• LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus : à gauche, un dessin extrait du site http://jumieges.free.fr/Mailleraye_chantier_5.html ; au centre, une illustration extraite de http://bacsdeseine.over-blog.com/article-les-bacs-de-la-mailleraye-sur-seine-109622675.html ; à droite, une photo de la chapelle du château extraite de https://www.paris-normandie.fr/hemerotheque/seule-rescapee-du-chateau-a-la-mailleraye-sur-seine-1045019-NXPN1045019

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)       " Le château se composait de trois corps de bâtiment ; les grandes pièces étaient princières. Du balcon placé devant toutes, on voyait, en face de soi, la Seine déroulant sa ceinture argentée et portant mille navires aux voiles blanches et légères qui la sillonnaient en tout sens. Je ne m'attendais plus à revoir ces merveilles ; je savais que la charrue avait passé sur ces féeriques bosquets où tant de gloires étaient venues se délasser des fatigues de la guerre et de l'ennui des cours. " Léon Fallue [2] 

     

    Ci-dessus, " château de la Mailleraye sur la Seine par Joseph Mallord William Turner (britannique, 1775 - 1851) " http://bacsdeseine.over-blog.com/article-les-bacs-de-la-mailleraye-sur-seine-109622675.html

     

         A la Mailleraye-sur-Seine (anciennement nommée Guerbaville) existait un château construit en bord de Seine. Détruit au 19e siècle, il n'en reste plus aujourd'hui que sa chapelle. [NdB]

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)

     

    Plan de situation du château disparu de la Mailleraye ;blason de la famille de Moÿ, de gueules fretté d'or puis de gueules fretté d'or de 6 pièces. Ce blason est devenu celui de la commune de La Mailleraye. Blason par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9840892

     

    Guerbaville et le bac de la Mailleraye

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)     " La commune de Guerbaville surtout connue par la seigneurie et la passage d'eau de La Mailleraye, prend le 29 janvier 1910 le nom de La Mailleraye sur Seine qui était jusqu'alors la dénomination du port de la commune. Elle comprend près de la moitié de la forêt domaniale de Brotonne qui témoigne d'une occupation antique intense.
         Hormis les vestiges retrouvés, rien ne transparaît de l'histoire du lieu jusqu'à sa première mention (Grabarville, 1225 - La Meslrée, 1185)." [4]

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)     " Le bac de la Mailleraye à Sainte-Marguerite-sur-Duclair et au Trait n'est pas aussi ancien que ceux que je viens de rappeler. Il ne fut établi qu'à la fin du 16e siècle, et il a son origine dans la cession du droit de bac consentie le 8 mars 1486 (n. st.) par Guillaume d'Harcourt, comte de Tancarville et de Montgommery, vicomte de Melun, seigneur de Montreuil-Bellay, de Noyelles-sur-Mer, du Trait et de Sainte-Marguerite, et connétable hérédital de Normandie [ Guillaume d'Harcourt était fils de Jacques d'Harcourt qui, en 1417, avait épousé, en son château de Noyelles-Sur-Mer, Marguerite, fille et unique héritière de Guillaume de Melun et comtesse de Tancarville (Cf. A. Deville, Histoire du château et des sires de Tancarville, p. 185). ], en faveur du chevalier Colart de Mouy, seigneur de Mouy, de Bellencombre et de la Mailleraye [ Dès 1405, la terre de la Mailleraye appartenait à la noble et ancienne famille de Mouy, originaire du Ponthieu, qui la posséda pendant plus de 250 ans (Cf. Guilmeth, Description géographique des arrondissements du Havre, Yvetot et Neufchâlel, t. II, arrond. d'Yvetot, pp. 189 et 191, n. 1) ], conseiller et chambellan du roi et son bailli à Rouen. " [5] 

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)      " Le château de La Mailleraye-sur-Seine a dominé le village et la Seine jusqu'en 1857. Il remonterait avant le 16e siècle et a été bâti sur des terrasses élevées, parallèlement à la Seine. " [1]

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)     " Château fort ou manoir médiéval remplacés par un important château construit au temps de Henri II pour la famille de Moy. La chapelle porte la date 1569 et consacrée en 1585. Travaux poursuivis au 17e siècle et au 18e siècle : parc dans le goût de André Le Nôtre. Le colombier, l'ermitage, la ménagerie d'oiseaux aquatiques, le belvédère et la ferme détruits en 1855. Il subsiste le colombier polygonal en maçonnerie, les communs, les terrasses et la chapelle. " [3] 

     

    Dessin ci-dessus, extrait de http://aphrael.centerblog.net/6575429-chateau-de-la-mailleraye-sur-seine

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)     " L'ancien château de La Mailleraye, autrefois situé près de la rive de la Seine, sur un terre plein entouré de fossés secs, à proximité de la chapelle. Ce terre-plein, aujourd'hui boisé, existe toujours. Le château datait des 16e et 17e siècles. Il se composait, sur le côté nord du terre-plein, d'un corps de logis cantonné par deux pavillons, prolongé en retour, parallèlement à la Seine, par un autre corps de logis, le tout construit entièrement en pierre et couvert en ardoise. " [6]

     

    Dessin ci-dessus extrait de http://jumieges.free.fr/Mailleraye_chantier_3.html

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)     " Ce château, nommé d’abord Mespiletum dans les anciennes archives de l’archevêché de Rouen, s’est successivement appelé le Meslèrè, puis la Meslerèe, puis enfin la Mailleraye. Ce magnifique domaine, si universellement admiré des voyageurs qui visitent cette portion de la Normandie, n’est pas dépourvu de souvenirs historiques. Dès 1403, cette terre appartenait à la noble et ancienne famille de Moy, originaire du Ponthieu. En 1418 , le château de la Mailleraye tomba au pouvoir des Anglais, qui en restèrent en possession jusqu’en 1449, époque où il fut rendu à ses légitimes propriétaires, dont l’un, N. de Moy, fut nommé gouverneur de la ville et du fort d’Harfleur , par Charles VII. Après la reddition de cette place et l’expulsion de nos ennemis d’outre-mer, ce prince revint, par Caudebec, loger au château de la Mailleraye, où il ne fit cependant qu’un assez court séjour : Agnès Sorel l’attendait au Mesnil-Jouxte-Jumiéges !...

     

    Ci-dessus : " à quelques pas de la chapelle, des fondations, reste de rempart de la ville ancienne ou mur d'enceinte du chateau ? " Photo extraite de http://aphrael.centerblog.net/6575427-chateau-de-la-mailleraye-sur-seine


    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)    Louis XI visita aussi la Mailleraye en 1464, 1474 et 1475. Le fameux comte de Warwick était venu, à son tour, en 1470, y demander l’hospitalité au loyal et brave De Moy. Enfin, François Ier, dans un voyage au Havre, fut, avec toute sa suite, dit un ancien mémoire,
    logié couchié et hébergié au château de la Mailleraye. Avant la révolution, tout bâtiment, navire ou bateau qui passait devant cette noble demeure, devait la saluer de trois coups de canon , en inclinant son pavillon principal, et le château se bâtait de répondre également par trois coups. L’usage de ce salut naval remontait à 1550, un acte en fait foi : c’est qu’alors Charles de Moy, seigneur de la Mailleraye, était vice-amiral de France. Jean de Moy, son fils, seigneur de la Mailleraye, ayant été également vice-amiral, l’usage du salut, dont l’origine, comme on le voit, était militaire et non féodal, volontaire et non obligé, s’était perpétué jusqu’à nos jours. Quelquefois même encore, malgré la révolution de juillet, certains navires n’oublient pas cette marque de politesse. Ce fut en faveur de ce Jean de Moy, dont nous parlons, que Henri III, par lettres-patentes du mois d’avril 1585, créa un plein fief de haubert dit de Moy ; ce fief fut composé de plusieurs portions de la forêt de Brotonne, que le roi lui-même avait données à ce seigneur, à titre de récompense militaire, et qu’il incorpora en même temps aux fief, terre et châtellenie de la Mailleraye.
         Trentre-six ans après , le roi Louis XIII réunit à son tour, à la châtellenie de la Mailleraye, le demi-fief de Bliquetuit ; cette châtellenie fut érigée en marquisat, par lettres-patentes de Louis XIV, datées du mois de décembre 1653, en faveur de Louis de Bretel de Grimouville...."
    [9] 

     

    Ci-dessus, " La cour intérieure du château de La Mailleraye vue par Louis Lesage (1762-1851). L'un des fils du chantier Bataille y sera homme de confiance. " Dessin extrait de http://jumieges.free.fr/Mailleraye_chantier_2.html

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)     " A la fin du 15e siècle, la seigneurie prend de l'importance quand Colard de Moÿ obtient le droit de passage sur la Seine, les droits de marché et de foire annuelle.
          En l'espace d'un siècle et demi, les seigneurs de Moÿ ont acquis presque tous les fiefs de la presqu'île. Dans le courant du 16ème siècle, le château est reconstruit ; Jean de Moÿ y fait construire une chapelle. " [4]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Moÿ, de gueules fretté d'or puis de gueules fretté d'or de 6 pièces. Ce blason est devenu celui de la commune de La Mailleraye. Blason par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9840892

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)      " En 1529, le roi François Ier, de passage, nomme Charles de Moy gouverneur du Havre. Ce qui lui apporte une motivation supplémentaire pour poursuivre la restauration du château, entreprise dix ans auparavant. Son fils, Jean de Moy, poursuit son œuvre. Il en fait une des « trois grâces » de Normandie. Il fait également tracer un vaste jardin, planté dans le goût de Lenotre, et en fait l'un des plus beaux du genre, connu dans toute la France. Des avenues d'arbres séculaires formaient un immense éventail. Consacré Seigneur par le pape Pie V en 1569, Jean de Moy fait construire une chapelle, seul témoin encore debout de ce glorieux passé. " [1]

     

    Ci-dessus, dessin extrait de http://jumieges.free.fr/Bliquetuit_centenaire.html

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)     " Au 17e siècle, Charlotte de Moÿ épouse Jacques de Grimouville, qui obtient du roi Louis XIV, en 1653, l'érection en marquisat de la terre de La Mailleraye et plusieurs fiefs environnants.

