• LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure) LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure) LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)

     

         « Le château de Vascœuil ou château de La Forestière est un manoir situé au nord du village du même nom, dans l'Eure, en Normandie. Il comprend un logis, un colombier, une ferme, le tout enclos. (...) « Le château visible aujourd'hui est une ancienne demeure des 14e et 16e siècles, surmonté d'une tour octogonale du 12e siècle. Devant se trouve une cour d'honneur, où est présent un colombier. L'ensemble s'inscrit dans un parc à la française de trois hectares. » [1]

     

    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)     « Situé à l’orée de la forêt de Lyons, au cœur de la vallée de l’Andelle, le château de Vascoeuil vous accueille avec sa tour octogonale du 12e siècle et ses bâtiments annexes du 17e siècle - dont un magnifique colombier avec son système d’échelle tournante d’origine. Le château est aujourd’hui un centre d’art renommé. Après une restauration architecturale et paysagère complète, ce bel ensemble a accueilli les plus grands artistes du 20e siècle : Braque, Buffet, Cocteau , Dali, Léger... Vous pourrez vous promener dans le jardin à la française et le parc à l’anglaise, bordés par les méandres et cascades du Crevon. Les espaces verts sont habités en permanence de plus de 50 sculptures (bronzes, marbres, mosaïques, céramiques). Au printemps, en été et à l’automne, expositions temporaires de peintures et sculptures au château mais aussi à la galerie et au colombier. Sans oublier les manifestations ponctuelles organisées en saison : soirées musicales, brunchs normands, Journées du Patrimoine. » [2]

     

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    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)

    Plan de situation du château de Vascoeuil ; blason de la famille de Hotot dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Hotot

     

     Histoire

     

          J'ai encore un peu de mal parfois à m'y retrouver car la seigneurie de Vascoeuil a, semble-t-il, était "scindée" en 1050 avant d'être « réunifiée » en 1712... [NDB]

     

         « Vascœuil, site dont le nom viendrait du gaulois Wasgo-ialo, la clairière de Wasgo, fut d'abord une villa romaine, puis un grand domaine mérovingien et carolingien, compris dans les territoires donnés aux Normands en vertu du traité de Saint-Clair-sur-Epte, en 911. » [3] 

     

         « L'histoire de la seigneurie de Vascoeuil est fort ancienne. La première mention de la terre de Vascoeuil, Wascoilus, cum omnibus appendiciis suis, apparaît très tôt, dans un recueil des actes de Charles le Chauve daté du 26 mai 876. » [4]

     

          « Une partie de ce domaine fut aliénée en 1050 à l'abbaye Saint-Pierre de Préaux, tandis qu'une autre devenait la seigneurie de Vascœuil....» [3] Voir ci-après...

     

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    Les seigneurs de Vascoeuil :

     

         « Le premier seigneur connu est Theobaldus de Wascolio, filius Normanni, à savoir Thibaut de Vascoeuil, fils de Normand, dont le nom est cité en 1050 ! » [4]

     

         « La seigneurie de Vascœuil, qui relève de la seigneurie de Saint-Denis-le-Thiboult, appartient en 1080 à Gilbert de Vascœuil. » [1]

     

          « Le fort de Vascœuil fait partie au 12e siècle de la ligne de fortification de la vallée de l'Andelle, dépendant du château de Lyons. La seigneurie est conservée par une famille portant le nom du village. (...)

          Gilbert ou Gislebert de Vascœuil (vers 1150-après 1193). Il accompagna Richard Cœur-de-Lion pour les croisades, mais il fut renvoyé de Messine en Normandie. Il fut chargé de la défense du château de Gisors et de celui de Neaufles, qu'il livrera au roi de France Philippe Auguste. » [5]

     

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    1. blason de la famille de Hotot dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Hotot ; 2. blason de la famille de Beauvais http://www.wikiwand.com/fr/Armorial_des_familles_de_Normandie#/V ; 3. blason de la famille d'Estouteville par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3791288 ; 4. blason de la famille de Mouÿ par I, Regulus, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2411066

     

          « Au début du 13e siècle (en 1234), la seigneurie passe à la famille de Hotot à laquelle elle appartient pendant un siècle.

         Au début du 14e siècle, la seigneurie est alors dans les mains de la famille d'Estouteville puis dans celles des châtelains de Beauvais alliés aux d'Estouteville. Au 16e siècle, le domaine dépend de la famille de Mouÿ... » [4]

     

         « Sous les guerres de religion, Vascoeuil a été le siège d’une juridiction ecclésiastique comme en témoignent les piliers de la grille d’entrée avec leur croix en mosaïque de silex noir ; des études anciennes ont confirmé l’affectation des pièces du château en salle de question, de torture, de jugement, oubliettes.... » [6]

     

    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)     « Les Moy en furent propriétaires ensuite pendant un siècle... », [3] « Claude-Marguerite, Marquise de Möy, en épousant Henri de Lorraine devint en 1585 la belle-soeur du roi. Veuve, elle partagea ses domaines entre ses enfants avant de faire retraite : la seigneurie de Vascoeuil échût alors à Henri II de Lorraine » [6] « qui la transmit en 1672 à son petit-neveu, le prince de Ligne. Celui-ci, pressé par ses créanciers, la vendit, au début du 18e siècle, à Charles Ponthon. » [3] Voir ci-après...

     

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          L'abbaye de Saint-Pierre de Préaux a reçu des droits sur une partie de la seigneurie en 1050. Ces droits ont été transmis en 1712, à Charles Ponthon, déjà possesseur de la seigneurie qu'il tenait du prince de Ligne. Il ne faut donc pas confondre la possession du château et le/les titulaires de la seigneurie. Si quelqu'un peut/veut donner des éclaircissements, qu'il n'hésite surtout pas ! [NDB] Voir ci-après...

         « Quant aux moines de Saint-Pierre de Préaux, ils cédèrent leurs droits. » [3]

         « Dans la vallée de l'Andelle, à Vascœuil, Guillaume le Bâtard a conféré à la communauté bénédictine vers 1050 les coutumes de sa terre c'est-à-dire le viol des maisons, la mise hors la loi, le rapt, l'incendie, le bernage et la guerre, ce qui implique non seulement les profits de justice mais aussi l'exercice de ces droits. » [7] 

         « Le château avec les « manoirs et jardins situés paroisse de Vascœuil » font l'objet d'un échange en 1312 entre l'abbaye Saint-Léger de Préaux (abbaye aux Dames des Préaux) et le roi de France Louis X le Hutin, puis est donné à Enguerrand de Marigny. » [5] 

          « Au 14e siècle, ils étaient entre les mains d'Enguerrand de Marigny, qui finit par être pendu par Philippe le Bel. Vascœuil, confisqué par le roi, fut acheté par Louis d'Evreux, roi de Navarre, puis par Charles le Mauvais. Confisqué à nouveau, il fut attribué à Dunois, le plus brave capitaine de son époque. Appartenant au duc et à la duchesse de Longueville sous le règne de Louis XIV, la seigneurie de Vascœuil fit retour à la couronne en 1694, à la mort du dernier des Longueville, Jean-Louis-Charles. Vendu en 1712, à Charles Ponthon, déjà possesseur de la seigneurie qu'il tenait du prince de Ligne. » [3] 

     

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    Les seigneurs de Vascoeuil (suite) :

     

    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)     « Entre 1660 et la Révolution le domaine change sensiblement. Au début de cette période, seuls sont cités le manoir et le colombier. Au début du 18e siècle, divers bâtiments ruraux apparaissent. » [4]

