•       Le manoir de Boiscorde et le manoir de Vaujours se situent à peu de distance l'un de l'autre, sur la commune de Rémalard-en-Perche.

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)

     

    Plan de situation des manoirs de Boiscorde et de Vaujours sur la commune de Rémalard-en-Perche ; blason de la famille de Cochefilet par Gilloudifs

     

          Le manoir de Boiscorde :

     

          " Le manoir de Boiscorde est un édifice des 15e-16e siècles situé dans l'ancienne commune de Rémalard, et actuellement Rémalard-en-Perche, en France. " [1]

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)

     

    Ci-dessus : à gauche, le manoir de Boiscorde, vue aérienne – Rémalard © Franck Petetin https://www.ornetourisme.com/tourisme/patrimoine/remalard-en-perche_manoir-de-boiscorde_170__PCUNOR061V5044HK.htm#ad-image-0 ; au centre, le manoir de Boiscorde – Rémalard © Franck Petetin http://www.parc-naturel-perche.fr/voir-faire/monuments-et-jardins/manoir-de-boiscorde-2076005#lg=1&slide=1 ; à droite, le manoir de Boiscorde par Pucesurvitaminee — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34086832

     

          " Ensemble de bâtiments comprenant le manoir, un colombier à l'entrée, une tour isolée avec tourelle d'escalier accolée et divers communs entourant une cour, d'époque plus récente. Le manoir est composé de deux bâtiments qui se coupent à angle droit. La façade principale est percée de trois fenêtres à meneaux. " [2]

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)      " La première mention d’un propriétaire de Boiscorde date de 1457. Il s’agit alors de Robin du Grenier, époux de Massime de Cochefilet, également propriétaire du manoir de la Pellonière au Pin la Garenne. C’est leur fils, Jean du Grenier et son épouse Pierrette de Clinchamps qui sont probablement à l’origine du manoir tel qu’on le connait aujourd’hui.

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)      La famille du Grenier, puis par alliance la famille de Lescuyer restent propriétaire de Boiscorde jusqu’au milieu du 18ème siècle. S’y succèderont ensuite Antoine Pierre de Chaumont et Etienne François d’Aligre qui émigre au moment de la Révolution. Boiscorde est alors vendu en 1794 comme bien national. Les batiments comme les terres sont divisés en 11 lots distincts.

          En 1856, Boiscorde est acheté par le comte d’Andlau propriétaire du château de Voré et descendant d’Helvétius. (...)

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille d'Aligre par Jimmy44 (talk) 17:11, 16 October 2011 (UTC) Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. - Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17005167 ; à droite, blason de la famille d'Andlau par Caranorn Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Caranorn., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4096279

     

         Le domaine restera dans la famille d’Andlau jusqu’à la fin des années 80. Deux propriétaire s’y succèdent jusqu’en 2014 où M. et Mme Floquet acquièrent le domaine et entament sa restauration. " [3]

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)

     

    Ci-dessus : à gauche, crédits photo Genestoux, Franck - Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (objets mobiliers), tous droits réservés http://www.loomji.fr/remalard-61345/monument/manoir-boiscorde-21985.htm ; au centre, une photo extraite de http://www.lesamisdelaigle.com/wp-content/uploads/2018/03/P1050745.jpg ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)       " Le manoir de Boiscorde se présente aujourd’hui sous la forme de deux bâtiments perpendiculaires accolés dont les façades sont percées d’ouvertures renaissance (fin 15ème, début 16ème).

          Les travaux de restauration engagés en 2015 et l’observation des traces archéologiques sur la façade sud, notamment les traces d’ouvertures en plein cintre (arc de cercle), prouvent que le bâtiment est plus ancien sans qu’il ait été possible pour l’instant de remonter plus précisément dans son histoire.

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://www.lesamisdelaigle.com/wp-content/uploads/2018/03/IMG_20171015.jpg

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne) LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)        A l’est du logis une tour de guet et d’habitation contemporaine du manoir à laquelle a été adjointe plus tardivement (17ème) une tourelle d’escalier, au sud est un pigeonnier, les deux reliés par le mur d’enceinte. Une grange et des batiments d’exploitation complètent le pourpris du manoir. (Un pourpris (parfois rencontré sous la variante « pourprins » ou encore « porpris ») est une enceinte, un enclos et parfois une demeure, dans la France de l’Ancien Régime. La réalité désignée par le mot « pourpris » dépasse celle d’un simple jardin en ce qu’elle recouvre les différents éléments d’un domaine.) " [3] 

     

    Ci-dessus : à gauche, plan extrait du cadastre napoléonien de 1826, archives de l'orne, http://archives.orne.fr/consultez/consultez2.html ; a droite, plan de Boiscorde extrait de https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1973_num_3_1_1269

     

          " L'arboretum de Boiscorde a été créé il y a 25 ans sur 6 hectares, répartis entre un plateau sableux et une vallée tourbeuse. Il s'étend maintenant sur 13 hectares, s'étant agrandi sur l'autre versant de la vallée.
         Le premier projet a été de recréer en France, les splendeurs de l'Indian summer américain, période de l'automne durant laquelle les érables prennnent des couleurs flamboyantes. Pour cela beaucoup d'érables de toutes sortes ont été plantés et le but a été atteint. Mais le projet s'est enrichi depuis quinze ans pour devenir pédagogique, expérimental (quelles espèces étrangères peuvent réussir en France) et protecteur (accueillir des espèces et des variétés menacées comme certains chênes en Califormie ou au Mexique). " [4]

     

    Protection

     

          " Logis ; façades et toitures des communs ; deux tours et mur d'enceinte qui les relie (cad. H 67) : inscription par arrêté du 14 septembre 1987 " [2] 

     

     

     

         Le manoir de Vaujours :

     

         " Le manoir de Vaujours est un édifice situé à Rémalard, en France. " [1]

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)       " Corps de logis rectangulaire, flanqué d'une tour sur la façade postérieure. La façade principale est ornée d'éléments décoratifs inspirés de la Renaissance française. Le premier étage a été transformé en grange. L'ensemble des bâtiments s'ordonne autour d'une cour carrée fermée par un mur de clôture, épaulé aux angles par deux tours rondes. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)      " Les murailles des manoirs du Perche, vraisemblablement remaniées à diverses reprises, atteignent des hauteurs de l'ordre de six mètres : tel était le cas à l'Angenardière en Saint-Cyr-Ia-Rosièr ou à Vaujours en Rémalard, comme l'attestent les traces laissées sur les tours d'angle ; parfois, les bâtiments de ferme eux-mêmes constituent la paroi extérieure du pourpris par leurs façades postérieures. (...) L'une de ces tours contenait parfois le colombier comme la tour sud-est du manoir de Vaujours en Rémalard, alliant ainsi le souci de défense au symbole de la puissance seigneuriale. (...)

