• LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite du site Google Earth ; au centre, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, un document extrait du cadastre napoléonien de 1823 - Archives de la Seine-Maritime  http://www.archivesdepartementales76.net/ : la parcelle circulaire correspond à la motte féodale.

     

          On trouve sur la commune de Gommerville, une motte féodale qui était le chef-lieu de la châtellenie de Rame ou Rames. Elle fut possédée au Moyen Âge par la famille d'Estouteville puis par la famille Martel. [NDB]

     

         " Le nom de la localité est attesté sous la forme Gomervilla en 1181. " [1]

     

         « Château fort de Roger de Rames, compagnon de Guillaume le Conquérant en 1066. Mention d'un moulin en 1165. En 1343 : fondation par Robert d'Estouteville d'une chapelle seigneuriale dans son manoir de Rames. Seul vestige du château fort : la motte. Une ferme occupe la basse-cour. " [2]

     

         La châtellenie de Rames entre dans la famille d'Estouteville lors du mariage de Léonelle de Salisbury, dame de Rames, fille d’Erard de Rames et de Marguerite de Lannery, décédée en 1214, avec Robert III d'Estouteville (1130-1185). [NDB]

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)

     

    Plan de situation de la motte de Rames à Gommerville ; blason de la famille d'Estouteville par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3791288

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)     " Rames, l.d. (c. Gommerville, cant. Saint-Romain-de-Colbosc). Édouard de Salisbury concède à Boscherville une rente sur ses hôtes de Rames, début du 12e siècle (arch. S. M. 13 H 252). Le fief de Rames et détaché de Rogerville et constitué en « honneur » (Henri II, 636) au profit de Robert d'Estouteville lors de son mariage avec Léonie de Rames peu avant 1183 (Gabriel de la Morandière, Histoire de la maison d'Estouteville, p. 58). Le contrat d'inféodation oblige Robert à assister une fois par an aux plaids de Rogerville (Scripta, 643 F). (...)

     

    Ci-dessus, une photo extraite du site Google Earth.

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)     C'est une motte rectangulaire, haute de 3 mètres, munie d'un fossé à fond de cuve. Elle fut le centre d'un gros fief qui fut démembré de la seigneurie de Rogerville pour servir de dot à Léonie de Rames, lorsqu'elle épousa Robert d'Estouteville aux alentours de 1180. Une charte de Valmont qualifie ce fief d'« honneur ». Il est plausible que l'érection du château ait suivi de peu l'installation de Robert d'Estouteville à Rames. Un acte de Boscherville signifie que l'abbé abandonne à Robert une rente que les moines percevaient sur les hôtes de Rames, en échange d'une autre rente, de valeur équivalente, sur un moulin de Brévedent. Le contrat rappelle beaucoup dans ses modalités celui de l'échange Gouy-Ancourteville, qui nous est apparu comme consécutif à la construction du château de Cleuville. La création de l'« honneur » de Rames intervient au moment même où la fortune des Estouteville s'accroît brusquement de façon considérable, grâce à l'obtention des terres des Martel, de la châtellenie du Bec-de-Mortagne et d'éléments importants du domaine royal. " [3]

     

    Ci-dessus, blason de la famille d'Estouteville par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3791288

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)     1420 : " Mahaut d'Estouteville héritière de son frère Robert des seigneuries de Rames, de la Ramée et du Bosc-Achart, épousa en 1420 Guillaume IX Martel, seigneur de Bacqueville et de Saint-Vigor, capitaine de Château-Gaillard où il fut fait prisonnier par les Anglais après la reddition de la forteresse. Cest ainsi que l'importante châtellenie de Rames à Gommerville, dont on peut voir encore aujourd'hui la motte féodale, passa aux mains des Martel. De plus, leur fille Jacqueline (1422-1472) épousa Jean de la Heuze, chevalier, seigneur de la Heuze et de Bailleul, baron d'Ecotigny, chambellan du roi et capitaine des gentilshommes du bailliage de Caux. " [4] 

     

    Ci-dessus, blason de la famille Martel par Yricordel — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19331729

     

         " Basqueville et tous les autres domaines de Guillaume IX, de sa femme et de sa mère, sont donnés par le roi anglais à Thomas Beaumont ou de Beaumont, chevalier qui, en 1433, présentant à la chapelle du château de Rames est qualifié de seigneur de Basqueville et de Brachy..." [5]

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)     " Gommerville, canton Saint-Romain-de-Colbosc. - Lieu-dit : Rames. - Parcelle cadastrale : B 148. - Coordonnées Lambert : 207,40 - 457,91. - Fief : Lillebonne, 17 A.

         La motte de Rames est, parmi toutes celles ici décrites, la seule motte authentique, c'est-à-dire réellement haussée, qui soit de forme quadrangulaire. Elle est située au voisinage d'une ferme isolée, à 800 mètres au sud du noyau villageois, dans un site de plaine. Sa masse oblongue est dissimulée au centre d'un taillis fort dense qui s'adapte au contour de la fortification. Elle est rectangulaire (20 X 12 m) et sa hauteur atteint quatre mètres ; on l'a en partie éventrée vers l'est, mais sa moitié ouest a conservé une forme régulière et élancée. Autour elle est munie d'un fossé à fond de cuve large de six à dix mètres, fermé à l'extérieur par une levée de terre haute d'environ 2,50 mètres. Cette levée est doublée à son tour d'un fossé, en V contrairement au précédent, profond de quatre mètres, que cerne encore un petit talus haut de un mètre ceinturant l'ensemble. Le site offre donc l'exemple rare d'une double ligne défensive. A noter que le tracé des enceintes s'incurve progressivement au fur et à mesure qu'elles s'éloignent du centre de l'ouvrage. De rectangulaire, la silhouette devient pratiquement ovale (100 X 80 m). A remarquer encore que le rempart intermédiaire s'élargit vers l'est jusqu'à former une sorte de socle plat et allongé, large de 8,50 mètres, parallèle à la motte. On y voit des amas de tuiles brisées et des affleurements de maçonnerie. Serait-ce un dispositif d'entrée, protégeant ce pont-levis dont fait mention un aveu du 17e s. ?. S'agit-il plutôt du site de la chapelle que Raoul d'Estouteville fonda dans le château de Rames en 1343 ? Les éléments de comparaison manquent pour interpréter en termes sûrs cet ouvrage qui s'écarte totalement des normes locales habituelles. " [3]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne 1950-1965 extraite du site Géoportail : la motte féodale est visible car le site n'est pas encore recouvert par la végétation.

