• LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados) LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados) LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)

     

    Ci-dessus, à gauche, une photo aérienne extraite de https://www.capital.fr/economie-politique/lincroyable-train-de-vie-des-al-thani-les-proprietaires-du-psg-1259718

     

          " Le château de Victot est un édifice situé à Victot-Pontfol, en France. " [1] 

     

         " Dans le Pays d’Auge, la commune de Victot-Pontfol se situe à 30 km à l’est de Caen. Le château de Victot se trouve au sud de Beuvron-en-Auge, face à l’église paroissiale, dans le vallon de la Dorette. (...)

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     En 1943, le rapport d’inspection pour le classement au titre des sites décrit le château et ses abords : « Il comporte un château… en brique et chaînage de pierres, recouvert de tuiles émaillées, qui est un des plus purs joyaux du Pays d’Auge… Planté au milieu d’une douve qui s’insinue dans tout le domaine, et dans laquelle il se mire… Les beaux herbages qui l’entourent sont ceints d’une frange d’arbres magnifiques en travers desquels le château et sa chapelle (16e siècle)… font un charmant effet. Il faut signaler tout particulièrement les magnifiques platanes bicentenaires qui bordent la route et qui ne sont que trop tentants pour la concupiscence des abatteurs d’arbres ». [2]

     

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    Plan de situation du château de Victot ; blason de la famille Boutin qui a construit le château par Gilloudifs " D'azur, à la fasce d'or, accompagnée en chef de trois étoiles d'argent, et en pointe de deux canettes affrontées du même. "

     

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    Ci-dessus, plans extraits du Cadastre Napoléonien de 1811 [ à gauche : section B ; à droite : tableau d'assemblage ] ; Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/

     

    Histoire

     

         « Victot eut d’abord des seigneurs qui portèrent son nom. " [3]

     

    12e ? - 14e siècles : la famille de Victot

     

         " En 1160, le fief de Victot est entre les mains d’Hugues de Victot. Une première forteresse se dresse dans le vallon de la Dorette, affluent de la Vie, qui alimente ses douves. " [2]

     

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    14e siècle : les familles Labbey / Caperon / Gosse

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     " Colin Labbey, écuyer du connétable Du Guesclin, qui fait la tige de la maison de Labbey de la Roque, épousa Isabelle de Victot, fille de Jean de Victot, écuyer. A la fin du 14e siècle, Robert Caperon était seigneur patron de Saint-Denis de Victot. " A. de C. [3]

     

    Blason de la famille Labbey de la Roque extrait de https://www.armorialgeneral.fr/tag/bretagne/page/34/

     

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     « Aux premières années du 15e siècle, les Caperon n’étaient plus à Victot, cette terre appartenait alors, il est vrai, à la famille Gosse et cette possession il est vrai paraît même un peu antérieure, ce qui rend les Caperon tout à fait éphémère, car le 16 août 1382, Me Jean Gosse, chanoine, et le 10 septembre 1390, Jean Gosse écuyer, rendent aveu au roi pour la terre de Victot (Note de monsieur le vicomte de Neuville.) " [4]

     

    Blason de la famille Gosse par Gilloudifs.

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    15e - 18e siècles : la famille Boutin

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)      " Le château demeure dans la même famille jusqu’au 15e siècle où Jeanne Gosse, dernière de la lignée, épouse Guillaume Boutin. " [2]

     

     

         Il semble que Jean Boutin, seigneur de Victot, est tué à la bataille d'Azincourt le 25 octobre 1415. [NDB]

     

    Voir à ce sujet : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/azincourt-1415-d-ou-venaient-les-chevaliers-francais-morts-la-bataille-797853.html

      

    Ci-dessus, blason de la famille Boutin par Gilloudifs " D'azur, à la fasce d'or, accompagnée en chef de trois étoiles d'argent, et en pointe de deux canettes affrontées du même. "

     

         " En 1540 Michel Boutin fit ses preuves devant les élus de Lisieux. Philippe Boutin, seigneur de Victot, entra en partage avec Robert de Tournebu, seigneur de Pont-Mauvoisin et bailli de Lisieux, des biens du président de Croismare, le 15 mars 1595 comme ayant épousé Geneviève de Boutin. " A. de C. [3]

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     " Le château durement éprouvé par la guerre de cent ans est complètement reconstruit en 1570-1574. Son constructeur, Philippe Boutin, fait édifier deux châteaux sur l’esplanade de la vieille forteresse, sans doute pour y loger toute sa famille. En cette période de guerre, la demeure conserve une fonction défensive avec douves, pont-levis et meurtrières. Mais c’est également une agréable demeure de la Renaissance avec ses grandes fenêtres à meneaux et la richesse colorée de son décor, damiers de briques roses et de pierres calcaires. " [2]

     

         " Les Boutin étaient encore en possession de Victot à la fin du 18e siècle. Cette famille était originaire de la vicomté de Vire ». A. de C. [3]

     

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    18e - 21e siècles : la famille Aumont

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     " En 1798, le château est vendu à Pierre Aumont, issu d’une famille réputée pour ses compétences dans l’élevage du cheval. Fournisseur général des chevaux de la Grande Armée, sous le Premier empire, il fait bâtir les écuries qui encadrent la cour d’accès, au début du 19è siècle (elles figurent sur le cadastre napoléonien de 1811). Son troisième fils, Alexandre, est un passionné d’élevage qui fait la renommée du haras de Victot tout au long du 19e siècle. Ses descendants maintiennent la réputation du célèbre élevage. " [2]

