• LES REMPARTS DE BURES-EN-BRAY (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE BURES-EN-BRAY (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE BURES-EN-BRAY (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus, à gauche, une photo extraite de https://www.drone-malin.com/album-photos/la-france-vue-du-ciel/villes-et-villages-de-france-vues-du-ciel/villes-de-normandie-vues-du-ciel/photo-aerienne-de-bures-en-bray-en-normandie.html ; à droite,une photo extraite du site Google Earth.

     

    La motte de Bures-en-Bray :

     

         " Bures-en-Bray est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie. Le nom de la localité est attesté sous la forme Bures vers 1025.

         L'appellatif germanique bur, « maison », est répandu dans toute la moitié nord de la France. Un buret est une « porcherie » en normand. La référence au pays de Bray dans le nom de la commune a été ajoutée en 1950. " [1]

     

         " La motte ou butte féodale du 11ème siècle : Présence d’une motte féodale dans la cour de l'ancien hôtel du général Desmarets : portait un château fort mentionné au 12ème. " [2]

     

         " Motte circulaire entourée de fossés, et qui n`a pas moins de 10 mètres de hauteur, dans la cour de l'ancien Hostel du général Desmarais. " [3]

     

    LES REMPARTS DE BURES-EN-BRAY (Seine-Maritime)    LES REMPARTS DE BURES-EN-BRAY (Seine-Maritime)

     

    Plan de situation de la motte de Bures-en-Bray ; blason actuel de la commune de Bures en Bray http://blasonsdefrance.free.fr/departements/76.htm

     

    Histoire

     

         L'abbé Jean-Eugène Decorde fait paraître en 1872 l'Histoire de Bures-sur-Dives. Cet ouvrage comporte plusieurs erreurs, en particulier la confusion entre les nombreux "Bures" de Normandie (dont Bures-le-Roi près de Bayeux). Quant à Guillaume de Bures, seigneur de Tibériade, il serait originaire de Bures-sur-Yvette en Ile de France... Un ouvrage à consulter avec précaution donc... [NDB]

     

    LES REMPARTS DE BURES-EN-BRAY (Seine-Maritime)     " La première fois que nous voyons Bures figurer dans l'histoire, nous sommes en 1058. Alors on était dans une année de calme ; la plus formidable coalition qui eût jamais été formée contre la Normandie avait été vaincue à Mortemer ; Guillaume II, 7e duc des Normands, avait profité de cette victoire pour obliger Henri Ier, roi de France, à lui abandonner toutes les conquêtes qu'il pourrait faire sur Geoffroy Martel, comte d'Anjou, seul prince de la Gaule qui pût résister aux Normands. A l'occasion de cette stipulation, le duc de Normandie avait livré bien des combats au comte d'Anjou, sans obtenir de résultats décisifs ; c'est alors que nous voyons le roi de France soutenir une conspiration tramée par Jérôme de Bures, issu de Richard-sans-Peur, qui prétendait avoir des droits sur le duché de Normandie. Mais Jérôme de Bures échoua, et le moment n'était pas encore venu où la France dût joindre un riche fleuron à sa couronne, par la conquête de notre pays.

     

    Ci-dessus, la motte de Bures-en-Bray ; photo extraite d'un site néerlandais très complet et fort bien documenté sur les mottes en Europe dont celles de Normandie : http://www.basaarts.nl/vraagbaak.php

     

         Lorsque Guillaume-le-Conquérant eut fondé en Angleterre une monarchie qui dure depuis huit siècles, il distribua ses états à ses enfants. Robert, son aîné, eut la Normandie, et Guillaume l'Angleterre, où il alla se faire couronner en 1087. Cependant, bientôt la guerre éclata entre les deux frères, et les Normands conçurent le projet de rétablir à leur profit l'empire formé par Guillaume. Mais loin d'être capable de régner sur l'Angleterre, Robert-Courte-Heuze ou Courte-Botte ne devait même pas conserver la Normandie. Aussi Guillaume n'eut pas plutôt triomphé de son frère, qu'il chercha à régner en même temps sur l'Angleterre et la Normandie, où un parti s'était formé en sa faveur. Il ne réussit pas d'abord; mais, en 1094, les Normands ayant pris les armes contre lui, il s'empressa de passer la mer, et bientôt la révolte fut comprimée. Bures avait alors une forteresse qui fut enlevée de vive force par Guillaume lui-même, qui venait de la ville d'Eu, où il avait gagné la plupart des seigneurs normands par ses présents et ses belles promesses. Le château devait avoir alors pour gouverneur Guillaume de Bures, seigneur de Tibériade, dont les armes se voient à Versailles, au plafond d'une des salles des Croisades, avec la date de 1096.

         Les châteaux de Bures et d'Arques, avec tout le territoire circonvoisin, avaient été accordés à titre de dot à Hélie de Saint-Saens, en 1089, au moment de son mariage avec une fille naturelle de Robert II (Courte-Heuze). Ce prince voulait par là se créer un appui contre les nombreux ennemis qui le menaçaient; mais les événements qui se préparaient ne devaient pas laisser longtemps Hélie en possession du comté d'Arques. Cependant il fut toujours fidèle au duc, et il eut beaucoup de calamités à souffrir sous Guillaume-le-Roux et Henri Ier.

     

    LES REMPARTS DE BURES-EN-BRAY (Seine-Maritime)     Au commencement du 12e siècle, la Normandie était loin d'être tranquille ; elle n'avait plus, à proprement parler, ses ducs particuliers et avait perdu, pour ainsi dire, son indépendance. Cependant les Normands voyaient avec peine leur nationalité s'anéantir, et de longues luttes furent engagées, luttes auxquelles prirent part l'Angleterre et la France. C'est ainsi qu'en 1118, redoutant les entreprises de Henri Ier, troisième fils de Guillaume, qui avait usurpé la couronne d'Angleterre, le roi de France, le comte de Flandre et le comte d'Anjou se coalisèrent pour combattre celui qu'ils regardaient comme leur ennemi commun. Averti de cette coalition, Henri passa aussitôt en Normandie pour maintenir son pouvoir; mais il s'aperçut bientôt qu'il avait à lutter contre de redoutables ennemis. Plusieurs villages furent brûlés sous ses yeux, aux environs d'Arques, par Baudouin, comte de Flandre, suivi d'une nombreuse armée. Alors Henri s'empresse de fortifier le château de Bures et y met une garnison de Bretons et d'Anglais. Aussitôt Baudouin vient attaquer cette garnison: mais il est blessé à la tête par Hugues Boterel, et se retire à Aumale, où s'estant le soir emporté dans la bonne chère et le vin nouveau, et la nuict dans la desbauche, et de là sa playe devint incurable. Baudouin, 7e du nom, succomba à Aumale, après avoir misérablement langui depuis le mois de septembre jusqu'au 17 juin 1119, âgé de 26 ans.

