de pierre que nous pensons être une église et l'érection du rempart de la basse-cour. De plus, la cohérence du plan de l'ensemble fortifié, enceinte circulaire et basse-cour, permettrait sans doute d'attribuer la date obtenue pour l'une des parties à la totalité de la fortification. Il semble donc que la construction de ce grand ouvrage de terre doive se placer à la fin du 11ème siécle ou au début du 12ème siècle.

     

         Ainsi l'enceinte de Sébécourt aurait été élevée, à cette époque, probablement sur l'ordre des Tosny. Pour quelle raison a-t-on édifié ce vaste ensemble fortifié au-dessus du village qui se développait dans la vallée ? II semble bien qu'au moment de la construction, les forges étaient, au moins en partie. descendues, dans la vallée. S'agissait-il de protéger le nouveau village industriel ? De procurer un abri aux habitants, en cas de besoin ? La région fut troublée au début du 12ème siécle. Orderic Vital fait allusion à un combat qui s'est déroulé en 1136 devant les Nouvelles Ferriéres (…) Malgré le raractére énigmatique de ce texte et les difficultés d'interprétation qu'il pose, il est possible de placer la construction et l'utilisation de la fortification de Sébécourt-La Ferrière-sur-Risle dans le contexte troublé de la fin du 11ème siécle ou du début du 12ème siècle. Joseph Decaëns » [4] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de L. COUTIL: 310 Rapport Comm. des Enc. (Bull. S. P. F., t. VI, 1909, p. 407, fig.). Inv. bibl. Comm. Enc. de Fr., (loc. cil., p. 154). » dans le Bulletin de la Société des Antiquaires de Normandie ; Éditeurs : Derache (Paris) / Didron (Caen) / Hardel (Rouen) / Le Brument / Société des Antiquaires de Normandie (Caen), 1919.

    [2] Extrait du Bulletin de la Société préhistorique de France ; Auteur : Société préhistorique française ; Éditeur : Institut de bibliographie (Paris)/Société préhistorique de France (Paris) ; Date d'édition : 1909-01-28

    [3] Extrait de l'Annuaire des cinq départements de la Normandie, publié par l'Association normande. Congrès de Conches, 1939 ; Auteur : Association normande pour les progrès de l'agriculture, de l'industrie, des sciences et des arts. Congrès (103 ; 1939-07-19 / 1939-07-23 ; Conches) ; Éditeur : impr. de Colas (Bayeux) ; Date d'édition : 1940-1941.

    [4] Extrait de Decaëns (J.), « L’enceinte fortifiée de Sébécourt (Eure) », Château Gaillard, VII, Caen, 1975, pp. 49 65. https://books.google.fr/books?id=GLybrrJzslEC&pg=PA51&lpg=PA51&dq=motte+de+S%C3%A9b%C3%A9court&source=bl&ots=cKEr4xB6hZ&sig=QBA8ax8bTnq9uVT-IyoL43O4wpk&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjsyoiy27bYAhUM8RQKHXFVB64Q6AEINjAB#v=onepage&q=motte%20de%20S%C3%A9b%C3%A9court&f=true

     

    Bonnes pages :

     

         Le compte-rendu des fouilles effectuées par Joseph Decaëns est développé dans : DECAËNS (J.), « L’enceinte fortifiée de Sébécourt (Eure) », Château Gaillard, VII, Caen, 1975, pp. 49 65.https://books.google.fr/books?id=GLybrrJzslEC&pg=PA51&lpg=PA51&dq=motte+de+S%C3%A9b%C3%A9court&source=bl&ots=cKEr4xB6hZ&sig=QBA8ax8bTnq9uVT-IyoL43O4wpk&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjsyoiy27bYAhUM8RQKHXFVB64Q6AEINjAB#v=onepage&q=motte%20de%20S%C3%A9b%C3%A9court&f=true

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  • LES REMPARTS DE MONTAIGU (Manche) LES REMPARTS DE MONTAIGU (Manche) LES REMPARTS DE MONTAIGU (Manche)

     

    La forteresse de Montaigu à Montanel

         « Le toponyme Montanel semble être issu d'un personnage attesté au 11e siècle, Osmont Asnel. La disparition du s au 12e siècle, d'où Omont Anel, a pu favoriser la transformation en Au mont Anel, puis Mont Anel. » [1] 

     

         Aux confins de la Normandie, Montanel a toujours été une région de passage. La commune est bordée par la rivière le Tronçon, frontière naturelle entre la Bretagne et la Normandie. La forteresse de Montaigu aurait été construite vers 1130 pour arrêter les infiltrations bretonnes par la forêt de Blanchelande. Aujourd'hui disparu, ce château-fort qui assurait la défense des marches normandes, était entouré d’une douve impressionnante encore visible. (NDB)