     

    LES REMPARTS DE BOISCORDE ET VAUJOURS (Orne)       Faisant pendant à la cour de ferme, de l'autre côté du logis, les jardins des manoirs percherons ne représentent souvent qu'un carré potager bien modeste, ce qui explique que les croisées principales de la demeure ne donnent pas à tout prix sur leurs perspectives ! Les deux tours d'angle qui marquent l'extrémité du périmètre «clos à murailles » de Vaujours-en-Rémalard (80), délimitent ainsi une surface égale à un tiers environ de la cour. Sans doute le gentilhomme rustique devait-il accorder des soins plus particuliers au verger, objet de longues dissertations de la part des agronomes. " [5]

     

    Ci-dessus : plan extrait du cadastre napoléonien de 1826, archives de l'orne, http://archives.orne.fr/consultez/consultez2.html

     

    Protection :

     

         " Le bâtiment principal et le colombier sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le 29 novembre 1948. " [1]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] manoir de Boiscorde : Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110899

    manoir de Vaujours : Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110901

    [3] Extrait de http://www.lesamisdelaigle.com/?p=1482

    [4] Extrait de https://www.parcsetjardins.fr/jardins/1109-arboretum-de-boiscorde

    [5] Extrait de Les manoirs du Perche : d'une image littéraire à la réalité archéologique - Archéologie médiévale Année 1973 3-4 pp. 365-392 https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1973_num_3_1_1269

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1973_num_3_1_1269

    O http://www.davidcommenchal.com/index?/category/95-perche_les_manoirs

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite de https://www.auxpaysdemesancetres.com/

     

    L'hôtel, hostel ou ostel de la Baronnie à Vittefleur :

     

          " Au début du Moyen-âge, les Saxons connaissaient déjà cet endroit qu’ils nommaient : « Whit Flow » signifiant « flot blanchi ». Plus tard, les Vikings utilisaient le suffixe « floch » pour désigner un flot, une marée ou une étendue d’eau. Cette terminologie évolua pour donner « fleur ». Le nom de « Vik Fjord », signifiant « une baie envahie par la mer », fut également donné par les Vikings. L’ensemble de ces dénominations héritées des langues nordiques permet de penser que la mer remontait jusqu’à Vittefleur. " [1] 

     

     

     Ci-dessus, à gauche, une photo extraite de https://www.auxpaysdemesancetres.com/

     

          " Le site de Vittefleur est occupé depuis la plus haute Antiquité mais la paroisse a été fondée à l’époque mérovingienne par le comte Warreng, fondateur de l’abbaye de Fécamp.
    En 988, Richard Ier de Normandie restitua à l’abbaye de Fécamp les prairies, vignes, bois, églises et moulins situés sur le domaine de Vittefleur.

         Richard II, duc de Normandie, céda une partie de ses paroisses à l’archevêque de Rouen pour y imposer la juridiction de Saint-Siège. L’abbé de Fécamp récupéra ainsi les droits sur ces communes, dont Vittefleur, et en devint le haut justicier. " [2]

     

    LES REMPARTS DE VITTEFLEUR (Seine-Maritime)     " A Vittefleur, près de l’église, le manoir des 15e et 16e siècles, siège d’une baronnie de l’abbaye de Fécamp, est une maison forte ainsi que le confirment l’enceinte quadrangulaire renforcée de tours circulaires aux angles, la présence de larges douves à fond plat, aujourd’hui en partie remblayées. L'une des tours passe pour avoir abrité le cachot de la haute justice de l’abbé de Fécamp. " [3]

     

    Ci-dessus, blason actuel de la commune de Vittefleur par chatsam https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/38/Blason_Vittefleur.svg

     

       

     

    Plan de situation de l'hôtel de la Baronnie à Vittefleur : bâtiments en marron clair et fossés en bleu clair, aujourd'hui disparus, et que l'on voyait sur le cadastre napoléonien au 19 ème siècle; blason du couvent des religieux de Fécamp (Seine-Maritime)  : D'argent à six branches de laurier de sinople, les tiges passées en sautoir, et trois mitres d'or, doublées de gueules, brochantes sur le tout, deux en chef et une en pointe par Yves https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_du_Couvent_des_Religieux_de_F%C3%A9camp_(Seine-Maritime).svg

     

     

     

    Ci-dessus, photos extraites de http://routardenvadrouille.e-monsite.com/pages/la-france/normandie-2015/page-6.html

     

         " L’Hôtel de la Baronnie, ancienne place forte, est édifié au 14ème siècle, sa façade en grès et silex est agrémentée de tuffeaux (calcaire crayeux renfermant notamment des grains de quartz ou de mica).
    Transformé en citadelle pendant la Guerre de Cent Ans, il est ensuite rattaché à l'abbaye de Fécamp jusqu'à la Révolution avant d'être vendu comme bien national et acheté par un ancêtre des barons de Lapointe, dont les descendants sont toujours les actuels propriétaires.

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, plan extrait du cadastre napoléonien du 19e siècle - Archives de la Seine-Maritime, http://www.archivesdepartementales76.net/


         Jusqu’à la dernière guerre, la geôle du vieux château sert de prison. Elle est divisée en trois étages, ses murailles épaisses sont recouvertes d’inscriptions et de dessins gravés dans la pierre à la pointe du couteau, les nombreux navires qui y sont représentés autorisent à croire qu’elle a été occupée par des marins. (...) " [4] 

     

     

     

         " Pour l’Hôtel de la baronnie, on trouve :


         -
    Antoine du Val, fils de Dominique du Val et de Catherine de Bourbel, seigneur d’Amonville et des Guerrots, épouse en 1678 Marie Le Chevallier et décède en 1727.
         -
    Antoine Louis du Val d’Amonville, fils du précédent, chevalier, seigneur d’Amonville, les Guerrots et Bournichel, épouse en 1717 Catherine de Verduzan.