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)A gauche, une photo du pigeonnier de Rame extraite de http://pigeonniers-de-france.chez-alice.fr/seine_maritime_4545.htm

     

     

    Le château de Filières :

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)     " Château en majeure partie du 18e siècle, construit par Victor Louis. Aile gauche d'époque Henri IV, ensemble faisant partie d'un ancien château fort du 12e siècle. Dans les salons, mobilier, sculpture, d'Ingres, objets d'art des quatre coins du monde. Salons chinois, allées de hêtres, rhododendrons. " [6] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de l'Inventaire Mérimée

    [3] Extrait de L'apparition des seigneuries châtelaines dans le Grand-Caux à l'époque ducale par Jacques Le Maho. In : Archéologie médiévale, tome 6, 1976. pp. 5-148 ; doi : https://doi.org/10.3406/arcme.1976.1307https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1976_num_6_1_1307

    [4] Extrait de Un village cauchois : Lammerville par Pierre Jamme - Editon Bertout-Luneray - 68 pages

    [5] Extrait de https://docplayer.fr/69394560-De-bacqueville-famille-martel.html

    [6] Extrait de http://www.normandie-tourisme.fr/pcu/chateau-de-filieres/gommerville/fiche-PCUNORM00FS000C8-1.html

     

    Bonnes pages :

     

    La famille d'Estouteville : http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Estouteville.pdf

    La famille Martel : https://docplayer.fr/69394560-De-bacqueville-famille-martel.html

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  • LES REMPARTS DU LANDIN (Eure) LES REMPARTS DU LANDIN (Eure) LES REMPARTS DU LANDIN (Eure)

      

    A gauche, une photo aérienne extraite de https://q-xx.bstatic.com/images/hotel/max1024x768/961/96126344.jpg ; au centre, une photo extraite de https://marinas.com/view/landmark/vqsv6_Le_Landin_Castle_Landmark_Le_Landin_High_Normandy_France#&gid=1&pid=1 ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.; le site du Câtelier est caché par les arbres.

     

         " La commune du Landin est située sur la rive gauche de la Seine à la naissance du méandre de Brotonne, dans un vallon, dont le sommet est appelé le Câtelier, qui permet d'accéder au fleuve. Elle est bordée par la forêt de Brotonne qui est située dans le département de la Seine-Maritime. Elle fait partie du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande. " [1]

     

         " Les vestiges d'une puissante motte féodale, située à proximité de l'actuel château, rappellent l'importance de la forteresse d'origine où Jean sans Terre aurait séjourné. Entre autres propriétaires du fief du Landin, on retiendra la famille Garin de la fin du 15ème à la fin du 17è siècle, à laquelle a succédé l'abbaye de Jumièges avant l'acquisition vers 1760 par l'abbé de Boisemont. Ce dernier a fait planter un parc et bâtir un château qui constitue l'origine du château actuel. Le marquis de Chaumont-Quitry, chambellan de Napoléon III, a donné à l'édifice sa physionomie actuelle entre 1850 et 1860, avec l'avant-corps arrondi couvert d'un dôme et l'ensemble des décors intérieurs. Il a remanié le parc et fait construire la plupart des dépendances. " [5]

     

    LES REMPARTS DU LANDIN (Eure)   LES REMPARTS DU LANDIN (Eure)

     

    Plan de situation de la motte du Landin ; blason du royaume d'Angleterre.

     

    Historique

     

         " 911 : Charles le Simple abandonne à Rollon le territoire qui deviendra le duché de Normandie. Le Landin fait alors partie du domaine ducal.

     

    LES REMPARTS DU LANDIN (Eure)     1015 : Hauville, la forêt de Bretonne et le Landin sont donnés à Gilbert Crespin.

         1050 : Crespin donne ses terres à l’abbaye de Jumièges. 

     

    Blason de la famille Crespin par User : Ssire Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Ssire., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5012623

     

     

    LES REMPARTS DU LANDIN (Eure)     1119 : L’abbé de Jumièges cède à Hubert de Lisieux pour une durée de trente ans le fief de Hauville. Sur une des côtes du Landin s’édifie un manoir où les abbés de Jumièges aiment à se retirer. " [3]

     

    Blason de l'abbaye de Jumièges par Chatsam - Eie werk, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9840806

     

     

     

    LES REMPARTS DU LANDIN (Eure)     1123 : " Il fut acheté à l’abbaye de Jumièges en 1123 par Galeran de Meulan ou l’un de ses vassaux (...) Un manuscrit exceptionnel y atteste la construction d’une structure fortifiée (castellum ), en 1123, un an avant le siège par Henri Ier Beauclerc du château des comtes de Meulan à Vatteville-la-Rue... " [4]

     

    Blason de la famille de Meulan par Odejea, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4043234

     

         " Fin 12e, Jean de Mortain, plus connu sous le nom de Jean Sans Terre, duc de Normandie, devient roi d’Angleterre. Il vient habiter plusieurs fois le manoir construit sur une motte féodale, pour lequel il dépense des sommes considérables pour le fortifier. La motte féodale du château du Landin est l’une des mieux conservée de la région.

         1205 : Le manoir devient propriété du roi de France Philippe Auguste après la conquête de la Normandie.

         Fin 15e, les ports de la Foulerie et du Gouffre permettent l’embarquement des produits du plateau du Roumois vers Rouen. La route de la Foulerie date de cette époque. La période sous occupation anglaise fut noire, les paysans quittant les terres du Landin pour se cacher des ennemis.

         1450 : Alors qu’Agnès Sorel se meurt au Mesnil sous Jumièges, Charles VII, venu chassé au Landin, se perd dans la brume puis se retrouve grâce au son de la cloche du presbytère.

         1459 : Dunois chasse les Anglais du Roumois.

         1541 : Le fief du Landin est tenu par Jean Garin, écuyer reçu au parlement en 1542, et bienfaiteur de l’hôpital de Rouen.

         1685 : La petite fille de Garin se marie à François Harden de la Mare-Boc qui dilapide sa fortune et doit céder ses terres à Pierre Cousin, receveur général. Ce dernier échangera ses terres avec l’abbaye de Jumièges, contre la seigneurie de Conteville, près de Pont-Audemer. Puis l’abbaye vend le Landin à la duchesse de Chaulnes d’Ailly.

         18e, la duchesse cède le Landin à Nicolas Thirel de Boschanel, abbé de Boismont, prédicateur ordinaire du roi et membre de l’Académie Française. Il est l’auteur de « Panégyrique de Saint-Louis », « d'Oraisons funèbres » et de « Discours » prêchés dans l’église de la charité, et qui permit de lever des sommes suffisantes afin de bâtir un hôpital ecclésiastique et militaire dont La Rochefoucault avait conçu l’idée. L’hôpital fut construit à Montrouge.

         1757 : L’abbé de Boismont obtient l’abbaye de Grestain, et édifie un superbe château près de l’emplacement de l’ancien manoir.
         1779 : De nombreux chemins sont tracés, des allées de tilleuls plantées, ainsi que des cèdres du Liban et de l’Himalaya, et des hêtres de la Patte d’oie.
         1786 : Mort de l’abbé de Boismont. La seigneurie du Landin appartient désormais à Mr Louis le Halleur, négociant en draps à Rouen, et se trouve sous la juridiction de la baronnie et haute justice de Mauny tenue par les Estampes, une très ancienne famille.

         La fin du 18e est une période de grave crise économique qui engendre la Révolution.
         28 Messidor, An XI (16 août 1803), Louis le Halleur meurt (un taureau le tue dans la cour de la ferme du château).
         1er Vendémiaire, An XII : La propriété du Landin est acquise par Mr Hyppolite Jean - Jacques René de Sainte Marie d’Aigneaux, qui sera nommé sous-préfet de Pont-Audemer sous La Restauration.