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille de Grimouville https://fr.geneawiki.com/index.php?curid=169657 ; à droite, blason de la famille de Fabert extrait de http://terrot.club.pyreneen.free.fr/sf1/fabert/fabert.htm

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)     En 1686, les héritiers de Louis de Grimouville vendent le château et son domaine à Marie Angélique Fabert, fille d'Abraham Fabert, maréchal de France, et seconde épouse en 1677 de François d'Harcourt, marquis de Beuvron.  Ce dernier meurt en 1704 et est inhumé dans la chapelle de La Mailleraye. Son épouse lui survit jusqu'en 1730. En 1728, elle vend La Mailleraye au petit-fils issu du premier mariage de son époux, François d'Harcourt, 2e duc d'Harcourt , maréchal de France (1689-1750).

     

    Ci-dessus, blason de la famille d'Harcourt par User:Spedona Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneli Le code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2697928

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)       En 1751, les héritières de celui-ci vendent le marquisat de La Mailleraye au comte d'Houdetot, qui, après l'avoir fait ériger en 1753 en comté d'Houdetot La Mailleraye, le revend en 1755 à Anne Joseph Bonnier de La Mosson, épouse du 5e duc de Chaulnes.

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille de Houdetot par Bibar Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=63624670 ; à droite, blason de la famille de Chaulnes par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneli Le code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4586497

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)       Le 30 décembre 1767, la duchesse de Chaulnes revend le comté d'Houdetot La Mailleraye à Adélaïde Louise Duhamel de Mellemont, épouse du marquis de Nagu. Celle-ci meurt en 1794, laissant la propriété à sa fille, Adélaïde Marie Céleste de Nagu, épouse de Victurnien Bonaventure de Rochechouart, marquis de Mortemart. Après le décès de celle-ci, en 1853, le château de La Mailleraye est vendu en 1854, puis démoli en 1857, le parc et le domaine attenant sont démantelés. " [6]

     

    Ci-dessus : à gauche, balson de la famille de Nagu par Le Cardinal Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15304984 ; à droite, blason de la famille de Rochechouart-Mortemar par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4586002

     

    Le Parc

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)      " La Mailleraye, anciennement Meslerée, est dans une situation fort agréable, sur le bord de la Seine, près de la forêt de Brotone. Le château de la Mailleraye est un édifice très-vaste, dont les terrassés élevées et les constructions irrégulières sont parallèles au cours de la Seine ; l'architecture présente le caractère de plusieurs âges. Le parc, remarquable par sa belle distribution, peut être comparé aux charmants jardins de Méréville, de Morfontaine ou d'Ermenonville. Les curieux vont surtout visiter avec empressement la ferme pittoresquement située au milieu de hautes futaies ; la ménagerie d'oiseaux aquatiques qui peuplent les étangs de cette enceinte ; l'ermitage, le colombier, le parasol et surtout le pavillon oriental, bâti sur un tertre d'où l'oeil embrasse la vaste étendue du parc. On aperçoit de ce beau lieu les restes de l'abbaye de Jumiéges, dont les clochers, encore debout, indiquent l'ancienne splendeur de cette maison, située à peu de distance de la rive droite de la Seine. " [8]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)      " Avril 1854, c'est l'époque où fleurit une petite annonce : le château de La Mailleraye est en vente par la marquise de Mortemart. En juin 1854, mauvaise nouvelle. Le château a trouvé preneur ainsi que son parc. Il sera, nous dit la Vigie de Dieppe, l'objet d'une exploitation. En clair, une bande noire* va bientôt le détruire pour en récupérer les pierres. Le démantèlement intervient en 1857. Quelle était la vie au château quand il était encore debout. Témoignages... " Léon Fallue [2]

    Voir ce site.

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1817, Archives de la Seine-Maritime, http://www.archivesdepartementales76.net/

     

         * " La Bande Noire est une expression désignant, dans son ultime usage, une association de spéculateurs qui, sous la Révolution française, à partir de la mise sous séquestre des biens du clergé (décrets des 13 mai et 16 juillet 1790) et des émigrés (décrets du 2 septembre 1792 et 3 juin 1793), et leur vente, s'entendaient pour acheter à bas prix les châteaux, abbayes, monuments d'art les plus précieux, dans le but de les occuper, de les revendre avec profit (parcellisation des anciens domaines) ou de les démolir et d'en vendre les matériaux. " [6]

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)     " Aujourd'hui, seule une jolie balustrade subsiste, provenant des perrons, qui entoure désormais les jardins de l'hôtel de ville de Caudebec-en-Caux. " [1] 

     

    Carte postale montrant le parc entourant l'hôtel de ville de Caudebec : on y voit la balustade venue du château de La Mailleraye.

     

    Abbé Cochet, 1871 :

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)      " Le château de la Mailleraye datait du temps de Louis XIII et de Louis XIV ; c'était une œuvre imparfaite et inachevée, dont la cour était fermée par des douves profondes du côté de la plaine, et qui s'élevait sur une terrasse bordée de balustres et dominant la Seine. Cette demeure des de Moy, des Fabert, des Harcourt, des Nagu et des Mortemart, qui avait reçu plusieurs fois des princes et des rois, a été démolie en 1857. Le parc, planté dans le goût de Le Nôtre, a disparu également avec ses arbres séculaires. La chapelle du château est un édifice sans caractère, portant sur son fronton le millésime de 1589. A l'intérieur sont encore les croix de consécration qu'y imprima, le 24 août 1585, messire Jean Lesseley, évêque de Ross, en Ecosse, et vicaire général de Rouen, lorsque, à la prière de messire Jean de Moy chátelain de la Mailleraye, il vint dédier cette chapelle. Les fenêtres sont garnies de verrières du 15e et du 16e siècle provenant des abbayes de Jumiéges et de Saint-Wandrille et qui représentent principalement les apôtres avec les articles du symbole qui leur sont attribués. Le mobilier se compose d'un joli bénitier en pierre de la Renaissance, venant de Jumiéges ; d'un christ en ivoire, d'une contre-table en bois du 17e siècle, d'un autel en marbre, de stalles dans le genre Louis XIII et d'une tribune pour les chåtelaines, sculptée dans le style des derniers Valois. De 1695 à 1789, cette chapelle fut desservie par les pères Capucins, qui y avaient fondé un hospice. Dans le caveau sépulcral, où reposent plusieurs des chàlelains de la Mailleraye, des tablettes de marbre attachées au mur conservent les noms de François de Harcourt, marquis de Beuvron, gouverneur de la Normandie, décédé en 1705 ; du marquis de Nagu et de la Mailleraye, mort en 1777 ; d'Adélaïde Duhamel, son épouse, décédée en 1826 ; de Victurnien-Victor de Rochechouart, marquis de Mortemart, pair de France, mort en 1823 ; de son fils, mort à treize ans, en 1824 ; et de Louis-Victor-Victurníen de Rochechouart, marquis de Mortemart, décédé en 1834. " [10]

     

    Ci-dessus, " Sans doute l'unique photo du château. De 1852, elle est due au politicien irlandais Edward King Tenison. " Photo extraite de http://jumieges.free.fr/Mailleraye_chantier_5.html

     

    La chapelle

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)      " C’est l’unique survivante du superbe château qui trônait jadis en bord de Seine. La chapelle seigneuriale a été construite en 1569 à l’initiative de Jean de Moy, puis a été consacrée en 1585 et desservie par les capucins de Caudebec. Elle s’offre à la vue des promeneurs qui flânent le long de la Seine, un peu en retrait, nichée sur son esplanade et ornée d’une fine balustrade qui l’isole du muret constituant le promontoire.Confisquée à la Révolution, elle a été rachetée par la marquise de Nagu, et abrite de nombreuses inscriptions tumulaires des seigneurs de La Mailleraye. Les sépultures ont été pillées pendant la Révolution pour récupérer le plomb des cercueils. Les vitraux de la chapelle, qui datent du 14e et du 16e siècle, proviennent de l’abbaye de Jumièges et ont été réalisés par l’atelier qui a fait ceux de la cathédrale et l’abbaye de Saint-Ouen, à Rouen. Elle fut attenante au château jusqu’en 1858.

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://www.patrimoine-religieux.fr/annuaire_opr/bdphotos/1373964535171/photos_13739647074291.jpg

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)

     

    Vendu pierre par pierre

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)     Ce superbe édifice, pourvu d’un parc dessiné selon Le Nôtre, a eu le privilège de voir ses allées foulées par Louis XI, François Ier, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV ! Parmi les seigneurs propriétaires, on cite tout particulièrement Charles de Moy (père de Jean), gouverneur du Havre à qui François Ier a remis les clés de la cité. Démantelé et vendu pierre par pierre par la « Bande noire » pour enrichir des collections étrangères, il ne reste désormais que la chapelle. Elle ne se visite pas car elle est la propriété privée de la famille d’Harcourt. Cependant, l’histoire restera à jamais très forte. Il se murmure même que c’est à l’ombre de cette chapelle que Louis XIV s’éprit de La Valière. " [7] 

         Cette chapelle appartient aujourd'hui à la famille d'Harcourt.

     

    Ci-dessus, " Vue du château de la Mailleraye. Dessin de Louis-François Le Sage (1762-1851) réalisé avant l'avènement de la vapeur. On aperçoit en haut à gauche la carcasse d'un navire en construction. " Dessin extrait de http://jumieges.free.fr/Mailleraye_chantier.html

     

    Protection :

     

          Inscription de la chapelle par arrêté du 20 février 1947.

     

    A proximité : église Saint-Mathurin, 16e siècle.