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         M. Désiré Le Beuf reporte la blessure du comte de Flandre, devant le château de Bures, à l'année 1119, et il ajoute qu'ayant été pris les armes à la main, il fut retenu captif jusqu'à ce que le pape Calixte II, alors en Normandie, eût obtenu sa délivrance. D'après H. J. Houel, le château de Bures aurait été pris en 1117, et Baudouin tué dans une action près des ruines de la ville d'Eu, au moment où, se retirant vers la Picardie, il mettait tout à feu et à sang. Sans préciser le lieu du combat, H. Daniel Gurney le fixe en 1118, et dit que, mortellement blessé, le comte de Flandre mourut peu de temps après à Aumale. Cette opinion, entièrement conforme au récit d'Ordéric Vital, historien contemporain, nous paraît la plus probable. S'il faut en croire M. A. Guilmeth, d'après Guillaume de Malmesbury, ce serait sous les remparts d'Arques que le comte de Flandre aurait reçu la contusion dont les suites négligées le conduisirent au tombeau. Ce sentiment est contraire à la généralité des historiens, qui fixent le lieu du combat à Bures. (...)

         Nous retrouvons encore un Guillaume Buure en 1248 ; voici à quelle occasion : La maison d'Aliermont, de l'archevêque de Rouen, avait été violée par Gautier Carue, châtelain de Gamaches, qui commit de grandes déprédations dans le manoir épiscopal et aux environs. Néanmoins, comprenant l'importance de son forfait, le dévastateur demanda à être absous par l'archevêque ; ce qui lui fut accordé, après qu'il eut donné plusieurs pleiges, parmi lesquels était Guillaume Bure. (...)

         En 1555, le 11 août, un membre de la famille de Bures fut frappé mortellement dans un combat naval qu'il livra aux Flamands, en vue de Douvres et de Boulogne, par ordre du roi Henri II. Le brave Louis de Bures mourut en mer et n'eut pas la satisfaction de jouir de la belle victoire remportée par la flottille dont il avait été nommé commandant par les capitaines de l'expédition.

         C'est probablement un membre de cette même famille que nous retrouvons à Dieppe, en 1593, au moment où Henri IV vint en cette ville avec Mme de Bourbon, sa sœur. Cette princesse était encore alors si attachée au protestantisme que, pendant les six semaines qu'elle passa là, elle fit faire publiquement le prêche dans la maison de Richard de Bure, où elle logeait.

         Ne perdons pas de vue le château de Bures. En 1418, les Anglais s'emparèrent de Bacqueville, qu'ils mirent à feu et à sang. Ils tenaient d'autant plus à cette victoire, dit M. Guilmeth, que le château des Martels, réuni aux forteresses de Brachy, Longueville, Arques, Bures, Bellencombre, Auffay, etc., formait une ligne de forts détachés, de formidable défense. Au moment de cette victoire de nos éternels ennemis d'outre-mer, la Normandie faisait déjà légalement partie de la France : depuis près de deux siècles, tout en conservant ses lois et sa nationalité." [4]

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE BURES-EN-BRAY (Seine-Maritime)

     

     Ci-dessus, une photo de la motte de Bures-en-Bray extraite du site Google Earth.

     

         On trouvait autrefois à Bures-en-Bray une demeure : on appelait ce manoir seigneurial la Maison du général Desmarais. Charles Desmarais, capitaine de Dieppe au 15e siècle, qui conquit cette ville sur les Anglais en 1433, partit en effet du château de Bures pour livrer l'assaut décisif. " [3]

    [ Dieppe est libérée de l'occupation anglaise le 28 octobre 1435 quand la ville est reprise par les Français commandés par le capitaine Charles Desmarets (mort en 1469) pour le compte de Charles VII. Charles Desmarets (ou Charles des Marets) dote la ville de Dieppe de grandes fortifications et entreprend de faire construire un nouveau château. ]

         Le manoir Renaissance, dit du général Desmarets, fut démoli en 1866 : ses éléments les plus intéressants furent réutilisés à Gaillefontaine. [NDB]

     

    LES REMPARTS DE BURES-EN-BRAY (Seine-Maritime)     " A une distance de 70 à 80 mètres de la maison que nous venons du décrire, on voit un monticule, en forme de cône tronqué, fait de main d'homme, comme il en existait encore, il y a quelques années, à Saint-Vaast et en divers autres lieux. Ce monticule, connu de temps immémorial sous le nom de La Motte, était entouré d'une double enceinte de fossés larges et profonds qui ont été presque entièrement comblés. Comme ces anciennes buttes étaient assez communes dans les environs, nous supposons qu'elles avaient été élevées pour exercer la surveillance aux alentours, pour procurer une retraite contre les attaques des ennemis, et peut-être aussi pour correspondre d'un point à l'autre. Ces Mottes étaient très-multipliées au temps des Romains; mais nous n'oserions affirmer que celle de Bures remontât à cette époque, encore moins à l'époque gauloise ou même préhistorique, comme quelques-uns l'ont pensé, et d'après lesquels les Romains et les Normands se seraient successivement approprié ces anciens ouvrages pour se mettre à l'abri des différents peuples envahisseurs de nos contrées. Nous ne croyons pas davantage qu'on puisse voir là une Motte seigneuriale, comme on en éleva auprès des anciens manoirs, en signe de châtellenie, sur lesquelles on tenait les plaids sous un arbre. Il nous parait plus probable que ces Mottes ont été faites par les ducs de Normandie aux 10e, 11e et 12e siècles. M. de Caumont cite un passage de Jean de Colmieu, extrait de la vie de saint Jean, évêque de Térouane, vers la fin du 11e siècle, qui dit formellement que, à cette époque, c'était l'usage de faire élever ces Mottes. Voici la traduction de ce que dit cet historien, en parlant des hommes les plus marquants de son temps: «Ils élèvent aussi haut qu'il leur est possible un monticule de terre transportée ; ils l'entourent d'un fossé d'une largeur considérable et d'une effrayante profondeur; sur le bord intérieur du fossé, ils plantent une palissade de pièces de bois équarries et fortement liées entre elles, qui équivaut à un mur. S'il leur est possible, ils soutiennent cette palissade par des tours élevées de place en place. Au milieu de ce monticule, ils bâtissent une maison ou plutôt une citadelle d'où la vue se porte de tous côtés également. On ne peut arriver à la porte de celle-ci que par un pont qui, jeté sur le fossé et porté sur des piliers accouplés, part du point le plus bas, au-delà du fossé, et s'élève graduellement jusqu'à ce qu'il atteigne le sommet du monticule et la porte de la maison, d'où le maître le domine tout entier.»