     

    LES REMPARTS DE MONTAIGU (Manche)   LES REMPARTS DE MONTAIGU (Manche)

    Plan hypothétique de l'emplacement de la forteresse de Montaigu sur le territoire de la commune de Montanel ; blason de la famille Giffard extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=6563301&desc=giffard_de_bolbec_bolbec_comtes_de_buckingh

     

         « Montanel affecte la forme générale d'un triangle dont la base s'appuie à la Bretagne, et dont les côtés longent Sacey et Argouges. Le côté de l'ouest est une ligne à peu près idéale ; celui de l'est est la ligne du ruisseau du Gaut et d'un tronçon de la Dierge ; celui du sud est tracé par le ruisseau du Corblu. Deux bouquets et un bois, celui de Blanchelande, qui renferme la Forêtrie, donnent à sa surface une physionomie particulière. Au village du Gué de la Vallée se trouve le point le plus méridional de la Normandie qui se projette comme un coin dans le sein de la Bretagne, son ancienne ennemie. (…)

         La principale illustration de Montanel est son château de Montaigu (…) » [2]

     

         « A un quart de lieue du bourg de Montanel, à l'entrée des gorges septentrionales de la forêt de Blanchelande, se voient les ruines de l'ancien château de Montaigu, situé sur la croupe d'une colline qui a la forme a un cône renversé, et tronqué dans sa base. Il était flanque de quatre grosses tours, bâties à chaux et à sable. On y a découvert quelques monnaies carolingiennes, et une urne en terre cuite, qui renfermait des cendres, un anneau de chevalier et un éperon de coq. » [3]

     

    LES REMPARTS DE MONTAIGU (Manche) LES REMPARTS DE MONTAIGU (Manche)

    Ci-dessus, à gauche le château de Montaigu sur une carte d'état-major (19e siècle) extraite du site Géoportail ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail. Les limites des fossés sont surlignés en jaune.

     

    M de Gerville, 1824 :

         « Montaigu à Montanel. Les ruines et l'emplacement du château de Montaigu à Montanel suffisent seules pour prouver qu'il fut jadis assez fort et assez considérable. Connu de temps immémorial sous le nom de Montaigu, il se trouve placé sur l'extrémité d'une colline, à l'entrée des gorges septentrionales de la forêt de Blanche Lande, et à un quart de lieue du village de Montanel. Le château de Montaigu est entouré d'un fossé profond ; le tertre sur lequel il est situé présente la forme conique qui distingue souvent l'emplacement des châteaux du moyen âge.

         La tradition du pays rapporte que ce château fut bâti à l'époque de la conquête. M. Guiton, qui en est propriétaire et dont je ne fais souvent que transcrire les renseignements sur les châteaux de cet arrondissement, croit que celui de Montaigu fut construit vers 1130 par Osmond Asnel, membre d'une famille qui s'éteignit vers 1300. J'avais pensé qu'Asnel était une contraction d'Avenel. Ce qui m'avait porté à le croire, c'est que les Avenel furent sénéchaux des comtes de Mortain ; que les comtes de Mortain possédaient beaucoup de seigneuries dans les cantons de Saint-James et de Pontorson ; que le nom d'Asnel n'existe dans aucune des anciennes listes, pas même dans celle de Dumoulin, qui va depuis le 11e siècle jusqu'au 15e ; que ce ne serait pas le premier exemple d'un château de Montaigu bâti par un comte de Mortain, puisqu'ils en avaient aussi construit dans le comté de Somerset en Angleterre. Mais je me défie de mon opinion, quand elle est en opposition avec celle de M.Guiton. Quoiqu'il en soit, nous avons au moins, d'après le registre d'Argouges, la certitude que ce château de Montaigu fut démoli en 1361. Il fut, dit ce registre, détruit par les Hanoires, mot synonyme d'Hannuyers, soldats du Haynaut. On sait qu'Edouard III avait épousé une princesse du Haynaut, et qu'il avait à sa solde beaucoup de troupes de ce pays. Nous avons vu plus haut que vers 1561, les Anglais commirent beaucoup de dégâts dans les environs de Pontorson.

