•  

    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite de https://www.auxpaysdemesancetres.com/

     

    L'hôtel, hostel ou ostel de la Baronnie à Vittefleur :

     

          " Au début du Moyen-âge, les Saxons connaissaient déjà cet endroit qu’ils nommaient : « Whit Flow » signifiant « flot blanchi ». Plus tard, les Vikings utilisaient le suffixe « floch » pour désigner un flot, une marée ou une étendue d’eau. Cette terminologie évolua pour donner « fleur ». Le nom de « Vik Fjord », signifiant « une baie envahie par la mer », fut également donné par les Vikings. L’ensemble de ces dénominations héritées des langues nordiques permet de penser que la mer remontait jusqu’à Vittefleur. " [1] 

     

     

     Ci-dessus, à gauche, une photo extraite de https://www.auxpaysdemesancetres.com/

     

          " Le site de Vittefleur est occupé depuis la plus haute Antiquité mais la paroisse a été fondée à l’époque mérovingienne par le comte Warreng, fondateur de l’abbaye de Fécamp.
    En 988, Richard Ier de Normandie restitua à l’abbaye de Fécamp les prairies, vignes, bois, églises et moulins situés sur le domaine de Vittefleur.

         Richard II, duc de Normandie, céda une partie de ses paroisses à l’archevêque de Rouen pour y imposer la juridiction de Saint-Siège. L’abbé de Fécamp récupéra ainsi les droits sur ces communes, dont Vittefleur, et en devint le haut justicier. " [2]

     

    LES REMPARTS DE VITTEFLEUR (Seine-Maritime)     " A Vittefleur, près de l’église, le manoir des 15e et 16e siècles, siège d’une baronnie de l’abbaye de Fécamp, est une maison forte ainsi que le confirment l’enceinte quadrangulaire renforcée de tours circulaires aux angles, la présence de larges douves à fond plat, aujourd’hui en partie remblayées. L'une des tours passe pour avoir abrité le cachot de la haute justice de l’abbé de Fécamp. " [3]

     

    Ci-dessus, blason actuel de la commune de Vittefleur par chatsam https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/38/Blason_Vittefleur.svg

     

       

     

    Plan de situation de l'hôtel de la Baronnie à Vittefleur : bâtiments en marron clair et fossés en bleu clair, aujourd'hui disparus, et que l'on voyait sur le cadastre napoléonien au 19 ème siècle; blason du couvent des religieux de Fécamp (Seine-Maritime)  : D'argent à six branches de laurier de sinople, les tiges passées en sautoir, et trois mitres d'or, doublées de gueules, brochantes sur le tout, deux en chef et une en pointe par Yves https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_du_Couvent_des_Religieux_de_F%C3%A9camp_(Seine-Maritime).svg

     

     

     

    Ci-dessus, photos extraites de http://routardenvadrouille.e-monsite.com/pages/la-france/normandie-2015/page-6.html

     

         " L’Hôtel de la Baronnie, ancienne place forte, est édifié au 14ème siècle, sa façade en grès et silex est agrémentée de tuffeaux (calcaire crayeux renfermant notamment des grains de quartz ou de mica).
    Transformé en citadelle pendant la Guerre de Cent Ans, il est ensuite rattaché à l'abbaye de Fécamp jusqu'à la Révolution avant d'être vendu comme bien national et acheté par un ancêtre des barons de Lapointe, dont les descendants sont toujours les actuels propriétaires.

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, plan extrait du cadastre napoléonien du 19e siècle - Archives de la Seine-Maritime, http://www.archivesdepartementales76.net/


         Jusqu’à la dernière guerre, la geôle du vieux château sert de prison. Elle est divisée en trois étages, ses murailles épaisses sont recouvertes d’inscriptions et de dessins gravés dans la pierre à la pointe du couteau, les nombreux navires qui y sont représentés autorisent à croire qu’elle a été occupée par des marins. (...) " [4] 

     

     

     

         " Pour l’Hôtel de la baronnie, on trouve :


         -
    Antoine du Val, fils de Dominique du Val et de Catherine de Bourbel, seigneur d’Amonville et des Guerrots, épouse en 1678 Marie Le Chevallier et décède en 1727.
         -
    Antoine Louis du Val d’Amonville, fils du précédent, chevalier, seigneur d’Amonville, les Guerrots et Bournichel, épouse en 1717 Catherine de Verduzan.


    Ci-dessus, blason de la famille du Val d'Amonville : d'argent au lion d'azur armé et lampassé de gueules extrait de https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=12509

     

         - Pierre Antoine Louis Duval d’Amonville, fils du précédent, seigneur d'Amonville et des Guerrots, épouse en 1749 Marie Elisabeth Amable Grandin de Mesnil. Marie Elisabeth Amable Duval d’Amonville, fille du précédent, dame des Guerrots, épouse en 1774 Jean Charles Le Filleul de la Hélinière 1740/1789, chevau-léger de la garde du roi, seigneur de La Hélinière, des Monts et de La Moissonière, seigneur de Longthuit et des Guerrots en 1775. 


         -
    Désiré François Le Filleul des Guerrots 1778/1857 dit Florian de Normandie, fils du précédent qui, à la mort de son père, hérite du fief des Guerrots et prend le nom de Le Filleul des Guerrots. Il est chevau-léger de la garde du roi, seigneur des Guerrots, chevalier de Saint-Louis et de l'Eperon d'Or de Rome, poète et fabuliste, membre de l'Académie de Rouen, époux de Charlotte de Giverville et en 1818 de Louise Armande de la Flèche.


    Ci-dessus, blason de la famille Le Filleul de Guerrots : de gueules à un lion d'or à la tierce d'azur en fasce brochante sur le lion au franc quartier d'or plain extrait de http://www.genheral.com/adm20191201/index.php?page=blason&status=$status&id=811 

     

         - Stanislas Alexandre Amable Le Filleul des Guerrots 1820/1893, fils du précédent, époux de Louise Marie Varin de Beautot en 1851.
         -
    Aymar Le Filleul des Guerrots 1859/1939, fils du précédent, époux de Marie Emilie Thérèse Allard en 1890.
    Marie Huguette Le Filleul des Guerrots 1891/1985, fille du précédent, épouse Jean Le Bon, baron de Lapointe 1887/1965, dont la descendance est toujours propriétaire du château de Vittefleur. " [4]

     

     

    A proximité :

     

    Le manoir de la motte ou des Guerrots

     

         " Le manoir de la Motte est construit en 1632 par Robert de La Cour qui possède le privilège royal de pouvoir présenter les armes de son suzerain sur les grilles d’entrée, et d’être exempté d’accueillir les gens d’armes en campagne dans le pays.
         En 1577, son père, Jean de La Cour, achète 22 acres à Vittefleur. 55 ans après, Robert fait édifier le corps central du manoir dont la partie Nord est en colombage. Les deux ailes datent de 1777. (...) " [4]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://routardenvadrouille.e-monsite.com/pages/la-france/normandie-2015/page-6.html

     

     L’église Saint Martin

     

          " La première mention de cette église date de 988 (donation de Richard II de Normandie en faveur de l’Abbaye de Fécamp). (...)
    L’église primitive comporte deux nefs entre lesquelles s’élève la tour du clocher.
         Le chœur est du 13ème siècle et la nef actuelle est restaurée en 1740 (date figurant au-dessus du portail). Une jolie contretable en bois avec colonne et tabernacle date également de cette époque et provient de l'église de Crosville. (...)
         Une statue de Sainte Wilgeforte (vierge forte, miraculeusement barbue et martyre crucifiée), que l’on invoque pour reprendre des forces et pour diverses maladies incurables ou désespérées, attire jadis plus de 3000 pélerins chaque 14 septembre. (...) " [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.leboncoindenormandie.com/visites-touristiques/decouverte-du-patrimoine/vittefleur-cite-historique-et-culturelle/

    [2] Extrait de http://routardenvadrouille.e-monsite.com/pages/la-france/normandie-2015/page-6.html

    [3] Extrait de https://seine76.fr/communes/communes_result.php?var=VITTEFLEUR

    [4] Extrait de https://www.auxpaysdemesancetres.com/pages/haute-normandie/seine-maritime-76/vittefleur.html

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.auxpaysdemesancetres.com/pages/haute-normandie/seine-maritime-76/vittefleur.html

    O https://ericpreudhomme.wixsite.com/photosdupaysdecaux/fullscreen-page/comp-iv15uxzd/e2b42dff-088b-4f4c-8801-ce896215a357/51/%3Fi%3D51%26p%3D%26s%3D

    O http://routardenvadrouille.e-monsite.com/pages/la-france/normandie-2015/page-6.html 

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •      Une nouvelle enquête " à distance "... :

         A la recherche d'une enceinte avec fossés qui existerait sur le territoire de Bernay au lieu-dit Le Puits-des-Buttes. On y trouve une motte féodale connue également sous le nom de " Butte aux Anglais " [voir https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00018512]

         Si quelqu'un dispose de plus d'informations...