     

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         " Si Pierre-Alexandre Aumont doit être considéré comme le véritable fondateur de l'écurie de course de Victot, il n'est pas le constructeur des bâtiments des haras de Victot, bâtis en pan de bois. Ces derniers figurent déjà sur le cadastre napoléonien levé en 1812. On doit donc en faire remonter logiquement la construction à son père, Pierre, fournisseur général de la grande Armée, qui acquit Victot en 1798. Il avait déjà consacré sa vie à l'élevage dans les domaines nombreux de Beuvron, Corbon, Thiéville et Victot. La passion chevaline animait la famille d'Aumont depuis le 17e siècle. A sa mort survenue en 1836, Pierre-Alexandre, son fils préféré, reçut en héritage Victot, les autres sites étant partagés entre ses autres enfants. Aussi, nous avons un ensemble qui remonte au tout début du 19e siècle avec quelques modifications intervenues dans les soubassements et des extensions des écuries latéralement qui ne gênent nullement la perception d'ensemble depuis cette grande cour. Lorsque l'on regarde plus en détail ces constructions à un seul niveau, la structure du pan de bois diffère entre l'aile est et l'aile ouest, cette dernière paraissant issue d'une reprise ultérieure. Toutefois, les cartes postales du début du siècle nous les montrent identiques à l'état actuel. L'extension des écuries à l'est modifia simplement les lieux par le percement d'un passage donnant accès aux nouveaux bâtiments. Un seul bâtiment, à l'angle sud-ouest est venu en extension contre le pignon de l'aile ouest. Pour le reste, les bâtiments n'ont guère été modifiés. " [6]

     

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         " Depuis Pierre Aumont, le château de Victot est la propriété de la même famille. Le haras, toujours réputé pour la qualité de ses chevaux, est loué à un éleveur. " [2]

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     " Sur 130 ha, le haras de Victot-Pontfol est connu pour avoir hébergé les chevaux du marchand d'art milliardaire Daniel Wildenstein, que sa veuve Sylvia Wildenstein a vendu aux enchères en 2012. « Il a surtout été le tout premier haras de France à faire de l'élevage de purs sangs une activité régulière », explique le locataire, Roland Monnier, qui après dix-neuf ans de bons et loyaux services, va passer la main d'ici la fin de l'année. « Nous sommes ici dans le paradis du cheval, tout près du haras du prince de l'Aga Khan, sur une terre de premier choix. » Avec des champions comme Hippomène, King Salsa, Rose Verte ou Allez France, Victot s'est assuré une renommée mondiale dans les courses de plat et d'obstacles." [5]

     

    21e siècle : la famille Al-Thani

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)      En 2014, le haras est racheté aux deux soeurs descendantes de M. Aumont pour 6,5 millions d'euros par le cheikh Abdullah Al-Thani, oncle de l'émir du Qatar. [NDB]

     

    Photo extraite de https://www.worldnewsmedias.com/blog/2014/03/21/abdallah-al-thani-acquiere-le-haras-de-victot/

     

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    Architecture

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     « Le château de Victot construit en brique et pierre de taille avec ses tourelles, ses toits garnis encore de tuiles vernissées nous montre ce qu’était à la fin du 16e siècle l’architecture des châteaux de pierre dans cette région du Calvados. M. Bouet en a fait un dessin sur ma demande. " A. de C. [3]

     

    Ci-dessus, "La vue que nous donnons d'une partie du château n'est pas la plus intéressante : elle est prise du côté de la cour. Nous la devons à M. le docteur Pépin. Vu extérieurement, le château se développe mieux et offre l'aspect le plus gracieux et le plus pittoresque. De Caumont." Annuaire des cinq départements de la Normandie publié par l'Association normande – Éditeur : (Caen) 1866. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54527204/f662.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Victot%22.zoom.texteImage

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     " Les hautes toitures sont constituées de tuiles vernissées aux tons jaunes, bruns et verts avec des épis de faîtage en faïence. Deux ailes en équerre ferment le côté nord et ouest d’une cour carrée. On y accède en franchissant un pont-levis qui aboutit à la porte d’entrée de l’aile nord. C’est sans doute la partie la plus ancienne, en damiers de briques et de pierres sur deux niveaux, elle est encadrée de deux tours carrées formant pavillons. L’aile Est est construite en bandes alternées de briques et de pierres, tandis que des communs s’étendent au nord, sur 3 côtés d’une cour carrée. Des murs d’enceinte longent probablement les douves qui se prolongent au sud par des plans d’eau. Au 17e sièle, les deux châteaux sont réunis par un bâtiment à colombages, aujourd’hui essenté d’ardoises. " [2]

     

    Protections :

     

         " Le château, à l'exclusion des parties classées, est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 9 février 1927, les façades et les toitures du château, les douves qui l'entourent avec le miroir d'eau qui les alimente et le sol de la cour intérieure sont classés depuis le 27 juillet 1953, les bâtiments du haras en totalité, la chapelle en totalité et le système hydraulique des douves sont inscrits depuis le 28 novembre 2003.