         D'après ce que nous avons dit des ducs de Normandie, qui possédaient une chapelle à l'église de Bures et un manoir dans le voisinage, secut atrium ecclesiæ, nous concluons que la Motte remonte à cette époque. " [4]

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1823 ; Archives de Saine-Maritime, http://www.archivesdepartementales76.net/

     

    " Motte féodale
         Cette motte, de 12 mètres de haut, d’époque incertaine est identique à celles que l‘on retrouve à Gaillefontaine, Arques-la-Bataille et Dieppe. Lorsqu‘en 1096 Guillaume de Bures est seigneur de Tibériade, sa forteresse doit certainement se situer à cet endroit car la butte reçoit probablement une tour de guet [?NDB]. Elle constitue peut-être au 12e siècle la base d’un donjon en bois, point d’appui d’une ligne de forfications articulée sur Arques, Bellencombre et Bures. Elle a servi de socle aux feux que l'on allumait pour signaler sa position aux troupes alliées. " [5] 

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE BURES-EN-BRAY (Seine-Maritime)     " L'église Saint-Aignan fut construite au 12e et 13e siècle, elle possède un clocher tors de 60 mètres de haut dont la flèche recouverte d'ardoise tourne de gauche à droite.

         Le clocher a été complètement restauré en 2000 ainsi que la nef en bois. " [1]

     

     

    LES REMPARTS DE BURES-EN-BRAY (Seine-Maritime)   LES REMPARTS DE BURES-EN-BRAY (Seine-Maritime)   " Manoir de Tourpes, vieille demeure féodale, devenue une ferme, mais où l'on reconnaît encore la chapelle, la galerie et des lambris sculptés du 16e siècle. Une tradition locale rapporte que ce manoir fut habité par Gabrielle d`Estrées, qui recevait souvent la visite de Henri IV. On prétend même que ce fut à la demande de Gabrielle que ce prince donna à l'église de Bures les cloches de la ville d'Hesdin, prise par lui. Ce qui est certain, c'est que Henri lV s'est battu dans le bourg de Bures et aux environs en 1592. On cite même quatre engagements des royaux et des ligueurs à Bures et aux environs. Bures, autrefois lieu important, portait le titre de bourg et avait une haute justice, dont on montre encore la cour et les potences. " [3]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://www.buresenbray.fr/fr/information/15926/histoire

    [3] Extrait du Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure rédigé sous les auspices de l'Académique des sciences, belles-lettres et art de Rouen, par M. l'abbé Cochet, 1871.

    [4] Extrait de l'Histoire de Bures-en-Bray par Jean-Eugène Decorde (1811-1881) - Date de la première publication : 1872 https://gutenberg.ca/ebooks/decorde-histbures/decorde-histbures-00-h-dir/decorde-histbures-00-h.html ou https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1043087.r=%22Bures%20en%20Bray%22?rk=21459;2

    [5] Extrait de https://seine76.fr/communes/communes_result.php?var=BURES-EN-BRAY

     

    Bonnes pages :

     

    http://www.buresenbray.fr/fr/information/15926/histoire

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  • LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)

     

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)     A Bézu-Saint-Eloi, subsiste une tour dite "de la Reine Blanche", datée du 13ème siècle et dont il ne reste qu'une cave, le rez-de-chaussée et l'étage supérieur. [NDB]

     

          " Le nom de la localité est attesté sous la mention Bacivum superius entre 691 et 706 dans une charte de Clovis III, qui maintient la possession de cette terre à un diacre de l'abbaye de Saint Denis..., sous la mention Bacivo superiore entre 750 et 775, sous les formes Basiu en 854, Saint Eloi de Besu en 1408, appelé Bézu-le-Long jusqu'en 1845." [1]

     

    Ci-dessus, Bézu. Environs de Gisors, lithographie de Joly, 1825 - Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Vol 2, planche 207 © gallica.bnf.fr/ Bibliothèque nationale de France.

     

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)     " En 1120, Gilbert de Bézu figure comme témoin dans une charte de Thibaut Payen, dit de Neaufles, châtelain de Gisors jusqu'en 1109, année où il se voit révoqué.

         En 1183, Gilbert II, fils du précédent, figure comme témoin dans un acte du sire Jean de Gisors, possessionné dans la région vexinoise, notamment à Chars.

         Au 12e siècle, Jean de Gisors, que l'on dit avoir encontré Thomas Becket à Gisors en 1169, fonde la ville de Portsmouth en Angleterre, et possède des manoirs dans le Sussex et dans le Hampshire. En 1188, il aurait été nommé Grand Maître du Prieuré de Sion... Ce qui est certain, c'est qu'en cette fin de 12e siècle, il possède en partie le fief de Bézu Saint Eloi. " [2] 

     

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; au centre, une photo aérienne extraite du site Google Earth ; à droite, plan extrait du cadastre napoléonien de Bézu-le-long de 1840, Archives de l'Eure, http://archives.eure.fr/

     

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)

     

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)

     

     Plan de situation de la tour de la Reine Blanche à Bézu-Saint-Eloi ; blason actuel de la commune de Bézu-Saint-Eloi : parti, au premier d'hermine, au second d'azur à une crosse d'or, au chef de gueules chargé d'un léopard d'or accosté de deux fers à cheval du même cloutés de sable par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5550696

     

    Bézu-Saint-Éloi (Eure). La Ferme

     

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)     Le site occupe l’extrémité d’un petit éperon qui domine le cours de la Bonde. Le relevé topographique met en évidence une grande plateforme de 7 000 m2 et permet de poser l’hypothèse de deux parties : un tertre quadrangulaire, auquel est associé un enclos circulaire. Un bâtiment construit en périphérie du tertre est l’élément le plus remarquable du site. Localement connu sous le nom de « Tour de la Reine Blanche », il est constitué d’un corps rectangulaire, de plain-pied avec le sol du tertre, de 10 m sur 7 m hors œuvre, avec des murs de 1,5 m d’épaisseur ainsi qu’une voûte en berceau munie d’une succession de cinq arcs doubleaux. Il était flanqué de deux tours circulaires dont une seule reste en élévation à l’angle ouest. Elle présente deux niveaux, le second, qui communique avec la salle, est muni d’une ouverture au sol, accès originel vers le niveau inférieur, réservé au stockage. Le second niveau de la tour ouest est percé de trois fenêtres de tir à ébrasement simple, la partie haute est constituée d’une coupole en brique correspondant à l’une des phases de réaménagement post-médiévales. En négligeant les nombreux réaménagements qui ont affecté l’ensemble, les principaux matériaux de la construction originelle sont des blocs de grès équarris employés en parement et du calcaire pour les encadrements et parties voûtées. Les sources écrites font défaut pour les indices chronologiques, mais l’emploi du grès orienterait vers la fin de la période médiévale quant à la datation du bâti. " [3] 

     

    Plan ci-dessus extrait de ce même document [3]

     

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)

     

    Photos ci-dessus : 1 à 5 extraites de http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2009/09/04/14957482.html ; 6 extraite de http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2009/09/05/14966471.html ; 7 extraite de http://www.basaarts.nl/interessegebieden.php?page=normandie

     

    Qui était cette Reine Blanche ?

