• LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche)

     

    Ci-dessus, à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Le manoir de La Cour de Magneville (16e-18e siècles)

     

         " Le nom de la localité est attesté sous les formes Magnavilla entre 1051 et 1066, Esware de Magnevilla en 1164. « Le grand domaine ». " [1]

     

         " Dès le temps de Philippe-Auguste, cette seigneurie dépendait de la baronnie de Bricquebec. " [2]

     

         " La seigneurie de Magneville est restée dans les mains des Bertran de Bricquebec depuis le 11e siècle jusqu’au 14e au moins. Car au mois de décembre de l'année 1331, le roi sur la requête de sire Robert VIII Bertran de Bricquebec (1273-1348) établit à Magneville une foire annuelle le jour Saint-Maur. L’emplacement en est encore indiqué par le nom de Férage, sous lequel on désigne un terrain sis près de l'église." [3] " Férage signifiant « lieu où se tient la foire ». (...) [4]

     

    LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche)   LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche)

     

    Plan de situation du manoir de la Cour à Magneville ; blason de la famille de Magneville, de gueules à l'aigle éployé à deux têtes d'argent, par Gilloudifs.

     

    LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche)

     

    Ci-dessus, trois photos extraites du document PDF : A la découverte de Magneville - Les Randonneurs de la Côte-des-Isles (Max Gallet / mai 2019)

     

         " Plusieurs noms de seigneurs ayant habité Magneville, sont demeurés célèbres, notamment les de Magneville qui portaient le nom de la paroisse où l’on peut encore découvrir le manoir de la Cour, la demeure des anciens seigneurs construite à l’emplacement du premier château du 11e siècle. " [4]

     

    LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche)     " Geoffroi de Magneville qui se trouva à l’expédition d’Angleterre est inscrit dans toutes les listes. Son nom est le premier de tous dans celle de Brompton. Il combattit vaillamment à la bataille de Hastings, et reçut en récompense des concessions considérables dans le pays conquis (dans le Devonshire et le Wiltshire), avec les titres de comte d’Essex et de connétable de la tour de Londres.

         Il signa l’acte de fondation de l’abbaye Saint-Etienne de Caen en qualité de comte d’Essex et comme bienfaiteur de ce monastère. (...)

         Geoffroi de Magneville avait, à l'époque de la confection du Domesday Book, 118 seigneuries en Angleterre. (...)

         Sous le règne de Guillaume le Roux, Roger de Magneville fut un des chefs du parti de Henri Ier, dans le Cotentin ; un autre Geoffroi de Magneville était gouverneur de la tour de Londres, sous le règne d'Etienne de Blois.

         L'auteur des Gesta Stephani le cite comme un des premiers seigneurs d'Angleterre, et en fait les plus grands éloges.

         Il parle aussi d'Etienne de Magneville, un des plus fameux guerriers de cette époque. " [2]

     

         " Etienne de Magneville figure parmi les partisans de Geoffroy Plantagenêt. Ce fut un des chefs qui soulevèrent le Cotentin en faveur de ce prince. " [3]

     

              Pour mémoire :

              " Geoffroy V d’Anjou, dit le Bel ou Plantagenêt (à cause du brin de genêt qu’il avait l’habitude de porter à son chapeau) épouse à l’âge de 15 ans Mathilde l’Emperesse, fille du cadet de Guillaume, Henri Ier d’Angleterre dit Beauclerc. Elle est héritière du Maine mais aussi, à la mort de son père en 1135, du trône d’Angleterre puisque Henri Ier d’Angleterre n’avait pas d’héritier mâle. Etienne de Blois, le cousin de Mathilde, s’empara du trône d’Angleterre, et du même coup, du duché de Normandie. Après une vaine tentative en 1135, Geoffoy entama, à partir de l’année suivante une conquête systématique du duché de Normandie, qui allait durer 11 ans. (...) "

     

    LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche)     " La famille de Magneville possédait également des biens importants dans le Cotentin, et fut bienfaitrice des abbayes de Saint-Sauveur et de Montebourg. " [4]

     

         " Le dernier Magneville qui fut comte d'Essex, s'appelait Guillaume ; il mourut au commencement du règne de Richard Cœur-de-Lion.

         D'autres branches de cette famille ont existé en Angleterre et en Normandie ; celle qui avait le château de Magneville acquit la châtellenie de la Haie-du-Puits, et la conserva longtemps. " [2]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Magneville par Gilloudifs

     

    LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche)     " Le rôle joué par le manoir de Magneville - qui fit en 1364 l'objet d'un siège dirigé par Bertran Du Guesclin - est notamment à mettre en relation avec la personnalité de Jean de Magneville, un proche du Maréchal Robert Bertran qui fut successivement capitaine du château de Néhou en 1367 puis du château de Bricquebec à partir de mai 1368. " [5]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

          " La seigneurie de Magneville appartint à cette famille jusque vers le milieu du 17e siècle. " [4]

     

    LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche)     " La famille de Magneville a possédé la baronnie de La Haye-du-Puits. Ce fut Guillaume ou Jean IV de Magneville, chevalier, seigneur de la Varangière, fils de Jean III de Magneville, qui, en 1511, acquit cette seigneurie de Gaston de Brézé, maréchal héréditaire de Normandie, vicomte et seigneur de Planes, d’Auvrecher et de Plainbosc. " [3]

     

         " La famille de Magneville gardera cette baronnie pendant 140 ans. Cette famille de très ancienne noblesse marquera l’histoire du château de La Haye-du-Puits. L’église de La Haye-du-Puits renferme le tombeau d’Arthur de Magneville. (carte postale ci-contre)

     

    LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche)     Après les de Magneville, la terre de Magneville devint la propriété de la famille Le Pigeon : ainsi trouve t-on Robert Le Pigeon (décédé en 1693), anobli en 1652, lui qui a très probablement acquis la terre de Magneville, est seigneur de Magneville ; son deuxième fils Alexandre Robert Le Pigeon (1677-1732) est né à Magneville. (...)

         Sa petite fille, Marie Louise Catherine Renée Le Pigeon, avait de très nombreux titres : dame de Magneville, de Morville, du Valdecie, de Saint Pierre d'Arthéglise, des Perques, de Saint Martin du Mesnil, du Dic à Portbail, baronne de l'Angle à Néhou, etc..." [4]

     

    Ci-dessus, blason de la famille Le Pigeon extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=281168&desc=le_pigeon_de_vierville_vieille_famille_nor

     

    Architecture

     

          " L’emplacement de l’ancien château de Magneville est probablement le même que celui du château actuel ; celui-ci, quoiqu'ancien, est loin de remonter aux seigneurs anglo-normands. " [2]

     

    LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche)      " Le pont dormant donne accès à la cour en passant sous un porche charretier, ouvrant en plein cintre. Ce passage est intégré dans un haut bâtiment avec un étage de comble et de deux étages carrés sur rez-de-chaussée. Les ouvertures, encadrées en pierre de taille calcaire, sont chanfreinées. Sa façade sud présente huit travées : porte en plein cintre, fenêtres à meneaux et « éguets » jumelés avec larmier et baie à simple traverse. La travée centrale est marquée par une tour intégrée à l'édifice, couverte en bâtière. Les étages de cette tour sont délimités par des bandeaux horizontaux saillants. Elle comprend un niveau supplémentaire qui loge un pigeonnier. Les combles sont éclairés par une baie à simple traverse.

          Des communs sont adjoints au mur pignon ouest de ce bâtiment. Ils forment retour perpendiculairement vers le sud, ce qui leur donne un plan en "L". Ils comprennent un étage de comble, doté de deux lucarnes, et un étage carré accessible par un escalier en pierre extérieur. L'extrémité sud de cet ensemble se termine par une chapelle.

