• LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche) LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche) LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)

     

    Ci-dessus, le manoir de Fontenay : à gauche, une photo extraite de https://www.lamanchelibre.fr/actualite-655145-clitourps-lecon-de-patrimoine-local ; au centre, une photo extraite de http://www.vds-phl.fr/article-clitourps-circuit-de-decouverte-dans-le-val-de-saire-en-cotentin-45411711.html ; à droite, une photo extraite de https://michel-lesrandosdulundi.blogspot.com/2010/03/

     

    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)      " Un des premiers propriétaires de Clitourps fut Gresten (c'est-à-dire Geirsteinn en vieux norrois), qui a laissé son nom au fief de Grainthéville (Grestenvilla). Un autre Scandinave, Torgis ou Turgis (c'est-à-dire Þórgíls en vieux norrois) son vassal ou parent, bâtit le manoir de Torgistorps, devenu plus tard prieuré.

         D'après les notes de Léopold Delisle, Clitourps fut le berceau de la famille Prevel, dont un membre Regnouf (ou Renouf, vieux norrois RúnulfR, influencé dans la prononciation populaire par les noms francs en Ragin- > Re- cf. Raginald > Renaud), prit une part importante à la conquête de l'Angleterre en 1066, sous la conduite de Guillaume le Bastard.

         À la fin du onzième siècle, Roger était seigneur de Clitourps. Simon, son fils, avait le patronage de l'église qu´il donna en 1120 dans toute son intégrité au chapitre de Coutances.

         En 1189, Hugues, fils d´Amaury, seigneur de Clitourps suivit Richard Cœur de Lion à la croisade. En 1224, le seigneur de Clitourps s´appelait Gaulthier. En 1287, Robert de La Haye, écuyer, procéda sans succès contre le chapitre de Coutances au sujet du patronage de l'église. Dans la première moitié du 14e siècle, le seigneur de la paroisse est Jean de Clitourps. Une de ses filles porta cette terre dans la famille Osbert (« d'argent à la croix de gueules cantonnée de quatre lionceaux de sable »). Guillaume Osbert est mort en 1455, il laisse un fils Pierre Osbert, seigneur de Tesson, Brucheville, Clitourps et des Moutiers, vicomte de Coutances. Il vivait encore en 1485. Par mariage, vente, échange ou autrement, la seigneurie de Clitourps passe dans la famille des Castel, qui possède le fief de Saint Pierre Église depuis 1475. Le 20 mars 1688, Bon Thomas Castel vendit la seigneurie et le patronage honoraire de Clitourps à Charles Alexandre Lefèvre, écuyer, sieur de Crainthéville. " [1] 

     

    Ci-dessus, une photo du manoir de Fontenay extraite de https://monumentum.fr/manoir-fontenay-pa00110657.html

     

         La commune de Clitourps possède plusieurs bâtiments d'importance dont :

     

    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche) LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche) LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)

     

    Ci-dessus, le manoir de Fontenay : à gauche, une photo extraite de https://monumentum.fr/manoir-fontenay-pa00110657.html ; au centre, une photo extraite de http://cotentin.canalblog.com/archives/2010/02/17/16950641.html ; à droite, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

         O " Le manoir de Fontenay est un manoir du 16e siècle, qui se dresse sur la commune de Clitourps dans le département de la Manche en région Normandie. " [1]

     

    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)

     

     Plan de situation du manoir de Fontenay à Clitourps ; blason de la Manche https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_d%C3%A9partement_fr_Manche.svg

     

    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)     " Les dépendances s'ornent d'un donjon datant du 15e siècle. La famille Lamache à laquelle il appartint longtemps, descendrait de l'un des frères de Jeanne d'Arc. " [2] 

     

         " Ce manoir est représentatif des manoirs fortifiés du 16e siècle en Val de Saire. " [3]

     

         " L'édifice présente une disposition de deux bâtiments à angle droit à l'intérieur duquel se dresse une tour renfermant un escalier. Cette tour, de plan octogonale, domine les deux ailes qui n'ont chacune qu'un étage, d'un niveau plus élevé desservant les greniers. Le bâtiment de droite est assez court et se prolonge par quelques étables et pièces servant à l'exploitation agricole. Elles sont à un seul rez-de-chaussée. " [4]

     

    Ci-dessus, le donjon du manoir de Fontenay ; photo extraite de http://cotentin.canalblog.com/archives/2010/02/17/16950641.html

     

    Protection :

     

         " Logis, y compris le poulailler attenant ; grange, avec les bâtiments attenants (cad. A 456) : inscription par arrêté du 12 octobre 1990 " [3]

     

    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)   LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)

     

     Ci-dessus, deux photos extraite de http://www.vds-phl.fr/article-clitourps-circuit-de-decouverte-dans-le-val-de-saire-en-cotentin-45411711.html

     

    A proximité :

     

     LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)    O " Le manoir de Torgistorps - Domaine privé. Vendu comme bien national et acheté par Charles de la Tour. Il en subsiste quelques beaux vestiges, en particulier deux fenêtres ogivales en forme de lancette qui donnaient jour à l'ancienne chapelle. Aujourd'hui restauré et habité. " [2] 

     

         Dans le Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen âge en France de Charles-Laurent Salch (Editions Publitotal 1979), on trouve :

          " TORGISTORP, manoir antérieur à 1120, date à laquelle il est devenu prieuré. Constructions massives en ligne droite avec lourds contreforts. Le tout peu datable architecturalement, conserve cependant des détails nettement gothiques. (Frédéric Scuvée) " [5]  

     

    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)     O Le château de Grainteville du 16e siècle.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://www.vds-phl.fr/article-clitourps-circuit-de-decouverte-dans-le-val-de-saire-en-cotentin-45411711.html

    [3] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110657

    [4] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-manche-manoir-a-clitourps-manoir-de-fontenay.html

    [5] Extrait du Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen âge en France de Charles-Laurent Salch, éditions Publitotal, 1979.

     

    Bonnes pages :

     

    https://monumentum.fr/manoir-fontenay-pa00110657.html

    http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article10522

    http://cotentin.canalblog.com/archives/2010/02/17/16950641.html

    https://www.patrimoine-ecritoire.com/les-visites-conf%C3%A9rences-2019-2020/clitourps/

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  • LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados) LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados) LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)

     

         Si l'aspect du manoir de Coupesarte, sans doute le plus typique et le plus romantique des manoirs du pays d’Auge, est célèbre, c'est grâce aux photographes qui ont largement diffusé son image ; en revanche, son histoire reste assez méconnue et on trouve assez peu de choses à son sujet sur le net. [NdB]

     

    LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)

     

         " Le manoir (15e-16e siècles), entouré de douves et son corps de ferme, trône en pleine campagne. Il est en excellent état. L’architecture est typiquement augeronne : entre colombages faits de tuileaux et briques, pans de bois, deux échauguettes soutenues par des aisseliers de bois. C’est une propriété privée, mais on peut en faire le tour en respectant l’intimité des lieux. Le manoir de Coupesarte est sans doute le plus typique, le plus romantique et le plus attachant des manoirs du pays d’Auge. Tout le charme de cette admirable demeure réside dans ses imperfections : murs de guingois, dessin irrégulier, poutres difformes, etc. Le manoir a conservé sa fonction de ferme : on y trouve dépendances et étables, canards, oies, chevaux et vaches. (...)
    Coupesarte constitue une vision de rêve, émergeant de larges douves où frissonne le reflet de ces tourelles d'angle à béquilles. Il est difficile d'imaginer demeure plus Normande que cette ancienne place forte habillement transformée en manoir à vocation agricole. " [1]

     

    LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)   LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)

     

    Plan de situation du manoir de Coupesarte ; blason de la famille d'Anisy par Odejea, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8470637

     

    LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados) LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados) LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)

     

    Arcisse de Caumont, 19e siècle :

     

    LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)     " Près de l'église existe un beau manoir, composé de deux bâtiments formant équerre. Ces bâtiments, construits en bois, avec briques entre les colombages, sont entourés de fossés remplis d'eau. " [2]

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)     " Edifié au 16e siècle, le manoir aurait pu être une possession de la famille d'Anisy puis de la famille Le Prévost jusqu'à la fin du siècle suivant. Un sieur de Coupesarte est mentionné en 1653. La famille Le Vicomte en prend possession peu avant la Révolution. " [3]

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille d'Anisy par Odejea, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8470637 , à droite, blason de la famille Le Prévost de Coupesarte : de sinople, au chevron d'argent, accompagné en chef de deux roses de même, et en pointe d'un épervier empiétant une alouette, le tout d'or ; au chef cousu de gueules, chargé de trois croissants d'or. Blason par Gilloudifs.

     

    LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados) LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados) LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)

     

     Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; au centre, un plan extrait du cadastre napoléonien de 1810, Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/.

     

    Architecture

     

    LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)     " Le manoir est daté des 16e siècle, 17e siècle et 18e siècle. " [4]

     

         " Le manoir de Coupesarte est un manoir qui a conservé sont ossature originelle en bois et offre une unité architecturale exceptionnelle en Pays d'Auge. Construit sur des douves à partir du 15e siècle, les granges, écuries et étables datent du 17e siècle. Visite gratuite des extérieurs possible toute l'année. " [5]

     

    Ci-dessus, le manoir de Coupesarte par Nitot — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6908370

     

    LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)     " Le manoir actuel est construit sur une terrasse rectangulaire entourée de fossés. Les traces d'une ancienne tour trouvée dans les eaux à l'angle sud-ouest de la plate-forme laissent penser qu'un système défensif entouré de douves occupait déjà le site au 11e siècle.

         Les deux tourelles d'angle, soutenues par des aisseliers n'ont pas de rôle militaire mais étaient des latrines.

         Surplombant les douves à l'est et au nord, les deux parties du bâtiment en "L" s'ouvrent sur une vaste cour bordée d'arbres. À l'est, côté cour, la structure du corps de logis est celle d'un ouvrage du 15e siècle. Les combles sont couverts de tuiles de châtaigniers en partie restaurées. Les granges, écuries et étables datent du 17e siècle. " [3] 

     

    LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)

     

         " La façade a gardé de nombreux détails caractéristiques du bâti primitif. L'ossature est massive avec un encorbellement très marqué. La sablière d'étage et la sablière haute reposent sur des abouts de sommiers (ou de faux sommiers) renforcés par de puissantes consoles. L'entrecolombage du rez-de-chaussée a gardé l'apparence d'un torchis enduit à la chaux. " [6]

     

    Protection

     

         " Manoir et ses dépendances (granges, écuries) et ses douves (cad. 40, 39) : classement par arrêté du 21 octobre 1947. " [7]

     

          " Bien que propriété privée, les extérieurs sont accessibles au public en permanence. " [4]

          L'intérieur ne se visite pas.

     

    LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE COUPESARTE (Calvados)O Église Saint-Cyr (13e siècle) abritant retables, autels et tableaux classés à titre d'objets aux Monuments historiques.

     

     

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://nanienormandie.canalblog.com/archives/2015/07/27/32411847.html

    [2] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados, tome 5 - page 512 par Arcisse de Caumont (1801-1873) ; Éditeurs Derache (Paris) / Dumoulin (Caen) / A. Hardel () 1846-1867

    [3] Extrait du Bulletin de liaison : histoire, archéologie, ethnographie / Centre havrais de recherche historique Les Amis du vieux Havre (Le Havre) 2018 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k53250796/f28.item.r=%22manoir%20de%20Coupesarte%22

    [4] Extrait de Wikipédia

    [5] Extrait de https://www.authenticnormandy.fr/offres/manoir-de-coupesarte-mezidon-vallee-dauge-fr-2593067/

    [6] Extrait de https://www.flickr.com/photos/tourainesereine/3743792694

    [7] Extrait de https://monumentum.fr/manoir-pa00111246.html

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=manoir+de+Coupesarte

    O http://nanienormandie.canalblog.com/albums/_manoir_de_coupesarte_/index.html

    O https://www.dailymotion.com/video/x8eqju

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k53248379/f5.image.r=%22manoir%20de%20Coupesarte%22?rk=64378;0

     

    Dans cette vidéo, on peut découvrir quelques images du manoir de Coupesarte...

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  • LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne) LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne) LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne)

     

    Ci-dessus ; à gauche, une photo extraite de https://www.normandie-tourisme.fr/sites-lieux-de-visites/ferme-de-leglise/ ; au centre, une photo extraite de https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Boissei-la-Lande_ferme_de_l%27%C3%A9glise_manoir_XVIe_s.jpg ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

          A Boissei-la-Lande se voient une motte castrale et deux manoirs attenants qui sont devenus après la Révolution les bâtiments d'une ferme. Des travaux de réhabilitation sont en cours. [NdB]

     

    LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne)   LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne)

     

    Plan de situation de la ferme de l'Eglise à Boissei-la-Lande ;  blason de la famille de Heudey par Giloudifs.

     

    La Ferme de l'Église :

     

    LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne)     " La ferme forme un vaste quadrilatère à proximité de l'église. Elle comprend l'ancien manoir du 16e siècle " " avec à l'arrière une tour d'escalier circulaire du 13e siècle percée de meurtrières, " " des bâtiments de communs, les vestiges d'une motte féodale, le manoir du 17e siècle, une grange à dîme et un pressoir. (...)

         Le manoir du 17e siècle est un bâtiment rectangulaire flanqué de trois tours carrées " " deux de part et d'autre de la façade principale et une à l'arrière de l'édifice. " " L'intérieur conserve un escalier en bois, rampe sur rampe, à deux volées et balustres carrées. (...)

         Des vestiges de douves sont encore visibles au nord. " [1]

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1809, Archives de l'Orne, https://archives.orne.fr/

     

    LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne) LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne)

      

    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite https://monumentum.fr/ferme-eglise-pa00110747.html  ; à droite, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

         " Avant la Révolution, la seigneurie de Boissei appartient un temps aux familles de Heudey et de Viel des Parquets. " [2]

     

         " La propriété devait historiquement être rattachée au château de Médavy situé à quelques kilomètres. " [3]

     

    LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne) LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne) LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne)

     

    Ci-dessus, photos extraites de http://tourisme.aidewindows.net/orne/boissei-la-lande.htm#manoir-ferme-eglise

     

    Protection : 

     

         " Motte castrale ; façades et toitures du manoir du 16e siècle ; façades et toitures du manoir du 17e siècle ainsi que l'escalier en bois à balustres carrées : inscription par arrêté du 22 janvier 1986 " [1] 

     

         " Visite libre des extérieurs du manoir principal, du manoir primitif ainsi que de la motte castrale. " [3]

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne) LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne) LES REMPARTS DE BOISSEI-LA-LANDE (Orne)

     

    Ci-dessus : au centre, uen photo extraite du site Google Earth ; à droite, une photo extraite de http://tourisme.aidewindows.net/orne/boissei-la-lande.htm#eglise

     

         " Église Notre-Dame : édifice de style roman à nef unique commencé à partir du 12e siècle ; autres périodes de construction : 13e-14e ; 17e-18e ; cadran solaire datant de 1640. Inscription partielle aux Monuments historiques en 1986 puis totale en 2006. " [2]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110747

    [2] Extrait de Wikipédia

    [3] Extrait de https://www.normandie-tourisme.fr/sites-lieux-de-visites/ferme-de-leglise/

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  • LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-GAILLARD (Seine-Maritime)     On trouve à Saint-Martin-le-Gaillard les ruines d'un château possédé au 15e siècle par Jean de Béthencourt, aventurier normand conquérant des Canaries, qui fut seigneur de Saint-Martin-le-Gaillard. [NdB]

     

     

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://chateau-de-bellencombre.com/chateaux-forts-du-talou/

     

         " Le nom de la localité est attesté sous la forme Sancto Martino en 1050, Sanctum Martinum et Sancto Martino Jaillardo en 1059, Goiffrido de Sancto Martino au début du 12e siècle, Gaulterio de Sancto Martino en 1101, Gaufrido de Sancto Martino en 1107, Ecclesie Sancti Martini le Gueslart vers 1240, Ecclesia Beate Marie de Sancto Martino le Gaillart en 1283, Sanctus Martinus le Gaillart en 1337, Saint Martin le Gaillart en 1338 et en 1431, Saint Martin le Gaillard en 1362, Val-Gaillard en 1789, Saint Martin le Gaillard en 1793, Saint-Martin-Gaillard en 1801.

         Le nom de Saint-Martin désigne Martin de Tours (mort en 397).

         Le déterminant tire son nom d'une famille Gaillard ou Jaillard, citée en ce lieu dès le 11e siècle, de jaille, terme régional qui signifie « endroit bourbeux, marécageux » et a désigné un domaine a l'abord boueux ou marécageux, nom caractéristique d'un lieu devenu patronyme. (...)

         Jean de Béthencourt, 1360-1425, explorateur et conquérant français y possédait un château (où il serait né) qui fut détruit par les Anglais durant la guerre de Cent Ans. En retour, ces derniers furent brûlés dans l'église même du village, plus exactement dans le chœur de celle-ci, lui donnant la particularité d'avoir une partie datant du 13e siècle et une autre du 17e siècle. " [1] 

     

         " Depuis un demi-siècle, on était en pleines guerres en Normandie, guerres civiles et guerres contre l'étranger, guerres de partisans et guerres nationales : c'était le temps de Charles d'Evreux, le roi de Navarre, et de la guerre contre les Anglais, bientôt celui des luttes entre Armagnacs et Bourguignons, et le pays normand était trop souvent
    le champ des hostilités. J'observe que les forteresses ne se bâtissaient plus sur les hauteurs escarpées, mais de préférence au fond des vallées : faut-il croire que l'artillerie à feu, apparue à Crécy, avait introduit une tactique nouvelle. En effet, entourés d'étangs, bâtis sur les rivières, ces châteaux pouvaient, grâce au tir des nouveaux engins, barrer les vallées, interdire le passage à l'ennemi, l'arrêter et offrir des refuges aux habitants. C'est le temps où l'on voit surgir, ou se renouveler, aux environs de Dieppe, les petites forteresses de Dénestanville, du Mesnil-Haquet ou Charlemesnil, de Torcy, de
    Saint-Martin-le-Gaillard, de Brachy, de Laramerville, d'autres encore, toutes au pied des coteaux. "
    [2]

     

     

    Plan de situation de la motte de Saint-Martin-le-Gaillard ; blason de la famille Vautier de Saint-Martin-le-Gaillard http://daniel.derigal.free.fr/Oxygene%202014/Armoiries%20de%20Saint%20Martin%20le%20Gaillard.jpg

     

    LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-GAILLARD (Seine-Maritime)     " Regnault de Fontaines avait défendu en 1419, contre les Anglais la forteresse de Saint-Martin-le-Gaillard, située dans la vallée de l'Yères, en aval de Villey-le-Bas, au-dessus de Criel, avec Carados des Quesnes, qui, tous deux, avaient toujours été du parti du Dauphin. (...)

         Du château de Saint-Martin-le-Gaillard illustré par Regnault de Fontaines, il ne reste de nos jours qu'une motte informe, au milieu d'un herbage situé au Sud de la remarquable église de ce village, sur la droite de la route qui conduit, par la rive gauche de l'Yères, de Saint-Martin à Cuverville. Des bases de murailles tracent une ligne droite à fleur de sol parallèlement au cours de la rivière, avec les vestiges d'une levée de terre à une distance qui pourrait représenter la largeur des anciens fossés. Des pommiers sont plantés sur cette butte et ses flancs escarpés en interdisent l'escalade aux bovidés qui tondent le pâturage voisin. " [3] 

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         Le comté d'Eu renfermait douze baronnies : Sauchay, Grandcourt, Déville, Le Besle, Fréauville, Saint-Martin le Gaillard, Le Fresne, Ecotigny, Bosc-Geffroy, Mainières, Longroy et Cuverville. [NdB]

     

         Jean IV de Béthencourt, gentilhomme normand, né vers 1350, mort en 1425, fut chambellan de Charles VI et baron de Saint-Martin le Gaillard, dans le comté d'Eu.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-GAILLARD (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-GAILLARD (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-GAILLARD (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille Vautier de Saint-Martin-le-Gaillard http://daniel.derigal.free.fr/Oxygene%202014/Armoiries%20de%20Saint%20Martin%20le%20Gaillard.jpg ; au centre, blason d'Isabelle de Saint-Martin-le-Gaillard ? extrait de https://gw.geneanet.org/grillons64?n=de+saint+martin+le+gaillard&oc=&p=isabelle ; à droite, blason de la famille de Béthencourt par Groteddy — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3737007

     

         Son arrière grand père, Jean Vautier (1250-1340), baron de Saint-Martin-le-Gaillard, avait eu de son épouse Isabeau d'Harcourt (1265-1340) une fille Isabelle de Saint-Martin le Gaillard (1310-1358) qui épouse Jean II de Béthencourt (1310-1358), chevalier seigneur de Saint Vincent du Rouvray, Bethencourt et de Grainville la Teinturière. De leur union, naquit Jean III de Béthencourt, seigneur de Béthencourt-sur-Mer, de Saint-Vincent-de-Rouvray et de Grainville-la-Teinturière et baron de Saint-Martin-le-Gaillard, chambellan-majeur du duc de Bourgogne, né en 1335 et tué lors de la bataille de Cocherel en 1364. Marié à Marie de Bracquemont, tante de Robert de Bracquemont, amiral de France, ils sont les parents de Jean IV de Béthencourt.

         Ce Jean de Béthencourt est un explorateur qui mena en 1402 une expédition aux îles Canaries, débarquant à Lanzarote puis conquérant les îles de Fuerteventura (1405) et de Hierro. Béthencourt reçut le titre de seigneur des îles Canaries mais il reconnut comme son suzerain le roi de Castille. [NdB]

     

         " Jean de Béthencourt, gentilhomme normand, est né dans les environs de Dieppe.
         La terre de Béthencourt, dont il porte le nom, est située dans la commune de Sigy, près de Neufchâtel. Béthencourt était en outre seigneur de Grainville-la-Teinturière, de Saint-Saire, de Lincourt, de Riville, du Grand-Quesnay, de Huqueleu, etc, et baron de Saint-Martin-le-Gaillard.
         L'opinion la plus répandue est qu'il est né à Saint-Martin-le-Gaillard, où il avait un château-fort «
    qui fut pris et repris diverses fois ès-guerres entre François et Anglois, comme le rapporte Monstrelet, qui parle du dernier siège et ruine d'iceluy, en 1419. » [4] 

     

         " Jean III de Bethencourt avait hérité de la baronnie de Saint-Martin-le-Gaillard de par sa grand-mère Isabeau de Saint-Martin, dit un auteur, qui en estoit dame, côme il appert par un titre de l’an 1363. Cette maison de Saint-Martin tirait son origine du chevalier Gaultier de Saint-Martin, frère de Guillaume II Martel, et fils de Guillaume Ier Martel, sire de Bacqueville ; ils descendaient, par les femmes, d’un frère de la duchesse Gonnor. Saint-Martin-le-Gaillard est situé dans le canton d’Eu. Sa baronnie relevait des comtes d’Eu ; il y existait un chasteau fort, qui fut pris et repris diverses fois entre François et Anglois, comme le rapporte Monstrelet, qui parle du dernier siege et ruine d’icciuy en 1419 (Voir les Chroniques de Monstrelet, tome 1er, page 209.) " [5] 

     

    Chroniques de Monstrelet, 15e siècle :


    LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-GAILLARD (Seine-Maritime)     " Et tôt après fut assise des dits Anglois la forteresse de Saint-Martin-le-Gaillard, dedans laquelle étoit Regnaut de Fontaines, messire Karados de Quesnes, avecque aucuns autres qui avoient toujours tenu la partie du dauphin et du duc d'Orléans.
         Auquel lieu des dits assiégeants étoit capitaine un vaillant homme nommé messire Philippe Le Lis ; mais de la dite forteresse, nonobstant le siège, se partit secrètement par nuit le dit messire de Karados, et alla à Compiègne devers le seigneur de Gamache, qui pour ce temps en étoit capitaine. Auquel il requit très instamment qu'il voulsit assembler gens pour lever le siège dessus dit.
         Le quel sire de Gamache, au plus bref qu'il put, fit très grosse assemblée, et manda Antoine et Hue de Beaussaut, frères, et moult d'autres gentilshommes tenant la partie du dauphin, et aussi plusieurs tenant la partie de Bourgogne : tant qu'en tout assembla bien seize cents combattants ou environ, atout lesquels il chevaucha en tirant au lieu dessus dit ; et vint vers soleil levant au-dessus de ladite forteresse ; et là mit ses gens en ordonnance, et commit quatre cents combattants pour aller devant gagner les barrières qu'avoient faites les dits Anglois.
    Auxquelles barrières furent trouvés environ soixante Anglois gardant icelles, lesquels très âprement se défendirent et gardèrent le pas ; mais enfin ils furent déconfits et tous mis à mort, excepté aucuns qui se sauvèrent par fuite. Et adonc le dit sire de Gamache, suivant ses gens assez roidement, entra en la ville, où les dits Anglois étoient logés ; mais la plus grand'partie étoient déjà retraits en une grand'église qui étoit en la ville, atout leurs chevaux, et là très fort se défendirent. Et en conclusion, pource que les dessus dits Anglois pouvoient avoir bref secours de leurs gens qui étoient sur les marches, le dessus dit sire de Gamache fit bouter le feu dedans la forteresse, et emmena sauvement ceux qui étoient dedans. Et furent à cette besogne faits nouveaux chevaliers Antoine de Beaussaut, Gilles de Rouvroy et aucuns autres. "
    [6]  

     

    Ci-dessus, une photo aérienne prise depuis le nord extraite du site Google Earth.

     

         " Item, en ce temps les Englez tindrent siège devant Saint-Martin-le-Gallart, et estoit dedans Rigaut de Fontaynes ; mais le sire de Gimriches (Gamaches), qui estoit au Dauffin, vaillant chevallier de son corps, assembla foison de gens et alla lever le siège. Et y eut des Englez tuez à foison, et les aultres se retrairent dedens l'église de la ville : et estoit leur chief ung chevallier nommé messire Phelipe Liz,
    qui mout estoit vaillant. " [7]  

     

    LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-GAILLARD (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-GAILLARD (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus, deux photos extraites du site Google Earth.

     

         " Pendant que Jean de Béthencourt accomplissait le dessein de Sertorius traqué par le lieutenant de Sylla, les Anglais ravageaient la Normandie et mirent enfin le siège devant la forteresse de Saint-Martin le Gaillard. Le passage du chapitre CCXXVIII de Monstrelet est un curieux document à consulter (voir ci-avant). Le chroniqueur contemporain y raconte tout au long l'histoire de ce siège : son récit est clair, la forteresse a été brûlée ; mais il ne dit pas que le feu ait été mis à la « grand' église » par Regnaut de Fontaine. Cependant, sur la foi de traditions recueillies beaucoup plus tard, des antiquaires normands, auxquels la science doit d'ailleurs d'utiles recherches, ont écrit que l'église avait été brûlée par Regnaut de Fontaine, avec deux cents Anglais, dit l'un, et sept cents selon d'autres, qui s'y étaient réfugiés, et que l'opposition de style qui divise l'édifice viendrait de la nécessité où l'on se trouva de le rebâtir en partie. Il n'est guère vraisemblable que Monstrelet, enfant d'un siècle religieux jusqu'à la superstition, après avoir fait mention de l'incendie de la forteresse, ait oublié, s'il a eu lieu, un événement aussi marquant que l'autodafé de centaines d'Anglais, consumés par les flammes avec le sanctuaire qui leur servait de lieu de refuge.
         Toutefois l'église dut souffrir et de la défense de ces Anglais et de l'attaque des Français, parmi lesquels on est surpris de ne pas trouver le baron de Saint-Martin-le-Gaillard, car ceci se passait au mois d'août 1419, et Jean de Béthencourt était de retour en France depuis 1406, jouissant de prérogatives royales sur les Canaries, où il avait laissé son neveu Maciot de Béthencourt, avec ses instructions pour les gouverner. Il semble que le seigneur devait être à la tête des défenseurs de son domaine. Mais, à cette époque, le baron de Saint-Martin-le-Gaillard était retenu à la cour par ses fonctions de chambellan de Charles VI, ou peut-être déjà par la maladie ou les infirmités dont il mourut, en 1425,
    dans son château de Grainville la Teinturière, d'autres disent la Tuerie. "
     [8] 

     

    A proximité :

     

     

         Eglise Notre-Dame de Saint-Martin-le-Gaillard : " intéressante église des 12e, 13e et 16e siècle (la face Ouest, a été refaite de nos jours ; à l'intérieur, piliers sculptés, clefs de voûte, fonts baptismaux du 16e siècle ; clocher de 1599). " [9] 

         Classement par arrêté du 17 novembre 1921.

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait du Bulletin de la Société de l'histoire de Normandie – Éditeur A. Lestringant (Rouen) 1925 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5500651k/f158.item.r=%22Saint-Martin%20le%20Gaillard%22.texteImage

    [3] Extrait de Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie – Editeurs : (Amiens) / A. Caron (Amiens) / Duval et Herment (Amiens) / Duval et Herment (Amiens) / J.-B. Dumoulin (Paris) / J.-B. Dumoulin (Paris) / A. Chossonery (Paris) / A. Chossonery (Paris) / A. Picard (Paris) 1941 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65659882/f179.item.r=%22Saint-Martin%20le%20Gaillard%22.texteImage

    [4] Extrait de l'Histoire de la ville de Dieppe depuis son origine jusqu'à nos jours par Alexandre Bouteiller (1833-18..?) Éditeur (Dieppe) 1878 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1416712/f88.item.r=%22Saint-Martin%20le%20Gaillard%22.texteImage

    [5] Extrait de la Description géographique, historique, monumentale et statistique des arrondissements du Havre, Yvetot et Neufchatel suivie de l'histoire communale des environs de Dieppe. Partie 2 par Auguste Guilmeth – Éditeur (Paris) 1838 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32154238/f348.item.r=%22Saint-Martin%20le%20Gaillard%22.texteImage

    [6] Extrait de la Chroniques de Monstrelet (France, Angleterre, Bourgogne) : 1400-1444 / avec notice biographique et littéraire par J.-A.-C. Buchon – Auteur : Enguerrand de Monstrelet, (1390?-1453) – Éditeur : H. Herluison (Orléans) 1875 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6293002x/f473.item.r=%22Saint-Martin%20le%20Gaillard%22.texteImage

    [7] Extrait des Mémoires de Pierre de Fenin : comprenant le récit des événements qui se sont passés en France et en Bourgogne sous les règnes de Charles VI et Charles VII (1407-1427) (Nouvelle édition, publiée d'après un manuscrit, en partie inédit, de la Bibliothèque royale) par Pierre de Fénin (13..-1433?), auteur du texte – Éditeur (Paris) 1837. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65494777/f162.item.r=%22Saint-Martin%20le%20Gaillard%22.texteImage

    [8] Extrait de la Revue des beaux-arts : Tribune des artistes : fondée et publiée sous les auspices de la Société libre des beaux-arts (Paris). Éditeur (Paris) 1854 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6276560g/f96.item.r=%22Saint-Martin%20le%20Gaillard%22.texteImage

    [9] Extrait de (Source: Criel-sur-Mer en images, Criel-sur-Mer Notice Géographie et Historique J. VACANDARD) http://criel.canalblog.com/archives/2012/12/08/28592137.html

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  • LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure) LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure) LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)

     

    Ci-dessus, à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Le manoir de Sainte-Geneviève "des Brumes" à Bouchevilliers.

     

    LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)     On trouve à Bouchevilliers le manoir Sainte-Geneviève, rebaptisé par une inspiration poétique « manoir des Brumes », des 14e, 15e et 18e siècles avec un pigeonnier du 16e siècle. On le retrouve au 19e siècle signalé sur les cartes postales comme ferme. Inscrit Monument Historique en 1974, c'est une propriété privée, lieu de séminaires... [NdB]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://www.bedouk.fr/le-manoir-des-brumes,L63879

     

    Bouchevilliers

     

         " Il faut arriver le soir à Bouchevilliers, quand les nuages roulent bas vers l'horizon de coteaux, et que le vent, balayant la vallée, arrache des plaintes et des appels aux vieux arbres torturés. Les brumes qui montent de l'Epte ouatent le vert sombre des pâturages, métamorphosent les saules en ombres irréelles. On se sent alors envahi par un étrange sentiment de fascination. " [1]

     

         " On note plusieurs orthographes : " Bouche-Villers" en 1750. Selon un plan établi pour Mme la Marquise de Dauvet en 1753 on écrit : " Boucheviller ". Dans le dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, on retrouve l’interprétation suivante : " Bochin Vilarium " vers 1209 d’un nom de femme germanique " Bugga " d’un nom d’homme germanique " Buchinus " et du latin " Villare " signifiant ferme. Un autre document fait de Bouchevilliers un village gallo romain dont le nom viendrait de Bouche de la vallée. " (...)

         Aujourd’hui, Bouchevilliers a une position qui le situe à la limite du département de l’Eure mais également en bordure de la Seine-Maritime et de l’Oise et vous permet de parcourir trois départements en quelques centaines de mètres. " [2]

     

    LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)   LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)

     

     Plan de situation du manoir Sainte-Geneviève des Brumes à Bouchevilliers ; blason de la famille de Guisancourt extrait de https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_ville_fr_Guizancourt_80.svg

     

    LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure) LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure) LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)

    Ci-dessus : à gauche et au centre, photos extraites de https://www.bizmeeting.fr/salle-de-reunion/bouchevilliers/manoir-des-brumes ; à droite, une photo extraite de https://dark58.skyrock.com/photo.html?id_article=3180370485&id_article_media=45525948

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)     " Bouchevilliers présente une situation doublement originale. Car il ne faut pas oublier que cette vallée de la rivière de l’Epte fut pendant l’occupation anglaise une zone frontière. On notait sur la rive droite ceux qui dépendaient à Rouen et Lihons (Lyons la Forêt) de la Normandie gardée par le roi d’Angleterre et sur la rive gauche ceux groupés autour du manoir de Sainte-Geneviève qui faisaient parties du comté de Chaumont-en-Vexin et dépendaient du parlement de Paris. On a du mal à imaginer qu’un si petit village était tiraillé entre deux provinces. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://fr.foursquare.com/v/manoir-des-brumes/4c7365d37121a1cdf32c65d1/photos

     

         " Le domaine de Bouchevilliers est mentionné en 1308 lors de sa donation par Philippe-Auguste à Enguerrand de Marigny. " [3]

         " Le plus ancien document actuellement connu mentionnant Bouchevilliers (De Bouchevilla cum manori o Sancte Genoveje) date de 1308. Il faisait état de la donation du manoir à Enguerrand de Marigny, natif de Lyons-la-Forêt. " [1]

     

         " Situé au bord de l'Epte, le manoir est daté des 13e-14e siècles et protégeait la frontière entre la Normandie et l’Île-de-France. L'édifice a été le théâtre d'affrontements durant la guerre de Cent Ans. " [3]

     

    LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)     " Du 13e au 18e siècle, le manoir est le fief de trois grandes familles normandes : Bouchevilliers, Guisancourt et Roncherolles qui pendant cinq siècles ont veillé sur la vallée, le coteau et la plaine. " [4]

     

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille de Guisancourt extrait de https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_ville_fr_Guizancourt_80.svg ; à droite, blason de la famille de Roncherolles par Tretinville — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16406895

     

    La famille de Bouchevilliers

     

         « Parmi les personnages dignes de mémoire qui ont contribué à l’histoire de cette famille nous trouvons : Reynaud, seigneurs du dit lieu près Gisors (Eure), damoiseau, varlet du roi, bailli royal du Vivarais et Valentinois (1311), puis du Velay (5 oct. 1320 - 5 oct. 1321). En consultant des anciens documents on peut dire, sans risque de trop avancer, que cette famille représente une des plus anciennes et honorables de plusieurs régions françaises. On la retrouve à différentes époques, en diverses localités surtout en Champagne et en Bourgogne composant le département de l'Aube. " [5] 

     

     LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)

     

    Ci-dessus, photos extraites de https://www.eure.gouv.fr/content/download/18597/127378/file/ESSENTIEL_CONSEIL_99%20Bouchevilliers_Manoir%20sainte%20Genevi%c3%a8ve%20des%20Brumes_ZFSP.pdf

     

    LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)     " Au 18e siècle, la demeure passe entre les mains de différents personnages, dont un certain Armand Jean François de Lescalopiet, conseiller du roi, seigneur de Neuf-Moulins " [4] "...dont les armes étaient « de gueules à la croix d'or contournée de quatre croissants de même...»
         Par la suite, comme tant d'autres nobles demeures de France, le manoir se retrouve rabaissé, à plusieurs reprises, au simple rang de ferme, avec les bouleversements révolutionnaires. "
    [1]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Lescalopier extrait de http://ekladata.com

     

         " De grandes campagnes de restauration sont entreprises à partir des années 1950. Actuellement, le manoir accueille un gîte pour les séminaires d'entreprises. " [3]

     

    Architecture

     

    LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)     " Très restauré au 16e siècle, le manoir comprend un corps de logis principal flanqué de tours rectangulaires au Sud et à l'angle nord-est. Les façades du logis associent des parements de briques, de silex et de moellons enduits. La tour à l'angle nord-est se distingue par la pierre de taille, utilisée pour les chaînes d'angle, les encadrements de baies et certaines assises. Plusieurs portes en plein-cintres et de nombreuses fenêtres à meneaux sculptés ont subsisté. Parmi les dépendances figurent un ancien moulin à eau et un colombier octogonal en briques polychromes. Au 18e siècle, le logis, devenu le siège d'une exploitation agricole, sert de grenier à blé et présente un état dégradé à la Révolution. " [3]

     

    Ci-dessus, plan extrait du casastre napoléonien de 1840 ; Archives de l'Eure, https://archives.eure.fr/

     

    LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)

     

    Ci-dessus, photos extraites de https://fr.foursquare.com/v/manoir-des-brumes/4c7365d37121a1cdf32c65d1/photos

     

    Protection :

     

         " Façades et toitures du manoir et du pigeonnier (cad. A 52) : inscription par arrêté du 10 avril 1974. " [6] 

     

    Légende :

     

         On rapporte la légende d'Isabelle la maudite :

     

         " A cet antique manoir, dont l'origine exacte ne nous est pas connue, se rattache nombre de légendes plus ou moins symboliques. Celle d'Isabelle de Bouchevilliers, la Maudite, semble particulièrement vivace lorsqu'on l'évoque en contemplant la masse sombre et méprisante du château, lorsque l'on écoute le chant des vieilles pierres, ou que les yeux se noient dans les flammes hautes et mouvantes de la vaste cheminée, dans la salle commune...
         La nuit de Noël, à Bouchevilliers, plus qu'ailleurs encore, n'est pas une nuit comme les autres... Les cloches de l'église, à minuit, n'évoquent pas l'amour, mais la malédiction, l'orgueil, et la folie... La lune blafarde au ciel obscur, irradie les brumes en leur fantastique et solennel ballet, les ombres, les bruits assourdis de la nuit, le silence même, chaque chose semble un appel au maléfice. Le village aux toits bas, traversé par l'Epte sinueuse, dominé par la masse insensible du manoir, cerné par les vapeurs de décembre, paraît appartenir à une quelconque vallée des sortilèges. Isabelle la Maudite revient...

         Une fois encore, elle, qui ne craignait ni Dieu ni Diable, que son orgueil avait placée au-dessus des hommes et de la vie, a rendez-vous avec elle-même, avec le défi qu'elle avait jadis lancé. Cette même nuit, en 1470, la neige tombait à gros flocons sur Bouchevilliers. Autour des troncs d'arbres qui brûlaient dans la vaste cheminée, domestiques, hommes d'armes, invités attendaient l'heure de la messe tout en festoyant.
         Une seule personne demeure à l'écart : l'hôtesse, Isabelle de Bouchevilliers, mystérieuse, vibrante et belle, toujours dolente de son seigneur éventré par un sanglier au cours d'une tragique partie de chasse.
         A mesure que l'heure avance, son regard se fait plus fixe, tourné vers la campagne ensevelie de neige.

         Soudain, se produit un choc contre une fenêtre, sans doute quelque oiseau de nuit, et les prunelles d'Isabelle s'agrandissent encore...
    Depuis la mort de son époux, elle semble indifférente, comme détachée du monde, insensible et lointaine. Désir de vengeance ou soif de braver, de défier l'univers entier, elle se lève soudain: « Je vais chasser ! »
    Personne, ni le curé, ni ses parents, ni les invités, personne ne peut la retenir. Elle fait seller son cheval, celui de sa fille. Les valets couplent les chiens. Mais personne ne se montre assez brave pour la suivre.
    Elle s'enfonce seule dans la nuit poudreuse, suivie par sa fillette tremblante de peur, gagne au grand galop les sentes glacées de la forêt de Lyons, hurlant pour lancer ses chiens.

         Les gens du manoir retrouvent la petite fille le lendemain matin, transie de froid et de peur, cramponnée à l'encolure de son cheval, en pleine forêt...

         Mais personne ne revit jamais Isabelle et sa meute. Aussi, depuis, chaque nuit de Noël, passent Isabelle la Maudite et sa meute infernale. Dans le village, les chiens hurlent à la mort, des ombres inquiétantes reprennent possession du manoir, le vent hurle dans les combles, apportant les rumeurs d'une galopade insensée...
         C'est encore à des chasseurs qu'a trait une autre légende du manoir. Un groupe de seigneurs avait capturé un blaireau. Or, il s'agissait du Diable ainsi métamorphosé. Ils se réfugièrent au château et barricadèrent les portes, mais ils moururent tous aussitôt… Parfois aussi, les jours d’orage, retentissent les cris d’horreur et les appels désespérés d’un certain Nicolas Fignère, assassiné au Valmontet, dans des circonstances particulièrement mystérieuses… " [1]

     

    LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure) LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE BOUCHEVILLIERS (Eure)     O " L'église Saint-Ouen du 16e siècle, Classée MH (1961), avec des vitraux de Jacques Villon, Roland Bierge, Maurice-Élie Sarthou, Jean Marzelle, Jean Chevolleau, Danièle Perré. " [7]

     

     

     

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://arupe.e-monsite.com/pages/fantomes/le-manoir-des-brumes.html

    [2] Extrait de https://www.tourismedes4rivieresenbray.com/nos-communes/bouchevilliers/

    [3] Extrait de https://www.eure.gouv.fr/content/download/18597/127378/file/ESSENTIEL_CONSEIL_99%20Bouchevilliers_Manoir%20sainte%20Genevi%c3%a8ve%20des%20Brumes_ZFSP.pdf

    [4] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-eure-manoir-a-bouchevillier-manoir-de-ste-genevieve.html

    [5] Extrait de https://www.heraldrysinstitute.com/lang/es/cognomi/Bouchevilliers/idc/675793/#

    [6] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00099352

    [7] Extrait de Wikipédia

     

    Bonnes pages :

     

    Site officiel : https://www.moulindelaforge.com/maisons/manoir-des-brumes

     

    https://fr-fr.facebook.com/ManoirDesBrumes/

     

          Le lieu n'a évidemment rien de hanté mais les amateurs de fantômes se plaisent à raconter moult histoires de revenants. C'est ainsi qu'au manoir de Sainte-Geneviève dit " des Brumes ", trois moines et une femme apparaitraient aux visiteurs sur fond de bruits inquiétants. Un cercueil fantôme aurait également été aperçu dans les couloirs du manoir... et ce n'est pas tout, voir ci-après...

     

    O http://arupe.e-monsite.com/pages/fantomes/le-manoir-des-brumes.html

    O https://dark58.skyrock.com/3180370485-Les-lieux-les-plus-mysterieux-Le-manoir-hante-de-Bouchevilliers.html

    O http://la-famille-quel-bonheur.kazeo.com/le-manoir-hante-a121845746

    O https://www.cnews.fr/divertissement/2020-06-28/paranormal-voici-le-top-5-des-maisons-hantees-en-france-429158 

     

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