     

         " Faisons un grand bond en arrière jusqu’en l’an 1350. Philippe VI de Valois, roi de France, a succédé à son oncle Philippe le Bel en 1328. Son accession au trône est contestée par le roi d’Angleterre Edouard III et il s’ensuit une guerre qui mettra plus de cent ans avant que les Anglais ne soient boutés hors de France. Autre malheur, la terrible peste noire apparue en 1347 a emporté plus du tiers de la population européenne dont la reine de France, Jeanne de Bourgogne, et l’épouse du dauphin, le futur roi Jean le Bon qu’il convient de remarier. C’est Blanche de Navarre (ou d’Evreux) qui est choisie. Née à Pampelune, elle est la fille de la reine de Navarre, ex-prétendante au trône de France, et du comte d’Evreux. Elle a 17 ans et elle est ravissante, ce qui n’échappe pas au roi âgé de 56 ans, veuf depuis quelques semaines. Subjugué par sa beauté il décide d’un changement de programme : c’est lui qui épousera Blanche. La reine est morte, vive la reine ! Il est bien rare qu’un mariage royal, acte d’alliance politique, soit aussi un acte d’amour. Mais au bout de quelques mois le roi meurt, « d’épuisement amoureux », disent malicieusement les chroniqueurs de l’époque. La reine devient doublement Blanche car le blanc, couleur de deuil à la cour de France est accolé au nom des veuves des rois de France. Elle accouchera quelques mois plus tard d’une fille, Jeanne, qui mourra à l’âge de 20 ans.

         Veuve du roi à 17 ans, Blanche va choisir d’habiter dans le château de Neaufles où s’établira une véritable cour royale. Elle refuse de se remarier avec le roi de Castille car, dira-t-elle, « les reines de France ne se marient point ». La gestion de son domaine est souvent qualifiée d’exemplaire. Elle rend la justice et supprime les impôts (déplorons la disparition de ce privilège). En outre elle intervient comme médiatrice dans le conflit opposant le roi Jean II le Bon son beau-fils à son frère Charles le Mauvais, roi de Navarre, marié à la fille ainée de Jean le Bon. Ces querelles de famille ont fait l’Histoire de France. Surnommée « Belle Sagesse », la Reine Blanche est restée le personnage emblématique de Neaufles St Martin. Elle figure dans la Ballade des dames du temps jadis écrite par François Villon et chantée par Georges Brassens. " [4]

     

         Par assimilation, la tradition populaire a attribué le nom de la Reine Blanche à la tour de Bézu-Saint-Eloi, voisine du château de Neaufles-Saint-Martin. [ Pour voir ce site dans ce blog, NDB ]

     

    A proximité :

     

         Eglise Saint-Rémi de Bézu-Saint-Eloi :

     

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)     " Le gros œuvre de l'église prieurale date du 12e siècle, la façade a été reconstruite au 18e siècle, le chœur est reconstruit vers 1880. À la même période (seconde moitié du 19e siècle), le clocher est restauré.

    Le 4 novembre 2010, l'angle Nord-Est du clocher s'effondre dans l'église, alors que sa restauration était prévue pour débuter le lendemain. " [1]

    Voir à ce sujet : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-R%C3%A9mi_de_B%C3%A9zu-Saint-%C3%89loi

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2009/09/04/14957482.html

    [3] Extrait de https://journals.openedition.org/archeomed/10210?lang=es

    [4] Extrait de http://promenadesenlevriere.fr/index.php/neaufles-st-martin/le-tour-du-donjon-de-la-reine-blanche

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  • LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche) LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche) LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)

     

         " Le château de Cerisy-la-Salle est un édifice situé à Cerisy-la-Salle, en France. " [1]

     

         " À mi-chemin entre Saint-Lô, chef-lieu du département de la Manche et Coutances, siège épiscopal, la commune de Cerisy-la-Salle se situe au cœur d'une campagne vallonnée et verdoyante traversée par la Soulles.

         Succédant à un ancien manoir, son château, aujourd'hui lieu culturel réputé, se dresse en bordure sud-ouest du bourg, sur une colline qui domine la vallée. La terrasse, au nord, est délimitée par l'escarpement du terrain qui descend jusqu'au ruisseau du Robec. Au sud, un dénivelé moins accentué offre une large perspective sur le vallon voisin. En léger retrait du château, au sud-est, sont construits les bâtiments de l'orangerie et des serres. Les anciennes écuries, au nord-est, et le corps de ferme à l'ouest, complètent harmonieusement cet ensemble. " [2]

     

    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche) LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche) LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)

     

    Ci-dessus, l'orangerie, les anciennes écuries et le corps de ferme.

     

         " Acheté en 1819 par Joseph Savary, né à Notre-Dame-de-Cenilly et ancêtre des propriétaires actuels, il accueille depuis 1952 le Centre culturel international. " [1]

     

    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)     " Plus qu’un château, Cerisy-la-Salle est une aventure culturelle et familiale. Depuis 1952, le site accueille, chaque année, de mai à début octobre, les colloques de Cerisy : artistes, intellectuels et scientifiques de tous horizons s’y rencontrent le temps d’une semaine, pour débattre de divers thèmes – sociaux, littéraires, politiques ou encore philosophiques. Plus de 750 colloques s’y sont ainsi tenus." [3]

     

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    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)

     

     Plan de situation du château de Cerisy-la-Salle ; blason de la famille Richier " De sinopele à la bande d'argent accostée de deux cotices du même, accompagnée, en chef, d'un lion léopardé d'or" par Aroche Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Aroche., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3760076Ce sont aussi, aujourd'hui, les armes de la commune de Cerisy-la-Salle.

     

    Histoire

     

    Les familles de Pirou et de Farcy

     

    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)     " Les seigneurs de Cerisy les plus anciennement connus sont les Pirou, mentionnés dès le 11e siècle. La terre de Cerisy leur aurait été donné par Guillaume le Conquérant. Vers 1389, lors du partage des biens d'Annette de Pirou et de son mari Raoul de la Lande, elle échoit à leur fille, Marie de la Lande. Quelques années plus tard lorsque celle-ci décède, le domaine est divisé : la « grande seigneurie » revient à son fils, Guillaume de Guyenro, né d'un premier mariage avec Jean de Guyenro, la « petite seigneurie » à son second mari, Pierre Farcy. " [2]

     

    Ci-dessus, à gauche, blason de la famille de Pirou par ArocheCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Aroche., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2817581, à droite, blason de la famille de Farcy par ManassasCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Manassas., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2675783

     

    [Le déterminant -la-Salle apparaît au 18e siècle, en 1732. Il correspond au titre de marquis de La Salle que portait à cette époque Louis Caillebot de La Salle, détenteur du fief de Montpinchon dont relevait celui de Cerisy. Ce personnage se démène avec fougue, pour qu'apparaisse son nom et son titre dans les appellations officielles de Montpinchon et de Cerisy, d'où les différentes dénominations de Cerisy la Salle, Cerisy Caillebot et Cerisy Caillebot la Salle attestées au 18e siècle. (...) Des lettres patentes du roi, obtenues en l'année 1776, unirent le marquisat de la Salle et celui de La Haye-du-Puits sous le nom de Caillebot-la-Salle. Depuis cette époque, la paroisse prit le nom de Cerisy-Caillebot ou même de Cerisy-Caillebot-la-Salle. Enfin, en 1790, cette paroisse reprit son ancienne dénomination de Cerisy-la-Salle et laissa celle de Caillebot-la-Salle.] [1]