         Une habitation distincte est présente au sud-est de la cour. Elle a été remaniée au 18e siècle. Une tour hors-d’oeuvre se dresse contre sa façade nord. Elle présente quatre côtés. Elle comprend un étage de comble et deux étages carrés sur rez-de-chaussée. Des bandeaux horizontaux saillants délimitent ces niveaux. Elle a des ouvertures chanfreinées : une porte à deux battants en plein cintre avec arc de décharge, une baie avec arc de décharge, une baie à simple traverse et des jours. La façade sud de cette habitation présente cinq travées ordonnancées, avec fenêtres à arc surbaissé à l'étage carré. Les combles sont éclairés par des petites lucarnes à bâtière. Quatre souches de cheminées se dressent au sommet de cette haute toiture. " [4]

    ------------------------

     

         " A peu de distance de l'habitation actuelle, au-delà des limites de la paroisse, formées en cet endroit par la rivière d'Ouve, on voit une très belle motte entourée de fossés. Ce tertre, un des mieux conservés du département, est sur la paroisse de Néhou, entne l'habitation de M. de la Grimonnière et le château actuel de Magneville : je crois qu'il appartenait au château de la baronnie de l'Angle, un des demembrements de celle de Néhou (...) " [2]

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE MAGNEVILLE (Manche)     " Église Notre-Dame (12e siècle), inscrite aux Monuments historiques, dotée d'un retable de la Sainte Trinité et de l'Ordre des Trinitaires pour le rachat des captifs du 17e siècle et de fonts baptismaux en calcaire polychrome du 12e siècle, tous deux classés MH à titre d'objets. " [1]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Anciens châteaux de l'arrondissement de Valognes par M de Gerville in Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie - Éditeur : Mancel (Caen) / Ponthieu et Delaunay (Paris) 1824 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k200040r/f386.item.r=Magneville

    [3] Extrait de l'Annuaire du département de la Manche, volume 41 - J. Elie, 1869 https://books.google.fr/books?q=Magneville&id=1ppLAAAAMAAJ&hl=fr&output=text#v=snippet&q=Magneville&f=false

    [4] Extrait du document PDF : A la découverte de Magneville - Les Randonneurs de la Côte-des-Isles (Max Gallet / mai 2019) https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=20&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwje24iamYbnAhUrxoUKHRq2A_44ChAWMAl6BAgHEAE&url=https%3A%2F%2Frandocotedesisles.jimdo.com%2Fapp%2Fdownload%2F18160470325%2FMagneville%2B%25281%2529.pdf%3Ft%3D1566906616&usg=AOvVaw1sXILm17pnG2FxNNH8TyzX

    [5] Extrait de http://closducotentin.over-blog.fr/article-chateaux-et-fortifications-du-clos-du-cotentin-a-l-epoque-de-la-guerre-de-cent-ans-108780841.html

     

    Bonnes pages :

     

    O Anciens châteaux de l'arrondissement de Valognes par M de Gerville in Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie - Éditeur : Mancel (Caen) / Ponthieu et Delaunay (Paris) 1824 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k200040r/f386.item.r=Magneville

    O Annuaire du département de la Manche, Volume 41 - J. Elie, 1869 https://books.google.fr/books?q=Magneville&id=1ppLAAAAMAAJ&hl=fr&output=text#v=snippet&q=Magneville&f=false

     

         Ci-dessous, document PDF : A la découverte de Magneville - Les Randonneurs de la Côte-des-Isles (Max Gallet / mai 2019)

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  • LES REMPARTS DE BUR-LE-ROY (Calvados) LES REMPARTS DE BUR-LE-ROY (Calvados)

     

    Ci-dessus : à gauche, les anomalies topographiques du centre de la parcelle B2/105 vues depuis le sud. © Cliché Luc Bourgeois, 2018 ; à droite, l’église et la cure de Noron vues depuis l’ancien manoir de Bur-le-Roy. © Cliché Luc Bourgeois, 2018. Photos extraites de https://lexirural.hypotheses.org/1343

     

          En lisière de l'ancienne forêt de Bur qui s’étendait autrefois entre Bayeux, Tilly-sur-Seulles et Saint-Lô (dont la forêt de Baleroy* est aujourd'hui l'un des vestiges), sur la commune actuelle de Noron-la-Poterie, s'élevait une résidence ducale, le château de Bur-le-Roy.

         C'est de ce château, qu'au cours d'un séjour de Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre et duc de Normandie, à la Noël 1170, que quatre chevaliers partirent assassiner l'archevêque Thomas Becket, le 29 décembre 1170, dans sa cathédrale de Cantorbery.

         On avait perdu son emplacement exact et c'est à partir du 19e siècle qu'il a été localisé sur la commune de Noron-la-Poterie.

         * Au 12e siècle, sous Jean Sans Terre, le massif s'appelait la " forêt de Burleroy". Il constituait pour les ducs de Normandie un territoire de chasse privilégié qui avaient également aménagé un parc à gibier à proximité du manoir princier voisin. [NdB]

     

    LES REMPARTS DE BUR-LE-ROY (Calvados)   LES REMPARTS DE BUR-LE-ROY (Calvados)

     

    Ci-dessus, plan de situation du manoir de Bur-le-Roy à Noron-la-Poterie d'après "Le manoir et le parc de chasse de Bur-le-Roy, Noron-la-Poterie, Calvados" par Luc Bourgeois, publié le 21/11/2019 par Marie-Laure Compant la Fontaine https://lexirural.hypotheses.org/1343 ; à gauche, blason des rois d'Angleterre par Gilloudifs

     

    " Quand les rois d’Angleterre fêtaient Noël dans le Calvados :

         (...) le roi Henri II (1133-1189) vint passer plusieurs fois Noël à Bayeux, en compagnie de l’évêque Philippe de Harcourt. Les deux hommes se connaissaient bien et le roi désirait sans doute admirer les travaux de restauration que le prélat avait entrepris sur la cathédrale. L’édifice avait été gravement endommagé pendant la guerre civile opposant les fils de Guillaume le Conquérant, dont Henri II était un arrière-petit-fils. Le roi, dit-on, fut émerveillé du soin apporté à la reconstruction et décida de rester quelques jours dans la région, en s’installant au château de Bures-le-Roy (ou Bur-le-Roi).

     

    Un hall prestigieux aujourd'hui disparu

     

         Ce château est à lui seul une formidable énigme : lui qui fut longtemps une résidence royale réputée disparut totalement de notre paysage. On oublia même l’endroit où il se situait, ce qui attira d’insatiables chercheurs de trésors. Quelques-uns furent trompés par la ressemblance entre Bur-le-Roy et Balleroy, mais durent reconnaître que la piste s’arrêtait là. Vers 1830, quelques historiens régionaux reprirent en main le flambeau des recherches, et proposèrent quelques hypothèses intéressantes. " [1]

     

    LES REMPARTS DE BUR-LE-ROY (Calvados)1825 :

    Frédéric Pluquet, Notice sur une maison de plaisance des ducs de Normandie située dans l'arrondissement de Bayeux :

         " Le principal but de cette notice est de fixer l’emplacement d’un Bur, ou résidence ducale dans l'arrondissement de Bayeux, lieu désigné dans les chartres et diplômes sous le nom de Burum juxta Bajocum, Burum in Bajocensi pagon, Burgum juxta Bajocas, et en français Bur ou Bur-le-Roy.

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de Noron-la-Poterie, tableau d'assemblage, daté de 1830, Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/ ; le lieu "Bureleroy" est indiqué ainsi que l'emplacement des ruines de la chapelle Sainte-Catherine.

     

         M. l'abbé Delarue, qui a éclairci avec tant de sagacité plusieurs points obscurs de notre histoire de Normandie, pense que Bur, ou Bur-le-Roi est Balleroy. Ce n’est qu’avec beaucoup de réserve que je me permets de contredire l’opinion d’un savant confrère, dont personne plus que moi n'ignore le caractère et les talents ; mais je suis persuadé qu’il a été trompé par le voisinage de Balleroy et de la forêt du Bur, et surtout par l'analogie du nom de Balleroy avec celui de Bur-le-Roy, analogie qui paraît d’abord frappante , mais qui devient nulle, si l’on fait attention que le nom de Balleroy ou Balerei, Balerium, Balerreium ou Barlarreium existait long-temps avant que l’on ait donné au Bur, ou résidence ducale du Bessin, le nom de Bur-le-Roy.

         Je vais rechercher si ce n'est point à Noron, Nogrondus, village fort ancien, situé à une lieue et demie de Bayeux, sur la route de Saint-Lô, qu’il faut placer le Bur dont il est ici question.
    Si l’on en croit la légende contenue dans les bréviaires de Bayeux, Saint-Regnobert nâquit au château de Noron, dans le 4e siècle. L'église de ce lieu n’offre rien de remarquable ; quelques parties sont construites en arête de poisson, genre de bâtisse quitté et repris, qui ne peut, comme on sait, fournir d’époques bien certaines aux archéologues.

         C’est dans ce village, heureusement situé pour les plaisirs de la chasse, proche de la forêt de Cérisy et des bois du Verney et du Tronquay qui n’en sont que des démembrements, qu’était le château du Bur, qui, rentré dans le domaine royal après la réunion de la Normandie, prit sous le roi Jean le nom de Bur-le-Roi, c’est-à-dire, bourg ou résidence appartenant au roi, comme on a dit : le Chemin-le-Roy, le Moulin-le-Roy, le Poids-le-Roy, etc.

         On voit encore les ruines de cet édifice non loin de l'église de Noron, à l’entrée du bois du Verney, sur un còteau, au pied duquel il y avait un étang qui fut desséché en 1795. Ces ruines sont connues dans le pays sous le nom de chapelle Sainte-Catherine, parce que cette chapelle, réparée à diverses époques, survécut longtemps à la destruction des autres parties du château.