     

    LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure)

     

    Ci-dessus, trois documents extraits du site Géoportail. A gauche, l'emplacement supposé de l'enceinte du Puits-des-Buttes ; au centre une photo aérienne des années 1950-1965 où je pense discerner l'enceinte (ressemblant au plan ci-dessous) ; à droite une photo aérienne où le même plan a été superposé : ceci reste bien sûr à vérifier...

     

         " Sur une pointe près de Bouffé, en face de Menneval, vestiges d'une ancienne fortification appelée le Puits-des-Buttes. " [1]

     

    LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure) LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure)

     

    Ci-dessus, photos extraites d'un site néerlandais très complet et fort bien documenté sur les mottes en Europe dont celles de Normandie : http://www.basaarts.nl/vraagbaak.php

     

         " L'année dernière j'ai visité, avec M. Léon Le Métayer, de Bernay, un camp romain fort bien conservé qui se trouve non loin du château de Bouffey, sur la rive droite de la Charentonne. Il est dans une position magnifique, et, de là, on embrasse d'un regard toute la vallée jusqu'à la Risle. M. A. Le Prevost le décrit ainsi dans son Histoire des communes du département de l'Eure :

         « Sur le territoire même de Bernay, dans les bois dépendant de la terre de Charentonne, à la pointe d'un angle saillant de la plaine placé précisément en face du château de Menneval, se trouve une enceinte circulaire de peu d'étendue, nommée, dans le pays, le Puits-des-Buttes, à cause du puits qui en occupe en effet le centre. Une seconde enceinte vient s'appuyer en arc de cercle sur la première, dont elle défendait probablement l'entrée (T.1 première partie, p. 61. ). »
         Il est difficile de déterminer exactement, dans une courte visite, la forme d'un retranchement assez étendu, couvert d'un taillis épais. M. Le Prevost qui habitait Bernay, se trouvait dans d'autres conditions que moi pour étudier le périmètre du camp romain de Charentonne, et je n'ai point qualité pour infirmer sa description. Cependant, je dois le dire, là où il a trouvé un arc de cercle, j'avais vu dans ma course rapide, un carré à peu près parfait, dont j'avais cru suivre les deux côtés ouest et midi. Ces retranchements ont bien, quoi qu'il en soit, un caractère antique, et paraissent identiques avec les enceintes romaines que j'ai observées aux environs de Lisieux. J'en excepte le monticule circulaire au centre duquel se trouve le puits.
         Il m'a paru qu'on ne pouvait lui attribuer une date aussi reculée. C'est, je crois, une motte féodale, construite à l'un des angles de l'enceinte romaine, dans le courant du 10e ou du 11e siècle on a des exemples d'un procédé semblable. Comme M. Le Prevost ne se prononce pas sur ce point, j'ai présume qu'il n'y avait point trop de témérité à hasarder ma conjecture. "
    [2]

     

    LES REMPARTS DU PUITS-DES-BUTTES (Eure)     " Camp du Puits des Buttes, au bois de Bouffey. — En face du château de Menneval, à environ 50 mètres et à gauche de la route de Bernay à Fontaine-l'Abbé, dans la pente du bois de Bouffey, et non loin du château de ce nom, sur la rive droite de la Charentonne, à la limite des communes de Bernay et de Menneval, il existe une enceinte nommée le Puits des Buttes, parce qu'un puits occupe un des côtés de la partie centrale de la butte située au Sud-Est ; ce puits a été voûté en briques pour éviter des accidents, il était maçonné en gros silex, comme celui de la butte du Puits situé dans le bois de Saint-Didier-dés-Bois. (A. Gardin. Le Hameau de la Pilette. Bernay, Vicomte A. Lefèvre, 1883.) Cette butte mesure 16 à 18 mètres de diamètre au sommet qui est concave ; son talus s'élève à environ 9 mètres du fond du fossé ; le côté du talus faisant face à la route, c'est-à-dire vers le Sud-Ouest, est le plus accusé. Une enceinte elliptique de 50 mètres de grand axe Nord-Sud sur 40 mètres Ouest-Est est accolée à cette butte. De ce côté ses talus sont plus élevés que ceux qui se trouvent à l'opposé ; les fossés mesurent en moyenne de 9 à 10 mètres de largeur ; les grands talus ont 10 mètres de hauteur du fond du fossé et 4 m 50 de largeur à la base ; ils forment un relief de 1m,75 de hauteur sur l'intérieur de l'enceinte. Vers le Nord, c'est-à-dire à la partie, opposée au puits, les talus n'ont que 8 mètres de hauteur ; deux portes de 2 mètres existent à l'Est et au Nord ; la surface de l'enceinte est d'environ 20 ares. Enfin, à la pointe Nord existe une autre petite enceinte de 20 mètres de saillie avec un léger talus.
         Une sente partant de la route contourne cette dernière partie, elle passe par la porte, traverse le milieu de l'enceinte pour se diriger vers la butte et le puits (Le Bulletin monumental de 1862 (3e ser. T. VIII. 28e vol., p. 779-780) a mentionné le camp de Bouffey, mais sans détails bien précis).
    [3]

     

    Plan ci-dessus extrait de ce même document : Recueil de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure - 1917 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327590s/f142.item.r=%22Puits%20des%20Buttes%22.texteImage

     

    Sources :

     

    [1] Extrait du Dictionnaire topographique statistique et historique du département de l'Eure par Louis-Léon Gadebled - Canu, 1840 - 501 pages - https://books.google.fr/books?id=co6nauiheq8C&dq=Butte+aux+Anglais+Bernay+Eure&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

    [2] Extrait du Bulletin monumental publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques et dirigé par M. de Caumont – Éditeurs : Lance (Paris)/Frère (Rouen)/Marie-Viel (Caen)/Société française d'archéologie (Paris) 1862 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k31047g/f785.item.r=%22Puits%20des%20Buttes%22.texteImage.zoom

    [3] Extrait du Recueil de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure - Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure. Éditeurs : (Évreux)/J. Ancelle (Évreux)/L. Tavernier et Cie (Évreux)/Hérissey (Évreux) 1917 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327590s/f142.item.r=%22Puits%20des%20Buttes%22.texteImage

     

    Bonnes pages :

     

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k200034x/f172.image.r=%22Puits%20des%20Buttes%22?rk=236052;4
    O http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=5776

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •      Sur le teritoire de Saint-Jacques-de-Néhou, se trouve la ferme-manoir de La Grande Roquelle ou de La Vieille Roquelle (16e/17e) qui possède les ruines d'un château féodal du 13e. On trouve aussi sur cette commune le manoir de Gonneville (16e) qui est inscrit à l'Inventaire des Monuments historiques et le manoir du Petit Lude (15e). [NdB]

     

         " Saint Jacques de Néhou appartient à l'arrondissement de Cherbourg, au Canton de Bricquebec (anciennement deSaint-Sauveur-le-Vicomte) (...)

         L’histoire de Saint-Jacques-de-Néhou est très liée avec celle de Néhou puisque la commune fut créée suite à la division de Néhou qui formait l’une des communes les plus étendues du département. Néhou s’étendait sur environ 3745 hectares. " [1]

     

    A. Le château de la Roquelle (13e) ou manoir de la Vieille Roquelle (16e-17e)

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " Manoir de la Vieille Roquelle. Cette imposante construction, édifiée sur un relief dominant une ancienne voie romaine, constituait le centre d'une importante seigneurie ecclésiastique, concédée au 13e siècle à la famille des Moustiers. Le site conserve les ruines d'un grand logis manorial d'époque Renaissance, protégé vers l'est par une tour en amande. Il possède aussi un remarquable colombier, une ancienne chapelle et de longues ailes de communs, regroupés autour d'une vaste cour pavée. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://www.cityzia.fr/villes-et-quartiers/se-renseigner/normandie/manche-50/saint-jacques-de-nehou-50390/

     

         " Le manoir est construit à l’emplacement et à côté des ruines d’un château féodal dont on aperçoit encore les vestiges. " [1]

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)

     

     Plan de situation du château de la Roquelle à Saint-Jacques de Néhou ;blason de la famille des Moustiers, branche des sires de la Roquelle extrait de https://fr.geneawiki.com/index.php?curid=170146

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " Richard de Reviers, descendant du chevalier Guillaume, inféoda à Richard des moutiers d’Allonnes une partie de la terre de la Beurrière, appelée " La Roquelle ". C’est à ce personnage que l’on doit la fondation du château de la Roquelle. Initialement, aux environs du 10e siècle, devait exister un édifice fortifié où habitèrent des soldats, comme en témoigne toute la partie gauche des ruines et des vestiges du château et manoir de la Roquelle notamment l’épaisseur des murs (anciennes fondations) et la présence de tours de garde. (...) "

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Reviers https://fr.geneawiki.com/index.php/Famille_de_Reviers#/media/File:Blason_Famille_Bernard_de_REVIERS.png

     

           " Le château dont on voit aujourd’hui les ruines fut bâti après 1262 par un seigneur des Moitiers-d’Allonne.

