• LES REMPARTS DE REVILLE (Manche) LES REMPARTS DE REVILLE (Manche) LES REMPARTS DE REVILLE (Manche)

     

    LES REMPARTS DE REVILLE (Manche)      " Bâti au cœur du Val de Saire, la Crasvillerie témoigne d'un riche passé historique de Réville. Ce solide manoir de granite est un témoin de l'architecture féodale et guerrière du 15e et 16e siècle. Il intéresse la légende autant que l'histoire. Il abrita jadis un des marins les plus hardis, un des corsaires les plus redoutés de son temps, François Le Clerc, dit "Jambe de bois ". Pour ses nobles services sous les rois François Ier et Henri II, il fut anobli en 1551 et reçut le blason " De gueules au chevron d'or accompagné de trois étoiles d'argent ". C'est alors qu'il s'installa au manoir de Crasville dit La Crasvillerie et continua d'organiser de lointoines et fructueuses expéditions aux Antilles par exemple. " [1]

     

         " Le manoir de la Crasvillerie (...) est situé dans le département français de la Manche, à Réville, route du cap. " [2]

     

       

     

     Plan de situation du manoir de la Crasvillerie sur la commune de Réville ; blason de François Le Clerc dit "Jambe de Bois" par Gilloudifs.

     

    Historique

     

    LES REMPARTS DE REVILLE (Manche)     " Le manoir fut la propriété du pirate François Le Clerc dit « Jambe de bois » ; pour ses services sous les rois Henri II et François Ier, il fut anobli en 1551. " [2]

     

         " François Le Clerc ou Francis Le Clerc (mort en 1563) aussi connu sous le nom de « jambe de bois » était un corsaire et pirate français originaire de Normandie qui a vécu au 16e siècle.

         Originaire de Réville ou de Gréville-Hague, il est reconnu comme le premier pirate de l'ère moderne à avoir une jambe de bois. " [2]

     

         " Sa devise est : « Toujours les premiers à l'abordage ».

         Il prend Sercq en 1549. (...) Le roi Henri II l'annoblit en 1551 et rend hommage à sa hardiesse. « Il a exposé sa personne en infinis dangers et peines, et avecques telle hardiesse et vaillance qu'il en est digne de louange et singulière recommandation, avec ce que, ez combats et conflicts esquels, pour nostre service il s'est toujours des premiers rencontré et offert à l'encontre de nos ennemys, il a esté grandement mutilé de ses membres, y ayant perdu une jambe et un de ses bras grandement endommagé, ne laissant pour cela son dit service, et exploite sa personne et telle et aussi grande volonté, hardiesse et vaillance qu'il a jamais fait. » (...)

         En 1553, il est à la tête d'une division royale de bateaux de haute mer, six galions, huit caravelles et quatre pataches, armés par 800 marins. Il commande personnellement le Claude. Les Espagnols, qui l'ont surnommé Pié de Palo, s'affolent dès qu'ils aperçoivent sa marque. Et ils ont raison car ce marin, en plus d'être courageux, est un remarquable stratège. Lors de cette expédition, il met à mal la flottille de l'amiral Alonso de Maldonando et pille San German à Porto Rico, les îles Mona et Saona, ainsi que Yaguana, futur Port-au-Prince (Haïti), puis La Palma aux Canaries.

         En 1554, il appareille de nouveau de Cherbourg pour les Caraïbes. Cette fois, il va à Cuba, saccage et rançonne Santiago de Cuba, et patrouille autour de l'archipel des Açores.

         François Le Clerc se range du côté de la réforme. Il rejoint Le Havre et se range du côté des Anglais. En 1562, il part de nouveau pour les mers lointaines, à la tête de douze vaisseaux. C'est au retour d'une de ses expéditions qu'il meurt en 1563, sur son bateau.(...)

         Il est un ami de Gilles de Gouberville, qui parle de lui dans son Journal. " [3]

     

         " Le Clerc fit construire le manoir de la Crasvillerie (commune de Réville), où il accueillit l'amiral Gaspard II de Coligny. " [2]

         Voir aussi ici et ici.

     

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    Ci-dessus, au centre, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Un autre propriétaire :

     

    LES REMPARTS DE REVILLE (Manche)     " Auguste Fouace, né à Réville le 2 octobre 1883 et mort dans la même commune le 14 mai 1957, est une personnalité agricole de la Manche. (...)

         Auguste Fouace, né dans une famille qui a donné un peintre célèbre (Guillaume Fouace), est de la « terre du Val de Saire ». (...)

         À une époque où déjà le rendement prime, pour Auguste Fouace un animal doit être « beau et bon ». C’est ce double but qui l’a guidé dans le choix de souches qui se sont imposées, dans la zone normande. (...)

         Il meurt dans son manoir de La Crasvillerie, qu’il a restauré, au cœur du Val-de-Saire, berceau de l’Association des éleveurs-sélectionneurs qu’il a regroupés et entraînés à utiliser des méthodes d’avant-garde. " [4] 

     

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    Protection :

     

         " Le logis, y compris les cheminées, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 7 octobre 2019. " [2]

     

    A proximité (commune de Réville) :

     

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         - Le manoir du Houguet du 16e siècle.

     

    LES REMPARTS DE REVILLE (Manche)     " La partie la plus ancienne remonte au 16e siècle, elle est une belle construction de granit encadrée de deux vieilles tours de défense. (...)

    La maison d'habitation a été construite fin 16e ou début 17e siècle, mais en deux campagnes (pierre de taille à gauche, moëllons à droite). A noter la présence d'un rez de chaussée surélevé, les meneaux Louis XIII de la fenêtre, la lucarne et son fronton triangulaire d'esprit gothique.

         Pierre Mangon, sieur du Houguet (v. 1632-1705), vicomte et capitaine de Valognes, fut le premier historien du Cotentin ; il vécut ses dernières années dans la hantise d'un débarquement anglais.