     

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    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)La famille de Grimouville

     

         " C'est sur ce membre de fief, tenu en 1395 par Guillaume de Grimouville, qu'un manoir est construit au 15e siècle ; la ferme voisine qui en dépendait conserve, de cette époque, quelques petites baies appareillées en belles pierres de taille. " [2]

     

    Blason de la famille de Grimouville https://fr.geneawiki.com/index.php?curid=169657

     

    La famille Richier

     

    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)     " Par son union avec Richard Richier, Jeannette de Grimouville, fille unique de Guillaume, transmet la petite seigneurie à cette famille, reconnue noble en 1463. Au 16e siècle, les Richier font édifier un nouveau manoir avec muraille et cour intérieure, dont témoignent les murs de soutènement et une échauguette, visibles sur la terrasse. A cette époque, comme beaucoup de nobles normands, ils se convertissent à la Réforme. Premier huguenot de cette famille, Guillaume Richier est probablement le créateur d'une Église réformée à Cerisy-la-Salle, vers 1558. Très engagé dans la religion protestante, il a sans doute été entraîné dans les guerres de Religion qui, de 1562 à 1574, ont sévi dans toute la région. En 1637, son fils Jean (1582-1669), représenta la Normandie au synode national d'Alençon.

     

    Ci-dessus, blason de la famille Richier " De sinopele à la bande d'argent accostée de deux cotices du même, accompagnée, en chef, d'un lion léopardé d'or" par Aroche Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Aroche., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3760076 Ce sont aussi, aujourd'hui, les armes de la commune de Cerisy-la-Salle.

     

    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)     Après l'enregistrement de l'édit de Nantes par le Parlement de Normandie en 1609, Jean Richier décide en 1619 de reconstituer le plein fief de haubert de Cerisy afin de pouvoir poursuivre librement le culte protestant sur ses terres. Tandis qu'il s'emploie à réunir la grande et la petite seigneurie, il fait construire un château à proximité de l'ancien manoir, peut-être endommagé pendant les guerres de Religion. Les dates de 1613 et 1625, sculptées sur les linteaux des dépendances de la ferme, peuvent orienter le datation du château : bâtis dans un même style, ces deux édifices se rattachent en effet à une même campagne de construction.

     

    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)     Malgré les restrictions auxquelles était soumis le culte protestant et les persécutions accrues envers ses pratiquants, le seigneur de Cerisy obtient en 1668 et 1679 le maintien de l'exercice de la Religion prétendue réformée dans sa maison de Cerisy. L'annulation de ces deux arrêts du conseil du roi, prononcée en 1684, conduit à la suppression de l'Église. Un an plus tard, à la révocation de l'édit de Nantes, certains Richier abjurent, comme Jacques (1674-1715), futur seigneur de Cerisy, tandis que d'autres, plus convaincus, sont emprisonnés ou se voient contraints d'émigrer. Pendant cette période de troubles, des travaux d'agrandissement sont entrepris, sur la façade nord du château. En 1756, année qui suit son mariage avec Marie Françoise Elisabeth de l'Isle, Joseph Richier, fils de Jacques, effectue à sn tour quelques réaménagements, ainsi que l'indique la date gravée au rez-de-chaussée de l'arrière-corps nord-est : il achève alors l'alignement de la façade nord, commence la construction des trois ponts en pierre sur les douves et, vraisemblablement, celle d'une chapelle sur le pont est.

     

    Ci-dessus, une photographie aérienne extraite su site géoportail. 

     

    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)     Au décès de Joseph Richier, survenu avant 1767, le domaine passe à sa fille, Jacqueline, épouse du marquis Georges Félix de Cheverue. En 1781, ce dernier cède la seigneurie à un cousin, Gédéon Jean François, dernier représentant mâle Richier, qui émigre en Angleterre à la Révolution.

         Décrété bien national par le bureau du district de Coutances, le château et ses dépendances sont acquis en 1794 par Pierre Joseph Hocquet aux prix de cent deux mille francs. N'ayant pu payer ses échéances, le nouveau propriétaire est déchu de ses biens dix ans plus tard.

         Remis en vente au profit de la Nation, le domaine est adjugé en 1804 à François Duhéissier de Gerville, frère de Charles, archéologue et historien de la Manche ; les enchères s'élèvent à trente-cinq mille cent francs. " [2]

     

    La famille Savary

     

    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)     " Objet d'une nouvelle vente en 1819, il est acquis pour quarante mille francs par Joseph Savary (1774-1854), descendant d'une famille de cultivateurs de la région dont sont issus les propriétaires actuels. (...)

     

         Engagé volontaire en 1791, Joseph Savary participe à presque toutes les campagnes militaires de la République et de l'Empire. Décoré de la Légion d'honneur en 1813, il achève sa carrière militaire en 1815 comme capitaine quartier-maître au 27e régiment de ligne. En 1831, au lendemain de la révolution de Juillet, il devient maire de Cerisy-la-Salle, fonction qu'il exerce jusqu'en 1854.

         Les Savary ont connu une importante ascension sociale. (...)

     

    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)     Le 16 décembre 1871, Charles Savary épouse Marguerite Mahou. Lorsqu'il s'en sépare treize ans plus tard, il lui abandonne le château et la ferme. Remariée en 1891 à Gaston Paris, administrateur du Collège de France et membre de l'Académie française, Marguerite ne fait à Cerisy que de brefs séjours estivaux, au cours desquels elle engage cependant quelques travaux (percements de baies, réaménagements intérieurs).

         Robert Savary (1882-1935), issu du premier mariage de Marguerite, hérite de Cerisy en 1919. Contraint de s'en séparer en 1925, il vend le domaine familial à sa sœur Marie-Amélie (1875-1948), qui avait épousé en 1896 Paul Desjardins, initiateurs des célèbres « Décades de Pontigny ».

         Occupés pendant la Seconde Guerre mondiale, le château et l'orangerie ont subi de nombreux dégâts. Afin de préserver certaines pièces des dommages de l'occupant, Marie-Amélie s'installe au château à partir de 1942 et propose à l'école primaire d'investir une partie du premier étage. Lors du débarquement, le 6 juin 1944, un avion allié s'écrase à proximité du domaine, soufflant vitres et toitures de bâtiments alentours.

         L'armée allemande, qui avait transformé les écuries en centre d'abattage de bovins, réquisitionne le château fin juin pour y établir un hôpital. Le 25 juillet suivant, Cerisy est bombardé : le bourg est totalement détruit mais le château est épargné. Les Allemands partis, l'école municipale y est temporairement aménagée cette fois dans la bibliothèque.

         Les trois fils de Marie-Amélie ont disparu sans descendance, deux d'entre eux étant « morts pour la France » en 1918 et en 1940. Sa fille Anne, épouse de Jacques Heurgon... " [2]

     

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    Paul Desjardins, l’instigateur des Colloques

     

         " L’aventure a débuté loin de la Manche, en Bourgogne, avec Paul Desjardins, éminent professeur de lettres, grand-père de l’actuelle propriétaire du château, Edith Heurgon. Nous sommes en 1910. Paul Desjardins convie, dans l’ancienne abbaye cistercienne qu’il a rachetée au début du 20e siècle, les intellectuels de son époque. Il baptise ces rencontres amicales et de réflexion, Les Décades de Pontigny. Il s’en tiendra 70 jusqu’en 1939. Parmi ceux qui les fréquenteront régulièrement, on trouve André Gide, Malraux, Valéry, Wells ou encore le philosophe Jankélévitch. Les grands esprits de l’époque.
    Après la Seconde Guerre mondiale et le décès, en 1940, de Paul Desjardins, sa fille Anne Heurgon-Desjardins revend Pontigny et décide de transférer les activités de l’abbaye dans le château normand que la famille possède également : Cerisy. " [3]

     

         " Du décès d'Anne Heurgon-Desjardins en 1977 à 2006, le Centre international a été dirigé par ses deux filles, Catherine Peyrou et Édith Heurgon. Aujourd'hui, après la disparition de Catherine Peyrou, Édith Heurgon assure l'animation du centre, avec le concours de son beau-frère, Jacques Peyrou, gérant de la Société civile du château de Cerisy. " [2]

     

         " Dans la mémoire de ses murs, Cerisy conserve le souvenir de prestigieux invités : les philosophes Martin Heidegger, Jacques Derrida, Edgard Morin, Paul Ricœur ; les écrivains Raymond Queneau, Jean Tardieu, Eugène Ionesco (dès 1952), André Malraux, Alain Robbe-Grillet ou encore l’érudit Umberto Eco. " [3]

     

    Architecture

     

    LES REMPARTS DE CERISY-LA-SALLE (Manche)     " Construit entre 1613 et 1625, après l’édit de Nantes, par une famille de la noblesse protestante, les Richier, le château, entre place forte et demeure de plaisance, adopte le plan bastionné des manoirs de la fin du 16e siècle. " [1]

     

         " Observatoire stratégique sur la vallée de la Soulles, le château devait être en mesure de prévenir les attaques extérieures. Il est entouré sur trois côtés par des douves qui, à cause de l'importante déclivité du terrain, ont toujours été sèches, permettant ainsi le percement de portes au sous-sol, dans le mur d'escarpe. À défaut d'être abrité par des fossés, le pignon ouest était protégé par les bâtiments de la ferme et percé d'un minimum de baies afin d'éviter toute intrusion ; celles qui éclairent aujourd'hui les intérieurs du château datent, pour la plupart, du 19ème siècle. " [2]

     

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         " Le corps de logis est flanqué de quatre pavillons d’angle, trois côtés étant protégés par des douves sèches. L’alignement de la façade nord et les ponts datent de 1756. D’un style grave et noble, les éléments décoratifs se limitent aux lucarnes des pavillons, aux bandeaux horizontaux et à la polychromie des matériaux (grès rouge et granit).

         À l’intérieur, on note l’escalier monumental, les cheminées en granit, l’ancienne salle basse avec son plafond peint Louis XIII, ainsi que le salon de boiserie, le grand salon, l’ancienne cuisine, les combles.

         La ferme, contemporaine du château, avec quelques éléments antérieurs, adopte un plan en L, tandis que d’autres bâtiments (les écuries, l’orangerie, les serres) sont postérieurs.

         À l’ouest et au nord, les ruines du manoir précédent, avec une échauguette, ainsi que le platane bicentenaire dominent un étang remplaçant d’anciens viviers et ayant servi de déversoir au moulin. " [1]

     

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    Ci-dessus, l'orangerie, les anciennes écuries, le corps de ferme et l'étang.

     

    Protections :

     

         " Le château avec ses décors peints, les terrasses, fossés et leurs ponts vestiges de l'ancien château et notamment la barbacane, la ferme, à l'exclusion des écuries situées au nord-est du château, sont classés Monument historique depuis le 4 juillet 1995. Les autres dépendances, sont inscrites depuis le 31 mai 1946. " [1]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de https://www.wikimanche.fr/Ch%C3%A2teau_de_Cerisy-la-Salle

    [3] Extrait de https://actu.fr/normandie/cerisy-la-salle_50111/chateau-cerisy-dans-manche-oasis-deceleration_16993438.html

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.wikimanche.fr/Ch%C3%A2teau_de_Cerisy-la-Salle

    O http://www.ccic-cerisy.asso.fr/

    O https://www.tourisme-coutances.fr/lieux_de_visite/chateau-de-cerisy-la-salle-pcunor050fs000m9/

    O https://actu.fr/normandie/cerisy-la-salle_50111/chateau-cerisy-dans-manche-oasis-deceleration_16993438.html

    O https://cerisy-colloques.fr/ccic/

    O http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article10511

    O https://www.le-petit-manchot.fr/cc-49-03-cerisy-la-salle-le-chateau/articles/

    O https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/chateau-de-cerisy-la-salle

     

         Ci-dessous : Documentaire réalisé par Valeria Lumbroso (Créalis Médias) lors du colloque de Cerisy "Vers une république des biens communs ?" de 2016, produit par Bernard Choquet (ColloqueTV).

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  • LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados) LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados) LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)

     

    Ci-dessus, à gauche, une photo aérienne extraite de https://www.capital.fr/economie-politique/lincroyable-train-de-vie-des-al-thani-les-proprietaires-du-psg-1259718

     

          " Le château de Victot est un édifice situé à Victot-Pontfol, en France. " [1] 

     

         " Dans le Pays d’Auge, la commune de Victot-Pontfol se situe à 30 km à l’est de Caen. Le château de Victot se trouve au sud de Beuvron-en-Auge, face à l’église paroissiale, dans le vallon de la Dorette. (...)

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     En 1943, le rapport d’inspection pour le classement au titre des sites décrit le château et ses abords : « Il comporte un château… en brique et chaînage de pierres, recouvert de tuiles émaillées, qui est un des plus purs joyaux du Pays d’Auge… Planté au milieu d’une douve qui s’insinue dans tout le domaine, et dans laquelle il se mire… Les beaux herbages qui l’entourent sont ceints d’une frange d’arbres magnifiques en travers desquels le château et sa chapelle (16e siècle)… font un charmant effet. Il faut signaler tout particulièrement les magnifiques platanes bicentenaires qui bordent la route et qui ne sont que trop tentants pour la concupiscence des abatteurs d’arbres ». [2]

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)   LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)

     

    Plan de situation du château de Victot ; blason de la famille Boutin qui a construit le château par Gilloudifs " D'azur, à la fasce d'or, accompagnée en chef de trois étoiles d'argent, et en pointe de deux canettes affrontées du même. "

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)  LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)

     

    Ci-dessus, plans extraits du Cadastre Napoléonien de 1811 [ à gauche : section B ; à droite : tableau d'assemblage ] ; Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/

     

    Histoire

     

         « Victot eut d’abord des seigneurs qui portèrent son nom. " [3]

     

    12e ? - 14e siècles : la famille de Victot

     

         " En 1160, le fief de Victot est entre les mains d’Hugues de Victot. Une première forteresse se dresse dans le vallon de la Dorette, affluent de la Vie, qui alimente ses douves. " [2]

     

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    14e siècle : les familles Labbey / Caperon / Gosse

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     " Colin Labbey, écuyer du connétable Du Guesclin, qui fait la tige de la maison de Labbey de la Roque, épousa Isabelle de Victot, fille de Jean de Victot, écuyer. A la fin du 14e siècle, Robert Caperon était seigneur patron de Saint-Denis de Victot. " A. de C. [3]

     

    Blason de la famille Labbey de la Roque extrait de https://www.armorialgeneral.fr/tag/bretagne/page/34/

     

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     « Aux premières années du 15e siècle, les Caperon n’étaient plus à Victot, cette terre appartenait alors, il est vrai, à la famille Gosse et cette possession il est vrai paraît même un peu antérieure, ce qui rend les Caperon tout à fait éphémère, car le 16 août 1382, Me Jean Gosse, chanoine, et le 10 septembre 1390, Jean Gosse écuyer, rendent aveu au roi pour la terre de Victot (Note de monsieur le vicomte de Neuville.) " [4]

     

    Blason de la famille Gosse par Gilloudifs.

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    15e - 18e siècles : la famille Boutin

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)      " Le château demeure dans la même famille jusqu’au 15e siècle où Jeanne Gosse, dernière de la lignée, épouse Guillaume Boutin. " [2]

     

     

         Il semble que Jean Boutin, seigneur de Victot, est tué à la bataille d'Azincourt le 25 octobre 1415. [NDB]

     

    Voir à ce sujet : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/azincourt-1415-d-ou-venaient-les-chevaliers-francais-morts-la-bataille-797853.html

      

    Ci-dessus, blason de la famille Boutin par Gilloudifs " D'azur, à la fasce d'or, accompagnée en chef de trois étoiles d'argent, et en pointe de deux canettes affrontées du même. "

     

         " En 1540 Michel Boutin fit ses preuves devant les élus de Lisieux. Philippe Boutin, seigneur de Victot, entra en partage avec Robert de Tournebu, seigneur de Pont-Mauvoisin et bailli de Lisieux, des biens du président de Croismare, le 15 mars 1595 comme ayant épousé Geneviève de Boutin. " A. de C. [3]

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     " Le château durement éprouvé par la guerre de cent ans est complètement reconstruit en 1570-1574. Son constructeur, Philippe Boutin, fait édifier deux châteaux sur l’esplanade de la vieille forteresse, sans doute pour y loger toute sa famille. En cette période de guerre, la demeure conserve une fonction défensive avec douves, pont-levis et meurtrières. Mais c’est également une agréable demeure de la Renaissance avec ses grandes fenêtres à meneaux et la richesse colorée de son décor, damiers de briques roses et de pierres calcaires. " [2]

     

         " Les Boutin étaient encore en possession de Victot à la fin du 18e siècle. Cette famille était originaire de la vicomté de Vire ». A. de C. [3]

     

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    18e - 21e siècles : la famille Aumont

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     " En 1798, le château est vendu à Pierre Aumont, issu d’une famille réputée pour ses compétences dans l’élevage du cheval. Fournisseur général des chevaux de la Grande Armée, sous le Premier empire, il fait bâtir les écuries qui encadrent la cour d’accès, au début du 19è siècle (elles figurent sur le cadastre napoléonien de 1811). Son troisième fils, Alexandre, est un passionné d’élevage qui fait la renommée du haras de Victot tout au long du 19e siècle. Ses descendants maintiennent la réputation du célèbre élevage. " [2]

     

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         " Si Pierre-Alexandre Aumont doit être considéré comme le véritable fondateur de l'écurie de course de Victot, il n'est pas le constructeur des bâtiments des haras de Victot, bâtis en pan de bois. Ces derniers figurent déjà sur le cadastre napoléonien levé en 1812. On doit donc en faire remonter logiquement la construction à son père, Pierre, fournisseur général de la grande Armée, qui acquit Victot en 1798. Il avait déjà consacré sa vie à l'élevage dans les domaines nombreux de Beuvron, Corbon, Thiéville et Victot. La passion chevaline animait la famille d'Aumont depuis le 17e siècle. A sa mort survenue en 1836, Pierre-Alexandre, son fils préféré, reçut en héritage Victot, les autres sites étant partagés entre ses autres enfants. Aussi, nous avons un ensemble qui remonte au tout début du 19e siècle avec quelques modifications intervenues dans les soubassements et des extensions des écuries latéralement qui ne gênent nullement la perception d'ensemble depuis cette grande cour. Lorsque l'on regarde plus en détail ces constructions à un seul niveau, la structure du pan de bois diffère entre l'aile est et l'aile ouest, cette dernière paraissant issue d'une reprise ultérieure. Toutefois, les cartes postales du début du siècle nous les montrent identiques à l'état actuel. L'extension des écuries à l'est modifia simplement les lieux par le percement d'un passage donnant accès aux nouveaux bâtiments. Un seul bâtiment, à l'angle sud-ouest est venu en extension contre le pignon de l'aile ouest. Pour le reste, les bâtiments n'ont guère été modifiés. " [6]

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)

     

         " Depuis Pierre Aumont, le château de Victot est la propriété de la même famille. Le haras, toujours réputé pour la qualité de ses chevaux, est loué à un éleveur. " [2]

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     " Sur 130 ha, le haras de Victot-Pontfol est connu pour avoir hébergé les chevaux du marchand d'art milliardaire Daniel Wildenstein, que sa veuve Sylvia Wildenstein a vendu aux enchères en 2012. « Il a surtout été le tout premier haras de France à faire de l'élevage de purs sangs une activité régulière », explique le locataire, Roland Monnier, qui après dix-neuf ans de bons et loyaux services, va passer la main d'ici la fin de l'année. « Nous sommes ici dans le paradis du cheval, tout près du haras du prince de l'Aga Khan, sur une terre de premier choix. » Avec des champions comme Hippomène, King Salsa, Rose Verte ou Allez France, Victot s'est assuré une renommée mondiale dans les courses de plat et d'obstacles." [5]

     

    21e siècle : la famille Al-Thani

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)      En 2014, le haras est racheté aux deux soeurs descendantes de M. Aumont pour 6,5 millions d'euros par le cheikh Abdullah Al-Thani, oncle de l'émir du Qatar. [NDB]

     

    Photo extraite de https://www.worldnewsmedias.com/blog/2014/03/21/abdallah-al-thani-acquiere-le-haras-de-victot/

     

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    Architecture

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     « Le château de Victot construit en brique et pierre de taille avec ses tourelles, ses toits garnis encore de tuiles vernissées nous montre ce qu’était à la fin du 16e siècle l’architecture des châteaux de pierre dans cette région du Calvados. M. Bouet en a fait un dessin sur ma demande. " A. de C. [3]

