•      " Angoville est une ancienne commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, devenue le 1er janvier 2019 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Cesny-les-Sources. (...)  

         Attestée sous la forme Ansgotvilla en 1125. " [1]

     

         " Dans le bois d’Angoville dit de Saint Clair, (...) se situait un château sur la motte féodale de Rouvrou. Ce château possédait des passages souterrains communiquant avec les châteaux de Martainville et de Saint-Germain-Langot. Il n’en reste plus que les douves envahies par la nature. " [2]

     

     

    Ci-dessus : à gauche, motte féodale à Angoville (Calvados-FR) Photographie aérienne par cerf-volant. Kite Aerial Photography. © Décembre 2013, François Levalet www.francoislevalet.fr https://www.flickr.com/photos/levalet/11373272045 ; au centre, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, une photo extraite du site Google Earth.

     

         " Motte élevée vraisemblablement au 11e siècle pour contrôler la route de Thury à Falaise sur le tronçon dit " chemin du roi Louis " [3]

     

        

     

    Plan de situation de la motte de Rouvrou à Anctoville ; blason du Calvados extrait de https://www.wikiwand.com/fr/Armorial_des_communes_du_Calvados

     

    " Motte de Rouvrou

     

    (Coordonnées Lambert : 400 550 X 141250). 

     

         La fortification du Bois de Rouvrou, à Angoville, est l'une des mieux conservées que l'on trouve dans le Cinglais. La motte, malgré diflérents sondages pratiqués à son sommet, est encore en bon état ; une partie de la basse-cour subsiste. L'ouvrage a non seulement été signalé par F. Vaultier (Vaultier F., Recherches historiques sur l'ancien pays de Cinglais ; Voir ce qui a trait à la commune d'Angoville), mais a fait récemment l'objet d'une description détaillée (Doranlo (R.E.), La motte d'Angoville, dans Bull. Soc. Antiqu. de Normandie, LI. 1948-1951. p. 319) ; en outre, s'il n'a pas été signalé sur les plans cadastraux de la commune, il apparaît en revanche de façon très nette sur les photographies aériennes (Cliché I.G.N., Mission Granville-Falaise 1947, n°25). Nous ne reviendrons donc pas sur la description de la motte ; nous remarquerons simplement la confusion faite par R.E. Doranlo, dans I'étude signalée ci-dessus, entre des fortifications de type bien différent : c'est ainsi qu'il compare la motte d'Angoville aux enceintes circulaires du Bois du Bel ou de Sainte-Eugénie (L'ouvrage de Sainte-Eugénie, dans la Forêt de Gouffern, est une enceinte circulaire a basse-cour, beaucoup plus puissante et plus grande que celles que nous avons pu trouver dans le Cinglais. Cf. Rousseau, Le camp de Silly-en-Gouffern dit de Sainte-Eugénie, dans Le Pays d'Argentan, 1936.). 

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

    Ci-dessus, une photo extraite de Les Fortifications de terre et les origines féodales dans le Cinglais par Michel Fixot Publications du CRAHM, 1968 - 123 pages https://books.google.com.ua/books?id=l5_aCg3J2fMC&pg=PA71&hl=fr&source=gbs_toc_r&cad=3#v=onepage&q=Angoville&f=false

     

         La motte d'Angoville s'élève au sommet de la rive méridionale du petit ruisseau de la Planche, qui décrit en cet endroit une large sinuosité, ce qui donne à la fortification une position dominante par rapport au nord et au nord-est. Au pied de l'amorce de basse-cour passe le Chemin du Pont du Vivier qui prend plus loin, vers l'est, le nom de Chemin du Roy Louis, et sur lequel se trouve aussi l'église d'Angoville. Cet axe, de direction est-ouest, semble d'une part rejoindre par Combray le Chemin de Bretagne et, de l'autre, pouvait gagner Clair-Tison. ll a peut-être été l'une des ramifications de la route de Thury à Falaise qui a un tracé difficile a suivre sur les hauteurs des Bois de Saint-Clair. Enfin, on peut douter que le Chemin de Bonneuil à Caen, qui passe entre l'enceinte et l'église, ait été, comme le dit Doranlo, l'axe méridien du Cinglais que cherchait de Caumont : cet axe doit être situé plus à l'ouest, dans la région beaucoup plus peuplée de Placy, Donnay et Pierrefitte-en-Cinglais (La motte d'Angoville constitue un site à surveiller : des défrichements de grande ampleur ont eu lieu ces dernières années tout autour. La vaste entreprise de démolition de talus qui a lieu dans la plaine voisine pourrait un jour ou l'autre valoir quelques dommages à la fortification). " [4]

     

    A proximité :

     

         - " La fontaine Sainte-Anne qui date de 1846.

     

         - L'église Ste-Anne des 12e siècle, 13e siècle et 18e siècle. " [1] :

     

         " Une église du 12ème siècle, l’église Saint Anne, avec un cimetière accueillant des tombes du 17ème siècle, dont celles de la famille Rabache père en fils repose en paix. Plusieurs maires sont issus de cette famille. " [2]

      

     

    Ci-dessus : photo de l'église Sainte-Anne d'Angoville extraite de http://preciosa.eklablog.com/calvados-angoville-a132301918

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de https://www.suisse-normande.com/nos-47-communes/angoville/

    [3] Extrait de http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=14013&NUMBER=8&GRP=0&REQ=%28%2814013%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous

    [4] Extrait de Les Fortifications de terre et les origines féodales dans le Cinglais par Michel Fixot Publications du CRAHM, 1968 - 123 pages  https://books.google.com.ua/books?id=l5_aCg3J2fMC&pg=PA71&hl=fr&source=gbs_toc_r&cad=3#v=onepage&q=Angoville&f=false

     

    Bibliographie :

     

    O Angoville, motte de Rouvrou (M. Fixot, op. cit., pp. 95-97) https://books.google.com.ua/books?id=l5_aCg3J2fMC&pg=PA71&hl=fr&source=gbs_toc_r&cad=3#v=onepage&q=Angoville&f=false

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  • LES REMPARTS DE ST-QUENTIN-DE-BLAVOU/St-JULIEN-S/SARTHE (Orne) LES REMPARTS DE ST-QUENTIN-DE-BLAVOU/St-JULIEN-S/SARTHE (Orne) LES REMPARTS DE ST-QUENTIN-DE-BLAVOU/St-JULIEN-S/SARTHE (Orne)

     

    Ci-dessus, à gauche, une photo extraite du site Google Earth ; au centre, la motte de Saint-Quentin-de-Blavou et à droite, la motte de Saint-Julien-sur-Sarthe, deux photos extraites d'un site néerlandais très complet et fort bien documenté sur les mottes en Europe dont celles de Normandie : http://www.basaarts.nl/vraagbaak.php A droite, il ne s'agit pas des Larry mais de la Motte de Saint-Julien-sur-Sarthe.

     

    Les mottes de Saint-Quentin-de-Blavou et de Saint-Julien-sur-Sarthe :

     

         On trouve sur le territoire de Saint-Quentin-de-Blavou le site d'une motte castrale au lieu-dit la Motte-Saint-Quentin, près du hameau des Larry. A 700 m à l'ouest de celle-ci, à la Motte, se trouve l'emplacement d'une autre motte féodale, située elle sur le territoire de Saint-Julien-sur-Sarthe (ce qui explique que, parfois, on trouve l'indication des mottes de Saint-Quentin-de-Blavou...). [NDB]

     

    LES REMPARTS DE ST-QUENTIN-DE-BLAVOU/St-JULIEN-S/SARTHE (Orne)    LES REMPARTS DE ST-QUENTIN-DE-BLAVOU/St-JULIEN-S/SARTHE (Orne)

     

    Plan de situation des mottes de Saint-Quentin-de-Blavou (La Motte-Saint-Quentin) et de Saint-Julien-sur-Sarthe (La motte) ; blason de la commune de Saint-Quentin-de-Blavou adopté en 2011 extrait de https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=18587

     

    LES REMPARTS DE ST-QUENTIN-DE-BLAVOU/St-JULIEN-S/SARTHE (Orne) LES REMPARTS DE ST-QUENTIN-DE-BLAVOU/St-JULIEN-S/SARTHE (Orne)

     

    Ci-dessus, à gauche le site de la motte de Saint-Julien-sur-Sarthe (La Motte) et à droite le site de la motte de Saint-Quentin-de-Blavou (La Motte-Saint-Quentin), photos extraites du site Google Earth.

     

         « L'histoire médiévale a fortement marqué la région. La centenie de Corbon, qui apparaît dès le 9e siècle, va constituer le noyau du comté du Perche. C'est à cette époque que les Normands, ou leurs vassaux, cherchent à remonter les cours d'eau et pour se protéger les habitants du Perche vont ériger mottes et châteaux forts. Ces mottes ont été très nombreuses puisqu'il existe une trentaine de toponymes dans la région de Mortagne. Bien qu'elles paraissent à première vue dispersées et isolées, elles constituent en réalité un ensemble défensif dense, le long de la frontière avec la Normandie, matérialisée par le cours de la Sarthe depuis sa source jusqu'à Barville. Il y avait la motte du Jarrier à Champeaux-sur-Sarthe, celle de Longpont à La Mesnière, celle de Poix, de la Motte à Bazoches-sur-Huisne, les mottes de Buré et de Montisambert, celles de Saint Quentin-de-Blavou. Souvent les mottes ont été installées sur les buttes-témoins crétacées, dominant la plaine jurassique. Ce système défensif était complété par de nombreuses places fortes : celle du Mêle-sur-Sarthe, côté normand et qui dépendait des Montgommery, celle de Mortagne, pièce maîtresse du comté du Perche avec Nogent-le-Rotrou, mais aussi celles de Vauvineux à Pervenchères, de Mauves-sur-Huisne, de la Vove qui défendait la vallée de l'Huisne, de Boissy-Maugis qui commandait la vallée de la Commeauche. Des souterrains militaires datant de cette période ont pu être reconnus à la Vove et à Boissy-Maugis.

         À la fin du 12e siècle le comte du Perche, comme l'évêque de Sées, se rallient à Philippe Auguste. Peu après, en 1204, la Normandie est rattachée à la France, suivie bientôt par le comté du Perche en 1227. » [1]

     

    LES REMPARTS DE ST-QUENTIN-DE-BLAVOU/St-JULIEN-S/SARTHE (Orne) LES REMPARTS DE ST-QUENTIN-DE-BLAVOU/St-JULIEN-S/SARTHE (Orne) LES REMPARTS DE ST-QUENTIN-DE-BLAVOU/St-JULIEN-S/SARTHE (Orne)

     

    Ci-dessus : à gauche, un extrait de la carte de Cassini ; au centre un extrait de la carte d'Etat-Major ; à droite, une photo aérienne ; trois documents extraits du site Géoportail.

     

         " Le territoire est vers 1031 le théâtre d'une bataille entre les troupes du duc de Normandie Robert le Magnifique et celles de Guillaume de Bellême. " [2]

     

         " Selon Guillaume de Jumièges, Robert le Magnifique dut encore affronter vers 1027-1028 une autre rébellion, celle du seigneur de Bellême, Guillaume Ier, qu'il alla assiéger dans sa forteresse d'Alençon. En réalité, le duc cherchait sans doute à reprendre le contrôle de la frontière sud du duché. La famille de Bellême, au contraire, entendait profiter de sa position marginale pour constituer sa propre principauté. Bellême était situé dans le Maine, mais appartenait au diocèse de Sées, en grande partie contrôlé par cette famille. Alençon se trouvait en Normandie, tout près de la Sarthe, qui marquait dans ce secteur la frontière avec le Maine. La famille de Bellême se montrait très turbulente et les nombreux fils de Guillaume Ier lançèrent des raids de pillage à travers la Normandie.
         Les opérations se poursuivirent d'ailleurs dans le Maine, où plusieurs de ces fils trouvèrent la mort dans une bataille rangée qui les opposa à des fidèles du duc, à Saint-Quentin-de-Blavou (canton de Pervenchères, Orne). Guillaume Ier de Bellême apprit la nouvelle alors qu'il était déjà gravement malade. « Profondément touché par la douleur qu 'il ressentait dans son cœur, il mourut aussitôt », nous dit Guillaume de Jumièges. La région retrouva un calme passager, mais de nouveaux troubles devaient se produire après la mort du duc Robert, sous les successeurs de Guillaume Ier, et en particulier sous son fils Guillaume II Talvas. " [3]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://ficheinfoterre.brgm.fr/Notices/0252N.pdf

    [2] Extrait de Wikipédia

    [3] Extrait de La Normandie des ducs aux rois : 10e-12e siècle par François Neveux (1944-....). Éditeur : Ouest-France (Rennes) 1998.

     

    Bibliographie :

     

    O Ganivet (Michel). Site oublié : les mottes de Saint-Quentin-de-Blavou et Saint-Julien-sur-Sarthe (site du Larry). Cahiers percherons, n° 53, 1er trim. 1977, pp. 33-35, fig.

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  • LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime)

     

         " Guerville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie. (...)

         Le nom de la localité est attesté sous la forme Guerrevilla au 12e siècle. (...) Église Saint-Gilles, construite sur le site de l'ancienne du 12e siècle qui a brûlé en 1803. " [1]

     

    LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime)     Lorsqu'on parcourt une ville ou un village dont le parcellaire a été conservé, on s'interroge parfois sur l'organisation du réseau des rues et on observe que celui-ci est l'héritier d'un plan radio-concentrique c'est à dire lorsque des quartiers s'organisent à partir en cercles concentriques, depuis un centre-ville à la périphérie. " Ce type de plan a connu un grand succès au Moyen Âge. On le définit habituellement par une enceinte ronde, moins coûteuse à construire et plus courte, donc économisant le nombre des défenseurs, et par la subordination des rues principales à un centre où se trouvent le ou les éléments générateurs de la ville, à savoir une église, une forteresse, un monastère ou tout simplement une place de marché." (Wikipédia) Souvent toutes traces des défenses médiévales ont disparu. Ne subsiste que le réseau de communications et le parcellaire ancien révélé par le cadastre. Tel est, sans aucun doute, le cas de Guerville en Seine-Maritime. [NDB] 

     

    Ci-dessus, cadastre actuel de Guerville extrait du site de Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime)    LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime)

     

    Plan de situation de la haute cour de la basse cour et du bourg castral de Guerville ; blason de la famille de Monchaux https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=11333

     

         " ... Une dégradation accrue, un comblement souvent accéléré des fossés ainsi qu’un parcellaire plus dense rendent souvent des sites remodelés et partiellement effacés. La compilation d’informations diverses est souvent requise pour saisir les formes générales d’un site, notamment dans les zones où le relevé topographique serait fastidieux et souvent inutile.

     

    LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime)     À Guerville (76), une plateforme circulaire de 80 m de diamètre, et surplombant de 2 à 4 m le relief environnant, est largement érodée vers le nord, au contact du village (voir ci-contre). Au nord-est, un fort talus témoigne d’une importante extension dont les formes sont perceptibles par la lecture du parcellaire : deux enclos alignés et tangents à l’enceinte principale donnent une extension de 450 m à l’ensemble. Ce que l’on peut interpréter comme une haute cour, une basse cour, puis un bourg castral. " [2]

     

    Ci-dessus : Guerville, relevé de la fortification. Cadastre de 1823 et hypothèses sur le cadastre médiéval (Bruno Lepeuple). " Les fortifications de terre médiévales de Haute-Normandie. Méthodes et premier bilan du PCR 2004-2008 Mediaeval earth fortifications in Upper Normandy: Methods and first report of PCR 2004-2008 Anne-Marie Flambard Héricher, Gilles Deshayes, Daniel Étienne, Thomas Guérin, Bruno Lepeuple, Jimmy Mouchard et Aude Painchault - p. 225-228

     

    " Le Vieux Château

     

    LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime)     Le village de Guerville est établi à l'ouest du plateau séparant les vallées de l'Yeres et la Bresle. L'érosion a créé un éperon qui, en plan, évoque un triangle isocèle. Construit sur la base de ce triangle, le château protège le plateau ensuite voué à l’agriculture. Si vers 1830, on voyait encore quelques restes des murs d'enceinte et de tourelles semi-circulaires, seuls subsistent aujourd'hui le tertre et une petite partie de la contrescarpe. Le parcellaire du village conserve néanmoins le plan de la basse-cour et des aménagements de l'enceinte villageoise.

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1823 (tableau d'assemblage de 1823)

     

    LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime)      Le tertre, entaillé au nord-ouest, présente l'aspect d'une plateforme circulaire d'environ 80 m de diamètre surplombant le relief extérieur de 2 m à 4 m. Il était entouré d'un fossé, d'une profondeur d'au moins 5 m, vraisemblablement en eau. Une surélévation sur le pourtour sud de la plateforme pourrait marquer la présence de bâtiments enfouis. Au nord du tertre, un fossé, réutilisé pour y placer une sente, matérialise le tracé de l’ancienne basse-cour en forme de croissant et enveloppant le tiers nord-est du site. L'actuelle rue de l'Église coupe la basse-cour en son milieu, témoignage de l'ancien chemin menant de l'église au château. L'enceinte du bourg est encore visible sur une partie de son tracé sud, le long de l'actuelle rue aux Juifs ; son tracé nord s'est probablement conservé dans une sente reliant la basse-cour à la place de la Mairie.

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1823 (Section B)

     

    LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime)

     

    1. blason de la famille de Monchaux https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=11333 ; 2. blason de la famille des comtes d'Eu de la Maison de Normandie : D'azur, au lion d'or,l'écu semé de billettes d'or par CaranornCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personnelCette image vectorielle contient des éléments, éventuellement modifiés, qui ont été extraits de : Meuble lion.svg.iLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Caranorn., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4147414 ; 3. blason de la famille des comtes d'Eu de Brienne par Odejea, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3919569

     

    LES REMPARTS DE GUERVILLE (Seine-Maritime)     Il s’agit d’une zone de défrichement isolant, à partir du milieu du 11e s., la haute forêt d'Eu de celle du Triage. La première mention date de 1130, quand l'archevêque de Rouen fait don d'une pièce de terre située dans une zone nouvellement essartée de la forêt de Guerville. Au milieu du 12e s., la terre de Guerville appartient à Raoul de Monchaux qui l'échange avec Henri Ier comte d'Eu, qui fait probablement construire le château, bien que la tradition attribue cette fondation à Jean Ier de Brienne, comte d'Eu à la fin du 13e s. Les comtes d'Eu vont y séjourner relativement souvent. Le village, vraisemblablement contemporain du château, compte alors cinquante parrochiani ; des portes sont mentionnées en 1240 et un moulin a vent est attesté en 1488. Le talus longeant l'actuelle rue du 1er septembre, anciennement rue Bâtarde, pourrait indiquer un accroissement du bourg dans cette direction. Enfin, des vignes étaient encore cultivées sur la commune à l’extrême fin du 18e s. (Responsable de l’étude et du relevé : Etienne Daniel). " [3]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Sources :

     

    [1] extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Les fortifications de terre médiévales de Haute-Normandie. Méthodes et premier bilan du PCR 2004-2008 - Journées archéologiques de Haute-Normandie. Rouen, par François Erlenbach (dir.) ;, Marie-Clotilde Lequoy (dir.) ; et, Muriel Legris (dir.).3-5 avril 2009. Nouvelle édition [en ligne]. Mont-Saint-Aignan : Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2010 (généré le 08 novembre 2019). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/purh/6841>. ISBN : 9791024010656. DOI : 10.4000/books.purh.6841.

    [3] Extrait de Étude microtopographique des fortifications de terre de Haute-Normandie - Responsable(s) des opérations : Anne-Marie Flambard-Héricher, Bruno Lepeuple, Daniel Étienne, Gilles Deshayes, Sébastien Lefèvre, Jimmy Mouchard, Thomas Guérin et Aude Painchault - Notice rédigée par : Anne-Marie Flambard-Héricher, Bruno Lepeuple, Daniel Étienne, Gilles Deshayes, Sébastien Lefèvre, Jimmy Mouchard, Thomas Guérin et Aude Painchault – 2006 - https://journals.openedition.org/adlfi/5262#tocto1n7

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  • LES REMPARTS DE COURTEILLES (Eure)    Courteilles a un passé historique dense. Un ancien château fort est mentionné à Courteilles dès la fin du 12e siècle.La route du fossé royal, qui traverse le village, rappelle l’importance de cette fortification (composée d’un fossé et d’un remblai) sur la frontière franco-normande entre 911 (traité de Saint Eloi sur Epte) et la fin de la guerre de Cent ans. L’Avre marque aujourd’hui encore la frontière entre la Normandie et l’Ile de France. [NDB]

     

    Ci-dessus, photo extraite de La Frontière normande de l'Avre : De la fondation de la Normandie à sa réunion au domaine royal (911-1204). Évolution de la maîtrise militaro-économique d'un territoire frontalier par Astrid Lemoine-Descourtieux. http://books.openedition.org/purh/6807

     

         " Très proche, géographiquement et historiquement, de Tillières, le site de Courteilles est aujourd’hui encore peu connu. La famille évolua dans l’ombre de la baronnie de Tillières. À la fin du 12e siècle, le duc de Normandie renforça ses défenses, notamment la basse-cour. Les vestiges présentent encore aujourd’hui une motte tronconique assez raide, entourée de profonds fossés. Les aveux évoquent seulement manoir, chapelle etc., murailles de terre, larges fossés et deux ponts levis. Cette fortification, était située à proximité immédiate des Fossés le Roi. " [1]

     

    LES REMPARTS DE COURTEILLES (Eure)    LES REMPARTS DE COURTEILLES (Eure)

      

    Plan de situation de la motte de Courteilles ; blason de la famille de Courteilles (est-ce le bon ?) par Gilloudifs

     

    LES REMPARTS DE COURTEILLES (Eure)     " Le château de Courteilles (Canton de Verneuil-sur-Avre, dép. de l’Eure), principale fortification de l’Avre entre Verneuil et Tillières, faisait le lien entre ces deux places fortes, tout en restant étroitement dans l’orbite de Tillières. Dans l’histoire des guerres franco-normandes de l’Avre, il trouva sa place en assurant un rôle diplomatique. Ce fut très certainement le lieu choisi « entre Verneuil et Tillières » pour la rencontre entre Richard Cœur-de-Lion et Philippe Auguste du 23 juillet 1194. J.-F. Lemarignier a d’ailleurs rappelé que cette entrevue sur un site frontalier, comme celles plus nombreuses du gué de Saint-Rémy, était une réminiscence de la coutume de « l’hommage en marche ». Si l’accord ne cite pas nommément Courteilles, il est fort prob able qu’elle y eut lieu car le château, comme celui de Tillières, semble avoir été à cette époque entre les mains de Richard. Le souverain le fortifia, comme en témoignent les rôles de l’Échiquier : en 1198, 450 livres y furent attribuées à Robert, clerc, et non au seigneur de Courteilles, dont 300 livres pour « clore de pierre la basse-cour de Courteilles ». La somme est conséquente et montre toute l’importance de la place. " [2]

     

    Ci-dessus, photo extraite de ce même document : La Frontière normande de l'Avre : De la fondation de la Normandie à sa réunion au domaine royal (911-1204). Évolution de la maîtrise militaro-économique d'un territoire frontalier par Astrid Lemoine-Descourtieux. http://books.openedition.org/purh/6807

     

    La guerre franco-anglaise en 1194 :

     

    LES REMPARTS DE COURTEILLES (Eure)     " Au cours de la lutte décisive entre France et Angleterre, Philippe Auguste, profitant de l'absence de Richard Cœur de Lion, conclut, en janvier 1194, un accord avec Jean sans Terre qui lui cédait les châteaux de Gisors, Evreux et Verneuil. Mais Verneuil refusa d'ouvrir ses portes et le roi dut y mettre le siège le 10 mai 1194, déployant contre la ville toutes les ressources de son art militaire et de ses redoutables machines. Guillaume le Breton raconte que les Vernoliens montrèrent en cette occasion le mépris dans lequel ils tenaient le roi de France, accablant de sarcasmes l'image qu'ils avaient peinte de lui sur la porte du Château. Philippe, cependant, au bout de dix-huit jours, quittait brusquement son armée pour aller, avec quelques troupes, venger par le fer et le feu la trahison d'Evreux, où Jean sans Terre, inquiet du retour de son frère, avait fait décapiter les soldats de la garnison française. Entre temps, Richard, revenu en Angleterre, débarquait à Barfleur et fonçait sur Verneuil, dont les Français levaient le siège. Le roi d'Angleterre entra en triomphateur dans la ville et en releva une nouvelle fois les remparts. Philippe Auguste se résigna à la conclusion d'une trêve qui fut signée entre Verneuil et Tillières, sans doute au château de Courteilles. " [3]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE COURTEILLES (Eure)       " Le château d’origine, du type le plus courant dans la petite noblesse c’est-à-dire à donjon sur motte et basse-cour, fut donc renforcé par les considérables investissements de 1198. En 1629 et 1670, ses différents éléments furent énumérés : « Manoir seigneurial, chapelle [...] le tout clos et fermé de grandes fosses avec deux pontz levis, l’un pour entrer audit logis et l’autre aux jardins clos de murailles de terre, contenant deux acres de terre ou environ. »

         Il était donc vaste, cerné de grands fossés et à accès par deux ponts-levis. Le logis proprement dit n’était probablement pas antérieur aux 13e-14e siècles (le relevé présente l’entrée du château sous la forme d’un mur droit percé d’une porte cintrée et épaulé aux angles par une tourelle à un seul niveau. Le château a malheureusement été découpé.). La chapelle a disparu, rendant inutile toute tentative de datation. Enfin, ni la motte ni la tour ne furent évoquées : pourtant d’indéniables vestiges subsistent encore (ill. n° 30 et 31) à l’ouest des ruines du château du marquis Barberie de Courteilles (fin du 18e siècle), avec une motte et son fossé annulaire. Ils furent mentionnés au 18e siècle, dans un Mémoire historique sur Verneuil (Arch. dép. Eure, IV F 174, p. 8 (n. 2) : « On voit encore la butte sur laquelle ce château était bâti. » ), puis oubliés jusqu’aux travaux de A. Baume puis de D. Lepla ( ...hauteur de la motte : 17 m ; largeur du rempart : 9 m ; hauteur du rempart : 4 m.). La hauteur de l’ouvrage et la raideur des pentes, notamment dans la partie occidentale, sont remarquables, montrant un état de conservation probablement proche de l’état initial. De nombreux débris de silex attestent l’existence d’anciennes constructions. La large basse-cour a été englobée dans les remaniements du 18e siècle, mais A. Baume aurait identifié certains pans de murs des communs comme pouvant se rapporter aux travaux de la fin du 12e siècle, cités par l’Échiquier.

         L’aveu de 1707, sensiblement différent, donne des renseignements sur l’environnement du château, notamment le passage à proximité immédiate des « Fossés le Roi » : « Item une autre piesse [...] bornée [...] d’autre côté les fossés royaux, d’un bout le château [...] » Il subsiste encore une voie appelée « route du Fossé Royal ». Ces fossés donnèrent ainsi naissance à un chemin et servent encore de bornement. " [2]

     

    Ci-dessus, un extrait de la carte d'Etat-Major extraite du site Géoportail.

     

    Les fossés royaux :

     

         " Vestiges de la frontière entre la France et la Normandie, ils furent réalisés entre 1158 et 1168. C’est Henri II Plantagenêt, duc de Normandie et roi d’Angleterre, qui a ordonné la construction de cette fortification venant compléter la ligne de châteaux existants, déjà renforcée sous le règne de Henri Ier Beauclerc. Le tracé initial comptait 105 km de long. La terre enlevée pour creuser le fossé (3 à 9 m de profondeur) était rejetée coté Normandie pour former un talus haut (5m) donc infranchissable. Malmenés par la mise en culture et le remembrement, les portions existantes aujourd’hui demeurent dans des zones essentiellement boisées comme c’est le cas à Saint-Christophe-sur-Avre. " [4]

     

     

    Le lignage de Courteilles

     

         On trouvait " le lignage de Courteilles qui fut très tôt associé à Tillières ou aux autres fidèles de l’honneur (cartes no 20). Les sources étant lacunaires, la famille présente quelques périodes obscures : la chronologie mise en place ici est donc relative. Le premier seigneur de Courteilles, Roscellin, témoigna vers 1079-1101 pour la donation de Garin d’Ilou sur les fours de Brezolles. Peut-être représentait-il alors la famille de Tillières. Dans une charte de 1096, où Gilbert de Tillières était présenté comme co-donateur, Guillaume de Courteilles fut témoin de Geoffroy de Bérou ; son fils Richard le fut de nouveau vers 1119. Guillaume de Courteilles assista à une autre donation sur la dîme de Bérou, confirmée par Matthieu de Charnelles. Durant toute la première moitié du 12e siècle, Guillaume apparut souvent dans les actes passés par Gilbert III, dès 1107 pour une donation faite sur Brezolles par Gervais Ier de Châteauneuf. Il témoigna pour Gilbert II et apposa son seing sur la charte de Gilbert III à propos de Gauville (1109). Lorsque Gilbert III consentit à la donation des moulins d’Armentières, Guillaume de Courteilles fut son témoin. Enfin, la charte du rétablissement de Saint-Père sur les moulins de Bérou le mentionne parmi la cour de Gilbert, comme intendant de Simon d’Ilou. Par ailleurs vers 1101-1110, Guillaume de Courteilles apparut à l’ouest de l’honneur comme témoin de l’abbaye de Saint-Père, avec Robert de Tranchevilliers et Foulques d’Armentières – mais sans Gilbert III – lors de la donation de l’église de Chandai, dépendante de la baronnie L’Aigle.

     

    LES REMPARTS DE COURTEILLES (Eure)          Son fils Richard traduisit le même attachement à la famille de Tillières et une participation active aux donations de l’Avre. Vers 1160, il fut également témoin de Raoul d’Ilou récapitulant nombre de concessions faites à la léproserie du Grand Beaulieu par sa famille, Crespin de Nonancourt, Garin de Saint-Rémy, Garin de Malicorne, etc. Toutes ces donations concernaient principalement les alentours de Dampierre, au sud de l’Avre, à proximité immédiate de Courteilles et de Tillières. Par ailleurs, étant données les circonstances, « Richard », cité en 1188 dans une charte de Gilbert V comme sénéchal de Tillières, pourrait bien être ce Richard de Courteilles. Celui-ci fut également lié à des établissements indépendants de Tillières. Il fit ainsi du consentement de ses enfants, Gilbert, Adeline et Marie, des donations à l’abbaye de l’Estrée dès sa fondation (1144), pour lesquelles Tillières n’apparut pas133. Il choisit avec son fils, Gilbert, et « sur le conseil de Richer II de L’Aigle » de faire don de la dîme de Courteilles à la Chaise-Dieu du Theil. Aucun membre de Tillières ne fut présent mais y assistèrent des personnes relevant de son honneur (de Damville, Bourth, Droisy, Nonancourt, la Héruppe, Malicorne, etc.) Le choix a aussi bien pu être motivé par l’alliance matrimoniale de 1159 entre les familles de L’Aigle et de Tillières que par les relations de la famille de Courteilles avec celle de L’Aigle, connues dès 1130 (Chandai). Enfin, dans ces mêmes années apparurent d’autres personnages, apparemment originaires de Courteilles ou cadets de la famille : en 1147, Gaudin de Courteilles fut témoin en la « tour de Chartres » d’une confirmation de Thibault de Chartres pour la léproserie du Grand-Beaulieu et vers 1150, Geoffroy de Courteilles fut témoin d’un accord passé entre l’abbaye de Saint-Père et un prêtre de Saint-Georges.

     

    Ci-dessus carte des dépendances de l’honneur de Tillières au 12e siècle (c. 1120-1190). Lemoine-Descourtieux, Astrid. Primauté de Tillières au XIe  siècle In : La Frontière normande de l'Avre : De la fondation de la Normandie à sa réunion au domaine royal (911-1204). Évolution de la maîtrise militaro-économique d'un territoire frontalier [en ligne]. Mont-Saint-Aignan : Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2011 (généré le 07 novembre 2019). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/purh/6820>. ISBN : 9791024010618. DOI : 10.4000/books.purh.6820.

     

         À la fin du 12e siècle, le fief se retrouva apparemment entre les mains de Richard Cœur-de-Lion puisqu’en 1195, le receveur du roi faisait état de 14 sous « du produit de la terre de Gilbert de Courteilles ». D’ailleurs en 1198, il avait pleine autorité comme à Tillières pour mettre la place en défense : les rôles de l’Échiquier signalent que Robert, clerc, reçut du Trésor des sommes importantes (en tout 550 livres) pour, entre autres choses, murer la cour du château. Cependant la famille ne disparut pas et resta ancrée dans la région. En 1198, Gilbert de Courteilles fut témoin d’une charte de l’évêque d’Évreux138. Le 17 mars 1202, alors que Jean sans Terre se trouvait à Verneuil, il attribua une rente à Jean de Courteilles et à son fils Guillaume pour « l’échange » opéré à Courteilles : le roi entendait-il par là indemniser la famille et conserver la place pour son propre compte comme à Tillières ? En comparaison, la rente de 30 livres paraît importante et laisserait peut-être présumer de la taille de la seigneurie de Courteilles. Enfin en janvier 1234, la présence de Guillaume avec Robert de Courtenay, Guillaume des Minières, Robert d’Ivry, Guillaume Crespin etc., au serment de l’archevêque de Rouen d’observer la coutume normande montre que la famille resta en Normandie et retrouva sans doute son fief. Guillaume de Courteilles, son fils, fit encore une donation sur ses possessions de Bourth au prieuré du Désert en 1255.

         En conclusion, nous pouvons affirmer que les documents où figurèrent les membres de la famille de Courteilles les mettent en rapport fréquent avec des familles, des terriroires ou des établissements religieux français et le plus souvent en relation avec son seigneur de Tillières. Outre le fief éponyme de Courteilles et les territoires directement associés, la famille de Courteilles semble avoir eu des intérêts dans le Perche et le Dreugésin. Entre 1101 et 1129, Guidon de Cintray avait fait don à l’abbaye de Saint-Père de la dîme d’Archipenna, dépendance du prieuré de Brezolles. Guillaume de Courteilles semble en avoir hérité puisqu’il fit une tentative pour la reprendre. Il est également attesté que vers 1148, le fief avait des dépendances à Charencey dans le Perche. Il semble donc que la famille ait directement profité de l’avancée de Tillières en terre française et se soit établie sur des territoires relativement dissociés du fief d’origine. " [2]

     

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    LES REMPARTS DE COURTEILLES (Eure)     Entre 1754 et 1762, un nouveau château classique est érigé par Jacques-Dominique de Barberie, marquis de Courteilles et gouverneur de Verneuil. La construction de ce château nécessite la destruction des remparts de Verneuil et le réemploi de ses pierres. En 1849, les héritières, accablées de dettes, vendent à deux spéculateurs qui font aussitôt démolir les trois quart du château afin d’en vendre les matériaux. L’extrémité de l’aile gauche, préservée, est saccagée sous l’Occupation et tombe en ruine. [NDB]

     

    Ci-dessus, gravure du château et du temple par Constant Bourgeois ornant l'ouvrage d'Alexandre de Laborde publié en 1808 http://www.parcsafabriques.org/courteilles/courteilles1.htm

     

         " Courteilles est surtout connue pour son ancien château construit entre 1754 et 1762 par le Marquis de Courteilles. Il fut Conseiller d’Etat et Intendant des Finances, en charge de la manufacture de Sèvres et a laissé son nom à une forme de porcelaine. Le château fut démoli en 1850, après la mort des dames de Courteilles (la comtesse de Rochechouart et la duchesse de Richelieu, fille et petite-fille du marquis. Cette dernière était l’épouse du duc de Richelieu, fondateur d’Odessa et premier ministre sous la restauration). Le parc du château, transformé en jardin à l’anglaise avant la Révolution, contient toujours la plupart des fabriques qui y furent alors édifiées, notamment un petit temple à colonnades et un tunnel de rochers, monuments très en vogue à l’époque. " [5]

     

    LES REMPARTS DE COURTEILLES (Eure)     " Le château de Courteilles (seconde moitié du 18e siècle, détruit en 1849), route départementale 676, inscrit au titre des monuments historiques Inscrit MH (1976, Escalier menant à la terrasse ; orangerie ; fabriques subsistantes du parc), l'architecte étant Antoine Matthieu Le Carpentier.

         Il en subsiste les fabriques telles que petit temple, tunnel de rochers, pavillon Richelieu, tour gothique. Il connut trois occupants ; outre Jean-Dominique de Barberie, marquis de Courteilles, son gendre le comte de Rochechouart (1744-1791) puis le duc de Richelieu. On doit au lithographe Constant Bourgeois trois gravures pour l'ouvrage consacré au château en 1808 et rédigé par Alexandre de Laborde. " [6]

     

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Les petites fortifications de la région de l'Avre (XIe-XIIIe siècles) : essai d'inventaire d'après les sources littéaires, iconographiques et la prospection par Astrid Le moine-Descourtieux – Bulletin n° 92004 Centre de Recherches Archéologiques de Haute-NormandieSociété Normande d’Études Préhistoriques

    [2] Extrait de La Frontière normande de l'Avre : De la fondation de la Normandie à sa réunion au domaine royal (911-1204). Évolution de la maîtrise militaro-économique d'un territoire frontalier par Astrid Lemoine-Descourtieux. Nouvelle édition [en ligne]. Mont-Saint-Aignan : Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2011 (généré le 04 novembre 2019). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/purh/6807>. ISBN : 9791024010618. DOI : 10.4000/books.purh.6807.

    [3] Extrait de Le Pays de Verneuil-sur-Avre sous la direction de Francis Glatigny ; [photogr. de Marc de Fromont – Éditeur (Évreux) 1987 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3336543g/f19.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Courteilles%22.texteImage

    [4] Extrait de http://www.normandie-sud-tourisme.fr/wp-content/uploads/2017/10/rando-fosses-royaux.pdf

    [5] Extrait de http://www.inse27.fr/interco/les-communes/courteilles/

    [6] Extrait de Wikipédia

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  • LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)

     

          " Le manoir de Gonneville est un manoir, du 14e/15e siècle, qui se dresse sur la commune de Blainville-sur-Mer dans le département de la Manche en région Normandie. " [1]

     

    LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)    LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)

     Plan de situation du manoir de Gonneville à Blainville-sur-mer ; blason de la famille de Brully ou Breuilly/

     

    LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)

     

    Ci-dessus, à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

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    Le manoir

     

    LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)     " Le manoir de Gonneville a été construit au 14e siècle, pour Thomas de Brulie (ou Breuilly) et ses descendants.

         C'est un corps de bâtiment en équerre avec une tourelle d'escalier polygonale, à l'intérieur de l'édifice, deux cheminées monumentales. " [2]

     

    LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)     Le constructeur du manoir de Gonneville était-il Thomas III de Breuilly (vers 1380-1404), écuyer, seigneur de Baudreville et Gonneville, surnommé le "chevalier de bonne mémoire", ou bien son fils, Thomas IV, seigneur de Gonneville ?

         Le fils de celui-ci, Raoul III de Breuilly, alias Raoul de Brulie, fit partie des 120 défenseurs du Mont-Saint-Michel contre les Anglais en 1434. Il fut seigneur de Breuilly, de Gonneville et de Chavoy, capitaine des Nobles du Cotentin et du comté de Mortain. Enfin, le fils de ce dernier, Raoul IV fut chambellan du roi en 1466. [NDB]

         Voir sur cette famille de Breuilly ici.

     

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    La chapelle Notre-Dame ou chapelle des Marins

     

    LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)     " Adossée à un manoir du 15e siècle, la chapelle de Gonneville, dite Chapelle des Marins, fut fondée en 1050, mais l'édifice actuel date de fin 14e ou début 15e siècle. Elle est dédiée à la Vierge et à Saint Philibert, patron des matelots. Tout en longueur, sa forme est simple et originale à la fois, puisqu'elle est légèrement disproportionnée par rapport au clocher, lequel est très petit. C'est en ce lieu que se tenait la messe avant le départ et après le retour des terre-neuvas. Effectivement le havre de Blainville était un port naturel abritant un important trafic maritime. " [3]

     

    LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)

     

         " Construite au début du 15e siècle, appartient encore aux propriétaires de manoir de Gonneville. La Révolution qui fit fermer toutes les églises des environs ne parvint pas à interdire l'accès de cette chapelle aux pèlerins ; le culte y fut maintenu par un prêtre réfractaire, enfant de la paroisse de Blainville. La statue de Sainte Anne, en pierre, fut transférée du manoir dans la chapelle en 1975. " [2]

     

    LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)

     

    LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)     " La chapelle renferme un tableau ex-voto de bateau dans la tempête datant du 18e siècle et deux maquettes ex-voto de la fin du 19e siècle, l'un représentant le trois mâts « Notre-Dame de Granville », l'autre le trois mâts « Marie », classés à titre d'objets.

         D'autres œuvres votives sont présentes, un navire à deux mats, un second tableau, un vitrail et un bateau en bouteille. " [1]

     

    Protection :

     

         " Les façades et toitures de la chapelle du manoir, dite « chapelle des Marins », font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 5 avril 2005. " [1]

     

    A proximité, à Blainville-sur-Mer :

     

    LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)LES REMPARTS DE GONNEVILLE (Manche)     " L'église Saint-Pierre est romane, à nef unique. Les chapelles latérales forment le transept. Le chœur à pans coupés et le porche sont du 15e siècle, le clocher carré en granit à flèche hexagonale ainsi que les modillons et les chapiteaux sont du 12e siècle. On peut y voir à l'intérieur une vierge du 15e siècle et des statues des 17e et 18e siècles. " [1]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-manche-manoir-a-blainville-manoir-gonneville.html

    [3] Extrait de https://www.tourisme-coutances.fr/lieux_de_visite/chapelle-notre-dame-de-gonneville-pcunor050v513m4g/

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