         Mais cinq siècles plus tard, il semblait être abandonné comme le note l’abbé Lebredonchel, curé de Varenguebec, dans son ouvrage publié en 1835 « histoire de la paroisse de Néhou » : « le château de la Roquelle est aujourd’hui dans un triste état d’abandon et de décadence...il fut entretenu (toiture) jusqu’après le milieu du siècle dernier (18e ). Mme de Querqueville (épouse de Pierre Augustin Barbou) cessa de l’entretenir ». (...) "

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " En 1255, Richard de Reviers, chevalier, fils de feu Guillaume de Reviers, concéda pour service et hommage, en fief et héritage, à Richard des Moitiers ou des Moustiers, prêtre, qui fut ainsi le premier seigneur de la Roquelle.

         Par son testament (il dut mourir en 1264), il chargea ses frères et ses héritiers, Guillaume et Raoul des Moustiers, chevaliers (Ils appartenaient à cette famille des Moustiers, originaire du Bauptois, que l’on retrouve également à Fierville), de lui fonder un anniversaire dans l’abbaye de Montebourg, et une chapelle au manoir de la Roquelle. Ainsi, Raoul Ier des Moutiers devint le deuxième seigneur de la Roquelle. Puis ce fut au tour de son fils Jean dont hérita son fils Raoul II des Moutiers.

     

    Ci-dessus, blason de la famille des Moustiers, branche des sires de la Roquelle extrait de https://fr.geneawiki.com/index.php?curid=170146

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     Ce dernier fut le dernier membre de cette famille ayant possédé la Roquelle. En effet, vers le 13e ou 15e siècle (selon les sources), la terre de la Roquelle passa aux mains de la famille d’Auxais. (...) "

              " Le nouveau logis seigneurial, peu élevé, daterait dudébut du 15e siècle. Il fut sans doute construit par Jean Ier d’Auxais (probablement décédé en 1448), qui se fit rappeler à l’ordre par l’abbé de Montebourg pour avoir coupé des arbres dans les bois de l’Abbaye. Bois qui a peut-être servi à la construction de ce manoir. (...) "

     

    Ci-dessus, blason de la famille d'Auxais, de sable à trois besants d'argent, http://www.tchinggiz.org/her/blason-3504.html

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)        " La seigneurie de la Roquelle resta dans la famille d’Auxais jusqu’à Jean III d’Auxais, qui à la mort de son père, en 1530, était fort jeune. Son fils Jacques II d’Auxais ne fut pas sieur de la Roquelle, mais plutôt sieur du Breuil et du Boscq, la seigneurie de la Roquelle étant vendue vers 1540 à Jean de Pitteboult, seigneur de Gonneville.

     

    Blason de la famille de Pitteboult par Gilloudifs

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)      Sa petite fille Jacqueline de Pitteboult, seule héritière, en se mariant en secondes noces à Jean de Pigousse, écuyer, sieur de Dragueville, seigneur de St-Denis le Vêtu, elle lui apporta en dot la seigneurie de la Roquelle.

         La Roquelle demeura dans la famille Pigousse jusqu’à son arrière petit fils François Hyacinthe de Pigousse qui renonça à la succession de son père, Nicolas Pigousse, car celui-ci, à sa mort en 1695 laissa beaucoup de dettes. Il ne lui restait que les terres, seigneurie et forêt de la Roquelle. Elles furent décrétées en 1696 par le sieur Jean Clouet, un des créanciers. Il eut beaucoup à se plaindre des habitants de Néhou qui abattaient et vendaient publiquement son bois ! Après une longue bataille juridique, la terre de la Roquelle revint 18 ans plus tard, par sentence du baillage de Saint-Sauveur-le-Vicomte, à Nicolas de Pigousse. Le pauvre Clouet (ou Duclouet) mourut en 1736 complètement ruiné. Mais les autres créanciers du sieur Pigousse, subirent également des vexations, notamment le sieur de Pierrepont, ruiné, mourut aussi accablé de misère.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Pigousse par Gilloudifs.

     

         La fortune de François Hyacinthe de Pigousse n’était pas non plus très florissante, il dû se démettre de cette seigneurie pour éponger ses dettes (la récupération de la Roquelle lui avait coûté d’énormes frais).

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)Le fief de la Roquelle fut acquis par Robert Alexandre Le Pigeon, baron de l’Angle, seigneur suzerain de la seigneurie de la Roquelle. Décédé sans postérité, la succession revint à sa sœur Marie Louise Le Pigeon qui apporta en dot à messire Pierre Augustin Barbou (décédé en 1753), seigneur de Querqueville. Selon une autre source, la terre de la Roquelle lui aurait été vendue en mai 1748.

     

    Blason de la famille Le Pigeon extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=281168&desc=le_pigeon_de_vierville_vieille_famille_nor

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     A la mort sans postérité, en 1794, de leur fils, Jean Baptiste Pierre Augustin Barbou de Querqueville, c’est à leur fille Marie Charlotte Barbou (décédée en 1796) que revint la succession. Elle épousa, en 1777, François Hyacinthe de la Grimonière (décédé en 1798), noble homme. Leur petite fille Caroline Augustine Léontine Lefèvre de la Grimonière (1800-1871), eu en partage la seigneurie de la Roquelle qu’elle aliéna en deux parties, dont la principale continue de porter le nom de la Roquelle, et l’autre celui de la petite Roquelle. Elle avait épousé en 1822, Pierre Désiré Lucas de Couville (1783-1855).

     

    Ci-dessus, blason de la famille Lucas de Couville extrait de https://en.geneanet.org/gallery/?action=search&motcle=LUCAS+de+COUVILLE&rubrique=blasons

     

         Fin 19e, début 20e, la Roquelle était possédée par les héritiers Lemarquand, puis par M. Delaune qui, au lieu d’assurer une restauration des bâtiments, préféra défaire certains éléments, accentuant d’autant l’état de délabrement de l’édifice, pour les remonter sur son autre propriété.

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     La Roquelle fut ensuite revendue à un noble « Durand de Saint-Léger » dont sa petite nièce nommée de Jerphanion hérita par la suite. (...) "

         " En 1935, M. Tripon s’y installe comme fermier. En 1968, son fils Jean-Yves reprend l’exploitation et achète en 1991 l‘ensemble des bâtiments et la terre qui en dépendait. Depuis lors, il en est propriétaire.

         Evidemment, des remaniements et retouches ont été nécessaires pour rendre l’exploitation plus viable. Cependant, Jean-Yves Tripon reste passionné par l’histoire de son château.

         Il n’exploite plus depuis plusieurs années. Ses terres sont louées au « Gaec de la Lande » (famille Travers) dont le siège se trouve au hameau Fauvel de la commune. (...) " [1]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Jepharnion Par SanglierT — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19402928

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)  LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)

     

    Ci-dessus, photos extraites de https://docplayer.fr/70600861-Saint-jacques-de-nehou.html

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " Il est situé en un lieu presque désert, au milieu d’une forêt et d’un accès à l’époque difficile. Il est bâti sur une position élevée sur un rocher surplombant le ruisseau ; c’est peut-être de là que vient son nom la Roquelle. (...)

         A ce château furent adjointes les dépendances existantes : écuries, le colombier, la chapelle, boulangerie, moulins...et probablement plus tard le nouveau logis seigneurial, plus confortable, partie où habite actuellement Jean-Yves Tripon.

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail. 

     

         A remarquer en dessous de l’arc plein cintre en pierres (technique de l’architecture du Moyen-âge) des ouvertures du bâtiment en ruines, le fronton triangulaire surbaissé, en principe, caractéristique de la Renaissance (16e-17e). Des tentatives de restauration ont peut-être eu lieu mais les travaux devaient s’avérer fastidieux et coûteux avec une « exploitation » des lieux au minima, sans apporter pour autant le confort. (...) "

         " Bien que situé sur une hauteur, il se peut que le manoir fut entouré de douves alimentées par le petit ruisseau en contrebas. Celui-ci alimentait le vivier du moulin seigneurial également en ruines qui se trouve non loin du pont aux moines. Ce dernier pour moudre les céréales et un autre moulin (quelque part) pour l’huile de lin.

         La cour était séparée par un mur, la partie inférieure complètement pavée étant la cour du seigneur, la partie supérieure étant la basse-cour où se trouvaient les écuries des vestiges de l’ancien moulin (pont aux moines)

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)  LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)

     

    Ci-dessus : à gauche et à droite, photos extraites de https://docplayer.fr/70600861-Saint-jacques-de-nehou.html ; au centre, une photo extraite de http://closducotentin.over-blog.fr/2019/08/visite-guidee-du-dimanche-13-aout-l-eglise-de-saint-jacques-de-nehou-et-le-manoir-de-la-vieille-roquelle.html

     

         L’ancienne entrée fiacres (bâtiment avec les encadrements de porte en arcade). Dans cette dernière partie on voit encore l’allée pavée jusqu’au porche de l’ancienne entrée où la porte charretière est toujours là mais pas la porte piétonne.