         Les abords du château constituent un site classé depuis le 19 mars 1943. " [1]

     

         Le château de Victot ne se visite pas. C'est une propriété privée, acquise par la famille de l'émir du Qatar. [NDB]

     

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     A doite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     La Chapelle Saint-Denis du château de Victot :

     

         " Cette chapelle se situe au milieu du cimetière et à proximité du château de Victot, lui-même situé non loin de la D49 au sein du village.

         La chapelle orientée est constituée de deux travées et se termine par un chevet plat constitué d’un mur pignon. La première travée est surmontée du clocher de base carrée, la seconde est ouverte d’une baie. La façade d’entrée se compose d’un petit porche encadré par quatre contreforts. Elle est percée d’un portail en arc à anse de panier, surmonté de deux baies en arc à plein cintre. La tour du clocher est polygonale et ouverte d’abat-sons. La toiture de l’édifice est en bâtière." [7]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de la fiche de la DREAL / P. Galineau N° 14021 - Date de parution : septembre 2013 (voir ci-après) www.donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr/pdf/SITES/14021f.pdf

    [3] Extrait de Arcisse de Caumont : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome IV, pp. 148-150 https://books.google.fr/books?id=VFZAAAAAcAAJ&hl=fr&pg=PA3#v=onepage&q&f=false ou https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9662166n/f163.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Victot%22?rk=42918;4

    [4] Extrait de La Normandie Monumentale et Pittoresque par Le Court Henry, Le Havre, 1895, 2, pp. 252-255 http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=6925

    [5] Extrait de https://www.ouest-france.fr/normandie/le-haras-de-victot-vendu-au-cheikh-du-qatar-2032832

    [6] Extrait de http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00111796

    [7] Extrait de https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/14-Calvados/14743-Victot-Pontfol/182536-ChapelleSaint-Denisduch%c3%a2teaudeVictot


    Bonnes pages :

     

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6419843r/f326.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Victot%22

    O http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=6925

    O https://www.ouest-france.fr/normandie/le-haras-de-victot-vendu-au-cheikh-du-qatar-2032832

    O http://www.france-sire.com/actu_etablissement-12634-visite_guidee_du_haras_de_victot_avec_roland_monnier.php 

     

         Ci-dessous, fiche de la DREAL / P. Galineau N° 14021 - Date de parution : septembre 2013 www.donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr/pdf/SITES/14021f.pdf

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  •      On trouve la motte féodale des Bas Rouvrais à Neauphe-sur-Dive, petite commune de la vallée de la Dives [NDB]

     

         " Neauphe-sur-Dive, Nealpha en 1373 : possible origine dans les germaniques alach, alah, alcha, « temple », et nev, nivi, « nouveau ». La graphie désuète Dive pour Dives a été conservée dans le nom des communes ornaises (Saint-Lambert-sur-Dive, Tournai-sur-Dive)." [1]

     

    LES REMPARTS DE NEAUPHE-SUR-DIVE (Orne)     LES REMPARTS DE NEAUPHE-SUR-DIVE (Orne)

     

    Plan de situation de la motte de Neauphe-sur-Dive ; blason du département de l'Orne par User:Spedona 01/11/2007Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona 01/11/2007., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3003955

     

         " Neauphe-sur-Dive (Orne). — Feuille Vimoutiers. Petite motte avec première enceinte circulaire, et deuxième enceinte ovale, dans un bas-fond marécageux, lieu-dit : Le Moncel. [Mission Falaise - Rugles 1955, n° 155-156.] [2]

     

    LES REMPARTS DE NEAUPHE-SUR-DIVE (Orne)     " Neauphe-sur-Dive :
         La motte de Neauphe est formée de deux retranchements circulaires enveloppés de larges fossés où l'eau séjourne encore.

         L'enceinte la plus haute présente une circonférence de 170 mètres et une élévation de 8 mètres au-dessus du terrain avoisinant.
    Le second retranchement est presqu'au niveau de l'herbage. Quoique situé non loin du camp de Bierre, nous ne croyons pas que cette enceinte ait une origine aussi ancienne et, jusqu'ici, aucune découverte n'est venue indiquer les antiques civilisations de la pierre. » [3]

     

    Photo aérienne ci-dessus, extraite du site Géoportail.

     

         " Neauphe-sur-Dive ; canton de Trun. - Une motte est entourée de deux fossés, parfois remplis d'eau. La première enceinte et la plus haute compte 170 mètres de tour et 8 mètres au-dessus du sol pour le talus. Quant au second talus extérieur, il est peu apparent (Ce camp est cité dans la Revue Flammarion d'Argentan, pour la première fois, croyons-nous.)" [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Les fortifications circulaires isolées en France par Jacqueline Soyer, Annales de Normandie Année 1965 15-3 pp. 353-414 ; Fait partie d'un numéro thématique : Etudes d'archéologie normande

    [3] Extrait du Bulletin de la Société normande d'études préhistoriques - Société normande d'études préhistoriques (Louviers) / Société normande d'archéologie préhistorique et historique (Rouen) ; date d'édition : 1895  https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5442402w/f74.image.r=Neauphe%20sur%20Dive?rk=64378;0

    [4] Extrait de l'Essai d'inventaire des mottes et enceintes du département de l'Orne par Louis Coutil, 1909.

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  • LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime)

     

    Photos ci-dessus : au centre, une photo extraite de http://www.villagesdefrance.fr/dept/page76_brayetbresle.htm ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime)     À Cuverville-sur-Yères, on trouve les ruines d'un château-fort. D'une enceinte carrée à tours circulaires, il ne reste plus que la porte du 13e siècle soigneusement conservée. Ce château contrôlait le passage sur la rivière l'Yères. La maison située à côté serait la plus ancienne maison civile de la vallée. Le comté d'Eu renfermait douze baronnies : Sauchay, Grandcourt, Déville, Le Besle, Fréauville, Saint-Martin le Gaillard, Le Fresne, Ecotigny, Bosc-Geffroy, Mainières, Longroy et Cuverville. Cette baronnie de Cuverville comprenait vingt-deux fiefs ou parties de fief et vavassories. [NDB]

     

         " Fief des seigneurs de Pardieu d'Avresmenil, château fortifié en ruine à Gratte Panche et porte ogivale du 12e siècle. " [1]

     

    LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime)     LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime)

     

     

    Plan hypothétique de la situation du château de Cuverville-sur-Yères ; blason de la famille de Pardieu par Nicolas C — moi et mon logiciel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6625481

     

    LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus : à gauche et au centre, photos extraites de https://actu.fr/normandie/cuverville-sur-yeres_76207/en-bordure-de-lyeres-a-la-decouverte-de-la-plus-ancienne-maison-de-la-vallee_5670242.html ; à droite, vestiges, rue de la Motte-Féodale par APictche — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=40835837

     

         " En bordure de l’Yères, à la découverte de la plus ancienne maison de la vallée

     

         Au milieu d'une boucle de randonnée de 16 kilomètres, s'élèvent une maison et la porte d'un ancien château médiévaux. Ce sont les vestiges de la baronnie de Cuverville. L'habitation serait la plus ancienne de la vallée. Un peu d'histoire...

     

    LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime)     Dans un écrin de verdure et au son des clapotis de l’Yères s’élève une bâtisse. D’après les guides touristiques et les cartes de randonnées, elle serait « la plus ancienne construction civile de la vallée ». À ses côtés, les ruines d’un château du 12-13e siècles dont il ne subsiste que la porte en forme d’ogive. Un circuit de randonnée propose un départ de Sept-Meules, direction du bois du Tôst avec un passage à Cuverville-sur-Yères. 16 kilomètres à serpenter à travers les deux versants de la vallée. Et soudain apparaissent ces deux vestiges médiévaux dont l’histoire est encore floue.

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien (19e s.) ; Archives de la Seine-Maritime, http://www.archivesdepartementales76.net/

     

    Fondation donnée aux moines du Tréport ?

         En bordure de rivière, la vieille maison, maçonnée à la chaux rouge, faite de chêne, de pierre calcaire et de brique, est le témoin de la baronnie de Cuverville.

         « J’ai racheté une ruine, pas une maison ! »

     

    LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime)     Rattachée à la famille du comte de Eu ou du comte de Longueville, selon les hypothèses des historiens, la motte féodale, comprenant le château et la maison, aurait été érigée par Henri de Cuverville ou Henri Ier de Eu. La fondation aurait été donnée aux moines de l’abbaye du Tréport en 1107.

         En 1989, Michel Maillart, alors viticulteur à Ecueil dans la Marne, et son épouse rachètent cette maison à l’histoire fragmentaire.

         « J’ai racheté une ruine, pas une maison ! » Selon lui, elle est postérieure au château.« La porte d’entrée appartient au château qui a été construit au moment des invasions normandes vers l’an 1000. La maison, c’est plus mystérieux. D’après ses dimensions, ce n’était pas la maison de n’importe qui. »

         Les historiens locaux ayant travaillé sur le sujet penchent donc pour la maison du fermier de la baronnie : chambres, écuries et granges comprises." [2]

     

    LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus ; à gauche, une photo extraite du site Google Earth ; au centre, une photo extraite du site http://vadrouil.feuquieres.over-blog.com/article-vallee-de-l-yeres-par-cuverville-77123399.html ; à droite, une photo extraite du site http://floriewayer.centerblog.net/34-la-baronnie-de-cuverville

     

    LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime)     " Laurent de Sainte-Beuve, chef de la branche aînée de sa maison, fut tué à la bataille d'Azincourt, en octobre 1415. Monstrelet ne l'a pas oublié dans sa liste, ni les Anglais dans leurs confiscations. Ses biens furent donnés, pour la plus grande partie, par Henri V à Robert de Wilughby, personnage important dont les descendants figurent encore au premier rang dans la noblesse anglaise. Laurent avait épousé, vers 1408, à quarante-deux ans, Catherine de Montmorency, âgée de dix-neuf ans, de la branche de Beausault-Breteuil et ne laissa d'elle qu'une fille de trois ou quatre ans, Marie, qui fut mariée, en 1437, à Robert d'Estouteville, sire d'Auzebosc près d'Yvetot, frère de Louis, capitaine du Mont-Saint-Michel, et de Guillaume, cardinal et archevêque de Rouen. Par leur mère, Marguerite d'Harcourt, cousine germaine de Charles VI, ces trois frères tenaient à la maison de France, qui, dans l'occasion, reconnaissait cette parenté (le P. Anselme, vin, 93). Marie porta à cet époux tous les biens de sa branche, notamment Cuverville-sur-Yères, baronnie du comté d'Eu, et cinq fiefs tenus dûment du roi, pour lesquels, le 4 août 1415, son père avait rendu aveu, savoir Sainte-Beuve-en-Rivière, Le Mesnil-Mauger, Montagny-sur-Andelle, Trubleville et Crasville-la-Roquefort." [3] 

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime)         LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime)L'église Notre-Dame, construite au 13e siècle et remaniée au 16e siècle, fut reconstruite après les incendies de 1810 et 1918. C'est un lieu de pèlerinage très connu, elle contient de nombreux ex-voto marins. [NDB]

     

    LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CUVERVILLE-S/YERES (Seine-Maritime)

     

     Ci-dessus, à droite, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Actu.fr publié le 16 Avril 2017 https://actu.fr/normandie/cuverville-sur-yeres_76207/en-bordure-de-lyeres-a-la-decouverte-de-la-plus-ancienne-maison-de-la-vallee_5670242.html

    [3] Extrait des Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise (Beauvais) : date d'édition : 1877 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k414706k/f236.item.r=%22Cuverville%20sur%20Y%C3%A8res%22.texteImage

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  • LES REMPARTS DE FOURGES (Eure)     On trouve, sur le territoire de Fourges (commune de Vexin-sur-Epte), la motte féodale de Bosc-Roger qui dépendait du château de Baudemont. [NDB]

     

         " L'ancienne commune de Bosc-Roger-sous-Bacquet a été réunie à Fourges en 1842. [ L'église de Bosc-Roger a été démolie en 1809.] Ce toponyme est également attesté au Moyen Âge sous la forme latinisée Boscus Rogerii en 1164 (ch. de l’arch. Rotrou) et en 1242 (ch. de saint Louis). En 1672, on trouve une forme francisée Boisroger (aveu de l’abbesse du Trésor). Bosc étant le forme normande correspondant au français bois. Roger était un anthroponyme particulièrement répandu dans la Normandie ducale, où il existe d'ailleurs de nombreux (le) Bosc-Roger. " [1]

     

         "La section de Bosc-Roger doit son nom à sa situation au milieu des bois et à quelque seigneur nommé Roger qui l'a possédée. Rotrou, archevêque de Rouen (de 1164 à 1183) confirma à l'abbaye de Jumiège la propriété de Bosc-Roger." [2]

     

         " Au Sud de la grande voie Paris-Rouen passant à Saint-Clair, les défenses normandes étaient complétées, au niveau de Baudemont mais en arrière, par une motte à Bosc-Roger et une place à Ecos puis, plus bas sur l'Epte par une autre à Gasny appelée Malassis dont s'empara momentanément Louis VI en 1118." [3]

     

         " La motte du hameau de Bosc Roger se trouve dans le village à 50 mètres d'un manoir et d'un petit bois ; elle mesurait 34 mètres de diamètre à la base, mais le propriétaire a pris trois mètres environ à la base pour remplir en partie le fossé qui l'entoure ; le dessus plat mesure 15 mètres. " [4] 

     

    LES REMPARTS DE FOURGES (Eure)     LES REMPARTS DE FOURGES (Eure)

    Plan de situation de la motte du Bosc-Roger à Fourges ; blason du département de l'Eure par User:Spedona 25/09/2007Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona 25/09/2007., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2811940

     

          " Fourges (Eure) : « Le Bosc-Roger »

         Le site se présente sous la forme d’une motte : un tronc de cône de 6 m de hauteur, entouré d’un fossé irrégulièrement comblé. Vers l’ouest, à 35 m du fossé, un léger renflement indique la limite d’une probable basse-cour. L’environnement immédiat du site – un hameau qui se développe dans le quart nord-ouest de la motte – et un grossier demi-cercle de 700 m de diamètre gagné sur la forêt, indiquent un essartage médiéval. La dédicace de l’église paroissiale à saint Nicolas et la première mention du village, propriété des seigneurs de Baudemont, permettent de placer avec prudence l’origine du site, entre la fin du 11e s. et le troisième quart du 12e s. " [5]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de La Normandie littéraire... – Éditeurs : (Elbeuf) [s.n.] (Rouen) - Date d'édition : 1904 – Contributeurs : Pigerre, J.-F. et Duchemin, Pierre-Polovic (1850-19..). Directeur de publication - Extrait de https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112392r/f67.item.r=%22Bosc-Roger%22Fourges.texteImage

    [3] Extrait de Châteaux forts et féodalité en Ile de France, du 11ème au 13ème siècle par André Châtelain - Editions Créer, 1983 - 507 pages

    [4] Extrait du Bulletin de la Société préhistorique française - Année 1921 - Canton d'Ecos - 18-8 p. 199 par Léon Coutil https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56922326/f19.image.r=%22Bosc-Roger%22?rk=128756;0

    [5] Extrait de l'Étude microtopographique des fortifications de terre de Haute-Normandie - Responsable des opérations : Anne-Marie Flambard-Héricher - Notice rédigée par : Anne-Marie Flambard-Héricher https://journals.openedition.org/adlfi/8020#tocto1n7

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  • LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)

     

           " Le château de Sotteville est un monument situé sur la commune de Sotteville, dans le département de la Manche en France. (...)