         Bon-Henry Onfroy (1777-1857) passa son enfance au Houguet, avant d'entrer dans les ordres et de fonder en 1823, la trappe de Bricquebec. Enfin, le Houguet est le berceau de la race bovine du Val de Saire, grâce aux recherches et aux sélections de la famille Noël (spécialement de 1860 à 1914). " [5]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         - Le Château de Réville, inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 5 septembre 1997. 

     

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         La légende du Moine de Saire se rattache à cette demeure. [NdB] :

     

         " C'est au 15e siècle que se passa cette histoire. Le seigneur du château de Réville situé en pays du Cotentin, laissa la gestions de ses biens à un moine qui n'avait pas très bonne réputation.
         Profitant de son pouvoir et de l'argent que lui rapportaient les impôts de fermage, ce mauvais moine, grand buveur et querelleur vivait grand train. On disait même qu'il était l'amant de la châtelaine, Aurélie de Quénil.
         Mais au retour du seigneur, le moine fut sommé de régler les comptes des impôts. Ne voyant aucune issue pour ce sortir de ce problème, le moine fit un pacte avec le diable. Il consentit à vendre son âme pendant dix années contre la somme exiger et qu'il devait.
    Pendant de longues années, le mauvais moine servit son nouveau maître en commettant tous les pêchés imaginables.
         Un jour de festin où il était à la table du château, on lui reprocha d'avoir détourner des fonds. Devant cette grave accusation, le moine qui niait tout en bloc, d'un air scandalisé jura que s'il était coupable, qu'il soit tout de suite emporté par le diable. A peine eut-il prononcé ces mots que Belzébuth en personne apparu à tous et emporta le voleur.
    Depuis ce jour, le mauvais moine, qui n'avait pas finit de payer sa dette au diable, doit revenir sur terre pendant les temps de tempêtes, pour chasser les âmes faibles ou égarés. C'est sous l’apparence d'un homme qui se noie, qu'il entraîne ceux qui viennent à son secours. "
    [6]

         Voir aussi ici et ici.

     

    LES REMPARTS DE REVILLE (Manche)LES REMPARTS DE REVILLE (Manche)     - " L'Église Saint-Martin, classée monument historique, à l'exception des parties modernes (collatéral au nord du chœur, sacristie et chapelle du Sacré-Cœur), par arrêté du 29 janvier 1923. Elle abrite de nombreuses œuvres classées à titre d'objets. " [2] 

         Voir aussi ici. 

     

    LES REMPARTS DE REVILLE (Manche)     Dans cette église, on trouve le gisant en marbre de Béatrix Fouace, la fille aînée du peintre Guillaume Fouace qu'il eut la douleur de perdre en 1888 ; elle était âgée de 15 ans. Le peintre se fit sculpteur en exécutant pour son tombeau ce gisant sous le nom du Dernier sommeil, qui obtint une mention de sculpture en 1890. [ndB]

     

    LES REMPARTS DE REVILLE (Manche)     - La Chapelle Saint-Eloi :

         " Cet édifice campagnard de la fin du 12e siècle a conservé un porche roman, une corniche à modillons et des vestiges de peintures murales sur le mur du chevet. Inscription par arrêté du 23 octobre 1997. " [7]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://www.charme-traditions.com/fr/locations-de-vacances/org/86510/manoir-de-la-crasvillerie

    [2] Extrait de Wikipédia

    [3] Extrait de http://www.wikimanche.fr/Fran%C3%A7ois_Le_Clerc

    [4] Extrait de https://www.wikimanche.fr/Auguste_Fouace

    [5] Extrait de https://www.le-petit-manchot.fr/cc-18-11-reville-manoir-du-houguet/articles/

    [6] Extrait de http://j.moulon.free.fr/pages/legende5.html

    [7] Extrait de https://monumentum.fr/chapelle-saint-eloi-pa50000003.html

     

    Bonnes pages :

     

    Site officiel : https://www.manoirdelacrasvillerie.com

     

    O http://baguette.over-blog.net/article-le-manoir-de-la-crasvillerie-97562121.html

    O https://books.google.fr/books?id=5BHqDwAAQBAJ&pg=PT206&lpg=PT206&dq=%22description+manoir+de+la+Crasvillerie&source=bl&ots=RH0w90tjYl&sig=ACfU3U1u56Rcvoxm29Pb0rTDcmMeXFJmRw&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj-oYfsmrzrAhUSBGMBHT0vAvM4ChDoATAQegQICBAB#v=onepage&q=%22description%20manoir%20de%20la%20Crasvillerie&f=false

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  • LES REMPARTS DE MONTPINCON (Calvados) LES REMPARTS DE MONTPINCON (Calvados) LES REMPARTS DE MONTPINCON (Calvados)

     

         " Montpinçon était, à l’époque médiévale, le siège d’une importante baronnie. Une motte castrale, comme à Ecots, est visible près du manoir de la Roque. Le premier baron connu, Raoul de Montpinçon est cité comme dapifer du duc Guillaume. Au 12e siècle Hugues de Montpinçon devait au roi le service de trois chevaliers. " [2]

     

          " Le manoir de la Roque se situe sur le territoire de la commune de Saint-Pierre-en-Auge (ancienne commune de Montpinçon jusqu'en 1973 puis de L'Oudon jusqu'en 2017), dans le Sud-Est du département du Calvados, à la frontière entre les régions naturelles du pays d'Auge et de la campagne de Falaise. Il s'élève au sud de l'Aubette (petit ruisseau qui se jette dans L'Oudon à environ un kilomètre à l'ouest, à Notre-Dame-du-Fresnay), à l'ouest de la départementale 111 et des premiers escarpements du Pays d'Auge. " [1]

     

    LES REMPARTS DE MONTPINCON (Calvados)   LES REMPARTS DE MONTPINCON (Calvados)

     

     Plan de situation du manoir de la Roque de Montpinçon ; blason de la famille de Marguerie par Gilloudifs

     

    Historique

     

         " Les chroniques anciennes et en particulier l’Histoire ecclésiastique composée par Orderic Vital, moine au couvent de Saint-Evroul, consacrent de très nombreux passages aux faits et gestes des seigneurs de Montpinçon aux 11e au 12e siècles. Il s’agit d’informations de toute première main en raison des liens de cette famille avec l’abbaye de l’Ouche dont ils sont, avec les Grandmesnil, les bienfaiteurs insignes... " [3]

     

    LES REMPARTS DE MONTPINCON (Calvados) LES REMPARTS DE MONTPINCON (Calvados) LES REMPARTS DE MONTPINCON (Calvados)

     

    Ci-dessus : à gauche et au centre, plans extraits du cadastre napoléonien de 1834, Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/ ; à droite, une photo aérienne extraite du site Google earth.

     

    Arcisse de Caumont :

     

         " Je n’ai pas vu les restes de l’ancien château, mais on les signale à l’ouest de l’église, près du hameau de la Roque. Reste à savoir si ce sont les vestiges du château des seigneurs du 11e siècle. Quoi qu’il en soit, il y avait un château de Montpinçon au 11e siècle. Dans une charte de 1074 et dans le livre premier d’Orderic Vital, il est fait mention de Radulfe de Montpinçon, dapifer de Guillaume le Conquérant ; ce Radulfe fut inhumé dans le cloître de l’abbaye de Saint-Évroult ; il laissa pour fils Hugues, également enterré dans cette abbaye. En 1102, Hugues de Montpinçon s’opposa, avec Robert de Courcy, son voisin, au pillage de la garnison du château de Vignats appartenant aux Bellesme (Orderic Vital, livre IX ; Dumoulin, livre VIII).
         Hugues de Montpinçon avait épousé Mathilde, fille de Robert de Grentemesnil (Orderic Vital, livre VIII, t. III, p. 317 de la Traduction) : opposé au roi d’Angleterre, Henry Ier, il fut réduit à se soumettre à ce prince. Un de ses fils, Guillaume de Montpinçon, défendit vigoureusement le château de Montreuil-en-Ouche et repoussa Geoffroy d'Anjou, qui malgré deux assauts, ne put emporter la place ; après la conquête de la Normandie (1204), Philippe Auguste, roi de France, donna la terre de Montpinçon à Guérin de Glapion*, grand sénéchal de Normandie, qui avait abandonné le parti de Jean Sans Terre. " [4]


         " Lors de la réunion du duché de Normandie au royaume de France, ce fief, assis dans la baillie de Caen-Falaise attribuée à Pierre de Thillay, fut saisi et remis par Philippe-Auguste, en 1204, à Guérin de Glapion, son grand-sénéchal en Normandie qui, selon de Caumont, aurait abandonné le parti de Jean-sans-Terre. Quelques années plus tard, peut-être à la suite de la disgrâce de Guérin de Glapion, il semble être revenu dans la famille des Montpinçon non sans avoir été réclamé par Gilbert de Clare, comte de Gloucester.
         Suit un grand vide documentaire et il nous faut attendre le 16e siècle pour retrouver un seigneur, en l’occurrence un Marguerie, portant le titre de seigneur de Montpinçon. Ses armoiries s’apparentant à celles de Pierre de Montpinçon, on peut supposer qu’il représentait une branche cadette issue de la vieille lignée des Montpinçon..."
    [3]

     

    ------------------------------

     

    LES REMPARTS DE MONTPINCON (Calvados)     * « Guérin de Glapion, sénéchal de Normandie. (? - 1227)
         Il est possible qu'il descende de la famille de Bellême-Montgomery, mais nous sommes réduits aux hypothèses. On suppose que son père était Robert de Glapion, cité en 1173 dans la carte de donation à une église. Il était seigneur de Sainte Scholasse et portait : « d’azur à trois fasces d’or et une bordure de gueules ». La première mention qui le concerne date du 22 mai 1200 lors du traité du Goulet entre Philippe Auguste et Jean sans Terre. Il figure parmi les seigneurs anglo-normands se portant caution pour Jean sans Terre de la bonne et loyale exécution du traité.
         La mauvaise foi de Jean sans Terre l'empêcha de tenir correctement le rôle qui lui avait été assigné. Le manque à peu près total de soutien du roi d'Angleterre et les offres de ralliement que lui firent la chancellerie capétienne le décidèrent, en même temps que le duc d'Alençon, à « tourner français » lors de la conquête de la Normandie en 1202-1204.
    Il en fut récompensé en mai 1204, car par un acte signé à Saint-Pierre-sur-Dives, Philippe Auguste lui donnait Moyon et Montpinçon et lui confiait la charge de sénéchal de Normandie. Dans deux actes datés des 17 et 30 avril 1205, le roi lui octroyait les biens des vassaux du bailliage de Sainte-Scholasse qui n'avaient pas fait leur soumission. Il lui accordait également la ville de la Ferté-Macé, que le comte Juhel de Mayenne lui abandonnait en échange d'une autre terre que lui donnait le roi. Il mourut sans héritiers en décembre 1216 ou janvier 1217. C'est pour cette raison qu'en janvier 1217, Philippe-Auguste s'attribuait Courtemer. Il profita aussi des circonstances pour ne pas lui désigner de successeur dans sa fonction de sénéchal de Normandie et faire gouverner le duché par son chancelier Guérin, un homonyme, et ses baillis. »
    [5]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Clapion ou de Glapion extrait de http://www.armorial-limousin.fr/blasons_argentat.htm

     

    Le manoir de la Roque :

     

         " L'édifice a été construit à l'emplacement du château fortifié des seigneurs de Montpinçon dont la motte castrale et une partie des fossés sont encore visibles. Il date en partie de la fin du 15e siècle puis a été agrandi et remanié aux deux siècles suivants. " [1]

     

    LES REMPARTS DE MONTPINCON (Calvados)     " A Montpinçon, au bord du charmant ruisseau de l’Aubette, à quelques centaines de mètres de la route départementale 39, le manoir de la Roque, maison manable et anciens bâtiments d’exploitation se cachent derrière un rideau d’arbres et les restes de la motte des anciens seigneurs du lieu. Cet ensemble est en effet implanté sur une partie du site de la basse-cour – le bayle qui entourait la motte féodale, symbole même de la puissance de cette famille alliée aux plus prestigieuses de la Normandie ducale, les Grandmesnil et les Courcy par exemple..." [3]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site géoportail.

     

         " Au 16e siècle, le propriétaire des lieux était un Marguerie. Au début du 18e siècle, Françoise de Marguerie épousa Omer de la Roque qui donna son nom au manoir. " [1]

     

    Architecture

     

         " Pour ce que l’on peut en voir, rien de ce qui subsiste ne remonte au delà du 15e siècle, mais, tel quel, ce « manoir » est l’un des exemples les plus intéressants permettant d’étudier à la fois la technique de la construction en bois dans notre région sur la longue durée – entre les 15e et 18e siècles – les changements stylistiques ou d’aménagement des espaces intérieurs et l’évolution des bâtiments d’exploitation car les nombreux vestiges conservés çà et là, s’ajoutant à ce que nous connaissons de l’histoire du domaine et de ses possesseurs, nous permettent d’avancer en les vérifiant un certain nombre d’hypothèses et de proposer un cadre de datation relative. (...)

         La cheminée Ouest du rez-de-chaussée conserve en partie, quatre blasons de pierre. Deux d’entre eux, à chaque extrémité de la tablette surmontant le médaillon du trumeau, sont tenus par des lions décapités portant des pièces héraldiques facilement identifiables, tandis qu’au centre, les deux blasons accolés dont on devine les contours – et qui portaient incontestablement les armoiries du propriétaire et peut-être de sa femme auxquels nous devons la grande transformation du 17e siècle – ont été martelés, de même que la couronne surmontant l’ensemble, rendant toute identification impossible. Notes sur le manoir de la Roque : ancien fichier Sprint : Montproq.spr - Michel Cottin Juin 1991. " [3]

     

         " Le logis seigneurial, qui occupe la partie sud de la cour, date du 16e siècle. Construit en grande partie en pans de bois, il s'élève sur deux niveaux et présente une symétrie très travaillée. Sur la façade principale, les colombages sont essentiellement verticaux et les entre colombages sont faits d'un hourdis couvert de mortier de chaux. À l'inverse, la façade arrière présente un aspect différent car elle est intégralement recouverte d'ardoises.

         Le toit est à quatre versants. Couvert de vieilles tuiles, il se trouve encadré par deux imposantes cheminées et, du côté de la façade principale, il est orné de deux petites lucarnes.

         Le logis seigneurial est discrètement prolongé, vers l'est, par un bâtiment à l'architecture identique. Celui-ci, légèrement en retrait et moins haut que le corps principal du logis, est, en réalité, l'édifice d'origine dont le niveau inférieur remonte au 15e siècle.

         Enfin, les bâtiments d'exploitation, construits également en pans de bois, se situent sur les côtés latéraux de la cour. " [1]

     

    Protection

     

         " L'édifice est inscrit partiellement au titre des monuments historiques le 30 avril 1993 en particulier les éléments suivants : le logis, les façades et les toitures de l'ensemble des communs, le tour à pommes du pressoir, la boulangerie avec sa cheminée et son four. " [1]

         Le manoir de la Roque est une propriété privée non ouverte à la visite. [NdB]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de https://www.saint-pierre-en-auge.fr/tourisme/patrimoine-de-loudon/

    [3] Extrait de societehistoriquedelisieux.fr 

    [4] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados par Arcisse de Caumont (1801-1873), tome 5 - page 604. Éditeurs : Derache (Paris)/Dumoulin (Caen)/A. Hardel () 1846-1867 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96875612/f622.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Montpin%C3%A7on%22?rk=107296;4

    [5] Extrait de Bibliographie : Gaston Guérin : « Guérin, chancelier de Philippe-Auguste » Auto édition 1990. http://galaxie.guerin.free.fr/guppy/articles.php?lng=fr&pg=39

     

    Bonnes pages :

     

    http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=12449

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  • LES REMPARTS DE SURVIE (Orne)     La motte castrale de Survie se trouve en face de l'église sur la D 26 : 48°50'33.9"N 0°11'59.9"E 

     

     

         " Il s'agit d'une petite motte avec fossés sur le versant de la vallée, à demi-pente. " [1] 

     

    LES REMPARTS DE SURVIE (Orne)   LES REMPARTS DE SURVIE (Orne)

     

    Plan de situation de la motte de Survie ; blason du département de l'Orne par Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona 01/11/2007., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3003955

     

    LES REMPARTS DE SURVIE (Orne) LES REMPARTS DE SURVIE (Orne) LES REMPARTS DE SURVIE (Orne)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; au centre et à droite, photos extraites du site Google Earth.

     

         " Le manoir de Survie dont il ne reste plus de vestiges, était bâti tout à côté de l'église paroissiale. Il était clos et entouré de grands fossés pleins d'eau sur lesquels était jeté un pont-levis. Dans l'enceinte des douves s'élevaient les bâtiments d'exploitation et un colombier à pied. Du château dépendait le moulin banal, le seul qui existât dans la
    paroisse et cent acres de terre composant le domaine seigneurial non fieffé. "
    [2] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait des Annales de Normandie 15ᵉ année, n°3, 1965. Etudes d'archéologie normande. pp. 353-414 ; doi : Les fortifications circulaires isolées en France par Jacqueline Soyer - Feuille Vimoutiers. Mission Falaise - Rugles 1955, n°158-159 https://doi.org/10.3406/annor.1965.6731https://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1965_num_15_3_6731

    [2] Extrait du Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne ; éditeur (Alençon) 1918-01 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5512631q/f183.item.r=%22%C3%A9glise%20de%20Survie%22.texteImage

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          Le château d'Esneval a été construit à partir du 15e siècle et profondément remodelé au 18e par l'ajout de deux ailes de chaque côté d'un corps de logis en pierre de taille flanquée de quatre tourelles.

         On trouve, à l'intérieur de sa chapelle dédiée Saint-Thomas Becket de Canterbury, le gisant de Thomas de Pavilly datant du 13e siècle. [NdB]

     

     

         " Le château d'Esneval, à Pavilly, est un des rares monuments civils du 15e siècle qui soit parvenu jusqu'à nous presque sans altérations. Construit solidement en pierres de taille, il présente un corps carré flanqué de quatre tours octogones, au toit aigu, et deux ailes de bâtiments sur le même plan, d'égales dimensions. Il est assis, au milieu d'arbres séculaires, sur le penchant d'une colline qui s'abaisse en pentes douces pour former le gracieux et riche vallon arrosé par la rivière d'Esne (aujourd'hui appelée Sainte-Austreberte), d'où le nom d' Esneval. Un parc très vaste bordé de hautes futaies, sillonné par les nappes d'argent de la rivière, s'étend au pied du château et lui forme un cadre verdoyant. " [1] 

     

    Ci-dessus, le château d'Esneval, à Pavilly par Emile-André Letellier (1833-1893), photographe et Paul Dujardin (1843-1913), héliograveur ; Éditeur (Le Havre) 1893 extrait de https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100508130.r=%22ch%C3%A2teau%20d%27Esneval%22?rk=21459;2

     

      

     

    Ci-dessus, plan de situation du château d'Esneval à Pavilly reconstruit au 15e siècle par Robert de Dreux ; blason de la famille de Dreux par Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par ℍenry Salomé (12/08/2007)., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2551797

     

         " Il faut bien distinguer « le château de Pavilly, » qui n'existe plus, du « château d'Esneval, » qui existe encore.
         Un ancien registre, conservé à Pavilly, dans les archives de la famille d'Esneval, le dit fort clairement : « C'est une chose admirable de veoir ces deux anciens châteaux cy proche l'un de l'autre. Celui de Pavilli est plus proche du bourg, et celui d'Esneval est un peu plus avancé dans
    le milieu de la coste.
    »

     

    Ci-dessus, le château d'Esneval : Crédit photo : isamiga76 from Saint Pierre Lavis,Normandie, Fran - Sous licence Creative Commons https://monumentum.fr/chateau-esneval-pa00100791.html

     

         Le château de Pavilly était, en effet, à la place occupée aujourd'hui par les halles, et on en a retrouvé les fondations, quand les halles ont été bâties, il y a une cinquantaine d'années. Le château d'Esneval existe aujourd'hui, à peu de chose près, à la place qu'il avait occupée primitivement. (...)

          Le manoir de Pavilly, tel était donc le vrai nom de la demeure des premiers seigneurs de Pavilly.
          Quand les deux familles d'Esneval et de Pavilly eurent été réunies en 1280, par le mariage de Robert d'Esneval avec Marguerite de Pavilly, le manoir fut abandonné ; et c'est alors qu'un de leurs descendants, Robert d'Esneval, troisième du nom, chevalier, seigneur d'Esneval et de
    Pavilly, en présence des malheurs de la guerre de Cent ans, songea au manoir disparu. Il présenta à Charles V une requête en ces termes :
         «
    Comme en sa dite ville de Pavilly, il ait une mote d'ancienneté bien taillée et disposée à fortifier en laquelle le dit exposant se pouvoit retraire en cas de nécessité pour la salvation de lui et de ses biens en cas que icelle seroit fortifiée, emparée et mise en état de défense, de laquelle chose il a très grand désir ; » il demandait donc à la fortifier. Au mois de septembre 1377, Charles V lui accorda la permission demandée ; et Robert III d'Esneval bâtit, à la place de l'ancien manoir de Pavilly, une nouvelle fortification qui méritait le nom de « château de Pavilly, » au point de vue militaire. Mais ces nouveaux remparts ne purent protéger les d'Esneval contre les Anglais, qui occupèrent le nouveau château-fort et le château d'Esneval, au commencement du 15e siècle. " [2]

     

         " Les Dreux d'Esneval ont une noble page dans notre histoire. Fidèles à la bannière royale et à la patrie, ils avaient suivi Charles VII dans ses luttes désespérées contre l'Anglais ; aussi, les envahisseurs s'étaient-ils emparés des riches domaines d'Esneval, et les avaient-ils accordés à l'anglais Ogard, chambellan de Henri VI, auquel les vassaux étaient forcés de rendre hommage. " [1]


         " Lorsque la conquête de la Normandie, par Charles VII, eut ramené dans son domaine Robert de Dreux, alors chef de la famille d'Esneval, il ne trouva plus que des ruines. Le château-fort de Pavilly était détruit, et le château d'Esneval en triste état ne pouvait contenir un prince allié à la famille royale. " [2]

     

         " Les bases de deux tours renversées et des fragments de murailles, ruines du château de Pavilly, existaient encore en 1710, ainsi que nous l'avons appris par un ancien dessin de la Bibliothèque nationale. " [1]

     

    Ci-dessus, vue des ruines du chasteau de Pavilly situé entre le chateau d'Esneval et le bourg de Pavilly dans le Pays de Caux à 4 lieues de Rouen par Théodore de Jolimont (1788-1854).(Paris) 1852 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10052771w.r=%22ch%C3%A2teau%20d%27Esneval%22?rk=85837;2

     

         " C'est alors que Robert de Dreux bâtit, en 1469, sur l'emplacement de l'ancien château d'Esneval, un nouveau château dont il existe une vue à la Bibliothèque nationale (...)

          Le corps du château d'Esneval, reconstruit au milieu du 15e siècle, avait quatre tourelles aux quatre angles, avec une galerie de cinq arcades, ouvertes sur la face est qui regarde le parc. Les deux pignons sont orientés sud et nord. De la tourelle nord-est du château partait une galerie moins élevée que le corps du château, allant en retour d'équerre, de l'ouest à l'est, pour rejoindre la chapelle du château d'Esneval primitif, la seule partie qui fût conservée. " [2]

     

    Ci-dessus, Veüe du chasteau d'Esneval, dans le pais de Caux pres le bourg de Pavilly, à 4 lieües de Rouen, dessiné du costé du chemin de Rouen à Pavilly - 1702 par Louis Boudan. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6902379w.item

     

         " De même, la chapelle du château dédiée à Thomas Becket, archevêque de Canterbury, canonisé par le pape en 1173, a été reconstruite. Cette chapelle renferme le gisant de Thomas de Pavilly datant du 13ème siècle. " [3]

     

     

    La chapelle Saint-Thomas Becket, une photo extraite de https://monumentum.fr/chateau-esneval-pa00100791.html

     

         " Ce tombeau est très remarquable : on y voit la statue de Thomas de Pavilly couchée, les pieds appuyés sur un lion. Il porte son armure de guerre, l'épee de la main droite, le bouclier de la main gauche; le corps est couvert d'une cotte de mailles et d'une petite tunique qui s'arrête aux genoux. " [1]

     

         " En haut des marches du perron, de chaque côté de celui-ci se trouve deux remarquables sphinx. Ils représentent une tête de femme sur un corps de lionne au repos.


         A l'entrée du château, chaque pilier est surmonté d'un griffon en pierre. Cet animal doté d'un corps de lion, d'une tête et des ailes d'aigle, porte pour l'un les armoiries de la famille d'Esneval et l'autre celles de Pavilly.

         Les actuels propriétaires du château l'ont fait restaurer et ont transformé certaines des dépendances en maison d'habitation. " [3]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://monumentum.fr/chateau-esneval-pa00100791.html

     

     

    Les seigneurs d'Esneval

     

         " Les seigneurs d'Esneval, dans le Pays de Caux, ont traditionnellement porté le titre honorifique de vidame de Normandie. La baronnie d'Esneval s'étendait à Pavilly et sur quelques communes à l'entour. Elle relevait du roi, à cause de son duché de Normandie.

     

     

    Ci-dessus, à droite, Veüe du chasteau d'Esneval, dans le pais de Caux pres le bourg de Pavilly, à 4 lieües de Rouen, dessiné du costé du chemin de Rouen à Pavilly - 1702 par Louis Boudan. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6902379w.item

     

    Famille d'Esneval

     

         - Robert d'Esneval, seigneur d'Esneval, épouse en 1280 Marguerite de Pavilly, dame de Pavilly.

         - …

         - Enguerrand d'Esneval, seigneur d'Esneval et de Pavilly, mort en 1396, épouse Isabelle de Malemains, dame de Berville-en-Caux.

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille d'Esneval par Gilloudifs ; à droite, blason de la famille de Pavilly extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=7255616&desc=de_pavilly_pavilly_normandie_armori

     

         - 1396-1421 : Jeanne d'Esneval, dame d'Esneval, de Pavilly et de Berville, fille du précédent, décédée le 20 septembre 1421 au château d'Ivry-la-Bataille, inhumée à l'abbaye d'Ivry ; elle épouse en premières noces vers 1404 Jean de La Personne, vicomte d'Acy-les-Soissons, chambellan du roi Charles VI ; épouse en secondes noces, Gauvain (II) de Dreux, tué à Azincourt le 20 septembre 1415, dont postérité.

     

    Maison de Dreux

     

         - 1421-1476 : Robert de Dreux, seigneur d'Esneval et de Pavilly et vidame de Normandie par sa mère, seigneur de La Coudraye en partie, de Beaussart, de Berreville et de Senonches par son père. Né vers 1406, il devient chef de la maison de Dreux en 1420, et il est autorisé par le roi à prendre les pleines armes de Dreux.

     

    Blason de la famille de Dreux par Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par ℍenry Salomé (12/08/2007)., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2551797

     

    Il meurt le 18 juin 1476, inhumé aux Jacobins de Rouen. Il épouse Guillemette de Segrie, dame de Morainville (Eure), décédée en 1490, inhumée à Rouen, fille et héritière de Louis de Segrie, seigneur de Morainville, et d'Isabelle de Roissi, dont :

         - 1476-1498 : Jean (II) de Dreux, seigneur d'Esneval et de Pavilly, vidame de Normandie après son père, seigneur de Beaussart, de Berreville et de Senonches, décédé le 4 juin 1498. Épouse vers 1478 Gilette Picard, décédée après 1500, inhumée à Rouen (veuve, elle se remaria en secondes noces à Martin de La Caille, seigneur de Fréville), fille de Guillaume Picard, chevalier, et de Jeanne de La Garde, dont :

         - 1498-1512 : Catherine de Dreux, dame d'Esneval, de Pavilly, de Beausart et de Senonches, née en 1480, décédée le 20 novembre 1512 et inhumée à Pavilly. Épouse avant 1501 Louis de Brézé (1463-1531), chevalier, comte de Maulévrier, seigneur du Bec-Crespin, Mauny et Anet, grand veneur de France, gouverneur de Normandie et grand sénéchal de Normandie ; sans postérité de sa première femme, vidame de Normandie par alliance (veuf, Brézé épouse en secondes noces Diane de Poitiers, dont postérité).

         - 1512-1521 : Jacques de Dreux, chevalier, seigneur du Fresne, Pierrecourt, Musy et Louye, cousin germain de la précédente, il lui succède comme seigneur d'Esneval et de Pavilly, vidame de Normandie, et meurt vers 1520. Il est le fils de Gauvin (III) de Dreux, seigneur du Fresne, seigneur de Pierrecourt, de Musy et de Louye (vers 1438-1508) et de Marguerite de Fourneaux, fille de Robert de Fourneaux. Jacques de Dreux épouse : en premières noces vers 1499 demoiselle Madeleine d'Hames, décédée le 18 juillet 1516, inhumée à Louyes, fille de Jean d'Hames et de Jacqueline d'Oignies, dont postérité ; en secondes noces le 11 octobre 1518, demoiselle Marguerite de Marincourt, fille de Jean de Marincourt, et de Jacqueline d'Aunay, sans postérié (veuve, elle se remarie en secondes noces le 22 septembre 1522 à Jacques d'Hellenvilliers, seigneur de la Ferté-Fresnel) ; dont, du premier lit :

         - 1521-1540 : Nicolas de Dreux, seigneur d'Esneval, de Pavilly et du Fresne, vidame de Normandie, décédé le 2 août 1540.

         - Charlotte, dame de Pierrecourt, épouse de Charles de Moüy de la Mailleraye

         - 1540 - : Anne de Dreux, dame d'Esneval et de Pavilly, sœur du précédent, épouse en 1528 René de Prunelé († 1543) chevalier, seigneur d’Herbault et Gazeran, panetier du roi. Leur fils est André, qui suit.

     

     

    Famille de Prunelé

     

         - André de Prunelé, + 1581 seigneur de Gazeran et des Rotis, seigneur d’Esneval et Pavilly, de Gazeron et des Rotis, vidame de Normandie, décédé en 1581. Il épouse en 1558 demoiselle Marguerite Le Veneur, fille de Jean Le Veneur de Tillières, chevalier, seigneur de Tillières, du Hommet et Carrouges, capitaine de Vire, bailli de Rouen, de Gillonne de Montejean, dont :

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Prunelé extrait de http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Prunele

     

         - 1581-1618 : Charles de Prunelé + 18/04/1624 (Paris), seigneur d'Esneval et de Pavilly, vidame de Normandie, seigneur et châtelain de Gazeran, Marchelainville, Beauverger et Glatigny, gentilhomme ordinaire la chambre du roi, ambassadeur en Écosse. En 1583, il épouse Madeleine Pinart, décédée le 6 avril 1654 à Paris, vicomtesse de Comblizy, dame de Cramaille, Monthoury, Marolles et Servenay, fille de Claude Pinart, chevalier, seigneur de Cramaille, « premier baron de Valois », vicomte de Comblisy, baron de Louvois, conseiller du Roi, secrétaire d’État et de ses commandements, sous Henri III et de Marie de L’Aubépine, dame de la Reine-Mère. D'où Nicolas, Elisabeth et Françoise, qui suivent.

    (en cours de complément et de sourçage)

         - Nicolas de Prunelé, chevalier, seigneur de Pavilly et d'Esneval, vidame de Normandie, seigneur de Gazeran, décédé en novembre 1653, sans postérité ;

         - Elisabeth, épouse de Jean Le Bouteiller de Senlis

         - Françoise de Prunelé, sœur du précédent ; épousa Anne de Tournebu, baron de Livet, seigneur de Bourges, conseiller et premier président aux requêtes du parlement de Rouen. Leur petit-fils est Robert Le Roux d'Acquigny d'Esneval, fils de leur fille Madeleine épouse de Claude Le Roux d'Acquigny, qui suit

     

     

    Ci-dessus ; au centre, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, un plan extrait du cadastre napoléonien de 1811, Archives de la Seine Maritime, http://www.archivesdepartementales76.net/

     

    Famille Le Roux

     

          - 1689-1693 : Robert Le Roux, fils aîné de Claude Le Roux, seigneur d'Acquigny, chevalier, baron d'Esneval et d'Acquigny, vidame de Normandie, sire de Pavilly, châtelain de Cambremont et du Mesnil-Jourdain, seigneur de Becdal, conseiller au parlement de Rouen. Il était ambassadeur au Portugal lorsque son père mourut. Il envoya de ce pays en 1689 une procuration pour choisir comme préciput dans l'héritage paternel la baronnie d'Acquigny. Son aïeule Françoise de Prunelé lui avait donné en 1677 la baronnie d'Esneval et le vidamé de Normandie, sous condition d'en prendre le nom et les armes. Il avait épousé le 5 avril 1684 Anne-Marie-Madeleine de Canouville, et mourut en Grodno in Grande Duche de Lithuaniae le 15 février 1693 inhume in Varsovie ;

     

    Ci-dessus, blason de la famille Le Roux d'Esneval par Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2982405

     

         - 1693-1746 : Anne Claude Robert Le Roux d'Esneval, chevalier, baron d'Esneval et d'Acquigny, vidame de Normandie, sire de Pavilly, etc., conseiller au parlement de Rouen, fils aîné de Robert Le Roux, il succéda à son père dans la baronnie d'Acquigny sous la garde noble de son oncle Claude Le Roux. Il devint président à mortier en 1712 au même Parlement, et épousa au mois de mars 1714 Marie-Marthe Le Marchand de Bardouville ;

     

         - 1746-1788 : Pierre Robert Le Roux d’Esneval, seigneur d'Esneval, et d'Acquigny, marquis de Gremonville, vidame de Normandie, dit le président d'Acquigny, dont ;

         - 1788-1790 : Esprit-Robert Le Roux d'Esneval, dernier seigneur d'Esneval, et d'Acquigny, marquis de Gremonville, vidame de Normandie ; il devint président à mortier en 1772 au Parlement de Rouen, et fut connu sous le nom de Président d'Esneval. Né le 27 mai 1747, il épousa le 5 novembre 1772 damoiselle Félicité de Morant, et décéda le 3 août 1791 à Rouen.

    Survivance des vidames de Normandie

         - 1790-1791 : Esprit-Robert Le Roux d'Esneval (1747-1791), dernier seigneur d'Esneval, marquis de Gremonville, voir ci-dessus, père de :

         - 1791-1819 : Esprit Marie Robert Le Roux d'Esneval (Rouen, 22 mai 1777-1819), marquis de Gremonville, père de :

         - 1819-1826 : Esprit Marie Robert Théophile Le Roux d'Esneval (2 septembre 1800-29 août 1825), marquis de Gremonville, frère de :

         - 1826-1865 : Juliette Antoinette Le Roux d'Esneval (1803-1865), épouse Adrien Bézuel (1787-1858), dont :

         - 1865-1876 : Louis Bézuel-Le Roux d'Esneval (Fresquiennes, 25 mai 1826-Rouen, 27 avril 1876) " [4]

     

    Protection :


         " Le château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1970. " [3]

     

          " Chapelle ; corps de bâtiment attenant au nord, à savoir : façades et toitures, logettes sur trois niveaux et escalier d'accès attenant, pièce lambrissée (cad. B 54) : classement par arrêté du 2 mars 1970. " [5] 


          " La chapelle se visite lors de la " journée du patrimoine ". Le château ne se visite pas. " [3]

     

     

     

    A proximité :

     

         - La chapelle Sainte-Austreberthe (11e siècle) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 mars 1934.

     

     

         - Le colombier (venu du hameau de Cidetot à Mesnil-Panneville.)

         " Pierre Cornillot, spécialiste de la rénovation des maisons normandes et Bernard Guesdon alors Maire de Pavilly, eurent l'envie de sauver ce magnifique colombier du 15e siècle. Il fut envisagé de l'acquérir, de le démonter et de le reconstruire à Pavilly dans une prairie située dans le périmètre du parc classé du château d'Esneval et de la chapelle Saint-Thomas de Canterbury à proximité du presbytère datant de 1784. (...) L'inauguration eut lieu le 3 juillet 1992. " [6] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de l'Article de l'abbé Julien Loth dans La Normandie monumentale et pittoresque... Seine-inférieure, 1re [-2e] partie... Éditeur Lemâle (Le Havre) 1893 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62340920/f313.item.r=%22ch%C3%A2teau%20d'Esneval%22.texteImage

    [2] Extrait du Bulletin de la Commission des antiquités de la Seine- Maritime - 1895 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63057442/f83.item.r=%22ch%C3%A2teau%20d'Esneval%22.texteImage

    [3] Extrait de https://www.pavilly.fr/Decouvrir-Pavilly-Histoire-et-culture-fr

    [4] Extrait de Wikipédia

    [5] Extrait de https://monumentum.fr/chateau-esneval-pa00100791.html

    [6] https://www.pavilly.fr/Decouvrir-Pavilly-Histoire-et-culture-fr 

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00100791

    O https://monumentum.fr/chateau-esneval-pa00100791.html

    O La Normandie monumentale et pittoresque... Seine-inférieure, 1re [-2e] partie... Éditeur Lemâle (Le Havre) 1893 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62340920/f313.item.r=%22ch%C3%A2teau%20d'Esneval%22.texteImage

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  •  Le " Château-Saussart " ou motte de Thierceville à Bazincourt-sur-Epte

     

    LES REMPARTS DE BAZINCOURT (Eure)     On trouvait sur le territoire de Bazincourt-sur-Epte deux châteaux forts : l'un dont la localisation est inconnue, l'autre situé au lieu-dit " Saussart " en limite de la commune de Sérifontaine située dans l'Oise. On peut le répèrer grâce au cadastre (parcelle 0036) [NdB]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         " Dès le 11e siècle au moins, le site est fortifié, probablement sur les deux rives (à Sérifontaine et sur la motte de Thierceville où se trouvait le premier château Saussart) quand apparaissent les premiers conflits entre le roi de France et le duc de Normandie. " [1]

     

    LES REMPARTS DE BAZINCOURT (Eure)   LES REMPARTS DE BAZINCOURT (Eure)

     

     Plan de situation du "Château-Saussart" sur la commune de Bazincourt ; blason de l'Eure par Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona 25/09/2007., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2811940

     

    Bazincourt-sur-Epte (Eure) - « Le Château-Saussart » 

     

    LES REMPARTS DE BAZINCOURT (Eure)     Le château domine le cours de l’Epte de 70 m. Au sommet d’un coteau et à l’écart de toute agglomération, le site est composé de deux enceintes. La première dont la levée de terre, de 25 m de diamètre, en forme de fer à cheval est plus forte vers le plateau, au sud-ouest. Vers le nord-est, une interruption du fossé marque l’accès vers la basse-cour de 45 m de diamètre. L’entrée est placée à proximité de la jonction des deux enceintes, vers le nord-ouest.

         La typologie, le contexte géographique et politique permettent de placer l’origine du site vers le milieu du 11e s Cette petite fortification s’apparente à un relais entre les châteaux importants de Neufmarché-en-Lyons (Seine-Maritime) et Neaufles-Saint-Martin (Eure), situés à 8 km vers le nord et le sud. Ces deux places ont fait l’objet d’une mise en défense par Guillaume le Bâtard peu après le milieu du 11e s, pour garantir ce secteur frontalier contre le pouvoir capétien.

    (Relevé et présentation sous la direction de Bruno Lepeuple). " [2] 

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1841, Archives de l'Eure, https://archives.eure.fr/

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE BAZINCOURT (Eure) LES REMPARTS DE BAZINCOURT (Eure) LES REMPARTS DE BAZINCOURT (Eure) LES REMPARTS DE BAZINCOURT (Eure)

     

         " Le château du Saussart (stricto sensu situé sur la commune de Bazincourt-sur-Epte) juste à la sortie du bourg de Sérifontaine (oise), face à l'usine : il a été construit à la fin du 19e siècle principalement dans le style Louis XIII, par le petit-fils du général d'Arlincourt, Jacques Guyot d'Arlincourt. Sa « tour du 15e » est en réalité une copie de celle de Maintenon. Son jardin d'agrément comporte une ferme plus ancienne et des bâtiments d'un laminoir. " [1]

     

         L'église Saint-Denis de Bazincourt (11e siècle, 14e siècle et 18e siècle).

     

         Le manoir de Thierceville dit " Vieux Château " (16e et 18e siècles).

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Étude microtopographique des fortifications de terre de Haute-Normandie - Responsable(s) des opérations : Anne-Marie Flambard-Héricher - Notice rédigée par : Anne-Marie Flambard-Héricher https://journals.openedition.org/adlfi/8020#tocto1n1

     

    Bonnes pages :

     

    https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00017809

    file:///C:/Users/Gilles/AppData/Local/Temp/bsr2005.pdf

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