         Les pierres d’encadrement ont été utilisées par M. Tripon pour la construction de la cheminée de sa cuisine.

         L’accès à cet ancien manoir s’effectuait donc par ce porche via un chemin tout proche de la voie romaine Cherbourg (Coriallum) - Coutances (Cosedia). Ce qui explique sans doute les pavés de la cour.

         La partie la plus remarquable de ce logis est la cheminée de la salle dont il reste le manteau supporté par deux colonnes en pierre. Une vaste cheminée qui peut contenir aisément 8 à 10 personnes, au fond duquel il y a un four à pain.

          Ce manoir était doté d’une chapelle, à proximité du logis, aujourd’hui transformée en garage, d’un pigeonnier qui possède à l’intérieur 1250 trous et dont le toit a disparu. Chaque trou ou boulin qui sert de nid au pigeon, correspondait à la possession d'un ½ hectare de terre, soit une propriété de 625 hectares !

         C’est dire l’importance de la propriété qui s’étendait jusqu’aux frontières de Fierville, Besneville, du Valdecie, et peut-être même des Perques ! " [1]

     

    A proximité :

     

    B. Le manoir de Gonneville (16e-17e)

     

         " Il existe deux manoirs dans la Manche portant ce nom, celui-ci et celui de Blainville-sur-mer. (...) Il s’agit d’une ferme-manoir fortifiée à cour fermée, très représentative de l’architecture civile de la région. " [1]

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche) LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)

     

    Ci-dessus : photos à gauche et au centre extraite de http://cotentin.canalblog.com/archives/2011/09/16/22055899.html ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         " Ferme manoir du 15ème et 17ème siècles à cour carrée. Au fond de la cour, le logis principal style renaissance avec cheminées à boules. A droite de la cour, un ensemble comportant charretterie, écurie, cellier et habitation de ferme. Les deux ailes sont constituées de bâtiments de ferme : étables, pressoir. Dans le coin, un pigeonnier. Autour du manoir : une boulangerie et un four à chaux. " [3]

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)   LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)

     

    Plan de situation du manoir de Gonneville à Saint-Jacques de Néhou ; blason de la famille de Breuilly Extrait de http://noblessenormande.free.fr/index.php?gallery/blasons/armorial-anneville/d02-breuilly

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " La vavassorie de Gonneville avait des extensions dans les paroisses de Bricquebec, des Perques, du Valdecie, de Fierville (haut manoir). Robert de Gonneville qui fut le premier seigneur du lieu semble être à l’origine de la construction de ce manoir après avoir reçu, en 1250, de Robert Bertran, chevalier et baron de Bricquebec, entre autres cette vavassorie. Puis, Raoul de Breuilly, seigneur de Gonneville, est à priori successeur de Robert de Gonneville.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Breuilly extrait de http://noblessenormande.free.fr/index.php?gallery/blasons/armorial-anneville/d02-breuilly

     

         Son petit fils Guillaume de Breuilly qui hérita de son père Raoul II de Breuilly, fieffa en 1421 cette vavassorie à Colin Levéel de Néhou. Le fils de ce dernier, Thomas Levéel, qui prit le parti des Anglais pendant la guerre de cent Ans, quitta le pays lors de l’expulsion des Anglais en 1450.

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)Etienne du Hecquet, sieur de Gonneville, son créancier, se fit remettre en possession de Gonneville et la fieffa ensuite, en 1459, à Girard Travers qui devint ainsi sieur de Gonneville. Son fils Jehan Travers vendit, vers 1491, le manoir et une partie de la vavassorie à Jehan Pitteboult, écuyer, sieur de Graffard à Barneville.

     

     

    Blason de la famille du Hecquet extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=287085&desc=du_hecquet_origine_normandie&individu_filter=hecquet

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     Gonneville devint ensuite la propriété de son fils Jehan Pitteboult, sieur de Gonneville et de la Roquelle, vicomte de St-Sauveur-le-Vicomte, puis de Jacques Pitteboult, seigneur de Gonneville et de la Roquelle, de Graffard en Barneville, Il fera des échanges et acquerra finalement le reste de la vavassorie de Gonneville. Ses trois fils se partageront les biens ; Pierre devint seigneur de Graffard, Julien eut la Roquelle et Jehan eut Gonneville. Ce dernier meurt sans postérité.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Pitteboult par Gilloudif.

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     La succession est donc échue à la sœur de Jacques, Françoise Pitteboult qui épouse Jacques Pigache, sieur de Lamberville.  Après le décès, en 1684 (ou 1674 au Valdecie selon autre source), du petit-fils Charles Pigache (fils de Jehan), la vavassorie sera adjugée, en 1685, à Guillaume de Beaudrap, sieur du Haut-Manoir (Fierville). A la cinquième génération plus tard, les Beaudrap vendront la terre de Gonneville en 1829 à Paul Lepoitevin (1778-1850) grand-père maternel de Guy de Maupassant. Michel Garnier et Aimable Garnier lui succéderont successivement, en 1860 et 1890, A la mort du dernier, c’est son légataire universel Auguste Vastel, pharmacien à Bricquebec, qui hérite, puis ensuite son épouse Victorine Vastel.

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille Pigache par Gilloudifs ; à droite, blason de la famille de Baudrap extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=159014&desc=beaudrap_de

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     Gonneville reviendra en 1912 à M. Delhaune, pharmacien de Bricquebec qui épouse Louise Augustine Vastel, fille d’Auguste et Victorine.

         Suite à un échange avec Louise Vastel, Jean Fonty (château de Lithaire) prendra possession des lieux en 1928, pas très longtemps, puisqu’en 1929, Alexis Joseph Delcroix (de nationalité belge, vivant à Paris) achètera la propriété.

     

    Ci-dessus, une photo extraite de htmlhttp://cotentin.canalblog.com/archives/2011/09/16/22055899 

     

         Aujourd’hui, c’est son petit-fils, Jean-Philippe Delcroix qui est propriétaire. Sur les 65 hectares de terre, une quarantaine fut vendue par son père Jean, le reste étant planté de peupliers et épicéas. La propriété est devenue en quelque sorte une exploitation forestière.

         Ce manoir est resté en parfait état et peut être visité lors des journées du patrimoine mais aussi à la demande... (...) " [1]

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " Au fond de la cour, le logis principal style renaissance, à toiture à 4 pans, avec cheminées à boules. A droite en entrant dans la cour, un ensemble comportant charreterie, écurie, cellier et habitation de ferme. De l’autre côté de la cour se trouvent des bâtiments à usage strictement agricoles : porcheries avec burets, petites étables, grandes étables. Des contreforts imposants soutiennent des murs pourtant déjà très épais, plus d’un mètre d’épaisseur !

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://www.manchetourisme.com/manoir-de-gonneville-a-saint-jacques-de-nehou/pcunor050fs000lw

     

          En vis-à-vis de la ferme se trouve le pressoir. Un tour à pomme, réimplanté mais identique à celui d’origine, est en place, de même qu’une tonne à cidre.

          Dans l’angle de la cour, le pigeonnier qui prouve d’une certaine puissance du Sieur de Gonneville à l’époque, car seuls les gens d’importance pouvaient posséder des pigeons, du fait de l’usage pour les communications.

         On découvre à l’intérieur 400 niches (boulins). Il y avait un rapport entre les boulins et la surface sur laquelle le seigneur étendait son pouvoir : environ un 1/2 hectare par niche. Ainsi, le seigneur régnait sur environ 200 hectares. Comme dans celui de la Vieille Roquelle, une échelle tournante était à l’intérieur afin de pouvoir soigner les pigeons sans jamais être obligé de descendre de l’échelle. (...)

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     En face de l’entrée, là où il y a le garage, se trouvait la chapelle Saint-Clair. De cette chapelle ne subsistent que les portes intérieures, actuellement installées dans le logis principal du manoir. Dans le pré, à droite des bâtiments, se trouve une boulangerie avec son four à pain en parfait état de fonctionnement, avec toit en pierres.

     

    Ci-dessus, une photo extraite de htmlhttp://cotentin.canalblog.com/archives/2011/09/16/22055899

     

         Toujours dans le pré mais derrière le pigeonnier le four à chaux qui est la partie la plus ancienne du manoir. En effet, la chaux servant de mortier, il fallait d’abord construire le four pour pouvoir ensuite construire la maison.