     

    Ci-dessus, "La vue que nous donnons d'une partie du château n'est pas la plus intéressante : elle est prise du côté de la cour. Nous la devons à M. le docteur Pépin. Vu extérieurement, le château se développe mieux et offre l'aspect le plus gracieux et le plus pittoresque. De Caumont." Annuaire des cinq départements de la Normandie publié par l'Association normande – Éditeur : (Caen) 1866. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54527204/f662.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Victot%22.zoom.texteImage

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     " Les hautes toitures sont constituées de tuiles vernissées aux tons jaunes, bruns et verts avec des épis de faîtage en faïence. Deux ailes en équerre ferment le côté nord et ouest d’une cour carrée. On y accède en franchissant un pont-levis qui aboutit à la porte d’entrée de l’aile nord. C’est sans doute la partie la plus ancienne, en damiers de briques et de pierres sur deux niveaux, elle est encadrée de deux tours carrées formant pavillons. L’aile Est est construite en bandes alternées de briques et de pierres, tandis que des communs s’étendent au nord, sur 3 côtés d’une cour carrée. Des murs d’enceinte longent probablement les douves qui se prolongent au sud par des plans d’eau. Au 17e sièle, les deux châteaux sont réunis par un bâtiment à colombages, aujourd’hui essenté d’ardoises. " [2]

     

    Protections :

     

         " Le château, à l'exclusion des parties classées, est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 9 février 1927, les façades et les toitures du château, les douves qui l'entourent avec le miroir d'eau qui les alimente et le sol de la cour intérieure sont classés depuis le 27 juillet 1953, les bâtiments du haras en totalité, la chapelle en totalité et le système hydraulique des douves sont inscrits depuis le 28 novembre 2003.

         Les abords du château constituent un site classé depuis le 19 mars 1943. " [1]

     

         Le château de Victot ne se visite pas. C'est une propriété privée, acquise par la famille de l'émir du Qatar. [NDB]

     

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     A doite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE VICTOT (Calvados)     La Chapelle Saint-Denis du château de Victot :

     

         " Cette chapelle se situe au milieu du cimetière et à proximité du château de Victot, lui-même situé non loin de la D49 au sein du village.

         La chapelle orientée est constituée de deux travées et se termine par un chevet plat constitué d’un mur pignon. La première travée est surmontée du clocher de base carrée, la seconde est ouverte d’une baie. La façade d’entrée se compose d’un petit porche encadré par quatre contreforts. Elle est percée d’un portail en arc à anse de panier, surmonté de deux baies en arc à plein cintre. La tour du clocher est polygonale et ouverte d’abat-sons. La toiture de l’édifice est en bâtière." [7]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de la fiche de la DREAL / P. Galineau N° 14021 - Date de parution : septembre 2013 (voir ci-après) www.donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr/pdf/SITES/14021f.pdf

    [3] Extrait de Arcisse de Caumont : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome IV, pp. 148-150 https://books.google.fr/books?id=VFZAAAAAcAAJ&hl=fr&pg=PA3#v=onepage&q&f=false ou https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9662166n/f163.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Victot%22?rk=42918;4

    [4] Extrait de La Normandie Monumentale et Pittoresque par Le Court Henry, Le Havre, 1895, 2, pp. 252-255 http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=6925

    [5] Extrait de https://www.ouest-france.fr/normandie/le-haras-de-victot-vendu-au-cheikh-du-qatar-2032832

    [6] Extrait de http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00111796

    [7] Extrait de https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/14-Calvados/14743-Victot-Pontfol/182536-ChapelleSaint-Denisduch%c3%a2teaudeVictot


    Bonnes pages :

     

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6419843r/f326.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Victot%22

    O http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=6925

    O https://www.ouest-france.fr/normandie/le-haras-de-victot-vendu-au-cheikh-du-qatar-2032832

    O http://www.france-sire.com/actu_etablissement-12634-visite_guidee_du_haras_de_victot_avec_roland_monnier.php 

     

         Ci-dessous, fiche de la DREAL / P. Galineau N° 14021 - Date de parution : septembre 2013 www.donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr/pdf/SITES/14021f.pdf

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  •      On trouve la motte féodale des Bas Rouvrais à Neauphe-sur-Dive, petite commune de la vallée de la Dives [NDB]

     

         " Neauphe-sur-Dive, Nealpha en 1373 : possible origine dans les germaniques alach, alah, alcha, « temple », et nev, nivi, « nouveau ». La graphie désuète Dive pour Dives a été conservée dans le nom des communes ornaises (Saint-Lambert-sur-Dive, Tournai-sur-Dive)." [1]

     

    LES REMPARTS DE NEAUPHE-SUR-DIVE (Orne)     LES REMPARTS DE NEAUPHE-SUR-DIVE (Orne)

     

    Plan de situation de la motte de Neauphe-sur-Dive ; blason du département de l'Orne par User:Spedona 01/11/2007Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona 01/11/2007., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3003955

     

         " Neauphe-sur-Dive (Orne). — Feuille Vimoutiers. Petite motte avec première enceinte circulaire, et deuxième enceinte ovale, dans un bas-fond marécageux, lieu-dit : Le Moncel. [Mission Falaise - Rugles 1955, n° 155-156.] [2]

     

    LES REMPARTS DE NEAUPHE-SUR-DIVE (Orne)     " Neauphe-sur-Dive :
         La motte de Neauphe est formée de deux retranchements circulaires enveloppés de larges fossés où l'eau séjourne encore.

         L'enceinte la plus haute présente une circonférence de 170 mètres et une élévation de 8 mètres au-dessus du terrain avoisinant.
    Le second retranchement est presqu'au niveau de l'herbage. Quoique situé non loin du camp de Bierre, nous ne croyons pas que cette enceinte ait une origine aussi ancienne et, jusqu'ici, aucune découverte n'est venue indiquer les antiques civilisations de la pierre. » [3]

     

    Photo aérienne ci-dessus, extraite du site Géoportail.

     

         " Neauphe-sur-Dive ; canton de Trun. - Une motte est entourée de deux fossés, parfois remplis d'eau. La première enceinte et la plus haute compte 170 mètres de tour et 8 mètres au-dessus du sol pour le talus. Quant au second talus extérieur, il est peu apparent (Ce camp est cité dans la Revue Flammarion d'Argentan, pour la première fois, croyons-nous.)" [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Les fortifications circulaires isolées en France par Jacqueline Soyer, Annales de Normandie Année 1965 15-3 pp. 353-414 ; Fait partie d'un numéro thématique : Etudes d'archéologie normande

    [3] Extrait du Bulletin de la Société normande d'études préhistoriques - Société normande d'études préhistoriques (Louviers) / Société normande d'archéologie préhistorique et historique (Rouen) ; date d'édition : 1895  https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5442402w/f74.image.r=Neauphe%20sur%20Dive?rk=64378;0

    [4] Extrait de l'Essai d'inventaire des mottes et enceintes du département de l'Orne par Louis Coutil, 1909.

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