     

    LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE LA MAILLERAYE (Seine-Maritime)            

     

     

           

     

      

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://www.paris-normandie.fr/hemerotheque/dans-lombre-du-chateau-337641-EFPN337641

    [2] Extrait de http://jumieges.free.fr/Mailleraye_Fallue.html

    [3] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-seine-maritime-chateau-a-la-mailleraye-chateau-de-mailleraye.html

    [4] Extrait de https://www.pnr-seine-normande.com/commune-lamaillerayesurseine-0-53.html

    [5] Extrait de http://jumieges.free.fr/bac_mailleraye.html

    [6] Extrait de Wikipédia

    [7] Extrait de l'article du site du journal Paris-Normandie du 19-08-2013 https://www.paris-normandie.fr/hemerotheque/seule-rescapee-du-chateau-a-la-mailleraye-sur-seine-1045019-NXPN1045019

    [8] Extrait du Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France et de plus de 20 000 hameaux en dépendant : illustré de 100 gravures de costumes coloriés, plans et armes des villes, etc.,.... Volume 2 / par Eusèbe Girault de Saint-Fargeau (1799-1855). Éditeur ; F. Didot (Paris) 1844-1846 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5549886c/f478.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20la%20Mailleraye%22.texteImage

    [9] Extrait de la Description géographique, historique, monumentale et statistique des arrondissements du Havre, Yvetot et Neufchatel suivie de l'histoire communale des environs de Dieppe. Partie 2 par Auguste Guilmeth – Éditeur :: (Paris) 1838 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32154238/f203.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20la%20Mailleraye%22.texteImage

    [10] Extrait du Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure rédigé sous les auspices de l'Académique des sciences, belles-lettres et art de Rouen, par M. l'abbé Jean Benoît Désiré Cochet (1812-1875) - Éditeur : (Paris) 1871 - gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36742w.r=R%C3%A9pertoire%20arch%C3%A9ologique%20du%20d%C3%A9partement%20de%20la%20Seine-%20Inf%C3%A9rieure%20r%C3%A9dig%C3%A9%20sous%20les%20auspices%20de%20l%27Acad%C3%A9mique%20des%20sciences%2C?rk=21459;2

     

    Bonnes pages :

     

    O La Normandie monumentale et pittoresque... Seine-inférieure, 1re [-2e] partie... Éditeur : Lemâle (Le Havre) 1893 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62340920/f508.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20la%20Mailleraye%22

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62340920/f509.item.texteImage

    O http://jumieges.free.fr/Mailleraye_Fallue.html

    O http://jumieges.free.fr/bac_mailleraye.html

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32154238/f203.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20la%20Mailleraye%22.texteImage

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)     On retrouve parfois l'emplacement d'un manoir grâce à la présence de ses fossés et/ou d'une motte sur la carte. On découvre ainsi le site de Malicorne et celui du Hamel, deux hameaux aujourd'hui de la commune de Francheville dans l'Eure.

         Plus au sud, entre Bourth et Verneuil, se dressait la motte de la Lande sur la commune de Mandres. [NdB]

     

    Ci-dessus, carte IGN extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)

     

    Plan de situation de la motte de Malicorne à Francheville ; blason de la famille de Lieurey par Gilloudifs

     

    LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)     " Les chevaliers de Malicorne furent probablement, eux-aussi, d’origine française. Au 12e siècle, ils seraient peut-être installés sur deux sites, près de Saint-Lubin-des-Joncherêts et aux alentours de Bourth, en Normandie.

         Près de Saint-Lubin, existait en 1462 un manoir, dont Louis Osmont était seigneur en fief. La pancarte du chapitre de Chartres en donna une description très sommaire qui ne permet malheureusement pas de déterminer s’il s’agissait à l’origine d’une fortification : « un manoir nommé Malicorne et colombier [ BNF, lat. 5185 H, f° 134 (1462) ; commune de Saint-Lubin-des-Joncherêts, canton de Brézolles, dép. de l’Eure-et-Loir. ] »

     

    Ci-dessus, une photo aérienne du site de Malicorne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure) LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure) LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)

     

    Ci-dessus : à gauche, un plan extrait du cadastre napoléonien de 1829, Archives de l'Eure, https://archives.eure.fr/ ; au centre, carte d'Etat-Major extrait du site Géoportail ; à droite, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

         Pour le site normand en revanche, nous trouvons régulièrement à partir de 1578, des aveux du fief de Malicorne [ Commune de Francheville, canton de Breteuil-sur-Iton, dép. de l’Eure. ] Comme à l’habitude, les descriptions sont toutes quasiment identiques, mentionnant un manoir, une motte, des fossés en eau entourant l’ensemble du site et enjambés par un pont-levis donnant accès à la motte, une chapelle castrale Saint-Nicolas, etc.* Notons qu’en 1614, la motte, malgré son existence, ne fut pas mentionnée dans le partage des biens de Gilles de Lieurray. [ Arch. dép. Eure, 1J 269, Malicorne (1614) : « [...] le fief, terre et seigneurie de Malicorne, assis en la paroisse de Francheville [...] se consistant en masure, manoir seigneurial cloz en fossez et aultres édiffices, estant la dicte masure ainsy bastie quelle est avec le plant hayes et arbres dessus estant [...] » ] Un plan cadastral de 1825 montrait encore un fossé en eau irrégulier au nord-ouest de la chapelle [ Arch. dép. Eure, III PL 1047. ]. Sur ses bords internes étaient disposés quelques bâtiments quadrangulaires. La partie nord-est présentait une petite excroissance, apparemment le début d’un fossé intérieur plus étroit, à côté duquel se trouvait un petit bâtiment de plan circulaire, sans doute le colombier moderne. Quant au fossé intérieur, entourait-il autrefois la motte ? Les vestiges actuels sont très ténus : une mince partie des fossés occidentaux, toujours en eau, entoure un terre-plein légèrement surélevé, accueillant aujourd’hui une maison moderne (ill. no 33 ci-dessous). La chapelle Saint-Nicolas, située par les aveux en dehors de l’ancienne basse-cour, est en partie conservée. Bien qu’ainsi séparée de la fortification, elle faisait partie intégrante de l’ensemble et sa fondation fut subordonnée à la construction du château : sa datation est donc essentielle. La nef aurait été détruite mais le chœur, élevé de murs de terre, subsiste (ill. no 34 ci-dessous). Percé de petites baies en plein cintre d’époque romane [ J. Charles, « Vestiges d’époque romane dans les édifices religieux du département de l’Eure », MSE, n° 68,1993, Évreux, p.10-30, p. 10 et suiv. ], il peut être daté du 12e siècle au plus tard, induisant une fondation castrale au moins de la même époque. Les aveux, le schéma général pourraient donc présenter une structure à motte et basse-cour, typique de cette période. " [1] 

     

    LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure) LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)

     

     Ci-dessus : illustrations n° 33 et n° 34 du texte ci-dessus.


    * Arch. nat., P 310, C (3), pièce n° IIICI, « Aveu de Gilles de Lieurrey » (22 juin 1578) : « [...] c’est assavoir ung plain fief, nommé le fief de Malicorne, assis en la paroisse de Francheville [...] Auquel fief y a manoir, motte, collombier [...] et plusieurs autres bastisments, le tout clos à fossés plains d’eau, où y a pont levys pour rentrer et yssue de ladite motte, et une chapelle bastie du tous temps [...] aussy ung moulin à bled assis sur laditte rivière, appelé le moulin de Chastivet [...] » ; arch. dép. Seine-Maritime, II B 458, pièces n° 28 et 29, « Aveu de Georges Allorge » (15 juil. 1620) : « Et conciste le domaine non fieffé dudict fief en ung manoir seigneurial, motte, maison, granges, estables, colombier à pied et plusieurs autres bastimens, le tout clos de fossez plains d’eau, où y a pont levis pour l’entrée et issue de ladite motte, et une chapelle hors icelle bastie de tout temps [...] » ; et pièces n° 30 (23 juin 1678) et n° 33 (11 sept. 1685), « Pour expédition de la Chambre des Comptes » : « Premièrement : un manoir, motte, collombier à pied, chapelle [...] et autres bastiments, le tout clos à fossé plain d’eau où il y a pont levis à l’entrée de laditte motte, le tout contenant viron une are ou environ compris le jardin. »

     

    " MALICORNE

          Vers 1145, Garin de Malicorne est témoin d'une donation de Richard de Courteilles aux moines de l'Estrée. Quelques années après, Garin est diacre de l'évêque d'Evreux.
         Gilbert de Malicorne a son hébergement et le merrain pour son moulin et pour sa chapelle en bois vif par livrée et en bois mort pour brûler et le panage quitte.


    LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)     Richard de Lieurey, sieur de Malicorne, est cité le 11 juillet 1450 dans une enquête faite dans le vicomté d'Evreux. Il avait en 1456 plein fief à Gaudreville-la-Rivière.
         Guillaume de Lieurey, fils de Richard et de Robine d'Annebaut, se présenta en 1470 à la montre de Beaumont, en qualité de seigneur de Gaudreville, vicomté d'Evreux. Il devait être également seigneur de Malicorne comme son père et son fils. Il avait épousé la fille de Robert Campion, qui l'avait rendu seigneur du Cable et dont il eut, entre autres enfants, Jean seigneur de Gaudreville et du Cable et Pierre seigneur de Malicorne et de Malleville.


    Ci-dessus, blason de la famille de Lieurey par Gilloudifs

     

         En 1508, Pierre de Lieurey acheta le fief d'Omonville. On a conservé deux baux faits par Pierre de Lieurey, seigneur de Malicorne, datés respectivement de 1518 et 1528. Il eut deux fils, Robert sieur de Malleville et Gilles seigneur de Malicorne et Omonville.
         Gilles de Lieurey avait, avant 1532, hérité de son père. Il a les titres de Marcilly et Malicorne dans un aveu que lui rendit, en 1564, françois Durand, sieur des Salles et d'Auvergny. Le 18 novembre 1567, il fit hommage au roi à cause de son fief de Malicorne.


    LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)     Élisabeth de Lieurey, fille de Georges, épousa Georges Alorge, sieur de Fumechon, auquel elle apporta la seigneurie de Malicorne. Le 15 juillet 1620, Georges Alorge, sieur de Fumechon, de la Herruppe et de Malicorne rendit aveu de ce dernier fief, assis à Francheville vicomté de Verneuil, à lui appartenant, au droit de damoiselle Élisabeth de Lieurey, son épouse. C'était un fief de haubert. Le seigneur de Malicorne avait le patronage de Francheville.
         Gilles-Pierre Alorge, fils de Georges, rendit aveu pour Malicorne, le 27 juillet 1661. Deux ans plus tard, il est reconnu d'ancienne noblesse. Son fils Anne l'a remplacé en 1685, époque où il rend aveu pour Malicorne.