         Le seigneur et son fermier vivaient dans les bâtiments dont les ouvertures sont essentiellement sur la cour intérieure. Les murs extérieurs sont majoritairement aveugles afin de pouvoir se protéger des voisins avec lesquels il était fréquent de guerroyer. L’entrée était fermée par un porche imposant, disparu depuis longtemps. Rappelons que l’usage y était civil et agricole.(...) " [1]

     

    Protection :

     

           " Il est inscrit sur la liste Supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH) en 1977 : Les façades et les toitures du manoir et des communs fermant la cour, la cheminée de la grande pièce du rez-de-chaussée du pavillon Henri IV, celle de la pièce de droite du bâtiment du 16e siècle et le pigeonnier. " [1]

     

    C. Le manoir du Petit Lude (15e)

     

    LES REMPARTS DE LA ROQUELLE (Manche)     " Ce manoir date du 15e siècle, voire antérieurement, comme en témoignent les éléments défensifs (meurtrières sur axe pivotant ou arquebusières). Il présente à l’angle de sa façade sur cour une tourelle en échauguette. A l’arrière une haute tour ronde d’escalier possède un dernier étage soutenu par un élégant système d’encorbellement. " [1]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://docplayer.fr/70600861-Saint-jacques-de-nehou.html

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://docplayer.fr/70600861-Saint-jacques-de-nehou.html

    [2] Extrait de http://closducotentin.over-blog.fr/2019/08/visite-guidee-du-dimanche-13-aout-l-eglise-de-saint-jacques-de-nehou-et-le-manoir-de-la-vieille-roquelle.html

    [3] Extrait de http://www.manchetourisme.com/manoir-de-gonneville-a-saint-jacques-de-nehou/pcunor050fs000lw

     

    Bonnes pages :

     

    O https://docplayer.fr/70600861-Saint-jacques-de-nehou.html

    O https://aabaronnienehou.jimdofree.com/patrimoine/ch%C3%A2teaux-et-manoirs/

    O http://baguette.over-blog.net/article-manoir-de-gonneville-st-jacques-de-nehou-87490304.html

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54698005/f117.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20la%20Roquelle%22

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)     A Drubec, à proximité de l'église, on voit une motte féodale signalée comme une glacière sur le cadastre napoléonien de 1830. [NdB]

     

            " Le nom de la localité est attesté sous la forme Drubeccum vers 1350. " [1] 

     

     

    Ci-dessus, une photo de la motte de Drubec par Roi.dagobert — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27808983

     

         " Drubec. Une motte considérable existe encore dans un herbage à quelques dizaines de mètres au Sud de l’église ; les fossés ont été comblés " [2] 

     LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)   LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)

     

     Plan de situation de la motte de Drubec ; blason de la famille Malet de Graville par Elements by Sodacan — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50627124 - La seigneurie de Drubec a appartenu à la famille Malet de Graville.

     

    LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados) LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados) LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)

     

     Ci-dessus : à gauche plan extrait du tableau d'assemblage du cadastre napoléonien de 1830, archives du Cakvados, https://archives.calvados.fr/  ; au centre, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, une photo extraite du site Google Earth.

     

         " Le château de Drubec était à peu de distance au sud de l’église. Ce que j’en ai vu il y a vingt ans pouvait remonter au 17e siècle ; mais il était déjà démoli en partie.
         En avant du château, près de la route, on avait élevé une éminence dans le but, m’a-t-on dit, d’apercevoir la mer.
         Ce château était encore habité, peu de temps avant la Révolution, par les derniers seigneurs qui ont donné l’autel et les fonts baptismaux en marbre que j’ai cités. " [3]

     

    LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)     " Derrière l'église, à I'angle d'un herbage conduisant au manoir s'élève une motte des plus spectaculaires. Je ne vous l'indique que pour son esthétique car elle a exactement l'a|lure d'une motte féodale en bon état de conservation ce qui est assez rare à trouver. Malheureusement j'ignore si elle est authentique. La carte d'Etat-Major la mentionne comme " butte de tir ", donc bien postérieure : quant à Caumont, il lui aurait été dit que ce monticule était un caprice de châtelain destiné à pouvoir apercevoir la mer ! Ce qui m'étonne un peu, vue la dimension du caprice, toutefois encore insuffisante pour voir réellement la mer au-delà des haies du plateau ! Je ne suis, en définitive, pas loin de penser qu'il s'agit d'une motte féodale même si elle fut récupérée ultérieurement pour des fonctions moins nobles. " [4]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de Randonnées et patrimoine en Pays d'Auge par Jacques Lalubie – Tome 2

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)LES REMPARTS DE DRUBEC (Calvados)     " L'église Saint-Germain est une église catholique située à Drubec, en France. Datant du 12e siècle, (...) le clocher est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 17 juillet 1926. " [1]

     

    Ci-dessus, dessin extrait de la Statistique monumentale du Calvados. Tome 4 / par M. Arcisse de de Caumont (1801-1873)

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Doranlo, Camps, p. 805, http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=8442

    [3] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados. Tome 4 / par M. Arcisse de de Caumont (1801-1873) Éditeurs : Derache (Paris)/Dumoulin (Caen)/A. Hardel 1846-1867 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9662166n/f225.item.r=%22Drubec%22.zoom

    [4] Extrait de Randonnées et patrimoine en Pays d'Auge par Jacques Lalubie – Tome 2 cantons de Pont L'Evêque et Honfleur - Editions Charles Corlet 1983.

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    Ci-dessus, cartes postales anciennes : à gauche, le manoir de la Moussetière à Boissy-Maugis ; au centre, le manoir des Perrignes à Saint-Maurice-sur-Huisne ; à droite, le château de Maison-Maugis.

     

          Cour-Maugis-sur-Huisne est une commune située dans le département de l'Orne créée le 1er janvier 2016 par la fusion de quatre communes : Boissy-Maugis, Courcerault, Maison-Maugis et Saint-Maurice-sur-Huisne.

         On trouve plusieurs monuments sur ce territoire, entre autres :

    - 1. Le manoir de la Moussetière à Boissy-Maugis

    - 2. Le manoir des Perrignes à St-Maurice-sur-Huisne

    - 3. Le château de Maison-Maugis à Maison-Maugis. [NdB]

     

    ---------------------------------------

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite de https://mapio.net/pic/p-49113349/ ; au centre, une photo extraite de http://le-tourisme-dans-le-perche.e-monsite.com/pages/les-principaux-lieux-de-visites/6-d-autres-lieux-incontournables.html ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    1. Le manoir de la Moussetière à Boissy-Maugis

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     Le manoir de la Moussetière (on trouve parfois Mouchetière) à Boissy-Maugis, avec ses deux tours d’angle en poivrière et sa double porte monumentale à créneaux, a été construit au début du 16e siècle et fortifié vers 1560. Protégé par un long mur d'enceinte, clos et isolé de l’ancienne cour de ferme, le jardin d’inspiration Renaissance, a été créé dans la haute cour par l’architecte-paysagiste Alain Richert. [NdB]

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     " Le monument est situé dans le département français de l'Orne, à 500 m au nord du bourg de Boissy-Maugis, ancienne commune intégrée depuis 2016 au territoire de la commune nouvelle de Cour-Maugis sur Huisne. " [1]

     

    Ci-dessus, à gauche, plan extrait du cadastre napoléonien de 1826, Archives de l'Orne, http://archives.orne.fr/

     

         " Par sa position stratégique, la Moussetière est fortifiée pendant les Guerres de religion. Le premier propriétaire connu est de la famille de Boyères (1497). " [2] 

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)   LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    Plan de situation du manoir de la Moussetière à Boissy-Maugis ; blason de la commune de Boissy-Maugis https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/images/3/32/Boissy-Maugis.jpg

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     " Bâti à mi-pente d’une colline, surplombant les vallées de l’Huisne et de la Commeauche, ce manoir fortifié édifié au 15ème et 16ème siècle occupe une position stratégique, faisant de lui une sentinelle. " [3]

     

         " Le manoir se réduit à un corps de bâtiment ouvert d'une fenêtre Renaissance sur la façade principale, et accosté d'une tour d'escalier sur la façade arrière. Il est prolongé par un petit bâtiment plus récent. " [4] 

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/07/Manoir_de_la_Mousseti%C3%A8re.jpg

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     "... c'est à la curieuse gentilhommière de la Mouchetière, que nous faisons notre première halte.
         Au dehors, cette gentilhommière se présente avec tout l'aspect d'un château féodal en miniature, et l'on sent chez le constructeur la préoccupation d'en faire au besoin un lieu de défense. La cour cariée est entourée de hautes murailles encore crénelées par parties, flanquées aux quatre angles de tours à étroites meurtrières. Le logis ne comporta, plus actuellement qu'un pavillon assez insignifiant datant approximativement du 16e siècle. A l'intérieur, il a conservé ses cheminées primitives, des portes et quelques boiseries de l'époque. L'histoire de la Mouchetière, que les gens du pays s'imaginent avoir été un monastère de filles, dont l'existence est constatée à Boissy, ne présente rien de saillant. C'était un simple fief longtemps possédé par la famille des Brizard, qui furent également seigneurs des Perrignes. "
    [5] 

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://trip-suggest.com/france/basse-normandie/boissy-maugis/

     

    Protection :


          " Façades et toitures ainsi que le mur d'enceinte du manoir (cad. I 98) : inscription par arrêté du 10 avril 1980. " [4]

     

    -------------------------------------------------

     

     LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)  LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    2. Le manoir des Perrignes à Saint-Maurice-sur-Huisne

     

         " Le manoir des Perrignes est un monument historique situé sur le territoire de la commune de Saint-Maurice-sur-Huisne, dans l’Orne " [1]

         " Le manoir des Perrignes s’inscrit dans un site particulièrement attractif, niché dans un vallon formé par l’Huisne. " [4]

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) 

    Plan de situation du manoir des Perrignes ; blason de la famille Louël de la Vove - de sable à six besoins d'argent - extrait de https://gw.geneanet.org/fgautier1?lang=en&pz=francois&nz=gautier&p=galleran&n=louet+de+la+vove 

     

    Histoire

     

         " Macé Louel acquiert Perrignes en 1455..." [1]

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     " Macé Louel, qui tenait le fief de Perrignes, fit élever la tour actuelle formant retour d'équerre. Au siècle suivant (vers 1560), la famille Brisart (qui eut de nombreuses possessions dans le Perche, notamment la seigneurie de Bizou, de Sérigny au 16e siècle, au 17e siècle, le fief d’Yversay en Saint-Maurice-sur-Huisne et la Moussetière en Boisy-Maugis [7]) construisit le logis. De profonds remaniements eurent lieu au 17e siècle : construction de la chapelle en 1623 (Charles Brisart fondait, le 18 septembre 1623, une chapelle au manoir des Perrignes [7]), création sur le logis d'un imposant toit en pavillon avec souche de cheminée caractéristique de cette époque. " [4]

     

    Ci-dessus, blason de la famille Louël de la Vove - de sable à six besoins d'argent - extrait de https://gw.geneanet.org/fgautier1?lang=en&pz=francois&nz=gautier&p=galleran&n=louet+de+la+vove

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     " Le fief des Perrignes relevait de la châtellenie de Villeray, tout comme le moulin et fief d’Yversay en Saint-Maurice que Charles Brisart acheta en 1574. » [7]

     

         " Henry-Joachim de Chevessailles, qui comparut en 1789 parmi les nobles du Perche, en hérita au 18e siècle. " [1]

     

         " En 1826, la propriété des Perrignes se trouva démembrée par suite de difficultés successorales. Un imposant colombier, aujourd'hui aménagé en habitation, rappelle l'importance du fief des Perrignes sous l'Ancien Régime. " [4] 

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    Ci-dessus : à gauche et au centre, photos extraites de http://www.lesamisdelaigle.com/?p=411

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     « La gentilhommière des Perrignes est posée à ravir sur un coteau dominant un des plus jolies sites de la vallées de l’Huisne » extrait de la Normandie monumental et pittoresque (1896)

         Descendant de la route de Colonard vers Boissy-Maugis, l’imposant colombier, converti depuis longtemps en habitation, se dresse en avant-garde, tandis que le manoir lui-même est complétement enfoui dans la verdure. Il se compose d’un vaste corps de logis, terminé d’un bout par une toiture en pavillon, avec en retour d’équerre, un ancien donjon carré garni de quelques meurtrières. A l’autre extrémité, se trouve un autre petit pavillon et l’ancienne chapelle qui ont été enjolivés de deux tourelles à toits pointus venus les accoster depuis le début du 20e siècle seulement. " [7]

     

         " Un intéressant plan du 18e siècle nous restitue avec précision chaque partie du manoir et ses plans de circulation par rapport au parterre à la française et à la cour où se trouvaient les bâtiments de communs. " [4]

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)      " Sur le coteau qui domine l'autre pente de la vallée, le joli manoir des Perrignes, malencontreusement barbouillé de granité rose. Rebâti au 16e siècle par la famille de la Vove, il remplaçait un castel plus ancien, possédé au début du 15e siècle par Robin Louait, sire des Perrignes (Comte de Moucheron. Les Perrignes. La Normandie monumentale (Orne), tome II, page 302.). Il fut acheté, en 1455, par Macé Louit, dont les descendants l'habitèrent jusqu'au milieu du 16e siècle, où il passa dans la maison de la Vove, puis au 17e siècle dans celle des Brisard, dont un membre, l'abbé Brisard, conseiller de grand chambre au Parlement de Paris, le revendit en 1698, à une branche de la famille de Chevesailles, qui en a pris le nom et l'a possédé jusqu'en ces dernières années.

    Ci-dessus, blason de la famille de Brisard ou Brisart - d'or, à la fasce d'azur, surmontée de deux étoiles de gueules – par Gilloudifs.

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    Ci-dessus : au centre, plan extrait du cadastre napoléonien de 1826, Archives de l'Orne, http://archives.orne.fr/ ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     On y remarque la grosse tour du colombier, un pavillon carré garni de meurtrières, des salles basses voûtées, dont l'une renfermait la chapelle Saint-Louis (Pouillé du diocèse de Sées. Capella Manerii des Perrignes in parochia Sancti Mauritii super Huinam.). Cette chapelle avait été fondée par contrat passé devant les tabellions de Sées, le 18 septembre 1623 (Archives de l'Evéché de Sées.). " [5]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Chevesailles extrait de http://www.blason-armoiries.org/heraldique/tables-heraldiques/pieces/honorables/chevron/1/accompagne/chevron-1-accompagnee-3-etoiles.htm

     

    " Les Perrignes

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     On ne peut guère donner le nom de château à cette charmante gentilhommière posée à ravir sur un coteau dominant un des plus jolis sites de la vallée de l'Huisne. Bâtie au 16e siècle par les seigneurs de la Vove, sa fondation remonte à peu près, cependant, à l'an 1400. A cette époque, le propriétaire s'appelait Robin Lonait-Laisné, seigneur des Perrignes. Vers 1400, Messire Macé Louit en fit l'acquisition ; ses descendants l'habitèrent jusqu'au milieu du 16e siècle. Ce domaine resta toujours dans des proportions modestes et appartint longtemps, au commencement du dernier siècle, à l'abbé Brisard, conseiller de la grande Chambre du Parlement de Paris, et abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Prix, au diocèse de Noyon. Il passa ensuite à la famille de Chevesailles, mais se trouve aujourd'hui divisé entre cinq ou six propriétaires. On y remarque une jolie tour carrée, renfermant la chapelle, et un colombier féodal assez important.

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)On voit aussi, à dix mètres au-dessus du niveau de la rivière, une source très abondante et dont l'eau claire est excellente. Les gentilhommières sont très répandues dans cette partie de l'Orne ; elles étaient habitées par de petits hobereaux ou d'opulents paysans ; car le caractère percheron a paru répugner de tout temps à la grande ambition. Seigneurs et manants se contentaient d'une modeste aisance et ne faisaient que des efforts limités pour en sortir. N'ayant jamais connu la misere, ils n'avaient point la soif insatiable des parvenus et n'allaient guère tenter la fortune hors de leur pays qu'ils aimaient... » Article du comte de Moucheron [8]

     

    Protection

     

         " Les façades et les toitures, ainsi que l'escalier du logis ; les façades et les toitures du colombier ; le jardin et ses murs de clôture (cad. A 158, 159, 161, 163, lieudit Les Perrignes, 162, lieudit Château des Perrignes) : inscription par arrêté du 24 novembre 1998. " [4]

     

    ---------------------------------------------

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    3. Le château de Maison-Maugis à Maison-Maugis

     

         " Le château de Maison-Maugis est un édifice situé à Cour-Maugis sur Huisne, en France. Le monument est situé dans le département français de l'Orne, au sud du bourg de Maison-Maugis, commune intégrée à la commune nouvelle de Cour-Maugis sur Huisne depuis 2016. " [1]

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     " Le château et les communs sont du 17e siècle. Le château est une reconstruction d'un bâtiment antérieur dont caves et cuisines ont été conservées (13e siècle). La motte de l'ancien château détruit au cours des guerres de Cent ans subsiste à un endroit assez éloigné. Les caves du 13e siècle doivent être celles de l'ancien prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Evroult. L'édifice actuel présente un corps de logis rectangulaire entièrement bâti en pierre blanche. Il est flanqué, d'un côté, d'une tour et, de l'autre, par une tourelle en encorbellement. La cour est encadrée de deux pavillons Louis XIV auxquels s'appuie, à chaque extrémité, une tourelle placée en sentinelle sur le chemin. " [4]

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)   LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    Plan de situation du château de Maison-Maugis ; blason de la famille du Crochet par Jimmy44Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3876729

     

         " On accède au Château de Maison-Maugis par une superbe avenue, qui le dérobe complètement au midi, de sorte que l'on arrive devant l'entrée principale sans avoir entrevu l'ensemble du noble manoir. Du côté opposé, il se présente au contraire fièrement campé sur l'escarpement d'un promontoire à la jonction de deux vallées, au-dessus d'un parc plein de fraîcheur, dominant le cours de la Commauche, encadré d'arbres séculaires, au travers desquels pointent vers le ciel les toits aigus ce ses tours tapissées de lierre.
        Maison-Maugis était l'une des quatre grandes châtellenies
    du Corbonnais, dès le 11e siècle. Elle tire son nom et son
    origine d'un noble leude. Maugisius, qui y faisait sa résidence (
    domus Maugisii) et qui possédait dans le pays un vaste domaine, dont le souvenir est encore attaché au nom d'une localité voisine, Boissy-Maugis (Boscus ou Boisseria Maugisii, bois en taillis de Maugis. Cfr. Du Cange, Glossarium, et Maigne d'Annis, Iexicon mediae et infimoe latinitalis.)