         Le château de Sotteville est aussi connu sous le nom de manoir de Sotteville, c'est ainsi qu'il est mentionné sur le cadastre napoléonien. " [1] 

     

    LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)

     Ci-dessus, une vue aérienne du château de Sotteville extraite de http://chateaudesotteville.fr/wp-content/uploads/2019/02/VueFace-1170x460.jpg

     

         1899 : " Le château actuel, construit dans le courant du siècle, en a remplacé un plus ancien dont on ne connaît ni l'origine, ni la forme ; on sait seulement que c'était une vieille demeure féodale ayant pont-levis et fossés, car on en voyait encore les traces à la fin du siècle dernier. Avec ses hautes futaies, ses longues avenues de chênes, ses deux tourelles quadrangulaires, percées de meurtrières pour défendre l'entrée principale, le château de Sotteville, situé dans un vallon arrosé par la Divette, est certainement une noble et agréable demeure. " [2]

     

    LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)     LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)   

     Plan de situation du château de Sotteville ; blason de la famille Durevie qui aurait construit l'actuel château par User:ArocheCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Aroche., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4572702

     

    Historique

     

    LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)     " Sur les fondations d'une demeure qui daterait du Haut Moyen-Âge, le château est élevé entre 1593 et 1610, par un bourgeois valognais fraîchement anobli, dans un style typique du Cotentin. " [3]

     

         1899 : " Le domaine seigneurial de Sotteville comprenait deux fiefs nobles, l'un nommé le fief de Sotteville ; relevant de la châtellenie d'Oslonde et de la baronnie de Bricquebec ; l'autre, nommé le fief du Buisson, relevant également de la baronnie de Bricquebec et réuni par achat au fief de Sotteville, le 26 août 1643. La seigneurie de Sotteville existait au moyen âge... " [2]

     

         " Du Moyen Age jusqu'au début du 20ème siècle, quatre familles ont possédé Sotteville :

         - Les La Haye Sotteville, originaires de Valognes

         - Les Le Marchand (ayant vraisemblablement des rapports de famille avec les Le Marchand de Raffoville (Chartrier de Réville, Rapport de l'archiviste, 1877, p.271-272).

         - Les Durevie qui achetèrent Sotteville à Ferrault Le Marchand, fils de Jean (mort en 1470). Ce fut Jean Durevie qui acheta Sotteville vers 1490

         - Les Beaudrap par le mariage en 1700 d'Anne Durevie avec Guillaume de Beaudrap (mort en 1726) " [4]

     

    Famille La Haye Sotteville ( - 15ème siècle)

     

         Avant 1340, Sotteville appartenait à Jean de La Haye Sotteville qui a fait faire la chapelle méridionale de l'église de Valognes et Guillaume de La Haye, puis Pierre et Jean de La Haye Sotteville qui furent capitaines du château de Valognes ensuite. Les armes de Ia branche de Ia Haye Sotteville et Lieusaint : d'argent, chargé d'un cœur de gueules, accompagné de sept hermines 4 , 2 et 1 au chef d'azur chargé de deux sautoirs d'or. " [4]

     

    Famille Le Marchand (15ème siècle)

     

    LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)      " Les plus anciens seigneurs de Sotteville sont les Le Marchand, dont le nom et le souvenir sont tout à fait oubliés dans la paroisse et dont on sait du reste fort peu de chose." [2]

     

         " Anne de La Haye épouse, le 5 février 1475 à Thorigny, Ferrand Le Marchand. C'est lui qui vend Sotteville à Jean Durevie le 6 mars 1490, pour la somme de 2700 livres (et 8 livres pour le moulin).

         On sait par ailleurs que vers la fin du 15ème siècle, une fille du seigneur de Sotteville, Jeanne Le Marchand, épousa Jean Bazan, seigneur de Flamanville.

         Jean Lemarchand était seigneur de Sotteville il portait : de gueules à une croix d'argent pommelée d'or, alésée de 3 besans d'or au bout de chaque branche. " [4]

     

    Ci-dessus, blason de la famille Lemarchand (?) par Gilloudifs.


    Famille Durevie (15ème au 18ème siècle)

     

    LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)     " Jean Durevie, bourgeois de Valognes - anobli en 1518 - achète le château médiéval de Sotteville (avec pont-levis et fossés) en 1490. " [4]

     

         " A peine entrée en possession de la seigneurie de Sotteville, la famille Durevie entreprit d'importants travaux : le château actuel est son œuvre..." [2]

     

          " L'actuel château de Sotteville a été construit soit par Gauthier Durevie, soit par son fils ou son neveu François, soit encore par son petit-fils Jean Durevie. " [4]

     

    Ci-dessus, blason de la famille Durevie par User:ArocheCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Aroche., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4572702

     

    LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)     ...il en est de même de la tour de l'église que Gauthier Durevie, seigneur et patron, fit construire, l'an 1500, ainsi que l'atteste l'inscription placée sur la porte de la dite tour (...)

         Quoique originaires de Valognes, ville qui était alors le séjour habituel de la noblesse du Cotentin et qu'on appelait le petit Versailles, les Durevie paraissent avoir fait de Sotteville leur résidence ordinaire : plusieurs pierres tombales portant leurs noms existent encore sous les bancs du chœur, du côté de l'évangile, où était le banc seigneurial et sous lequel fut inhumé le dernier des Durevie, le 8 juillet 1678. Les Durevie, comme leurs prédécesseurs, les Le Marchand, seraient depuis longtemps oubliés à Sotteville, - sic transit gloria mundi - si, du haut de la chaire, on ne les recommandait de temps à autre aux prières des fidèles.
         En 1700, par son mariage, Anne Durevie fit passer la seigneurie de Sotteville dans une autre famille, la famille Beaudrap de la Prunerie qui la possède encore aujourd'hui. " [2]

     

    Famille de Beaudrap (18ème au 20ème siècle)

     

    LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)     " Le mariage d'Anne Durevie en 1700 fit passer le château de Sotteville dans la famille de Beaudrap. " [4]

     

         " Comme toutes les bonnes familles nobles de la contrée et de l'époque la famille Beaudrap de la Prunerie résidait ordinairement à Valognes où elle avait son hôtel ; aussi les registres de catholicité de la paroisse de Sotteville ne contiennent-ils aucun acte la concernant, avant le 16 août 1776, où l'on trouve l'acte d'inhumation de noble homme Jean-Bonaventure de Beaudrap, chevalier, seigneur et patron de Sotteville, seigneur en partie de Saint- Christophe-du-Faocq, de Malassis au Vrétot et autres lieux, maire de ville en la ville de Valognes, etc. C'est ce seigneur qui abandonna le titre seigneur de la Prunerie, pour prendre celui de Sotteville, et, à partir de cette époque, les divers membres de cette famille ont toujours signé de Beaudrap de Sotteville ou de Beaudrap, à partir du commencement du 19e siècle.
         Pierre-François de Beaudrap
    (29 novembre 1742, Valognes - 1823), fils de Jean-Bonaventure et d'une demoiselle Jallot de Beaumont, succéda à son père comme seigneur de Sotteville et résida continuellement dans son château, à partir de 1780. Il fut député de la noblesse aux États généraux et mourut en 1823. " [2]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Beaudrap extrait de https://www.facebook.com/120677675281176/photos/a.166944247321185/166945763987700/?type=3&theater

     

    Pierre Beaudrap Seigneur de Sotteville

     

    LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)     " Pierre Beaudrap de Sotteville, né à Valognes en 1742, décédé en 1823, est un homme politique de la Manche, militaire de profession.

        Il est élu député de la Manche en mars 1789 comme représentant de la noblesse. Il est seigneur de Sotteville. Il est un ancien officier d'artillerie.

         Demeurant en son château de Sotteville, le chevalier Pierre Beaudrap, ancien officier de cavalerie, est élu député de la noblesse aux États Généraux pour le bailliage du Cotentin. Il s’y montre un des adversaires les plus résolus à toute idée de changement et de remise en cause des privilèges de son ordre. Dès que les choses commencent à se gâter, après la prise de la Bastille, Pierre Beaudrap prend la fuite.

         Dans leur Dictionnaire des parlementaires français de 1789 et 1889, Adolphe Robert et Gaston Cougny indiquent sobrement : « Il disparaît sous la Révolution et l’on ignore ce qu’il est devenu. » On peut néanmoins imaginer qu’il parvient à trouver asile à l’étranger. Il revient dans son Cotentin à une date inconnue et il y meurt sous la Restauration en 1823. " [5]

     

    LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)     " De son mariage avec dame Barbe Duchemin de Claids, il eut plusieurs enfants dont les noms suivent : M. Charles Camille de Beaudrap, mort, maire de Sotteville en 1808 ; M. Pierre-Hyacinthe-Bonaventure de Beaudrap, né en 1781, mort en 1878, homme d'une piété douce et austère et d'une charité inépuisable ; Mademoiselle Sophie-Désirée de Beaudrap, mariée en premières noces à M. Le Forestier de Saint-Malo, et en secondes noces à M. Labbey de Druval ; Mademoiselle Marie-Joséphine de Beaudrap qui épousa M. de Vauquelin, le 10 février 1813 ; et enfin M. Charles-Marie-Désiré de Beaudrap, décédé, maire de Sotteville, en 1848. De son mariage avec Mademoiselle Julie Lefebvre d'Annéville, M. Charles de Beaudrap laissa quatre enfants : M. Pierre-Désiré-Alfred de Beaudrap, actuellement maire de Denneville ; Mademoiselle Marie-Élisabeth de Beaudrap , bienfaitrice de tous les pauvres de la contrée, M. Charles-Ernest-Gaston de Beaudrap, décédé en 1869, lieutenant au 3e hussards, et M. Jules-Octave-Ernest de Beaudrap, décédé, maire de Sotteville, en 1880. Les habitants de Sotteville conserveront longtemps le souvenir de cet habile administrateur qui sut, en vingt ans, transformer cette petite commune et en faire une des plus agréables de la contrée.
         De son mariage avec Mademoiselle Marie-Françoise-Caroline de Trimond , M. Ernest de Beaudrap a laissé deux enfants : Mademoiselle Claire-Marie-Marguerite de Beaudrap, aujourd'hui vicomtesse Edmond Le Mintier, et M. Marie-Charles-Joseph-Henri de Beaudrap, marié récemment à Mademoiselle Marie-Thérèse Lucas de Saint-Luc de Couville, et possesseur actuel du château de Sotteville. "
    [2]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         " Henri de Beaudrap, époux de Mademoiselle Marie Lucas de Couville, fut jusqu'en 1920 le dernier Beaudrap propriétaire de Sotteville. " [4]

     

         " Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est réquisitionné par l'armée allemande pour servir de quartier général pour son artillerie côtière ouest. Le général Rommel y a même séjourné, ainsi qu'il le relate dans ses mémoires. (...)

         Erwin Rommel y dort le 18 juin 1940.

     

         LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)     Ancienne propriété de la famille Beaudrap, il est acheté dans les années 1940 par Marie Josèphe Couraye du Parc, épouse de Jean Jacques de La Huppe de Larturière. Il appartient à leur fille, Laure de Larturière, maire de Sotteville de 2008 à 2014, ses trois sœurs et une de ses nièces. " [3]

     

    Blason de la famille de la Huppe de Larturière par Gilloudifs, " D'argent à trois huppes de sable "

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)     " On remarque une fort belle cheminée dans la salle à manger et on regrette que le mauvais goût du siècle dernier ait fait disparaître les meneaux des fenêtres, ouvrant ainsi de larges baies qui donnent plus de clarté, il est vrai, mais qui enlèvent tout cachet à l'édifice. Heureusement le châtelain actuel, M. Henri de Beaudrap, se propose de remettre dans son état primitif la demeure de ses aïeux, et, dans peu, on pourra admirer, dans le château de Sotteville restauré, un nouveau spécimen de la gracieuse architecture du 16e siècle. " [2]

     

         "Il se compose d'un corps central de deux étages aux larges fenêtres de deux pavillons médiévaux latéraux (ils devaient être quatre originellement) et d'un pavillon du 19e siècle au nord-est. " [1]

     

    LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)     " Le décor est caractéristique de l'école cotentinaise (meneaux sans mouluration de section carrée, frontons triangulaires, lucarnes doubles en plein cintre sous frontons triangulaires, bandeaux horizontaux prolongeant les appuis ou les linteaux de fenêtres, etc.). Un grand pavillon dans le style du 17e siècle a été accolé au 19e siècle à l'extrémité nord-est du pavillon central. Le château a été modernisé dans les années 1900. Les meneaux disparus au 18e siècle ont été refaits à ce moment-là, et un pavillon façon 17e siècle a été ajouté contre le pignon nord. " [6]

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1825, Archives de la Manche, http://www.archives-manche.fr/

     

         " Les communs (boulangerie, écuries, colombiers, grange, chapelle) qui encadrent la cour d'honneur datent de la fin du 16e siècle. Ceux situés à droite de la cour sont sur rez-de-chaussée, avec des lucarnes doubles à frontons curvilignes.

         Le parc, doté d'un plan d'eau, est redessiné à l'anglaise vers 1899. " [1]

     

    Protection

     

          " Le château fait l'objet de plusieurs protections au titre des monuments historiques. Les façades et toitures du château (à l'exception de celles du pavillon nord-est) et des communs sont inscrits par arrêté du 12 octobre 1964. Celles du pavillon Nord-Est du logis et de la ferme, ainsi que le parc avec le système hydraulique (lavoir, pièce d'eau et canal), le jardin potager et ses murs de clôture, les jardins en terrasses et leur serre, et les avenues de Face et de l'Église, sont inscrits par arrêté du 21 décembre 2000. Le 13 février 2002, le corps de logis est inscrit, tandis que les trois cheminées de la cuisine, de la salle des gardes et de la salle à manger, les deux colombiers et la boulangerie, en totalité, les façades et les toitures des communs entourant la cour d'honneur, y compris celles de la grange attenante au colombier nord, sont classés. " [1]

     

    LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE SOTTEVILLE (Manche)

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de l'article de J. Avoyne extrait de La Normandie monumentale et pittoresque, édifices publics, églises, châteaux, manoirs, etc.. Manche 1re [-2e] partie. Partie 2 / Héliogravures de P. Dujardin ; d'après les photographies de E. Durand, D. Freuler et A. Thiébaut ; Éditeur : Lemale & Cie, impr. édit. (Le Havre) ; Date d'édition : 1899 ; Contributeur : Travers, Émile (1840-1913). https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6480990w/f79.item.texteImage http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article13689

    [3] Extrait de https://www.wikimanche.fr/Ch%C3%A2teau_de_Sotteville

    [4] Extrait de http://chateaudesotteville.fr/

    [5] Extrait du Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche Tome 1, Éditions Eurocibles, Marigny, 2001, ISBN:2-914541-09-0. Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier https://www.le-petit-manchot.fr/cc-13-13-sotteville-le-chateau/articles/

    [6] Extrait de http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00110615

     

    Bonnes pages :

     

    Site officiel : http://chateaudesotteville.fr/

     

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6480990w/f79.item

    O https://www.le-petit-manchot.fr/cc-13-13-sotteville-le-chateau/articles/

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