• LES REMPARTS DE GOUVIX (Calvados) LES REMPARTS DE GOUVIX (Calvados) LES REMPARTS DE GOUVIX (Calvados)

    A droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    La motte féodale de Gouvix :

         Un château fort dit « Château de la Motte » s'élevait à Gouvix. Il a aujourd'hui complètement disparu. [NDB]

     

         « Edifice première moitié 12e siècle ; basse-cour occupée par une ferme, sur l'emplacement d'une ancienne motte féodale, datant du 18e siècle dont il reste des chapiteaux sculptés remployés dans la charretterie ; porte de pressoir datée 1579 ; fossé comblé vers 1950. » [1] 

     

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     Plan de situation de la motte de Gouvix ; blason de la famille de Gouvix (Gouvis) http://www.blason-armoiries.org/heraldique/e/emaux.htm (mais est-ce le bon blason ?)

     

         Michel Fixot, 1968 :  « Motte de Gouvix (Coordonnées Lambert : 406 750 X 151 450).

     

    LES REMPARTS DE GOUVIX (Calvados)     La photographie aérienne montre bien le site de cette motte édifiée dans le village de Gouvix, au sommet du versant oriental de la vallée de la Laize (Cliché IGN Mission Mézidon-Villers-Torigny, 1947, n°154). Sans précision particulière, le vieux plan cadastral de la commune de Gouvix montre le dessin des parcelles C35 et C36 (voir ci-dessous) qui reproduit le plan de la motte : ce n'est plus qu'un monticule aux formes lourdes, dans I'angle d'un herbage. Les anciens fossés ont été très récemment comblés (D'anciennes pierres tombales auraient même servi au remblai, au sud-ouest de la motte.), et la trace en est bien visible dans la végétation. L'ancienne plate-forme sommitale possède un diamètre de 25 m. environ ; elle conserve au nord-est les vestiges d'un puits. Les bâtiments d'une ferme à cour fermée s'adossent de ce côté de la motte, et entament une partie de sa circonférence. Il ne subsiste plus aucune trace de basse-cour. Se trouvait-elle entre la motte et la vallée et  suivait-elle a peu près les contours de l'herbage dans lequel se trouve la motte ? Nous aurions plutôt tendance à croire que les bâtiments de la ferme ont occupé sa place. 

     

    Ci-dessus, une photo aérienne (1950-1965) extraite du site Géoportail.

     

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    Ci-dessus : à gauche, un plan extrait du Cadastre napoléonien (1809-1830), Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/accueil.html ; à droite, une photo extraite de ce même article de Michel Fixot.

     

    LES REMPARTS DE GOUVIX (Calvados)     Cette motte de Gouvix est curieusement rapprochée de deux autres fortifications de terre voisines, l'enceinte d'Urville et la motte de Bretteville-sur-Laize. L'ouvrage de Gouvix ne semble pas en relation avec une route franchissant la Laize en cet endroit. En revanche, il n'est pas éloigné de celle qui passe la rivière à Urville. Reste une dernière question a poser à propos de cette motte de Gouvix.

         F. Galeron ne la signalait pas, mais décrivait « le chatel de Gouvix, planté sur un roc au-dessus du ruisseau de Laize » (Galeron (F.) Statistiques de l'arrondíssement de Falaise. t. III. p. 120. La description est reprise par Arcisse de Caumont, Cours d'antiquités monumentales, t. V. p. 119.). ll nous a été difficile de reconnaître « les larges fossés à double enceinte » (F. Galeron, Statistique monumentale de l'arrondissement de Falaise, t.2, p.43), « la roche enveloppée de maçonnerie ». Cependant, au sud-ouest du village, au lieu-dit les « Roches », territoire qui dépend de la commune d'Urville, un tertre de terre s'appuie encore aux rochers qui surplombent la vallée. On peut également retrouver sur quelques dizaines de mètres « les circonvallations - bien atténuées - du côté du village de Gouvix » ; mais en direction de l'est, on ne distingue plus rien qui puisse s'organiser en fonction d'une motte, et, bien plus, une longue barre de roches domine l'ensemble. Le cas est donc très suspect ; reste à savoir s'il serait possible de retrouver les fondations des maconneries que F. Galeron prétend avoir vues ; en attendant, nous doutons de la réalité de ce « chatel de Gouvix » planté sur ses rochers, dans un site trop évocateur pour une imagination romantique.» [2]

     

    LES REMPARTS DE GOUVIX (Calvados)

    Ci-dessus, la ferme qui s'est implantée sur la motte de Gouvix ; photo extraite du site Google Map.

     

         Frédéric Galeron, 1829 :

     

     LES REMPARTS DE GOUVIX (Calvados)      « Sur un roc escarpé, au bord de Laize et sur sa rive droite, on reconnaît l'emplacement de la motte féodale des anciens Gouvix. D'un côté, les eaux du ruisseau, de l'autre, de larges fossés à double enceinte, la défendaient contre les surprises. La roche était enveloppée d'épaisses maçonneries, dont les débris roulent encore journellement au fond du vallon. Sans doute il y avait des châteaux bien mieux défendus que celui-là par la nature ; mais l'art avait puissamment contribué à le rendre d'un difficile accès, et les profondes circonvallations que l'on remarque encore, vers le village de Gouvix, suffisent pour le démontrer. Du reste, cette motte de Gouvix, le seul souvenir des seigneurs primitifs, était méconnue des habitants, et les possesseurs d'Outrelaise eux-mêmes ne nous l'avaient pas indiquée. En la retrouvant, nous avons éprouvé une de ces joies d'antiquaire, que des profanes ne savent ni goûter ni apprécier. » [3] 

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

         Arcisse de Caumont, 1850 :

     

         « M. Galeron a signalé, sur un roc escarpé et à droite de la Laize, l'emplacement de la motte féodale des anciens seigneurs de Gouvix. D'un côté, les eaux de la rivière, de l'autre, de larges fossés à double enceinte la défendaient contre les surprises ; la roche était enveloppée d'épaisses maçonneries dont les débris roulent au fond du vallon.

         C'était vraisemblablement l'ancienne demeure de la famille de Gouvix. Les seigneurs de Gouvix sont connus pour avoir fondé, au 12e siècle, la commanderie de Voismer, à Fontaine-le-Pin ; ils sont cités parmi les bienfaiteurs de l'abbaye d'Ardennes. » [4] 

     

         « La maison que les Templiers avaient établie à Voismer devait son origine aux libéralités des seigneurs de Gouvix, Pierre de Gouvix et Guillaume son fils, qui avaient constitué pour eux, en 1148, dans le fief de Fontaine-le-Pin, la terre et seigneurie de Voismer. Nous avons trouvé une charte de Robert de Gouvix, de l'année 1203, par laquelle ce seigneur approuvait et confirmait toutes les donations que Guillaume de Gouvix, son père, et Pierre de Gouvix, son grand-père, avaient faites à l'Ordre du Temple. » [5] 

     

    A proximité :

     

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    - Le château d’Outrelaise (16e-18e siècles)

         « Un château est érigé à cet endroit à la fin du 16e siècle, de 1584 à 1604. De très nombreux travaux ont lieu jusqu'en 1620 dans un premier temps. Un jardin à la française est aménagé sur le site au 18e siècle, remplacé par un parc à l'anglaise entre 1822 et 1827. Des travaux intérieurs ont lieu encore à l'extrême fin du 19e siècle. Le domaine fait l'objet d'une inscription comme monument historique depuis le 18 octobre 1971 : la façade nord et la toiture correspondante de l'aile Henri IV, le grand salon et son décor, la rampe d'escalier. Un arrêté du 29 mars 2005 complète le précédent en protégeant les façades et les toitures du bâtiment principal et la cheminée de la bibliothèque au rez-de-chaussée, le décor de poutraison des chambres du premier étage de l'aile Henri IV, les éléments de décor de l'ancienne chapelle, le parc et ses divers éléments y compris les aménagements hydrauliques. Le 23 mai 2005 un arrêté de classement protège le pavillon d'entrée en totalité, les façades et les toitures de ses deux ailes et le colombier. » [6]

     

     LES REMPARTS DE GOUVIX (Calvados)LES REMPARTS DE GOUVIX (Calvados) 

    - L’église Notre-Dame (12e-14e siècles) contenant les pierres tombales de Robert d’Urville et de son épouse Aélis de Falaise à l'origine placées dans l'église Saint-Vigor d'Urville. Les dalles ont été transférées en l'église Notre-Dame de Gouvix en 1910 et classées la même année à titre d'objet aux monuments historiques.

    Photo de droite extraite de https://www.facebook.com/Calvadospatrimoine/photos/a.2179679149018029/2055568041429141/?type=3&theater


     Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Gouvix&NUMBER=2&GRP=0&REQ=%28%28Gouvix%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous

    [2] Extrait de Les Fortifications de terre et les origines féodales dans le Cinglais par Michel Fixot, Publications du CRAHM, 1968 - 123 pages https://books.google.fr/books?id=l5_aCg3J2fMC&pg=PA97&lpg=PA97&dq=motte+de+Gouvix&source=bl&ots=KP_GliXfRu&sig=ACfU3U1uFrMyPDE53Zjq03lasW7FhtogWA&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwirj7vIs4nhAhUlzoUKHS-fBrkQ6AEwB3oECAwQAQ#v=onepage&q=motte%20de%20Gouvix&f=false

    [3] Extrait de la Statistique de l'arrondissement de Falaise par Frédéric Galeron, Brébisson, Desnoyers, Brée l'aîné, 1829. https://books.google.fr/books?id=qjIbAAAAYAAJ&pg=PA133&lpg=PA133&dq=motte+de+Gouvix&source=bl&ots=9Edx9i-NPD&sig=ACfU3U2NxYdn_EnZoQddoKfODJvrE225yw&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwirj7vIs4nhAhUlzoUKHS-fBrkQ6AEwCHoECBAQAQ#v=onepage&q=motte%20de%20Gouvix&f=false

    [4] Extrait de la Statistique Monumentale du Calvados, volume 2, par M de Caumont, 1850.

    [5] Extrait de l'Annuaire des cinq départements de la Normandie publié par l'Association normande, date d'édition : 1902

    [6] Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Outrelaize

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  • LES REMPARTS DE FLERS (Orne) LES REMPARTS DE FLERS (Orne) LES REMPARTS DE FLERS (Orne)

    ci-dessus : au centre, une photographie aérienne extraite de http://orne.foxoo.com/video,musee-chateau%2Cflers,nx1012211444438048.html ; à droite, une photo aérienne extraite de Flers / © Média TV https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/orne/flers/flers-vaillante-hors-sentiers-battus-destination-decouvrir-normandie-1614875.html

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)     « Situé au coeur d’un parc arboré, le château de Flers est bordé sur trois côtés par des douves et un petit étang. Il se compose de deux ailes disposées en équerre. La plus ancienne, construite au 16ème siècle sous l’impulsion de Nicolas III de Grosparmy est caractérisée par ses toits en cloche couronnés de lanternons. La façade d’ordonnance classique, avec son perron monumental, est érigée au 18ème siècle par Ange Hyacinthe de la Motte-Ango. Propriété des comtes de Flers jusqu’à la Révolution, le parc et le château de Flers sont ensuite acquis par le comte de Redern puis par la famille Schnetz. En 1901, Julien Salles, maire de Flers, rachète le domaine pour le compte de la ville. Le château a subi d’importants travaux entre 2012 et 2016. » [1]

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)   LES REMPARTS DE FLERS (Orne)

     Plan de situation du château de Flers ; blason de la famille de Grosparmy dont un des membres a construit la partie actuelle la plus ancienne du château ; blason réalisé par Gilloudifs.

     

    Histoire 

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)" Propriétaires successifs du domaine de Flers :

    10e siècle-12e siècle : famille de Flers

    1180-1320 : famille d'Aunou : Foulques, Thomas

    1320-1396 : Robert III, Robert IV, Robert V d'Harcourt

    1396-1404 : Guillaume de Tournebu

    1404-1547 : famille de Grosparmy

    1547-1736 : famille de Pellevé ; voir à ce sujet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Pellev%C3%A9

    1736-1806 : famille de La Motte-Ango ; voir à ce sujet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_La_Motte-Ango_de_Flers

    1806-1820 : Jean Sigismond Ehrenreich de Redern Bernsdorf ; voir à son sujet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Sigismond_Ehrenreich_de_Redern_Bernsdorf

    1820-1901 : famille Schnetz

    1901 : acquisition du château par la ville de Flers. » [2]

     

    « L’origine médiévale

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)     L’origine du château remonte à l’époque médiévale. Il s’agit alors d’une construction modeste, en pierres et à colombages, entourée de fossés. À la jonction de plusieurs vallées, le site est choisi parce que son terrain marécageux offre des possibilités défensives intéressantes. Le domaine appartient successivement aux familles d’Aunou, d’Harcourt et de Tournebu entre le 12e et le 15e siècle.

    Ci-dessus, le château au 11ème siècle extrait de https://www.flers-agglo.fr/wp-content/uploads/2016/06/Chateau_XI.jpg

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne) LES REMPARTS DE FLERS (Orne) LES REMPARTS DE FLERS (Orne) LES REMPARTS DE FLERS (Orne)

    Ci-dessus : 1. blason de la famille d'Aunou par Gilloudifs ; 2. blason de la famille d'Harcourt par User:Spedona Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2697928 ; 3. blason de la famille de Tournebu par Apn — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=38577818 ; 4. blason de la famille de Grosparmy par Gilloudifs.

     

    Les premières splendeurs du 16e siècle

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)     L’aile Est du château, flanquée de ses deux tourelles d’angle, est la partie la plus ancienne. Elle est construite par Nicolas III de Grosparmy entre 1527 et 1541. Selon la légende, celui-ci a acquis une fortune considérable en se livrant à des recherches alchimiques. En réalité, son aisance s’appuie sur la possession des forges de Halouze qui font partie de son domaine. Au milieu du 16e siècle, le titre de baron de Flers revient à la famille de Pellevé, dont l’un des membres, Nicolas, fait une brillante alliance avec l’une des plus grandes familles de Bretagne, les Rohan. Le domaine s’enrichit de la châtellenie de Condé-sur-Noireau, et en 1598, la baronnie de Flers est érigée en comté.