     

    Ci-dessus, blason de la famille Allorge https://www.wikiwand.com/fr/Armorial_des_familles_de_Normandie#/A

     

         Un arrêt du 2 juillet 1689, entre le duc de Bouillon, un sieur de Malicorne et autres seigneurs, ordonne aux riverains de l'Iton de faire réparer chacun, au droit de soi, les chaussées d'icelle, de faire couper les bois et les herbes qui peuvent en retarder le cours.
         En 1714, Agnès Mauduit, veuve de Gilles-Pierre Alorge, était remariée à Noël de Bretignières, conseiller du roi, maire et lieutenant de police de Verneuil.


    LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)     Gilles Alorge, fils d'Anne fut reçu en 1737 capitaine de la brigade des gabelles, établie à Gisors. Il avait vendu Malicorne, vers 1720, à dame Claude de Berthelot de Belay, veuve de Martial Perron de Chamouzet, conseiller au Parlement de Paris, qui rendit aveu le 20 mars 1721.
    Le 7 mai 1742, Claude-Humbert-Pierre de Chamouzet, chevalier de Dyan, Val-Thierry, Malicorne, etc.., rendit aveu pour le fief de Malicorne à lui appartenant à droit successif de sa mère, dame Claude de Berthelot, veuve de messire Martial Perron de Chamouzet.
    Jean-Baptiste Daubenton, commissaire général de la Marine, rendit aveu le 29 avril 1750 du fief de Malicorne que lui avait vendu le sieur de Chamouzet, par contrat devant les notaires de Paris, le 2 juillet 1748. " [2] 

     

    Ci-dessus, blason de la famille Piarron de Chamousset par Gilloudifs

     

    LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure) LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure) LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure) LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)

     

    Ci-dessus, cartes postales anciennes montrant la chapelle de Malicorne ; j'ignore si celle à droite correspond au site de la chapelle de Malicorne car il n'y a pas d'eau derrière la chapelle.

     

    La chapelle de Malicorne

     

         " Située en bordure de la route D55 entre Breteuil et Bourth, et bien visible de celle-ci, la chapelle de Malicorne, ancienne chapelle castrale du fief du même nom, est un édifice très ancien, sans doute d'époque romane. Placée sous l'invocation de Notre-Dame-de-la-pitié, c'est une ancienne chapelle domestique qui fut construite pour permettre aux seigneurs de Malicorne d'accomplir leurs dévotions à proximité de leur demeure.

         Chapelle fort humble dans sa construction et sa décoration, elle réussit, contrairement aux établissements de plus grande importance, telle la Madeleine de Breteuil ou la Poultière de La Géroulde, à traverser les siècles sans dommage et se présente à nous comme un vestige très ancien. En effet, elle est attestée dès 1145.

         En 1343, Jean duc de Normandie approuve, après enquête du vicomte de Breteuil, l'accord conclu, entre Jehan de Courtonne, chevalier, sire de Lasson et Jean du buisson, sire de Curtay, au sujet du fief de Malicorne que le premier tenait du second, qui le tenait lui-même du seigneur de Tillières en arrière fief du duc.

         Un aveu rendu par le duc d'Orléans, le 15 décembre 1349, précise que Jehan de Courtonne avait droit, pour son fief de Malicorne, de prendre du bois dans la forêt de Breteuil pour réparer sa chapelle et son moulin de Chétivet.

         L'édifice actuel est construit en blocage avec les chaînages d'angle et l'encadrement de la porte en grès. Il n'y a de la pierre blanche que pour les fenêtres, sans doute réédifiées au 16e siècle. L'abside circulaire, le linteau de la porte, la rusticité des matériaux, tout dénote une époque très ancienne, 15e siècle voire antérieure. La toiture est en petites tuiles de pays ; quant au clocher de plan octogonal, il est aujourd'hui recouvert d'ardoises, lesquelles ont sans doute remplacé, il y a quelque temps déjà, des essentes.

         L'histoire de cette chapelle se confond avec celle du fief de Malicorne où exista longtemps un château féodal possédé par les familles de Courtonne, de Lieurey, de Martel. On sait qu'outre la chapelle, le fief comprenait manoir, maisons diverses, colombier à pied, fossés et pont-levis.

         À l'époque de la Réforme, la chapelle, alors aux mains de Lieurey, passe pour avoir été, un temps, convertie en temple protestant. Il s'agit là d'une tradition qu'aucun document historique ne vient étayer.

         Autrefois, la chapelle était lieu de pélerinage et de fête au 15 août, cette coutume a disparu il y a seulement quelques dizaines d'années. Une enquête du début du 19e siècle indique que « la sainte messe y est célébrée tous les samedis, le jour de saint Marc, un des jours des Rogations et le vendredi de la Passion ».

         Cet antique et pittoresque édifice, témoin de la foi de nos pères, est, comme les visiteurs peuvent s'en rendre compte, toujours pieusement entretenu. " [2] 

     

    A proximité :

     

    Les mottes du Hamel (Francheville) et de la Lande (Mandres) :

     

    LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure) LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)

     

    Ci-dessus, la motte du Hamel à Francheville : à gauche, une photo aérienne extraite du site Google Earth ; à droite, un plan extrait du cadastre napoléonien de 1829, Archives de l'Eure, https://archives.eure.fr/

     

             " La prospection aérienne [Association "Archéo 27" ] ainsi que l’étude des cartes IGN et des cadastres du 19e siècle montrent l’existence de deux enceintes annulaires encore en eau sur les sites de la Lande (ill. n° 36) [commune de Mandres, canton de Verneuil-sur-Avre, dép. de l’Eure ; cette enceinte est également visible sur l’Atlas Trudaine au hameau de la Francésière : Arch. nat. F 14/8452 ] et du Hamel, plus petite [commune de Francheville, canton de Breteuil-sur-Iton, dép. de l’Eure] (ill. n° 37). Ces indéniables fortifications ne sont documentées par aucune source écrite et semblent isolées. Elles n’ont pas donné naissance à d’autres centres de peuplement que les simples fermes quelles sont devenues. Leur situation, au sud de Cintray et Charnelles tendrait à les associer à Breteuil. " [1] 

     

    LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure) LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure) LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)

     

    Ci-dessus la motte de la Lande à Mandres : à gauche, illustration n° 37 du texte ci-dessus ; au centre, une photo aérienne orientée au sud extraite du site Géoportail ; à droite, une photo aérienne orientée au nord extraite du site Google Earth.

     

          " Le Becquet de l'Iton (ou Becquet de Chéraumont) est un ouvrage hydraulique de maçonnerie construit au 12e siècle par Henri Ier Beauclerc. Ce barrage, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2002, est localisé sur la commune de Bourth, en Normandie. Il est conçu pour départager les eaux de l'Iton en deux bras forcés, afin d'alimenter les places fortes de Breteuil-sur-Iton et de Verneuil-sur-Avre. " [3]

     

    LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure) LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure) LES REMPARTS DE MALICORNE (Eure)

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de La Frontière normande de l'Avre – 3ème partie. Châteaux féodaux et villes ducales par Astrid Lemoine-Descourtieux https://books.openedition.org/purh/6828

    [2] Extrait de https://www.francheville-eure.fr/culture/histoire.html

    [3] Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Becquet_de_l%27Iton

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche) LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche) LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)

     

    Ci-dessus : à gauche, Rauville-la-Place, château de Garnetot, collection Wallois https://www.le-petit-manchot.fr/cc-39-11-rauville-la-place-garnetot/articles/ ; au centre et à droite, photos extraites de https://michel-lesrandosdulundi.blogspot.com/2010/09/randonnees-du-lundi-13-septembre.html

     

    Le manoir de Garnetot (15e-17e)

     

    LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)     Sur la commune de Rauville-la-Place s'élève " le manoir de Garnetot, dont la haute façade s’élève face aux marais bordant le cours de la rivière d’Ouve. Cet énorme bâtiment, qui fut la propriété au 14e siècle de la famille de Tilly, intègre une exceptionnelle tour défensive de la guerre de Cent-ans mais l’essentiel de l’édifice date principalement de la première Renaissance. Attribué à la famille Le Bas, il se signale par l’ampleur inattendue de ses dimensions et la qualité architecturale de ses élévations. La porte de la grande salle, refaite vers l’an 1600, présente un décor dérivé des ordres antiques dont la source d’inspiration doit être recherchée parmi les modèles gravés de Sebastiano Serlio et de du Cerceau. " [1]

     

         " Le manoir de Garnetot se situe à moins d’un kilomètre au sud du village de l’église. " [2]

     

    LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)   LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)

     

     Plan de situation du manoir de Garnetot à Rauville-la-Place ; blason de la famille de Tilly par Caranorn Devise: « Nostro sanguine tinctum », ce qui signifie " elle est teinte de notre sang " Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personnelCette image vectorielle contient des éléments, éventuellement modifiés, qui ont été extraits de : Meuble héraldique Fleur de lys.svg.iLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Caranorn., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4228353

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)     " A la fin du 11e siècle, un seigneur de Garnetot dut suivre le duc Robert à la Croisade, qui se termina par la prise de Jérusalem. "

         Dans le 15e siècle, une garnison anglaise de Saint-Sauveur-le-Vicomte qui occupait aussi le château fortifié de Guernetot harcelait et désolait si fort le pays que les habitants de la presqu'île se cotisèrent pour payer un tribut annuel de 12,000 livres, moyennant quoi les Anglais s'engagèrent à ne plus ravager le pays.

         Le château de Garnetot avait été fortifié par Edouard III, de 1337 [NDB : date fausse] à 1347 ; mais en 1370, sur la plainte du roi Charles le Mauvais dont les ennemis occupaient le château, le roi d'Angleterre ordonna d'en chasser les Français et d'abattre la forteresse. " [3]

     

         " Jean de Vienne (v.1341-1396) reprit la forteresse en 1374. Ce Jean de Vienne était surnommé le « Du Guesclin » de la Mer car il était le premier marin français à avoir conçu et mis en œuvre une véritable stratégie navale. " [2]

     

    LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche) LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche) LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)

     

    Ci-dessus, au centre, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

    LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)     " Les plus anciens seigneurs de Garnetot sont les de Tilly ; on les trouve dès le 14e siècle ; ils portaient d'or à une fleur de lys de gueules, au ïambe d'azur, bésanté d'argent. " [3]

     

        " Les Tilly possédèrent le manoir, puis les Pouilly par alliance. " [2]

     

     

    Blason de la famille de Tilly par Caranorn Devise: « Nostro sanguine tinctum », ce qui signifie " elle est teinte de notre sang " Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personnelCette image vectorielle contient des éléments, éventuellement modifiés, qui ont été extraits de : Meuble héraldique Fleur de lys.svg.iLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Caranorn., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4228353

     

    LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)     " Montfaut, en 1463, trouve noble à Rauville-la-Place Guillaume de Gastel, dont la famille portait d'or au château de sable. " [3]

     

    Blason de la famille de Castel ? Duchâtel ? de Gastel ? par Gilloudifs.

     

         "Au 15e siècle, la seigneurie de Garnetot, détenue par la famille La Ferrière, fut acquise par les frères Le Bas, puis par Etienne de Faoucq (1622-1703), entre 1654 et 1666. Ce dernier fut le dernier seigneur de Garnetot qui vécut dans ce manoir (ou château selon les écrits). Son fils Guy décéda en 1735 et son petit-fils en 1734. " [2]

     

    LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)     " En 1666, Chamillard y maintient Etienne du Faoucq, qui portait d'azur à trois faux d'argent, emmanchées d'or. " [3]

     

    Blason de la famille Du Faoucq : " d’azur, à trois Faulx d’argent emsi manchées d’or." par Gilloudifs.

     

         " C’est donc Marie Louise Sophie de Faoucq (1732-1799) qui hérita à 2 ans de Garnetot quand son père décéda. Mariée à l’âge de 15 ans avec Antoine-Adrien-Charles de Gramont (1726-1762), maréchal de camp des armées du Roi, menin du Dauphin, chevalier de Saint-Louis, habitant Versailles, elle devint, avec notamment la marquise de Pompadour, la compagnie restreinte emmenée par le roi à Choisy, pour y voir et entendre Mademoiselle Clairon (Claire-Josèphe Léris, actrice) sur la scène du théâtre que sa majesté avait fait construire. Voir ici.

     

    LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)     A la Révolution, elle émigra à Lausanne puis en Basse-Saxe où elle mourut. En 1808, son fils aîné, Antoine Louis (1755-1836), duc de Gramont (Antoine VIII), hérita de la moitié de Garnetot, et les enfants de son second fils, Antoine François (guillotiné en 1795), comte d’Aster, de l’autre moitié. La veuve d’Antoine François, la comtesse Gramont d’Aster (Gabrielle de Boisgelin) racheta la part de son beau-frère.

     

    Blason de la famille de Gramont par Caranorn Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personnelCette image vectorielle contient des éléments, éventuellement modifiés, qui ont été extraits de : Meuble lion.svg.iLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Caranorn., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4211809 

     

         Garnetot échut ensuite à Marie Joséphine Bécherel, épouse Tavernier, puis de succession en succession à Madeleine Tavernier (1886-?) qui passa Garnetot dans la famille de Tricornot de Rose en épousant, en novembre 1906, (Jean Baptiste Marie) Charles de Tricornot de Rose (1876-1916), colonel de cavalerie, chef d’escadron, " Père de l'aviation de chasse en France ". Voir ici.

         Leur descendant, le comte Carlo de Rose l’entretint du mieux qu’il pouvait.

         Aujourd’hui il appartient à Patrick Boudou. " [2]

     

    LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche) LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche) LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)

     

     Ci-dessus, au centre, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    De Gerville, 1825 :

     

    LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)     " Le château qui suit celui de Saint-Sauveur est justement un de ceux sur lesquels je ne puis vous donner que des renseignements vagues et incohérents. Tels qu'ils sont, ils pourraient encore avoir quelque utilité, s'ils engageaient ceux qui possèdent son chartrier ou ceux qui en connaîtraient des détails importants à les communiquer ; voilà ce que j'ai dit plus d'une fois et ce que je ne me lasse pas de répéter.

     

    Plan ci-dessus extrait du cadastre napoléonien de 1829, Archives de la Manche, https://www.archives-manche.fr/ ; on s'aperçoit que depuis cette époque plusieurs bâtiments ont été détruits.

     

         A la fin de l'11e. siècle, un seigneur de Garnetot suivit le duc Robert à la croisade qui se termina par la prise de Jérusalem (Masseville, Hist. de Normandie, tome 1, page 250).

         En 1370, il y avait à Garnetot un château occupé par les ennemis du roi Charles-le-Mauvais ; sur ses plaintes, le roi d'Angleterre donna ordre d'en chasser les Français et d'abattre la forteresse (Voir les actes publics de Rymer). J'ai lu, dans un message de M. le Franc, que Jean Chandos le prit la même année : il y avait erreur de date, car ce fameux capitaine était mort en 1369. Les Anglais, ajoute M. le Franc, avaient eux-mêmes fait faire les fortifications qu'ils démolirent alors : cela se peut, mais c'est dommage que M. le Franc ne cite pas ses garants.

         Les Tilly sont les plus anciens seigneurs de Garnetot que j'aie trouvés (Dumoulin, Histoire de Normandie. Tilly de Garnetot portait d'or à fleur de lis de gueules au lambel d'azur disante d'argent), a l'époque de la recherche de Montfaouc : le propriétaire s'appelait Castel, et portait d'or au château de sable.

         Dans celle de Roissy, en 1598, la seigneurie était possédée par un Duchâtel, qui portait de gueules au château d'or. Les Dufaoucq qui leur succédèrent, portaient d'azur à trois faux d'argent, emmanchées d'or. Le dernier de cette famille, qui mourut en 1734, ne laissa qu'une héritière ; elle porta cette grande terre dans la famille du duc de Grammont, où elle est restée depuis ce temps.

         Garnetot ne présente rien de remarquable ; c'est une grande maison fort irrégulière et sans ornements, quoique d'une époque où l`on prodiguait les accessoires. La majeure partie semble être du 16e. siècle ; quelques parties sont cependant plus anciennes, il y a à la chapelle quelques fenêtres étroites en ogive. Le reste présente plutôt l'apparence d'une grande maison fortifiée durant les guerres de religion, que celle d'un château fort.

          La grande terre de Garnetot, située dans la paroisse de Rauville-la-Place, est-sur la route de Saint-Sauveur å Orglandes, paroisse située entre Valognes et le Pont-l'Abbé. Elle a éte le berceau d'une ancienne famille distinguée en Angleterre et en Normandie. » [4] 

     

    LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)LES REMPARTS DE GARNETOT (Manche)

     

    Description

     

         " Sa construction s’échelonne du 15e au 17e siècle. Il est caractéristique du Cotentin et a conservé un aspect défensif avec cinq tours et des douves. " [2]

     

         " Le château actuel parait, pour la grande partie, appartenir au 16e pendant les guerres de religion que d'un chàteau-fort. " [3]

     

         " L'ensemble comprend un bâtiment principal dont toutes les ouvertures ont été percées au 16e siècle.

         Au sud, une tour d'escalier flanquée d'une échauguette a perdu son couronnement. Au nord, deux tours plus modestes se dressent de part et d'autre du pont. Sur la façade principale, une porte du 17e siècle avec un fronton interrompu par un blason, donne accès au manoir. A l'est de ce bâtiment se resse un pavillon carré. Sur ce pavillon s'appuie perpendiculairement, au nord, un bâtiment orné d'une tour d'escalier en façade. Au 17e siècle, sur la façade arrière à l'ouest, un pavillon fut ajouté, se rattachant au bâtiment principal par une tour à moitié engagée, et d'une aile en saillie du 15e siècle, sous laquelle un passage voûté donne accès au pavillon. " [2]

     

    Protection :

     

         " Les façades, toitures et le porche d’entrée sont inscrits aux monuments historiques par arrêté du 5 décembre 1979. " [2]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://closducotentin.over-blog.fr/2019/05/a-l-ombre-des-clochers-a-rauville-la-place-eglise-saint-laurent-et-manoir-de-garnetot.html

    [2] Extrait de https://docplayer.fr/89929754-A-la-decouverte-de-rauville-la-place-version-initiale-0.html

    [3] Extrait de l'Annuaire du département de la Manche46e année – imprimerie d'Elie Fils, Saint-Lô 1874. https://archive.org/stream/annuairedudpart61unkngoog/annuairedudpart61unkngoog_djvu.txt

    [4] Extrait des Mémoires sur les anciens châteaux de la Manche par Charles de Gerville, p. 177, in les Mémoires de la société des Antiquaires de la Normandie – Premier volume – Caen librairie de Chalopin Fils, 1825

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.wikimanche.fr/Manoir_de_Garnetot

    O https://www.le-petit-manchot.fr/cc-39-11-rauville-la-place-garnetot/articles/

    O http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-manche-manoir-a-rauville-manoir-de-garnetot.html

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados) LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados) LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)

     

         Etabli dans la vallée de la Vie, l'ancien château de Livarot fut fondé, sans doute, au 11e siècle par la famille Crespin. En 1356, au cours de la guerre de Cent Ans, il est pris par les Anglais qui le conservent jusqu'en 1365. Il est alors démantelé, soit à cette époque soit un peu plus tard au 15e siècle.

         Ce château a aujourd'hui complètement disparu. On en trouve cependant l'emplacement sur le cadastre napoléonien de 1834. [NdB]

     

         " Le bourg de Livarot, situé au fond de la vallée de la Vie, sur une pente doucement inclinée vers l’ouest, doit sa principale importance au commerce du beurre et des fromages qui, de la plus grande partie de l’arrondissement, affluent à son marché.
    L’existence de Livarot ne nous est connue que depuis la fin du 11e siècle. Un château-fort, dont nous aurons à parler, semble avoir été la première cause de son développement. (...)

         Pendant les siècles du moyen-âge, Livarot fut le centre d'une industrie considérable de forges et de clouterie : des bancs épais de mâchefer, que le sol renferme sur une grande étendue, témoignent de l'importance qu'eurent ses ateliers. Mais quand vinrent les longues et cruelles guerres des Anglais, Livarot, qui paraît avoir beaucoup souffert de leur fureur, vit décliner cette ancienne industrie, qui, après avoir langui quelque temps, a fini par être complètement abandonnée. Au 15e siècle, le bourg de Livarot était réduit à un nombre d'habitants peu considérable comme on peut en juger par les dimensions exiguës de l’église paroissiale, construite à cette époque, et dont les portions utilisées dans les reconstructions subséquentes de cet édifice religieux permettent de calculer les dimensions primitives. " [1] 

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " Ce bourg est également l’un des plus anciens connus dans le sud du Pays d’Auge. Le seul texte le citant est un diplôme perdu d’Herluin, fondateur du Bec (vers 1075), dont on ne possède que des extraits publiés en 1612 par Dom Jean Picard. Le passage concernant le bourg de Livarot est le suivant « …Willielmus Crispinus… dédit etiam de telonio burgi Livarolt XL solidos praeter supradicta dona ». Ce bourg de Livarot fut fondé avant 1066 ainsi que le prouve un autre passage : « hanc donationem confirmavit Willielmus rex Anglorum, cum esset cornes Normannorum ». Le donateur ne peut être que ce même Guillaume Crespin, premier du nom, contemporain de Guillaume le Conquérant, qui donna également à l’abbaye du Bec le droit de présentation à la cure de Saint-Ouen de Livarot. Les Crespin étaient alors seigneurs de Livarot et châtelains de Tillières.
         Il s’agit ici d’un bourg seigneurial et peut-être même castral : tout dépend de l’époque à laquelle fut construit le château de Livarot sur lequel nous n’avons pu obtenir aucun renseignement ; nous savons seulement que ce château fut pris par les Anglais vers 1356. " [2]

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)

     

    Plan de situation du château disparu de Livarot d'après le cadastre napoléonien de 1834. Il se trouvait à l'emplacement actuel de la place Pasteur anciennement place du Marché-aux-Fromages. Ses douves étaient alimentées par la Vie ; blason actuel de la ville de Livarot par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18142095

     

    Description

     

         " Le château était situé dans la vallée à l’emplacement actuel de l’usine Fournet, une partie des communs, bâtiments à mansardes, bien construits, du règne de Louis XIV, subsistent encore sur la route de Saint-Pierre. " [3]

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados) LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados) LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)

     

    Ci-dessus : à gauche, plan extrait du cadastre napoléonien de 1834, section A3, Archives du Calvados - https://archives.calvados.fr/ ; au centre, ce même plan superposé sur une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " Le château de Livarot, dont la construction primitive pouvait remonter au 11e siècle, était un des édifices féodaux les plus remarquables de la contrée : son enceinte, de forme circulaire, bâtie en pierres du grès le plus dur, soigneusement appareillées, était entouré de fossés profonds alimentés par la rivière de Vie : aussi, Livarot fut-il longtemps regardé comme une place très forte. Mais, ce vieux château ayant été démantelé dans les guerres du 14e siècle, il n’était resté de ses murs primitifs que des portions de hauteurs inégales sur lesquelles étaient venues s’appuyer plusieurs constructions en bois, dépourvues de tout ensemble et de toute régularité.
         La partie la plus remarquable et la mieux conservée de cette ancienne demeure était un pavillon, ou tourelle, donnant accès dans la cour intérieure et où se trouvait autrefois un pont-levis. Suivant M. Guilmeth, la totalité de l’enceinte avait 252 pieds de circonférence en dedans des fossés. (...)

         Les événements de la Révolution ayant causé la ruine de la maison Gossey, la terre de Livarot fut saisie par ses créanciers et, enfin, vendue en détail en 1816.

         Quelques années après, le vieux château était rasé jusqu’aux fondements : sur le terrain qu’il occupait, s’élève maintenant l’école communale des filles, tenue par les religieuses de la Providence. " [1]

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1834, tabeau d'assemblage, Archives du Calvados - https://archives.calvados.fr/ ; on distingue nettement l'emplacement de l'ancien château de Livarot.

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados) LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados) LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)

     

    Ci-dessus, la place Pasteur, anciennement place du Marché-aux-Fromages, qui occupe l'emplacement de l'ancien château de Livarot.

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " Outre l’église paroissiale (ci-contre), il y avait à Livarot quatre chapelles : celle du château dédiée à la Vierge et à Saint Georges, détruite dans le 15e ou 16e siècle, celle de la Pipardière ou Notre-Dame de la Franquerie, fondée par les Fresnel, d’où Pierre, évêque de Lisieux, famille éteinte avec Jean Antoine de Fresnel qui épousa Catherine de Bonenfant (...) La chapelle de Neuville qui date du 17e. Neuville est un fief appartenant à la famille Rioult et une autre chapelle, dont on ignore le nom et l’emplacement. " [4]

     

    Histoire

     

         " La seigneurie de Livarot fut possédée par un grand nombre de familles illustres. Le premier que l’on trouve c’est Gillebert Crespin qui se distingue à la bataille d’Hasting en 1066. Son fils fut fait prisonnier en 1106 à la bataille de Tinchebray et en 1119 à celle de Brenneville (...) " [3]

     

         " Au 13e siècle il entra dans la famille de Ferrière.
         En 1332 on trouve une Jeanne le Beauvoisien, dame de Livarot. " [4]


         La famille de Grailly le posséda au 15e siècle d’où il passa dans la famille d’Arces et de celle-ci dans la famille d’Oraison par le mariage d’André d’Oraison avec Jeanne d’Arces." [3]

     

    La famille Crespin

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " L'histoire de Livarot s'identifie avec celle du château-fort qui y a existé pendant plusieurs siècles et qui était le siège d'une baronnie. Ses plus anciens seigneurs furent les Crespin, alors châtelains de Tillières ; cette maison, depuis connue sous le nom du Bec-Crespin, a donné naissance à un maréchal de France. Guillaume Crespin, premier du nom, contemporain de Guillaume-le-Conquérant, donna à l'abbaye du Bec le droit de présentation à la cure de Saint-Ouen de Livarot. Son petit -fils, Goscelin Crespin, confirma cette donation en 1155. Le fils de ce dernier, Guillaume Crespin, troisième du nom, donna des propriétés à Livarot, à l'abbaye de Saint-André-en-Gouffern, qui posséda aussi en cette paroisse une chapelle, dite de Saint-André, détruite depuis trois siècles au moins, mais dont on distingue encore l'emplacement dans l'herbage dit de la Couture-Saint-André. " [1]

     

    Ci-dessus, blason de la famille Crespin, Crespin du Bec par User : Ssire Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Ssire., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5012623

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " Le château dont il existe encore quelques pans de mur sur la rive droite de la Touque [ NdB : la rivière la Vie en réalité ! ], tout près et au nord-ouest du bourg, a dit-on, été occupé par Charles Ie Mauvais au 14e siècle mais je crois qu'il existait dès le 12e. Robert du Mont nous apprend en effet que ce fut à Livarot qu'éclata, dans l'armée du roi Etienne composée de Flamands et de Norinands,une dissension qui le força de rebrousser chemin lorsqu'il marchait sur l'Anjou en 1157. Le sujet de la dispute était d'après Robert du Mont, la soustraction d'une outre de vin faite par un Flamand au préjudice d'un guerrier de la suite de Hugues de Gournay mais ce ne fut que l'étincelle qui alluma des haines profondes existant entre l'armée Flamande et l'armée
    Normande. " Arcisse de Caumont [5]

     

    Ci-dessus, carte d'Etat Major (1820-1866) extraite du site Géoportail : on distingue l'emplacement de l'ancien château de Livarot sur la carte de droite ; sur celle de gauche, il a disparu.

     

    La famille du Neufbourg

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " La maison du Neubourg qui portait : bande d’or et de gueules de trois pièces à un lambel d’azur. " [4]

     

    Ci-contre, blason de la famille du Neufbourg extrait de https://gw.geneanet.org/zardoz?lang=fr&n=de+neufbourg&p=henri

     

         La baronnie de Livarot sortit de la famille Crespin par le mariage d'Isabelle, fille de Guillaume Crespin, ci-dessus nommé, et d'Eve de Harcourt, avec Robert du Neufbourg, baron d'Asnebec. Celui-ci appartenait à une branche cadette de l'illustre maison des comtes de Beaumont et Meullent en France, de Leicester, de Bedford et de Warwick en Angleterre. Les Neufbourg conservèrent la baronnie de Livarot jusqu'à leur extinction qui eut lieu au commencement du 15e siècle. " [1]

     

         " Henri II du Neubourg épousa Jehanne de Friardel. Il mourut en 1329 et fut enterré au Prieuré de Saint Cyr de Friardel, fondé par les ancêtres de sa femme ; mais peu après il fut transféré au Bec auprès des autres membres de sa maison. " [4]


         " Le règne du roi Jean fut, pour Livarot, une époque désastreuse. Le château, étant tombé entre les mains d'un parti d'Anglais et de Navarrais, devint pour eux une place d'armes d'où ils sortaient pour piller et dévaster le pays environnant. Pendant plusieurs années ils réussirent à s'y maintenir : cette période vit la ruine et l'incendie changer l'aspect de la contrée. On assure que Du Guesclin vint en personne assiéger le château de Livarot, et qu'il ne put réussir à le prendre. "
    [1]

     

         1362 : " C'est ainsi que les Anglo-Navarrais occupent le château de Livarot, situé dans la riche vallée d'Auge, non loin de cette forteresse de Cormeilles qui est depuis plusieurs mois le principal point de mire de du Guesclin. Robert de Neubourg, seigneur de Livarot, essaye en vain de déloger les envahisseurs, et Bertrand, qu'il appelle à son aide, n'est pas plus heureux. " [6]

     

         " Quoi qu'il en soit, les Anglais s'y maintinrent jusqu'en 1365, et n'en sortirent que par composition et en recevant une somme très considérable. Soit qu'on ait alors voulu prévenir le retour de pareils désastres, soit qu'un second siège y ait eu lieu postérieurement, le château de Livarot fut démantelé vers cette époque et cessa d'avoir aucune importance militaire. Il n'en est point fait mention dans les guerres de la première moitié du 15e siècle. " [1]

     

         " Le fort de Livarot fut racheté, en 1365, par Pierre, sire de Tournebu, moyennant 12 000 frs d'or (Siméon Luce : op. cit., p. 466). Cf. l'abbé De La Rue : Nouveaux essais historiques sur la ville de Caen et son arrondissement, Caen, 1842, 2 vol. in-8", t. II, p. 233. "

     

         " Le château de Livarot, qui était encore une place forte en 1364, époque à laquelle Charles le Mauvais, roi de Navarre, le rendit à la France, capitula avec Dunois à la fin de 1448. Il ne tarda pas à être rasé. On en voit encore l'emplacement sur la rive droite de la Vie dont l'eau servait à emplir ses fossés. " [7] 

     

    La famille de Ferrières


    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     "
    Jeanne du Neufbourg, fille et héritière de Robert du Neufbourg et d’Alix de Tournebu, porta la baronnie de Livarot dans la maison de Ferrières, une des plus illustres de la province, par son mariage avec Charles, baron de Ferrières, de Préaux, de Thury, de Dangu, de Vibraye et Montfort-le-Rotrou, sous le règne de Charles VI. Les seigneurs de Ferrières possédèrent la terre de Livarot pendant environ cent ans ; mais, au commencement du 12e siècle, ils tombèrent en quenouille. " [1]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Ferrières par Tretinville Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Tretinville., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18651735

     

         " Robert IV de Neubourg n’avait laissé que deux filles, l’aînée Jeanne, devint baronne de Livarot et porta le domaine, au moins pour partie, à Charles de Ferrières, son mari, car on trouve en même temps Guillaume le Breton, époux de Marguerite, seconde fille de Robert de Neubourg, se qualifier aussi seigneur de Livarot en 1430.
         Jehanne épousa en 1434 Jean Gray, chevalier anglais, qui eut la jouissance des terres de sa femme et en fit l’hommage au roi d’Angleterre. Cependant Jehan de Ferrières, son fils du premier mari, jouit après elle de cette terre qui rentra dans l’obéissance du roi en 1449.
         Le fils qu’il avait eu de Jeanne de Tilly, dame de la Rivière Thibouville, Crévecoeur en auge, Bailleul, Brucourt, etc… ne laissa que quatre filles dont les deux dernières Françoise et Marguerite, se partagèrent la terre de Livarot.
         Elles épousèrent l’une et l’autre des membres de la famille d’Arces de la Bastie. Antoine, qui épousa Françoise, et Philippe qui épousa Marguerite. " [4]

     

    La famille de Morard d’Arces ou d'Arces

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " De Morard d’Arces, maison ancienne et des plus distinguées du Dauphiné : d’azur au franc-canton d’or senestré d’une rose d’argent (de Courcelles tome II) " [4]

     

    Blason de la famille d'Arces de la Bastie http://www.francegenweb.org/heraldique//base/details.php?image_id=7831

     

         " Françoise de Ferrières, une des héritières de cette maison, eut en partage la baronnie de Livarot ; elle épousa Antoine d’Arces, seigneur de la Bastie, gentilhomme dauphinois de la valeur la plus brillante, connu, dans son temps, sous le nom de Chevalier-Blanc. Envoyé par le roi François Ier en Écosse, pendant la minorité de Jacques V, Antoine d’Arces fut élevé à la dignité de vice-roi d’Écosse, mais une fin tragique vint bientôt mettre un terme à ses glorieux efforts en faveur de ce malheureux pays que le dangereux voisinage de l’Angleterre et la turbulence de ses barons tenaient plongé dans un état de confusion perpétuelle : tombé entre les mains d’Écossais révoltés, le seigneur de la Bastie fut cruellement égorgé. " [1]

     

         " Antoine laissa un fils qualifié baron de Livarot, lieutenant du roi à Lisieux lors de la Saint Barthélemy. Il fut tué en duel le 4 mai 1581 de sorte que Jeanne d’Arces, sa cousine, fille de Philippe et Marguerite, devint maîtresse de la totalité de la baronnie de Livarot, qu’elle porta en dot dans la maison d’Oraison, qui la possédait encore dans la première moitié du 17e siècle. " [4]


         " Il laissait deux fils qui possédèrent l’un après l’autre, la terre de Livarot ; car, bien que Nicolas d’Arces, l’aîné, seigneur de Ferrières, Livarot et Thibouville, eût laissé une fille de son mariage avec Anne Le Veneur, des arrangements de famille firent passer la baronnie de Livarot à Jean d’Arces, son frère, baron de la Bastie et de Condrieu. Celui-ci épousa Isabeau de Sillans, fille du seigneur de Creully : il en eut un fils et une fille ; le premier, nommé Guy d’Arces, fut compté parmi les favoris de Henri III, sous le nom de Livarot ; il mourut jeune encore , laissant, pour héritière, Jeanne d’Arces, sa soeur, mariée à André d’Oraison, seigneur de Soleilhas, chevalier de l’ordre et mestre de camp des vieilles bandes françaises. " [1]

     

    La famille d'Oraison

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " La famille d’Oraison portait : de gueules à trois fasces ourdées d’or. " [4]

     

    Ci-contre, blason de la famille d'Oraison par User:D2paysac Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:D2paysac., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3408134

     

          " André d’Oraison, fils d’Antoine d’Oraison, vicomte de Cadenet et de Marthe de Foix Caudale, était descendu de Philibert d’Aqua, seigneur napolitain, qui, s’étant attaché à la fortune de la maison d’Anjou, fut exilé de sa patrie et se retira en Provence où la faveur du roi René, dont il était grand chambellan, lui fit épouser Louise d’Oraison, héritière d’une famille distinguée de cette province, aux noms et armes de laquelle sa postérité fut substituée. André d’Oraison fut l’auteur de deux branches de cette maison ; l’aînée, celle des marquis d’Oraison Boulbon, resta en Provence, tandis que la cadette, celle des barons de Livarot, vint se fixer en Normandie où elle s’éteignit dans les premières années du 18e siècle ; ses membres ont porté les titres de marquis de Livarot et de Longchamp, barons d’Ouillie et seigneurs de Pontalery, PienCourt, Chiffreville et Héricourt ; deux d’entre eux ont été successivement gouverneurs de Lisieux sous le règne de Louis XIV. " [1]

     

    La famille de Nicolle de Briqueville

     

         " A la fin du 18e siècle Françoise Elisabeth d’Oraison porta Livarot dans la maison Nicole de Briqueville par son mariage avec Messire Charles Nicole, seigneur de Briqueville la Blouette près Coutances. Elle fut enterrée dans l’église de Livarot dans un mausolée surmonté de sa statue en pierre blanche et a été détruit à la Révolution.
         Livarot avait un grenier à sel créé par édit du mois d’octobre 1725, les bâtiments existent encore au bord de la place des Halles, à gauche en montant vers l’église. " (Guilmeth). [4] 

     

         " L’héritière des barons de Livarot, du nom d’Oraison, fut Charlotte Élisabeth d’Oraison, mariée à Charles Nicolle, sieur de Briqueville, fils d’un receveur des tailles à Coutances : elle fut l’aïeule de Louis de Nicolle, marquis de Livarot, qui vendit cette terre en 1763, se réservant le privilège d’en porter exclusivement le nom. Ce dernier marquis de Livarot était maréchal de camp ; il mourut à Londres, dans l’émigration, sans avoir été marié. " [1]

     

    Derniers seigneurs

     

         " Il laissait deux soeurs : Louise Élisabeth de Nicolle, l’aînée, avait épousé François-Jean de Graindorge-d’Orgeville, baron de Mesnil-Durand et maréchal de camp ; Henriette-Blandine de Nicolle, sa soeur, était mariée à Charles Guy du Bosch. La terre de Livarot, y compris les fiefs de Pontalery, Piencourt et autres qui en dépendaient, fut vendue à Mme de Lancize, pour la somme de 261,000 livres. Louis-Marc de Lauzière de Lancize était un officier distingué, originaire de l’Avranchin ; il avait épousé, en premières noces, en 1736, Julie-Geneviève de Lyée de Tonnancourt, qui mourut bientôt sans postérité. M. de Lancize suivit Charles-Édouard en Écosse, comme capitaine d’une compagnie de cadets gentilshommes ; puis, élevé au grade de colonel d’infanterie, il reçut un commandement important à la Martinique où il se remaria avec Mme de Ponthau, riche veuve créole. C’est au nom de cette dame, Catherine-Élisabeth Desvergers, et de Michel de Ponthau, son fils, que fut acquise la baronnie de Livarot. Mr.de Lancize fit construire, à peu de distance du vieux château, un long bâtiment en équerre, destiné à servir de dépendances au nouvel édifice qu’il projetait de lui substituer ; mais ses plans ne furent pas mis à exécution : dès 1767, la terre de Livarot était de nouveau vendue, pour le prix de 310,000 livres, à Joachim-André-Louis Gossey, riche négociant et secrétaire du roi, qui, par cette acquisition, devint seigneur de Livarot, Pontalery, les Loges, le Quesnay, Carel et Piencourt. Mais les événements de la Révolution ayant causé la ruine de la maison Gossey, la terre de Livarot fut saisie par ses créanciers et, enfin, vendue en détail en 1816. (...) " [1]

     

    Jadis, à proximité :

     

         On trouvait autrefois sur la commune de Livarot :

     

    - Le manoir de la Pipardière :

     

         " Construit aux 15e et 16e siècles à Livarot, le bâtiment a été déplacé à Tourgéville au début des années 1990. L'architecte américain Peter Marino rénove le manoir pour la famille Wertheimer.

          L'édifice est classé Monument historique depuis le 18 septembre 1923, classement confirmé après le déplacement le 9 février 1995. " [8]

          Ce déplacement avait suscité à l'époque une vaste polémique, voir à ce sujet ici.

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados) LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados) LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)

     

    - Le château de Neuville :

    Celui-ci a été édifié en 1883. Construit sur un sol friable, il a été abattu en juin 1989. Voir à ce sujet ici.

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados. Tome 5 / par Arcisse de Caumont (1801-1873). Éditeurs : Derache (Paris) / Dumoulin (Caen) / A. Hardel () 1846-1867 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96875612/f696.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Livarot%22

    [2] Extrait de http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=6211

    [3] Extrait de Le château fort de Livarot par Anne-Marie Petitjean - Bulletin de la Société Historique du Canton de Livarot. N°12, décembre 2004...(societehistoriquedelisieux.fr)

    [4] Extrait de (Guilmeth) http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=6211

    [5] Extrait des Cours d'antiquités monumentales : histoire de l'art dans l'Ouest de la France, depuis les temps les plus reculés jusqu'au 18e siècle. Partie 5 / professé à Caen par M. Arcisse de Caumont, (1801-1873). Éditeurs : Lance (Paris) / T. Chalopin (Caen) / Edouard frère (Rouen) 1830-1843 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k114693m/f250.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Livarot%22.texteImage

    [6] Extrait de l'Histoire de Bertrand Du Guesclin et de son époque : la jeunesse de Bertrand (1320-1364) par Siméon Luce, (1833-1892). Éditeur : Hachette et Cie (Paris) 1876 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6497052j/f388.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Livarot%22.texteImage

    [7] Extrait de l'Histoire de Lisieux : ville, diocèse et arrondissement. Tome 2 / par M. Louis-François Du Bois, (1773-1855). Éditeur : Durand (Lisieux) 1845 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6533822h/f379.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Livarot%22.texteImage

    [8] Extrait de Wikipédia

     

    Bonnes pages :

     

    O http://tourisme.aidewindows.net/livarot.htm

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6533822h/f379.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Livarot%22

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •       Le manoir de Boiscorde et le manoir de Vaujours se situent à peu de distance l'un de l'autre, sur la commune de Rémalard-en-Perche.

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)

     

    Plan de situation des manoirs de Boiscorde et de Vaujours sur la commune de Rémalard-en-Perche ; blason de la famille de Cochefilet par Gilloudifs

     

          Le manoir de Boiscorde :

     

          " Le manoir de Boiscorde est un édifice des 15e-16e siècles situé dans l'ancienne commune de Rémalard, et actuellement Rémalard-en-Perche, en France. " [1]

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)

     

    Ci-dessus : à gauche, le manoir de Boiscorde, vue aérienne – Rémalard © Franck Petetin https://www.ornetourisme.com/tourisme/patrimoine/remalard-en-perche_manoir-de-boiscorde_170__PCUNOR061V5044HK.htm#ad-image-0 ; au centre, le manoir de Boiscorde – Rémalard © Franck Petetin http://www.parc-naturel-perche.fr/voir-faire/monuments-et-jardins/manoir-de-boiscorde-2076005#lg=1&slide=1 ; à droite, le manoir de Boiscorde par Pucesurvitaminee — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34086832

     

          " Ensemble de bâtiments comprenant le manoir, un colombier à l'entrée, une tour isolée avec tourelle d'escalier accolée et divers communs entourant une cour, d'époque plus récente. Le manoir est composé de deux bâtiments qui se coupent à angle droit. La façade principale est percée de trois fenêtres à meneaux. " [2]

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)      " La première mention d’un propriétaire de Boiscorde date de 1457. Il s’agit alors de Robin du Grenier, époux de Massime de Cochefilet, également propriétaire du manoir de la Pellonière au Pin la Garenne. C’est leur fils, Jean du Grenier et son épouse Pierrette de Clinchamps qui sont probablement à l’origine du manoir tel qu’on le connait aujourd’hui.

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)      La famille du Grenier, puis par alliance la famille de Lescuyer restent propriétaire de Boiscorde jusqu’au milieu du 18ème siècle. S’y succèderont ensuite Antoine Pierre de Chaumont et Etienne François d’Aligre qui émigre au moment de la Révolution. Boiscorde est alors vendu en 1794 comme bien national. Les batiments comme les terres sont divisés en 11 lots distincts.

          En 1856, Boiscorde est acheté par le comte d’Andlau propriétaire du château de Voré et descendant d’Helvétius. (...)

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille d'Aligre par Jimmy44 (talk) 17:11, 16 October 2011 (UTC) Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. - Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17005167 ; à droite, blason de la famille d'Andlau par Caranorn Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Caranorn., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4096279

     

         Le domaine restera dans la famille d’Andlau jusqu’à la fin des années 80. Deux propriétaire s’y succèdent jusqu’en 2014 où M. et Mme Floquet acquièrent le domaine et entament sa restauration. " [3]

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)

     

    Ci-dessus : à gauche, crédits photo Genestoux, Franck - Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (objets mobiliers), tous droits réservés http://www.loomji.fr/remalard-61345/monument/manoir-boiscorde-21985.htm ; au centre, une photo extraite de http://www.lesamisdelaigle.com/wp-content/uploads/2018/03/P1050745.jpg ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)       " Le manoir de Boiscorde se présente aujourd’hui sous la forme de deux bâtiments perpendiculaires accolés dont les façades sont percées d’ouvertures renaissance (fin 15ème, début 16ème).

          Les travaux de restauration engagés en 2015 et l’observation des traces archéologiques sur la façade sud, notamment les traces d’ouvertures en plein cintre (arc de cercle), prouvent que le bâtiment est plus ancien sans qu’il ait été possible pour l’instant de remonter plus précisément dans son histoire.

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://www.lesamisdelaigle.com/wp-content/uploads/2018/03/IMG_20171015.jpg

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)        A l’est du logis une tour de guet et d’habitation contemporaine du manoir à laquelle a été adjointe plus tardivement (17ème) une tourelle d’escalier, au sud est un pigeonnier, les deux reliés par le mur d’enceinte. Une grange et des batiments d’exploitation complètent le pourpris du manoir. (Un pourpris (parfois rencontré sous la variante « pourprins » ou encore « porpris ») est une enceinte, un enclos et parfois une demeure, dans la France de l’Ancien Régime. La réalité désignée par le mot « pourpris » dépasse celle d’un simple jardin en ce qu’elle recouvre les différents éléments d’un domaine.) " [3] 

     

    Ci-dessus : à gauche, plan extrait du cadastre napoléonien de 1826, archives de l'orne, http://archives.orne.fr/consultez/consultez2.html ; a droite, plan de Boiscorde extrait de https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1973_num_3_1_1269

     

          " L'arboretum de Boiscorde a été créé il y a 25 ans sur 6 hectares, répartis entre un plateau sableux et une vallée tourbeuse. Il s'étend maintenant sur 13 hectares, s'étant agrandi sur l'autre versant de la vallée.
         Le premier projet a été de recréer en France, les splendeurs de l'Indian summer américain, période de l'automne durant laquelle les érables prennnent des couleurs flamboyantes. Pour cela beaucoup d'érables de toutes sortes ont été plantés et le but a été atteint. Mais le projet s'est enrichi depuis quinze ans pour devenir pédagogique, expérimental (quelles espèces étrangères peuvent réussir en France) et protecteur (accueillir des espèces et des variétés menacées comme certains chênes en Califormie ou au Mexique). " [4]

     

    Protection

     

          " Logis ; façades et toitures des communs ; deux tours et mur d'enceinte qui les relie (cad. H 67) : inscription par arrêté du 14 septembre 1987 " [2] 

     

     

     

         Le manoir de Vaujours :

     

         " Le manoir de Vaujours est un édifice situé à Rémalard, en France. " [1]

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)       " Corps de logis rectangulaire, flanqué d'une tour sur la façade postérieure. La façade principale est ornée d'éléments décoratifs inspirés de la Renaissance française. Le premier étage a été transformé en grange. L'ensemble des bâtiments s'ordonne autour d'une cour carrée fermée par un mur de clôture, épaulé aux angles par deux tours rondes. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)      " Les murailles des manoirs du Perche, vraisemblablement remaniées à diverses reprises, atteignent des hauteurs de l'ordre de six mètres : tel était le cas à l'Angenardière en Saint-Cyr-Ia-Rosièr ou à Vaujours en Rémalard, comme l'attestent les traces laissées sur les tours d'angle ; parfois, les bâtiments de ferme eux-mêmes constituent la paroi extérieure du pourpris par leurs façades postérieures. (...) L'une de ces tours contenait parfois le colombier comme la tour sud-est du manoir de Vaujours en Rémalard, alliant ainsi le souci de défense au symbole de la puissance seigneuriale. (...)

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)       Faisant pendant à la cour de ferme, de l'autre côté du logis, les jardins des manoirs percherons ne représentent souvent qu'un carré potager bien modeste, ce qui explique que les croisées principales de la demeure ne donnent pas à tout prix sur leurs perspectives ! Les deux tours d'angle qui marquent l'extrémité du périmètre «clos à murailles » de Vaujours-en-Rémalard (80), délimitent ainsi une surface égale à un tiers environ de la cour. Sans doute le gentilhomme rustique devait-il accorder des soins plus particuliers au verger, objet de longues dissertations de la part des agronomes. " [5]

     

    Ci-dessus : plan extrait du cadastre napoléonien de 1826, archives de l'orne, http://archives.orne.fr/consultez/consultez2.html

     

    Protection :

     

         " Le bâtiment principal et le colombier sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le 29 novembre 1948. " [1]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] manoir de Boiscorde : Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110899

    manoir de Vaujours : Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110901

    [3] Extrait de http://www.lesamisdelaigle.com/?p=1482

    [4] Extrait de https://www.parcsetjardins.fr/jardins/1109-arboretum-de-boiscorde

    [5] Extrait de Les manoirs du Perche : d'une image littéraire à la réalité archéologique - Archéologie médiévale Année 1973 3-4 pp. 365-392 https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1973_num_3_1_1269

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1973_num_3_1_1269

    O http://www.davidcommenchal.com/index?/category/95-perche_les_manoirs

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires