• LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure) LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure) LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure) 

     

          On trouve à Glos-sur-Risle Les vestiges d'un manoir du 13e siècle au lieu-dit les Prés de Glos. [NDB

     

         « Ce manoir, de dimensions modestes, a été construit au cours du 13e siècle en fond de vallée de la Risle. Le logis est de plan rectangulaire avec cellier à demi-enterré et étage à usage d'habitation. Il possède encore des fenêtres géminées à colonnettes à chapiteaux sculptés. Le colombier circulaire a été remanié au 16e siècle. Les deux bâtiments ont perdu toute toiture. Dans l'ancien enclos se trouvaient d'autres bâtiments, disparus. » [1]

     

    LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure)

     Photo ci-dessus extraite de https://www.tourisme-pontaudemer-rislenormande.com/wp-content/uploads/2017/11/dlpt-Logis-seigneurial_web.pdf

     

    LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure)    LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure)

     Plan de situation du manoir de Glos-sur-Risle ; blason de la famille de Grente extrait de https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=5995

     

    LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure)

    Photos ci-dessus extraites du document PDF du DIRE de l'architecte des bâtiments de France -les Essentiels de l'Eure - Unité Départementale de l'Architecture et du Patrimoine de l'Eure (DRAC Normandie) Conseil n°99 – Zones à Forte Sensibilité Patrimoniale – 5 nov. 2015 – France Poulain.

     

    LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure)      « Vers 1210, le fief comprenant Glos sur Risle est mentionné comme possession du chevalier Guillaume de Mortemer. La construction du manoir est datée du 13e siècle. Il n'en subsiste plus que le colombier et une partie du logis alors que l'ensemble devait comprendre d'autres bâtiments annexes et un enclos. Le corps de logis possède des façades en moellons et en silex recouvertes d'enduit. L'édifice a conservé ses baies avec leur encadrement en pierre de taille. Certaines fenêtres sont particulièrement ouvragées (baies géminées avec colonnettes et arcatures sculptées, arcs en plein-cintre de la porte du cellier, etc.). Le colombier, qui mêle moellons et pierre de taille, a été largement reconstruit au 14e ou 15e siècle. Le manoir est implanté à proximité de l'église communale Saint Vincent largement reconstruite au 18e siècle mais dont les parties les plus anciennes remonteraient aux 12-13e siècles. Il pourrait s'agir de la chapelle seigneuriale du manoir, devenue église paroissiale.» [2]

     

    Photo ci-dessus extraite de https://www.tourisme-pontaudemer-rislenormande.com/wp-content/uploads/2017/11/dlpt-Logis-seigneurial_web.pdf

     

    LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure)     « Le chef-lieu de la seigneurie de Glos était auprès de cette l'église, à l'entrée des prairies. Le château a été rebâti par la suite un peu plus loin, vers Montfort. L'ancien emplacement est encore marqué par un colombier et une construction du 12ème siècle. C'était un manoir roman qui aurait eu plus tard une vocation religieuse : une chapelle seigneuriale, devenue prêche au 16ème siècle. Il servit de lieu de culte aux protestants au 16ème siècle, et si l'on en croit certains textes, un massacre de 11 protestants y fut commis pendant la guerre de religion. Actuellement situées sur une propriété privée, les ruines de ce manoir et de ce pigeonnier sont classées aux Monuments Historiques. » [3]

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1832, Archives de l'Eure, http://archives.eure.fr/

     

    LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure) LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure) LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure)

    Ci-dessus : photo à gauche extraite de https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/529888-le-logis-seigneurial-de-glos-sur-risle ; photo au centre extraite de https://www.tourisme-pontaudemer-rislenormande.com/decouvrir/patrimoine-de-nos-communes/ : photo à droite extraite du site Géoportail.

     

         « Glos-sur-Risle comprenait plusieurs fiefs. Toutefois, un seigneur Guy de Glos est attesté en 1090 et donne, avec sa femme Anserada, à l’abbaye du Bec, les possessions qu’ils tiennent à Fontainecourt et Thierville. En outre, en 1140 un autre Gauthier de Glos donne une rente aux chanoines de Bourg-Achard. S’agissant des occupants du manoir seigneurial, il est attesté qu’au 12ème siècle un château fort érigé par la famille de Grente se trouvait sur le territoire de Glos à côté de l’Église. Manifestement, la famille de Grente fut en possession du chef-lieu de la seigneurie. Notons par ailleurs qu’Hugues de Grente participa à la bataille d’Hastings aux côtés du duc Guillaume en 1066. » [4]

     

    LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure)     « La seigneurie de Glos-sur-Risle fut la propriété successivement des familles de Tournebu, puis de Cosme le Sec, et enfin, de Rupière. Un des fiefs de Glos, Sahurs, abrite un château que fit construire la famille de Grente, seigneur de ce lieu, à la fin du 18ème siècle. Le château de Sahurs est actuellement la propriété privée de Monsieur Hubert de Durfort. » [3]

     

    Protection :

     

         « 1999/04/27 : inscrit MH. Logis et colombier ; sol de la parcelle B 290 : inscription par arrêté du 27 avril 1999 ; site inscrit » [1]

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE GLOS-SUR-RISLE (Eure)     « L'église Saint-Vincent (11e, 12e et 18e). Le chœur et le mur sud de la nef datent du 11e ou 12e siècle. Les fenêtres du chœur ont été repercées au 13e siècle. Le mur nord de la nef, la façade ouest, la sacristie, les baies du mur sud de la nef sont du 18e siècle ; l'église, le cimetière, l'ancienne chapelle, le pigeonnier, site inscrit (1942) » [5] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA27000033

    [2] Extrait de Le DIRE de l'architecte des bâtiments de France -les Essentiels de l'Eure - Unité Départementale de l'Architecture et du Patrimoine de l'Eure (DRAC Normandie) Conseil n°99 – Zones à Forte Sensibilité Patrimoniale – 5 nov. 2015 – France POULAIN

    [3] Extrait de http://www.glos-sur-risle.fr/index.php/la-vie-touristique/l-histoire

    [4] Extrait de https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/529888-le-logis-seigneurial-de-glos-sur-risle

    [5] Extrait de Wikipédia

     

    Ci-dessous document PDF https://www.tourisme-pontaudemer-rislenormande.com/wp-content/uploads/2017/11/dlpt-Logis-seigneurial_web.pdf

     

     

    Ci-dessous, document PDF du DIRE de l'architecte des bâtiments de France -les Essentiels de l'Eure - Unité Départementale de l'Architecture et du Patrimoine de l'Eure (DRAC Normandie) Conseil n°99 – Zones à Forte Sensibilité Patrimoniale – 5 nov. 2015 – France Poulain. http://www.eure.gouv.fr/content/download/17892/123215/file/ESSENTIEL_CONSEIL_99%20Glos%20sur%20Risle_Manoir_ZFSP.pdf

     

     

    Bonnes pages :

     

    http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-eure-manoir-a-glos-sur-risle-manoir-de-glos.html

    https://www.tourisme-pontaudemer-rislenormande.com/

    http://www.amcp27.fr/

    http://www.cc-montfort-sur-risle.fr/18-patrimoine-historique/

    https://books.google.fr/books?id=Z3SrW4K3ZE4C&pg=PA137&lpg=PA137&dq=Glos+sur+Risle+manoir&source=bl&ots=4wIrZWnf-O&sig=44MyHmcAQB2VB5hucIAyJDabk7c&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjzoY2QmenfAhUOJhoKHXhOB0A4RhDoATAFegQIBhAB#v=onepage&q=Glos%20sur%20Risle%20manoir&f=false

    https://fr.calameo.com/read/00423523859824cd4140a

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  • LES REMPARTS DE BAUDREVILLE (Manche)     On trouve dans la Manche à Baudreville, commune devenue en 2016 commune déléguée au sein de la commune nouvelle de La Haye, les [NDB] « vestiges d'un ancien château fort plate-forme fossoyée, murs, restes de tours d'angle circulaires. Restes d'enceinte quadrangulaire crénelée, chemin de ronde en galerie de bois, porte 17e et fuie cylindrique (basse-cour du château ?). » [1] 

     

         De Gerville, 1859 : « L'ancien château de Baudreville n'offre aucun intérêt. Il est converti en ferme et en bâtiments d'exploitation. Lorsque je le visitai, il appartenait à M. le marquis de Briges (mort depuis en 1857). (...) » [2] 

     

    LES REMPARTS DE BAUDREVILLE (Manche)     LES REMPARTS DE BAUDREVILLE (Manche)

    Plan de situation du château de Baudreville ; blason de la famille de Baudreville créé par Gilloudifs "d'argent à trois feuilles de chêne."

     

    LES REMPARTS DE BAUDREVILLE (Manche)      « Baudreville dépendait du comté de Mortain ; car, lors du partage de ce comté, après la mort de Philippe, comte de Boulogne, en 1223, la paroisse de Baudreville fut comprise dans le premier lot qui échut au roi : Hoc est prima lotia... Baudrevilla... dominus rex cepit islam loliam (Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie, tome 12, page 66).

         Guillaume de Pierrepont, sieur du lieu et seigneur de Baudreville en 1586, obtint du roi, en l'année 1595, « lettres d'union des fiefs de Baudreville, du parc d'Ourville, Vesly et l'homme, terre et moulin y contenus, pour ne composer à l'avenir qu'une seule et même terre et seigneurie, sous « la dénomination de terre de Pierrepont (Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, tome 18, page 220.). »

         Le seigneur de Baudreville est cité au nombre des seigneurs du Cotentin qui servirent dans les armées de Louis XIV : il s'y distingua avec César de Costentin, comte de Tourville, Joseph de Costentin de Tourville, et Hervé Le Berceur.

         Pierrepont-Baudreville, lieutenant des, gardes-du-corps, était, en 1679, gouverneur de l'île de Rhé (Masseville, Histoire de Normandie, tome 6, page 483).

         Nicolas Anquetil, sieur de Baudreville, portait d'argent à trois feuilles de chêne.

         Anonyme Anquetil, chevalier de Baudreville, figure, en 1789, comme capitaine au régiment Royal-Cravatte, et comme chevalier de Saint-Louis. » [2]

     

    Ci-dessus, un plan extrait du cadastre napoléonien du 19ème siècle, Archives de la Manche, http://www.archives-manche.fr/

     

    LES REMPARTS DE BAUDREVILLE (Manche) LES REMPARTS DE BAUDREVILLE (Manche)

     Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, une photo aérienne extraite de Google Earth.

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE BAUDREVILLE (Manche)     « Le manoir des Fols est une demeure historique de la Manche, située à Baudreville. Il s'agit d'un manoir des 14e et 16e siècles demeuré authentique. Le manoir est constitué d'une tour de guet de plan carré du type manoir vertical probablement construite par les Anglais au 14e siècle et d'un logis ajouté entre 1530 et 1580. Il a appartenu à Pierre Le Fol (...), puis à la famille de Pierrepont. » [3]

     

    Ci-dessus, une photo du manoir des Fols à Baudreville extraite de http://www.manchetourisme.com/manoir-des-fol-a-la-haye/pcunor050fs000mp

     

         « C’est en son manoir de Baudreville que Pierre Le Fol reçut, en 1590, du roi Henri IV les lettres patentes lui signifiant son anoblissement. Ce petit manoir familial, construit vers 1640, actuellement en cours de restauration, permet de se faire une idée du mode de vie de ces hommes qui servaient l’Etat de leurs armes. » [4]

     

         « Ce petit manoir au demeurant fort modeste est constitué par l'adjonction entre 1540 et 1560, d'un logis à une tour de guet de plan carré du type manoir vertical probablement construite par les anglais au 14e siècle. La tour de guet comportait au rez-de-chaussée un cellier au premier étage un séjour et au deuxième étage une salle de veille. Le logis comportait au rez-de-chaussée côté sud un cellier transformé en séjour supplémentaire à la fin du 18e siècle et côté nord une grande salle avec cheminée monumentale. A l'étage, une chambre basse côté sud et une chambre haute côté nord, à la façon de tant de manoirs bretons. » [5]

     

         « La demeure est en cours de rénovation. » [3]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Histoire et antiquités, revue monumentale et historique de l'arrondissement de coutances, canton de la Haye-du-Puits - Annuaire du Département de la Manche, Volume 31 - Julien Gilles Travers-J. Elie, 1859, https://books.google.fr/books?id=Bh4XAAAAYAAJ&dq=Annuaire%20du%20D%C3%A9partement%20de%20la%20Manche&hl=fr&pg=PP7#v=onepage&q=Baudreville&f=false ou https://www.le-petit-manchot.fr/cc-11-01-baudreville-histoire/articles/

    [3] Extrait de Wikimanche

    [4] Extrait de https://www.gralon.net/tourisme/loisirs-culturels/info-manoir-des-fols-baudreville-17406.htm

    [5] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-manche-manoir-a-baudreville-manoir-des-fols.html

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  •       Une motte féodale est visible derrière l'église de Curcy-sur-Orne. [NDB]

    LES REMPARTS DE CURCY-SUR-ORNE (Calvados)

     Ci-dessus, un extrait du bulletin municipal de la commune de Curcy-sur-Orne 2011 https://www.suisse-normande.com/wp-content/uploads/2011/03/Curcy-2011-basse-def.pdf

     

         « Curcy doit son nom à un propriétaire gallo-romain du nom de Curcius. La commune est mentionnée pour la première fois dans un acte de 1175 sous la dénomination de Curseym. Suivront au fil du temps : 1228 Curseium, 1262 Cureceyum, 1290 Curcie-Malfilastre, 1371 Curssi-la-Malfilastre, 1483 Cursay-le-Maufilastre….C’est par décret du 1er avril 1949, à la demande du conseil  municipal, que la commune prend son nom définitif de Curcy-sur-Orne pour éviter les similitudes avec des communes comme Cussy ou Courcy.

         Dans la sacristie de l’église se trouve un superbe blason identifié comme celui des seigneurs de Curcy au 17ème siècle. Ce blason a été adopté par le conseil municipal comme logo de la commune. » [1]

     

    LES REMPARTS DE CURCY-SUR-ORNE (Calvados)    LES REMPARTS DE CURCY-SUR-ORNE (Calvados)

     Plan de situation de la motte de Curcy-sur-Orne ; blason de la commune de Curcy-sur-Orne par Celbusro — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29916213

     

    LES REMPARTS DE CURCY-SUR-ORNE (Calvados)     Arcisse de Caumont : « L'emplacement du château de la Motte, que je suppose être le château baronnial, se voit encore à l'est de l'église de Curcy ; on remarque une belle motte ovale, offrant à son sommet 120 pieds de longueur sur 75 de largeur, et dont la hauteur est à peu près de 25 pieds. Elle supportait un château construit en pierre, car on distingue encore un puits et quelques pans de maçonnerie à fleur de terre. Une vaste cour s'étendait à l'est de ce donjon : elle était vraisemblablement garnie de palissades. De la motte de Curcy, la vue s'étend jusque au-delà de la vallée de l'Orne, vers Grimbosq, Croisilles et Combrai. » [2]

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    A proximité

     

    LES REMPARTS DE CURCY-SUR-ORNE (Calvados)     « Le château de Martinbosq reconstruit presque en entier au commencement du 17ème siècle, mais dont quelques parties peuvent être plus anciennes, offre encore un ensemble très pittoresque : on en jugera par cette vue que nous devons au burin de M. Godard, d'Alençon, dont le beau talent est bien connu en France et à l'étranger. » [2]

     

     

    LES REMPARTS DE CURCY-SUR-ORNE (Calvados)     « Le château de la Tourelle ou du Bas de Martimbosq, vestige féodal du 14ème siècle, jouxte les rives de l'Orne. Il est visible depuis les hauteurs de la D 212 et de nombreux sentiers en pleine nature. La résidence actuelle a été restaurée et aménagée au siècle dernier, notamment par le chanteur-compositeur français Nicolas Peyrac puis par la famille Briout, après le long sommeil d'un usage agricole. Propriété de l'ancienne famille des Leusse, elle présente aujourd'hui, avec les tours, les vestiges de la chapelle et les murs d'enceinte subsistant, un élément typique du patrimoine médiéval en pierre de la Suisse Normande. » [3] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://www.suisse-normande.com/nos-34-communes/curcy-sur-orne/

    [2] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados, tome 1, p. 160-161 par A. de Caumont https://books.google.fr/books?id=cEKCJTRpkD0C&pg=PA44&lpg=PA44&dq=motte+Curcy&source=bl&ots=SQlKwuvoBm&sig=On6OlFGBO7jBGQWIcfMxQjxKBzE&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwi46YzggNDfAhWmy4UKHfNGCn04ChDoATANegQIBxAB#v=onepage&q=motte%20Curcy&f=false

    [3] Extrait de Wikipédia

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  •  LES REMPARTS DE LA FERRIERE-AUX-ETANGS (Orne) LES REMPARTS DE LA FERRIERE-AUX-ETANGS (Orne) LES REMPARTS DE LA FERRIERE-AUX-ETANGS (Orne)

     

    Le château disparu de la Ferrière-aux-Etangs :

     

    LES REMPARTS DE LA FERRIERE-AUX-ETANGS (Orne)     « Au 11ème siècle, Guillaume de Normandie y fait bâtir une forteresse lors de sa conquête du Maine. Détruite au 13ème siècle, il n’en demeure aucune trace. Le village se développe sur cette hauteur derrière les ruines de son château. Comme dans toute la région proche, l’industrie du fer connaît un fort développement. Des étangs servent à produire l’énergie nécessaire au fonctionnement des forges installées en bas du village. (...)

     

    LES REMPARTS DE LA FERRIERE-AUX-ETANGS (Orne)     Dominant le plat pays, les buttes du Château et du Mont Brulé sont deux collines de grès séparées par le ruisseau de la Morinière. Celle du Château, qui culmine à 278 m, est un haut talus qui borde le sud-ouest du bourg. En haut, des propriétés privées et leurs jardins occupent l’espace tandis que la pente est couverte d’un bois dense, quasi impénétrable. Un sentier étroit permet de descendre jusqu’à la départementale 225 B pour rejoindre l’étang. Quelques vieux pans de murs se devinent encore dans la végétation. En bas, les ruines d’un moulin sont enfouies sous les arbres. En face, le Mont Brulé culmine à 307 m d’altitude. Cette éminence boisée domine l’étang, espace de loisirs et de détente. » [1]

     

    LES REMPARTS DE LA FERRIERE-AUX-ETANGS (Orne)     LES REMPARTS DE LA FERRIERE-AUX-ETANGS (Orne)

     Plan supposé (et provisoire) de la situation du château de la Ferrière-aux-Etangs ; blason de la Ferrière-aux-Etangs par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=41174322

     

         « La Ferrière-aux-Etangs (Orne). Le Château (Coord. Lambert : 1110,8 x 398,75).

    LES REMPARTS DE LA FERRIERE-AUX-ETANGS (Orne)     En l'absence de ruines visibles, l'existence d'une fortification médiévale sur la butte dominant le bourg de La Ferrière-aux-Étangs n'était plus attestée que par la tradition orale persistante appelant « château » un emplacement qui n'était même pas cadastré ainsi.

         Une recherche historique a précédé l'ouverture du chantier, prouvant qu'il y avait eu là une seigneurie importante sous mouvance de Domfront. Le site fortifié occupe une butte de grès escarpée dominant le ruisseau de la Morinière et entourée par la forêt seigneuriale de la « Haie de La Ferrière » qui jouxte la forêt d'Andaine. Dans l'état actuel des recherches, on peut penser que cette seigneurie a été édifiée par Guillaume de Normandie lors de sa conquête du Maine (1052), une partie de ses fiefs s'avançant jusque dans la Mayenne.

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         Le terrain de la butte du château ayant servi d'exploitation agricole, puis de jardin potager depuis deux siècles, a été très remanié, aplani et remblayé. La fouille est donc difficile et la stratigraphie souvent bouleversée. Après des sondages infructueux dans le remblaiement sud de la butte à la Pentecôte 1982, nous avons mis au jour durant l'été de la même année le début d'une base de mur et une couche noire contenant des tessons de céramique grossière, des fers de flèches, un dé à jouer, des os et des dents de gros gibier. Poursuivie depuis 1983, la fouille du château fait partie d'une fouille programmée. Deux bases de mur de 6 m de long et 1 m de large ayant été dégagées et se coupant à angle droit, nous espérions mettre au jour un bâtiment en 1985. Les intempéries de l'été avaient entravé les travaux.

         La campagne 1986 a été très fructueuse. Nous avons dégagé les bases d'une tour quadrangulaire (6,50 m de côté) s'ouvrant au Sud par une poterne (0,90 m de large) dont l'arcade de granit était effondrée sur place. A l'intérieur de ce bâtiment une grande couche brûlée recouvrant des tessons de poterie pourrait être le reste d'un plancher calciné sur place. La trace très abîmée d'un autre mur à l'Est, accroché au flanc du rocher de grès, nous permet de dire que cette tour carrée était la partie la plus avancée de la fortification. Le rocher de grès entièrement dégagé dans ce secteur Est tombe en effet à pic sur des jardins.

          Dans les éboulis du mur sud, une monnaie d'argent a été mise au jour. C'est un denier de Foulque d'Anjou. Très employée en Normandie et dans le Maine aux 11ème et 12ème s. cette monnaie fut contrebattue par Philippe-Auguste lorsqu'il reprit la Normandie au début du 13ème s. Elle permet d'avancer une date pour la destruction du château de La Ferrière. Le seigneur du lieu a dû suivre l'exemple de son suzerain de Domfront et de ses voisins (La Ferté-Macé et Briouze) et faire le « mauvais choix », c'est-à-dire rester fidèle à Jean-sans-Terre. La fortification de La Ferrière a donc pu être détruite à cette époque, voire incendiée. En tout cas il y a changement de la résidence seigneuriale, attestée au 14ème s. dans le bourg voisin de Dompierre. Le château de La Ferrière a donc été occupé aux 11ème et 12ème s., abandonné au 13ème s. La datation donnée par le denier d'Anjou est confirmée par l'ensemble des tessons de poterie mis au jour et par l'analyse au C 14 des charbons de bois trouvés dans la couche la plus profonde sous l'éboulis du mur sud (analyse faite au laboratoire des faibles radio-activités de Giff-sur-Yvette en janvier 1986).

         La fouille se poursuit aussi dans le secteur Ouest où se trouvait probablement un autre bâtiment. Mais la mise en culture du terrain a bouleversé la stratigraphie, car on a dû détruire systématiquement les ruines existant encore au milieu du 17ème s. Nous avons toutefois trouvé de nombreux éboulis de grès et de granit taillé et une autre couche d'incendie.

         L'ensemble des objets mis au jour à La Ferrière-aux-Étangs : tessons de poterie, objets de fer et de bronze, os et dents de gros gibier (sanglier, chevreuil et cerf) confirme l'occupation seigneuriale du lieu. La céramique mise au jour est la seule céramique domfrontaise du haut Moyen Age trouvée en place dans un habitat seigneurial. Le seigneur de La Ferrière ayant droit d'extraire de la terre à pot sur la Goulande en La Haute-Chapelle (fosses à pot qui serviront jusqu'au début du 20ème s. pour le centre potier de Ger), cette céramique est actuellement comparée à celle trouvée à Saint-Georges-du-Rouelley. Elle présente en effet un aspect identique. Or, parmi ces tessons, certains ont déjà l'aspect du grès. La datation donnée par la monnaie et l'analyse au C 14 permettront sans doute de faire reculer l'apparition du grès domfrontais au-delà du 13ème s. (Responsable de la fouille : Marie-Claire Lefèvre). » [2]

     

    LES REMPARTS DE LA FERRIERE-AUX-ETANGS (Orne) LES REMPARTS DE LA FERRIERE-AUX-ETANGS (Orne) LES REMPARTS DE LA FERRIERE-AUX-ETANGS (Orne)

     

    Légendes...

     

         « Le roi Arthur, la reine Guenièvre, leurs preux chevaliers (dont Lancelot du lac), Merlin l’enchanteur et la fée Vivianne demeurent parmi les personnages les plus connus de la « matière de Bretaigne ». Depuis Robert Wace, dans son « Roman de Brut » (1155), et le « Lancelot » en prose du XIIIème siècle (attribué à Chrétien de Troyes), cent écrits évoquent leur épopée et plusieurs provinces se réclament de leurs aventures. L’auteur du « Lancelot » situe l’action de son roman « en la marche de Gaule et de petite Bretaigne ». Des chercheurs normands y ont relevé de nombreuses ndications qui semblent montrer qu’une partie des évènements se déroule dans la région du Domfrontais. En 1984, un itinéraire « Lancelot du Lac » est conçu pour découvrir les monuments et les sites liés aux romans de la Table Ronde. Sources d’inspiration des anciens écrits, certains de ces endroits sont l’objet de croyances populaires depuis la nuit des temps. Ils sont souvent devenus des lieux de cultes et de pèlerinages. Les sites ornais des Romans de la Table Ronde sont classés parmi les sites en juin 1994 (voir également les sites 61085-2, 3 et 4). « Le roi Ban de Banoïc, vassal du Roi Arthur et père de Lancelot, avait deux châteaux. L’un était une forteresse militaire, poste d’observation (voir site 61085-2), l’autre une résidence imprenable au milieu des marécages : Banvo (voir site 61085-3). Attaqué par son voisin, le roi part avec femme et enfant demander de l’aide au roi Arthur. En chemin, il arrive près d’un lac, au pied d’une hauteur qu’il gravit pour voir son château préféré. C’est alors qu’il le voit s’embraser. Trahi, le roi meurt de désespoir. Devant la détresse de la reine Elaine, la Dame du Lac (la fée Vivianne) recueille le jeune Lancelot pour l’élever dans son monde aquatique jusqu’à son adoubement à la cour du roi Arthur » [1]

     

    A proximité :

     

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         Sur le Mont Brulé, la chapelle Saint-Clair du Brusley demeure jusqu’à la fin du 17è siècle. Des carrières y sont ouvertes, à l’ouest et surtout au sud où se trouvent les plus importantes. A la fin du 19ème siècle, le curé de La Ferrière aux Etangs, aidé par la générosité de ses paroissiens, érige un calvaire au sommet du mont. En 1925-1926, un chemin de croix est tracé sur les pentes puis, sur le flanc ouest, une réplique de la grotte de Lourdes. (...)

         Une grille en fer marque le départ du chemin de croix. Des sentiers et des escaliers grimpent vers le sommet, bordés de bouquets d’hortensias, de rhododendrons et de lauriers.

         Les stations du chemin de croix parsèment le flanc de la colline ombragé de chênes, de hêtres et de houx. Des blocs de grès, parfois en chaos, annoncent le calvaire. Dans une clairière, un hémicycle de thuyas et de laurier entoure une curieuse composition où le Golgotha surmonte la grotte du Sépulcre encadrée de deux tours en rocaille. Au centre, la sépulture de Pierre Adigard, député et conseiller général, trône depuis 1914. Tout autour, Les arbres masquent les vues sur la campagne et le sous-bois est un taillis dense de ronces et de hautes fougères. Un chemin en herbe traverse le bois de châtaigniers, de hêtres, de chênes et de bouleaux avant de buter sur la clôture protégeant le front de taille de la carrière. Un sentier descend vers l’ouest et la grotte de Lourdes qui s’élève sous le calvaire, parmi un chaos de roches. Il débouche dans une ancienne carrière sur la D 225. De ce côté, les arbres sont plus âgés et le sous-bois dégagé avec une pente parfois abrupte où le rocher affleure. » [1]

     

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    Sources :

     

    [1] fiche DREAL Basse-Normandie N° 61085-1 ; date de parution : septembre 2013 http://www.donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr/pdf/SITES/61085f.pdf

    [2] Extrait de Lefèvre Marie-Claire. La Ferrière-aux-Étangs (Orne). Le Château. In : Archéologie médiévale, tome 17, 1987. pp. 236-237 ; https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1987_num_17_1_1197_t1_0236_0000_2

     

    Bonnes pages :

     

    https://fr.calameo.com/read/000362906ed301f3e44b1

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  • LES REMPARTS DE CRASVILLE-LA-ROCQUEFORT (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CRASVILLE-LA-ROCQUEFORT (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CRASVILLE-LA-ROCQUEFORT (Seine-Maritime)

     

          A Crasville-la-Rocquefort subsiste une motte féodale circulaire haute de 2,80 m, seul vestige du château médiéval. A l'Est de celle-ci, s'élève aujourd'hui un château des 16e et 17e siècles, bel exemple des constructions cauchoises d'époque Henri IV. [NDB]

     

         « De nos jours site paisible, Crasville-la-Roque occupe cependant une position stratégique : un mamelon qui commande la source du Dun à la limite du Talou et du Grand Caux, sur la route de Rouen à Veules-les-roses. D’après la toponymie, Roquefort est littéralement « Roque Forte », au sens de maison forte et Crasville dérive de « cras » qui signifie « grand, important » [1]

     

         « Le Dun prend sa source à Crasville-la-Rocquefort et se jette dans la Manche à Saint-Aubin-sur-Mer après un parcours de 12,8 kms. (…) » [3]

     

    LES REMPARTS DE CRASVILLE-LA-ROCQUEFORT (Seine-Maritime)    LES REMPARTS DE CRASVILLE-LA-ROCQUEFORT (Seine-Maritime)

     Plan de situation du château de Crasville-la-Rocquefort ; blason de la famille de Clapion ou de Glapion extrait de http://www.armorial-limousin.fr/blasons_argentat.htm

     

    Historique

     

    LES REMPARTS DE CRASVILLE-LA-ROCQUEFORT (Seine-Maritime)     « Nous empruntons aux notes de M. de Montfort l’histoire brèves des familles qui se sont succédé au château de Crasville. » [1]

     

         « En 1200, la terre de Crasville appartient à Guérin de Clapion (ou Glapion), sénéchal de Normandie, qui après avoir joui de la faveur du roi d’Angleterre Jean sans Terre (1166-1216) abandonne son parti pour celui de Philippe Auguste (1165/1223). » [3] 

     

    Ci-dessus, le château de Crasville-la-Roquefort par Dujardin Paul (1843-1913). Héliograveur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100508187.r=%22Crasville%20la%20Rocquefort%22?rk=21459;2

     

    LES REMPARTS DE CRASVILLE-LA-ROCQUEFORT (Seine-Maritime)     « Guérin de Glapion, sénéchal de Normandie. (? - 1227)
         Il est possible qu'il descende de la famille de Bellême-Montgomery, mais nous sommes réduits aux hypothèses. On suppose que son père était Robert de Glapion, cité en 1173 dans la carte de donation à une église. Il était seigneur de Sainte Scholasse et portait: «
    d’azur à trois fasces d’or et une bordure de gueules ». La première mention qui le concerne date du 22 mai 1200 lors du traité du Goulet entre Philippe Auguste et Jean sans Terre. Il figure parmi les seigneurs anglo-normands se portant caution pour Jean sans Terre de la bonne et loyale exécution du traité.
         La mauvaise foi de Jean sans Terre l'empêcha de tenir correctement le rôle qui lui avait été assigné. Le manque à peu près total de soutien du roi d'Angleterre et les offres de ralliement que lui firent la chancellerie capétienne le décidèrent, en même temps que le duc d'Alençon, à «
    tourner français » lors de la conquête de la Normandie en 1202-1204.
    Il en fut récompensé en mai 1204, car par un acte signé à Saint-Pierre sur Dives, Philippe Auguste lui donnait Moyon et Montpinçon et lui confiait la charge de sénéchal de Normandie. Dans deux actes datés des 17 et 30 avril 1205, le roi lui octroyait les biens des vassaux du bailliage de Sainte Scholasse qui n'avaient pas fait leur soumission. Il lui accordait également la ville de la Ferté-Macé, que le comte Juhel de Mayenne lui abandonnait en échange d'une autre terre que lui donnait le roi.
         On assiste à un autre échange de terres par un acte daté du 22 avril 1207, lorsque Philippe-Auguste donna le château d'Argentan à son maréchal Henri Clément. Il lui confirmait les fiefs de Sai et de Pommainville, qui lui avaient été donnés par Robert, comte d'Alençon et Guérin de Glapion en échange d'autres seigneuries.
    On trouve le nom de Guérin de Glapion dans plusieurs chartres datées de 1208, traitant de donations à l'église de Sainte-Scholasse et à la chapelle de Glapion. Il mourut sans héritiers en décembre 1216 ou janvier 1217. C'est pour cette raison qu'en janvier 1217, Philippe-Auguste s'attribuait Courtemer. Il profita aussi des circonstances pour ne pas lui désigner de successeur dans sa fonction de sénéchal de Normandie et faire gouverner le duché par son Chancelier Guérin, un homonyme, et ses baillis.
    » [4] 

        Bibliographie : Gaston Guérin : « Guérin, chancelier de Philippe-Auguste » Auto édition 1990.

    Ci-dessus, blason de la famille de Clapion ou de Glapion extrait de http://www.armorial-limousin.fr/blasons_argentat.htm

     

    LES REMPARTS DE CRASVILLE-LA-ROCQUEFORT (Seine-Maritime)     « Jean sans Terre confisqua alors le fief au profit d’un de ses fidèles, le comte Guillaume de Varenne.
    Les descendants de ce dernier. Robert et Laurent de Sainte-Beuve, furent tout deux tués à Azincourt (1445), sous la bannière du roi de France Charles VI. La terre fut alors à nouveau confisquée par le vainqueur, le roi d’Angleterre, qui la remit à un chevalier anglais, Roger Penys, vicomte d’Arques. » [1]

    Ci-dessus blason de la famille de Varenne ou Warenn par SanglierT — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17666253

     
    LES REMPARTS DE CRASVILLE-LA-ROCQUEFORT (Seine-Maritime)     « Après l’expulsion des Anglais, en 1464, la terre est rendue aux
    descendants des Sainte-Beuve.

    Dès les premières années du 16ème siècle, la terre de Crasville passe entre les mains de la
    famille de Rocquigny qui la conserve jusqu’en 1876. » [3] 

     

    Blason de la famille de Sainte-Beuve dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As extrait de http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Sainte-Beuve

     

    LES REMPARTS DE CRASVILLE-LA-ROCQUEFORT (Seine-Maritime)     « Cette famille de Rocquigny a essaimé, dans la vallée du Dun, dans le Pays de Caux et au-delà. Plusieurs branches sont encore florissantes aujourd’hui. » [1]

     

    Blason de la famille de Roquigny par gilloudifs

     

         La terre de Crasville est achetée aux héritiers de la famille de Rocquigny en 1876 par le vicomte Louis Philogène de Montfort (1840-1911), époux de Marie Alice Bathilde de Martel de Janville, sénateur de la Seine Inférieure et maire de Crasville-la-Rocquefort où il décède en son château. (...) » [3] 

     

         « Louis Philogène de Montfort, né le 3 février 1840 à Paris, mort le 10 octobre 1911 à Crasville-la-Rocquefort (Seine-Maritime), est une personnalité politique française. Fils d'un général, il entre à Saint-Cyr. Il quitte l'armée en 1873 et se lance dans la politique. Maire de Crasville-la-Rocquefort, conseiller général en 1883, il est député de la Seine-Maritime de 1889 à 1900, où il siège au groupe de la Droite républicaine et sénateur de 1900 à 1911. Il intervient beaucoup sur les questions militaires. » [5]

    Voir également : https://gw.geneanet.org/garric?lang=fr&n=de+montfort&oc=0&p=louis+philogene

     

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     Ci-dessus : à gauche, plan extrait du cadastre napoléonien ; à droite, calque du cadastre de 1947 : la parcelle 253 correspond-t-elle à l'emplacement de la motte féodale ? Archives de la Seine-Maritime, http://www.archivesdepartementales76.net/

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE CRASVILLE-LA-ROCQUEFORT (Seine-Maritime)     « Le château de Crasville possède une motte féodale qui a joué certainement un rôle défensif pour la vallée du Dun. L’ouvrage se compose au centre d’une motte presque parfaitement circulaire (diamètre Nord-Sud : 32 mètres : diamètre Est-Ouest : 34 mètres) ; elle s’élève à 2,80 m au-dessus du fossé qui l’entoure. Au-delà de ce fossé, une enceinte à peu près concentrique est encore très visible ; sa largeur passe de 28 mètres d’Est en Ouest à 36 mètres du Nord au Sud. L’ensemble de l’ouvrage, protégé par de magnifiques hêtres roux, atteint environ 90 mètres de diamètre. Les études archéologiques menées par J. Le Maho à la motte de Mirville permettent d’imaginer cette motte féodale surmontée d’une tour de bois et entourée de palissades et de pieux. La partie la plus large de l’enceinte pourrait constituer la basse cour, habitat des soldats et refuge des paysans. Telle qu’elle est conservée, la motte de Crasville constitue une intéressante réserve archéologique. Il y a eu continuité entre cette motte et le château. Les anciens cadastres l’attestent et le vieux jardinier du château a relevé maintes fois des blocs de grès quand il voulait parfaire les pelouses. S’agissait-il d’une maison forte ? » [1]

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         « Le logis, ainsi que deux pavillons, ont été rebâtis un peu plus à l’Est par Jacques de Roquigny. Une inscription au-dessus de linteau de la porte mentionne la date de 1602 … » [3] 

     

         « Nous ne connaissons pas le maître d’œuvre de Crasville dont toutes les archives ont disparu. » [1]

     

         « Le château du 17e en briques et chaîne de grès est précédé d'une cour d'honneur avec deux pavillons symétriques et beau colombier plus ancien du 16e siècle. » [2] 

     

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         « Comme les pavillons d’entrée, le logis, abrité par une haute toiture d’ardoise, est édifié, sur un soubassement de grès, en brique sur laquelle tranche les grés clair en appareil harpé des chaînages d’angle et des piédroits des ouvertures. » [1]


         « La disposition est semblable sur les deux façades : un avant-corps central (escalier) en légère saillie, couronné par un fronton (curviligne avec oculus sur le jardin, de tracé triangulaire coupé par une grande lucarne sur la cour) ; de part et d’autre, une travée de grandes fenêtres surmontée, du côté de la cour, d’une importante lucarne a grand tympan triangulaire et petite ouverture en plein cintre. » [3]

     

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         « Les fenêtres intercalées entres ces travées et l’avant-corps central sont de facture beaucoup plus simple et doivent résulter de modifications ultérieures comme paraissent l’indiquer des remaniements dans l’appareil de brique.

         Les deux façades diffèrent cependant à leurs extrémités. Sur la cour d’honneur, le corps de logis es flanqué de chaque côté en avancée d’un pavillon de plan carré à toiture en hache, qui reproduit l’ordonnance des travées décrites ci-dessus.

         Par contre, sur le jardin, ce sont d’élégantes tourelles latérales cylindrique coiffées en poivrière très élancée, elles reposent en encorbellement sur un haut soubassement de plan carré ou l’on retrouve aux angles l’appareil de grand harpé. La brique est habilement utilisée à l’ornementation des façades.

         Les deux tourelles portent à leur base un bandeau en dents d’engrenage ; puis, au dessus de leur fenêtre, un bandeau plus large fait de damiers et de dents d’engrenage ; enfin, juste au-dessous de la corniche, se développe un troisième bandeau fort original qui s’inscrit au même emplacement tout au long des différentes façades du château : quatre rangées de briques de profil semi-elliptique, placées en opposition deux à deux, y dessinent deux chaînes superposées. Ce décor de briques de nos gentilhommières normandes mériterait à lui seul une étude approfondie qui à notre connaissance n’a pas encore été faite. Il faut pouvoir admirer ce décor par un bel après midi ensoleillé, comme le firent les congressistes. Signalons aussi que des trous de tir sont percés au niveau du premier étage, principalement sur la façade vers le jardin, ce qui nous rappelle que ce château fut construit en une période troublée. » [1]

     

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    Protection


    LES REMPARTS DE CRASVILLE-LA-ROCQUEFORT (Seine-Maritime)     « Les façades et les toitures du château (à l'exclusion de l'aile du 19e siècle), les deux pavillons d'entrée et le colombier sont inscrits aux Monuments Historiques en 1978." (...) » [3]

     

     

    Le colombier du château de Crasville-la Rocquefort, Crédit photo : Foxandpotatoes - Sous licence Creative Commons 3.0 https://monumentum.fr/chateau-pa00100608.html

     

     

    Légende

     

         « Une légende raconte qu'un sire de Crasville-la-Rocquefort voulut acheter un moulin à Fontaine-le-Dun. Le propriétaire de ce dernier refusa de vendre son bien. Le seigneur de Crasville-la-Rocquefort pour se venger utilisa des balles de laine afin de boucher les sources du Dun. Depuis l'eau ne coule quasiment plus sur Fontaine-le-Dun sauf lors des fortes pluies. » [3]

     

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    Sources :

     

    [1] Extrait de isamiga76 https://www.flickr.com/photos/33852840@N06/12953055185

    [2] Extrait de https://www.gralon.net/tourisme/a-visiter/info-chateau-de-crasville-la-roquefort-crasville-la-rocquefort-16708.htm

    [3] Extrait de http://www.auxpaysdemesancetres.com/pages/haute-normandie/seine-maritime-76/crasville-la-roquefort.html

    [4] Extrait de Bibliographie : Gaston Guérin : « Guérin, chancelier de Philippe-Auguste » Auto édition 1990. http://galaxie.guerin.free.fr/guppy/articles.php?lng=fr&pg=39

    [5] Extrait de Wikipédia

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.communes.com/photo-crasville-la-rocquefort,313872

    O https://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&startRecord=15&maximumRecords=15&page=2&query=%28gallica%20adj%20%22Crasville%20la%20Rocquefort%22%29#resultat-id-18

    O https://fr-fr.facebook.com/famille.la.chevre/photos/a.377109069018217/382763445119446/?type=3

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