         Depuis le 15e siècle jusqu'en 1568, cette seigneurie appartenait à une famille du nom de Pigache ; elle passa par vente dans celle de Clinchamps, et par un mariage, en 1745, dans celle de Guiton qui la possède aujourd'hui. Ces trois familles sont anciennes, on les trouve toutes trois dans la recherche de Montfaoucq ; mais j'y vois en même temps que dès 1463 les Clinchamps possédaient Montanel, et que les Pigaches habitaient Vergoncey. Ces familles figurent également toutes trois sur la liste de 119 gentilshommes qui défendirent le Mont-Saint-Michel.

         J'ai indiqué les armes des Guitons ; celles des Pigaches sont d'argent à trois cornets de gueules ; les Clinchamps portent d'argent à trois gonfanons de gueules doubles et franges de sinople ; une autre branche porte simplement d'argent au gonfanon de gueules. » [4]

     

    Le Héricher, 1845 :

         « (...) Toutefois ce château n'a pas joué un rôle aussi important que les forteresses de cette ligne, et l'histoire n'en parle guère que pour mentionner sa ruine.

         M. Desroches cite, pour le 11e siècle, un Givré de Montaigu, qui fut obligé de démolir son manoir, et dit que G. de Montaigu, de Montanel, devint évêque de Terouane. M. Guiton croit que le château fut bâti, en 1130, par Osmond Asnel. Toutefois, il paraît que le manoir des Asnel s'élevait près de l'église, où est une ancienne maison, dite l'Auberge, où l'on a trouvé des débris intéressants, vases, briques, sceaux, etc. Cette seigneurie de Montaigu a appartenu à l'illustre famille des Giffard pendant le 13e, le 14e, et le commencement du 15e siècle. En 1361, selon le Registre d'Argouges, le château fut détruit par les Hanoirs, ou soldats du Haynaut, qu'Edouard III avait à sa solde, ayant épousé une princesse de ce pays. A la fin de ce siècle, Charles VI, pour s'attacher les seigneurs bas-Normands, leur accorda des priviléges, et permit à un Giffard de fortifier Montaigu. Au commencement du 15e siècle, Anne Giffard porta la seigneurie à Gilles de Brée ; ensuite elle passa aux Pigace, qui étaient de Vergoncey, mais qui ont laissé leur nom à Montanel dans la Pigacière. Elle passa, par vente, dans la famille de Clinchamp, et, par un mariage, en 1745, dans celle des Guiton, qui la possède encore aujourd'hui. » [2] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Avranchin monumental et historique, Volume 2 par Edouard Le Hericher, 1845 http://www.le-petit-manchot.fr/cc-24-05-montanel-histoire/articles/

    [3] Extrait de l'Histoire du Mont Saint-Michel et de l'ancien diocèse d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Volume 1 par Jean-Jacques Desroches ; Mancel, 1838 - 419 pages

    [4] Extrait des Recherches sur les anciens châteaux du département de la Manche – Arrondissement d'Avranches et Mortain par M de Gerville in Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie par la Société des antiquaires de Normandie, 1824 https://books.google.fr/books?id=yOAAAAAAYAAJ&pg=PA138&lpg=PA138&dq=Montaigu+Montanel&source=bl&ots=DRiFK_zuK1&sig=BcsswRTmwGh87Tb6SOTxXnbBKz4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjo8fab7bHYAhWJvBQKHfo1AlYQ6AEIXzAG#v=onepage&q=Montaigu%20Montanel&f=false

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  • LES REMPARTS DE VIGNATS (Calvados)      « La motte féodale de Saint-Nicolas est citée en 1030 sous le règne du duc Robert le Magnifique, père de Guillaume le Conquérant. Le château appartenait à Guillaume Talvas, seigneur de Bellême. Il sera rasé au 16e siècle, après la mort du dernier des Montgommery. (...)

         La chapelle Saint-Nicolas était, au Moyen Âge, la chapelle castrale de la motte féodale voisine. » [1]

     

         « Edifice construit au 11e siècle par la famille de Montgomery-Bellême, vraisemblablement par Guillaume Talvas ; détruit en 1574 après la décapitation de Gabriel de Montgomery ; vestiges autour du village de Saint-Nicolas » [2]

     

    LES REMPARTS DE VIGNATS (Calvados)    LES REMPARTS DE VIGNATS (Calvados)

     ¨Plan hypothétique de la motte de Saint-Nicolas à Vignats ; blason de la famille Montgommery http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Montgommery_Normandie

     

    LES REMPARTS DE VIGNATS (Calvados)     Galeron, 1828 : « Fourches ne présente aucune trace d'une forterese ancienne, ni même d'un manoir seigneurial, et cependant nous voyons le château de Fourches, dans Ordéric Vital, indiqué comme une place très forte, appartenant aux Montgommery. Mais l'historien a évidemment commis une erreur dans cette occasion, et placé sur Fourches celui des deux châteaux de Vignats qui se trouve renfermé dans le territoire de la commune qui nous occupe. Voyons en effet comment il s'exprime :