    Ci-dessus, blason de la famille du Val d'Amonville : d'argent au lion d'azur armé et lampassé de gueules extrait de https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=12509

     

         - Pierre Antoine Louis Duval d’Amonville, fils du précédent, seigneur d'Amonville et des Guerrots, épouse en 1749 Marie Elisabeth Amable Grandin de Mesnil. Marie Elisabeth Amable Duval d’Amonville, fille du précédent, dame des Guerrots, épouse en 1774 Jean Charles Le Filleul de la Hélinière 1740/1789, chevau-léger de la garde du roi, seigneur de La Hélinière, des Monts et de La Moissonière, seigneur de Longthuit et des Guerrots en 1775. 


         -
    Désiré François Le Filleul des Guerrots 1778/1857 dit Florian de Normandie, fils du précédent qui, à la mort de son père, hérite du fief des Guerrots et prend le nom de Le Filleul des Guerrots. Il est chevau-léger de la garde du roi, seigneur des Guerrots, chevalier de Saint-Louis et de l'Eperon d'Or de Rome, poète et fabuliste, membre de l'Académie de Rouen, époux de Charlotte de Giverville et en 1818 de Louise Armande de la Flèche.


    Ci-dessus, blason de la famille Le Filleul de Guerrots : de gueules à un lion d'or à la tierce d'azur en fasce brochante sur le lion au franc quartier d'or plain extrait de http://www.genheral.com/adm20191201/index.php?page=blason&status=$status&id=811 

     

         - Stanislas Alexandre Amable Le Filleul des Guerrots 1820/1893, fils du précédent, époux de Louise Marie Varin de Beautot en 1851.
         -
    Aymar Le Filleul des Guerrots 1859/1939, fils du précédent, époux de Marie Emilie Thérèse Allard en 1890.
    Marie Huguette Le Filleul des Guerrots 1891/1985, fille du précédent, épouse Jean Le Bon, baron de Lapointe 1887/1965, dont la descendance est toujours propriétaire du château de Vittefleur. " [4]

     

     

    A proximité :

     

    Le manoir de la motte ou des Guerrots

     

         " Le manoir de la Motte est construit en 1632 par Robert de La Cour qui possède le privilège royal de pouvoir présenter les armes de son suzerain sur les grilles d’entrée, et d’être exempté d’accueillir les gens d’armes en campagne dans le pays.
         En 1577, son père, Jean de La Cour, achète 22 acres à Vittefleur. 55 ans après, Robert fait édifier le corps central du manoir dont la partie Nord est en colombage. Les deux ailes datent de 1777. (...) " [4]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://routardenvadrouille.e-monsite.com/pages/la-france/normandie-2015/page-6.html

     

     L’église Saint Martin

     

          " La première mention de cette église date de 988 (donation de Richard II de Normandie en faveur de l’Abbaye de Fécamp). (...)
    L’église primitive comporte deux nefs entre lesquelles s’élève la tour du clocher.
         Le chœur est du 13ème siècle et la nef actuelle est restaurée en 1740 (date figurant au-dessus du portail). Une jolie contretable en bois avec colonne et tabernacle date également de cette époque et provient de l'église de Crosville. (...)
         Une statue de Sainte Wilgeforte (vierge forte, miraculeusement barbue et martyre crucifiée), que l’on invoque pour reprendre des forces et pour diverses maladies incurables ou désespérées, attire jadis plus de 3000 pélerins chaque 14 septembre. (...) " [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.leboncoindenormandie.com/visites-touristiques/decouverte-du-patrimoine/vittefleur-cite-historique-et-culturelle/

    [2] Extrait de http://routardenvadrouille.e-monsite.com/pages/la-france/normandie-2015/page-6.html

    [3] Extrait de https://seine76.fr/communes/communes_result.php?var=VITTEFLEUR

    [4] Extrait de https://www.auxpaysdemesancetres.com/pages/haute-normandie/seine-maritime-76/vittefleur.html

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.auxpaysdemesancetres.com/pages/haute-normandie/seine-maritime-76/vittefleur.html

    O https://ericpreudhomme.wixsite.com/photosdupaysdecaux/fullscreen-page/comp-iv15uxzd/e2b42dff-088b-4f4c-8801-ce896215a357/51/%3Fi%3D51%26p%3D%26s%3D

    O http://routardenvadrouille.e-monsite.com/pages/la-france/normandie-2015/page-6.html 

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    1 commentaire
  •      Une nouvelle enquête " à distance "... :

         A la recherche d'une enceinte avec fossés qui existerait sur le territoire de Bernay au lieu-dit Le Puits-des-Buttes. On y trouve une motte féodale connue également sous le nom de " Butte aux Anglais " [voir https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00018512]

         Si quelqu'un dispose de plus d'informations...

     

    LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure)

     

    Ci-dessus, trois documents extraits du site Géoportail. A gauche, l'emplacement supposé de l'enceinte du Puits-des-Buttes ; au centre une photo aérienne des années 1950-1965 où je pense discerner l'enceinte (ressemblant au plan ci-dessous) ; à droite une photo aérienne où le même plan a été superposé : ceci reste bien sûr à vérifier...