    Ci-dessus, blason de la famille Pellevé par Tretinville Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Tretinville., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18596653

     

    Les grands travaux du 17e siècle

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)     De grands travaux d’assainissement et d’embellissement du parc sont engagés. La plaine marécageuse est domestiquée par la création d’une pièce d’eau - le petit étang -, et un moulin est créé sur son déversoir. Un parterre carré ceinturé d’eau est aménagé sous les fenêtres de l’aile Est du vieux corps de logis (à la place du jardin d’enfants actuel). Il est prolongé par un potager et par un verger de même forme. Deux allées de 500 à 600 cèdres soulignent l’axe de cette composition. Après l’incendie des anciens communs, de nouveaux bâtiments sont construits dans l’axe de la cour d’honneur.

     

    L’apogée du domaine au 18e siècle

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)LES REMPARTS DE FLERS (Orne)     Des travaux sont entrepris par Louis de Pellevé et poursuivis par son fils dans l’aile Ouest en retour d’équerre. Cette aile, remaniée par Ange Hyacinthe de La Motte-Ango au début du 18e siècle, devient le corps de logis principal. Les fenêtres de l’aile du 16e siècle sont élargies pour s’harmoniser avec la nouvelle façade classique et améliorer le confort intérieur. L’axe principal de l’édifice, matérialisé par le perron monumental, pivote de la direction est/ouest à la direction nord/sud pour s’ouvrir sur le parc de chasse qui s’agrémente de la perspective de grandes allées. La grille de la cour d’honneur, décorée d’une couronne comtale, est réalisée vers 1764 par Antoine Pichard et Augustin Delaunay, maîtres serruriers à Flers. C’est le temps de la prospérité. Le château est luxueusement aménagé et meublé. Le domaine s’étend loin vers le sud. Le comte de Flers, avec ses 14 moulins et ses 28 fermes, est l’un des plus puissants propriétaires ornais. » [2]

    Ci-dessus, à gauche, blason de la famille Ango extrait de http://www.wikiwand.com/fr/Armorial_des_familles_de_Normandie#/A ; à droite, blason de la famille de la Motte-Ango par Tretinville Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Tretinville., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18596776

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)     « Symbole du pouvoir seigneurial, le château témoigne de la place du comte de Flers dans la région. Ainsi, en même temps qu’il étend son domaine et rénove le château, Ange-Hyacinthe aménage le parc et la cour d'honneur. Plus le château est beau et luxueux, plus son propriétaire est puissant. Au milieu du 18e, le parc était beaucoup plus vaste. Parterre, potager et verger (situés en partie sur l’actuel jardin d’enfant) s’étendaient jusqu’à la rue de la Boule. Le grand étang était, quant à lui, beaucoup plus vaste. Le jardin à la Française, planté par Rénette (jardinier du château), se structure autour de la Grande Avenue et du Grand Rond autour duquel les allées partent en étoile. » [3]

    Ci-dessus, un dessin de J. Tollet.

     

    « Révolution et chouannerie

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)     Après la mort d'Ange Hyacinthe de la Motte-Ango en 1788, son fils François Paul hérite du domaine. » [2]

     

         « Sous la Révolution, la comtesse de La Motte Ango, « Jacqueline Le Goué de Richemont » s’engage pour la Monarchie (contre la République). »

         « En revanche, le frère cadet du comte de Flers, le général Louis-Charles de Flers, soutient la Révolution et devient commandant de l'armée des Pyrénées orientales. » [6] 

     

         « Elle autorise le marquis de Frotté, un général chouan défenseur de la monarchie, originaire d’Alençon, à établir l’un de ses quartiers généraux au château en 1793, puis en 1799 et 1800. Il parvient à réunir une armée de huit cent hommes pour sa cause et se charge de soulever la Normandie. La comtesse cache les chouans recherchés et fournit de l’argent. En 1800, les républicains (partisans de la République), voulant mettre fin à une guérilla de dix ans, incendient l’édifice. L’intérieur de l’aile ancienne du château est alors ravagé. Ruiné pendant la Révolution, le comte de Flers est contraint de vendre le domaine.

         Pendant la Révolution, la comtesse accepte de faire fondre les gouttières en plomb du château pour fabriquer des balles de fusil. » [3]

     

    « Les bouleversements du 19e siècle

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)     En 1806, le comte Jean Sigismond Ehrenreich de Redern Bernsdorf, un truculent homme d’affaires franco-prussien enrichi dans le trafic de biens nationaux, acquiert le comté de Flers et le château à la famille de La Motte-Ango et pour la somme de 1 100 000 fr, et remet en état le château. Sa tentative de mainmise sur les forges de la région se soldant par un échec, ce personnage hors du commun, met en vente le domaine auprès de ses notaires parisiens Schnetz et Thirion.

    Ci-dessus, blason de Jean Sigismond Ehrenreich de Redern Bernsdorf ; Wappen der Roedern an der Taufkapelle St.Anna in Rohrbach in Oberösterreich http://www.wikiwand.com/de/Redern 

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)     En 1822, Antoine Schnetz acquiert la propriété pour son propre compte et devient par la suite maire de Flers. Il ouvre le parc au public qui prend vite l’habitude de s’y promener et de s’y distraire. » [2]

     

     

         « C’est avec l’arrivée de la famille Schnetz que le parc va être modifié : désireuse de faciliter le développement de la ville, elle vend des terrains permettant l'urbanisation de la rue Richard Lenoir. Le percement de la rue Schnetz en 1845 ampute le parc et fait disparaître le Grand Rond. En 1863, l'arrivée de la ligne de chemin de fer Paris-Granville coupe le grand étang en deux parties. » [3]

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)     « En 1901, après le retour vers la capitale des derniers descendants de la famille Schnetz, Julien Salles, maire de Flers, rachète le domaine pour le compte de la municipalité. Le château abrite alors l’hôtel de ville et le musée.

         Outre de nombreuses rues, l'ancien parc accueillit également les infrastructures de la gare de Flers. En 1901 le château et la propriété d'une surface supérieure à 37 hectares sont cédés à la ville sur proposition de son maire, M. Salles. Il accueillera désormais l'hôtel de ville et sera un lieu de promenade apprécié des habitants. Fort heureusement, le château n'est pas touché par les dévastations des bombardements de 1944. » [2]

     

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         « Après la Seconde Guerre mondiale, la queue du grand étang est remblayée avec les décombres de la ville détruite. Les terrains, ainsi constitués sont aménagés pour implanter le futur parc des sports. » [3]

     

         « L'étang du parc du château est le lieu du suicide par noyade de Fernande Segret, dernière fiancée de Landru, le 21 janvier 1968.

         À la fin des années 1980, une succession de tempêtes détruit de nombreux arbres du parc. Un projet de renouvellement se fait jour, projet qui suscite de nombreuses polémiques en dépit de la dangerosité constatée. » [2]

     

         « L’aménagement actuel vise à restituer une forme classique de parc à la française en recadrant les perspectives et en hiérarchisant les différentes allées. Les essences replantées correspondent au parc historique. » [3]

     

    Le musée

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)     « Dominé par deux tourelles d'angle surmontées de lanternons, et bordé par les douves, le château abrite les trésors du musée. On y découvre des collections de Beaux Arts (Corot, Caillebotte, Boudin...), d'Arts décoratifs mais aussi d'Histoire locale qui évoquent l'activité textile au 19e siècle (métiers à tisser) et la vie normande au 18e (reconstitution d'une cuisine). » [4]

     

         De très nombreuses cartes postales ont été éditées au fil du temps montrant le château de Flers sous différents aspects :

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    Architecture :

     

    LES REMPARTS DE FLERS (Orne)     « L'ancien château remonte aux 16e et 17e siècles. L'édifice se compose d'un corps de logis paraissant remonter aux dernières années de la Renaissance, cantonné aux deux angles extérieurs par des tours émergeant au-dessus des murs en pans coupés qui les relient au logis principal. Au fond de la cour d'honneur, un bâtiment porte les caractères de l'architecture du 18e siècle, édifié à l'emplacement de l'ancienne aile en retour du château primitif. A l'intérieur, tout a été remis à la mode de l'époque de Louis XIV. » [5]

     

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    Protection :

     

          « Ce château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 24 avril 1907. » [2]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://www.musees-normandie.fr/musees-normandie/musee-du-chateau-de-flers/

    [2] Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Flers_(Orne)

    [3] Extrait de https://www.flers-agglo.fr/wp-content/uploads/2016/06/Guide-du-visiteur-2017.pdf

    [4] Extrait de http://orne.foxoo.com/video,musee-chateau%2Cflers,nx1012211444438048.html

    [5] Extrait de http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00110807

    [6] Extrait de Wikipédia 

     

    Ci-dessous : Document N° 61033 DREAL Basse-Normandie / SRMP /  Date de parution : septembre 2013 http://www.donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr/pdf/SITES/61033f.pdf

     

    Ci-dessous : Guide du visiteur du château-musé de Flers 2017 https://www.flers-agglo.fr/wp-content/uploads/2016/06/Guide-du-visiteur-2017.pdf

     

    Bonnes pages :

     

    https://www.ouest-france.fr/normandie/flers-61100/avant/apres-balade-dans-le-passe-autour-du-chateau-de-flers-5591176

     

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         Le château de Longueil, (canton d'Offranville, Seine-Maritime), 11e-12e siècle.

     

         « Le village est traversé par un fleuve côtier, la Saâne (jadis Sedana), qui se jette à 3 km dans la Manche. (...)

         Adam de Longueil combat aux côtés de Guillaume le Conquérant à la bataille de Hastings en 1066.

         Un premier château est érigé à cette époque, puis un donjon quadrangulaire au 12e siècle. » [1]

     

        

     Plan de situation du château de Longueil (à améliorer...) ; blason de la famille noble de Longueil par User : Spedona Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1396731

     

    Abbé Cochet, 1858 :

         « Pendant que nous descendons la côte d'Ouville, vous apercevez, du côté de la mer, deux pans de mur qui semblent s'incliner comme des vieillards courbés sous le poids des années. Ce sont deux témoins du passé qui nous disent où fut le vieux château de Longueil, dont les châtelains étaient au 14e et au 15e siècle de vaillants chevaliers et de pieux chrétiens. Les uns moururent à Azincourt, les autres à Poitiers ; l'un d'eux, Geoffroi Marcel, fonda en 1300, dans l'église Saint-Jacques de Dieppe, la chapelle de Saint-Sauveur, dite de Longueil. Il la dota de nombreuses rentes à prendre sur des maisons de Dieppe, qui relevaient alors de sa seigneurie. (...)
         De ce château, qui fut puissant et redouté, il ne reste plus que des fossés à demi comblés, des tas de pierres et une lande inculte couverte de ronces et d'épines. Qui dirait, en voyant cet amas de broussailles, que là, sous le règne de saint Louis, le saint archevêque de Rouen, Eudes Rigaud, a reçu l'hospitalité lorsqu'il accomplissait ses fameuses visites pastorales ? » [2]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    « Château de Longueil  


    Communication du commandant Quenedey (1930)
         Le château de Longueil est constitué par un ensemble de bâtiments entourés d'un rempart elliptique en terre : le donjon est du type rectangulaire, à,contreforts, connue celui d'Arques. Les contreforts, élevés sur des fondations à retraits, sont plus étroits que les murs qu'ils prolongent.
         La construction comportait des murs avec appareil à épis et, à l'intérieur, un parement très soigné en tuf de petit appareil. La cheminée du rez-de-chaussée, placée dans le rentrant entre, le mur est et le refend de la paroi sud, est à fond arrondi et de direction légèrement, oblique dans le mur (comme à Rochester et Colchester). Les bâtiments sont tous construits en tuf appareillé, avec lits et joints très bien faits. Enfin le rempart de terre, de forme elliptique, qui l'entoure, se lie à la butte à laquelle s'adosse le château, a une hauteur de 3 à 6 mètres, avec chemin de ronde de 1 mètre à 1 m 50, certainement bordé autrefois d'une palissade. On n'y trouve pas d'entrée.
         Les caractères de la construction, du donjon, de la cheminée et de la chapelle (cette dernière, ainsi que la cuisine, a été étudiée par notre président) permettent de placer l'édification du château, vers le premier quart du 12e siècle. Ce monument a été détruit peu après ; les parties subsistantes, rasées à 1 ou 2 mètres de terre, et retrouvées sous les décombres, sont très bien conservées. Le donjon servait d'habitation au seigneur et l'ensemble constituait un manoir fortifié destiné simplement à permettre au possesseur de surveiller la contrée. »
    [3]

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1939, Archives de la Seine-Maritime, http://www.archivesdepartementales76.net/

     

    Jacques Le Maho :

         « La seule mention connue du château pour l’époque ducale se trouve dans une charte des années 1080 concernant la donation à l’abbaye du Bec-Hellouin, par Hugues de Gournay et sa femme Basilie, de l’église Saint-Pierre de Longueil « avec la chapelle qui se trouve dans le château ». Ces biens provenaient de la dot de Basilie, elle-même fille de Gérard Fleitel, compagnon de pèlerinage de Robert le Magnifique en Terre-Sainte, retiré au monastère de Saint-Wandrille en 1036. Au début du 12e siècle, le domaine de Longueil – et très probablement le château – étaient entre les mains de Gautier II Giffard, comte de Buckingham. Le père de ce dernier, Gautier I Giffard, mort peu après 1066, avait lui aussi épousé une fille de Gérard Fleitel.
         Aujourd’hui inclus dans une propriété privée, les vestiges du château s’élèvent sur la croupe d’un coteau au sud-est de l’église paroissiale. On y voit le rempart bien conservé d’une grande enceinte de terre en forme de croissant, s’abaissant progressivement en direction de la pente ; il appartient probablement à la fortification primitive de la première moitié du 11e siècle. En 1927, lors des travaux de construction de la villa qui occupe actuellement l’intérieur de l’enceinte, furent mis au jour les soubassements d’un grand donjon quadrangulaire à contreforts, sans doute du début du 12e siècle. A son côté sud se voyaient les restes exceptionnellement bien conservés d’une chapelle et d’une cuisine avec ses cheminées et les emplacements de tables ou d’éviers en pierre, ces deux bâtiments étant eux aussi attribuables au début du 12e siècle. La destruction complète de ces vestiges, opérée en dépit de l’indignation générale de la communauté scientifique, nous prive d’un remarquable témoin de l’architecture militaire normande du temps d’Henri Ier Beauclerc. » Jacques Le Maho [4]

     

     Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

          « Autrefois à Longueil se dressait une imposante forteresse. Érigé au 11ème siècle, il ne reste malheureusement plus de traces visibles de ce château. Néanmoins aujourd'hui un autre édifice surplombe Longueil, le Château Nobel. S'il n'a de château que le nom, cet imposant manoir fut construit à la fin des années 1920 sur la motte féodale et sur les vestiges du Vieux Château par Emile Nobel, neveu du célèbre chimiste Alfred Nobel.
         Evidemment le château avait ses dépendances et ses fermes. Ce qu'il est intéressant de regarder ici c'est l'enceinte de ce corps de ferme, typique de l'architecture cauchoise. On y retrouve un jeu de polychromie que l'on doit à l'utilisation de divers matériaux tels que le silex, la pierre mais aussi une esthétique cauchoise grâce aux formes géométriques. » [5]

    Ci-dessus, photo à gauche, le château Nobel extrait de http://mairie-de-longueil.simplesite.com/ ; photo à droite, dépendances du Vieux Château extraite de https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/426522-dependances-du-vieux-chateau

     

    A proximité, à Longueil :

     

    « Église Saint-Pierre :

         Ce village pittoresque possède une église avec un clocher gothique en grès qui, selon la tradition normande, est érigé sur la croisée du transept. L'église Saint-Pierre a été classée MH par arrêté du 20 janvier 1976.

     

         On peut y voir également un manoir des 16e et 17e siècles et de très nombreuses maisons normandes à colombage, dont le toit de chaume a, dans la majorité des cas, été remplacé par une toiture en tuiles mécaniques. » [1]

     

    Bibliographie :

     

    - J. Le Maho, « Notes de castellologie Haut-Normande : châteaux à motte, enceintes et églises fortifiées (11e-12e s.) », Autour du château médiéval, Société Historique et Archéologique de l’Orne, Mémoires et documents n° 1, 1998, p. 219-226.

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait du Guide du baigneur dans Dieppe et ses environs pour 1858 par Jean Benoît Désiré Cochet (1812-1875) - Éditeur : au bureau du « Journal des baigneurs » (Dieppe) ; Date d'édition : 1858 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6522830g/f134.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Longueil%22.texteImage

    [3] Extrait du Bulletin de la Commission des antiquités de la Seine- Maritime ; Éditeurs : Commission des antiquités de la Seine-Inférieure (Rouen/Luneray/Fécamp) Date d'édition : 1930 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56137284/f91.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Longueil%22.texteImage

    [4] Jacques Le Maho - Extrait de https://mondes-normands.caen.fr/france/patrimoine_architectural/normandie/Pays_caux/offranville/0509Longueil/index.htm

    [5] Extrait de https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/426522-dependances-du-vieux-chateau

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1963_num_13_3_4537

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  • LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure) LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure) LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)

     

           A Breuilpont, « Il y a deux châteaux dans le village, un sur chaque côté du passage vers le plateau. Du premier château, il reste que la motte et doit dater d'Ascelin Goël (sur la hauteur de droite). » [1]

     

         « Breuilpont. Sur la rive droite de l'Eure, près de
    l'église, se trouve une série de tertres dont un est séparé
    de la plaine par trois lignes de fossés. On les appelle les
    «
    Quatre-Buttes ». [2] 

     

         « Le nom de la localité est attesté sous les formes Brolium Pontis (sans date), puis, en 1336 : Breuil du Pont ; Brudepont en 1434, puis encore : Breul du Pont en 1479 et Brutepont en 1557. (...)

         1375 : en pleine guerre de Cent Ans, les barons d’Ivry font fortifier le château de Breuilpont qui se situait un peu plus au sud de l’actuel, au lieu-dit les Quatre Buttes. » [3] 

     

         « A la fin du 14e siècle, Charles d'Ivry cherche le renforce et/ou construit le nouveau château, détruits par les hommes de Charles le Mauvais. Un second château est construit par la suite sur la hauteur de gauche. » [1]

     

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)   LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)

     Plan de situation de la motte féodale de Breuilpont (à améliorer...) ; blason de la famille d'Ivry Par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2819002 et dessous, blason de la commune de Breuilpont Par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2693165

     

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)     « C’est au Moyen Âge que Breuilpont, qui faisait partie du marquisat de Bréval, rattachée à l’Île-de-France, passa à la baronnie d’Ivry, puis à la famille de Marcilly. Catherine de Marcilly (fille de Guillemette d’Ivry et de Foulques de Marcilly) épouse Ambroise de Loré, seigneur de Breuilpont, compagnon de Jeanne d’Arc et de Gilles de Rais, aide de camp de Charles VII (Ambroise de Loré fut prévôt de Paris).

    Ci-dessus, blason d'Ambroise de Loré : les armes de Loré portaient d'hermine à trois quintefeuilles de gueules par Manassas Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Manassas., CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1702098

     

    Pour la biographie d'Ambroise de Loré voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ambroise_de_Lor%C3%A9

     

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)

    Ci-dessus de gauche à droite, 1. blason de la famille d'Estouteville par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3791288 ; 2 blason de la famille de Luxembourg par Sodacani Le code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape. — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=52069574 3. blason de la famille de Poitiers dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As.http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Poitiers_ancien

     

         Après sa mort, en 1449, sa fille, Charlotte, épouse Robert d’Estouteville et la châtellenie de Breuilpont entre dans une des plus grandes familles de Normandie. (...)

         6 août 1547 : Louis de Luxembourg († 1475), arrière-arrière-petit-fils d'Ambroise de Loré, cède la châtellenie de Breuilpont à Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, dame d’Ivry et autres lieux et… dame de cœur du roi Henri II. Contrainte à son exil doré d’Anet par Catherine de Médicis, elle restera châtelaine de Breuilpont jusqu’à sa mort, consécutive à une mauvaise chute de cheval, en 1566. (...)

     

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)     1739 : Louis-Antoine Doublet, châtelain de Breuilpont, fait construire l'actuel château qui domine l’église et le village ; l'orangerie du château, en bordure de la route de Villiers-en-Désœuvre, est aujourd’hui devenue la mairie.

     

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)     1788 : Madame de La Pouplinière cède la châtellenie de Breuilpont au marquis de Léveville, en la personne du magistrat Pierre-François de Maissat ; ce fut le dernier seigneur de Breuilpont. (...) A gauche, blason de la famille Maissat de Léveville.

     

         1824 : le château de Breuilpont est vendu à Caroline Jeanne Julienne d'Argy, comtesse de Talleyrand-Périgord. À la mort de son époux Auguste-Louis de Talleyrand, le château passe, par voie de succession, à la duchesse de Beaufort, puis au prince Jean de Lobkowicz. » [3]

     

         Jean Mesqui :

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)     « En face de Mérey se trouve la localité de Breuilpont (Brolii pons), dont le toponyme indique clairement l'existence d'un franchissement au premier Moyen Âge ; il semble qu'il avait disparu au second millénaire car il n'y est jamais mentionné ; Breuilpont conserve également une fortification fossoyée qui semble remonter aux 11e-12e siècles, comme Mérey. (...)

         C'est justement à Breuilpont qu'on trouve une cinquième fortification attribuable vraisemblablement à Ascelin Goël. Situé en bordure de l'Eure, ce site de bord de plateau, comme Guainville, avait pour objet de contrôler le nord de la châtellenie face aux possessions de Breteuil à Pacy-sur-Eure. (...)

         Le toponyme « Breuilpont » s'écrivait autrefois « Breu de pont » ; il signifie « la forêt du pont ». La petite localité, située en rive droite de l'Eure, a donc contrôlé un franchissement de l'Eure par un pont à une époque antérieure au 14e siècle ; elle fait face au village de Mérey, assimilé parfois au chef-lieu du pagus Madriacensis carolingien, sans preuves bien convaincantes. L'intérêt de la localité était bien sûr de contrôler la vallée de l'Eure, au confluent avec un vallon délimitant un éperon aux escarpements marqués ; un chemin très secondaire venant de Bréval par Villiers-en-Désœuvre y menait depuis l'intérieur des terres. La première mention du village –encore n'est-elle que très indirecte –, date de 1232, date à laquelle Robert IV d'Ivry aurait aumôné14 setiers sur les fruits et dîmes de Breuilpont à l'abbaye d'Ivry ; en 1300, le seigneur d'Ivry y possédait des rentes. Elle dépendait féodalement de la châtellenie de Bréval, comme le prouvent tous les aveux rendus par la suite ; pourtant, elle n'est pas mentionnée en tant que fief dans le dénombrement de cette châtellenie réalisé sous Philippe Auguste au début du 13e siècle, ce qui laisse à penser que lors de ce dénombrement, Breuilpont faisait encore partie du domaine tenu directement par le roi en tant que châtelain de Bréval. C'est au titre de l'année1375 qu'est citée pour première fois une fortification sur le site : dans sa déposition criminelle faite en mai 1378, Pierre du Tertre, conseiller de Charles le Mauvais, rapporta que trois auparavant, Charles d'Ivry avait entrepris de fortifier Breuilpont, situé en terre du roi de Navarre, du fait de sa châtellenie de Bréval. Une tourelle – comprenons tour de flanquement, fut détruite par les hommes de Ferrando d'Ayens, lieutenant et chef de guerre du roi de Navarre ; le reste de la forteresse fut rasé. Ce Charles d'Ivry était le frère de Guillaume, sire d'Ivry, décédé avant décembre 1369 ; il était capitaine d'Ivry durant la minorité de ses neveux, et en 1378 s'intitulait seigneur de « Breudepont ».À une époque indéterminée et sans doute avant la constitution de l'apanage des comtes d'Évreux, Breuilpont a donc été inféodé aux seigneurs d'Ivry par les rois de France.On trouve ensuite Breuilpont aux mains d'Alix d'Ivry, sans doute une fille de Charles ; son époux Louis de Cougny fit hommage en 1399 du « chastel et chastellenie de Breudepont » au roi de France, du fait de sa châtellenie de Bréval. Ses biens comprenaient en particulier le « chastel et manoir » du lieu, ainsi que la « maison, hostel et jardins » appelée la Vacherie. Dès avant 1416, Breuilpont était cependant revenu dans les possessions des sires d'Ivry : Jean, successeur de son frère Charles d'Ivry décédé en 1416 (fils de Guillaume et neveu du Charles cité plus haut, enfin sans doute cousin germain d'Alix d'Ivry), en faisait aveu au roi en même temps que d'Ivry et de Saint-André. La châtellenie demeura dans les mains des sires d'Ivry ; un compte rendu à Jacques d'Estouteville, seigneur d'Ivry, pour 1479, mentionnait alors le « viel chastel » et sa motte, par opposition au château neuf. On ignore malheureusement lequel des deux était désigné par l'aveu de 1399 mentionné ci-dessus. La seigneurie de Breuilpont fit partie de la part d'héritage de Charlotte d'Estouteville, épouse de Charles de Luxembourg ; elle en jouissait encore en 1531. Sans doute fut-elle vendue, pour couvrir les dettes de la famille, car on la trouve en 1538 en la main d'Étienne d'Ô, seigneur de Fresnes (Ecquevilly) ; ce dernier la vendit en 1544 à Diane de Poitiers, dame d'Anet et de Bréval. Après la condamnation par contumace de son descendant Charles de Lorraine, duc d'Aumale, Breuilpont fut saisi et vendu par adjudication ; on ne suivra pas la liste de ses possesseurs, fort bien dressée par l'abbé Lebeurier, en retenant seulement que le château fut entièrement reconstruit pas Louis Doublet, secrétaire des commandements du duc d'Orléans, régent de France, qui l'avait acquis en 1700.

     

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure) LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)

     Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, un plan extrait du cadastre napoléonien de 1852, Archives de l'Eure, http://archives.eure.fr/

     

    Le site et ses deux châteaux

     

         Le village de Breuilpont s'est développé dans l'étroite partie de lit mineur laissé libre entre le bras oriental de l'Eure, et les coteaux descendant du plateau forestier, au carrefour avec une petite vallée encaissée (vallée Robinson) irriguée par le ru de Chanu. La petite église, en majorité du 16e siècle, avec son clocher roman assez fruste, s'est installée au débouché du vallon. Le site est aujourd‟hui dominé par l'imposant château de la première moitié du 18e siècle, remanié vers 1825 en particulier par l'ajout d'une massive tour au milieu de sa façade sud-est. Ce château est assis sur la partie terminale de la croupe de rive droite du ru de Chanu ; il a été pourvu d'une grande basse-cour au sud-ouest (B), et d'un vaste parc enclos de murailles en partie ruinées, flanquées par des bastillons factices. Il n'existe aucun vestige médiéval apparent dans les édifices visibles aujourd'hui ; cependant, on reconnaît dans le cadastre napoléonien le contour de ce qui dut être l'enceinte castrale, arasée sans doute dès avant le 18e siècle. Comme on l'a vu dans la partie historique, le château primitif n'occupait pas cet emplacement. En 1925, Léon Coutil publiait dans son Archéologie Gauloise le relevé sommaire de l'ensemble fortifié dit des « Quatre Buttes », situé sur la croupe sud du plateau, bien plus escarpée. Cet ensemble est conservé de nos jours dans l'ancienne forêt dominant le village, aujourd'hui envahie de taillis et de ronces qui en rendent la lecture difficile. On reconnaît cependant encore les deux fossés qui séparent la basse-cour D du plateau, et, au revers, une motte C située au bord de l'escarpement. Le talus situé entre les deux fossés est pourvu à son extrémité nord d'une sorte de butte surélevée déjà remarquée par Léon Coutil. Il s'agit ici manifestement du site castral primitif, délaissé comme on l'a vu dès avant 1479 : la référence à la motte du « vieux château » dans les articles du compte médiéval permet, en effet, de l'identifier avec certitude, d'autant que des caves ont été effectivement creusées dans les flancs du coteau, ce qui avait été le cas en 1479.

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure) LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure) LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)

    Ci-dessus, à droite, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

    Tentative d’interprétation

     

         Il n'existe pas trace de maçonneries en superficie des structures actuellement visibles, mais à vrai-dire la visite externe est aujourd'hui peu probante. Ce site fut-il celui que Charles, capitaine d'Ivry, fortifia « de nouvel » en 1375, et qui fut rasé et démoli par les Navarrais ? Ou au contraire Charles avait-il dès cette époque lancé la construction d'un nouveau château en face du premier, l'expression « de nouvel » signifiant qu'il bâtit l'édifice sur un site vierge ? Il n'existe pas de réponse à cette question en l'absence de documentation supplémentaire, qu'elle soit textuelle ou archéologique. Mais, quoi qu'il en soit, la structure de la fortification des « Quatre Buttes » ne saurait dater de cette époque, et elle ne peut être interprétée que comme un château à motte et basse-cour remontant au plus tard au 12e siècle. Or le site était, aux 11e et 12e siècles, en possession directe des seigneurs de Bréval, de même que celui, voisin, de Villiers-en-Désœuvre ; on a vu, en effet, que ce n'est vraisemblablement qu'au début du 13e siècle au plus tôt qu'il fut inféodé à la famille d'Ivry. Il est dès lors tentant d'attribuer la fortification primitive de Breuilpont à Ascelin Goël lui-même, lorsqu'il mena sa guerre privée contre Guillaume de Breteuil dans les années 1090, voire postérieurement, lorsqu'il conforta son pouvoir dans les châtellenies d'Anet et de Bréval. » [4]

     

         « Charles d'Ivry, seigneur de Breuilpont (1378), frère de Guillaume d'Ivry, capitaine d'Ivry durant la minorité de ses neveux Charles et Jean. Mais le territoire et le château était sous le contrôle de Charles le Mauvais, il ne contrôle le château qu'à la fin de ce dernier en 1378, et meurt peu après (1380 ou 1382). Il semble avoir une fille, dénommée Alix, son époux Louis de Cougny fit hommage en 1399 pour Breuilpont. » [5]

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure) LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure) LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)

     

         « Breuilpont, siège d'une importante seigneurie, appartenait aux seigneurs d'Ivry, puis à Diane de Poitiers ; elle changea fréquemment de mains au cours des siècles. En 1700, Louis Doublet, fermier général, achète la châtellenie. On lui attribue la construction du château actuel qui domine le village, imposant édifice à un étage carré et comble à la Mansart en moellons enduits, constitué d'un corps central encadré d'ailes en saillie. L'édifice a été modifié ultérieurement avec mise en place d'un escalier d'honneur dans un pavillon hors d'oeuvre. Après 1824 et l'acquisition par le comte de Talleyrand-Périgord, les salons sont remodelés. Redessiné à cette époque en jardin paysager, le parc conserve son mur d'enceinte, une glacière, un réseau hydraulique avec pièce d'eau et quelques essences intéressantes. Les communs en L, vaste ensemble est mis en place au 18e siècle. Le domaine de Breuilpont témoigne de l'organisation d'un domaine seigneurial aux 18e-19e siècles, dont l'emprise foncière n'a pas été morcelée. 2017/02/13 : inscrit MH » [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://anet-ezy-ivry.blogspot.com/2013/04/chateaux-actuels-et-disparus.html

    [2] Extrait du Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie ; Éditeurs : Derache (Paris), Didron (Caen), Hardel (Rouen), Le Brument, Société des antiquaires de Normandie (Caen), 1919.

    [3] Extrait de Wikipédia

    [4] Extrait de Les seigneurs d'Ivry, Bréval et Anet au 11e et 12e siècles et leurs fortifications aux marches entre France et Normandie par Jean Mesqui ; http://www.mesqui.net/Articles_fortif/pdf/LES-SEIGNEURIES-ivry-breval-anet.pdf

    [5] Extrait de http://anet-ezy-ivry.blogspot.com/2015/02/liste-des-seigneurs-divry.html

    [4] Extrait de http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA27000089

     

    Bonnes pages :

     

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k165331b/f170.item.r=breuilpont

    O Les seigneurs d'Ivry, Bréval et Anet au 11e et 12e siècles et leurs fortifications aux marches entre France et Normandie par Jean Mesqui ; http://www.mesqui.net/Articles_fortif/pdf/LES-SEIGNEURIES-ivry-breval-anet.pdf

    O http://anet-ezy-ivry.blogspot.com/2015/02/liste-des-seigneurs-divry.html

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  • LES REMPARTS DE BEAUCHAMPS (Manche)

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail

     

         Dominant l'Airou et en face du hameau de Dragueville, le château de Beauchamps, dont il ne subsiste que peu de vestiges, fut le berceau des seigneurs de la famille des Beauchamp qui deviendront, après la conquête normande de l'Angleterre, comtes de Warwick et de Worcester. Le site du château se trouve en réalité sur le territoire du Mesnil-Rogue, à la limite nord de la commune de Beauchamps. [NDB]

     

         « Berceau du lignage anglo-normand des Beauchamp, devenus comtes de Warwick ou de Worcester.

         En 1419, le château est donné par Henri V à Jean de Beauchamp de Poywiller, seigneur anglais. À la fin du 15e, début du 16e, la seigneurie de Beauchamp est entre les mains d'Ambroise de Berauville, elle passa ensuite à une branche de la famille des Pierrepont, et par mariage aux There, Osmond puis de Briges. En 1820, M. de Briges vend les restes de la terre et du château. » [1]

     

    LES REMPARTS DE BEAUCHAMPS (Manche)    LES REMPARTS DE BEAUCHAMPS (Manche)

     Plan de situation du château de Beauchamps (en attendant mieux...) ; Par User:Jaspe Cette image a été réalisée pour le Projet blason de la famille Beauchamp (Elmley, Warwick) au 13e siècle, blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Jaspe., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3817860

     

         Édouard Le Hericher, 19e siècle :

    LES REMPARTS DE BEAUCHAMPS (Manche)     « Mais la gloire de Beauchamps, c'est l'illustre famille de ce nom, que rappellent les vestiges de son château. Une magnifique position naturelle, un cap qui se projette vers l'Airou en ondulations étagées, baigné d'un côté par la nature et des deux autres par la main de l'homme, en face des croupes que couronnent l'église et le château de Dragueville, fut l'emplacement de la forteresse et le berceau d'une famille de la Conquête, celle qui a été la souche des comtes de Warwick et de Worcester. Il ne reste rien de la forteresse des premiers Beauchamp. Les vestiges actuels présentent une maçonnerie schisteuse sans beaucoup d'épaisseur ni de cohérence. Le plan général est celui du promontoire. C'est un arc dont la corde,ou l'isthme, représente la partie accessible. La courbe de l'arc est un musoir très escarpé, baigné par des eaux naturelles ou artificiellement amenées. Mais ce plan, assez ordinaire, offre ici une particularité remarquable : le sol de cet arc s'échelonne en trois étages de redoutes, qui ne pouvaient être emportées que par quatre assauts. La forme et la force du terrain autorisent à penser que le donjon était à l'extrémité du musoir. Entre cette enceinte extrême et celle qui la précède, il y a un ouvrage à angles, espèce de bastion, dont la forme et la maçonnerie annoncent le 17e siècle, date qu'on lit dans les constructions fermières qui existent sur l'isthme et forment la quatrième ligne de défense. La chapelle, qui existait dans l'intérieur, fut transportée en dehors de l'enceinte, du côté du sud, quand on fit ces constructions. Elle n'existe plus. Outre le château, il y a le manoir à l'ouest de l'église.

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

    LES REMPARTS DE BEAUCHAMPS (Manche) LES REMPARTS DE BEAUCHAMPS (Manche)

    Ci-dessus : à gauche, un plan extrait du cadastre napoléonien de 1823, Archives de la Manche, http://www.archives-manche.fr/ ; à droite un extrait de la carte d'Etat-major (1820-1866) extrait du site Géoportail.

     

         Le premier nom historique des seigneurs de cette paroisse est Hugues de Beauchamp, qui commandait à la Conquête les troupes du Val de Sienne. Toutes les listes citent son nom : il figure dans le Domesday, sous la forme de Hugo de Belcamp, comme tenant en chef dans trois comtés et comme sous tenant dans huit endroits du Hertfordshire. Le fils et le successeur de Hugues épousa Rohais, fille d'Aubrey, de Ver, commune voisine de Beauchamps. La famille des Beauchamp se partagea en deux grandes branches, la branche anglaise, divisée en une dizaine de baronnages, parmi lesquels ceux de Warwick, de Worcester et de Bedford, et la branche normande, moins illustre, mais très distinguée. Raoul de Beauchamp était à la croisade du duc Robert. Sous le règne de Henri Ier, Robert de Beauchamp était vicomte d'Arques. Sous le règne de Henri II, 1172, Hugues de Beauchamp devait au roi le service d'un chevalier pour le comté de Mortain : « Hugo de Bello Campo. mil. regi de comitatu Moretonii. » En 1173, ce même Hugues était châtelain de Verneuil. Il figure pour la fin de ce siècle dans les Rôles de l'Echiquier : « Homines Hug. de Bello Campo XII l. de feodo I mil. » Son héritier devait 7 livres du fief d'un chevalier. En 1203, Richard de Beauchamp était connétable de la Tour de Rouen. Le roi Jean, vers 1215, fit marché pour la terre de Watkin (Walter) de Beauchamp. En 1287, Jean Marie de Beauchamp vendit : « Nobili domino Radulfo de Bello Campo militi unum quart. frumenti ad mensuram de Haya Paganelli... ad feodum de la Favrerie. » En 1300 : « Radulfus de Bello Campo dedit abbatie de Lucerna ad opus capelle S. J. Baptiste quam fecit juxta sacristariam, in qua elegit suam sepulturam, sex bossellos frumenti. » Dans le 14e siècle, Clémence du Guesclin, la plus jeune des sœurs du connétable, épousa en premières noces Raoul, seigneur de Beauchamp, avec qui elle vivait encore en 1364 ; en1371, elle était remariée à Fraslin de Husson, seigneur de Ducey, de Champcervon, etc. Raoul portait d'azur à quatre jumelles d'or, au lion passant de même en chef. En 1419, le roi Henri V donna le château de Raoul de Beauchamp à un seigneur anglais qui portait ce nom : « Le 13 dudit, respit dun mois a Jean de Beauchamp de Poywiller du chastel de Beauchamp qui fut à Raoul de Beauchamp chevaliers. » Vers ce temps un Beauchamp, comte de Warwick, était lieutenant du duc de Bedford, dit régent de France, comme on le voit dans le Registre de Thorigny : « Ricardus de Beauchamp comes Warvicensis locum tenens dicti regendis tempore Henrici VI pro campo. » Les Anglais ne furent pas paisibles possesseurs de ces conquêtes. Vers1437, Beauchamp, fut le théâtre de plusieurs engagements. Il y eut au village de la Provotière et dans le Champ-des-dix-huit-Vergées un combat où les Français furent mis en déroute. Il ne paraît pas que le château fût alors très important : il est à peine nommé parmi ceux que les Français reprirent, sans coup férir, en 1449 et 50. Ambroise de Bereauville, seigneur de Beauchamp, à la fin du 15e et au commencement du 16e siècle, possédait les seigneuries de Beauchamp et de Mesnil-Rogues, qui depuis ce temps furent réunies. Une branche des Pierrepont les possèda ensuite, puis elles passèrent par des mariages dans les familles de There, d'Osmond et de Briges. M. de Briges vendit vers 1820 les restes de la terre et du château de Beauchamp. » [2] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de L'Avranchin monumental et historique, Volume 2, par Édouard Le Hericher, p.9. E. Tostain, 1847 - 750 pages https://books.google.fr/books?id=6yMbAAAAYAAJ&hl=fr&pg=PP7#v=onepage&q&f=false

     

    Bonnes pages :

     

    O https://fr.geneawiki.com/index.php/50038_-_Beauchamps

    O https://www.le-petit-manchot.fr/cc-33-01-beauchamps-histoire/articles/

    O Société des antiquaires de Normandie, 1828 https://books.google.fr/books?id=OuM2AQAAMAAJ&pg=PA73&lpg=PA73&dq=Ch%C3%A2teau+de+beauchamp+Mesnil-Rogues+manche&source=bl&ots=_stYOmOTJG&sig=ACfU3U1p2VVkwOATiSTv5xssWUTmzlMucg&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjg0MCE99fgAhUj1eAKHfwsBq04ChDoATAHegQIABAB#v=onepage&q=Ch%C3%A2teau%20de%20beauchamp%20Mesnil-Rogues%20manche&f=false

    O https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_de_Beauchamp_(9e_comte_de_Warwick)

    O https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_de_Beauchamp

    O https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Beauchamp_(11e_comte_de_Warwick)

    O https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Beauchamp_(12e_comte_de_Warwick)

    O https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Beauchamp

    O https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_de_Beauchamp_(13e_comte_de_Warwick)

    O https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_de_Beauchamp

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