             « Robert de Bellême fonda un château fort sur un lieu élevé, que l'on nomme vulgairement Fourches, qui Furcas vulgo dicitur ; il y transporta les habitans de Vignats, et s'efforça de soumettre à sa tyrannie tous les habitans du pays. » (Collection de Duchesne, page 691) D'après ce passage, nul doute qu'il ne dût exister un château sur Fourches, et toutefois on n'y reconnaît rien de pareil. Mais l'erreur de l'écrivain s'explique dès que l'on a visité les lieux : le Vieux Vignats, où était le chef-lieu de la baronnie des Montgommery et leur premier château, est à un bon quart de lieue de Fourches ; Robert de Bellême ne trouvant point cet emplacement assez bien défendu, chercha une position plus favorable pour y établir une autre forteresse, et il choisit la butte de Saint-Nicolas, que l'on nomme encore aujourd'hui le Nouveau-Vignats, et qui n'est éloignée que de deux ou trois cents pas de l'église de Fourches et des habitations de cette commune. Fourches et le Nouveau Vignats se trouvant ainsi rapprochés, réunis pour ainsi dire, et situés sur le penchant de la même colline, auront pu être facilement confondus et désignés sous le même nom, surtout dans les premiers temps.

         De-là cette méprise échappée à l'écrivain contemporain, que personne jusque-là ne s'était occupé de relever. Il nous semble qu'il serait difficile de trouver une autre explication d'un passage évidemment incorrect. » [3]

    Photo ci-dessus extraite de http://tourisme.aidewindows.net/vignats.htm#chateau-vignats

     

    LES REMPARTS DE VIGNATS (Calvados) LES REMPARTS DE VIGNATS (Calvados)

    Ci-dessus, à gauche, plan extrait du tableau d'assemblage du cadastre napoléonien de 1813 ; à droite, photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE VIGNATS (Calvados)     Caumont, 1850 :

    [ Article sur Fourches ] « Orderic Vital rapporte que Robert de Bellesme, fonda (1090) un château-fort sur un lieu élevé que l’on nommait Fourches, qu'il y transporta les habitants de Vignats et s'efforça de soumettre à sa tyrannie tous les habitants du pays.

         Mais on ne trouve pas de vestiges de cette forteresse sur le territoire de Fourches ; M. Galeron a donné de ce fait une explication très-satisfaisante (...) [ et que l'on a pu lire ci-avant... ]

           Ainsi, le château de Fourches ne serait autre que le nouveau château de Vignats dont il sera question dans l'article suivant. Cette construction fut la cause d'une guerre sanglante entre les maisons de Bellesme et de Courcy, dont Orderic Vital nous a raconté les détails. »

     

          [ Article sur Vignats ] : « Il y avait à Vignats une forteresse qui était une des places les mieux défendues, fortissima castella, qui appartinssent aux Montgommery. Cette forteresse est celle dont je parlais dans l'article précédent et que l'on a désignée quelquefois sous la dénomination de château de Fourches.

            Robert, fils du Conquérant et duc de Normandie, excité contre les Talvas, par Odon, son oncle, évêque de Bayeux, vint assiéger la forteresse de son vassal, Vinacium castrum, que défendait Girard de Saint-Hilaire. Mais son attaque ne fut pas heureuse, et, trahi par les siens, il échoua dans ses projets.

         Lorsque Henri, son frère, fut devenu duc de Normandie et roi d'Angleterre, ce prince humilia l'orgueil des Bellesme, ravagea leurs domaines, et entre autres celui de Vignats ; il mit dans les fers le traître Robert Talvas, et s'empara de tous ses biens. Mais plus tard, Guillaume de Ponthieu, fils de Robert, étant rentré en grâce auprès de Henri, le roi lui rendit toutes les terres que son père avait possédées en Normandie. Il lui abandonna Vignats et les autres châteaux, aliaque castra, à l'exception des donjons, prœter dangiones, où il plaça des garnisons.