     

         " Sur une pointe près de Bouffé, en face de Menneval, vestiges d'une ancienne fortification appelée le Puits-des-Buttes. " [1]

     

    LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure)

     

    Ci-dessus, photos extraites d'un site néerlandais très complet et fort bien documenté sur les mottes en Europe dont celles de Normandie : http://www.basaarts.nl/vraagbaak.php

     

         " L'année dernière j'ai visité, avec M. Léon Le Métayer, de Bernay, un camp romain fort bien conservé qui se trouve non loin du château de Bouffey, sur la rive droite de la Charentonne. Il est dans une position magnifique, et, de là, on embrasse d'un regard toute la vallée jusqu'à la Risle. M. A. Le Prevost le décrit ainsi dans son Histoire des communes du département de l'Eure :

         « Sur le territoire même de Bernay, dans les bois dépendant de la terre de Charentonne, à la pointe d'un angle saillant de la plaine placé précisément en face du château de Menneval, se trouve une enceinte circulaire de peu d'étendue, nommée, dans le pays, le Puits-des-Buttes, à cause du puits qui en occupe en effet le centre. Une seconde enceinte vient s'appuyer en arc de cercle sur la première, dont elle défendait probablement l'entrée (T.1 première partie, p. 61. ). »
         Il est difficile de déterminer exactement, dans une courte visite, la forme d'un retranchement assez étendu, couvert d'un taillis épais. M. Le Prevost qui habitait Bernay, se trouvait dans d'autres conditions que moi pour étudier le périmètre du camp romain de Charentonne, et je n'ai point qualité pour infirmer sa description. Cependant, je dois le dire, là où il a trouvé un arc de cercle, j'avais vu dans ma course rapide, un carré à peu près parfait, dont j'avais cru suivre les deux côtés ouest et midi. Ces retranchements ont bien, quoi qu'il en soit, un caractère antique, et paraissent identiques avec les enceintes romaines que j'ai observées aux environs de Lisieux. J'en excepte le monticule circulaire au centre duquel se trouve le puits.
         Il m'a paru qu'on ne pouvait lui attribuer une date aussi reculée. C'est, je crois, une motte féodale, construite à l'un des angles de l'enceinte romaine, dans le courant du 10e ou du 11e siècle on a des exemples d'un procédé semblable. Comme M. Le Prevost ne se prononce pas sur ce point, j'ai présume qu'il n'y avait point trop de témérité à hasarder ma conjecture. "
    [2]

     

    LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure)     " Camp du Puits des Buttes, au bois de Bouffey. — En face du château de Menneval, à environ 50 mètres et à gauche de la route de Bernay à Fontaine-l'Abbé, dans la pente du bois de Bouffey, et non loin du château de ce nom, sur la rive droite de la Charentonne, à la limite des communes de Bernay et de Menneval, il existe une enceinte nommée le Puits des Buttes, parce qu'un puits occupe un des côtés de la partie centrale de la butte située au Sud-Est ; ce puits a été voûté en briques pour éviter des accidents, il était maçonné en gros silex, comme celui de la butte du Puits situé dans le bois de Saint-Didier-dés-Bois. (A. Gardin. Le Hameau de la Pilette. Bernay, Vicomte A. Lefèvre, 1883.) Cette butte mesure 16 à 18 mètres de diamètre au sommet qui est concave ; son talus s'élève à environ 9 mètres du fond du fossé ; le côté du talus faisant face à la route, c'est-à-dire vers le Sud-Ouest, est le plus accusé. Une enceinte elliptique de 50 mètres de grand axe Nord-Sud sur 40 mètres Ouest-Est est accolée à cette butte. De ce côté ses talus sont plus élevés que ceux qui se trouvent à l'opposé ; les fossés mesurent en moyenne de 9 à 10 mètres de largeur ; les grands talus ont 10 mètres de hauteur du fond du fossé et 4 m 50 de largeur à la base ; ils forment un relief de 1m,75 de hauteur sur l'intérieur de l'enceinte. Vers le Nord, c'est-à-dire à la partie, opposée au puits, les talus n'ont que 8 mètres de hauteur ; deux portes de 2 mètres existent à l'Est et au Nord ; la surface de l'enceinte est d'environ 20 ares. Enfin, à la pointe Nord existe une autre petite enceinte de 20 mètres de saillie avec un léger talus.
         Une sente partant de la route contourne cette dernière partie, elle passe par la porte, traverse le milieu de l'enceinte pour se diriger vers la butte et le puits (Le Bulletin monumental de 1862 (3e ser. T. VIII. 28e vol., p. 779-780) a mentionné le camp de Bouffey, mais sans détails bien précis).
    [3]

     

    Plan ci-dessus extrait de ce même document : Recueil de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure - 1917 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327590s/f142.item.r=%22Puits%20des%20Buttes%22.texteImage

     

    Sources :

     

    [1] Extrait du Dictionnaire topographique statistique et historique du département de l'Eure par Louis-Léon Gadebled - Canu, 1840 - 501 pages - https://books.google.fr/books?id=co6nauiheq8C&dq=Butte+aux+Anglais+Bernay+Eure&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

    [2] Extrait du Bulletin monumental publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques et dirigé par M. de Caumont – Éditeurs : Lance (Paris)/Frère (Rouen)/Marie-Viel (Caen)/Société française d'archéologie (Paris) 1862 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k31047g/f785.item.r=%22Puits%20des%20Buttes%22.texteImage.zoom

    [3] Extrait du Recueil de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure - Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure. Éditeurs : (Évreux)/J. Ancelle (Évreux)/L. Tavernier et Cie (Évreux)/Hérissey (Évreux) 1917 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327590s/f142.item.r=%22Puits%20des%20Buttes%22.texteImage

     

    Bonnes pages :

     

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k200034x/f172.image.r=%22Puits%20des%20Buttes%22?rk=236052;4
    O http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=5776

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •      Sur le teritoire de Saint-Jacques-de-Néhou, se trouve la ferme-manoir de La Grande Roquelle ou de La Vieille Roquelle (16e/17e) qui possède les ruines d'un château féodal du 13e. On trouve aussi sur cette commune le manoir de Gonneville (16e) qui est inscrit à l'Inventaire des Monuments historiques et le manoir du Petit Lude (15e). [NdB]

     

         " Saint Jacques de Néhou appartient à l'arrondissement de Cherbourg, au Canton de Bricquebec (anciennement deSaint-Sauveur-le-Vicomte) (...)