         21 Octobre 1836 : La seigneurie est vendue à Mme Adélaïde Louise Charlotte de Bourbon, épouse du marquis de Chaumont-Quitry.
         1852 : Mort du marquis de Chaumont de Quitry, époux de Louise de Bourbon.
         1860 : Joseph de Chaumont-Quitry, fils du marquis, est nommé chambellan de Napoléon III.
         1862 : Construction des deux grandes ailes du château et de l’église, consacrée par monseigneur Duvaucaux évêque d’Evreux. " [3]

     

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         " C'est au conseiller général de Routot Odon de Chaumont-Quitry que sont dus l'avant-corps arrondi couvert d'un dôme et l'ensemble des décors intérieurs. Il a fait remanier le parc et construire la plupart des dépendances. " [1]

     
         " 1866 : Décès brutal de Joseph de Chaumont Quitry.

         Voir ce nom à : https://fr.wikipedia.org/wiki/Odon_de_Chaumont-Quitry

     

         1867 : La marquise vend alors le château a Mr André Claude Alphonse, baron de Guénifey. Les Guénifey seront maires du Landin de père en fils jusqu’en 1908.

         1903 : Mort de André Jacques de Guénifey, époux de Marie-Roseline d’Ivry, petite fille par sa mère du maréchal Mouton, comte de Lobau (Noblesse d’Empire).
         1904 : Charles de Guénifey est élu maire du Landin.

         1920 : Décès de Charles de Guénifey, peintre animalier, élève de Busson.

         1936 : Décès de la baronne de Guénifey. Le château passe à sa fille Elisabeth, épouse Du Moustier. Au décès de celle-ci, le château passe à sa fille Yvonne, épouse du vicomte Daru, descendant de l’intendant de Napoléon Ier.

         1966 : A la mort de Mr Daru, le château est vendu à Mr Ramis, puis à Girard-Claudon, puis à Mme Heitschel.

         1996 : Mr et Mme Coral rénovent le château, réhabilitent le parc et les écuries ainsi que les trois maisons. Suite à un incendie, Ie dôme et le campanile seront refaits à neuf et paraissent à présent plus beaux que jamais. La hêtraie a été récemment replantée, et donne tout son charme a l’allée du château. " [3]

     

    LES REMPARTS DU LANDIN (Eure)     « Motte du Landin »

         Les investigations menées respectivement sur les sites de « La butte de l’Ecuyer » à Vatteville-la-Rue (Seine-Maritime) et de « La motte du Landin » (Eure), tous deux localisés au contact de la forêt de Brotonne sont à l’origine d’une vaste étude « géo-archéologique » élargie depuis janvier 2006 à l’ensemble des fortifications médiévales liées, en basse Seine, à la puissante famille des Beaumont-Meulan.

         Les études historiques, relevés topographiques et observations archéologiques du bâti doivent permettre d’effectuer une cartographie des sites fortifiés de cette famille – principalement implantés à proximité du réseau hydrographique (le long de la Seine, de l’Eure et de la Risle) – et d’en dresser une typochronologie (donjons quadrangulaires, donjons annulaires (ou shell-keeps ), éperons barrés, etc.). Au 12e s., cette « géographie castrale » est principalement limitée au nord et à l’ouest par les châteaux ducaux, au sud-est par ceux des seigneurs de Tosny, ennemis héréditaires des Beaumont-Meulan.

         L’une des premières investigations entreprise concerne le vaste domaine agricole et seigneurial du Landin, situé à l’est de la forêt de Brotonne. Il fut acheté à l’abbaye de Jumièges en 1123 par Galeran de Meulan ou l’un de ses vassaux, et se situe au contact d’un imposant domaine forestier, d’un vaste territoire céréalier (le plateau du Roumois) et d’une cavée menant à la Seine, lieu de passage incontournable. Un manuscrit exceptionnel y atteste la construction d’une structure fortifiée (castellum ), en 1123, un an avant le siège par Henri Ier Beauclerc du château des comtes de Meulan à Vatteville-la-Rue (Seine-Maritime), situé à l’extrémité ouest de la forêt. Même si, à la différence des autres sites fortifiés de cette famille, celui du Landin ne présente aucune trace de vestige maçonné en surface, sa topographie révèle néanmoins la présence d’un puissant fossé, qui verrouille totalement l’éperon.

         Le groupe typologique des fortifications du 12es. liées directement aux Beaumont-Meulan sera prochainement enrichi (2006-2008) par l’étude des sites de Beaumont-le-Roger, Goupillières, Gouttières, Brionne, Montfort-sur-Risle, Pont-Audemer et du Neubourg (Eure).

    (Relevé et présentation Gilles Deshayes, Sébastien Lefèvre, Jimmy Mouchard). " [4]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Google Earth. Le site déboisé met en évidence la colline du Câtelier.

     

    LES REMPARTS DU LANDIN (Eure)  LES REMPARTS DU LANDIN (Eure) LES REMPARTS DU LANDIN (Eure) 

     

    Protection :

     

         " Le château, les communs et dépendances, le parc avec la grille d'honneur et la clôture, la motte et les vestiges archéologiques connus ou à découvrir, en totalité (cad. A 100 à 103, 111, 148, 149) : inscription par arrêté du 29 avril 2002. " [5]

     

          Le château du Landin et son parc de 50 hectares est un une propriété privée qui propose des chambres d’hôtes et des gîtes. [NDB]

     

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    A proximité :

     

         J'ignore où se trouve exactement le lieu mentionné ci-dessous [NDB] :

     

         " Le Landin. Dans le Parc du Landin, à l'Ouest des ruines de « l'Hermitage », du côté de la route de Vatteville à la
    Haye-de-Routot, dominant la vallée du «
    Gouffre » et le chemin qui va de la Seine à Hauville, se trouve une motte avec talus et fossés. Elle porte le nom de « Rond de la Pierre ».

    L. Fallue Mém. sur les travaux militaires (Mém. S. A. N., t. IX, 1835, p. 101). In. Antiquités de la Forêt et de la presqu'île de Brotonne, Caen, 1837, in-8°, p. 47. L. Coutil : Inv. des Menh. et Dolm., etc. (Bull. S. N. E. P., t. IV, 189C, p. 80. " [2] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait du site Wikipédia

    [2] Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie ; Éditeurs : Derache (Paris) / Didron (Caen) / Hardel (Rouen) / Le Brument () / Société des antiquaires de Normandie (Caen) ; 1919

    [3] Extrait de https://www.chateau-du-landin.com/copie-de-decouvrir-1

    [4] Extrait de l'Étude microtopographique des fortifications de terre de Haute-Normandie - Responsable(s) des opérations : Anne-Marie Flambard-Héricher - Notice rédigée par : Anne-Marie Flambard-Héricher https://journals.openedition.org/adlfi/8020

    [5] Extrait de https://monumentum.fr/chateau-landin-pa27000044.html

     

    Bibliographie :

     

    Deshayes Gilles, Lefèvre Sébastien et Mouchard Jimmy, « Le Landin (Eure), La motte », BSR 2005, DRAC-SRA, 2007, p. 43-44.