         Au nord de la petite église annexe dont nous parlions tout à l'heure (N-D de Vignats), s'élève un tertre, taillé en glacis, sur lequel était jadis la forteresse des Montgommery. Ce tertre, vers la rivière, est escarpé et sans fossés de défense ; mais du côté de la plaine il était défendu par de larges et profonds fossés dont on reconnaît facilement la direction. La grande enceinte ovale porte encore aujourd'hui le nom de château ; une autre enceinte se nomme le Piseau. Il y a quelques années, on acheva de démolir les débris des fortes murailles qui formaient les remparts. Le château fut rasé dans le 16e. siècle, après la mort du dernier des Montgommery qui fut pris dans le château de Domfront. (…)

         Les Montgommery possédaient un autre château-fort sur Vignats, à peu de distance de l'abbaye, vers Falaise. Il n'en reste aujourd'hui aucune trace ; l'emplacement porte le nom de La Motte (...) » [4]

     

         « En se référant à Frédéric Galleron et Arcisse de Caumont, on s’aperçoit que Vignats était anciennement une baronnie des comtes Montgommery-Belleme. On en trouve trace pour la première fois à l’époque de Guillaume de Talvas, l’un des seigneurs qui fleurissaient sous le duc Robert, père de Guillaume Le Conquérant vers 1030.

     

    LES REMPARTS DE VIGNATS (Calvados) LES REMPARTS DE VIGNATS (Calvados)

    Plans ci-dessus extraits du site http://vignats.e-monsite.com/pages/vignats-patrimoine-et-histoire/les-montgommery.html 

     

         Une forteresse existait alors à Vignats. Celle-ci fut améliorée avec le fils de Talvas, Guillaume de Bellême. Elle est alors citée comme une des forteresses les mieux défendues appartenant aux Montgommery. Hélas, des querelles intervinrent entre les Talvas et le duc Robert Courte-Heuse. Le fils de Guillaume Le Conquérant assiégea plusieurs fois les forteresses de son rival, mais la tentative contre Vignats ne fut pas, dit-on, heureuse et l’on vit l’armée de Normandie, avec son duc à sa tête, échouer devant ce château.

         Lorsqu’Henri Beauclerc, roi d’Angleterre, succéda à son frère, il vengea cet affront en ravageant Vignats en 1118, mettant Robert Talvas aux fers et s’emparant de ses biens. Il les rendit ensuite au fils de Robert, Guillaume Ponthieu, qui sans doute désireux de faire pardonner les fautes de son père, éleva des monastères. Outre celui de Saint-André de Gouffern, en 1130, il fonda, ou du moins restaura celui de Vignats. Le monastère ainsi reconstruit s’intitula Sainte-Marguerite de Vignats. » [5] Extrait de http://vignats.e-monsite.com/pages/vignats-patrimoine-et-histoire/les-montgommery.html

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE VIGNATS (Calvados)     « La chapelle Saint-Nicolas, située au bord des fossés de la motte féodale, était jadis l’église du bourg castral. Elle a été reconstruite au 18e siècle et très restaurée au début du 20e siècle.

         A l’intérieur, on trouve deux statues en pierre du 15e siècle : l’une de saint Nicolas visible sur l’autel méridional de la chapelle et une Vierge à l’Enfant vénérée sous le nom de Notre-Dame-du-Bon-Repos. Une autre Vierge en terre cuite du 18e siècle est présente dans la sacristie. » [1]

     Photo ci-dessus extraite de http://tourisme.aidewindows.net/vignats.htm#chateau-vignats

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://gillespivard.i.g.f.unblog.fr/files/2009/03/chapelle09saintnicolasvignats.pdf

    [2] Extrait de la Base Mérimée

    [3] Extrait de la Statistique de l'arrondissement de Falaise par Frédéric Galeron ; Brée l'aîné, 1828 https://books.google.fr/books?id=tO3NumU1GOIC&pg=PA322&lpg=PA322&dq=Saint+Nicolas+Fourches+Calvados&source=bl&ots=MFy-zfyDzI&sig=03BnR0wColq70OLjisZk7pdLQj8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiBqJmrvK3YAhVMuRQKHV7ICpM4ChDoAQhQMAc#v=onepage&q=Saint%20Nicolas%20Fourches%20Calvados&f=false

    [4] Extrait de la Statistique Monumentale du Calvados par Arcisse de Caumont ; Derache, 1850

    [5] Extrait de http://vignats.e-monsite.com/pages/vignats-patrimoine-et-histoire/les-montgommery.html

     

    Bonnes pages :

     

    https://books.google.fr/books?id=8xq4K2tP60oC&pg=PA151&lpg=PA151&dq=Le+ch%C3%A2teau+de+Vignats.&source=bl&ots=g_P65urJKC&sig=pRTDyuiRutAh5rifVhAUEMsLO9A&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpsYvt063YAhUFOhQKHUCKCn84FBDoAQgtMAA#v=onepage&q=Le%20ch%C3%A2teau%20de%20Vignats.&f=false

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