         L’histoire de Saint-Jacques-de-Néhou est très liée avec celle de Néhou puisque la commune fut créée suite à la division de Néhou qui formait l’une des communes les plus étendues du département. Néhou s’étendait sur environ 3745 hectares. " [1]

     

    A. Le château de la Roquelle (13e) ou manoir de la Vieille Roquelle (16e-17e)

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " Manoir de la Vieille Roquelle. Cette imposante construction, édifiée sur un relief dominant une ancienne voie romaine, constituait le centre d'une importante seigneurie ecclésiastique, concédée au 13e siècle à la famille des Moustiers. Le site conserve les ruines d'un grand logis manorial d'époque Renaissance, protégé vers l'est par une tour en amande. Il possède aussi un remarquable colombier, une ancienne chapelle et de longues ailes de communs, regroupés autour d'une vaste cour pavée. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://www.cityzia.fr/villes-et-quartiers/se-renseigner/normandie/manche-50/saint-jacques-de-nehou-50390/

     

         " Le manoir est construit à l’emplacement et à côté des ruines d’un château féodal dont on aperçoit encore les vestiges. " [1]

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)

     

     Plan de situation du château de la Roquelle à Saint-Jacques de Néhou ;blason de la famille des Moustiers, branche des sires de la Roquelle extrait de https://fr.geneawiki.com/index.php?curid=170146

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " Richard de Reviers, descendant du chevalier Guillaume, inféoda à Richard des moutiers d’Allonnes une partie de la terre de la Beurrière, appelée " La Roquelle ". C’est à ce personnage que l’on doit la fondation du château de la Roquelle. Initialement, aux environs du 10e siècle, devait exister un édifice fortifié où habitèrent des soldats, comme en témoigne toute la partie gauche des ruines et des vestiges du château et manoir de la Roquelle notamment l’épaisseur des murs (anciennes fondations) et la présence de tours de garde. (...) "

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Reviers https://fr.geneawiki.com/index.php/Famille_de_Reviers#/media/File:Blason_Famille_Bernard_de_REVIERS.png

     

           " Le château dont on voit aujourd’hui les ruines fut bâti après 1262 par un seigneur des Moitiers-d’Allonne.

         Mais cinq siècles plus tard, il semblait être abandonné comme le note l’abbé Lebredonchel, curé de Varenguebec, dans son ouvrage publié en 1835 « histoire de la paroisse de Néhou » : « le château de la Roquelle est aujourd’hui dans un triste état d’abandon et de décadence...il fut entretenu (toiture) jusqu’après le milieu du siècle dernier (18e ). Mme de Querqueville (épouse de Pierre Augustin Barbou) cessa de l’entretenir ». (...) "

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " En 1255, Richard de Reviers, chevalier, fils de feu Guillaume de Reviers, concéda pour service et hommage, en fief et héritage, à Richard des Moitiers ou des Moustiers, prêtre, qui fut ainsi le premier seigneur de la Roquelle.

         Par son testament (il dut mourir en 1264), il chargea ses frères et ses héritiers, Guillaume et Raoul des Moustiers, chevaliers (Ils appartenaient à cette famille des Moustiers, originaire du Bauptois, que l’on retrouve également à Fierville), de lui fonder un anniversaire dans l’abbaye de Montebourg, et une chapelle au manoir de la Roquelle. Ainsi, Raoul Ier des Moutiers devint le deuxième seigneur de la Roquelle. Puis ce fut au tour de son fils Jean dont hérita son fils Raoul II des Moutiers.

     

    Ci-dessus, blason de la famille des Moustiers, branche des sires de la Roquelle extrait de https://fr.geneawiki.com/index.php?curid=170146

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     Ce dernier fut le dernier membre de cette famille ayant possédé la Roquelle. En effet, vers le 13e ou 15e siècle (selon les sources), la terre de la Roquelle passa aux mains de la famille d’Auxais. (...) "

              " Le nouveau logis seigneurial, peu élevé, daterait dudébut du 15e siècle. Il fut sans doute construit par Jean Ier d’Auxais (probablement décédé en 1448), qui se fit rappeler à l’ordre par l’abbé de Montebourg pour avoir coupé des arbres dans les bois de l’Abbaye. Bois qui a peut-être servi à la construction de ce manoir. (...) "

     

    Ci-dessus, blason de la famille d'Auxais, de sable à trois besants d'argent, http://www.tchinggiz.org/her/blason-3504.html

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)        " La seigneurie de la Roquelle resta dans la famille d’Auxais jusqu’à Jean III d’Auxais, qui à la mort de son père, en 1530, était fort jeune. Son fils Jacques II d’Auxais ne fut pas sieur de la Roquelle, mais plutôt sieur du Breuil et du Boscq, la seigneurie de la Roquelle étant vendue vers 1540 à Jean de Pitteboult, seigneur de Gonneville.

     

    Blason de la famille de Pitteboult par Gilloudifs

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)      Sa petite fille Jacqueline de Pitteboult, seule héritière, en se mariant en secondes noces à Jean de Pigousse, écuyer, sieur de Dragueville, seigneur de St-Denis le Vêtu, elle lui apporta en dot la seigneurie de la Roquelle.

         La Roquelle demeura dans la famille Pigousse jusqu’à son arrière petit fils François Hyacinthe de Pigousse qui renonça à la succession de son père, Nicolas Pigousse, car celui-ci, à sa mort en 1695 laissa beaucoup de dettes. Il ne lui restait que les terres, seigneurie et forêt de la Roquelle. Elles furent décrétées en 1696 par le sieur Jean Clouet, un des créanciers. Il eut beaucoup à se plaindre des habitants de Néhou qui abattaient et vendaient publiquement son bois ! Après une longue bataille juridique, la terre de la Roquelle revint 18 ans plus tard, par sentence du baillage de Saint-Sauveur-le-Vicomte, à Nicolas de Pigousse. Le pauvre Clouet (ou Duclouet) mourut en 1736 complètement ruiné. Mais les autres créanciers du sieur Pigousse, subirent également des vexations, notamment le sieur de Pierrepont, ruiné, mourut aussi accablé de misère.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Pigousse par Gilloudifs.

     

         La fortune de François Hyacinthe de Pigousse n’était pas non plus très florissante, il dû se démettre de cette seigneurie pour éponger ses dettes (la récupération de la Roquelle lui avait coûté d’énormes frais).

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)Le fief de la Roquelle fut acquis par Robert Alexandre Le Pigeon, baron de l’Angle, seigneur suzerain de la seigneurie de la Roquelle. Décédé sans postérité, la succession revint à sa sœur Marie Louise Le Pigeon qui apporta en dot à messire Pierre Augustin Barbou (décédé en 1753), seigneur de Querqueville. Selon une autre source, la terre de la Roquelle lui aurait été vendue en mai 1748.

     

    Blason de la famille Le Pigeon extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=281168&desc=le_pigeon_de_vierville_vieille_famille_nor

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     A la mort sans postérité, en 1794, de leur fils, Jean Baptiste Pierre Augustin Barbou de Querqueville, c’est à leur fille Marie Charlotte Barbou (décédée en 1796) que revint la succession. Elle épousa, en 1777, François Hyacinthe de la Grimonière (décédé en 1798), noble homme. Leur petite fille Caroline Augustine Léontine Lefèvre de la Grimonière (1800-1871), eu en partage la seigneurie de la Roquelle qu’elle aliéna en deux parties, dont la principale continue de porter le nom de la Roquelle, et l’autre celui de la petite Roquelle. Elle avait épousé en 1822, Pierre Désiré Lucas de Couville (1783-1855).

     

    Ci-dessus, blason de la famille Lucas de Couville extrait de https://en.geneanet.org/gallery/?action=search&motcle=LUCAS+de+COUVILLE&rubrique=blasons

     

         Fin 19e, début 20e, la Roquelle était possédée par les héritiers Lemarquand, puis par M. Delaune qui, au lieu d’assurer une restauration des bâtiments, préféra défaire certains éléments, accentuant d’autant l’état de délabrement de l’édifice, pour les remonter sur son autre propriété.

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     La Roquelle fut ensuite revendue à un noble « Durand de Saint-Léger » dont sa petite nièce nommée de Jerphanion hérita par la suite. (...) "

         " En 1935, M. Tripon s’y installe comme fermier. En 1968, son fils Jean-Yves reprend l’exploitation et achète en 1991 l‘ensemble des bâtiments et la terre qui en dépendait. Depuis lors, il en est propriétaire.

         Evidemment, des remaniements et retouches ont été nécessaires pour rendre l’exploitation plus viable. Cependant, Jean-Yves Tripon reste passionné par l’histoire de son château.

         Il n’exploite plus depuis plusieurs années. Ses terres sont louées au « Gaec de la Lande » (famille Travers) dont le siège se trouve au hameau Fauvel de la commune. (...) " [1]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Jepharnion Par SanglierT — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19402928

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)  LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)

     

    Ci-dessus, photos extraites de https://docplayer.fr/70600861-Saint-jacques-de-nehou.html

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " Il est situé en un lieu presque désert, au milieu d’une forêt et d’un accès à l’époque difficile. Il est bâti sur une position élevée sur un rocher surplombant le ruisseau ; c’est peut-être de là que vient son nom la Roquelle. (...)

         A ce château furent adjointes les dépendances existantes : écuries, le colombier, la chapelle, boulangerie, moulins...et probablement plus tard le nouveau logis seigneurial, plus confortable, partie où habite actuellement Jean-Yves Tripon.

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail. 

     

         A remarquer en dessous de l’arc plein cintre en pierres (technique de l’architecture du Moyen-âge) des ouvertures du bâtiment en ruines, le fronton triangulaire surbaissé, en principe, caractéristique de la Renaissance (16e-17e). Des tentatives de restauration ont peut-être eu lieu mais les travaux devaient s’avérer fastidieux et coûteux avec une « exploitation » des lieux au minima, sans apporter pour autant le confort. (...) "

         " Bien que situé sur une hauteur, il se peut que le manoir fut entouré de douves alimentées par le petit ruisseau en contrebas. Celui-ci alimentait le vivier du moulin seigneurial également en ruines qui se trouve non loin du pont aux moines. Ce dernier pour moudre les céréales et un autre moulin (quelque part) pour l’huile de lin.

         La cour était séparée par un mur, la partie inférieure complètement pavée étant la cour du seigneur, la partie supérieure étant la basse-cour où se trouvaient les écuries des vestiges de l’ancien moulin (pont aux moines)

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)  LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)

     

    Ci-dessus : à gauche et à droite, photos extraites de https://docplayer.fr/70600861-Saint-jacques-de-nehou.html ; au centre, une photo extraite de http://closducotentin.over-blog.fr/2019/08/visite-guidee-du-dimanche-13-aout-l-eglise-de-saint-jacques-de-nehou-et-le-manoir-de-la-vieille-roquelle.html

     

         L’ancienne entrée fiacres (bâtiment avec les encadrements de porte en arcade). Dans cette dernière partie on voit encore l’allée pavée jusqu’au porche de l’ancienne entrée où la porte charretière est toujours là mais pas la porte piétonne.

         Les pierres d’encadrement ont été utilisées par M. Tripon pour la construction de la cheminée de sa cuisine.

         L’accès à cet ancien manoir s’effectuait donc par ce porche via un chemin tout proche de la voie romaine Cherbourg (Coriallum) - Coutances (Cosedia). Ce qui explique sans doute les pavés de la cour.

         La partie la plus remarquable de ce logis est la cheminée de la salle dont il reste le manteau supporté par deux colonnes en pierre. Une vaste cheminée qui peut contenir aisément 8 à 10 personnes, au fond duquel il y a un four à pain.

          Ce manoir était doté d’une chapelle, à proximité du logis, aujourd’hui transformée en garage, d’un pigeonnier qui possède à l’intérieur 1250 trous et dont le toit a disparu. Chaque trou ou boulin qui sert de nid au pigeon, correspondait à la possession d'un ½ hectare de terre, soit une propriété de 625 hectares !