     

    Bonnes pages :

     

    Site officiel du château du Landin : https://www.chateau-du-landin.com/

     

         Ci-dessous : la fiche sur le château du Landin " Le Dire des architectes des bâtiments de France - les Essentiels de l'Eure " n°99 (DRAC Haute Normandie), 2016, France Poulain :

     

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  • LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche) 

     

         1891 : « A trois ou quatre cents mètres au Sud des dernières maisons de la rue des Ruettes, s'élève le manoir de La Vaucelle, avec ses bâtiments disparates, sa chapelle abandonnée, sa large cour et son colombier gros et trapu. Ce n'est plus le manoir des anciens temps ; comme bien d'autres, il a subi des réparations qui, quoique visant à reproduire son premier état, en ont changé la physionomie, le caractère : la chapelle notamment, avec sa galerie extérieure, n'est plus celle du commencement du siècle.

         Où sont aussi les toits de chaume ? Où sont les fenêtres munies de grilles serrées ?

         Ses abords n'ont pas moins changé. Le chemin qui y conduisait directement, ne passe plus au pied des bâtiments ; la fontaine et l'épine séculaire qui l'ombrageait, ont disparu ; la cour est devenue prairie comme l'ancienne voie à moitié dallée qui, il y a peu d'années encore, mettait La Vaucelle en communication avec les Ruettes.

    Telle qu'elle est cependant, au milieu de vertes prairies, que borde la Vire, cette résidence n'en a pas moins un cachet seigneurial bien marqué ; et l'on doit toujours lui appliquer ces vers de Guillaume Ybert (...) qu'on peut traduire ainsi :

         « C'est là qu'au couchant coule la Vire au milieu des fraiches vallées et des molles prairies qu'elle arrose ; c'est là qu'est assis un antique manoir (nos ancêtres l'ont appelé La Vaucelle) illustré par de nombreux titres, par le nom de son fondateur, par l'hospitalité donnée à des rois, et par la chapelle dédiée à la vierge de Galilée. » [1]

     

    LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche)

     

    A gauche : https://monumentum.fr/chateau-vaucelle-pa00110581.html ; au centre : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_la_Vaucelle#/media/Fichier:Ch%C3%A2teau_de_la_Vaucelle_pris_depuis_le_chemin_du_halage.jpg ; à droite : une photo aérienne extraite du site Géoportail. 

     

    LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche)     « Le château de la Vaucelle est une demeure seigneuriale de Saint-Lô. Le manoir est construit au 14e siècle sur les bords de la Vire. Il est remanié au 16e siècle.

         Il appartient à la famille Boucard, dont Jean Boucard, évêque d'Avranches, né et mort dans cette demeure.

         La chapelle Sainte-Pernelle est l'œuvre d'un seigneur de la Vaucelle Jean Boucart, confesseur de Louis XI et fondateur de la bibliothèque paroissiale de Saint-Lô qui fut pour l'époque la deuxième bibliothèque de Normandie par son importance. » [3]

     

         « Trois rois résidèrent à La Vaucelle : Édouard III en 1346, au début de la guerre de Cent Ans car le roi trouvait la ville non sûre, François Ier lors de sa visite en 1532 et Charles IX. » [4]

     

         ...et même un quatrième, le roi Jacques II d'Angleterre en 1690... [voir ci-après, NDB]. En résumé : 

    LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche)

     

    De gauche à droite : 1. Edouard III d'Angleterre par Inconnu https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6388769 ; 2. François Ier vers 1530 par Jean Clouet, huile sur toile, Paris, musée du Louvre par Jean Clouet, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30275305 ; 3. Charles IX de France, d'après François Clouet, huile sur bois, Versailles, musée national du château par d’après François Clouet — Agence photographique de la Réunion des musées nationaux (RMN), Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=203309 ; 4. Portrait de Jacques II par Largillierre, 1686 par Nicolas de Largillière — nmm.ac.uk[1], Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6694643

     

    LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche)    LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche)

     

    Plan de situation du château de la Vaucelle ; blason de la famille de Boucard par Gilloudifs.

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche)     « Il est indubitable qu'un premier manoir a fait place à la demeure actuelle. En 1281, Philippe de la Vaucelle, chevalier, le possédait à titre de seigneurie. Peut-être existait-il encore en 1346, au temps de Colin Pitelou, écuyer, dont Edouard III d'Angleterre fut l'hôte un peu forcé, lorsqu'il assiégea et prit Saint-Lô. » [5]

     

     

    Blason de la famille du Hommet par TomKr Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par TomKr., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2583514

     

         « On sait, en effet, par Froissard, que quand le roi d'Angleterre fut « venu assez près, il se logea dehors et ne voulu oncques loger en la ville pour la doubte du feu », et c'était « une tradition, dans le pays, » dit Toustain de Billy, qu'il logea à La Vaucelle...» [1]

     

    LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche)     « En 1409, Me Guillaume Adigard, lieutenant du vicomte de Carentan, y avait son hôtel. Sous la domination anglaise, Me Guillaume Biote, aussi vicomte de Carentan, reçut la Vaucelle en récompense des services rendus à l'envahisseur.
         Les Anglais chassés, la Vaucelle redevint, vers 1450, la propriété des Adigard, pour bientôt passer, par suite d'alliance, aux Boucard, seigneurs du Mesnil-Amey. » [5]

     

     

    Ci-dessus, blason de la famille Adigard par Tretinville Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Tretinville., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18693270

     

    LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche)     « L'édification du château de La Vaucelle, qui fut une splendide habitation, fut exécutée par la famille Boucard, au 15e siècle. Pierre Boucard, sieur du Mesnil-Amey et Richard Boucard, sieur de La Vaucelle, furent reconnus nobles par Raymond Montfort, en 1463 ces deux seigneurs, qui étaient fort riches, eurent encore un autre frère, Jean Boucard, évêque d'Avranches, de 1453 à 1484. Ce fut positivement ce prélat qui bâtit, orna et dota la chapelle très connue de La Vaucelle, dédiée à Sainte Pétronille, pour laquelle les populations avaient une dévotion toute particulière. Jean Boucard fit sa résidence à La Vaucelle, qui fut un très beau palais épiscopal. » [2]

     

    Ci-dessus, bason de la famille de Boucard par Gilloudifs

     

         « C'est à la Vaucelle que naquit Jean Boucard, évêque d'Avranches, aumônier de Louis XI, et c'est là qu'il mourut. La chapelle accostée au manoir est son œuvre, mais non la galerie qui la couronne. Il était de règle que les chapelles particulières fussent très simples. (...)

     

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    LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche)     Aux Boucard succédèrent les Du Chemin, vers la moitié du 16e siècle. Depuis lors la Vaucelle demeura la propriété de cette dernière famille, dont les membres tinrent un assez grand état dans la cité voisine. » [5]

     

         Voir sur la famille Du Chemin ou Duchemin :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_du_Chemin

     

         « Situé au bord de la Vire, le château appartient aux descendants du mémorialiste saint-lois du 17e siècle Luc Duchemin. » [4]

     

    Ci-dessus, blason de la famille Du Chemin Par Odejea, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=527049

     

    LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche)     « Lucas du Chemin 2e du nom, écuyer, sieur du Feron, de la Haulle-Semilly, du Mesnil-Guillaume et Montbray, qui vivait en 1518 et mourut en 1574, prit le titre de sieur de La Vaucelle. Ce point est établi par l'épitaphe de sa veuve lsabeau Renault, morte le 12 juin 1590 et inhumée dans la chapelle Saint-Pierre et Saint-Paul de l'église Notre-Dame.

         Ce fut lui que les huguenots, maîtres de Saint-Lô, en 1562, voulurent tuer ou le punir de son attachement à la religion catholique et à la cause de la royauté. S'il leur échappe, en se réfugiant en sa terre de La Meauffe, ils s'en vengèrent en saccageant le manoir de La Vaucelle, brûlant les ornements de la chapelle de Sainte-Pernelle et abattant la grande croix élevée en face de cet oratoire.

    Les troubles un instant apaisés, le roi Charles IX profita de l'acalmie pour visiter le Cotentin. ll logea à La Vaucelle, certain qu'il était de la fidélité et du dévouement du sieur du Feron. » [1]

     

         « Il est très admissible dès lors que Charles IX ait pu, avec sa mère, la reine Catherine de Médicis, occuper au château de La Vaucelle une pièce que l'on y désignait, paraît-il, sous le nom de Chambre du Roi. » [2] 

     

         « Lorsqu'en 1571, les Religionnaires reprirent les armes, ce fut en cet hôtel que Matignon établit son quartier-général, lors de l'investissernent rapide qui précéda le siège de Saint-Lô. De Caillières dit, en effet, que le Maréchal se porta de sa personne à la tête du vallon où son situés les faubourgs de Torteron et de Vaucelle. ll ne pouvait choisir un lieu plus propice. D'une part, Lucas du Chemin était un chaud royaliste, et, de sa demeure, son hôte surveillait à souhait les routes conduisant dans l'Avranchin et le Bocage où Montgommery et Colombières comptaient de nombreux et intrépides partisans. » [1]

     

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         « On trouve, ..., en 1650, Laurent Du Chemin, seigneur de la Vaucelle, avec le grade de maréchal de camp ; François, son neveu et héritier, seigneur de la Tour, conseiller du roi, lieutenant général au bailliage de Saint-Lô et maire perpétuel de cette ville...» [5]

     

    LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche)     « Jacques II se présente à Cherbourg en 1690, sans suite et sans éclat ; il fut bien accueilli des habitants, auxquels on doit savoir gré d'avoir montré plus de respect au malheur que de vaine curiosité. Le digne ecclésiastique Pasté lui présenta son clergé et mit tous ses soins à faire trouver quelques consolations, sur les terres de France, au monarque fugitif ; aussi le prince passa-t-il huit jours à Cherbourg ; de là il vint coucher au manoir de la Vaucelle, près Saint-Lô, qu'il quitta le lendemain pour aller au château de Torigny, où le comte de Matignon s'empressa de lui faire une réception digne de son rang et surtout de ses infortunes. » [6] 

     

         « ... Luc-François Du Chemin, seigneur de la Tour, de la Haulle et de la Vaucelle, colonel d'un régiment de milices, chevalier de Saint-Michel, commandeur du Mont-Carmel et de Saint-Jean de Jérusalem, lieutenant des maréchaux de France, et vice-grand bailly du Cotentin. » [5]

     

         Voir à son sujet : https://www.wikimanche.fr/Luc_Duchemin_de_la_Haulle : « Ce grand juriste, allié aux Matignon et intendant des biens normands d'Henri d'Orléans, duc de Longueville et gouverneur de Normandie, appartient à une illustre famille qui prétend descendre d'un frère de Jeanne d'Arc. »

     

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    Ci-dessus : 1. blason de la famille de la Gonnivière extrait de http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?rubrique1516 ; 2. blason de la famille le Provost de Saint-Jean extrait de http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Familles_nobles_gab%C3%A9ricoises ; 3. blason de la famille d'Annebault de la Motte par Gilloudifs ; 4. blason de la famille Mary de Longueville extrait de https://fr.geneawiki.com/index.php/Famille_de_Mary#/media/File:Blason_Famille_de_Mary.png

     

         « Le second fils de Luc-Francois, Jean-Baptiste-Francois-Edme-Firmin du Chemin de La Tour, hérita de la terre et seigneurie de La Vaucelle ; il mourut à Saint-Lô, le 3 mai 1767, laissant de son union avec demoiselle Anne-Jacqueline de Saint-Gilles, Anne-Stéphanie du Chemin de La Tour La Vaucelle.

         Celle-ci porta le domaine de La Vaucelle aux de La Gonnivière par son mariage avec Pierre-Hervé de La Gonnivière.

         Anne-Stéphanie, unique héritière des précédents, le fit entrer, à son tour, dans la famille des Le Provost de Saint-Jean, en épousant Charles-René Le Provost.

         Ce fut également par un mariage que La Vaucelle passa de ces derniers aux d'Annebault de la Motte plour faire retour, par le décès de Henri d'Annebault, aux Le Provost, et, enfin, collatérallement aux Mary de Longueville, héritiers en partie de Mademoiselle Louise Le Provost de Saint-Jean, décédée à Saint-Lô, le 29 avril 1889. » [1]

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE LA VAUCELLE (Manche)     « Bien qu'au cours de ce siècle il ait subi maintes restaurations qui en ont singulièrement changé l'aspect, quelques-unes de ses parties conservent encore leur caractère et permettent de le ranger parmi les édifices construits dans le cours du 15e siècle. Telles sont les portes du principal corps de logis et de la chapelle ; tel est aussi, dans la cuisine du fermier, un charmant support de poutre formé de trois corbeaux dont les deux latéraux, moins larges que le médian, sont surmontés chacun d'un trilobe profondément fouillé ; telles sont, enfin, les crédences de la chambre dite du roy.
         La restriction que nous faisons au sujet de cette chambre est la conséquence du fait suivant, constaté par Toustain de Billy dans ses Mémoires sur Saint-Lo, écrits avant 1705 : " Depuis quelque temps on a démoli un appartement sur lequel étoit écrit, en grosses lettres : Chambre du Roy. ». [5]

     

    Protection :

     

         « Le pigeonnier et le mur à créneaux nord sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 11 juillet 1975. " [3]

     

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    Sources :

     

    [1] Extrait des Notes pour servir à l'histoire de Saint-Lô et de ses environs par E. Epinglard dans Annuaire du département de la Manche, volume 63, année 1891 http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article15329

    [2] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-manche-chateau-a-st-lo-chateau-de-la-vaucelle.html