     

         « A Charles Ponthon succéda son neveu, le célèbre président Hénault. » [3]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         « De 1762 à sa mort en 1770, Charles Hénault - homme de Lettres, courtisan et l’un des principaux juristes de son temps - il était président du Parlement de Paris - fut propriétaire de Vascoeuil où il séjourna souvent. » [6] 

     

          « Lorsque le président mourut, octogénaire, en 1771, Vascœuil passa à son neveu, le comte de Jonzac. Fort dépensier, il dut céder ses droits, dès 1771, à Charles Delavigne, qui possédait encore le domaine à la Révolution. » [3]

     

         « En 1774, année de la mort de Louis XV, le propriétaire de Vascœuil, Charles Delavigne, fait dresser par Caresme un plan paysager où figure déjà le jardin régulier. Il faudra attendre le début du 19e siècle et la venue à Vascœuil des Poullain-Dumesnil pour que le « Parc-Jardin » devienne un réel motif d'intérêt, au même titre que le château. » [8]

     

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         « Le plan, dressé en 1774 par Charles Delavigne, dernier seigneur de Vascoeuil, établit que ce domaine se présentait alors exactement comme de nos jours, à savoir : le château - avec cour d’honneur et grille par-devant et jardin à la française par derrière - essentiellement constitué d’une tour octogone de belle allure, ayant appartenu au système de défense normand ayant pour centre Château-Gaillard. A cette tour furent adjoints, par la suite, des bâtiments et dépendances qui en firent une maison forte aux affectations diverses. » [6] 

     

         « Des bâtiments conventuels reconstruits en 1669 et de l'église désaffectée sous la Révolution, il ne reste que des vestiges. » [3]

     

         « Aucun désordre grave n’est à signaler sous la Révolution et administrativement la commune fut alors rattachée au département de l’Eure. » [6]

     

         « Après avoir traversé la tourmente révolutionnaire, le château de Vascœuil entre dans une nouvelle ère de son histoire marquée, entre autres, par la présence de trois hôtes de renom : Jules Michelet, Alfred Dumesnil et Paul Baüdouin. » [4]

     

    Jules Michelet :

     

    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)     « A l’époque moderne, Jules Michelet découvrit Vascœuil en 1841, alors qu’il travaillait sur le procès de Jeanne d’Arc à Rouen, il y fut invité par son élève et futur gendre, Alfred Dumesnil, fils des propriétaires de Vascœuil. » [9]

     

         « Les liens de Jules Michelet (1798-1874) avec le château de Vascœuil tiennent à la relation que l'historien entretient à partir de 1840 avec Adèle Dumesnil, châtelaine de Vascœuil et mère d'un de ses élèves, alors qu'il est professeur au Collège de France. Michelet et Adèle Dumesnil nouent rapidement une amitié amoureuse et le grand historien séjourne à plusieurs reprises à Vascœuil. La mort d'Adèle Dumesnil, atteinte d'un cancer, le 31 mai 1843, ne rompt pas, dans un premier temps, les liens de l'historien avec Vascœuil maintenus par le mariage de sa fille, Adèle Michelet, avec le fils de Mme Dumesnil, Alfred, le 4 août 1843. » [4]

     

    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)     « Après la mort de Mme Dumesnil (1842), l'entretien de Vascœuil laissa à désirer jusqu'à ce que son fils vienne s'y fixer et s'y adoner, avec brio et intuition, à la « culture de plantes sans terre », Alfred Dumesnil avait transformé le jardin à la française en jardin anglais cultivant des fleurs aux rares parfums faisant de Vascœuil un véritable « paradis floral » qui attira des foules de visiteurs curieux et admiratifs : « quand les regards s'abaissent sur les jardins, on n'est pas moins ébloui : c'est dans un désordre qui est en effet de l'Art, un mélange inouï de formes variées, un kaléidoscope, une débauche effrénée de couleurs éclatantes ». [10]

     

         « Dans les années qui suivent, Michelet se rend à plusieurs reprises à Vascœuil. C'est dans la tour de guet qu'il a écrit une bonne partie de sa monumentale Histoire de France. Sa rencontre avec Athénaïs Mialaret, qu'il épouse en mars 1849, détend quelque peu ses liens avec la demeure normande. La mort de sa fille Adèle, en juillet 1855 le détache encore davantage des Dumesnil. Les séjours à Vascœuil se font plus rares et, en 1864, la rupture est consommée entre l'historien et son gendre et la mort de Michelet, le 9 février 1874, clôt cette période de la vie du château. (...) » [4] Voir sur Jules Michelet : http://www.wikiwand.com/fr/Jules_Michelet

     

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    Alfred Dumesnil :

     

         « La vie culturelle de Vascœuil ne s'éteint pas pour autant avec la mort du grand historien. Alfred Dumesnil s'étant remarié en 1871 avec la sœur d'Elisée Reclus, le père de la Géographie Universelle, cette union permet de faire venir à Vascœuil tout un groupe d'intellectuels qui continuent de faire vivre la vieille demeure. De grandes figures y sont accueillies comme les Quinet, Bertillon, Renan, Eugène Noël... » [4] Voir sur Alfred Dumesnil : http://www.wikiwand.com/fr/Alfred_Dumesnil

     

    Paul Baudoüin :

     

         « Avec Paul Baudoüin, professeur à l'école des Beaux Arts de Rouen puis de Paris, se poursuit la période faste du château. L'artiste a épousé Jeanne Dumesnil, la fille d'Adèle Michelet et d'Alfred Dumesnil, en 1874. Elève puis ami de Puvis de Chavannes, Paul Baudoüin s'inscrit dans la continuité du maître comme en témoignent les fresques qu'il a peintes à la Bibliothèque de Rouen ou au Petit-Palais, à Paris, pour ne citer que celles-ci. Admirateur des grands fresquistes de la Renaissance comme Fra Angelico ou Michel-Ange, c'est sur les murs du château de Vascœuil que l'artiste fait ses premiers essais de peinture en fresque.

         Paul Baudoüin était un personnage mémorable et attachant qui a laissé un souvenir fort aux personnes qui l'ont rencontré. Sa mort, en 1931, clôt cette autre étape de l'histoire du château de Vascœuil.

         Lorsque en 1949 Madame Charles Baudoüin, la veuve du fils du peintre, doit se séparer définitivement de la propriété de Vascœuil, c'est encore une page de la vie du château qui se tourne dans la mesure où cette propriété avait été dans la même famille depuis 1808. » [4]

    Voir sur Paul Baudoüin : http://www.wikiwand.com/fr/Paul_Baudo%C3%BCin

     

    Danièle et François Papillard :

     

    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)      « Ce n'est qu'à partir de 1964 que le château opère une véritable métamorphose avec l'achat de la propriété par Danièle et François Papillard. À l'évidence, le château a alors besoin d'un grand travail de restauration. Le bâtiment est en piteux état, le jardin à la française est en friche et le colombier est envahi par le lierre ! Suite à d'importants travaux réalisés dans les règles de l'art et selon les techniques traditionnelles par des artisans locaux, le château se transforme peu à peu en ce lieu culturel que nous connaissons aujourd'hui et qui accueille chaque année plusieurs milliers de visiteurs. » [4]

     

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    Descriptif

     

    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)     « Le château de Vascœuil est un bon exemple de « maisons nobles » édifiées en Normandie après la guerre de Cent ans. Il garde la structure typique des dernières années du 15e siècle ; les portes en anse de panier, la haute tourelle octogone avec son escalier à vis qui dessert les différents niveaux ; à l’intérieur de belles cheminées. Son homogénéité et sa beauté lui sont données par l’appareillage du rez-de-chaussée en grès local. Les ouvertures des façades ont été réalisées au 17e siècle. » [9]

     

    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)     « Bien que le château, dont la construction s'étale sur plusieurs siècles, ne présente pas l'unité d'autres demeures seigneuriales, une certaine homogénéité de construction se dégage de par l'unité des matériaux employés et les bandeaux de pierre qui assurent la cohésion de l'ensemble. La tour octogonale comportant l'escalier remonte, pour ses structures les plus anciennes, au 12e siècle, à une époque où cette région constituait une marche entre Normandie et France, et se situait au cœur des conflits entre rois d'Angleterre et de France. C'est pourquoi elle présente cette allure défensive soulignée par les meurtrières et la trace de machicoulis. Elle est construite en partie hors-œuvre, ce qui lui donne une certaine autonomie par rapport au reste de la façade. L'apparence de cette tour tranche grandement, par l'étroitesse de ses meurtrières, avec les larges fenêtres percées postérieurement en façade, aux 17-18e siècles. Le bâtiment principal date, dans son gros œuvre, de la seconde moitié du 15e siècle. (...)

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1847, Archives de l'Eure, http://archives.eure.fr/

     

    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)     Les salles ouvertes au public, situées sur trois étages, ont été entièrement remises en état : plafonds, murs, cheminées... Le dallage du rez-de-chaussée a une origine prestigieuse puisqu'il provient de la Salle des Procureurs du Palais de Justice de Rouen. (...)

         Animé par une association : « Les Amis du Château de Vascœuil et de Michelet », ouvert au public dès 1970, le château a reçu depuis lors les oeuvres de grands artistes contemporains comme Vasarely, Dali, Léger, Léonor Fini, Mathieu, Braque, Cocteau, B. Buffet, pour ne citer qu'eux ! ... » [4]

     

    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)     « Une galerie ouverte de sculptures dans le parc attenant, qui réunit en permanence une cinquantaine d’œuvres originales (bronzes, marbres, céramiques, mosaïques) de Braque, Chemiakin, Cocteau, Salvador Dalí, Pierre Székely, Vasarely, Volti... » [1]

     

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    Le musée Jules Michelet (1798-1874) :

     

    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)     « En 1989, dans le cadre des cérémonies du Bicentenaire de la Révolution française, a été créé par les propriétaires, dans une grange à colombages de 1793 remontée dans le parc du château, le musée Michelet de Vascœuil qui est le seul musée Michelet existant en France. De même, le cabinet de travail de Michelet a été reconstitué à l'identique au sommet de la tour avec une effigie en cire de l'historien signée de Daniel Druet, grand prix de Rome de sculpture. » [4]

     

    Protection :

     

    LES REMPARTS DE VASCOEUIL (Eure)     « Site inscrit dès 1942 et classé en 1944, Vascœuil figure dans l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1985 (21 novembre) pour le colombier (façades et toitures), et en 1991 (26 avril 1991) pour le château (façades et toitures). Le remarquable travail de restauration dont il a été l'objet a été récompensé par l'attribution du prix « Chef d'œuvre en péril » en 1972. » Texte de Jean-Joseph Le Broze [4]

     

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    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de https://www.familiscope.fr/sorties-famille/balades/chateau-de-vascoeuil-centre-dart-et-dhistoire/

    [3] Extrait de Sites et monuments : bulletin de la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique générale de la France (Paris) ; Date d'édition : 1973-04 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9781168z/f68.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Vascoeuil%22.texteImage

    [4] Texte de Jean-Joseph Le Broze, extrait de http://www.vascoeuil.fr/index.php/historique/73-histoire-du-chateau-de-vascoeuil

    [5] Extrait de http://www.wikiwand.com/fr/Vasc%C5%93uil

    [6] Extrait de http://www.chateauvascoeuil.com/adherer-association_files/Bulletin_2018.pdf

     [7] Extrait de Le temporel de l'abbaye de Saint-Pierre de Préaux au 11e siècle par Véronique Gazeau ; Annales de Normandie Année 1990, 23 pp. 237-253 ; Fait partie d'un numéro thématique : Recueil d'études en hommage à Lucien Musset

    [8] Extrait de http://www.parcsetjardins.fr/jardins/868-jardins-du-chateau-de-vascoeuil

    [9] Extrait de http://www.chateauvascoeuil.com/historique-domaine_assets/Vascoeuil-Jardins-Web.pdf

    [10] Extrait de L. Muller-Guide « Autour de Rouen ». http://www.parcsetjardins.fr/jardins/868-jardins-du-chateau-de-Vascœuil

     

    Bonnes pages :

     

    Site officiel : http://www.chateauvascoeuil.com/accueil.php

     

    O http://www.vascoeuil.fr/index.php/historique/73-histoire-du-chateau-de-vascoeuil

    O https://montjoye.net/chateau-de-vascoeuil

    O http://www.parcsetjardins.fr/jardins/868-jardins-du-chateau-de-vascoeuil

    O https://actu.fr/normandie/montville_76452/video-chateau-de-vascoeuil-un-rendez-vous-historique-et-artistique_4699702.html

    O http://chateau.over-blog.net/article-eure-chateau-de-vascoeuil-centre-d-art-et-d-histoire-97390577.html

    O https://www.claudepasquer.com/architecture-de-jardin/parc-du-ch%C3%A2teau-de-vascoeuil/

    O https://www.paris-normandie.fr/loisirs/culture/un-chateau-artistique-a-vascuil-HD10642476

     

     

     

     

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  •      La motte de Grenneville, le Castel ou Câtel, se trouve sur la commune de Crasville. Son destin est sans aucun doute lié au pavillon de Grenneville établi en contrebas. [NDB]

     

    [ En 1818, Crasville (460 habitants en 1806) a fusionné avec Grenneville (121 habitants) dont le toponyme serait une déformation de Guelinevilla ou la ville de Guelinel, nom de personne médieval dérivé du vieux normand Gueline ou Geline. [1]

     

         « Le Câtel ou ancienne forteresse des seigneurs de Grenneville était sur une élévation dominant la baie de la Hougue. Ses traces consistent dans une motte considérable avec enceinte. On n'y a trouvé aucuns vestiges d'habitation.

         Le château actuel est à peu de distance de l'emplacement de l'ancien.

         Montfaut trouva noble à Grenneville Guillaume Meurdrac. Chamillard, en 1666, y inscrivit comme d'ancienne noblesse Nicolas Meurdrac. » [2] 

     

    LES REMPARTS DE CRASVILLE (Manche)    LES REMPARTS DE CRASVILLE (Manche)

     Ci-dessus, plan de la situation supposée de la motte de Grenneville (si quelqu'un peut confirmer ou modifier cette proposition ?...) ; blason de la famille de Meurdrac extrait de https://www.armorialgeneral.fr/wp-content/uploads/23793-Meurdrac-200px.jpg

     

    LES REMPARTS DE CRASVILLE (Manche)     « Grenneville, ancienne paroisse. — Commune de Crasville. — Canton de Montebourg. — Lieu-dit : Le Castel (Gerville C., 1824, 323). — Coord. Lambert : 212, 65-335, 40. -Fief : La Haye. La motte se trouve à peu de distance du château actuel. Elle occupe le sommet d'une imposante colline qui en fait le site le plus important du Cotentin. Cette colline se trouve au bord de la route, à gauche en allant vers Quettehou. Le sommet de la motte est très difficile d'accès tant les parois sont abruptes. La délimitation entre la motte et la colline est déterminée par un fossé en Y bordé d'un bourrelet de terre du côté de l'aval. Le sommet de la motte de forme ovale est entièrement recouvert de broussailles et totalement impraticable. La motte mesure à peu près dix mètres de haut, ses diamètres sont au sommet d'environ quinze mètres et trente mètres d'ouest en est et du nord au sud. Du côté ouest de la motte, un talus assez visible borde le sommet. La mer se trouve à quelques centaines de mètres à l'est de la motte. Sur la plateforme de la motte existait encore au 18e siècle un puits, aujourd'hui rebouché, appelé la fontaine de la fée et faisant l'objet de légendes. » [3] 

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         « La famille de Port a possédé la seigneurie de Grenneville. Hubert de Port était à la conquête ; Adam de Port, chevalier, avait le patronage de l'église, au milieu du 13e siècle. » [2]

     

         « Devinrent ensuite seigneurs de Grenneville : les de Port (du 12e au 14e) malgré une confiscation (de courte durée) par Philippe-Auguste ; les Grosparmy d’Esquay (fin 14e)...» [1]

     

         « Après cette famille, on trouve la seigneurie entre les mains de la famille de Meurdrac, et ensuite entre celles de la famille de Pierrepont. » [2]

     

         « ...les Murdrac qui avaient des domaines très étendus en Angleterre et dont le dernier du nom seigneur de Grenneville, Félix Sébastien Murdrac aurait été tué en octobre 1760 lors de la guerre des Sept Ans ; et enfin les Pierrepont par le mariage, en 1763, de Marie Françoise Prospère de Murdrac (1737-1775) avec Pierre Raymond Charles Louis (1745-1792), Marquis de Pierrepont, dernier seigneur de Grenneville puisque ses fils n’eurent pas de postérité. » [1]

     

    LES REMPARTS DE CRASVILLE (Manche)     « Cette famille Meurdrac ou Murdrac avait en Angleterre et en Normandie des domaines très étendus. Robert Murdrac souscrivit à l'acte de confirmation des donations faites par Guillaume le Conquérant à l'abbaye de Saint-Evroult. Henri Meurdrac, disciple et compagnon de saint Bernard, devint archevêque d'York et mourut avec cette dignité, en 1153.

         Michel Meurdrac, dans les premières années du 13e siècle, donna à l'abbaye du Voeu, à Cherbourg, la moitié du patronage et des dîmes de l'église des Pieux.

         Henri Meurdrac est cité comme « Ecuyer » figurant dans une revue de la garnison du Mont-Saint-Michel, en l'année 1424.

         La branche de la famille Meurdrac, établie en Normandie, portait de sable à la fasce d'argent, chargée d'une rose de gueules, et accompagnée de six merlettes d'argent, trois et trois.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Meurdrac extrait de https://www.armorialgeneral.fr/wp-content/uploads/23793-Meurdrac-200px.jpg

     

    LES REMPARTS DE CRASVILLE (Manche)     Geoffroy et Robert de Pierrepont accompagnèrent Guillaume à la conquête. Pour récompense, ils obtinrent de grandes concessions en Angleterre ; une paroisse, dans le comte de Sussex, a retenu le nom de Hurst-Pierrepont. Cette famille a successivement obtenu en Angleterre les titres de baron, de comte et de duc. » [2]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Pierrepont dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Pierrepont

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE CRASVILLE (Manche)     O « Le pavillon de Grenneville est une demeure historique de la Manche, située à Crasville. Le manoir est construit aux 16e et 18e siècles. Il possède une porte double. Une autre porte ouvre sur un petit chemin qui mène à une motte féodale. Il a appartenu aux Grenneville qui s'illustrèrent au côté de Guillaume le Conquérant lors de la conquête de l'Angleterre en 1066. Il a été ensuite la propriété des de Port, Grosparmy d'Esquay, Murdrac, de Pierrepont, David du Mutel, Houssin-Dumanoir, Thomas et Frétel.

         Il est inscrit sur l'Inventaire des monuments historiques en 1994. » [4]

     

         « C’est un manoir typique de la région avec cour carrée normande fermée par deux porches, l’un avec porte charretière et porte piétonne, et l’autre ouvrant sur un petit chemin qui mène à une ancienne motte féodale dont les traces (ruines) consistent dans une motte considérable avec enceinte, à environ 300 m au nord du manoir.

    LES REMPARTS DE CRASVILLE (Manche)L'ancienne forteresse de Grenneville se dressait sur une hauteur dominant la baie de Morsalines, là où l'on a depuis établi un Fort. (qui figure à proximité sur la carte IGN) » [1]

     

    LES REMPARTS DE CRASVILLE (Manche)     O « L'église Notre-Dame de Grenneville (rattachée depuis 1817 à Crasville) (...) Elle a été reconstruite aux 15e et 16e siècles. Elle abrite un christ en croix du 15e siècle classé à titre d'objet aux Monuments historiques. » [5]

     

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de A la découverte de Crasville - Les Randonneurs de la Côte-des-Isles (Max Gallet / juillet 2018) https://randocotedesisles.jimdo.com/a-la-d%C3%A9couverte-de/

    [2] Extrait de l'Annuaire du département de la Manche, volume 42 à 45 – 1870-1873 http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article11517

    [3] Extrait de Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (10e-12e siècles). Étude historique et topographique par Florence Delacampagne Archéologie médiévale Année 1982 12 pp. 175-207 https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1982_num_12_1_1086

    [4] Extrait de https://www.wikimanche.fr/Pavillon_de_Grenneville_(Crasville)

    [5] Extrait de Wikipédia

     

    Bonnes pages :

     

    O Annuaire du département de la Manche, volume 42 à 45 – 1870-1873 http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article11517

    O A la découverte de Crasville - Les Randonneurs de la Côte-des-Isles (Max Gallet / juillet 2018) https://randocotedesisles.jimdo.com/a-la-d%C3%A9couverte-de/ ; ce PDF très intéressant est consultable ici :

     

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  • LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados) LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados) LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)

    Ci-dessus : à gauche photo par Roi.dagobert — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid$$ ; au centre, une photo de Gilloudifs ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)     Fontaine-Etoupefour possède les vestiges d'un château datant des 15e et 16e siècles.

     

         « Terre acquise officiellement en 1538 par Nicolas Le Vallois d'Escoville. Les vestiges de cette forteresse Renaissance (M.H. 1911) entourée de douves en eau sont toujours dans sa descendance. Poterne du 15e siècle. Ancien corps de logis du 16e siècle. Communs du 18e siècle. Le site fut dévasté au cours de la bataille de la cote 112 en juillet 1944. Il est en restauration progressive depuis 40 ans »[1]

     

    LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)     LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)

     Plan de situation du château de Fontaine-Etoupefour ; blason de la famille Le Valois d'Escoville extrait de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Blason_fr_valoisdescoville.svg#mw-jump-to-l$*

     

    LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)  LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)

    Ci-dessus, à gauche, plan extrait du cadastre napoléonien de 1826, Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/accueil.html

     

    Arcisse de Caumont, 1846 :

     

    LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)     « Le château de Fontaine est un des plus curieux qui nous restent dans l'arrondissement de Caen. L'ancienne entrée surtout avec son pavillon d'un effet si pittoresque est d'une très grande élégance. La porte de ce pavillon, aujourd'hui condamnée, était munie d'un pont-levis. Deux étages éclairés par des fenêtres à croisées de pierre surmontent cette porte et sont flanquées de deux élégantes tourelles cylindriques dans leur partie basse et moyenne, octogones dans leur partie supérieure et surmontés de clochetons coniques ornés de crochets.

          Un fronton pyramidal portant des ornements semblables s'élève entre ces deux tourelles et termine élégamment la façade de ce pavillon. Je le crois du temps de Louis XII, ou au plus du temps de Louis XI.

         Derrière cette entrée se développe une cour carrée entourée d'eau et au fond on voit deux corps de logis considérables qui doivent être d'un siècle au moins postérieurs à la partie que je viens de décrire. J'ai d'ailleurs lu sur le fronton d'une des fenêtres la date 1603. Comme les bâtiments se divisent en deux parties de hauteur inégale, il est possible qu'il y ait quelques années de différence entre les dates de ces deux bâtiments qui, du reste, présentent à peu près le même style et peuvent être considérés comme à peu près du même temps. Sur le fronton des fenêtres du bâtiment le plus élevé, j'ai remarqué une inscription que je n'ai pu lire d'en bas et qui jette probablement quelque lumière sur la date ou plutôt sur la destination de la pièce à laquelle correspondait cette ouverture. Je l'indique pour que ceux qui visiteront ce château puissent en chercher le sens.

         De magnifiques avenues rayonnent de tous côtés autour de cette habitation seigneuriale qui nous présente ainsi l'image d'un domaine du 17e siècle.

         Pierre le Vicomte, B. de Blangy, acquit en 1538 la terre de Fontaine-Etoupefour ; elle appartient à M. le comte Max de Blangy qui la conserve avec soin. On doit regretter qu'il n'en ait pas fait son habitation, et qu'aujourd'hui les principaux appartements ne soient plus que des greniers et des magasins. » [2] 

     

    Ci-dessus, gravure extraite de ce même document, SMC de Caumont.

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)     « Vers le 11-12ème siècles, Fontaine-Etoupefour s’affirme avec l’édification d’une ou plusieurs mottes castrales sur le site du château. Ces ouvrages fortifiés bénéficient d’une défense renforcée grâce à de larges douves alimentées par des eaux captées. Plus au nord, sur la même ligne de source, s’établit le village avec son église dédiée à Saint Martin. Les abbayes du Plessis Grimoult, de Fontenay et de Cordillon semblent avoir participé à sa construction. (...)

         Un personnage prestigieux de Caen, Nicolas Le Valois d’Escoville -- le magnifique hôtel qu’il fit édifier, vers 1530, face à l’église saint Pierre porte son nom -- acquiert la seigneurie de Fontaine. Il s’y retirait pour, semble-t-il, se livrer à des expériences d’alchimie en utilisant pour cela un four bien « étoupé », c’est à dire hermétiquement clos. Son fils, Louis, converti au protestantisme, entreprit de compléter le « châtelet » dont l’actuel pavillon d’entrée sert de logis au comte et à la comtesse Henry Jégou du Laz, descendants des Le Valois d’Escoville, par la construction, en 1583, d’une vaste demeure appuyée au sud contre une tourelle d’angle qui subsiste. Ce corps d’habitation fut partiellement démoli il y a un siècle et demi à la suite d’un incendie. (sous le Second Empire) » [3]

     

    Ci-dessus : Château de Fontaine-Etoupefour près de Caen (Calvados), Lithographie de Félix Benoist. Lithographie animée, tirée chez Charpentier, de « La Normandie illustrée » (1852). 

     

    LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados) LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)

    Ci-dessus, deux photos aériennes extraites du site Google Earth.

     

    Nicolas Le Valois d'Escoville (1475-1541)

     

           « Né en 1475, Nicolas le Valois [ Plusieurs orthographes ont cohabité jusqu'au 20e siècle : Nicolas Valois, le Valois, le Vallois ou Nicolle Valois ] d'Escoville est le fils de Jean le Valois, seigneur d'Escoville et du Mesnil-Guillaume, un des plus riches marchands de Caen anobli en 1522. Membre éminent de l'élite caennaise, il décide de se faire construire un hôtel particulier digne de son rang. Il achète en 1531 un ensemble de maisons de la rue au Change, principal axe reliant le Châtelet où se trouve la maison de ville au carrefour Saint-Pierre (aujourd'hui place Saint-Pierre). Ces habitations sont rasées et à leur place sont construits quatre bâtiments entourant une cour richement décorée dans le goût italianisant de la Renaissance. Les travaux débutent en 1533 : le pavillon et l'aile droite, peut-être construits par Hector Sohier, sont achevés en 1535, alors que le corps de logis sur rue, attribué à Blaise Lepestre et ses fils, n'est érigé qu'à partir de 1537.»

     

    LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados) LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados) LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)

    Ci-dessus, l'hôtel d'Escoville à Caen, avant le second conflit mondial, après les bombardements de Caen et aujourd'hui. A droite, photo de l'hôtel d'Escoville en 2008 extrait de http://www.wikiwand.com/fr/H%C3%B4tel_d%27Escoville

     

    LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)     Nicolas Le Vallois d'Escoville acquiert la terre de Fontaine-Etoupefour en 1538.

         « En 1541, Nicolas le Valois d'Escoville meurt d'une crise d'apoplexie lors d'une réception donnée dans son hôtel terminé un an plus tôt. Son fils Louis, vicomte de Caen, hérite de la demeure familiale.» [4]

     

    1944, la bataille de Normandie :

          En juillet 1944, une bataille entre Allemands et Alliés dévasta le château.

     

    LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados) LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados) LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)

     Ci-dessus, le château catalogue minist.cult. Patrimoine extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00111339

     

         « Début juillet 1944, les Britanniques ne se sont toujours pas emparés de Caen. Le général Montgomery lance plusieurs opérations afin de briser la ligne de défense allemande mais sans succès majeurs : ses adversaires résistent malgré l’abondance des bombardements et des moyens engagés.

         Le 8 juillet 1944, une nouvelle offensive débute, baptisée opération Charnwood : elle est précédée par l’un des plus violents bombardements aériens de la bataille de Normandie. La commune de Fontaine-Etoupefour est l’un des objectifs de la 129th Infantry Brigade (43rd « Wessex » Infantry Division) afin de flanc-garder la prise de l’aérodrome de Carpiquet par les Canadiens. Mais les Allemands de la 10. S.S. Panzer-Division « Frundsberg » offrent une farouche résistance et les Anglais peinent à percer la ligne de front. Les 4th et 5th Battalions, Wiltshire Regiments n’atteignent Fontaine-Etoupefour et s’en emparent que le lendemain, 9 juillet.

         Du 10 au 11 juillet, les combats se poursuivent pour le 5th Battalion Dorsetshire Regiment (129th Infantry Brigade) à hauteur du château de Fontaine-Etoupefour, situé au sud-est du village. » [5] 

     

    Protection 

     

          « Les restes du château sont classés au titre des monuments historiques le 23 septembre 1911. L'île et les vestiges qu'elle renferme, les douves et leurs murs, le système hydraulique et le lavoir, le bâtiment de commun du 18e siècle, sont inscrits le 10 avril 1995. » [4]

     

    LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados) LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados) LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)

     Ci-dessus, photos de Gilloudifs

     

    Sources :

     

    [1] (calvados-tourisme.com) Extrait de http://tourisme.aidewindows.net/fontaine-etoupefour.htm#chateau

    [2] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados, Volume 1 par Arcisse de Caumont ; Derache, 1846 - 428 pages https://books.google.com.ua/books?pg=PA109&redir_esc=y&id=QNREXwUzh8YC&hl=fr&output=text

    [3] Extrait de https://fontaine-etoupefour.fr/patrimoine/

    [4] Extrait de Wikipédia

    [5] Extrait de https://www.dday-overlord.com/bataille-normandie/communes/calvados/fontaine-etoupefour

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.lamanchelibre.fr/actualite-37728-fontaine-etoupefour-retour-vers-le-passe

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1437140/f1.image.r=%22Fontaine-Etoupefour%22

    O http://peupledigital.over-blog.com/2017/07/battle-of-the-castle-of-fontaine-etoupefour-and-in-the-aftermarth-attack-on-eterville.html

    O https://docplayer.fr/77997202-Le-tresor-des-tresors.html

     

    O https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/henry-un-comte-aux-mille-et-une-vies-1359679 ; voir ci-dessous :

          Un article extrait du site Ouest-France du 30 septembre 2013 sur https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/henry-un-comte-aux-mille-et-une-vies-1359679 :

     

    « Henry, un comte aux mille et une vies

     

    LES REMPARTS DE FONTAINE-ETOUPEFOUR (Calvados)      Henry Jegou du Laz est propriétaire du château de Fontaine-Étoupefour. Loin de l'image du comte oisif, il travaille depuis 40 ans à la restauration du monument après une carrière chargée.

    Profil

         1930. Naissance de Henry Jegou du Laz.

         1971. Début des travaux dans le château.

         1999. Médiévales Mille ans sous les étoiles.

         « Je porte le titre de comte pour en être digne. Comme un drapeau à assumer. » Henry Jegou du Laz est l'une de ces figures de l'ancienne noblesse qui émaille encore la Normandie. Propriétaire du château de Fontaine-Étoupefour, en périphérie caennaise, il maintient un mode de vie hérité d'il y a plusieurs siècles. « Être comte, c'est respecter une certaine façon de vivre », explique-t-il, l'oeil bleu vif et le débit rapide. Et gare à ne pas titiller M. le Comte sur son titre. « Vous considérez cela comme exceptionnel, mais pas du tout. Ma femme et moi avons énormément d'amis dans ce genre de familles : comtes, marquis, barons », rétorque-t-il, un peu sec.

    « Le bagne pendant quelques années »

         Et pour cause ! Outre les châteaux familiaux de Juvigny-sur-Seulles, à l'ouest du Calvados et de Saint-Pierre-Église, entre Cherbourg et Barfleur, aucun noble de la région n'est étranger à Henry Jegou du Laz. Cousins, amis ou simples connaissances, l'amicale aristocratique calvadosienne marche à plein régime.

         Né de sang bleu - des ancêtres Vallois fondateurs de l'hôtel d'Escoville -, Henry Jegou du Laz s'est implanté sur le tard à Fontaine-Étoupefour. « Le château était considéré comme une sorte de Graal que l'on gardait dans la famille. Ma grand-mère refusait de le vendre », raconte-t-il. Le temps passe et la grand-mère décède. « On ne voulait pas le vendre donc on s'est lancé dans les travaux en 1971. »

         Le travail est titanesque. « Pendant quelques années, ça a été une sorte de bagne. Il n'y avait ni route, ni eau courante, ni électricité », se remémore-t-il. De 1450, date de construction de la poterne, au 20e siècle, le château a subi de nombreux dégâts. « Pour trouver une trace du dallage dans la poterne, il a fallu déblayer un mètre de terre. Le château, datant de 1583, n'était plus visible à cause du lierre », poursuit le comte. Sans compter le curage des douves qui ont permis de retrouver 400 obus et des armes en 1975.

    Une vie de comte, pas une vie de château

         Pour mener à bien ces travaux, Henry Jegou du Laz doit enchaîner les allers-retours entre Paris, où le couple habite, et le Calvados. Car la vie de comte ne s'apparente pas à une vie de château. « On s'est toujours dit dans la famille : fais le maximum de ce que tu peux. Je suis devenu juriste international pour Air Liquide ».

         Aujourd'hui, les travaux continuent, au rythme des venues moins fréquentes du comte, 81 ans révolus. Les communs, par exemple, ont été remis à neuf il y a peu. « Je reviens l'été et fais visiter mon château. Il y a beaucoup d'Anglais, très ouverts sur ces questions de noblesse », avance-t-il, fier de son château qui reprend fière allure. « C'est comme si on retrouvait sous une gangue une très belle figure. Comme un roman policier : on redécouvre qui habitait là, qui y faisait quoi... ». Un polar dont l'épilogue n'est pas encore connu. » O.-F. Lucien Devôge.

     

    Ci-dessus, blason de la famille Jégou du Laz extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_fr_famille_J%C3%A9gou.svg

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  • LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne) LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne) LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne)

    Ci-dessus : au centre, une photo aérienne extraite de http://www.photo-paramoteur.com/photographies-aeriennes/normandie-orne/content/manoir-de-la-vove-5_large.html ; à droite, une photo aérienne extraite du siye Géoportail.

     

         « Manoir du Perche 15-17e, situé au cœur du Parc naturel régional, à proximité immédiate de la voie verte. » [1]

     

         « Le manoir de la Vove est un manoir construit entre le 15e et le 17e siècle. Situé sur la commune de Corbon, dans le Perche, il est classé comme monument historique depuis 1974. » [2]


         « Le corps principal, habitat primitif, daterait du 15e, le logis initial ayant été remanié au 17e. La chapelle de type gothique, ayant servi de grange, fut sauvée de la destruction. » [1]

     

    LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne)     « La situation géographique du Perche a servi de rempart à l’invasion anglaise. De ce fait, les seigneuries constituées avant le milieu du 15e siècle, trouvent leur origine dans un cadre de mise en défense du territoire, les propriétés seigneuriales étant, depuis le 11e siècle, à la base du service militaire et considérées comme des forteresses.

         La guerre de cent ans a été désastreuse pour le Perche et sa noblesse. Enfin libérée de la tutelle anglaise en 1449, la région va profiter pleinement de la paix retrouvée. Certaines seigneuries laissées vacantes par la mort de leurs propriétaires ont attiré une riche bourgeoisie qui, s’inspirant largement des demeures des bords de Loire, va édifier un habitat d’un cachet particulier : le manoir.

         Véritable entité intégrée au milieu rural, le manoir est un lieu de résidence mais aussi le siège d’une exploitation destinée à faire valoir les terres d’un domaine agricole. Un seigneur à la campagne en quelque sorte.

         Le Perche a compté jusqu’à 400 manoirs. Il en reste aujourd’hui une centaine environ, pour la plupart propriétés privées. » [6]

     

    LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne)    LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne)

    Plan de situation du manoir de la Vove sur la commune de Corbon ; blason de la famille Louël de la Vove extrait de https://gw.geneanet.org/fgautier1?lang=en&pz=francois&nz=gautier&p=galleran&n=louet+de+la+vove

     

    LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne)  LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne) LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne)

    Ci-dessus, à droite, une photo aérienne extraite de https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-perche-presente-ses-atouts-vu-du-ciel-3946703

     

    Histoire

     

         « Le nom de la Vove apparaît dès le 12e siècle avec la très riche famille de Louël de la Vove qui serait à l’origine du manoir qui reste dans un très bon état de conservation depuis ses origines.

         Gardien de la vallée de l’Huisne, la Vove était l’une des plus importantes places fortes du Perche. » [3]

     

    LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne)     « Élevé aux 16e-17e s, le manoir (Cl. MH) présente un logis à deux étages éclairé par de larges fenêtres à meneaux et desservi par une tour d'escalier octogonale s'ouvrant par une porte à gâble flamboyant délicatement sculpté. Une tourelle cylindrique en encorbellement permettait d'accéder à la chambre du guetteur.

         À l'arrière, la grosse tour ronde est celle du donjon. Une chapelle, de style gothique, complète l'ensemble. » [4]

     

    LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne)     « Le logis sera remanié au 17e siècle et les encadrements agrandis. Saisi à la Révolution et vendu comme bien national à l’instar de tant d’autres propriétés d’émigrés, le manoir sera alors reconverti en ferme. La chapelle a servi de grange sans pour autant être modifiée. » [3] 

     

         « Selon la tradition, les seigneurs de la Vove, parmi les plus puissants seigneurs percherons, avaient le pouvoir de guérir de la maladie du carreau, « qui est un amas d'humus au costé du ventricule qui le durcissent ». [4] 

     

    LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne) LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne) LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne)

    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite de https://monumentum.fr/manoir-vove-pa00110782.html ; au centre, une photo extraite de https://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=61118_1

     

    Descriptif :


    LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne)     « Le manoir se compose d'un pavillon (15e siècle) formant équerre avec un logis plus important (18e siècle). Au point de jonction se trouve une tourelle octogone, flanquée d'une autre plus petite en encorbellement. La première renferme un escalier en colimaçon supporté par un pilier central contourné en vis, qui soutient la retombée d'une voûte dont les arcs diagonaux reposent sur des modillons figurant des animaux. La porte d'entrée à arc surbaissé est surmontée d'un tympan ogival décoré de feuillages, et encadré lui-même dans un arc en accolade couronné par un fleuron. A l'angle opposé, grosse tour ronde à l'extérieur, carrée à l'intérieur, seul reste de l'édifice primitif. » [5]

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1830, Archives de l'Orne, http://archives.orne.fr/

     

    LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne)La chapelle

     

         « La chapelle adopte un plan allongé. Elle a une nef unique et un chevet polygonal. Son portail est à arc surbaissé. 

         Des contreforts épaulent l'édifice. Des baies en arc brisé à remplage et des baies lobées éclairent la chapelle. 

         Il n'y a pas de clocher. (...) La chapelle seigneuriale est de style flamboyant. Son portail est du 16e siècle. » [7]

     

    Photo ci-dessus extraite de https://monumentum.fr/manoir-vove-pa00110782.html

     

    Eléments protégés :


    LES REMPARTS DE LA VOVE (Orne)     « Façades et toitures ; escalier de la tour octogonale ; chapelle (cad. C 140) : classement par arrêté du 18 juin 1974 » [5]

         « Découverte extérieure des abords du manoir autorisée, toute l’année, lundi et samedi, 14h-17h.» [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://www.ornetourisme.com/tourisme/patrimoine/corbon_manoir-de-la-vove_2__PCUNOR061V500DZ3.htm#ad-image-0

    [2] Extrait de Wikipédia

    [3] Extrait de http://unweekenddansleperche.fr/manoir-de-la-vove/

    [4] Extrait de https://www.routes-touristiques.com/tourisme/les-circuits/basse-normandie/circuit-de-la-route-des-manoirs-du-perche-61-orne.html

    [5] Extrait de https://monumentum.fr/manoir-vove-pa00110782.html

    [6] Extrait de http://unweekenddansleperche.fr/manoir-de-la-vove/

    [7] Extrait de http://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/61-Orne/61118-Corbon/149429-ChapelleduManoirdelaVove

     

    Bonnes pages :

     

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6421248j/f273.item.r=%22manoir%20de%20la%20Vove%22.zoom

    O http://unweekenddansleperche.fr/manoir-de-la-vove/

    O http://www.orne.fr/portraits/louis-pascal-couvelaire

    O https://www.ouest-france.fr/normandie/orne/le-manoir-de-la-vove-lieu-de-creation-cinematographique-1140781

    O http://michel.lalos.free.fr/cadrans_solaires/autres_depts/orne/perche_ornais/cs_perche_remalard.php#corbon

    O https://www.routes-touristiques.com/tourisme/les-circuits/basse-normandie/circuit-de-la-route-des-manoirs-du-perche-61-orne.html

    O https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110782

    O http://www.davidcommenchal.com/index?/category/267-manoir_aerien

    O http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-orne-manoir-a-corbon-manoir-de-la-vove.html

    O https://monumentum.fr/manoir-vove-pa00110782.html

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  • LES REMPARTS DE LA GRANDE HEUZE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE LA GRANDE HEUZE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE LA GRANDE HEUZE (Seine-Maritime)

    Ci-dessus, à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE LA GRANDE HEUZE (Seine-Maritime)      « La Heuze, autrefois appelée la Grande-Heuze, était un château situé sur le bord de la forêt d'Eawy et dont les seigneurs brillèrent d'un vif éclat au moyen-âge. Ils avaient alors un château entouré de fossés, avec haute justice à deux piliers et droit de présentation à l'église. Aujourd'hui, tout cela a disparu et une tristesse profonde s'est assise en ces lieux. » [1]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne (1950-1965) extraite du site Géoportail.

     

         Les vestiges du château de la Grande Heuze se dressent sur la commune de Bellencombre dont le chef-lieu possédait un château déjà traité dans ce blog. [NDB]

     

    LES REMPARTS DE LA GRANDE HEUZE (Seine-Maritime)    LES REMPARTS DE LA GRANDE HEUZE (Seine-Maritime)

     Plan de situation du château de la Grande Heuze à Bellencombre ; blason de la famille de la Heuze par Gilloudifs

     

    LES REMPARTS DE LA GRANDE HEUZE (Seine-Maritime)     « Selon la tradition, le domaine de la Grande Heuze aurait été fondé au 10e ou 11e siècle. Le logis daterait du 13e ou 14e siècle. Remanié à plusieurs époques : porte d'entrée première de la moitié du 16e siècle. Porche, baies et enduit de la façade postérieure à la deuxième moitié du 18e siècle. La chapelle Saint-Christophe mentionnée en 1234, est reconstruite au début du deuxième quart du 16e siècle, dédicacée en 1531. Un aveu de 1615 mentionne un manoir, des étables, un colombier, des granges, un pressoir et justice à deux piliers. A part le logis, ces bâtiments ont été détruits. » [2]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://www.geocaching.com/geocache/GC6F197_la-heuze?guid=52e417d0-1bac-4a18-81e9-542de233d363

     

    LES REMPARTS DE LA GRANDE HEUZE (Seine-Maritime)     « Enfin, la terre de la Heuze, qui a fourni si longtemps des seigneurs au bourg de Bellencombre, n'était originairement qu'un désert de la forêt d'Eawy, laquelle fut en grande partie donnée par Rollon, vers l'an 912, à l'un des guerriers qui avaient partagé ses périlleux exploits. Le nom de la Heuze était fort commun au moyen-âge ; Dom Toussaint Duplessis prétend que ce nom dérive du mot teutonique Hausse, qui signifie maison, établissement domestique ; mais nous ne partageons nullement cette opinion. Le mot Heuze, dont on a fait Houze ou Houseaux, désigne littéralement de fortes bottes en cuir.
         La maison de la Heuze, comme nous venons de le voir, portait pour armes trois houzes ou trois bottes de sable sur un champ d'or. Il est donc probable que le compagnon de Rollon, qui avait reçu cette terre en récompense de ses services, avait été surnommé Grande-Heuze à cause de ses longues bottes, de même que plus tard Robert II, duc de Normandie, fils ainé de Guillaume le Conquérant, fut appelé Courte-Heuze, c'est-à-dire petite botte. C'est donc ce guerrier qui a transmis son nom au fief dont nous parlons, et non pas le fief qui l'a donné à la famille de la Heuze. Dans la liste des gentilshommes qui s'enrôlèrent pour la première croisade en 1096, on voit que Pierre de la Grande-Heuze accompagna, à la conquête de la Terre-Sainte, Robert Courte-Heuze, duc de Normandie. La Grande-Heuze portait le titre de paroisse en 1266 ; mais, ayant été ruinée par les guerres des anglais, dans les 14e et 15e siècles, cette paroisse, devenue simple hameau, n'eut longtemps pour église qu'une chétive chapelle. Ce n'est qu'en 1531 que le cardinal d'Amboise, archevêque de Rouen, cédant aux sollicitations de Louis du Quesnoy, alors possesseur de cette terre, lui rendit, par décret daté du 20 septembre, son ancien titre de paroisse. Suivant un aveu du 12 août 1484, il y avait aussi à la Grande-Heuze, dans l'enceinte du manoir seigneurial, une chapelle dont les possesseurs du fief avaient seuls le droit de nommer les titulaires, sans ce que personne ecclesiastique ne seculiere y ait que veoir, dit ce même aveu.

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1807, Archives de la Seine-Maritime,http://www.archivesdepartementales76.net/


    LES REMPARTS DE LA GRANDE HEUZE (Seine-Maritime)     La seigneurie de la Heuze était encore un plein-fief de Haubert en 1615, époque où elle faisait partie du duché de Longueville. En 1694, après la mort de l'abbé Louis-Charles d'Orléans, duc de Longueville, la terre de la Heuze, comme Gournay, la Ferté, etc., etc., retourna à la princesse Marie d'Orléans, sœur de ce même duc, et veuve de Henri de Savoie, duc de Nemours. Cette dernière étant morte à son tour, en 1707, sans laisser d'enfants, Jacques III de Matignon , comte de Thorigny, son héritier, vendit la terre de la Heuze, le 9 mai 1715, à Jacques de Saint-Ouen, écuyer, capitaine au régiment de Piémont, etc. Ce Jacques de Saint-Ouen laissa Yves de Saint-Ouen, seigneur et patron de la Heuze. François-Alexandre-Barthélemy de Saint-Ouen, chevalier, héritier de Yves de Saint-Ouen, vendit la Heuze, le 8 janvier 1760, à Aimable Theroulde de Bellefosse, lequel revendit cette terre, le 19 décembre 1766, à un sieur Devalliers.
          Ce dernier la revendit à son tour le 26 février 1783, à M. de Saint-Ouen d'Ernemont. Quatre ans après, la baronnie haute-justicière de la Heuze, à laquelle étaient alors réunis les fiefs de Virville, des Grandes-Ventes et-des Petites-Ventes, ainsi que le patronage des chapelles de la Frenaye, d'Orival-sur-Varenne, de Saint-Ouen-sur-Bellencombre, de Saint-Remi-en-Rivière, etc., etc., appartenait à messire François le Cordier de Bigars, chevalier, conseiller du roi en la chambre des Comptes de Normandie, marquis de la Londe, baron du Bourg-Theroulde, seigneur et patron de Saint-Ouen de la Londe, d'Amfreville-la-Campagne, de Montaure, de Saint-Aubin d'Écrossille, etc., etc. Ce fut le dernier seigneur de la Heuze. Lors du rétablissement du culte, l'église de la Heuze ne fut pas comprise au nombre des paroissiales. On voulut plus tard réparer cet oubli et un décret fut publié à ce sujet, au nom de l'empereur Napoléon, le 2 octobre 1813. « Ce décret, rendu à une époque où le grand colosse commençait à trembler sur sa base, est signé Marie-Louise. » Bientôt, néanmoins, la Grande-Heuze , définitivement rayée du nombre des paroisses, fut réunie à Bellencombre. » [3] 

     

    LES REMPARTS DE LA GRANDE HEUZE (Seine-Maritime)     La demeure possède une chapelle Saint-Christophe, patron des voyageurs. Cet édifice religieux, construit au 12e siècle par le seigneur de la Grande Heuze a été reconstruit au 16e siècle. Elle était, à l’origine, destinée à accueillir les lépreux. A la Révolution, le lieu perdit sa vocation ecclésiastique. [NDB]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://www.normandie-visuels.fr/galerie/displayimage.php?album=13&pid=1203#top_display_media

     

    LES REMPARTS DE LA GRANDE HEUZE (Seine-Maritime)     « Dès 1250, l'église de La Heuze était une paroisse, sous l'invocation de Notre-Dame, située dans le manoir de Martin de La Heuze (miles), au milieu de la forêt d'Eawy. L'archevêque Bigaud reçut le prêtre Boger, présenté par le seigneur, pour cette paroisse de 15 livres de revenu.

         La guerre fit sans doute supprimer cette paroisse, car, en 1531, nous voyons l'archevêque de Bouen ériger de nouveau en cure l'église de La Heuze. C'était sur la requête de Louis du Quesnoi, seigneur du lieu. Cette fois, ce fut sous l'invocation de saint Christophe, dont l'image n'a guère moins de 4 mètres de hauteur. Il a les pieds dans l'eau et porte l'enfant Jésus sur ses épaules, comme le veut la légende. De tout temps, les seigneurs de La Heuze ont présenté à la cure de cette église qui n'est que la chapelle de leur château. Comme au temps de saint Louis, elle est renfermée dans l'enceinte du manoir. C'est une bâtisse du règne de Louis XIV, sur la porte de laquelle brillent les armes parlantes du seigneur. » [1]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Les Églises de l'arrondissement de Dieppe, Volume 1 par Jean Benoît Désiré Cochet ; J.-B.-S. Lefebvre, 1846 - 536 pages https://books.google.fr/books?id=XT0bAAAAYAAJ&pg=RA1-PA404&lpg=RA1-PA404&dq=Grande-Heuze+Bellencombre&source=bl&ots=Ouxzq4MR5q&sig=ACfU3U1BM8EKI7jGO-8IcyeE1sdmLrmkTg&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjl556zyPjhAhUI6KQKHeMZBjA4HhDoATAGegQICRAB#v=onepage&q=Grande-Heuze%20Bellencombre&f=false

    [2] Extrait de Source Base Mérimée, culture.gouv.fr/culturepatrimoine http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee.fr

    [3] Extrait de Histoire communale des environs de Dieppe, contenant les cantons de Longueville, Tôtes, Bacqueville, Offranville, Envermeu et Bellencombre par Auguste Guilmeth,... Seconde édition ; auteur : Guilmeth, Alexandre-Auguste (1807-1860?). Éditeur : (Paris) ; date d'édition : 1838 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65229955/f289.item.r=%22la%20Grande-Heuz%C3%A9%22.texteImage


    Bonnes pages :

     

    O http://herve.laine-bucaille.pagesperso-orange.fr/noblesse/L/La_Heuze_2496761.htm

    O http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article3675

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