         Les murs ont trois à quatre pieds d'épaisseur, et ne se joignent qu’en approche. On voit quelques enfoncements qui indiquent la place des voûtes ou planchers. Du reste, aucune croisée, aucun ornement, rien qui puisse indiquer une époque architecturale. Le ravage du temps et la main destructive de l'homme ont tout rendu méconnaissable. C’est une bâtisse composée de rangs extérieurs à assises droites, et de pierres jetées à la volée dans un mortier devenu aussi dur que la pierre. Les débris épars sur le sol, à une grande distance, indiquent que l'édifice occupait un terrain assez étendu.

          Les habitants disent qu’il y a de grands trésors enfouis sous ces ruines. J'ai vu les traces d'excavations pratiquées à diverses reprises dans le but de les découvrir, et qui n’ont rien produit. Les habitants ajoutent que Noron fut jadis une ville ; on m’a montré, à peu de distance de la chapelle, des fondements de murailles épaisses. Là était, suivant les uns, la prison du roi, et suivant les autres celle du duc Guillaume (On prétend que le Conquérant avait un château a Vaux , sur les bords de l'Aure. Le lieu où il était, dit-on, place, porte le nom de delle du château Guillaume) : il est assez remarquable que la plupart des traditions populaires de, notre pays semblent se rattacher à ce nom célèbre.

         Des personnes dignes de foi m’ont assuré qu’on avait trouvé, à diverses époques, dans le voisinage des ruines de Noron, « des pièces d’argent et de billon très-mince, mais je n’en ai point vu. Il existait dans le château du Bur, deux chapelles que leur destination religieuse sauva longtemps de la destruction des autres parties de l'édifiee.

         M. Petite, official de Bayeux, dans sa carte de ce diocèse, publiée en 1676, place à Noron la chapelle Sainte-Catherine de Bur-le-Roy, tout près d’une chapelle Saint-Nicolas, a laquelle il donne la même épithète.

         Hermant, écrivain dépourvu de toute critique, attribue la fondation de ces deux chapelles à Saint-Regnobert, qui, selon lui, vivait dans le 4e siècle. Voici ce passage fort curieux :

         « On attribue encore au zèle de Saint-Rognobert deux autres chapelles, l'une située dans le château de Noron, à laquelle on a depuis donné le nom de Sainte-Catherine de Bulroy ; et l’autre porte le nom de Saint-Nicolas de Bulroy, hors l’enceinte de ce château, qui est maintenant presque ruinée. "

         Un pouillé des diocèses de Normandie, imprimé à Paris, chez Gervais Alliot, en 1625, fait mention d’une chapelle du Bourg Royal, capella de Burgo Regio, dans le doyenné de Campigny, diocèse de Bayeux.

         Malgré le temps et les révolutions qu’il amène, la résidence ducale de Noron a conservé son nom, pour ainsi dire, jusqu’à nos jours.

         Les titres du 18e siècle font encore mention de la terre seigneuriale du Bur-leRoy à Noron. Elle comprenait la chapelle Sainte-Catherine, l’étang desséché, un colombier et une ferme..." [3]

     

    1835, Arcisse de caumont :

     

    " Ruine Sainte-Catherine :

         Près de l'église est une ruine que j'ai signalée, il y a bien longtemps, sur le penchant d'un petit vallon. On connaît ces débris, que l'on peut apercevoir de la grande route de Bayeux à Saint-Lo, sous la dénomination de chapelle Sainte-Catherine.

         M. Pluquet et quelques autres antiquaires ont placé là le palais de Bures, manoir que les ducs possédaient dans le quartier.
    Bures, près Bayeux, était moins une place de guerre qu'une de ces maisons de plaisance, mansiones regioe, que nos ducs venaient habiter lorsqu'ils voulaient se livrer aux plaisirs de la chasse, et qu'ils possédaient près de toutes les grandes forêts de leur duché.
    Ce palais de Bures était situé à peu de distance et au sud de l'église de Noron ; des maisons modernes occupent une partie de l'enceinte encore tracée par des restes de fossés et des fondations de mur à fleur de terre. La cour s'appuyait, au Midi, sur un petit vallon autrefois transformé en étang au moyen d'une digue ou barrage de terre ; on voit encore, sur le bord de cette ancienne pièce d'eau, les ruines de la chapelle dont je viens de parler et qui devait être dans une des cours du château, mais qui paraît avoir été reconstruite postérieurement au 13e siècle.
         Près de cet emplacement régnent des fossés qui enceignent une très grande partie du bois du Vernay, où on les connaît sous le nom de Fossés-Saint-Regnobert. Malgré certaine légende qui attribue au saint évêque de Bayeux l'établissement de ces fossés, on pense qu'ils sont l'ouvrage des ducs de Normandie, et qu'ils servaient à enclore une partie du bois qui formait le parc de l'habitation. Il serait même assez naturel de supposer qu'ils ont été faits dans la seconde moitié du 12e siècle, par Henri II, qui paraît avoir affectionné son manoir de Bures et qui y venait souvent..." [2]

     

    1867 :

         " L'effet de l'absorption de la Normandie par ses voisins les rois de France et de la perte de notre autonomie a été tellement profond que l'on a oublié jusqu'à la mémoire du lieu où s'élevait le château de Bur, témoin d'une si grande affluence de seigneurs, d'évêques et de barons, au temps des ducs de la dynastie des Plantagenet. L'abbé de la Rue, qui a tant d'autorité dans nos antiquités, a prétendu dans une dissertation spéciale que Bur-le-Roy n"était autre que le bourg actuel de Balleroy. M.de Toustain démontre que la ressemblance des noms a induit l'abbé de la Rue en erreur et indique comment il a pu retrouver les traces du château et l'emplacement du parc ducal là où se trouve encore la forêt de Bur, dans la paroisse de Noron, aux abords de
    Bayeux. Deux chapelles, qui existaient encore au moment de la Révolution, en étaient un lointain souvenir, dans ces lieux aujourd'hui déserts et abandonnés. M. de Toustain rappelle que c'est au château de Bur qu'Henri II, duc de Normandie et roi d'Angleterre, tenait sa cour le jour où il proféra les imprudentes paroles qui poussèrent quatre de ces courtisans trop zélés dont la platitude servile fait le malheur des princes, à aller assassiner Thomas Becket, l'illustre martyr de Cantorbéry. " [4] 

     

         " La lecture d’anciennes chartes médiévales les poussa à chercher du côté de Noron-la-Poterie et c’est là qu’ils découvrirent quelques maigres vestiges d’un château construit à la même époque que celui de Bayeux, lui aussi disparu. Idéalement situé au milieu des bois, près d’un cours d’eau, le château de Bur fut sans doute un palais royal important. À Noël comme à Pâques, Henri II venait y chasser et faire la fête. Un chroniqueur raconte qu'une année, le roi y a invité une assemblée si nombreuse que l’on dressa une table pour 110 chevaliers dans une des chambres du château ! " [1]

     

    LES REMPARTS DE BUR-LE-ROY (Calvados) LES REMPARTS DE BUR-LE-ROY (Calvados)    " Thomas Becket, ou Thomas À-Becket ou Thomas de Londres dit saint Thomas de Cantorbéry, (Cheapside, Londres, 21 décembre 1120 - Cantorbéry, 29 décembre 1170) fut archevêque de Cantorbéry de 1162 à 1170. Il engagea un conflit avec le roi Henri II d'Angleterre sur les droits et privilèges de l'Église. (...) En 1170, la tension était désormais trop grande pour trouver une issue autre que la catastrophe qui ne fut pas longue à venir. Une phrase du roi exaspéré : « N'y aura-t-il personne pour me débarrasser de ce prêtre turbulent ? » (bien qu'il puisse s'agir d'une phrase apocryphe, la phrase exacte étant incertaine) fut interprétée comme ordre par quatre chevaliers anglo-normands : Reginald Fitzurse, Hugues de Morville, Guillaume de Tracy et Richard le Breton (en). Ces quatre chevaliers projetèrent donc immédiatement le meurtre de l'archevêque et le perpétrèrent près de l'autel de la cathédrale de Canterbury le 29 décembre 1170. Henri II se résolut alors à faire pénitence publique à Avranches en 1172. (...) Thomas Becket fut canonisé en 1173 dans la cathédrale de Canterbury, devenue lieu de pèlerinage." [5]

     

    Ci-dessus, à gauche, le martyre de Thomas Beckett, fresque visible dans la cathédrale de Bayeux ; à droite, enluminure du 13e siècle représentant le meurtre de Thomas Becket par Inconnu — Original in British Library: Harley MS 5102, f. 32various on-line versions, including https://media1.britannica.com/eb-media/74/6374-004-42468C00.jpg; also cited on cover of Frank Barlow's "Thomas Becket", Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=200471

     

    " Le manoir et le parc de chasse de Bur-le-Roy (Noron-la-Poterie, Calvados)

     

    LES REMPARTS DE BUR-LE-ROY (Calvados)     Établi au sein d’une vaste foresta contrôlée par les ducs-rois normands au plus tard dans les années 1030, Bur-le-Roy apparait comme une résidence princière citée à plusieurs reprises entre les années 1160-1170 et 1204 (en particulier sous le règne d’Henri II) puis comme le centre d’un domaine royal.

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    [É. Ridel-Granger, « Château de Bur-le-Roy », dans É. Ridel-Granger (dir.), De bois, de terre et d’eau… Patrimoine archéologique, historique et culturel autour de la forêt de Cerisy (Calvados, Manche) (Projet collectif de recherche, 3e bilan), Caen, DRAC de Normandie (SRA), 2017, fiche de données pour la carte archéologique, 15 p. Nous tirons de cette notice la plupart des éléments historiques évoqués.]

         En attendant le dépouillement plus systématique des archives que cet ensemble mériterait, les textes et la topographie du site révèlent tous les caractères d’un manoir princier associé à un parc de chasse et à une foresta ducale puis royale.

         Les quelques observations réalisées au cours d’une visite du site ont été complétées par une consultation de l’ensemble des clichés verticaux de l’IGN réalisés depuis 1949, et par une analyse des plans cadastraux « napoléonien » et actuel. La carte ci-dessous fournit la synthèse de ces observations. L’ensemble du paysage est aujourd’hui occupé par des prairies bocagées et des espaces boisés, qui se prêtent mal à une prospection au sol destinée à la collecte de mobilier. L’ensemble est établi à cheval sur les communes actuelles de Noron-la-Poterie et de Saint-Paul-de-Vernay.

     

    LES REMPARTS DE BUR-LE-ROY (Calvados)

     

    Ci-dessus, croquis de localisation des différentes composantes de Bur-le-Roy, d’après le plan cadastral de 1830 (non redressé). © Carte Luc Bourgeois, 2019 ; plan extrait de https://lexirural.hypotheses.org/1343

     

    Le manoir et l’église de Bur

     

    LES REMPARTS DE BUR-LE-ROY (Calvados)     Le manoir de Bur-le-Roy était situé dans l’actuelle parcelle B2/105 du cadastre de Noron-la-Poterie. Quatre masses bâties désignées sous le nom de Burleroy sont encore présentes sur le plan cadastral de 1830 [Cadastre de 1830, parcelle B, parcelles n° 117 à 126.].

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de Noron-la-Poterie, section B2, daté de 1830, Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/

     

         Elles forment un ensemble assez lâche organisé autour d’une cour. Tous ces bâtiments ont disparu, mais le terrain conserve actuellement une série d’anomalies topographiques correspondant à ces structures et le puits présent au centre est encore perceptible sous la forme d’une margelle récente. Les marges est et sud de cet ensemble présentent également des anomalies linéaires distinctes des haies entourant de la parcelle et qui pourraient correspondre à un mur d’enceinte ou un merlon de terre précédés d’un fossé. Il s’agit probablement des vestiges observés par Henri de Toustain en 1865 [H. de Toustain, Essai historique sur le château de Bur, Caen, Le Gost-Clérisse, 1865]. Nous n’avons en revanche remarqué aucune anomalie dans la parcelle B2/106, située entre ces vestiges et l’église.

         Cet ensemble jouxtait au sud l’église paroissiale Saint-Germain, associée à sa cure et à son cimetière. Elle est dénommée ecclesia de Bures dans le pouillé des environs de 1350 et est alors alternativement à la présentation de Guillaume de Bures et de l’abbé de Fontenay.

    [Pouillés de la province de Rouen, A. Longnon (éd.), Paris, Imprimerie nationale, 1903, p. 121. C’est encore ce toponyme qui prévaut en 1494 (p. 138)].

     

    Les parcs

     

          La toponymie du cadastre ancien révèle la présence d’un « Petit Parc » et d’un « Grand Parc » au nord et au nord-est du manoir. Le premier correspond à la parcelle rectangulaire B2/103 du cadastre actuel [31 140 m2], le second à la parcelle 102 [49 670 m2]. Le petit parc abrite en 1830 une parcelle polygonale assez étrange (mare ?). Assez logiquement, ce dispositif permettant de conserver du gibier et attesté en 1184 était établi entre deux espaces forestiers permettant la chasse des animaux libérés du parc et situés de part et d’autre de celui-ci : le buisson du Tronquay à l’est et le buisson de Vernay à l’ouest, le cours de la Drôme séparant ces deux bois.

    [É. Ridel, « Limites forestières, bornage et gestion de l’espace dans les forêts de Bur-le-Roy », dans É. Ridel (dir.), De bois, de terre et d’eau… Patrimoine archéologique, historique et culturel autour de la forêt de Cerisy (Calvados, Manche) (Projet collectif de recherche, 2e bilan), Caen, DRAC de Normandie (SRA), Caen, 2016, annexe 1 (voir la carte des paroisses et hameaux de Bur-le-Roy)].

     

    Les chapelles

     

         Au sud du manoir, le chemin de la chapelle Sainte-Catherine permettait de gagner ce petit édifice religieux dont les ruines étaient encore apparentes il y a une trentaine d’années. Il apparaît sur le plan cadastral ancien comme un bâtiment rectangulaire d’une vingtaine de mètres de long et à chevet plat. La seconde chapelle, attestée en 1184 et dédiée à saint Nicolas, était peut-être établie vers l’angle nord-ouest de l’actuelle parcelle B2/105 (ancienne parcelle B 126, qualifiée de « Jardin Saint-Nicolas » sur la matrice cadastrale de 1831). Elle parait en tous cas plus étroitement associée au manoir de Bur.

     

    Les aménagements hydrauliques

     

         La chapelle Sainte-Catherine était en revanche située au centre des aménagements hydrauliques qui ont permis de capter le cours du ruisseau de la chapelle Sainte-Catherine (autrefois appelé « Ruisseau du Vernay », du nom de la source qui l’alimente), affluent de la Drôme. Deux voire trois chaussées successives ont barré le vallon pour établir des étangs. L’emprise des étangs supérieur et médian (commune de Saint-Paul-du-Vernay), récemment remis en eau et inaccessibles, peut être restituée à l’aide de la morphologie parcellaire. La rue de la chapelle Sainte-Catherine passe sur la chaussée du second. La rue de la Chapelle Sainte-Catherine passe sur la chaussée du second. Des anomalies topographiques permettent d’envisager un étang inférieur en contrebas, en direction du Manoir et sur le territoire communal de Noron.

         Le moulin à eau attesté en 1316 contre une chaussée était probablement associé à la chaussée 2, qui correspond à la plus forte hauteur de chute du dispositif. Aux abords du Manoir, le ruisseau présente un cours en angle droit qui n’est pas naturel. Il se jette dans la Drôme peu après avoir traversé les terrains occupés par cette maison noble, dont les élévations comportent des éléments attribuables à la fin du 15e siècle ou au début du 16e siècle. Peut-être faut-il compléter le dispositif du complexe ducal par cet habitat, puisqu’un texte de 1314 mentionne les manoirs de Bur.

     

    Conclusion

     

         L’ensemble de Bur-le-Roy présente donc, dans un environnement bien préservé, toutes les caractéristiques d’un manoir associé à un parc de chasse conjuguant les composantes classiques de ce type d’installation (grand parc et petit parc, étangs, possibles moulins). Une meilleure connaissance de ce site dans son environnement pourrait être obtenue en réalisant une enquête d’archives systématique. Sur le terrain, un repérage des structures (manoir, chapelles) à l’aide d’un relevé micro-topographique par drone, complété au besoin par une prospection électro-magnétique, fournirait un état plus précis des structures enfouies et de leur état de conservation. " [6]

     

    A proximité :

     

    - Le manoir du Pont Senot du 15e siècle inscrit aux Monuments historiques.

    - L'église Saint-Germain du 11e siècle, très remaniée. 

     

    LES REMPARTS DE BUR-LE-ROY (Calvados) LES REMPARTS DE BUR-LE-ROY (Calvados)

     

    Ci-dessus : à gauche, le manoir du Pont Senot par Ikmo-ned — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=40993663 ; à droite, l'église Saint-Germain de Noron-le-Poterie par S. Plaine — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34904943

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Quand les rois d’Angleterre fêtaient Noël dans le Calvados par Charles le 23 déc 2011 http://www.histoirenormande.fr/quand-les-rois-dangleterre-fetaient-noel-dans-le-calvados

    [2] Extrait du Cours d'antiquites monumentales ... Histoire de l'art dans l'ouest de la France depuis les temps les plus reculés jusqu'au 17e siecle, Volume 5 par Arcisse de Caumont - Lance, 1835 https://books.google.fr/books?id=QdtWAAAAcAAJ&pg=PA244&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

    [3] Extrait des Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, Volume 1 Société des antiquaires de Normandie, 1825 https://books.google.fr/books?id=5jhOAQAAIAAJ&pg=PR80&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false https://books.google.fr/books?id=5jhOAQAAIAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

    [4] Extrait de la Revue de la Normandie : littérature, sciences, beaux-arts, histoire, archéologie par une société d'hommes de lettres de la Normandie – Éditeur (Rouen) 1867. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5733470g/f261.item.texteImage

    [5] Extrait de Wikipédia

    [6] Extrait de Le manoir et le parc de chasse de Bur-le-Roy, Noron-la-Poterie, Calvados par Luc Bourgeois, publié le 21/11/2019 par Marie-Laure Compant la Fontaine https://lexirural.hypotheses.org/1343

     

    Bonne(s) page(s) :

     

    http://conclarendon.blogspot.com/2016/03/bur-le-roi.html

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  • La motte de Boutemont à Taillebois (Orne)

     

    LES REMPARTS DE TAILLEBOIS (Orne)     " C'est sans doute lors des périodes troublées du milieu du 11e siècle, que les premiers seigneurs de Taillebois érigèrent une motte castrale au lieu-dit Boutemont (la base est toujours visible route de Notre-Dame-du-Rocher à proximité du lieu-dit la Roufinière). Le fief de Boutemont dépendait alors, comme celui de Mille-Savatte (Notre-Dame-du-Rocher), du haut-fief de la Carneille. " [1]

     

    Ci-dessus, une photo extraite du site Google Earth.

     

    LES REMPARTS DE TAILLEBOIS (Orne)   LES REMPARTS DE TAILLEBOIS (Orne)

     

    Plan de situation de la motte de Boutemont à Taillebois ; blason de la famille Le Verrier qui posséda le manoir de Boutemont au 16e siècle par Gilloudifs.

     

         " À cette époque, il s’agit essentiellement de mottes castrales. Il en reste un beau vestige à Taillebois, au lieu-dit Boutemont (route de Notre-Dame-du-Rocher à proximité du lieu-dit la Roufinière, ce qui n’est sans doute pas un hasard : ce toponyme signifie domaine de Rodolphe ou Raoul et nous reparlerons plus loin d’un certain Raoul Taillebois). (...)

         À Hastings en Angleterre, les compagnons de Guillaume sont nombreux et beaucoup resteront anonymes. Ce n’est pas le cas de Guillaume de Briouze, oncle de Guillaume de La Carneille, l’un des premiers tenants de l’important fief seigneurial de La Carneille. Ce n’est pas le cas non plus des Taillebois : Ivo (Yves ou Yvon, peut-être le propriétaire du pont, ou planche, Planquivon), Raoul (Ralph ou Ruffo, de la Roufinière) et Guillaume de Taillebois, cités plusieurs fois dans les documents anciens. Ils ont suivi la bannière d’Henri de Domfront, comme d’autres chevaliers, Mathieu de La Ferté-Macé et Achard d’Ambrières par exemple. On sait que Ralph et Ivo s’établirent en Angleterre. Ralph devint peut-être prieur de Whitby Abbey ou bien vicomte dans le Bedfordshire, mais sa lignée s’est de toute façon éteinte faute de descendance mâle. Par contre, celle d’Ivo, haut shérif du Lincolnshire, se perpétua, et sous le règne de Henri II, elle prit le nom de Lancastre par la permission du roi. On pourrait également supposer que le nom de Talbot en Angleterre leur est apparenté, comme d’Isigny s’est transformé en Disney et d’Ouilly en Doyle.

         On peut enfin imaginer que d’autres compagnons de Guillaume venaient d’Athis Val de Rouvre, comme Tustin (La Toutinière à Ronfeugerai) et le fameux jongleur chevalier Taillefer (La Tailleferrière à La Carneille). (...)

         Le fief de Boutemont dépendait alors, comme celui de Mille-Savatte (Notre-Dame-du-Rocher), du haut-fief de La Carneille où était érigée une motte importante (au coeur du bourg actuel). Mais il existait d’autres mottes sur notre commune, par exemple à Athis (lieu-dit La Motte, proche de Ronfeugerai), et peut-être à Bréel, à Ségrie, aux Tourailles… " [2]

     

    LES REMPARTS DE TAILLEBOIS (Orne) LES REMPARTS DE TAILLEBOIS (Orne)

     

     Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du sité Géoportail ; à droite, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

         " Le fief de Taillebois avait, dans sa mouvance, le fief de Boutemont, et relevait du haut-fief de la Carneille (...)

         En terminant, consacrons quelques lignes au fief de Boutemont, dont le manoir a été démoli, et dont on ne retrouve plus que les douves et l'emplacement de la motte. Nous venons de dire que Raoul de Saint-Germain en était possesseur, à la fin du 15e siècle ; plus anciennement, il dut appartenir à la famille de Boutemont, dont le nom se retrouve dans de nombreuses chartes du 12e et du 13e siècles (Léchaudé d'Anisy, Chartes du Calvados, t. I, p. 402).

     

    LES REMPARTS DE TAILLEBOIS (Orne)

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1829, Archives de l'Orne, http://archives.orne.fr/ ; On y voit l'emplacement de la motte de Boutemont, parcelle 131.

     

         Au 16e siècle, ce fief avait changé de maître et appartenait à Guillaume Le Verrier. Roullin Le Hardy, l'aïeul de celui qui épousa Anne d'Ouésy, lui rend aveu pour le fief de la Houllière, le 10 novembre 1566. Ce Guillaume Le Verrier fut compromis dans une affaire criminelle qui passionna toute la province. Voici le récit que nous en fait M. Floquet, dans son Histoire du privilège de saint Romain :

     

    LES REMPARTS DE TAILLEBOIS (Orne)     « En 1551, Charles Vauquelin, sieur des Yveteaux, son frère, Guillaume Vauquelin, sieur de Boissay, et plusieurs autres gentilshommes, se rendirent, de Taillebois, à la foire de Guibray, afin d'y rencontrer les sieurs des Rotours, leurs ennemis capitaulx ; y étant arrivés, ils partirent de l'hostellerie du Griffon, accompagnés de seize ou dix-huit individus ayant espées, halebardes, dagues, jaques de maille, boucliers, berce lonnoys et pistolletz. Avertis que les sieurs des Rotours estaient au marché aux chevaux, ils y allèrent. Aussitôt que Guillaume Vauquelin, sieur de Boissay, les aperçut, il cria à ses amis et à ses gens : Sus ! Que personne ne se faingne, et que ceulx qui n'ont des espées prendent des pierres ! Alors tous ensemble, d'une mesme force et volonté, commencèrent à frapper de leurs halebardes et de leurs espées, sur les sieurs des Rotours, le sieur de Boissay criant : Tue ! Tue !.. Dans ceste meslée, un des valets des sieurs des Rotours fut tué, et deux ou trois autres blessés. Le plus coupable de tous, le sieur de Boissay, mourut peu de temps après. Quant à son frère, Vauquelin des Yveteaux, il leva la fierté, en 1555. Parmi ses complices, se trouvaient Guillaume et René Le Verrier, et Jehan de Ronnai. » En 1603, nous retrouvons encore un Georges Le Verrier en possession du fief de Boutemont. Jacob Le Hardy lui rend aveu pour l'aînesse de la Houllière Nous trouvons un Philippe-Joseph de Ronnai qui possédait la sergenterie de l'Espce de la Ferté-Macé, et en rendit aveu au Roi, en 1665 ( Archives impériales. - Normandie. Falaise ). [3]

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE TAILLEBOIS (Orne)     Logis de la Cour - 15e, 18e siècle. MH. Sur Base Mérimée :
         " Le manoir fut, jusqu'à la Révolution, la résidence des seigneurs, possesseurs des bois de Taillebois qui dépendaient, depuis le 12e siècle, du fief de Taillebois. Le manoir s'organise autour d'une cour carrée. Le logis occupe le flanc sud. La partie la plus ancienne, à l'ouest, date de la fin du 15e siècle et comprend, sur sa façade postérieure, une tour d'escalier hors-oeuvre en vis. La partie habitée du corps de logis date du 16e isècle et a été remaniée au 18e. L'entrée se fait à l'ouest par un double porche (fin du 15e siècle) s'appuyant contre une grange et un bâtiment d'exploitation. Un ensemble de communs ferme la cour au nord " [4]  

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://www.athisvalderouvre.fr/tourisme-patrimoine/un-peu-d-histoire.html

    [2] Extrait de la fiche PDF https://www.athisvalderouvre.fr/images/bulletins/Site-AVR4-01-32.compressed.pdf

    [3] Extrait de l'Histoire du canton d'Athis, Orne, et de ses communes: précédée d'une étude sur le protestantisme en Basse-Normandie Hector de Masso La Ferrière-Percy (comte de) - A. Aubry, 1858 - 580 pages https://books.google.fr/books?id=1CcbAAAAYAAJ&dq=motte+de+Boutemont+%C3%A0+Taillebois+61&hl=fr&output=text&source=gbs_navlinks_s

    [4] Extrait de http://tourisme.aidewindows.net/orne/taillebois.htm

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  • LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)

     

         ...Encore une enquête sur un site castral aujourd'hui complètement disparu : celui du Catelier à Saint-Saëns en Seine-Maritime. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? [NdB]

     

         " Deux puissances féodales ont encore abandonné Saint-Saëns, le château et l'abbaye les moines et les seigneurs. Le câtelier n'indique plus par ses fossés, que la place d'un tombeau. Là, on exhume de temps à autre des armes forgées par les serfs et maniées par les hauts et puissants barons. Les châtelains n'ont légué que quelques noms à l'histoire et des ruines aux explorateurs du sol. Les moines du moins ont laissé de meilleurs souvenirs. Dispersés par la tourmente révolutionnaire, ils ont abdiqué leurs richesses et leurs privilèges au seuil du monde moderne ; mais il reste d'eux des maisons où s'abritent la propriété et l'industrie, et une église qui fait encore aujourd'hui la gloire et l'ornement de la cité. " [1]

     

         En 1871, l'abbé Cochet signale à Saint-Saëns un " château fort sur la colline qui porte le nom du Catelier, dont les terrassements n'ont pas complètement disparu. Guillaume Cliton fut enfermé en 1106 et échappa aux poursuites des gens de Henri Beauclerc. Au 17e siècle, il en existait encore de vieilles murailles avec mottes et fossés. " [2] 

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)

     

     Plan (supposé) de la situation du Catelier à Saint-Saëns ; blason de la commune de Saint-Saêns par Spedona — Trabalh personal, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4566546

     

    Histoire des seigneurs de Saint-Saëns

     

         " La ville de Saint-Saëns doit sa fondation au monastère d'hommes bâti sur le lieu dit le camp souverain ou soudain, vers 670, par Sidonius, moine de Jumièges et disciple de saint Philbert, avec l'aide de Thierry ler, de saint Ouen de Rouen et de saint Leufroy. Sidonius ou saint Saëns mourut et fut inhumé dans son monastère, le 14 novembre 689 selon les uns, selon d'autres en 695, et donna son nom au bourg qui s'éleva près du monastère, détruit, comme presque tous ceux de la province, par les Normands du 9e siècle.
         Le souvenir du bienheureux patron est resté très vivant dans le pays. Une fontaine qui porte son nom sur la colline du Catelier est aujourd'hui encore le but d'un pèlerinage fréquenté. " [3]

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     " Les biens des religieux devinrent le prix de la conquête, et, sous les premiers ducs de Normandie, les seigneurs de Saint-Saëns et ceux des environs conservèrent entre leurs mains les dépouilles enlevées au monastère après sa destruction.

     

         Les seigneurs de Saint-Saëns figuraient parmi les familles normandes les plus distinguées.

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail. 

     

         En 1040, un Richard de Saint-Saëns était vicomte ou gouverneur de Rouen.

         En 1066, Lambert de Saint-Saëns accompagna notre duc Guillaume à la conquête de l'Angleterre, et il contribua par sa valeur au succès de la bataille d'Hastings.

         Ce fut lui qui fit construire cette formidable forteresse qui porte encore le nom de Catelier, et dont la position, au sommet d'une colline, avait déjà été reconnue avantageuse par les romains maîtres des Gaules.

         Hélie de Saint-Saëns, fils de Lambert, se dévoua aux intérêts de Robert Courte-Heuze et de son fils Guillaume Cliton (Roberto II, duci Normanniœ amantissimus (Neustria pia, p. 337). Robert, pour se l'attacher et se créer un appui contre les ennemis acharnés à sa perte, lui avait donné en mariage une fille qu'il avait eue d'une concubine, et, pour dot, Arques, Bures et tous les environs (...) ; il était donc beau-frère de Guillaume Cliton.

         Robert termina sa malheureuse vie dans les prisons de son frère Henri.

         En 1106 quand il eut été fait prisonnier par Baldric, aumônier et chapelain de sa majesté (Histoire générale de Normandie, p. 228), on présenta Guillaume, fils de Robert, à son oncle Henri. La scène se passait au château de Falaise (...).

         Guillaume redoutait pour lui-même les suites d'une victoire qui avait été si funeste à son père. « Ce jeune prince trembloit de peur, le Roy le consola, le caressa, contenta de belles promesses, et, de peur qu'il ne lui arrivast quelque malheur, ou en sa garde, ou dans sa cour et que, de là, les méchans ne prissent sujet de l'accuser de quelque crime noir, il le donna à Hélie de Saint-Saen, auquel Robert avoit donné en mariage sa fille bastarde avec le comté d'Arques (Histoire générale de la Normandie, p. 289). »

         Deux ans après, en 1108, « Henry craignant que son neveu, fils de Courtebotte, retenu prisonnier, venu en aage, ne lui querelle le duché de Normandie, il envoya Robert de Beauchamp, vicomte d'Arques, vers Hélie de Saint-Saen, afin de le retirer de la curatelle et le mettre en lieu où jamais il ne peust rien entreprendre contre son authorité. » De Beauchamp arrivé à Saint-Saen un dimanche matin, comme on sortait de la messe, Hélie estant absent, le peuple commença à s'estonner ; néantmoins, pendant qu'on retenoit en discours le vicomte et ses troupes, quelques-uns des domestiques du sieur de Saint-Saen coururent au lict dudit Guillaume, le prindrent et l'emportèrent tout endormy. Hélie le recela tousiours depuis, et prit la peine de le faire nourrir chez ses amis et en maison empruntée. Le vicomte, fasché d'avoir manqué à l'effet de sa commission, mit en l'obéissance du duc Henry le chasteau de Saint-Saens. Sa Majesté, en après, en obligea Guillaume de Varennes, comte de Surry, à le servir fidèlement, par le don de cette forte place. Cependant, Hélie ne perd courage, espérant un jour relever sa fortune par celle de son nourriçon, qu'il esleva jusques à l'âge d'adolescence et le fit voir à beaucoup de seigneurs, leur recommandant la justice de sa cause. Robert de Bellesme faisant repasser par sa mémoire l'amitié que le duc Robert luy avoit tousiours portée, et le pouvoir qu'il avoit pendant son règne, estoit entièrement porté au secours du prince Guillaume. Pour ce sujet, les courriers estoient toujours en campagne ; les aduis, les secrets et les nouvelles de Robert à Hélie et de Hélie à Robert estoient toute leur consolation, en attendant mieux. Le prince Guillaume et de Saint-Saen, estoient tantost en la cour de Louys, roy de France, tantost chez Guillaume, comte de Poitou, ores chez Henri, duc de Bourgogne, puis chez Allain, duc de Bretagne, afin d'acquérir leur faveur et les obliger à seconder leur desseins (Histoire générale de Normandie, p. 295 et 296). »

         Le comte d'Anjou, qui avait donné asile à Guillaume, avait pensé à en faire son gendre. Tous ces projets ayant été renversés, Hélie de Saint-Saëns, fidèle au malheur, fut obligé de vivre et loger aujourd'huy chez l'un, demain chez l'autre, dit le curé de Maneval (Histoire générale de Normandie, p. 330 ) ; mais Guillaume Cliton étant devenu duc de Flandres, il donna le chasteau de Montreuil à Hélie de Saint-Saëns qui, pour lui, souffrit longtemps l'exil et l'exhérédation avec Tyrrel de Mainières (Orderic Vital, traduction de M. Louis Dubois, t. IV, lir. 42, p. 408) (...)

         Hélie de Saint-Saëns ferma les yeux à son malheureux prince quand il mourut d'une blessure reçue au siège d'Alost, en 1126. (...)

     

    Des informations sur Guillaume Cliton ici. 

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)   En 1127, le comte de Varenne rendit le château de Saint-Saëns à Mathieu, fils d'Hélie. Ce fut sans doute à la suite d'un arrangement dans lequel intervint le roi d'Angleterre. Dès qu'il fut rentré en possession de l'héritage de sa famille, Mathieu, qui, pendant la confiscation de ses biens, avait fait quelques emprunts et contracté quelques dettes, s'empara d'une partie de la dotation de la collégiale. Les chanoines firent des réclamations qui éveillèrent l'attention de Hugues d'Amiens, archevêque de Rouen à cette époque.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Varennes par SanglierT — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17666253

     

         Ce prélat appuya fortement les réclamations dont on lui avait donné connaissance, et, en 1150, il obtint de Mathieu de Saint-Saëns la restitution d'une partie considérable de l'ancien patrimoine de l'abbaye. (...)

         En 1450, les Anglais et les Bourguignons prirent, pillèrent et brûlèrent Saint-Saëns. Le prieuré ne fut pas épargné, il fut tellement dévasté, qu'en 1499 il n'y restait plus que trois religieuses. (...)

         En 1204, après la réunion de Normandie à la France, Philippe-Auguste s'empara du domaine de Saint-Saëns et le réunit à la couronne.

         Au 14e siècle, il y avait dans ce bourg, des forges et de nombreuses tanneries. (...)

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     La terre de Saint-Saëns cessa d'appartenir au domaine de la couronne pour devenir, on ne sait pour quelle raison, la propriété de la célèbre famille écossaise des Douglas. (...)

     

    Ci-contre, blason de la famille Douglas par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. • CC BY 3.0

     

         Robert de Boissay, seigneur de Saint-Saëns, du Quesnay et de Mesnières, fut tué à la bataille d'Azincourt.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     A sa mort, la terre de Saint-Saëns fut partagée entre ses enfants, Collin et Isabelle de Boissay.

         Isabelle épousa Jean Maquerel, seigneur d'Imbleville et de Saint-Pierre-de-Carrouges, mort en 1429.

         Jean Blosset, son fils, grand-sénéchal de Normandie, après Pierre de Brézé, posséda la moitié de la seigneurie de Saint-Saëns jusqu'à sa mort, en 1516.

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille de Boissay par Gilloudifs ; à droite, blason de la famille de Blosset https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=6794923&desc=famille_blosset_famille_de_noblesse

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     Claude d'Annebaut, maréchal et amiral de France, en devint alors propriétaire. Jean d'Annebaut, son fils, tué en 1562 à la bataille de Dreux, laissa cette terre à sa sœur, Marie-Madeleine d'Annebault.

     

    blason de la famille d'Annebault par Wikimandia — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jacques Lys., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4317648

     

         Le demi-fief de Saint-Saëns passa à Gabriel de Vieux-Pont, marquis de Saluées et seigneur de Chailloué, premier mari de Marie-Madeleine d'Annebaut.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)      Gabriel de Vieux-Pont, leur fils, devint après eux seigneur de Saint-Saëns, et le 16 septembre 1583, il vendit à Georges de Limoges, sieur de Bainneville, chevalier de l'ordre du roi, le fief, terre et châtellenie de Saint-Saëns. (...)

         Gabriel de Limoges, fils de Georges, mort au siège de Rouen en 1592, acheta, en 1602, de Jacques de Nollent et d'Isabeau de Mailloc, son épouse, ce qui leur appartenait de la terre de Saint-Saëns, c'est-à-dire un demi-fief de haubert.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Vieux-Pont extrait de https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=6180

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     Gabriel de Limoges, en 1621, fit reconstruire les halles de Saint-Saëns que Henri IV avait fait brûler en 1592, après la prise de Neufchâtel, par le duc de Parme, pour empêcher les Espagnols de s'y loger. Gabriel de Limoges mourut en 1640 ; il laissa Adrien, grand-bailli de Caux, mort en 1682.

         Jean-Baptiste, fils d'Adrien, eut Charles-Louis, maréchal de camp et marquis de Saint-Saëns, qui épousa Louise-Elisabeth du Rosel. De ce mariage sortirent Charles, Jean-Baptiste-César et Bernard-Auguste de Limoges.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Limoges par I, Gerrito, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2262754

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     Charles, comte de Limoges, (...) en 1739, vendit la terre de Saint-Saëns à Pierre-Hélie d'Oissel, trésorier de France, qui mourut en 1756. (...) Au moment de la révolution, le dernier seigneur de Saint-Saëns était de cette famille. "

     

    Blason de la famille Hély d'Oissel extrait de https://docplayer.fr/59744984-La-saga-des-hely-d-oissel.html

     

     

    Le Catelier

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     " Le bourg de Saint-Saëns est bâti au fond d'une vallée dominée par de hautes collines couvertes de bois. Dans ces bois, sur ces collines et sur les plateaux auxquels elles servent de base, on trouve des restes d'antiques retranchements. « Parmi ces retranchements, dont la plupart ont été détruits depuis quelques années, dit M. A. Guilmeth (Notice sur l'arrondissement de Neufchâtel, p. 208 et 209), nous remarquons le camp Auger, le camp Tillou, et notamment le poste du Catelier ; il a été recueilli, dans cette dernière enceinte, quelques fragments de briques, de tuiles et de poteries romaines, et une immense quantité de petites meules en poudingue, percées d'un trou dans leur partie centrale. Le grand nombre de ces derniers objets et l'abondance du poudingue dans toute la contrée, nous portent à croire qu'il a existé jadis en ces lieux une manufacture de meules. Il a été trouvé aussi sur le territoire de Saint-Saëns, plusieurs cercueils gallo-romains ; quelques-uns de ces sarcophages étaient en pierre calcaire, les autres en plâtre. "

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1808, archives de Seine-Maritime, http://www.archivesdepartementales76.net/

     

         Au commencement du 17e siècle, au Catelier, il y avait encore apparence de vieilles murailles, avec ses mottes et fossés, cour et arrière-cour, dit un ancien titre.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     L'enclos de cette forteresse contenait huit acres, à la même époque, mais originairement il en avait contenu douze acres vingt-cinq perches. Ses murailles, qui avaient dix-huit pieds d'épaisseur étaient construites en moellon et en silex. Les fossés, qui étaient doubles, avaient trente pieds de profondeur. Leur talus étaient en maçonnerie. Le catelier bâti sur le point le plus élevé de la colline, dominait tout le pays à une grande distance. « Il consistait en un seul corps de bâtiment, dit M. A. Guilmeth. dont le mur de face, extrêmement épais, » était flanqué d'un énorme donjon. Deux camps, dont l'origine nous paraît antique, le protégeaient du côté de la forêt ; c'étaient le camp Tillou et le camp Auger (Notice sur l'arrondissement de Neufchâtel, p. 222 et 223). »

         En 1674, François Le Blanc acheta des héritiers de Gabriel de Limoges, une partie du catelier, moyennant une redevance seigneuriale d'un gigot payable tous les ans à Pâques, quand le seigneur alloit à la messe.

         " Dans les fossés, ajoute M. A. Guilmeth (Notice sur l'arrondissement de Neufchâtel, p. 222 et 223), on a recueilli plusieurs petites flèches de huit à neuf pouces de longueur, ayant à leur extrémité une pointe de la grosseur et de la forme d'une épingle.. »

         M. Léon de Duranville (Revue de Rouen, mars 1845) assure qu'on y a trouvé des boulets forés en pierre, et d'une grosseur remarquable, ainsi que des javelots en fer. Une statue de Saint-Saëns placée dans une petite niche entourée de buissons, ajoute-t-il, se rencontre au milieu de cette enceinte militaire.

         Dès 1400, les habitants de Bully venaient en procession à cette statue et à une mare auprès de laquelle elle était placée, demander à Dieu de la pluie, dans les années de grande sécheresse, et jamais ils ne retournaient chez eux sans avoir été exaucés. " [4] [ voir ci-après : la chapelle du bienheureux ]

     

    Le château de la Butte

     

         En 1871, l'abbé Cochet signalait également à Saint-Saëns un " château au hameau de la Butte, dans la prairie de la Salle, dont en 1626 et en 1777 on montrait la place. " [2]

         " Un autre château existait anciennement encore sur le territoire de Saint-Saëns, on l'appelait le château de la Butte. Cette butte était la véritable motte d'un donjon. Un aveu de 1626 appelle les ruines de ce château une place de château ruiné. Cet emplacement était environné d'une prairie qui portait le nom de La Salle. En 1777, en creusant des fossés dans cette prairie, on découvrit un chemin ayant trente pieds de large, dont la chaussée était fort épaisse. Cette découverte donna l'idée d'une fouille dans la butte même, et on y trouva deux à trois marches d'un escalier en grès, inondé par les eaux qui montaient à mesure qu'on creusait. " [4] 

     

    A proximité : la chapelle du bienheureux

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime) 

       

    " L’histoire méconnue de la chapelle du bienheureux à Saint-Saëns

         La chapelle du bienheureux est située sur les hauteurs de Saint-Saëns. Croyants ou non y viennent pour leurs enfants. L'édifice aurait le pouvoir de faire marcher les bébés.

         A Saint-Saëns (Seine-Maritime), en quittant la place Maintenon, il faut se diriger vers le Catelier. Très vite la chapelle du bienheureux est indiquée par un panneau. Elle est entourée de propriétés privées.

         Alain Barra, conseiller municipal, explique : " Saint-Saëns est arrivé en 860 pour évangéliser la région. Il a été envoyé par Saint-Ouen, archevêque de Rouen, après voir été en procession à Rome. Il est arrivé à pied et a établi son premier campement au Catelier. C’était un ancien site gallo-romain. Il y avait une forteresse en bois ».

    « Trois fois le tour de la chapelle »

         Il aurait ensuite construit un monastère à l’emplacement de l’église actuelle. Le passionné d’histoire locale ajoute : " Il y a eu par deux fois des processions pour faire tomber la pluie. Il fallait faire trois fois le tour de la chapelle ».

         En effet, les épisodes de sécheresse ne datent pas d’aujourd’hui. Ainsi cultivateurs et éleveurs faisaient des processions jusqu’au Catelier. Mais aujourd’hui, le cérémonial s’est éteint.

         Il poursuit : " On laissait une paire de chaussons ou de chaussures appartenant à l’enfant qui était tardif à marcher ». S’il est difficile de dater précisément ce rituel, il remonterait au-moins au 17e siècle. Et il ne semble pas avoir disparu. Au pied de la statue de Saint-Saëns, on retrouve encore aujourd’hui des souliers de bébé, preuve du passage des parents inquiets pour leurs enfants. " [5]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait des Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie – Éditeurs : Mancel (Caen)/Ponthieu et Delaunay (Paris) - Date d'édition : 1853 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k34966z/f562.item.r=%22Le%20C%C3%A2telier%22.texteImage

    [2] Extrait de Répertoire archéologique du département de la Seine-lnférieure rédigé sous les auspices de |'Académique des sciences, belles-lettres et art de Rouen, par M. l'abbé Jean Benoît Désiré Cochet (1812-1875). Éditeur : (Paris) Date d'édition : 1871 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36742w/f133.image.r=%22Catelier%22Saint-Sa%C3%ABns%20Saint-Sa%C3%ABns

    [3] Extrait de La Semaine religieuse du diocèse de Rouen - Diocèse (Rouen) – Éditeur : Edmond Fleury (Rouen) 1883-06-16 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63355053/f5.item.r=%22ville%20de%20Saint-Sa%C3%ABns%22.texteImage

    [4] Extrait de Supplément aux recherches historiques sur la ville de Gournay-en-Bray par N.-R. Potin de La Mairie chez Madame veuve Folloppe, 1844 - 534 pages https://books.google.fr/books?id=6ez-bWaHpFQC&dq=Saint-Sa%C3%ABns+de+la+Mairie&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

    [5] Extrait de l'article issu du site Actu.fr du 01/09/2019 : https://actu.fr/normandie/saint-saens_76648/lhistoire-meconnue-la-chapelle-bienheureux-saint-saens_26805604.html

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  •       Dans une section de la forêt de Lyons, sur le territoire du Tronquay, se dresse une motte féodale dite " Butte aux Anglais ".

     

         " La Motte. Élevée selon la tradition lors de la guerre de Cent Ans par les Anglais, elle se composait d'une butte et d'une fortification (...)

         La motte dite la Butte aux Anglais (près du hameau de la Motte). Les Anglais avaient élevé une butte cernée par un fossé, point d'observation de la route reliant Rouen à Gournay. Site non fouillé et rattaché à la période de la guerre de Cent Ans." [1]

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)   LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)

     

     Plan de situation de la butte aux Anglais ; blason de l'Eure par User:Spedona 25/09/2007Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona 25/09/2007., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2811940

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)     " La Butte aux Anglais. - Dans le canton forestier nommé la Motte ou les Marlières du Roi, à 800 mètres du hameau du Fresnay et de la maison du garde-forestier du Fresnay, à 100 mètres d'un gros grès nommé la Pierre tournante, se trouve une butte énorme entourée d'un fossé et nommée la Butte aux Anglais : on ne peut indiquer le diamètre supérieur, car on l'avait complètement évidée, lors d'une première touille ; une nouvelle tranchée creusée au Nord et au niveau du fossé atteint le centre et montre qu'elle est formée d'argile à silex. Le diamètre pris d'un bord extérieur du fossé à l'autre est de 40 mètres: La hauteur est de 6 à 7 mètres au-dessus du fossé. Une très grande mare se voit à 50 mètres au Sud. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo par Giogo — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=65554685

     

    " Le Tronquay (Eure). La Butte aux Anglais

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)     La Butte aux Anglais, située sur le plateau, à proximité d’un vallon qui descend vers la vallée de l’Andelle, se trouve en contexte forestier, non loin d’un espace défriché lié à une ferme nommée « la Motte ». Le site est composé d’un unique tertre, haut de 2,5 m pour une plateforme de 15 m de diamètre. Le fossé, inégalement comblé, a une ouverture de 8 m. La motte est éventrée sur son flanc NO, les parois abruptes du creusement sont révélatrices d’une fouille non documentée plutôt que d’un prélèvement de matériaux. Sans que l’on puisse les lier à l’occupation du site, plusieurs indices témoignent d’une exploitation des grès dont plusieurs blocs affleurent dans la zone. Localement, ce matériau de construction se remarque sur de nombreux édifices attribuables à la fin du Moyen Âge ou au début de l’époque moderne. (Relevé et étude : Bruno Lepeuple) " [3]

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure) LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, une carte des années 1950 extraite du site Géoportail.

     

    Le privilège de Saint-Romain

     

          " Pendant la guerre de Cent Ans, le Tronquay s’est trouvé sous occupation anglaise. C’est de cette époque que daterait la motte. Les habitants du Tronquay étaient devenus très malheureux, d’une part des soldats anglais, et d’autre part à cause de la rapacité des chanoines de Rouen, jamais satisfaits. Il y eut des protestations de la part de la population. Finalement, un arrangement a pu être trouvé.

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)       Les paroissiens du Tronquay se défendent en demandant que tout homme d’armes possède un ordre du roi par écrit s’il veut séjourner et loger avec ses troupes sur le territoire de la paroisse (1640). Le sieur de la Fontaine du Houx a passé outre cet ordre. Il s’installa le 23 avril 1642 dans le pays et pilla le presbytère et d’autres maisons, ainsi que l’église. Devant la demande des habitants de présenter l’autorisation du roi, le capitaine de la Fontaine du Houx lança ses soldats contre la foule. Beaucoup furent tués, des soldats aussi et leur capitaine. Le père de la Fontaine du Houx, le chevalier de Fours prit 18 ou 20 habitants en otage et les autres en résidence surveillée. Ceux qui ont pu fuir se sont réfugiés dans la forêt. Pendant deux ans, la situation stagne, quand les gens du Tronquay ont tourné leur regard vers l’église de Rouen et choisirent d’avoir recours au privilège de Saint-Romain. 15 habitants se constituèrent prisonniers dans la prison de Rouen. Après étude de leur cas, ils furent tous libérés, le privilège de Saint-Romain fonctionna en leur faveur (5 mai 1644 et 18 mai 1644). " [1] 

     

    Ci-dessus, vitrail nord du chœur de l'église Saint-Ouen de 1877 qui montre l'archevêque de Rouen délivrant par le privilège de la Fierte Saint-Romain les habitants du Tronquay, emprisonnés à Rouen après la mort du capitaine de la Fontaine du Houx. Par Giogo — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21028370

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)     " la Pierre tournante du Fresnay, hameau du Tronquay, située à la limite des départements de l'Eure et de la Seine- Inférieure, au bord et à 10 mètres de la forêt de Lyons, à environ 700 mètres du hameau du Fresnay et de la maison forestière : c'est un bloc énorme de grès plat en dessus, de forme un peu triangulaire, mesurant 4 mètres de longueur sur 3 m 50 de largeur, et au moins 2 mètres d'épaisseur, car la touille qui a été faite autour l'а dégagé seulement de cette épaisseur, principalement au Sud. A une trentaine de mètres à l'Est, la même personne peu experte en préhistoire a dégagé un autre bloc de grès qui, celui-là, ne porte aucun nom, et est cependant presque aussi gros. Malgré le poids énorme de la Pierre tournante, une légende lui attribue le pouvoir de tourner sur elle-même la nuit de Noël. Le bloc se trouve à 50 mètres d'une mare très grande et très profonde et à 100 mètres de la Butte aux Anglais, motte de 25 mètres de diamètre entourée d'un fossé peu profond, d'environ 8 mètres de large. " [4] 

     

    Ci-dessus, une photo par Giogo — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=65554676

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Coutil Léon. Canton de Lyons-La-Forèt. In : Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 18, n°8, 1921. p. 198 ; doi : https://doi.org/10.3406/bspf.1921.13299https://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1921_num_18_8_13299

    [3] Extrait de Haute-Normandie. Étude microtopographique - Responsable d’opération : Anne-Marie Flambard Héricher, Aude Painchault, Diégo Cocagne, Bruno Lepeuple et Gilles Deshayeses fortifications de terre de Haute-Normandie. 2011 - p. 324-326 https://journals.openedition.org/archeomed/11138#tocto3n7

    [4] Extrait de Coutil Léon. Pierres à légendes du département de l'Eure. La pierre tournante du Fresnay, près le Tronquay ; la Pierre Cordée de Saint-Paul-sur-Risle ; la Pierre de Saint Agapit à Plasnes ; la pierre de Saint Mards, à Saint-Mards-sur-Risle (Eure}. In : Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 19, n°2, 1922. pp. 55-56;doi : https://doi.org/10.3406/bspf.1922.11971https://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1922_num_19_2_11971 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5478234v/texteBrut

     

    Bonne page :

     

    https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00017044

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