    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     Au Moyen-Age, c'était une forteresse imposante. Elle fut la résidence passagère des Rotrou, comtes du Perche, et saint Louis la vint visiter, dans ses excursions à travers le Perche, lorsqu'il séjournait à Longpont. Au mois de Juin 1257, le pieux monarque la céda avec toutes ses dépendances à Jacques de Château-Gontier, sire de Nogent-le-Rotrou, à titre de fief mouvant directement de la couronne de France.
         Quand vinrent les jours douloureux de l'invasion anglaise, la forteresse fut détruite, en 1428, par Warwick, comte de Salisbury, gouverneur du château de Bellesme.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Château-Gontier http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Chateau-Gontier

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     M. le Comte de Moucheron, qui écrivait, il y aune quinzaine d'années, une brochure de haut intérêt sur Maison-Maugis, son histoire et ses seigneurs, y remarque que ce domaine n'a jamais été vendu, et que toujours il s'est transmis par cession, héritage ou alliance dans les familles qui l'ont possédé. C'est ainsi qu'il a passé successivement aux Rayer, aux du Crochet, puis en 1692, aux de Fontenay par le mariage de Pierre Antoine de Fontenay avec Barbe du Crochet, dernière du nom, ensuite aux de Perrochel de Morainville, par le mariage de François de Perrochel avec- Louise-Elisabeth de Fontenay. En 1805, Marie Françoise de Perrochel épousait le comte Louis Charles Marie de Moucheron, aïeul du propriétaire actuel de Maison-Maugis.
    Du château féodal détruit par les Anglais, il reste encore les curieux souterrains. Ils se composent d'une longue galerie aux voûtes massives dont les arceaux s'appuient sur les murailles latérales, sans le secours de piliers ni de chapiteaux.

     

    Ci-dessus ; à gauche, blason de la famille du Crochet par Jimmy44Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3876729 ; au centre, blason de la famille Perrochel de Morainville par Gilloudifs ; à droite, blason de la famille de Moucheron par Mipast — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=56251975

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

         Cette galerie donne accès en des sortes de caves et une salle basse très belle de proportions, également voûtée avec clef à écusson sculpté. Cette pièce, qui réunissait autrefois sans doute les gardes du château, sert aujourd'hui de cuisine. Au-dessous de la salle basse de la grosse tour, on descend dans un caveau, dont la destination primitive a donné lieu à plus d'une hypothèse. Enfin au fond d'un corridor, qui fait équerre avec la galerie principale, on arrive à une autre petite salle voûtée divisée en deux parties : l'étage supérieur est dissimulé dans l'épaisseur de l'escalier, et garni de crampons de fer et d'anneaux scellés dans la muraille. Serait-ce l'un de ces cachots mystérieux qui terrifient encore l'imagination populaire, ou simplement une vulgaire et fraîche réserve pour les provisions de bouche ? Libre à chacun de choisir entre ces conjectures et d'autres encore.
         « La partie extérieure du château actuel, dit M. Ernest Hayes, qui en a fait une minutieuse description, date de la fin du 16e : elle présente un corps de logis rectangulaire, posé sur un terrain inégal, dételle sorte que le rez-de-chaussée de la principale façade paraît un premier étage du côté du parc.


    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     Il est flanqué, d'un côté d'une tour de cent pieds, remontant au 15e siècle, de l'autre d'une tourelle en encorbellement. Dans les murailles se voient encore des meurtrières. La toiture, fort grande et sans lucarnes, est entièrement supportée par des corbeaux de pierre formant mâchicoulis et battant le pied de la tour.
         De chaque côté de la façade principale s'élèvent deux grands pavillons Louis XIV, flanqués chacun d'une tour, qui ont été jadis semblables, mais dont l'un est à peu près détruit » (Ernest Hayes. Le château de Maison-Maugis. La Normandie Monumentale. Orne. Tome II, page 315)

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         A l'intérieur du château, les amateurs ont la bonne fortune de pouvoir admirer une superbe galerie de portraits de famille, quelques tableaux de valeur, des fauteuils Louis XIV d'une grande richesse, des bibelots et des souvenirs anciens de remarquable facture. N'oublions pas de mentionner la célèbre malle, qui tient bonne place dans la tragique aventure d'un sire du Crochet, dont la légende a fait le meurtrier de son propre curé. Si la légende semble plutôt fragile, la malle est d'aspect très résistant, et fort remarquable par ses serrures d'une complication savante et son armure de cuirs et de fers ouvragés.
         M. l'abbé de Moucheron nous a fait les honneurs de sa demeure avec une grâce parfaite. Les explications qu'il veut bien nous donner sont d'un archéologue de marque et d'un artiste exercé, le lunch qu'il l'ait servir est d'une somptuosité tout aristocratique. Le châtelain de Maison-Maugis semble un choyé de la fortune. Tour à tour il a connu les joies de la famille, les triomphes artistiques, les faveurs populaires,
    l'honneur du sacerdoce. Longtemps maire de sa commune et maintenant encore conseiller municipal, une histoire très estimée de la reine sainte Elisabeth lui a valu les suffrages de l'Académie et l'a l'ait décorer des ordres du Portugal.
         Tout récemment, un journaliste de renom spécial le présentait comme des plus distingués, parmi les ecclésiastiques français résidant à Rome : car M. de Moucheron a la satisfaction de passer une partie de l'année à Rome, dans une jolie villa du Janicule. Tout le monde souscrit à cet éloge. Au dire du même chroniqueur, dom Sébastien Wyart, naguère général des Trappistes, aurait pronostiqué que l'abbé de Moucheron « mourrait dans la peau d'un saint » (M. Jean de Bonnefon ; article dans le journal l'Eclair). En attendant, Pie X vient d'en faire un prélat ; il n'y a pas d'ailleurs incompatibilité. "
    [5]

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    " Le château de Maison-Maugis


    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     Non loin du confluent de l'Huisne et de la Commeauche, sur le flanc de la colline qui sépare les deux vallées, s'élève en amphithéâtre, au-dessus de riantes prairies, parmi des ombrages séculaires, le château de Maison-Maugis.
         Ancien séjour des comtes Rotrou, il a eu tour à tour pour possesseurs, par une destinée fertile en contrastes, des guerriers illustres et de faibles femmes, des hobereaux inconnus et des rois de France. Saint Louis visitait cette châtellenie lorsqu'il résidait à Longpont. Sous Louis XI, elle fut réunie à celle de Nogent, qui appartenait aussi à la couronne.


    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1826, Archives de l'Orne, http://archives.orne.fr/

     

         Tous les auteurs sont unanimes à faire dériver le nom de Maison-Maugis des mots latins Domus-Maugisu. C'était donc la maison de Maugis. Une paroisse voisine, de fondation plus moderne, s'appelle encore Boissy-Maugis, ce qui indique que Maugis y avait un bois à la même époque, qui est fort reculée. Mais là s'arrêtent les données positives.
         Quel était donc ce Maugis ? On en est réduit aux conjectures. Sans vouloir nous égarer dans les sentiers fleuris de la légende, il est certain que sa demeure était, dès le 11e siècle, une des quatre châtellenies du Corbonnais (Les trois autres étaient Mortagne, Mauves et Longpont). Alors que le Perche n'était encore, dans son ensemble, qu'un amas de forêts, de bruyères, de landes incultes, le Corbonnais formait déjà un territoire fertile situé entre la Commeauche, l'Huisne et la Sarthe, et au centre duquel s'élevait l'antique ville de Corbon, aujourd'hui hameau délabré, jadis importante et bien fortifiée. Corbon fut détruite au 9e siècle, et il ne reste plus peut-être aujourd'hui que sa cloche pour attester son antique origine (Cette cloche passe pour la plus ancienne de France. Elle a été fondue en l'an 1230).
         Maison-Maugis survécut à la ruine de sa capitale, et nous voyons que, vers le 12e siècle, les comtes Rotrou y avaient un château féodal, bâti à pic sur un tertre élevé. « Ils venaient, dit l'abbé Fret, jouir des délices de la campagne dans ce lieu enchanteur, situé au milieu de riantes prairies qu'il domine, et d'où l'œil s'égare avec ravissement sur un horizon des plus pittoresques » (Antiquités et Chroniques percheronnes, III, 507).
         Lorsqu'après l'extinction de cette puissante famille, saint Louis voulut s'assurer la paisible possession du comté du Perche, en mettant un terme à toutes les autres réclamations qui n'avaient cessé d'exister depuis la mort du comte Guillaume jusqu'à ce moment, il traita, au mois de juin 1257, avec un de ses héritiers, Jacques, sire de Château-Gontier et de Nogent, et lui céda le château de Maison-Maugis avec toutes ses appartenances, bois et autres terres, jusqu'à concurrence de trois cents livres tournois de rente annuelle et perpétuelle pour lui et ses héritiers. Ce puissant seigneur s'engagea en revanche à tenir, lui et ses successeurs, Maison-Maugis et le reste en foi et hommage-lige de sa Majesté.
         Jacques de Château-Gontier avait épousé Havoise de Montmorency, fille de Mathieu II, connétable de France et d'Emma de Laval. Il mourut en 1263, laissant son domaine à sa fille Emma qui resta sans postérité. A dater de cette époque, Maison-Maugis, qui dépendait de Nogent, dut subir toutes les vicissitudes de cette seigneurie et passer entre les mains de tous ses dominateurs, jusquau jour où elle fit retour une seconde fois à la couronne. Il ne reste d'ailleurs aucun vestige de son ancienne forteresse : elle fut détruite par les Anglais, l'an 1428, lors du siège de Regmalard par Warwick, comte de Salisbury ; c'est alors que la terre de Maison-Maugis passa aux Rayer, puis aux du Crochet. Cette famille était fameuse dans la contrée et y possédait déjà de nombreuses terres.


    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     C'est le lieu de remarquer que par un privilège bien rare, le domaine de Maison-Maugis n'a jamais été vendu et s'est toujours transmis par cession, héritage ou alliance aux familles qui l'ont possédé.
         Un nouveau château fut dès lors construit sur l'emplacement de celui qui avait déjà lui-même remplacé la forteresse et dont il ne reste plus aujourd'hui que les souterrains. Ceux-ci méritent une mention spéciale. Ils se composent d'une galerie voûtée aux nervures ogivales de pierre, s'étendant dans toute la longueur du château et donnant accès sur les caves et sur une vaste salle aux arceaux majestueux dont chaque clef de voûte porte un écusson malheureusement gratté lors de la Révolution. Cette salle sert à présent de cuisine.
         Sous la tour se trouve un second étage de souterrains : c'est une pièce circulaire voûtée en ogive sans aucun signe ni aucune inscription permettant de voir à quoi elle servait. L'écusson de la clef de voûte est bien conservé dans cette salle : on y voit distinctement un chevron et trois pommes de pin. Ces armes sont celles de la famille Rayer dont la dernière héritière épousa le sire du Crochet.
         La destination de ces lieux était autrefois bien différente, mais l'imagination seule permet malheureusement aujourd'hui de se représenter ce qui pouvait s'y passer. La cuisine actuelle devait être une salle de gardes, peut-être une salle de conseil et la pièce voisine, sous la tour, un réfectoire pour les gens de service.
         On a supposé que cette dernière pouvait être une chapelle, tandis que celle qui est immédiatement au-dessous aurait servi de caveau funéraire. Rien ne permet de l'affirmer. Tous les seigneurs de Maison-Maugis et leurs femmes reposant dans le chœur de l'église, on se demande qui serait inhumé au château. Il est certain encore que, dans ce cas, on trouverait, parmi les archives, des documents permettant de fixer l'époque où ces choses se passaient.
         Au fond d'une sorte de corridor perpendiculaire à la nef principale, se trouve une petite cave voûtée, divisée d'abord en deux parties, puis en deux étages ; celui du haut étant ménagé dans l'épaiseur de l'escalier, et masqué de façon à ce que nul ne puisse deviner son existence. Des anneaux et des crampons de fer, fixés solidement aux murs, l'absence de toute fenêtre et de toute lumière ; l'humidité sordide et l'impénétrabilité profonde de ces lieux, tout tendrait à faire croire qu'ils n'étaient un de ces terribles cachots comme on en voyait tant à ces époques de guerres perpétuelles et d'intrigues incessantes entre provinces et entre châteaux.
         La partie extérieure du château actuel date de la fin du 16e siècle : elle présente un corps de logis rectangulaire posé sur un terrain inégal, de telle sorte que le rez-de-chaussée de la première façade parait un premier étage du côté du parc, et flanqué d'un côté d'une tour de cent pieds, remontant au 15e siècle, de l'autre d'une tourelle en encorbellement.
         Dans les murailles se voient encore des meurtrières. La toiture, fort grande et sans lucarnes, est entièrement supportée par des corbeaux de pierre formant mâchicoulis et battant le pied de la tour.
         De chaque côté de la façade principale s'élèvent deux grands pavillons Louis XIV, flanqués chacun d'une tour, qui ont été jadis semblables, mais dont l'un est à peu près détruit.
         La belle vue qu'on a de ce lieu élevé est malheureusement masquée d'un côté par l'église, ancienne chapelle du château, datant en partie des 11e et 12e siècles, à laquelle on a ajouté, plus tard, une longue nef sans caractère pour le service de la paroisse. Dans l'intervalle, cette église avait été celle du prieuré de Saint-Nicolas, fondé par Geoffroy IV,
    comte du Perche en 1214, et dont le revenu était de 800 livres. Un cloître, ou tout au moins une chapelle latérale devait la relier au couvent, car on distingue nettement, à l'extérieur de la partie droite du choeur, d'élégants arceaux gothiques et un pilier qui se trouvaient alors évidemment dans l'intérieur du temple.
         La famille du Crochet conserva Maison-Maugis jusqu'en 1692 : c'est alors que Pierre-Anthoine du Crochet n'ayant laissé qu'une fille, mariée d'abord au comte de la Jaille, puis remariée au comte de Durcet, son domaine passa aux Fontenay par le mariage de Barbe du Crochet, sœur de Pierre-Anthoine, avec François de Fontenay, seigneur de Vezort. Après les Fontenay, Maison-Maugis eut pour seigneurs les Perrochel de Morainville, par le mariage de François de Perrochel avec Louise-Elisabeth-de Fontenay. Le dernier représentant de la famille de Perrochet habite lui-même actuellement le château de Grand-Champ près Saint-Paterne. C'est le frère du regretté marquis de Perrochel,
    député de la Sarthe, enlevé prématurément en 1885. Enfin en 1805, Marie-Françoise de Perrochel de Morainville, héritière de Maison-Maugis, épousa le comte de Moucheron ; c'est ainsi que ce domaine passé à la famille qui le possède encore (voir : Maison-Maugis, son histoire, ses seigneurs, son château, ses environs, par le comte de Moucheron. (Paris, librairie Dumont, rue de Grenelle.) ). [9] Article de Ernest Hayes 

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    Protection

     

         " Façades et toitures du château et des communs, portail d'entrée avec sa grille (cad. C 117) : inscription par arrêté du 24 juillet 1972 ; Caves, y compris celles à usage de cuisine et le puits ; allée d'accès ; potager (cad. C 19, 21, 117, 127, 128, 231) : inscription par arrêté du 26 août 1991. " [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://www.epras.fr/dotclear/index.php?post/2018/05/26/13%C3%A8me-Tour-du-Perche-Historique

    [3] Extrait de https://lebourgis.fr/odt_mortagne/a_velo_circuit4_veloscenie.pdf

    [4] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110749 https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110843https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA61000015

    [5] Extrait du Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne – Éditeur : (Alençon) 1905 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54591452/f79.item.r=%22manoir%20des%20Perrignes%22.texteImage

     

    [7] Extrait de http://www.lesamisdelaigle.com/?p=411

    [8] Article du comte de Moucheron in La Normandie monumentale et pittoresque... Orne, 1re [-2e] partie.... Partie 2 - Lemale (Le Havre) 1896 - Contributeur : Travers, Émile (1840-1913).
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6421248j/f402.item.texteImage

    [9] Extrait de l'article de Ernest Hayes in La Normandie monumentale et pittoresque... Orne, 1re [-2e] partie.... Partie 2 - Lemale (Le Havre) 1896 - Contributeur : Travers, Émile (1840-1913). https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6421248j/f402.item.texteImage

     

    Bonnes pages


    O
    https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1973_num_3_1_1269

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54591452/f90.image.r=%22manoir%20des%20Perrignes%22

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire