•      LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)NDB : Éloigné d'Aumale, il est difficile de restituer le tracé précis de ses remparts. Ceux-ci ont, en effet, complètement disparu. En outre, la ville a été bombardée le 20 mai et le 5 juin 1940, ce qui a causé un gigantesque incendie et a modifié la physionomie de la cité actuelle. Aussi, l'enquête continue-t-elle !   

     

     LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)  LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus, plan d'Aumale au 17e siècle, dessin de De La Pointe extrait de Aumale, son comté, son duché, groupe archéologique du Val de Bresle, Paillart, éditeur 1996, visible sur http://mairieaumale.free.fr/tourisme/ieufa.htm#histoire ; à droite, plan extrait du cadastre napoléonien.

     

    LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)

     

         « En 996, le premier seigneur d'Aumale, Guérinfroy, bâtit un château fort et fonde une collégiale que desservent six chanoines. Elle devient par la suite l'abbaye Saint-Martin-d'Auchy. (…) " [1]

     

         En 1089, le château d'Aumale est assiégé et emporté par Robert Courteheuse, duc de Normandie, en lutte contre son frère Guillaume le Roux, roi d'Angleterre, qui convoitait le duché.

         En 1106, Guillaume le Roux s'empare à son tour de la forteresse.

         En 1108, Baudouin le Sévère, comte de Flandre, en conflit avec le duc-roi Henri Ier Beauclerc attaque le château d'Aumale.

         En 1172, le comte de Flandre Philippe d'Alsace qui soutient Henri le Jeune révolté contre son père Henri II Plantagenêt assiège le château.

         En 1180, Jean de Ponthieu attaque le château.

         En 1184, c'est Guillaume de Ponthieu qui attaque à son tour la forteresse.

         En 1189, Philippe, évêque de Beauvais, prend et pille le château d'Aumale alors que Guillaume de Mandeville est comte d'Aumale.

         En 1193, Richard Coeur-de-Lion s'empare du château d'Aumale.

         En 1196, Philippe Auguste, dans le conflit qui l'oppose à Richard Cœur-de-Lion après deux mois de siège, s'empare du château et le rase.

     

         " (Le comté) est assiégé et conquis par les Anglais avant 1415, alors qu'il est défendu par André de Rambures. Il passe par mariage dans celle d'Harcourt, d'où il est transmis dès 1471 à René II de Lorraine par son mariage avec Jeanne d'Harcourt.

         En juillet 1472, Aumale est pillée par les troupes bourguignonnes de Charles le Téméraire qui reviennent du siège de Beauvais. (…) "  [1]

     

        " Sous Louis XII, reconstruction de la ville et de son abbatiale qui va subsister pendant trois cents ans. " [2] 

     

         " Henri IV y est blessé dans un combat livré contre les Espagnols en 1592... " [1]

     

    LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)     En 1629-1633, violents incendies qui détruisirent la ville, hormis l’hôtel de ville et l'église (constructions en dur), c’est pourquoi la majorité des habitations en bois date du 17e siècle.

         De 1633 à 1634, une partie de la population est décimée par une épidémie de peste, l’autre partie trouve refuge dans les villages environnants, la ville est pratiquement déserte.

         En 1642, les ruines du château d'Aumale qui était resté à l'abandon depuis le passage du duc de Bourgogne Charles le téméraire en 1472 sont données par le duc de Nemours et d'Aumale, Charles de Savoie, aux Pénitents qui s'installent à Aumale près de l'actuelle chepelle de l'ancien C.S.P. 


    LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)     De 1642 à la Révolution, les pénitents de Saint François s’occupèrent à domicile des malades et des mourants. Ils construisirent leur couvent avec les matériaux du château en ruine donnés par le Duc Charles de Savoie. On les appelait religieux de pic-pus ou du tiers ordre de saint François.


         De 1631 à 1632, reconstruction du château dont il reste les vestiges actuels, porte d’entrée, pavillon à droite et bâtiment du fond.
    » [2]   

         Il ne fut jamais terminé.

     

    LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)   LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)

     

     Plan très hypothétique des remparts d'Aumale ; blason de la ville d'Aumale par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9423324

     

    LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)     « ...les habitants d'Aumale songèrent à rétablir les fortifications de la ville. Ils obtinrent à cet effet l'autorisation du duc Charles de Lorraine, fils de Claude de Lorraine et de Louise de Brezé ; ce duc était l'un des principaux chefs de la Ligue. Cette autorisation porte date du 20 juin 1589. La commune fit faire, à partir de la porte d'Auchy, le long de la partie de la ville qui fait face au bois de la Quintaine jusqu'au faubourg du Hamel, des remparts d'environ dix pieds de largeur, défendus par des fossés larges et profonds. Ces remparts joignaient la porte du château à l'entrée du faubourg du Hamel. De cette porte les remparts se continuaient jusqu'au faubourg et à la porte des Chambres (Aujourd'hui route impériale n° 29), ainsi nommée parce que les chambres du château donnaient de ce côté. De la porte des Chambres jusqu'au bout de la rue Saint-Lazare, on avait creusé dans les prairies, derrière les masures de cette rue, un fossé dans lequel on avait introduit l'eau de la rivière qui formait ainsi un canal assez large. Au bout de cette rue Saint-Lazare une nouvelle porte donnait entrée dans la ville.

     

    LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)     Le canal passait sous cette porte et se continuait jusqu'à une autre porte, appelée la porte de la Longue Rue, anciennement la porte du Talu ou du Talou, sous laquelle le canal traversait également et s'écoulait dans un fossé ouvert le long d'un terrain aujourd'hui nommé le Petit-Mail, couvert auparavant de masures que l'on avait détruites. Au bout de ce fossé on avait construit, en forme de barbacane (Barbacane. C'est ainsi qu'on appelle en fortification les ouvrages avancés d'une place ou d'une citadelle. Le principal usage de la barbacane est d'être le boulevard des portes ou des murailles. Ce mot était aussi d'usage pour signifier une ouverture des murailles par laquelle on tirait des coups de mousquet sur l'ennemi ), un fort sous lequel le canal rentrait dans les prairies du côté de l'abbaye. A partir de ce fort, un rempart protégé par un fossé allait rejoindre la porte d'Auchy et terminait entièrement les fortifications. Les portes avaient au moins douze pieds de largeur. Elles étaient fermées par des ponts-levis ; elles étaient aussi construites en forme de barbacane avec une chambre au-dessus; des créneaux, d'où l'on pouvait tirer des coups de mousquet ou lancer des pierres étaient pratiqués. La ville d'Aumale, on le voit, était d'un accès difficile surtout vers la Picardie ; car indépendamment de ses fortifications, elle était protégée au levant par des prairies, des marécages, dans lesquels se trouvaient plusieurs bras de rivière. Il y avait des viviers où l'eau était retenue et par le moyen desquels on pouvait inonder et rendre inabordable toute la partie basse ; de la ville et les chemins qui y conduisaient. Telle était la position d'Aumale à l'époque où le prince de Parme s'acheminait avec son armée pour forcer Henri IV. » [3]

     

    Gravure et texte ci-dessus extraits d'Histoire de la ville d'Aumale : Seine-Inférieure, et de ses institutions depuis les temps anciens jusqu’à nos jours, Volume 2 par Ernest Sémichon 1862 https://books.google.fr/books?id=GsY3vJsGPDMC&pg=PA295&dq=Aumale+histoire+remparts&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi8zOb914zOAhVMKMAKHbRqDlcQ6AEIHDAA#v=snippet&q=rempart&f=false

     

         Rue Saint-Lazare : « Rue Saint-Ladre, elle conduisait autrefois à une maladrerie, ou Rue de L'Homel de la Mère Dieu pour un orme creux ou creusé intentionnellement d'une niche pour y loger une vierge. Une porte fermait la ville, elle se situait au niveau de la rivière (actuellement entre le Garage Renault et la Maison Berville). Un côté de la rue fut démoli par les bombardements de la dernière guerre et elle fut élargie lors de la reconstruction. »

     

         Rue de Birmandreis : « Sans avoir tout à fait la même configuration, elle remplace la Rue des Chambres, détruite aussi en 1940, qui se prolongeait par la Rue de Normandie d'aujourd'hui. C'était autrefois la Rue des Cambes ou rue des brasseries ; à Amiens, les cambiers étaient les brasseurs de bière. Cette petite industrie de bière tenait une bonne place dans notre commerce local. Une autre porte de la ville se situait au carrefour, au départ de la Rue de Normandie. On donna le nom de Birmandreis à cette rue par reconnaissance envers une petite ville d'Alger qui, par plusieurs dons, aida notre ville sinistrée après la guerre. »

     

         Rue Claude Damois (Rue du Vieux-Bourg) : « Loin dans le temps, c'est la Rue des Boucheries. Elle est le prolongement du rang du haut de la Place des Marchés. On la retrouve sous le nom de Rue du Vieux-Bourg au siècle dernier. A l'endroit où se termine la rue, là où s'amorce la montée sur la rue du Hamel, s'élevait une troisième porte fermant la ville qui se nommait Porte du Hamel.

     

    LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)     Chemin des Remparts : « Au 16e siècle c'est "l'ancienne ruette" ou "la sente qui soulloyt aller de l'abbye au chasteau", on le nomme aussi en 1542 "sente des foyrières" (foris, forêt, c'est-à-dire en dehors de la ville), il fut aussi la Rue aux Moines, ce sentier hors la ville que les moines empruntaient pour se rendre de l'abbaye au château. Le Chemin des Remparts, calme et ombragé, reste de nos jours un agréable passage pour une promenade du tour de la ville. »

     

    LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)     Rue des Tanneurs : « Autrefois Rue Longue ou Longue Rue puis Rue Brutus, elle fut durant longtemps le siège de la petite industrie de la tannerie aumaloise qui était très prospère au 18e siècle. Une autre porte fortifiée fermait la ville à l'extrémité de cette rue juste avant le pont. Cette Porte de la Longue Rue fut providentielle en sauvant le roi Henri IV de ses poursuivants en 1592, mais malheureusement elle fut démolie en 1811. Tout près du pont, une stèle rappelle le fait historique dont notre ville s'honore. » [2]

     

    Photo ci-dessus extraite de http://mairieaumale.free.fr/tourisme/ieufa.htm

     

    LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)

     

         « Jeanne Leclerc : A cette époque, en 1592, on attribue à Aumale des convictions très équivoques à première vue, mais qui se révéleront en fait, par la suite, comme très honorables et lui feront payer un lourd tribut. Alors que par son duc Charles II de Lorraine, Aumale se doit d’être ligueuse, elle n’en est pas moins royaliste de par son fief important du Bois Robin dont le seigneur était protestant et voué au roi. (…) Cette situation influença sûrement le geste spontané et généreux de Jean le Cauchois, Capitaine de la Ville d’Aumale, qui ordonna expressément à une jeune aumaloise nommée Jeanne Leclerc, d’ouvrir la porte de notre ville au roi Henri IV poursuivi et blessé par ses assaillants.
         Cette prise de position du sieur Le Cauchois, vicomte d’Aumale, reflète le sentiment général du peuple français de cette époque : le Français, bien que portant les armes contre Henri IV, tire vanité de la bravoure de ce roi son compatriote et en méprise davantage l’empiétement et le flegme espagnol... " [4]

     

    LES REMPARTS D'AUMALE (Seine-Maritime)

         " Le 2 août 1589, le roi Henri III ayant été assassiné, le protestant Henri de Navarre accède au trône. Mais les ligueurs refusent de le reconnaître. Chassé de Paris, il concentre ses troupes et son attention en Normandie au plus près de ses alliés Anglais. Cette gravure extraite du site, http://www.rouen-histoire.com/HenriIV/index.htm est d'origine allemande. « 6 février 1592 : Les troupes espagnoles du duc de Parme ( Alexandre Farnèse ) venant au secours de Rouen assiégé par Henri IV furent accrochées près d'Aumale par le Béarnais. Au cours de cette escarmouche, le Roi fut touché dans le dos par un tir de mousquet. Il ne dut son salut qu'à une habitante d'Aumale, Jeanne Leclerc ( pour certains, ce fut un homme, Jean Leclerc ) qui abaissa le pont-levis juste le temps nécessaire pour qu'il rentre dans la ville. » [5]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de  http://mairieaumale.free.fr/tourisme/ieufa.htm#histoire 

    [3] Extrait d'Histoire de la ville d'Aumale : Seine-Inférieure, et de ses institutions depuis les temps anciens jusqu’à nos jours, Volume 2 par Ernest Sémichon 1862 https://books.google.fr/books?id=GsY3vJsGPDMC&pg=PA295&dq=Aumale+histoire+remparts&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi8zOb914zOAhVMKMAKHbRqDlcQ6AEIHDAA#v=snippet&q=rempart&f=false

    [4] Extrait du livre « quatrième centenaire de la journée d’Aumale – 1592-1992 » http://mairieaumale.free.fr/tourisme/ieufa.htm#histoire 

    [5] Extrait de http://www.rouen-histoire.com/HenriIV/aumale.htm

     

    Bonnes pages :

     

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_seigneurs_puis_ducs_d%27Aumale

    http://www.cosmovisions.com/monuAumale.htm

    http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Aumale.pdf

    http://mairieaumale.free.fr/indexff.htm

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  • LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne) LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne) LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne) LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne) LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne)

     

         « Peinte sur le penchant de la colline, Mortagne, aujourd'hui sous-préfecture, fut pendant les derniers siècles de la monarchie la capitale administrative du Perche. N'ayant pas trop souffert matériellement des sévices de la guerre, elle a pu conserver ses monuments et ses richesses architecturales. Mortagne recèle des trésors, humbles demeures resserrées en grappes, hôtels particuliers, maisons aux tuiles brunes et rousses, coiffées de lucarnes. Clés de fenêtres style rocaille, balcons en fer forgés, donnent son cachet à cette ville inimitable. » [1]

     

    LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne)  LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne)

     

     

    Plan des remparts de Mortagne-au-Perche ; blason par Spedona — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5263321

     

    LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne)      « Nul ne connaît précisément les origines du nom de cette ancienne capitale du comté du Perche, située au sud-est du département de l’Orne. Si la tradition semble privilégier l’origine Mauritania, indiquant la présence d’une garnison romaine à l’époque du Bas-Empire, une légende tenace l’attribue, quant à elle, au vocable Morte-agne signifiant morte-eau en langue romane.

     

    Gravure ci-dessus de Merian, 1657.

     

         L’histoire de Mortagne-au-Perche est étroitement liée à celle des comtes du Perche et aux querelles incessantes entre les seigneurs de Mortagne et ceux de Bellême. La ville de Mortagne-au-Perche, bâtie au sommet et sur le versant d’un coteau, au pied duquel coulent les sources de la Chippe, était jadis entourée de fossés et défendue par deux châteaux forts. (*NDB deux enceintes en réalité).

         En 1066, Geoffroy II, fils de Rotrou II, seigneur de Mortagne-au-Perche et de Nogent-le-Rotrou, participe à la conquête de l’Angleterre aux côtés de Guillaume le Conquérant. En 1080, Geoffroy, succédant à son père, reçoit en héritage les domaines percherons de Mortagne et de Nogent-le-Rotrou.

         En 1090, Mortagne et ses environs sont frappés par une épidémie de lèpre.

         En 1106, dans le conflit qui oppose les fils de Guillaume le Conquérant, Rotrou III, fils de Geoffroy II, prend le parti de Robert Courteheuse, tandis que le comte de Bellême, son ennemi juré se range aux côtés du frère cadet du duc de Normandie, Henri Beauclerc. Battu à Chailloué, au nord de Sées, par Robert II, comte de Bellême, Rotrou se réconcilie avec Henri Beauclerc dont il épouse une des filles. En 1111, Rotrou est fait prisonnier par le comte de Bellême qui incendie et pille la ville de Mortagne.

         En 1141, au lendemain de la mort du roi Henri Ier Beauclerc, Rotrou, d’abord partisan d’Étienne de Blois, organise une assemblée des seigneurs normands qui prennent fait et cause pour Mathilde l’Emperesse, fille du roi défunt. Rotrou, rallié à la cause de Mathilde, participe à la reconquête du duché de Normandie, aux côtés de Geoffroy V d’Anjou. Touché par une flèche, il meurt au cours du siège de Rouen, en janvier 1144.

     

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         Plus tard, vers 1411, Jean Ier, duc d’Alençon et comte du Perche, fait fortifier la ville. 

         Les protestants s’en emparent par surprise en 1562 et y commettent de nombreux méfaits. Mortagne tombe l’année suivante aux mains des huguenots, commandés par Coligny. Prise une troisième fois par les protestants, en 1558, ses maisons sont en partie détruites par le feu. — Durant les troubles de la Ligue, Mortagne est, dans l’espace de trois ans et demi, prise, reprise et pillée par les partisans des deux camps. Le 12 juillet 1593, la cité percheronne est attaquée par Jacques Desmoutis de La Morandière, nommé gouverneur du Perche pour la Ligue par le duc de Mayenne.

         En 1634, sous l’impulsion de Robert Giffard, plusieurs centaines de Percherons, dont des Mortagnais, émigrent vers la Nouvelle-France. — Le 11 novembre 1789, l’Assemblée nationale constituante , faisant fi des identités régionales, adopte le découpage du territoire national en départements. Le 4 mars 1790, l’ancien comté du Perche est morcelé entre les départements de l’Orne, de l’Eure-et-Loir, de la Sarthe et du Loir-et-Cher.

         Le 13 août 1944, dans les derniers jours précédant la fin de la bataille de Normandie, la ville de Mortage-au-Perche est libérée par la 5th Armored Division US. » [2] 

     

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     « L'église Notre-Dame : Reconstruite et agrandie après la guerre de Cents Ans, à l'emplacement de l'ancienne chapelle du fort Toussaint. La tour, coiffée vers 1620 d'un dôme d'ardoise, brûla en 1887. Maladroitement restaurée, elle s'effondra en 1890. Sa reconstruction s'est limitée à abriter l'horloge et les cloches. » (…) http://www.france-voyage.com/villes-villages/mortagne-au-perche-23507.htm

     

         « La porte ou portail Saint-Denis des 12e et 13e siècles est le dernier vestige du fort Toussaint. Ce fort était une première enceinte de la ville située à l'intérieur de la cité elle même entourée d'une seconde enceinte. Bâti en 1411 par Jean IV, c'était un enclos fortifié, flanqué de six grosses tours, défendu par des fossés et ponts-levis aux trois portes : porte ou portail Saint-Denis, porte Notre-Dame et porte Dorée. Une grande pièce d'eau aujourd'hui comblée, la mare Toussaint protégeait le fort à l'est. Quelques tours de l'enceinte subsistent encore aujourd'hui dont celle de la maison du Doyen de Toussaint (tour nord-est), celle de la maison des comtes du Perche (tour sud) et celle de l'ancienne prison. »

     

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    LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne)  LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne)

     

         La ville de Mortagne-au-Perche a créé un excellent circuit patrimoine où figure le plan des remparts de la cité (voir photo ci-dessus à gauche). Il est possible de se le procurer à l'Office de Tourisme de la ville. Ce plan m'a essentiellement servi pour mettre au point le plan des remparts de Mortagne-au-Perche... Que l'Office de Tourisme soit ici remercié ! NDB

     

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    Photo 1 : http://www.forum-normand.org/t651-enigme-n22-les-remparts-de-mortagne-au-perche ; Photo 2 : http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=61293_8 ; Photo 3 : http://lemag.weekendesk.fr/tag/orne_t112/1 : Photo 4 : http://album.clubalpin-idf.com/Randonnee/2012-03%20Perche/Dominique/index.html#PXL013.jpg ; Photo 5 : http://www.agences-vertes.fr/b6404-u3-manoir-de-ville-en-vente-a-mortagne-au-perche.html

     

    LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne)LES REMPARTS DE MORTAGNE-AU-PERCHE (Orne) 

     

    Sources : 

     

    [1] http://www.france-voyage.com/villes-villages/mortagne-au-perche-23507.htm

    [2] http://www.normandie-heritage.com/spip.php?article845

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  • LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)

     

         " Les remparts de Louviers n'ont été édifiés qu'au 14e siècle. Ils ont été entièrement rasés au 19e siècle.

     

        Pendant très longtemps, Louviers possession de l’Église n’a pas cru nécessaire de se doter de remparts. Et en 1346, au début de la Guerre de Cent Ans, les Anglais qui n’affrontent ni villes fortes ni forteresses mais dévastent les gros bourgs et les villes sans fortifications, attaquent Louviers. La ville est pour la première fois pillée et saccagée. Les habitants résistent désespérément. Les derniers défenseurs, réfugiés dans le clocher en sont chassés par l’incendie.

         Vingt ans plus tard, profitant d’une accalmie relative, Louviers se dote d’une enceinte dont la première pierre est posée en 1366. Ce rempart est alors ouvert en quatre endroits : à la porte de Rouen, à la porte du Neubourg, à la porte de Paris, à la porte de l’Eau.

     

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         A peine ces remparts sont-ils achevés que la guerre prend à nouveau la pire des tournures pour les Français. Louviers est investi en mai 1431 par une force considérable de 12 000 hommes placés sous l’autorité du régent Bedford, oncle du roi d’Angleterre. Le siège dure vingt trois semaines. Les vainqueurs ne font pas de quartier, les remparts sont abattus ainsi que tous les établissements importants, château, halle, maisons de pierre. Les églises elles-mêmes sont saccagées. La ville n’est plus qu’un amas de ruines, abandonnée par ses habitants dont un grand nombre prend les armes dans les troupes du roi de France.

         Puis vient le temps de la reconquête : Charles VII reprend Paris en 1436. Les exilés de Louviers, sous la conduite de Bigards et de Xaintrailles réoccupent leur ville dévastée, relèvent les remparts et la constituent en base arrière de leurs coups de main.

         Au début du 16e siècle, les fortifications, demeurées fort imparfaites depuis la hâtive restauration de 1440-1441 sont achevées (1500) sous l'autorité du cardinal d'Amboise, l'un des plus célèbres archevêques de Rouen, alors premier ministre de Louis XII.

     

    LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)

     

    La ville de Louviers par C. Merian, 1657

     

         Ce sont désormais des parapets de maçonnerie dominés par de grandes buttes destinées à amortir le tir des boulets, car l’artillerie a fait de notables progrès. Ces remparts sont flanqués de tours rondes et d’une citadelle à la « demi-lune ». Une cinquième porte en direction d’Évreux est adjointe en 1767 aux quatre portes existantes.

         En 1730, les boulevards, de la Porte de Rouen à celle du Neubourg, puis jusqu’à la rivière, sont nivelés et plantés. En 1738, on aménage le Champ de Foire à la porte de Paris et le Champ de Ville, sur les espaces marécageux qui séparent la porte du Neubourg du faubourg du même nom. Dans la seconde moitié du 18e siècle l’industrie déborde les remparts et le centre urbain pour occuper les faubourgs  (Saint-Germain, Saint-Jean).

         Le début du 19e  siècle voit la suppression définitive des anciens remparts et l’implantation des boulevards qui les remplacent à l'époque de la Restauration.

     

    LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)

     

          Ainsi, pendant près de cinq siècles  Louviers a eu son enceinte fortifiée dont il ne reste aujourd'hui rien, hormis des noms de rues (du Rempart, Tour Gambette, de la Citadelle), des lieux-dit : la Citadelle, la Porte de l’Eau, ou l’empreinte reconstituée de tours de la barbacane de la porte de Rouen." [1]

     

    LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)  LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)

     

    Plan hypothétique des remparts de Louviers ; blason par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2779684

     

    REMPARTS

     

         « Ce fut, ainsi que nous l'avons dit au commencement du règne de Charles V, que les habitants de Louviers, qui se trouvaient sur le théâtre de la guerre, présentèrent au roi une requête pour être autorisés à fermer leur ville. La première pierre des remparts fut posée au mois d'octobre 1366, par le sieur Sylvestre, seigneur de la Charnelle, que le roi avait chargé de la direction des travaux.

         Il paraît, toutefois, que les fortifications ne furent pas poussées avec une grande activité, car, par lettres-patentes de Charles VI, données à Paris le 20 janvier 1409, « fut donnée permission aux dits bourgeois (de Louviers) de lever un tarif sur la dite ville, et ce, pour continuer la clôture dycelle, sur la réquesle desdits bourgeois, disants avoir consumés tous leurs biens et chevances à la réédification de la dite ville ruinée entièrement, et de la dite église brûlée par les ennemis de la France, outre qu'il arriva une grande peste, tant par les ruines dycelle ville que par la pauvreté du peuple. "

    LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)     De nouveaux travaux y furent encore faits en 1429, après l'expulsion des Anglais par Étienne de Vignolles, dit La Hire. « Cette reprise » dit toujours le même manuscrit, « donna une telle joie et consolation à tous les « bourgeois de se voir sous l'obéissance de leur « légitime roy, qu'ils n'épargnèrent rien pour « les fortifications de la dite ville, même consentirent que trois cents livres du trésor furent « pris pour ayder aux dites fortifications... » (Manuscrit de Jean Leblanc)

         En 1432, tous les remparts de Louviers furent rasés par les Anglais ; ils n'y laissèrent pas pierre sur pierre, et, cependant, nous avons vu avec quelle rapidité ils se relevèrent en 1440 : bourgeois et gens d'armes y travaillèrent avec tant d'ardeur, qu'une seule année suffit pour les mettre en bon état de défense ; ils furent tout-à-fait achevés vers 1500, par les soins du cardinal d'Amboise.

         Les fortifications de  Louviers consistaient, alors, en une enceinte de murailles, protégées par un large fossé, et flanquées de distance en distance par de petites tours carrées. Deux de ces tours étaient plus considérables que les autres : la première, dite du Gril, était située sur le petit bras d'eau qui porte ce nom, et la seconde, nommée tour Forte, était construite à l'angle sud-ouest de la ville, à côté de la porte du Neufbourg.

          On pénétrait dans Louviers par trois portes : celles de Paris, de Rouen et du Neufbourg ; la première consistait en une seule tour ronde, sous laquelle on passait; les deux autres étaient défendues par deux tours rondes aussi ; et, pour accéder à ces trois ouvertures, des ponts avaient été jetés sur les fossés. Sur la porte de Rouen était l'ancienne maison de ville.

         Depuis, deux autres ouvertures furent pratiquées dans les remparts ; d'abord une petite, dite porte de l'Eau, qui était située au bout de la rue du Quay et qui s'ouvrait sur la rivière ; puis, en 1767, fut construite la porte de la Société, qui conduit à la nouvelle route d'Évreux.

         (En 1766, dix fabricants de drap de Louviers se réunirent dan» l'espoir de donner plus d'extension à leur commerce. Cette association, connue sous le nom de la Société, fit, au commencement de l'année 1767, l'acquisition de la ferme de la Rivette pour y placer des rames ; bientôt elle présenta au Roi une requête pour être autorisée à percer le rempart, vis-à-vis la Grande-Rue, et à y faire établir une porte, afin d'éviter le long circuit qu'il leur fallait faire en passant par celle du Neufbourg ; la ville s'opposa à cette demande, qui pouvait lui occasionner de nouvelles charges , et le conseil, après avoir écouté les raisons de part et d'autre, ordonna « qu'il serait fait une ouverture audit rempart, « pour y placer une porte à laquelle aboutirait la principale rue « de la ville, à condition que ladite porte serait faite aux dépens de la Société, qui serait obligée, en outre, de loger le « commis de cette porte et de payer annuellement, et à toujours, « entre les mains des échevins de cette ville, la somme de cent « cinquante livres pour les gages du portier et celle de cinquante livres pour l'entretien de ladite porte. Il fut, en outre, ordonné « aux associés unis de suivre le plan qui leur serait délivré par le « sieur commissaire départi de la généralité de Rouen, avec « injonction aux sieurs maire et échevins de Louviers d'inscrire « l'arrest du conseil, portant ce que dessus, sur leurs registres. »

    En exécution de cet arrêt, la porte fut ouverte le 2 juin 1767 ; mais elle devint bientôt inutile, car, dès le mois d'octobre suivant, la Société se sépara. On avait reconnu de suite qu'une telle association ne pouvait avoir que de mauvais résultats commerciaux.

    Au mois de mai 1771, la construction de cette porte détermina le passage de la route d'Orléans par la Grande-Rue, et l'ancien chemin qui conduisait à Évreux par la porte du Neufbourg fut abandonné. La porte de la Société fut tout-à-fait abattue en 1774.)

          La citadelle était située à l'angle nord-ouest de la ville. Il ne nous est malheureusement pas resté de documents bien étendus sur l'importance de cette fortification ; nous savons seulement qu'elle était entourée de fossés, et qu'en 1628 elle comprenait dans son enceinte la moitié de l'emplacement du grand cimetière. A cette époque, un arrêt du conseil du roi ordonna qu'elle serait rasée ; et nous voyons, par le plan de 1731, qu'il fut exécuté en partie. Quelques restes s'en voyaient encore il y a vingt ans.

         On a long-temps prétendu qu'il existait un passage souterrain qui, de cette citadelle, conduisait dans la campagne ; on cite même l'excavation située dans le bois du Défens, et connu sous le nom de puits Crosnier, comme devant, par là, communiquer à l'intérieur de la ville. Nous ne savons sur quoi peut s'appuyer cette tradition, et à notre connaissance, on n'a rien découvert qui puisse faire croire à sa réalité." [2]

     

          « … Dans les tems où on a établi des fortifications pour la défense de Louviers , pour se prémunir contre les incursions des Anglais, on construisit une citadelle placée à l'angle du boulevard appelé de l' Echo. Cette citadelle était un point de défense pour la ville, surtout du côté où elle était construite. Il y avait aussi des casemates et des souterrains couverts qui pouvaient servir de retraite cachée aux assiégés. Tout cela favorisait la résistance d'une ville murée dans les tems de guerres etdefréquens assauts qui souvent avaient lieu , et plus particulièrement dans une province telle que la nôtre, à raison de sa position et de tout l'intérêt qui attachaient les parties belligérantes, soit du côté de l'agriculture, soit sous le rapport du commerce.

         La citadelle et ses accessoires ont disparu totalement lors de la destruction définitive des remparts et fortifications de Louviers, parce qu'on a considéré et jugé avec discernement que les anciens troubles, suscités par les Anglais qui ont tant agité et ravagé la Normandie, ne reviendraient jamais , et effectivement ils ne sont pas revenus... » [3]

     

         " Vers 1729, les boulevards extérieurs de Louviers n'étaient encore que des buttes inégales et d'un accès difficile; à cette époque, M. Le Massif, lieutenant-général du Pont-de-l'Arche, bailly de Louviers et subdélégué de l'intendant, commença à les faire niveler et planter. Le tour des fossés, depuis la porte de Rouen jusqu'à celle du Neufbourg, fut achevé en 1730, sous l'échevinat de MM. Michel Petou et Bourmoy, et depuis, en 1733, celui de la porte du Neufbourg jusqu'à la rivière, sous la gestion de M. Guillaume Delamare, procureur fiscal.

         En 1737 et 1738, on établit et planta le champ de foire à la porte de Paris, et le champ de ville près de celle du Neufbourg." [2]

     

    LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)

     

     A gauche plan de la ville et des environs de Louviers - 1750 - Source  Bibliothèque nationale de France, département Cartes et plans , GE D-16856 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8494546h.r=plan%20de%20Louviers ; A droite, plan de Louviers en 1730 extrait de l'Essai historique sur Louviers par Paul Dibon 1836.

     

            La plupart de ces travaux, entrepris en 1730 et dans les années suivantes, furent faits par des ateliers de charité. Les hivers avaient été rigoureux, le blé était cher, le peuple souffrait : une cotisation imposée aux riches bourgeois fournit les moyens d'occuper ainsi la classe malheureuse, et, par une coïncidence assez remarquable, ce fut en employant exactement les mêmes moyens, qu'un siècle plus tard, en 1830, on détruisit ces ouvrages pour abaisser et établir les promenades qui entourent en ce moment la ville de Louviers.

         En 1774, la porte de Paris fut abattue : celle du Neufbourg l'avait été précédemment, en 1752. Quant à celle de Rouen, elle resta plus longtemps, et ce ne fut qu'au commencement de ce siècle-ci que l'on se décida à la faire disparaître.

         La cascade, la promenade qui longe le bras d'eau qu'elle alimente, et l'écho de Crosne furent terminés et plantés en 1775. » [2]  

     

     LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)

     

    A gauche, vue générale de Louviers en 1657 d'après Caspar Mérian. On distingue nettement l'enceinte de la ville vue de Folleville. Au centre, Jacques-Philippe Renout - La Citadelle en 1817- Face Est. Dessin au crayon extrait de l'album "Vues et plans de Louviers" - Musée de Louviers 

     

    Petite histoire militaire de Louviers 

     

         En 1346 puis en 1356, la ville est prise et pillée. Elle est occupée pendant quatre ans jusqu'en 1360.

         En 1364, les Lovériens demandent à Charles V l'autorisation de fortifier les remparts.

         Le 12 juillet 1380, le connétable de la garnison, inspectant les murailles vers minuit, trouve un guetteur endormi, et, de colère, lui heurte violemment la tête contre une guérite de bois et le tue.

         En 1409, les Lovériens reprennent les fortifications, négligées après les victoires de Bertrand Du Guesclin contre les Anglais et ils entreprennent d'édifier au flanc de leur église une tour-beffroi dont le style est plus militaire que religieux.

         En 1418, la ville est assiégée par les Anglais : la lutte fut farouche et la répression sans pitié. La ville fut prise au bout de vingt-six jours (quinze selon les sources anglaises) : 120 bourgeois furent passés au fil de l'épée et les autres n'obtiennent la vie sauve que contre le versement d'une forte rançon (15 000 écus). Il s'ensuivit une occupation de onze ans.

         En 1429, au mois de décembre, La Hire, compagnon de Jeanne d'Arc reprend la ville. Les Anglais, ne pouvant accepter ce fait, investissent la ville en mai 1431 avec douze mille hommes. Le nouveau siège dure près de six mois. La ville capitule le 22 octobre après avoir perdu la plus grande partie de ses défenseurs. Après avoir promis des conditions honorables aux survivants, les Anglais rasent la ville.

         En 1440, la ville est à nouveau libérée et les habitants peuvent la reconstruire. Les Anglais tenteront une dernière fois de prendre la ville en 1441. Cette même année, Charles VII, par une charte datée de Lusignan, exempte les Lovériens à perpétuité de la plupart des impôts royaux, notamment la taille, le plus lourd de tous. La ville reçoit, incorporée dans ses armoiries le titre de « Loviers le Franc » et les habitants obtiennent le droit de porter la lettre L couronnée « en broderie, orfèvrerie et ainsi qu'il leur plaira ». Dans les années 1440, partent de Louviers, où Charles VII établit un temps son quartier général, de nouvelles attaques pour la plupart réussies et qui contribueront à la libération de la Normandie.

     

    LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)     En 1506, le portail du midi fut aménagé en style gothique flamboyant. À peu près à la même époque, la tour-lanterne fut remaniée. Sous l'autorité du cardinal d'Amboise, archevêque de Rouen et premier ministre de Louis XII, on achève les fortifications de la ville et on envisage un temps de construire un château épiscopal, finalement construit à Gaillon.

         En 1591, après les victoires d'Arques et Ivry, le lieutenant d'Henri IV, le maréchal de Biron se présenta devant Louviers le 6 juin et s'empara de la ville après un combat bref et violent, ce qui permit au roi de faire son entrée.

         En 1594, après la reddition de Rouen à Henri IV, Sully passa une nuit à Louviers à l'Hôtel du pilier Vert qui se trouvait sur la place de la Halle et dont il a parlé dans ses Mémoires.

         Sous la Restauration : suppression des anciens remparts, remplacés par des boulevards plantés." [4]

     

    Ci-dessous : circuit de découverte de Louviers téléchargeable sur : http://www.tourisme-seine-eure.com/images/06-QUE-FAIRE/1-culture-patrimoine/B1.1-Louviers/B.1.1-Circuit-Bilingue-LOUVIERS-page-a-page.pdf

    Office de Tourisme Seine-Eure • Seine Eure Tourist Office, 10, rue du Maréchal Foch 27400 LOUVIERS - Normandie +33 (0)2 32 40 04 41 • tourisme-seine-eure.com

     

     

    Sources :

     

    [1] d'après "L'histoire de Louviers, évoquée par les choses" , S.E.D. 2002. » http://sedlouviers.pagesperso-orange.fr/histoire/25questions/remparts.htm

    [2] Essai historique sur Louviers par Paul Dibon 1836. https://books.google.fr/books?id=J7FCAAAAYAAJ&pg=PA150&lpg=PA145&focus=viewport&dq=Louviers+remparts&hl=fr&output=text#c_top

    [3] Histoire de Louviers par Louis René Morin, 1822

    [4] Wikipédia

     

    Bonnes pages :

     

    Des châteaux et des sources par Bruno Lepeuple,Jean-Louis Roch, publication Univ Rouen Havre 2008 : https://books.google.fr/books?id=sUyhEcpCanwC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

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  • LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT

     

    Photo au centre : http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2009/12/06/16051015.html  ; Photo à droite : http://www.lyons-la-foret.fr/un-article-de-test/

     

           La place forte de Lyons-la-Forêt n'est pas une ville close à l'origine. Il s'agit d'un château doté d'une seconde enceinte qui s'est urbanisée progressivement alors que village se développait et que la forteresse perdait progressivement son intérêt défensif.

     

    LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT  LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT (Eure)

     

     Plan hypothétique des remparts de Lyons-la-Forêt ; blason par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11247698

     

          « La création du duché de Normandie par le traité de Saint-Clair-sur-Epte entre Charles le Simple (879-922) et Rollon (av.890-931) en 911, fit renaître ce qui deviendra le canton de Lyons. Très rapidement, le nouveau duc Guillaume Ier de Normandie, appelé aussi Longue Épée (av.910-942), très attaché à la forêt domaniale (celle-ci n’était qu’à trente kilomètres de Rouen, capitale du duché), décide d’établir, en 935, à Saint-Denis-en-Lyons, une vaste résidence surplombant les rives de la Lieure.

     

    LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT

     

          Guillaume le Conquérant (1027-1087) y donne une charte en 1050. Peu d’années avant sa victoire à Hasting en 1066 et son couronnement à l’abbaye de Westminster, il ordonne en 1060 la construction d’une forteresse importante à Lyons, lieu stratégique, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière entre le royaume de France et le duché de Normandie. Son fils cadet le roi Henri Ier (1068-1135) achèvera l’édification de ce château dont les bases de l’imposant donjon ont été mises à jour durant l’été 2007.

          Henri Ier dit Beauclerc, est certainement le personnage le plus emblématique du canton, tout au moins de Lyons-la-Forêt. Cette gloire, peut-être la doit-il à sa mort prématurée, en son château de Lyons. La chronique raconte qu’après avoir mal digéré des lamproies (sorte d’anguilles très appréciées au Moyen Âge), il fut pris de douleurs épouvantables et mourut à Lyons le 1er décembre 1135. Henri Ier fut aussi l’un des bienfaiteurs de la toute jeune abbaye de Mortemer, née de l’installation de quelques religieux d’un prieuré de Beaumont-le-Perreux, séduits par la vie de trois ermites auprès d’un étang alors décrit comme « fangeux ». Cette installation reçu l’approbation de l’archevêque de Rouen et celle du roi d’Angleterre.

          Plus tard, en 1163, le roi Henri II Plantagenêt (1133-1189) et sa mère l’impératrice Mathilde (1102-1167), fille d’Henri Ier Beauclerc et femme de l’empereur et roi Henri V de Germanie (1081-1125), permirent la construction de la nef de l’abbatiale.
Richard Ier d’Angleterre, dit Cœur de Lion (1157-1199), couronné le 13 août 1189, prit pour confesseur Guillaume, abbé de Mortemer et pour très proche chevalier Etienne de Longchamps qui l’accompagna lors de la troisième croisade et devint gouverneur de Saint-Jean-d’Acre de 1191 à 1192. Il fut prévôt de Lyons à son retour de Terre sainte.

          Mais cette période ne fut pas de tout repos pour les habitants du Pays de Lyons qui eurent à souffrir de la parfois dure rivalité entre les ducs de Normandie et les rois de France. Ce domaine, surtout la forêt, avait aux yeux des souverains tant Anglais que Français, une importance considérable. Sa valeur avait redoublé dès le 11e siècle à cause de sa position stratégique à la frontière des deux royaumes et par sa proximité de Paris.

     

    LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT (Eure)

     

     Le pays de Lyons au Moyen Âge (avec la collaboration de B. Nardeux) extrait de http://beauvoir.avenir.free.fr/beauvoir_lepeuple.pdf 

     

         Guillaume le Bâtard, autre nom du Conquérant, puis Henri Ier, avaient cherché successivement à renforcer le système défensif de leur château de Lyons. Celui-ci commandait des forts de la vallée de l’Andelle comme ceux de Vascœuil ou de Pont-Saint-Pierre. Par deux fois, en 1193 puis le 1er juillet 1202, le roi Philippe Auguste (1165-1223) s’empara de cette forteresse. Après cette victoire le territoire de Lyons perdit sa position stratégique et donc un peu de son prestige militaire et social, même si le roi de France le garda comme lieu de villégiature et de chasse. Louis IX ou Saint-Louis (1215-1270) y vint au moins quatre fois dans la deuxième moitié du 13e siècle. Le roi fonda à Lilly une maladrerie. Philippe IV le Bel (1268-1314), grand chasseur et amateur de chevaux, allait rapprocher encore les capétiens du domaine de Lyons. En vingt-neuf ans de règne, il y fera quarante-sept séjours. Le calme ne revint pas pour autant puisqu’il fallut attendre 1450 pour que le Pays de Lyons devienne définitivement français après la victoire du connétable de Richemont sur les Anglais à Formigny, mettant fin aux calamités de la guerre de Cent Ans. La paix enfin retrouvée, le pays put développer ses richesses.

     

    LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT

     

          Le château de Lyons ne fut pas le seul à recevoir des hôtes royaux. Charles VII (1405-1461) et sa célèbre maîtresse Agnès Sorel, la dame de Beauté (du nom de son domaine près de Paris), séjournèrent au manoir de La Fontaine-du-Houx, édifié par Philippe le Bel. Au 16e siècle la vicomté de Lyons, appartenant toujours au roi de France, restait importante. En 1528, François Ier (1494-1547) en fit don à la duchesse de Nemours pour peu de temps. Charles IX (1550-1574) aima particulièrement la forêt de Lyons qu’il découvrit lors d’un séjour. Il y chassa ensuite fréquemment, faisant d’après certains historiens du manoir de La Fontaine-du-Houx son pavillon de chasse avant d’entreprendre à Noyon-sur-Andelle (aujourd’hui Charleval – en souvenir du jeune roi – dans le canton de Fleury-sur-Andelle) la construction d’un vaste palais qui ne sera jamais achevé. Une légende veut qu’il ait donné le nom de ses quatre chiens favoris aux quatre familles qui exploitaient les verreries dans la forêt : Caqueray, Bongars, Vaillant et Martel. Mais à côté de cette histoire royale existent d’autres histoires locales liées à quelques personnages, parfois étonnants.

          Le fort pouvoir ducal ou royal ainsi que l’implantation des abbayes empêcha le développement d’importantes seigneuries. Seules trois sont attestées dès les 11e et 12e siècles, à Vascœuil, à Rosay et à Lisors. Les rois confiaient à certaines familles un peu plus de pouvoir, à Lyons-la-Forêt comme pour la garde du château. Ainsi la famille Le Portier donnera au canton l’un de ses plus illustre enfant : Enguerrand de Marigny (1260-1315), célèbre surintendant des finances sous le règne de Philippe IV le Bel, qui au commencement du 14e siècle possédait tout le sud du Pays de Lyons ainsi que le château de Touffreville. Philippe Le Bel lui offre en 1309 le manoir de Fleury ainsi que la haute justice de Lilly, Morgny et Rosay. Marigny fonda surtout la collégiale d’Ecouis. Son exemple ne ressemble toutefois à aucun autre dans le Pays de Lyons. Jamais en effet, membre d’une famille locale n’aura atteint sa puissance, à l’exception tout autre et plus tardive, du poète Isaac de Benserade (1613-1691). Même s’il fut jugé pour détournement de fonds puis pendu au gibet de Montfaucon, la réhabilitation d’Enguerrand de Marigny lui valut d’être inhumé dans la collégiale qu’il avait fondée. 

     

    LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT (Eure)     Le 14e siècle vit également la création de la maîtrise des eaux et forêts et peu à peu la petite ville de Lyons gagner en importance avec au 16e siècle l’établissement d’un bailliage secondaire et un siège d’élection lui conférant une certaine indépendance par rapport à Gisors. En 1665, Lorleau devient seigneurie du duc de Montmorency-Luxembourg. Louis XIV devait offrir la seigneurie de Lyons réunie en 1710 à celles de Gisors, des Andelys et de Vernon, à son petit-fils le duc de Berry, formant ainsi le nouveau comté de Gisors. En 1775, celui-ci passa par héritage au duc de Penthièvre (1725-1793). Connu pour sa charité et aimé de la population, celui-ci fit beaucoup pour le Pays de Lyons et pour Lyons-la-Forêt en particulier en commandant la construction de la halle actuelle.

          Tout au long de son histoire, même simple, le Pays de Lyons aura donc été entre les mains de grands seigneurs et de princes du sang ou de monarques Anglais et Français. Pas moins de cent vingt séjours royaux y ont été recensés entre 935 et 1337. » [1]  

     

     LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT

     

    Plan ci-dessus à gauche extrait des Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Imprimerie A. Pâris (Pontoise) Date d'édition : 1907 ; Plan ci-dessus à droite extrait des Bulletins du CRAHN : Le château de Lyons-la-Forêt, premier bilan des fouilles menées du 18 au 30 juin 207 ; Bruno Lepeuple.(voir document ci-après)

     

    LES REMPARTS DE LYONS-LA-FORÊT (Eure)     « Le centre du village de Lyons la Forêt a été déterminé par la présence de la motte et des murailles du château. Les rues principales  dessinent un périmètre approximativement ovale ; au centre de cette figure ainsi dessinée, se dresse la motte féodale.

         Du centre, situé sur la hauteur à l’emplacement de l’ancien château, la ville s’étend en descendant vers la rivière d’une part à l’Ouest vers l’église par le faubourg du Bout de Bas et à l’Est par le faubourg de la Rigole qui conduit vers le terrain de camping, la salle de sports, la piscine, le mini-golf et les cours de tennis.

     

    Photo ci-dessus extraite d'un site néerlandais très complet et fort bien documenté sur les mottes en Europe dont celles de Normandie : http://www.basaarts.nl/vraagbaak.php

     

         Le château – Au début du 12ème siècle, Henri Ier Beauclerc, roi d’Angleterre et duc de Normandie, fait construire un château sur les hauteurs de Lyons. Il y meurt le 1er décembre 1135. Les fouilles archéologiques du château ont permis de produire un plan de l’ensemble castral  en repérant différents vestiges maçonnés et notamment un grand donjon quadrangulaire (20 à 24m hors œuvre) muni d’un avant corps (10 x 4,50m) remplissant les fonctions d’entrée.

         Les résultats des fouilles confrontés aux données historiques permettent d’attribuer au règne d’Henri Ier Beauclerc (1106-1135) la construction de l’édifice et plus probablement au cours de la décennie 1120. » [2]

     

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    Photo 1 : extraite de https://vadrouillages.wordpress.com/2013/07/ ; Photo 2 : extrait de http://libre-ecriture.forumactif.com/t6235-lyons-la-foret-la-fontaineresse ; Photos 3-4-5-6 : http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2009/12/06/16051015.html ; Photo 7 : http://www.photos-alsace-lorraine.com/album/1080/Lyons-la-For%EAt

     

    Bref historique

     

         936 Première mention d'une résidence ducale à Lyons

         Milieu du 11e siècle, construction de la forteresse de Lyons par Henri Ier. Le château avait quatre grosses tours, quatre portes, chacune d'entre elles gardée par un seigneur différent

         1135 Mort du roi d'Angleterre et duc de Normandie, Henri Ier Beauclerc, au château de Lyons autrement appelé Saint-Denis-en-Lyons

         1189 Première cour de Noël du roi Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de Lion

         1193 Philippe Auguste occupe la ville et son château

         1194 Rentré de captivité, Richard Cœur de Lion obtient la restitution de Lyons

         1194-1198 Nombreux séjours de Richard dans sa résidence de Lyons, avant sa mort en 1199.

         1er juillet 1202 Philippe Auguste s'empare définitivement de la ville fortifiée et la rattache au Royaume de France.

         De 1202 à 1298, Nombreux séjours des rois de France à Lyons. Trois séjours attestés pour Philippe Auguste, quatre pour Louis IX et dix pour Philippe le Bel. Passionnés de chasse, les rois capétiens considèrent alors la forêt de Lyons comme l'une des plus belles du royaume.

         1240 Roger de Lyons donne des terres aux Templiers.

         1359-1398 La châtellenie de Lyons fait partie du douaire de Blanche de Navarre, veuve du roi Philippe VI de Valois

         1403-1422 Douaire de Isabeau de Bavière, reine de France

         1410 Collart de Boissay, écuyer d'honneur du roi et chambellan du duc de Guyenne, alors dauphin de France, est capitaine de la ville et du château de Lyons

         1419 Les Anglais s'emparent de Lyons au terme de leur conquête de la Normandie

         1436 Démantèlement du château par les Anglais." [3] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait des sites :  http://www.paysdelyons.com/ et http://amisdelyons.com/histoire/

    [2] http://www.lyons-la-foret.fr/un-article-de-test/

    [3] Wikipédia

     

    Document ci-après : Bulletins du CRAHN, 2007 : Le château de Lyons-la-Forêt, premier bilan des fouilles menées du 18 au 30 juin 2007, Bruno Lepeuple

    Lyons la forêt vu par Arte :

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  • LES REMPARTS DE MONTIVILLIERS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE MONTIVILLIERS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE MONTIVILLIERS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE MONTIVILLIERS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE MONTIVILLIERS (Seine-Maritime)

     

         « L’ancien « Monasterii Villare » qui a donné son nom à la ville, fait partie des grandes fondations monastiques du 6ème siècle dans la basse vallée de la Seine. Saint Philibert, fondateur de Jumièges, y établit en 684 un monastère féminin qui sera détruit par les Vikings et ne se relèvera qu’au début du 11ème sous la dépendance de l’abbaye de Fécamp.


    LES REMPARTS DE MONTIVILLIERS (Seine-Maritime)     Grâce à la charte d’exemption attribuée en 1035 par le Duc de Normandie Robert le magnifique qui rend à l’Abbaye son autonomie et lui donne des moyens d’existence, la construction de la grande église, excellent témoin de l’architecture normande à l’époque de Guillaume le Conquérant, peut être entreprise dans la seconde moitié du 11ème siècle.

         Tout au long du Moyen-Age, l’Abbaye connaît toujours un grand rayonnement notamment sous l’Abbesse Louise de l’Hospital.
         La vie monastique cesse en 1792, suite à la Révolution Française. L’Abbaye deviendra alors le siège du District et de la société Populaire, prison et garnison. Au 19ème siècle, elle abritera une filature de coton, puis une raffinerie de sucre et enfin une brasserie.
         Le domaine abbatial est racheté par la collectivité à partir de 1979.

     

    LES REMPARTS DE MONTIVILLIERS (Seine-Maritime)     Réhabilitation de l’Abbaye :  


         De 1989 à 1994 : réhabilitation du logis des Abbesses du 18ème siècle pour y implanter la bibliothèque Condorcet.
         Entre 1997 et 2000 : travaux dans le cloître, les autres bâtiments et le projet touristique.
         L’Abbaye est classée monument historique depuis 1992. » [1]

     

    Document ci-dessus montrant les bâtiments et l'enceinte de l'abbaye de Montivilliers en 1804.

     

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    LES REMPARTS DE MONTIVILLIERS (Seine-Maritime)  LES REMPARTS DE MONTIVILLIERS (Seine-Maritime)

     

    Plan hypothétique des remparts de Montivilliers ; blason par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9914111

     

    La guerre de Cent Ans

     

         « La guerre de Cent Ans marque une époque dramatique pour la France et a fortiori pour Montivilliers. Les marchands cachent tous leurs biens et vivent dans la terreur des partisans de Charles le Mauvais qui envahissent temporairement la ville, pillent le monastère et provoquent la fuite des religieuses de l'abbaye. À leur départ, les Montivillons construisent une forteresse, dont les vestiges des remparts sont visibles et mis en valeur aujourd'hui, et les habitants tentent de résister aux assauts des Anglais qui saccagent le pays de Caux tout entier. La population persécutée déserte alors les campagnes. Montivilliers capitule le 23 janvier 1419 et les religieuses, soumises aux Anglais, reviennent au monastère. Il faudra attendre fin 1449 pour que les Anglais quittent la ville, la fête de Noël de l'an 1449 étant alors teintée d'un vent de liberté." [2] 

     

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    Photo à gauche extraite de http://bernard-lehavre-col.spip.ac-rouen.fr/IMG/jpg/img_1403.jpg ;  Photo au centre extraite de http://www.chantony.fr/patrimoine_et_histoire/76_montivilliers.html


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    A gauche les vestiges des remparts de Montivilliers ; au centre, une ancienne porte de la ville par Engelmann (photos de la ville de Montivilliers) ; à droite, carte postale ancienne.

     

    LES REMPARTS


         « Les derniers vestiges importants des remparts de la ville dont la construction date de 1350, sont situées rue Victor Hugo.
         Après une période de prospérité et de développement, Montivilliers subit la Guerre de cent ans.

         Particuliers et marchands renforcent les remparts mais la ville est tout de même occupée et saccagée par les Anglais à deux reprises entre 1415 et 1449.

         Au 17e siècle, les remparts perdent leur usage d’origine et tombent peu à peu en ruine. » [3]  

     

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    Quelques photos des remparts de Montivilliers trouvées sur le web ; Photos 1 à 8 extraites du site : http://www.chantony.fr/patrimoine_et_histoire/76_montivilliers.html ; Photo 9 extraite de http://www.abbaye-montivilliers.fr/la-randonnee-guidee-1-444-59-pix-0-fr.html?PHPSESSID=c6b684e8ca25176bf5c651e2e5fa6945 ; Photo 10 extraite de http://www.abbaye-montivilliers.fr/autres-lieux-du-patrimoine-1-428-57-pix-0-fr.html?PHPSESSID=00b1e173893570a08f00fd8cfb0223f4

     

    LES REMPARTS DE MONTIVILLIERS (Seine-Maritime)

     Ci-dessus : Plan de ville de Montivilliers aux 14e et 15e siècles / dressé par MM Ernest Dumont ; et Alphonso Martin, pour servir à l'histoire de Montivilliers http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8442583s.r=Plan%20Montivilliers

     

    Sources :

     

    [1] http://ville-montivilliers.fr/mobile/index.php?mod=1&ray=66&cat=41&num=16&aff=pix&PHPSESSID=fbf268b11582de59ed0e767024f95a5a

    [2] Wikipédia

    [3] http://www.abbaye-montivilliers.fr/autres-lieux-du-patrimoine-1-428-57-pix-0-fr.html?PHPSESSID=00b1e173893570a08f00fd8cfb0223f4

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