    [3] Extrait de https://www.wikimanche.fr/Ch%C3%A2teau_de_la_Vaucelle

    [4] Extrait de Wikipédia

    [5] Extrait de l'Article d'E. Epinglard pour La Normandie monumentale et pittoresque, édifices publics, églises, châteaux, manoirs, etc.. Manche 1re [-2e] partie. Partie 1 / Héliogravures de P. Dujardin ; d'après les photographies de E. Durand, D. Freuler et A. Thiébaut – Éditeur : Lemale & Cie, impr. édit. (Le Havre) 1899 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64809897/f45.item.texteImage

    [6] Extrait des Notes sur l'histoire du département de la Manche par Ch. Juste Honel - imprimerie de F. Poisson, 1825 - 216 pages

     

    Bonnes pages :

     

    O Notes pour servir à l'histoire de Saint-Lô et de ses environs par E. Epinglard dans Annuaire du département de la Manche, volume 63, année 1891 http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article15329

    O http://reverie.cotentinaise.over-blog.com/article-21832029.html

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64809897/f45.item

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  • LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados) LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados) LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados) 

     

         Bien que détruit en 1944, le bourg d'Argences a repris le réseau passé de ses rues. Une vue aérienne de la ville révèle un périmètre circulaire qui témoigne d'un réduit défensif (palissades et/ou fossés ?) qui pourrait correspondre au " fort d'Argences " inspecté en 1371. [NDB]

     

    « Quelques pages d'histoire

     

    LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados)     Le bourg d’Argences s’est développé face au gué sur la Muance, actuel pont de la route de Troarn, au contact de trois terroirs offrant de nombreuses ressources naturelles.

         Au nord, le marais des Terriers, émissaire du bassin de la Dives, offrait des ressources importantes par les pêcheries, les roseaux pour les toitures, la chanvrine pour les cordages, les pâtures de bord de rivière, la tourbe, mais la plus grande partie était exploitée pour l’abbaye de Troarn. La proximité du domaine maritime apportait le sel de la côte et l’huile (Dives fut un port baleinier et un lieu de saunage), par contre cet estuaire ouvrait une voie d’invasions depuis celle des saxons au second siècle jusqu’à celle des scandinaves au 9è siècle. En hiver cette zone était entièrement inondée.

     

    Document ci-dessus :  

         « Ce plan de 1748 nous permet de situer les origines géographiques et historiques d’Argences.La forme ovoïde qui est dessinée par les rues au nord du bourg correspond à un périmètre de défense, face au gué, sur l’axe qui allait du Ham au gué Béranger ou de Troarn à Magny la Campagne. La porte principale devait se trouver au sud-est face au moulin qui prit son nom. Actuelle entrée du Boulevard Deléan, elle était normalement décalée par rapport au chemin afin de reconnaître en temps les visiteurs. » [1]

     

         A l’est, les collines argileuses de l’avant côte d’Auge fournissaient la « glaise » jaune qui servait à la fabrication des « torchis » et « la bleue », base de fabrication de poteries, de tuiles puis de briques. Dès le 15e siècle et certainement avant, les moulins étaient couverts en tuiles. La première tuilerie du Fresne eut une production importante dès le 18e siècle. Il y en avait d’autres le long de la côte.

         La forêt, une chênaie-hêtraie atlantique sur sols imperméables, devait occuper tout le plateau et présentait des peuplements variés. En strate arborescente : chêne sessile et pédonculé, hêtre, sapin pectiné, bouleau, frêne, érable, peuplier tremble…, en strate arbustive houx, bourdaine saule, merisier, noisetier, fusain, troènes, chèvrefeuille, ronce…Elle fournissait en abondance des bois d’œuvre et de feu Elle fut en partie sauvée par « le quart de réserve de Colbert », actuel bois d’Argences, environ 40 ha, mais le reste évolua en bruyères par les coupes excessives, le pacage des animaux domestiques, ovins, caprins et porcins très ravageurs ; elle constituait une partie des « communaux », où chacun avait le droit de faire paître ses bêtes contre redevance... Très dégradée lors de la Révolution par les pillages de bois, la forêt fut vendue comme bien national, elle fut parcellée par les « chemins des bruyères » et mise en herbe pour le développement de l’élevage en plein essor au 19e. Très tôt, les coteaux furent plantés de vignes par les gallo-romains qui introduisirent cette culture d’origine méditerranéenne dans notre région.

     

    LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados)     A l’ouest, le riche plateau limoneux de la plaine de Caen, peuplé dès le Néolithique, produisait des céréales accompagnées d’élevage notamment après la révolution agraire des 10e 11e siècles (collier d’attelage et disposition en file, ferrage des chevaux, soc ferré de charrue, assolement triennal, blé, orge ou légumineuse puis jachère pâturée). Les productions augmentèrent entraînant l’accroissement des populations, les excédents approvisionnèrent les marchés. Les moulins se multiplièrent le long de la rivière. - Le sous-sol fournissait les matériaux de constructions, chaux, (four à Moult) sable, (carrière sur la rive gauche de la rivière), plaquettes et pierre de taille calcaire (carrière de Conteville).

         Le gué a fixé de très anciennes voies de communication notamment celle qui rejoignait Lisieux (Noviomagus) à Vieux (Aregenua) par Beuvron, certainement antérieure à la voie romaine empruntée par la N 13 et une autre venant de la mer, par Troarn, pour rejoindre St Pierre sur Dives. Le premier pont fut construit en 1806.

     

    LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados)     LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados)

     

    Plan de situation du périmètre de défense d'Argences ; blason actuel de la commune d'Argences par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10625343

     

    Le périmètre de défense

     

    LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados)     Face à l’ancien gué, le plan du bourg révèle un périmètre de défense dont nous ne connaissons pas l’origine. Vaste (4 ha), il servit à abriter une population nombreuse et ses troupeaux contre les invasions. Il fut probablement un grand domaine à l’époque mérovingienne qui appartint à un certain Aetius. Le quart N.E. appelé « la cour » était encore une propriété noble avant la Révolution. La porte était décalée par rapport au gué et correspondait à l’entrée du boulevard Deléan, elle donna son nom au moulin qui lui faisait face. La résidence seigneuriale se situait au niveau du Crédit Mutuel. » [1]

     

    Photo ci-dessus extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados)     « Argences était une baronnie qui, en 996, appartenait à Richard Ier, duc de Normandie : celui-ci la donna à l’abbaye de Fécamp en 1027 ; son fils Richard II confirma la donation : Argentias cum ecclesiis, terris cultis et incultis, pratis, vineis, silvis , molendinis , aquis aquarumve decursibus, mercatum foreuse, etc. , etc.

         Les moines de Fécamp avaient haute justice au bourg d'Argences, dont relevaient Sainte-Paix, de Caen ; Mondeville et le Mesnil-Frementel. Cette juridiction est souvent qualifiée de vicomté, mais plus ordinairement de sénéchaussée. » [2]

     

         « Là, Guillaume d’Argences reçut le jeune duc Guillaume de Normandie en 1047, la veille de la bataille du Val ès dunes. » [1]

     

    LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados)     « Nous trouvons une famille d'Argences qui figure dans divers actes au 13e. et au 14e. siècles ; elle tirait son nom d'Argences. » [2]

     

         Voir au sujet de cette famille d'Argences :

    Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, Volume 12 https://books.google.com.ua/books?id=SvdbAAAAcAAJ&pg=PA66&lpg=PA66&dq=Argences+et+Ses+Environs&source=bl&ots=Z9zl2gXZBX&sig=ACfU3U2Zq2QVu4fs8qivWqjHjbssVWgE3A&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiik5OovoTkAhWisaQKHStnDaU4ChDoATAHegQICBAB#v=onepage&q=Argences%20et%20Ses%20Environs&f=false

         On la signale également au manoir du Parc et au château d'Olonde (Manche).

     

    Ci-dessus, blason de la famille d'Argences par FoeNyx [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], from Wikimedia Commons

     

         « Jacques de Pipe occupait le bourg d'Argences au moment où les commissaires du roi Jean se rendirent en Normandie pour exécuter le traité de Bretigny. M. Delisle raconte avec des détails pleins d'intérêt comment il continua à piller le pays jusqu'à ce qu'on lui remît la somme de quinze mille royaux. Le roi Jean se plaignit vraisemblablement à Édouard III, mais celui-ci prenant en considération les longs services de Jacques de Pipe, lui accorda, le 29 mai 1362, des lettres de rémission. » [3] 

     

    LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados) LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados) LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados)

     

         « Ce périmètre resta longtemps actif. Un texte de 1371 parle du « fort d’Argences »... » [1]

     

    LES REMPARTS D'ARGENCES (Calvados)     « Il y avait à Argences un fort dont nous ne déterminerons pas l'emplacement avant de nouvelles recherches, et dont il ne reste pas de traces à présent. En 1371, ce fort fut visité par les commissaires chargés par le roi de visiter les forteresses du bailliage de Caen et de les faire réparer. C'est ce qui résulte du passage suivant du procès-verbal de cette visite :
         « Jeudi 26e. jour de Fevrier. — Item les diz commis visitèrent le fort d'Argences, et firent les commandemens à Guillaume d'Olendon, cappitaine, et aux bourgoiz de la ville, et jour assigné jusques au jour de Pasques fleuriez (1). 

    (1) Relation de la visite des forteresses du bailliage de Caen, faite en vertu d'un ordre du roi, en 1371, par Regnier Le Coustellier, bailli de Caen, accompagné de Jehan Dubois et Rogier Lemasnier, chevaliers ; tirée des manuscrits de Gaignières (tome 2, no. 671), à la Bibliothèque royale de Paris. " [2]

     

         « ... Charles VII y campa en 1450, avant la reconquête de Caen. (...)

         Une autre résidence seigneuriale dédiée à Saint Gilles à été construite au Mesnil suite à une colonisation sur la forêt peut-être à la fin du 11ème lors de la grande expansion agraire et de la fondation du bourg. Argences, pour le malheur de ses habitants, demeura longtemps une étape militaire. » [1]

     

    A proximité :

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         " Le moulin de la Porte est le plus ancien et le mieux conservé des moulins actionnés par la Muance, affluent de la Dives, depuis prés d'un millénaire. Situé rue du Moulin, il est la propriété de la ville d’Agences depuis 1999. L'association des Amis du Moulin de la Porte d’Argences (AAMPA) s'occupe de sa gestion, de sa restauration et y propose régulièrement des manifestations.

         Le moulin de la Porte fut créé par l'abbaye de Fécamp, au 11ème siècle pour moudre le blé en relation avec un four à main, les halles et le marché hebdomadaire du jeudi autorisé en 1025 par le duc Richard II. Moulin banal, il fut racheté après la Révolution et considérablement développé, trois roues l'équipèrent. Aujourd'hui, la roue en chêne vert tourne dans le vide pour le plaisir des promeneurs. " [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.argences.com/decouvrir-argences/lhistoire

    [2] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados. Tome 2 par M. Arcisse de Caumont (1801-1873). Éditeur : Derache (Paris)/Dumoulin (Caen)/A. Hardel - Date d'édition : 1846-1867 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96626634/f108.item.r=%22fort%20d'Argences%22.texteImage

    [3] Extrait des Œuvres de Froissart (1337?-1410?) Chroniques, Tome 22 / publiées avec les variantes des divers manuscrits par M. le baron Kervyn de Lettenhove. Éditeur : (Osnabrück) 1867-1877 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k389438/f365.item.r=%22bourg%20d'Argences%22.texteImage

    [4] Extrait de https://www.argences.com/decouvrir-argences/patrimoine

     

    Bonnes pages :

     

    Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, Volume 12 https://books.google.com.ua/books?id=SvdbAAAAcAAJ&pg=PA66&lpg=PA66&dq=Argences+et+Ses+Environs&source=bl&ots=Z9zl2gXZBX&sig=ACfU3U2Zq2QVu4fs8qivWqjHjbssVWgE3A&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiik5OovoTkAhWisaQKHStnDaU4ChDoATAHegQICBAB#v=onepage&q=Argences%20et%20Ses%20Environs&f=false 

     

    Ci-dessous un document PDF extrait de http://www.ntp.asso.fr/site2/wp-content/uploads/2018/05/LHistoire-dArgences.pdf ou https://docplayer.fr/125717084-Argences-quelques-pages-d-histoire.html

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  • LES REMPARTS DE MONTGAUDRY (Orne) LES REMPARTS DE MONTGAUDRY (Orne) LES REMPARTS DE MONTGAUDRY (Orne) 

    Ci-dessus : à gauche et à droite, photos extraites du site http://www.basaarts.nl/vraagbaak.php ; au centre, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         " Commune du Parc Naturel Régional Normandie-Maine, Montgaudry se situe à mi-chemin des forêts domaniale de Perseigne et de Bellême à 7 km au nord de Mamers. " [1]

     

         " La Butte de Montgaudry (1974 -11 ha)

         Isolé, le bourg de Montgaudry occupe l'extrémité Sud d'une colline étroite et escarpée qui culmine à 172 mètres et domine ainsi la campagne environnante d'une trentaine de mètres. Une petite route à pente raide permet d'accéder aux quelques maisons construites en matériaux traditionnels qui se serrent autour de l'église dont la silhouette trapue est un véritable point de repère dans le paysage. A l'autre extrémité de la Butte de Montgaudry se trouve la ferme-haras du Château qui occupe l'emplacement d'une ancienne forteresse médiévale et est séparée du reste du village par un resserrement du sommet de la colline. Derrière le logis, on peut aussi découvrir deux mottes féodales, hautes de 3 à 4 mètres et recouvertes par des arbres. Du fait de ces curiosités et du vaste panorama offert par la butte, le site présente un intérêt à la fois historique et paysager. " [2]

     

    LES REMPARTS DE MONTGAUDRY (Orne)     LES REMPARTS DE MONTGAUDRY (Orne)

     

    Plan de situation de la motte de Montgaudry ; blason du Perche extrait de https://www.wikitree.com/photo/jpg/Aubin-42-1

     

         " Les forteresses de quelque importance ont très tôt jalonné cette ceinture forestière. La route de la Normandie était gardée dès le 11e siècle par les tours des Rotrou, comtes de Mortagne : Marchainville, Gannes, les nombreux châtelets ou châtelliers, Poix, Soligny ; vers Sées, les mottes élevées par les Bellême contre les Rotrou : Yversay, Le Pin-la-Garenne, Bazoches, Chanceaux, puis contre le Maine, avec une véritable « ligne Maginot » de buttes artificielles (Buré) ou naturelles (Montgoubert, Saint-Julien-de-Blavou, Montgaudry) où tenaient garnison les mortepaies, soldats chargés de défendre les ouvrages secondaires de cette frontière forestière fixée depuis le Moyen âge. En avant même des défenses du Perche proprement dit, 34 châteaux ou mottes, munis de signaux pouvant mobiliser toute la région en un quart d'heure, purent servir ensuite de protection au royaume contre l'armée anglaise : leurs reliefs artificiels sont maintenant les uniques monticules de ce plat pays qu'est le Saosnois. " [3] 

     

    L'histoire

     

    LES REMPARTS DE MONTGAUDRY (Orne)     " lsolé, le bourg de Montgaudry couronne un monticule dont la commune tire son nom du Iatin " mons " signifiant colline, suivi du patronyme germanique Waldirich. " [4]

         " Colline étroite et escarpée, Montgaudry est un site naturellement défensif. " [1]

     

    Ci-dessus, une photo extraite du site http://www.basaarts.nl/vraagbaak.php

     

         " Dès 1067, Hervé de Mont-Qualdrici (Monte Gualdrici) occupait cette position stratégique, défendant le Perche à l'ouest. " [4] 

         " Le promontoire occupe une position stratégique dans le réseau de fortifications dressées par Robert II de Bellême en 1097. " [1]

         " Trente ans plus tard, la motte féodale était gardée par les Carrel, seigneurs de Pervenchères. " [4]

         " Montgaudry est citée comme province du Perche en 1104 sous le nom de Mons Valdri. Le site de défense est finalement rasé par le comte de Salisbury pendant la guerre de Cent Ans.

         Des anciennes fortifications, il ne subsiste que la butte. C’est sur cette étroite emprise que quelques constructions s’installent, au sud de la colline, pour former le petit bourg autour de l’église. L’édifice primitif remonte à l’époque romane, puis est agrandi au 13è siècle et remanié à la Renaissance. L’église Saint Rémi est restaurée et consolidée en 1887-1888. La butte du village, jusqu’au lieu-dit « le château » à 500 m au nord du village, est inscrite parmi les sites en février 1974. " [1]

     

    Le site

     

    LES REMPARTS DE MONTGAUDRY (Orne)     " La butte de Montgaudry est une haute et étroite colline, de 700 m de long orientée nord-sud, qui regarde vers la haute vallée de la Sarthe. Elle domine les champs et les prairies enclos de haies bocagères où coulent des ruisseaux, affluents de l’Orne saosnoise. Au sud, l’entrée de la butte est marquée par un calvaire du début du 20è siècle entouré de grands thuyas de formes libres. Une petite route le contourne pour grimper vers le minuscule village où quelques maisons sont blotties autour de l’église. Derrière elle, s’étend le cimetière bordé d’une haie de thuyas et longé de l’unique rue qui rejoint le petit parking à l’entrée du village. Les maisons basses couvertes de tuiles et aux beaux enduits « à pierres vues » forment la rue sur deux côtés de l’église. Près de la petite mairie un beau portail s’ouvre en haut de la montée. Les pentes de la butte sont occupées par des prairies complantées de pommiers et de petits bois. A l’est, une petite route part du calvaire, puis longe le pied de la colline, occupée de ce côté par une pâture. Ce petit chemin rural file vers le nord en montant sous les feuillus (hêtres, chênes châtaigniers…). Il rejoint, au point le plus haut, la butte du château qui est séparée de celle du bourg par les vestiges d’un large fossé.

         Le château n’est plus qu’une grosse ferme aux bâtiments en équerre où il ne subsiste que peu de traces de l’ancienne forteresse. Le chemin rural descend ensuite vers le nord du site ; là deux curieux mamelons jumeaux, couronnés de vieux chênes, évoquent une ancienne entrée fortifiée.

         Hauts de près de 4 m pour une emprise au sol de 7x4 m, les monticules devaient être surmontés de tours en bois pour constituer une porte vers la motte castrale occupée aujourd’hui par la ferme. " [1]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

    A proximité

     

    LES REMPARTS DE MONTGAUDRY (Orne)     " L’église de Montgaudry, fièrement campée dans un site de nos jours inscrit, répertorié pour sa butte féodale, est placée sous le patronage de saint Rémi. D’origine romane, elle a été reconstruite au 15e ou au 16e s., mais a connu au 19e s. un certain nombre de travaux.

         À vaisseau unique, elle se termine par un chœur à chevet plat de moindres volume et dimensions dont les maçonneries (...). Une petite chapelle seigneuriale a été édifiée au 16e s. sur le flanc nord. Un modeste clocher d’ardoises couronne la première travée de la nef. (...) Construite en moellons enduits sur un soubassement de pierre, l’église est épaulée de puissants contreforts de pierre à glacis que rendent nécessaires la déclivité du terrain et le haut volume de la charpente. Une corniche de pierre moulurée souligne les parties hautes du mur gouttereau sud. De ce côté, la nef est éclairée par deux grandes fenêtres à remplage flamboyant de fort belle qualité, tandis que l’on peut constater sur le flanc nord la présence d’une étroite baie cintrée qui figure parmi les rares vestiges des structures plus anciennes de l’église..." [5]

     

    Photo ci-dessus extraite de ce même document [5] 

     

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    Ci-dessus, à gauche, une photo extraite de http://www.normandie-tourisme.fr/hlo/gite-biard/montgaudry/fiche-HLONOR061V501E3U-1.html ; au centre, une curiosité : ce hêtre existe-t-il toujours ? ; à droite, blason de la commune de Montgaudry (2011) extrait de https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/index.php?title=Montgaudry&mobileaction=toggle_view_desktop

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Site inscrit, fiche N° 61051- Date de parution : septembre 2013 DREAL Basse-Normandie / SRMP / DSP

    [2] Extrait du SCOT du Pays ornais 2017-2042 http://94.23.203.28/SCOT/Partie%201.2%20-%20SCOT%20Pays%20Perche%20ornais%20(Etat%20Initial%20de%20l%27Environnement%20_%20version%20approuv%C3%A9e%20le%2021.09.2018).pdf

    [3] Extrait de Le Perche : un pays et ses hommes par Jean Pelatan (1930-....). Éditeur : Jaher (Paris), 1985.

    [4] Extrait de https://www.calameo.com/books/0002792203554835d97fb

    [5] Extrait de https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/montgaudry-eglise-saint-remi/

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.calameo.com/books/0002792203554835d97fb

    O https://docplayer.fr/79985746-Circuit-touristique-des-forets-abbayes-depart-de-mortagne-au-perche-80-km-fleches-boucle-complementaire.html

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