         C’est dire l’importance de la propriété qui s’étendait jusqu’aux frontières de Fierville, Besneville, du Valdecie, et peut-être même des Perques ! " [1]

     

    A proximité :

     

    B. Le manoir de Gonneville (16e-17e)

     

         " Il existe deux manoirs dans la Manche portant ce nom, celui-ci et celui de Blainville-sur-mer. (...) Il s’agit d’une ferme-manoir fortifiée à cour fermée, très représentative de l’architecture civile de la région. " [1]

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)

     

    Ci-dessus : photos à gauche et au centre extraite de http://cotentin.canalblog.com/archives/2011/09/16/22055899.html ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         " Ferme manoir du 15ème et 17ème siècles à cour carrée. Au fond de la cour, le logis principal style renaissance avec cheminées à boules. A droite de la cour, un ensemble comportant charretterie, écurie, cellier et habitation de ferme. Les deux ailes sont constituées de bâtiments de ferme : étables, pressoir. Dans le coin, un pigeonnier. Autour du manoir : une boulangerie et un four à chaux. " [3]

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)   LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)

     

    Plan de situation du manoir de Gonneville à Saint-Jacques de Néhou ; blason de la famille de Breuilly Extrait de http://noblessenormande.free.fr/index.php?gallery/blasons/armorial-anneville/d02-breuilly

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " La vavassorie de Gonneville avait des extensions dans les paroisses de Bricquebec, des Perques, du Valdecie, de Fierville (haut manoir). Robert de Gonneville qui fut le premier seigneur du lieu semble être à l’origine de la construction de ce manoir après avoir reçu, en 1250, de Robert Bertran, chevalier et baron de Bricquebec, entre autres cette vavassorie. Puis, Raoul de Breuilly, seigneur de Gonneville, est à priori successeur de Robert de Gonneville.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Breuilly extrait de http://noblessenormande.free.fr/index.php?gallery/blasons/armorial-anneville/d02-breuilly

     

         Son petit fils Guillaume de Breuilly qui hérita de son père Raoul II de Breuilly, fieffa en 1421 cette vavassorie à Colin Levéel de Néhou. Le fils de ce dernier, Thomas Levéel, qui prit le parti des Anglais pendant la guerre de cent Ans, quitta le pays lors de l’expulsion des Anglais en 1450.

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)Etienne du Hecquet, sieur de Gonneville, son créancier, se fit remettre en possession de Gonneville et la fieffa ensuite, en 1459, à Girard Travers qui devint ainsi sieur de Gonneville. Son fils Jehan Travers vendit, vers 1491, le manoir et une partie de la vavassorie à Jehan Pitteboult, écuyer, sieur de Graffard à Barneville.

     

     

    Blason de la famille du Hecquet extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=287085&desc=du_hecquet_origine_normandie&individu_filter=hecquet

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     Gonneville devint ensuite la propriété de son fils Jehan Pitteboult, sieur de Gonneville et de la Roquelle, vicomte de St-Sauveur-le-Vicomte, puis de Jacques Pitteboult, seigneur de Gonneville et de la Roquelle, de Graffard en Barneville, Il fera des échanges et acquerra finalement le reste de la vavassorie de Gonneville. Ses trois fils se partageront les biens ; Pierre devint seigneur de Graffard, Julien eut la Roquelle et Jehan eut Gonneville. Ce dernier meurt sans postérité.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Pitteboult par Gilloudif.

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     La succession est donc échue à la sœur de Jacques, Françoise Pitteboult qui épouse Jacques Pigache, sieur de Lamberville.  Après le décès, en 1684 (ou 1674 au Valdecie selon autre source), du petit-fils Charles Pigache (fils de Jehan), la vavassorie sera adjugée, en 1685, à Guillaume de Beaudrap, sieur du Haut-Manoir (Fierville). A la cinquième génération plus tard, les Beaudrap vendront la terre de Gonneville en 1829 à Paul Lepoitevin (1778-1850) grand-père maternel de Guy de Maupassant. Michel Garnier et Aimable Garnier lui succéderont successivement, en 1860 et 1890, A la mort du dernier, c’est son légataire universel Auguste Vastel, pharmacien à Bricquebec, qui hérite, puis ensuite son épouse Victorine Vastel.

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille Pigache par Gilloudifs ; à droite, blason de la famille de Baudrap extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=159014&desc=beaudrap_de

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     Gonneville reviendra en 1912 à M. Delhaune, pharmacien de Bricquebec qui épouse Louise Augustine Vastel, fille d’Auguste et Victorine.

         Suite à un échange avec Louise Vastel, Jean Fonty (château de Lithaire) prendra possession des lieux en 1928, pas très longtemps, puisqu’en 1929, Alexis Joseph Delcroix (de nationalité belge, vivant à Paris) achètera la propriété.

     

    Ci-dessus, une photo extraite de htmlhttp://cotentin.canalblog.com/archives/2011/09/16/22055899 

     

         Aujourd’hui, c’est son petit-fils, Jean-Philippe Delcroix qui est propriétaire. Sur les 65 hectares de terre, une quarantaine fut vendue par son père Jean, le reste étant planté de peupliers et épicéas. La propriété est devenue en quelque sorte une exploitation forestière.

         Ce manoir est resté en parfait état et peut être visité lors des journées du patrimoine mais aussi à la demande... (...) " [1]

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " Au fond de la cour, le logis principal style renaissance, à toiture à 4 pans, avec cheminées à boules. A droite en entrant dans la cour, un ensemble comportant charreterie, écurie, cellier et habitation de ferme. De l’autre côté de la cour se trouvent des bâtiments à usage strictement agricoles : porcheries avec burets, petites étables, grandes étables. Des contreforts imposants soutiennent des murs pourtant déjà très épais, plus d’un mètre d’épaisseur !

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://www.manchetourisme.com/manoir-de-gonneville-a-saint-jacques-de-nehou/pcunor050fs000lw

     

          En vis-à-vis de la ferme se trouve le pressoir. Un tour à pomme, réimplanté mais identique à celui d’origine, est en place, de même qu’une tonne à cidre.

          Dans l’angle de la cour, le pigeonnier qui prouve d’une certaine puissance du Sieur de Gonneville à l’époque, car seuls les gens d’importance pouvaient posséder des pigeons, du fait de l’usage pour les communications.

         On découvre à l’intérieur 400 niches (boulins). Il y avait un rapport entre les boulins et la surface sur laquelle le seigneur étendait son pouvoir : environ un 1/2 hectare par niche. Ainsi, le seigneur régnait sur environ 200 hectares. Comme dans celui de la Vieille Roquelle, une échelle tournante était à l’intérieur afin de pouvoir soigner les pigeons sans jamais être obligé de descendre de l’échelle. (...)

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     En face de l’entrée, là où il y a le garage, se trouvait la chapelle Saint-Clair. De cette chapelle ne subsistent que les portes intérieures, actuellement installées dans le logis principal du manoir. Dans le pré, à droite des bâtiments, se trouve une boulangerie avec son four à pain en parfait état de fonctionnement, avec toit en pierres.

     

    Ci-dessus, une photo extraite de htmlhttp://cotentin.canalblog.com/archives/2011/09/16/22055899

     

         Toujours dans le pré mais derrière le pigeonnier le four à chaux qui est la partie la plus ancienne du manoir. En effet, la chaux servant de mortier, il fallait d’abord construire le four pour pouvoir ensuite construire la maison.

         Le seigneur et son fermier vivaient dans les bâtiments dont les ouvertures sont essentiellement sur la cour intérieure. Les murs extérieurs sont majoritairement aveugles afin de pouvoir se protéger des voisins avec lesquels il était fréquent de guerroyer. L’entrée était fermée par un porche imposant, disparu depuis longtemps. Rappelons que l’usage y était civil et agricole.(...) " [1]

     

    Protection :

     

           " Il est inscrit sur la liste Supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH) en 1977 : Les façades et les toitures du manoir et des communs fermant la cour, la cheminée de la grande pièce du rez-de-chaussée du pavillon Henri IV, celle de la pièce de droite du bâtiment du 16e siècle et le pigeonnier. " [1]

     

    C. Le manoir du Petit Lude (15e)

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " Ce manoir date du 15e siècle, voire antérieurement, comme en témoignent les éléments défensifs (meurtrières sur axe pivotant ou arquebusières). Il présente à l’angle de sa façade sur cour une tourelle en échauguette. A l’arrière une haute tour ronde d’escalier possède un dernier étage soutenu par un élégant système d’encorbellement. " [1]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://docplayer.fr/70600861-Saint-jacques-de-nehou.html

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://docplayer.fr/70600861-Saint-jacques-de-nehou.html

    [2] Extrait de http://closducotentin.over-blog.fr/2019/08/visite-guidee-du-dimanche-13-aout-l-eglise-de-saint-jacques-de-nehou-et-le-manoir-de-la-vieille-roquelle.html

    [3] Extrait de http://www.manchetourisme.com/manoir-de-gonneville-a-saint-jacques-de-nehou/pcunor050fs000lw

     

    Bonnes pages :

     

    O https://docplayer.fr/70600861-Saint-jacques-de-nehou.html

    O https://aabaronnienehou.jimdofree.com/patrimoine/ch%C3%A2teaux-et-manoirs/

    O http://baguette.over-blog.net/article-manoir-de-gonneville-st-jacques-de-nehou-87490304.html

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54698005/f117.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20la%20Roquelle%22

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)     A Drubec, à proximité de l'église, on voit une motte féodale signalée comme une glacière sur le cadastre napoléonien de 1830. [NdB]

     

            " Le nom de la localité est attesté sous la forme Drubeccum vers 1350. " [1] 

     

     

    Ci-dessus, une photo de la motte de Drubec par Roi.dagobert — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27808983

     

         " Drubec. Une motte considérable existe encore dans un herbage à quelques dizaines de mètres au Sud de l’église ; les fossés ont été comblés " [2] 

     LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)   LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)

     

     Plan de situation de la motte de Drubec ; blason de la famille Malet de Graville par Elements by Sodacan — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50627124 - La seigneurie de Drubec a appartenu à la famille Malet de Graville.

     

    LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados) LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados) LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)

     

     Ci-dessus : à gauche plan extrait du tableau d'assemblage du cadastre napoléonien de 1830, archives du Cakvados, https://archives.calvados.fr/  ; au centre, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, une photo extraite du site Google Earth.

     

         " Le château de Drubec était à peu de distance au sud de l’église. Ce que j’en ai vu il y a vingt ans pouvait remonter au 17e siècle ; mais il était déjà démoli en partie.
         En avant du château, près de la route, on avait élevé une éminence dans le but, m’a-t-on dit, d’apercevoir la mer.
         Ce château était encore habité, peu de temps avant la Révolution, par les derniers seigneurs qui ont donné l’autel et les fonts baptismaux en marbre que j’ai cités. " [3]

     

    LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)     " Derrière l'église, à I'angle d'un herbage conduisant au manoir s'élève une motte des plus spectaculaires. Je ne vous l'indique que pour son esthétique car elle a exactement l'a|lure d'une motte féodale en bon état de conservation ce qui est assez rare à trouver. Malheureusement j'ignore si elle est authentique. La carte d'Etat-Major la mentionne comme " butte de tir ", donc bien postérieure : quant à Caumont, il lui aurait été dit que ce monticule était un caprice de châtelain destiné à pouvoir apercevoir la mer ! Ce qui m'étonne un peu, vue la dimension du caprice, toutefois encore insuffisante pour voir réellement la mer au-delà des haies du plateau ! Je ne suis, en définitive, pas loin de penser qu'il s'agit d'une motte féodale même si elle fut récupérée ultérieurement pour des fonctions moins nobles. " [4]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de Randonnées et patrimoine en Pays d'Auge par Jacques Lalubie – Tome 2

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)     " L'église Saint-Germain est une église catholique située à Drubec, en France. Datant du 12e siècle, (...) le clocher est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 17 juillet 1926. " [1]

     

    Ci-dessus, dessin extrait de la Statistique monumentale du Calvados. Tome 4 / par M. Arcisse de de Caumont (1801-1873)

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Doranlo, Camps, p. 805, http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=8442

    [3] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados. Tome 4 / par M. Arcisse de de Caumont (1801-1873) Éditeurs : Derache (Paris)/Dumoulin (Caen)/A. Hardel 1846-1867 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9662166n/f225.item.r=%22Drubec%22.zoom

    [4] Extrait de Randonnées et patrimoine en Pays d'Auge par Jacques Lalubie – Tome 2 cantons de Pont L'Evêque et Honfleur - Editions Charles Corlet 1983.

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire