• LES REMPARTS DE CUY-SAINT-FIACRE (Seine-Maritime)      Selon le site http://www.basaarts, il y aurait une motte féodale près du hameau de Saint-Fiacre sur la commune de Cuy-Saint-Fiacre. Le lieu-dit se nomme la Butte. Je n'ai trouvé aucune information historique ou archéologique sur cette motte. [NdB]

     

    Ci-dessus, une photo extraite d'un site néerlandais très complet et fort bien documenté sur les mottes en Europe dont celles de Normandie : http://www.basaarts.nl/vraagbaak.php

     

    LES REMPARTS DE CUY-SAINT-FIACRE (Seine-Maritime)   LES REMPARTS DE CUY-SAINT-FIACRE (Seine-Maritime)

     

    Plan de situation de la motte de Cuy-Saint-Fiacre ; blason du département de la Seine-Maritime par I, Koro, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2487547

     

          Cuy : " Il existe en France deux autres communes portant ce même nom. L’une dans l’Oise et l’autre dans l’Yonne ainsi qu’un lieu-dit sur la commune de la Baule. L’origine la plus admise relève d’un terme gaulois "coius" signifiant "domaine".

          Le patronyme de Saint Fiacre trouverait son origine dans une maison religieuse située au Mont Louvet (actuellement sur la D 915) où les reliques de ce saint furent vénérées jusqu’au 19e siècle. La paroisse de Cuy Saint Fiacre est sous le patronage de St Martin vers 316-397 soldat romain par force, moine fondateur par choix puis évêque missionnaire par devoir, très connu pour son esprit de charité. Cette paroisse est donc d’origine très ancienne. Un prieuré fût établi au Mont-Louvet, en bordure de la Morette relevant de l’abbaye de Saint Riquier (Somme). " [1]

     

    LES REMPARTS DE CUY-SAINT-FIACRE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CUY-SAINT-FIACRE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CUY-SAINT-FIACRE (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite de http://www.basaarts.nl/vraagbaak.php ; au centre, une photo extraite du site Google Earth ; à droite, une photo extraite du site Géoportail.

     

    Le prieuré du Mont Louvet

     

          " Ancien prieuré bénédictin de Saint-Fiacre, dépendant de Saint-Faron de Meaux. Il apparaît pour la première fois en 1240, pour durer jusqu'à la Révolution. ll était près d'une haute colline appelée le Mont Louvet* ou les Monts Louvets. Il est devenu une ferme.

     

    LES REMPARTS DE CUY-SAINT-FIACRE (Seine-Maritime)      La chapelle, lieu de pèlerinage pour les jardiniers, qui n'a pas de caractère, a été transformée en grange, où sont restées les statues des saints. L'étang du Mont Louvet, d'une étendue considérable au 12e siècle, mais depuis longtemps desséché, alimentait un moulin qui forgea du fer au moyen age et dont on montre encore les restes. " [2] 

     

    * Est-ce sur cette colline du " mont Louvet " que se dresse la motte féodale ? L'étang, situé à l'est, en constituait-il une des défenses ? [NdB] 

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

    A proximité, à Cuy-Saint-Fiacre :

     

    LES REMPARTS DE CUY-SAINT-FIACRE (Seine-Maritime)     

         " L’église Saint-Martin du 12e et 16e siècle. Bel ameublement intérieur : une Vierge de René de Saint-Marceaux (1845-1915), une charité de Saint Martin du 15e ou 16e siècle. " [1]

     

     

    LES REMPARTS DE CUY-SAINT-FIACRE (Seine-Maritime)     " Au milieu du 12e siècle, il y avait à Cuy un plein fief de haubert dont le chef manage était assis au hameau du Quesnoy et dépendait de la châtellenie de Gournay. Ce hameau existe encore aujourd'hui. L'église paroissiale date de la même période.

         Les seigneurs de ce fief furent : Raoul de Belleville, au milieu du 12e siècle ; Hugues de Belleville, fils du précédent ; Guillaume de Cuy, en 1202 ; Hugues de Mainemare, en 1220 ; Philippe de Harcourt, en 1391 ; Jeanne de Monsures, en 1417 ; Le chapitre de Notre-Dame de Paris en 1434 ; Jacques de Buisy, en 1466 ; Jean des Courtils, fils en secondes noces de Jeanne de Canny, veuve du précédent, en 1481. Le fief du Quesnoy demeura dans la famille des Courtils jusqu'en 1655, année de la mort de la dernière héritière, Louise des Courtils. " [3]

     

    AVA : Refuge d'Aide aux Vieux Animaux à la ferme du Quesnoy

         " Depuis plus de 30 ans sur le domaine normand du Quesnoy à Cuy-Saint-Fiacre, les fondateurs et les passionnés qui font de l’association AVA l’un des plus grands refuges de France, œuvrent pour faire changer les mentalités, et prendre en charge les animaux en détresse. Cette véritable Arche de Noé accueille sur 75 ha, chats, chiens, équidés, vaches et même une centaine de daims. " [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de l'Association " Les Amis de l'Ours " à Cuy Saint Fiacre https://www.tourismedes4rivieresenbray.com/nos-communes/cuy-saint-fiacre/

    [2] Extrait du Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure rédigé sous les auspices de l'Académique des sciences, belles-lettres et art de Rouen, par M. l'abbé Jean Benoît Désiré Cochet, (1812-1875) Paris, 1871 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36742w.r=%22Cuy-Saint-Fiacre%22?rk=64378;0

    [3] Extrait de Wikipédia

    [4] Extrait de https://actu.fr/normandie/cuy-saint-fiacre_76208/cuy-saint-fiacre-refuge-animaux-avaet-proteges-sont-danger_16888191.html

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  •       Sur la commune de Romilly-la Puthenaye se trouve le manoir de la Puthenaye du 16e siècle entouré de douves. [NdB]

     

         " Le nom de la localité est attesté sous les formes Romeliacum vers 1080, Remileium au 11e siècle, Roumilies en 1221.

         La Puthenaye : ancienne commune réunie à celles de Bougy et de Romilly-près-Bougy sous le nom de Romilly-la-Puthenaye (1846).

         Romilly : est anthroponyme.

         Puthenay : du latin puttus « sale » avec le suffixe -etus le « bourbier ». " [1]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://randosduglaude.eklablog.com/le-circuit-des-clochers-a48076119

     

      

     

    Plan de situation du manoir de la Puthenaye sur la commune de Romilly-la-Puthenaye ; blason moderne de la commune de Romilly-la-Puthenaye : Coupé: au 1er de gueules fretté d'argent à la tête de loup coupée d'or brochante; au 2e de sinople à trois gerbes de blé d'or rangées en fasce, à la plaine cousue d'azur par Celbusro — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=85302897

     

    Quelques éléments :

     

    " La Puthenaye

     

         Vers 1065, Gilbert de Clères donne à l'abbaye de Conches, l'église de Saint-Aubin de la Puthenaye, avec la dîme et la terre de Roger le chapelain, du consentement de Raoul de Tosny, son suzerain.

         En 1105, Henri de la Puthenaye figure sur les rôles, comme débiteur de 10 s. pour fausse clameur.

         De 1210 à 1290, une partie du territoire de le Puthenaye fut donné ou vendu aux Templiers de Saint-Etienne de Renneville.

         Les famille de Chambon, Chambellan, et de Bougy, possédèrent jusqu'en 1789, la seigneurie de la Puthenaye.

     

    Plan ci-dessus : Les Fossés, à Romilly-la-Puthenaye (Eure). Plan d’ensemble restitué sur fond de plan cadastral ancien, état vers 1565.
    A : basse-cour ;
    B : cour (1 : écuries ; 2 : logis seigneurial ; 3 : petit jardin ?) ;
    C : grand jardin ;
    D : bosquet ;
    E : ancienne motte castrale.

    Plan extrait de La demeure noble en Haute-Normandie par Xavier Pagazani https://books.openedition.org/pufr/8065

     

    Fiefs :

         1° Les Fossés. Richard des Fossés et Richende sa femme, flrent une donation au Bec devant l'official d'Evreux.

         Robert Rioult était en 1363, seigneur des Fossés ; Peronelle, une de ses fllles, épousa Pierre de Boscherville, auquel elle porta la Puthenaye.

         En 1483, Jacqueline de Boscherville, mariée à Philippe de Fleurigny, rendit hommage pour la Puthenaye.

         Au 16e siècle, Louis de Silly était seigneur des Fossés et de Saugueuse.

         2° Les Jardins. Charles de Bois-Guyon, esc., sieur des Jardins, maria sa fille au Neubourg en 1518, avec Louis de Bellemare, esc.

         Bois-Guyon : d'argent à une fasce d'azur surmontée d'un lambel du même ;

         3° Les Perrois. Erquembourg des Perrois est cité dans lee rôles de 1103.

         En 1251, Guillaume des Perrois vendit aux Templiers de Renneville 8 pièces de terre.

         Le commandeur de Saint-Etienne de Renneville se présenta, en 1470, à la montre pour un fief à la Puthenaye.

         4° Saugueuse. Pierre de Tournebu était, en 1452, seigneur de Saugueuse, et il était remplacé, en 1562, par Loys de Silly, seigneur des Fossés. " [2]

     

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne orientée Sud-Nord extraite du site Géoportail ; au centre, plan extrait du cadastre napoléonien de 1826, Archives de l'Eure, https://archives.eure.fr/ ; à droite, une photo aérienne orientée Nord-Sud extraite du site Google Earth.

     

         " Matériaux du gros-œuvre : calcaire, pierre de taille, grès

         Matériaux de la couverture : tuile plate

         Description de l'élévation intérieure : 1 étage carré

         Partie d'élévation extérieure : élévation à travées

         Typologie de couverture : toit à longs pans, croupe

         Emplacement, forme et structure de l’escalier : escalier hors-oeuvre, escalier en vis sans jour " [3]

     

    A proximité, à Romilly :

     

         " Le château fort (12e, 17e et 18e)15. Le château a été reconstruit dans la deuxième moitié du 17e siècle par Jules Hardouin-Mansart pour Thomas Legendre, négociant à Rouen. L'aile sud a été ajoutée par Joseph-Abel Couture dans la deuxième moitié du 18e siècle. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le logis est ruiné et il est finalement détruit après 1959. Ne subsistent donc aujourd'hui du château que des vestiges. " [1]

     

         " Chapelle de la Trinité mentionnée dans le château fort du 12e siècle : motte féodale. Aveu de 1419 mentionnant l'hôtel tout clos de murs et de fossés. Château reconstruit dans la 2e moitié du 17e siècle par Jules Hardouin-Mansart pour Thomas Legendre, négociant à Rouen (Seine-Maritime). Aile sud ajoutée par Joseph-Abel Couture dans la 2e moitié du 18e siècle. Logis ruiné en 1939-1945 et détruit après 1959 " [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de https://www.eure-genealogie.org/detail_paroisse.php?id=669

    [3] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00018849

    [4] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00018846

     

    Bonnes pages :

     

    https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00018849

    http://randosduglaude.eklablog.com/le-circuit-des-clochers-a48076119

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  • LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche)  LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche)  LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche)

     

    Ci-dessus : au centre, le Manoir à Montfarville, construit sur l'emplacement de l'ancien château, photo extraite de http://www.vds-phl.fr/article-les-guerres-de-religion-la-ligue-45279824.html ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

            Le roi d'Angleterre, Jean sans Terre, aurait séjourné, à plusieurs reprises, au château de Montfarville situé au hameau du Castel. Ce château a été détruit le 13 juillet 1346, au lendemain du sac de Saint-Vaast et la veille de celui de Barfleur, par Edouard III et son fils le Prince Noir. Depuis, un manoir a été édifié sur la motte féodale. Les seigneurs de Montfarville appartenait à la famille Folliot, lignage dont est issu Gilbert Folliot, évêque de Londres de 1163 à 1187. [NdB]

     

    LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche)     " Il y a un manoir château à Montfarville, longtemps chambres d'hôtes, c'est devenue une résidence privée maintenant.
         Ce manoir fut bâti sur les contreforts d'un château. Le château accueillait des hôtes de marque comme en 1200 Jean sans terre. Vers 1560 le château appartenait aux du Parc. Sous Henri III en 1589 il fut incendié par des ligueurs. On le rebâtit à nouveau tel qu'il est aujourd'hui. Comme en témoignent la haute fenêtre du rez de chaussée style renaissance et la lucarne du grenier. Un grand escalier de granit en occupe le centre et sépare, au rez de chaussée, deux pièces, une salle et une cuisine dont l'âtre de la cheminée de granit pourrait être la table du premier autel de la chapelle de l'ancien château. " [1]

     

         " Madame de Crenays et son mari habitaient aussi le château de Montfarville. Elle y fut même assiégée en 1589 par les Ligueurs, parce que ses deux fils servaient dans le parti du roy, et elle aurait péri ainsi que sa petite-fille, Jacqueline du Parc, si ses vassaux n'étaient venus à son secours. La perte qu'elle éprouva fut estimée à plus de 30 000 livres. " [2]

     

    LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche)    LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche)

     

     Plan de situation du manoir de Montfarville ; blason de la famille Folliot par Gilloudifs

     

    LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche)     " Montfarville, Morfarvilla, Montfarvilla. On trouve aussi Morfarville. Le clocher de l'église de Montfarville sert de guide aux marins dans le passage difficile de l'énorme remous formé par les courants de la mer, et connu sous le nom de raz de Barfleur. (...)

          On trouve qu'en 1210 l'abbé de Montebourg afferma à Pierre de Morfarville les deux tiers de la foire des lépreux qui se tenait à Montfarville. L'abbaye possédait cette foire dès le 12e siècle. Sur la liste de la croisade de Robert Courteheuse, en 1096, on trouve le sire de Morfarville.

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1801, Archives de la Manche - https://www.archives-manche.fr/

     

         La famille Folliot, à l'époque de la Conquête, possédait des biens à Montfarville. Cette famille fut longtemps puissante en Angleterre et en Normandie ; plusieurs de ses membres firent des donations à l'abbaye de Montebourg et à l'Hôtel-Dieu de Barfleur. Elle se maintint en Angleterre, même après la conquête de Normandie par Philippe-Auguste : ainsi, sous Henri III, Samson Folliot fut gouverneur d'Oxford et shérif du comté. Un autre membre, Gilbert Folliot, fut évèque de Londres. Les biens de la famille Folliot, en Normandie, tombèrent dans le domaine du roi ; car, en 1231, saint Louis donna à Jean de Friscamps, bailli du Cotentin, les terres que possédaient Richard et Samson Folliot. Les Folliot existaient encore dans le Cotentin, à la fin du 13e siècle ; ainsi, en 1278, Richard Folliot, fils de Samson, confirma à l'abbaye de Montebourg des biens situés à Joganville. (...)

         Le roi Jean, duc de Normandie, est passé plusieurs fois par Montfarville soit pour aller s'embarquer à Barfleur, soit à son retour de Barfleur. D'après son itinéraire, il y était le 27 septembre de l'an1200 ; il y séjourna dans le château les 26, 27 et 28 novembre suivant, ce qui fait ressortir l'importance qu'avait alors le château de Montfarville. Le 23 décembre1203,le roi coucha au château de Gonneville ; ce fut la dernière nuit qu'il passa en Normandie. * (...)

     

    LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche)     Le manoir actuel de Montfarville a dû remplacer un château à motte, clos de murs et de fossés, et qui fut détruit en1356. On sait que les Anglais, dans leurs guerres contre la France, dans le 14e siècle, pillèrent, brûlèrent et dévastèrent, entre autres châteaux, celui de Montfarville. On remarquait encore, il y a quelques années, les traces des fossés, les restes de la motte de l'ancien château et de sa chapelle, fondée par Guillaume Folliot, vers la fin du 12e siècle. On trouve, dans le courant du 17e siècle, les Duparc comme seigneurs châtelains de Montfarville. " [3]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

    LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche) LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche) LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche)

     

    Ci-dessus, le manoir de Montfarville, photos extraites de https://zh-cn.facebook.com/MontfarvilleAutrefoisAujourdhui/posts/397661154182545

     

          * " Barfleur demeura le port d'attache du voluptueux Richard Coeur de Lion et du hideux Jean Sans-Terre. Ce dernier, avant de perdre la Normandie, fréquenta beaucoup les châteaux de la presqu'île : on le trouve à Valognes en l'an 1200, à la fin de janvier, le 23 février, le 2 mai. Il se maria au mois de juillet suivant et fit visiter notre ville à son épouse.
    Quand par un lâche assasinat, en avril 1203, il se fut débarrassé de son neveu, Arthur de Bretagne, en soulevant de dégoût le coeur de ses vassaux normands, il sentit que tout était fini pour lui sur le continent. Il erra encore d'un château à l'autre, séjourna à Valognes les 22, 23 et 28 octobre, passa au château de Montfarville (
    On disait alors Morfarville. La motte du château est encore visible. La ferme qui la domine se nomme le Manoir (les habitants prononcent Monè) et le hameau voisin est celui du Câtel.), chez Guillaume Folliot, sa dernière nuit, celle du 4 au 5 décembre. Enfin il s'embarqua à Barfleur."
    [4]


         " Montfarville, cant. Quettehou. - Lieu-dit : La Ferme du Manoir. - Coord. Lambert : 223, 60-340, 70. Aveu de 1451 de Jehan de Belleval, escuyer, seigneur de Montfarville... il y a manoir à motte clos a murs et fossés. Aveu du même seigneur en 1461 signalant : avec manoir sur mote démoly et abatu par guerres, il y a une chapelle. 

     

    LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche)     Au manoir actuel de Montfarville, on voit encore l'emplacement de la motte, des fossés et de la chapelle de l'ancien château (Gerville C., 1824, t. 2, 347).

         Au lieu-dit la ferme du manoir, le manoir actuel est construit sur la motte. On accède au sommet de la motte, du côté ouest par une pente très douce, tandis que les trois autres côtés ont des pentes très abruptes. La motte de forme légèrement ovale mesure quinze à vingt mètres de diamètre et à peu près trois mètres de haut. Il n'y a plus aucune trace de la chapelle autour de la motte, mais toute la partie est, au pied de la motte, est envahie par un taillis impénétrable et obscur. " [5]

     

    Ci-dessus, le manoir de Montfarville, photo extraite de https://zh-cn.facebook.com/MontfarvilleAutrefoisAujourdhui/posts/397661154182545

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche) LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche) LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche)

     

         " L'église Notre-Dame est construite vers 1763, en granit blanc, avec un clocher préexistant du 13e siècle.

     

    LES REMPARTS DE MONTFARVILLE (Manche)     La voûte de la nef est riche de dix-neuf toiles peintes par le Révillais Guillaume Fouace et restaurées par Michel Adrien Servant, représentant des scènes bibliques connues comme l'Annonciation, la fuite en Égypte ou la marche des rois mages. La cène est reproduite dans le chœur de l'église. (...) Ces toiles sont classées à titre d'objets aux Monuments historiques ainsi que d'autres œuvres dont statues et autels. L'édifice est inscrit et ses décors intérieurs classés au titre des Monuments historiques depuis le 21 décembre 1994. " [6]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.decouvrir-montfarville.fr/montfarville_architecture_rurale_normande3.html

    [2] Extrait de https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96102415/f105.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Montfarville%22.texteImage

    [3] Extrait de l'Annuaire du département de la Manche – 42e année – 1870 – Saint-Lô, imprimerie d'Elie Fils, rue des Près, 5. https://books.google.fr/books?id=KptLAAAAMAAJ&hl=fr&pg=PP2&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

    [4] Extrait de l'Annuaire des cinq départements de la Normandie publié par l'Association normande - Éditeur (Caen) 1926. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61589702/f349.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Montfarville%22.texteImage

    [5] Extrait de Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe-XIIe siècles). Étude historique et topographique. In : Archéologie médiévale, tome 12, 1982. pp. 175-207 par Florence Delacampagne - https://doi.org/10.3406/arcme.1982.1086

    [6] Extrait de Wikipédia

     

    Bonnes pages :

     

    http://www.vds-phl.fr/album-1778726.html

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  • LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados) LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados) LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; au centre, une photo extraite du site Google Earth ; à droite, une photo aérienne montrant le site vu depuis le sud extraite du site Google earth.

     

          L'éperon naturel des Catelets, sur la commune de Beaufour-Druval, se situe (avant la fusion de ces deux communes) en limite de cette dernière et très proche de l'église de Beaufour. C'était sans doute le château de membres de la famille de Beaufou qui suivit Guillaume le Conquérant en Angleterre. [NdB]

     

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)

     

    Plan de situation des Catelets sur la commune de Beaufour-Druval ; blason de la famille de Beaufou : d'argent au lion de gueules,l'écu semé de billettes d'or : http://paintet.eu/armorial-de-la-famille-paintet-laignel.html extrait de http://daniel.derigal.free.fr/Oxygene%202014/n359686.htm

     

         " Attesté sous sa forme romane Belfou en 1040 et 1066, puis mal latinisée Bella Fagus en 1195. Pas de relation avec « un four » comme le montre les formes anciennes, mais avec le hêtre, jadis fou dans l'ouest.

         Le nom de la localité de Druval est attesté sous la forme Druvallis au 16e siècle. Le deuxième élément du toponyme est le substantif val qui a conservé le sens de l'ancien français. Le premier élément peut être issu d'un anthroponyme germanique de la forme Drud- ou l'adjectif dru ayant le sens de « florissant » (« le val florissant »). (...)

         Beaufour est probablement le lieu d'origine de Guillaume ou William de Beaufou, évêque de Thetford de 1086 à 1091 et de Richard de Beaufou, évêque d'Avranches de 1134 à 1142, sans doute parent avec le précédent. " [1]

     

    Arcisse de Caumont :

     

         " Raoul de Beaufour suivit le duc Guillaume à la conquête de l'Angleterre en 1066. Sa fille, Agnès, épousa le second fils de Hubert de Ryes, qui avait sauvé Guillaume, comme nous l'avons vu dans le tome IIIe. de la Statistique, article Ryes.
         William de Beaufour fut évêque en Angleterre et chancelier de Guillaume le Conquérant.
         La seigneurie de Beaufour fut, dans la suite, érigée en baronnie.
    Je ne sais où était situé le château des anciens seigneurs de Beaufour. M. le curé et les personnes que j'ai interrogées n'ont pu me donner de renseignements à ce sujet. Je suis porté à croire qu'il se trouvait dans le voisinage de l'église près de laquelle existe une agglomération de maisons
    formant une petite bourgade." [2] 

     

         " Nous sommes à la fin du 19e siècle, l'archéologie n'est pas une science répandue dans les campagnes et il faut s'imaginer ce que l'idée de château représente pour la population rurale. Certes, une légende existe bien mais personne ne remarque en cheminant de Beaufour à Druval ni monsieur de Caumont lui même que la vallée qu'ils empruntent côtoie les vestiges d'une véritable forteresse érigée quelques 1000 ans auparavant.

         La majesté des lieux avec cet éperon naturel où la roche affleure et cette eau qui jaillit abondamment en sa base au creux d'un large vallon ensoleillé séduira ces hommes venus du nord qui s'implanteront durablement en érigeant un systéme de défense dont ils avaient grande maîtrise.

          Ainsi donc s'établira l'illustre seigneurie de " Bello Fago " dont un certain Raoul suivra Guillaume à la conquête de l'Angleterre en 1066. Elle siégera quelques siècles et s'éteindra faute de descendants mâles pour garnir au fil des successions le patrimoine de la puissante famille d'Harcourt.

     

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)     Revenons à cette fin du 19e siècle, le monde rural évolue et de nouvelles routes se construisent alors le chantier de l'actuelle RD 276 entre Beaufour et Druval viendra casser malheureusement la structure majestueuse de notre motte castrale. Malgré tout, ces travaux révéleront un événement sans doute tragique de l'histoire de ces lieux. En effet, plus d'une centaine de squelettes et multiples objets classés d'époque mérovingienne seront ainsi mis au jour. Les carriers d'alors éparpilleront sans précaution aucune tout ce précieux témoignage. "

     

    Ci-dessus, plusieurs grottes creusées dans le calcaire existent, soit à proximité, soit sous la motte des Catelets.

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)

    Ci-dessus, document extrait de de Randonnées et patrimoine en Pays d'Auge, tome 3 canton de Cambremer, par Jacques Lalubie, éditions Charles Corlet 1987

     

    LES CATELETS

     

         Ce lieu dont on sait l'origine gauloise et l'occupation mérovingienne possède toutes les caractéristiques pour la vie rurale au moyen-âge : l'eau propre et potable, une vallée fertile bien abritée des vents, un point d'observation et de défense, le bois pour la construction, la forge et le chauffage, la terre pour la poterie et le torchis.

         Les limites de territoire entre Beaufour et Druval sont pour le moins énigmatiques puisque la commune de Druval étend ses terres jusqu'au bord de l'église de Beaufour et emporte avec elle la majorité du bourg.

     

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)     Jacques Lalubie [Randonnées et patrimoine en Pays d'Auge, tome 3 canton de Cambremer, par Jacques Lalubie, éditions Charles Corlet 1987] nous rapporte : « En ces temps anciens, Beuvron appartenait aux seigneurs de Beaufour. Dès avant la conquête de l'Angleterre en 1066, on trouve un Richard de Beaufour offrant à l'abbaye St Amant de Rouen, en présence de Restoldus, prêtre de Beuvron, le patronage et les dîmes de l'église d'Osmanville près d`Isigny.

     

    Ci-dessus, une photo extraite de Randonnées et patrimoine en Pays d'Auge, tome 3 canton de Cambremer, par Jacques Lalubie, éditions Charles Corlet 1987

     

          Le site est grandiose : une sorte de forteresse inexpugnable, si bien adaptée au paysage qu`elle semble le fruit fortuit de la nature et dont la base est amoureusement enserrèe par un double vallon paradisiaque. Je crois pouvoir, et devoir affirmer très haut que c'est sans doute le plus beau fantastique et le plus évocateur endroit de tout le Pays d'Auge ".

     

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)     Il nous parle aussi d'un Robert de Beaufour et de ses deux fils Robert et Guillaume vers 1106. Hélas au 14e siècle : « Les sires de Beaufour s`éteignent : leur héritière Luce de Beaufour épouse Jean II de Tilly, d'une importante famille. Puis nouvelle quenouille en 1382, Jeanne de Tilly apporte Beuvron en dot à Philippe d`Harcourt. La puissance passe ainsi de Beaufour à Beuvron par la célèbre dynastie des Harcourts. " [3] 

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille de Tilly par Caranorn Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personnelCette image vectorielle contient des éléments, éventuellement modifiés, qui ont été extraits de : Meuble héraldique Fleur de lys.svg.iLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Caranorn., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4228353 ; à droite, blason de la famille d'Harcourt Par User:Spedona Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2697928

     

    Le blason des Beaufou :

     

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)     " Si tous les auteurs s'accordent à reconnaître à la famille de Beaufou un écu d'argent avec un lion de gueules,les avis divergent quant à l'emplacement des billettes.La plupart les placent sur le lion, (Du Moulin dans l'armorial publié à la suite de son Histoire Générale de Normandie (Rouen 1631) ; La Roque, Maison de Harcourt (I , p 815) pour La Roque, les billettes sont d'argent et non d'or ; O'Gilvy, Nobiliaire de Normandie (Londre 1864, I, p 120). D'autres les sèment sur l'écu (La Chesnaye : l'écu semé de billettes d'or - éd. 1863, II, p 622.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Beaufou : d'argent au lion de gueules,l'écu semé de billettes d'or, extrait de http://paintet.eu/armorial-de-la-famille-paintet-laignel.html extrait de http://daniel.derigal.free.fr/Oxygene%202014/n359686.htm

     

         Sur un document du 15ème siècle transmis par M Daon d'Argouges et qui provient des archives de la Maison d'Argouges (alliée aux Beaufou) le blason apparaît avec des billettes non pas sur le lion mais sur le champ.

         Comment interpréter ce blason ? Le lion pourrait rappeler la parenté des Beaufou avec les ducs de Normandie. Quant aux billettes, elles indiquaient, selon Victor Morin " les fonctions de maître d'hotel, trésorier ou autre charge de finance ". Les Beaufou ayant été attachés à la cour des ducs de Normandie, des rois d'Angleterre et de France, l'une de ces fonctions leur fut probablement attribuée. Sources : l'Abbaye Belle Etoile revue n°4 1973 - Le Pays Bas Normand par J. Fournée

         Le lieu d'origine des de Beaufou est situé en plein pays d'Auge,c'est l'actuelle commune de Beaufour, dans le canton de Cambremer 14.

    Sources :


    Note sur une ancienne famille normande - les de Baufour de Jean Fournée
    Paul Leportier : Famille de Beaufou
    Paul Leportier : Les ducs de Normandie de la dynastie viking.
    Dictionnaire de la Noblesse 18ème siècle, par la Chesnaye
    Etude Paul Leportier et Jacques Polonovski - étude Paynel. "
    [4]

     

         Sur Richard de Beaufou voir ici.

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)- " Église Notre-Dame de Druval, en partie du 12e siècle.

         L'édifice date du 13e, 14e, 16e et 17e siècle. Les parties les plus anciennes de l'édifice sont de la fin du 12e ou du 13e selon Arcisse de Caumont. (...) L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques le 13 mars 1975. (...) Le site conserve un if remarquable haut de plus de 20 m. La nomination appartenait à l'Abbaye Notre-Dame du Bec. L'église possède une tour située entre le chœur et la nef. Le clocher possède une base carrée et est de forme octogonale, et recouvert d'ardoises.

     

    - Église Notre-Dame de Beaufour, des 13e et 19e siècles.

     

    - Église Saint-Aubin de Saint-Aubin-Lébisay, en partie du 11e siècle." [1]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados, tome 4, p.205 par Arcisse de Caumont (1801-1873), Éditeurs Derache (Paris) / Dumoulin (Caen) / A. Hardel 1846-1867. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9662166n/f219.item.r=%22Hottot%20en%20Auge%22.texteImage

    [3] Extrait de L'Echo des Trois communeshttps://docplayer.fr/75964644-L-echo-des-trois-communes-beaufour-druval-st-aubin-lebizay.html

    [4] Extrait de https://gw.geneanet.org/peter781?lang=en&iz=158&p=richard+i&n=de+beaufou https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&n=de+la+famille+de+beaufou&oc=0&p=histoire

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  • LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

     

    Ci-dessus, à gauche une photo extraite du site https://actu.fr/societe/images-en-normandie-chateau-du-xve-siecle-cherche-proprietaire_621575.html

     

          On trouve le château (ou manoir) de la Pellonnière ou de la Pellonière au Pin-la-Garenne.

     

         " Le monument est situé dans le département français de l'Orne, à 700 m à l'ouest du bourg du Pin-la-Garenne. " [1]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

     

     Plan de situation du château de la Pellonière au Pin-la-Garenne ; blason de la famille du Grenier par Gilloudifs

     

    Historique

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     " Au Moyen-Age, l'ancien château se trouvait près de l'église paroissiale. Il fut détruit dans les guerres qui opposèrent la famille de Bellême aux Giroie et aux ducs de Normandie.

         Au 13e siècle, le château fut transféré sur la colline, à l'emplacement du château actuel. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://actu.fr/societe/images-en-normandie-chateau-du-xve-siecle-cherche-proprietaire_621575.html

     

         " Le château a été construit après la destruction de la motte castrale du Pin, vers le 12e siècle.

         A l'origine c'était un château-fort bâti sur une plate-forme carrée et entouré de fossés. " [3]

     

         " Durant les guerres de Cent ans, Henri V d'Angleterre en prit possession.

         Au 15e siècle, l'édifice était pratiquement en ruine. Il fut rasé et un nouveau château fut construit à partir du quadrilatère entouré de douves qui délimitait les quatre côtés de la place forte du 13e siècle. Le logis seigneurial possède une haute tour pentagonale. " [2]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     " Le logis, avec la tour d'escalier, est du 15e siècle, il appartenait à cette époque à la famille du Grenier.

         Vers 1625, René du Grenier III fait construire un gros pavillon isolé, de plan carré, en avant du logis. Au 19e siècle la toiture d'origine est remplacée par un comble à la Mansart. (...)

         Les tours de la porte d'entrée sont du début du 16e. Le porche d'origine a été remplacé par un portail au 18e siècle. " [3]

     

    Ci-dessus, blason de la famille du Grenier par Gilloudifs.

     

         " Sous le règne de Henri IV, une nouvelle campage de travaux fut entreprise avec l'édification d'un pavillon rectangulaire avec mâchicoulis, d'un grand colombier et d'une porte d'entrée défendue par deux tours latérales. " [2]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     " En 1612, Loup du Grenier épousa notamment Anne Martel, dame d'Oléron. En raison des terres et seigneurie héritées en cette île, il ajouta au titre de seigneur du Pin et de La Pellonnière, celui de « baron d'Oléron », lequel se transmit à son fils René, son petit-fils, également prénommé René (décédé en 1699) prenant enfin le titre de « marquis d'Oléron ».

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         C'est à la famille du Grenier que l'on doit l'embellissement progressif du château, notamment la construction de l'aile, initialement surmontée d'une galerie, reliant le logis au " Pavillon " ci-dessus mentionné et attesté dans plusieurs actes du 18e siècle.

         En 1630, fut édifié par René du Grenier, le colombier dont on possède l'acte de commande daté de 1629.

         En 1699, Anne de Maillé, marquise d'Oléron, veuve de René du Grenier, dernier du nom, fit ériger, sur l'arrière du château et à peu de distance de celui-ci, une chapelle, aujourd'hui disparue. Dédiée à sainte Anne, elle était de forme circulaire.

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     En 1704, par suite du décès de la marquise d'Oléron, la seigneurie du Pin et de la Pellonnière devint propriété de son neveu, le marquis de Bennehart qui revendit le tout en 1713 à la famille de Gersant, puis à la famille Patu de Saint-Vincent qui procéda, à la fin du 18e et au 19e siècles, à de nouveaux embellissements transformant notamment la galerie, au-dessus des cuisines, en une série de chambres desservies par un long couloir. " [4]

     

    Ci-dessus, blason supposé de la famille Patu de Saint-Vincent par Gilloudifs.

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

     

         " Au début du 18e siècle, édification d'une construction en équerre qui réunissait le logis primitif au pavillon situé à l'angle nord de la cour d'honneur. " [2]

     

         " Au 18e et 19e siècles, la famille de Patu de Saint-Vincent fait aménager de nombreuses chambres. " [3]

     

         " Le 23 août 1798 (6 Fructidor An 6), Nicole de Gersant épousa Jean-Baptiste Patu de Saint-Vincent, conseiller correcteur à la chambre des Comptes qui s'illustra par l'acquisition, dans la région, de biens nationaux. Maire du Pin de 1804 à 1834, il légua le domaine à son fils Cyrille Jules Patu de Saint-Vincent, époux de Pauline de Hémant. Ce dernier fut à l'origine de la construction, toujours sur l'aile droite, de la tour à créneaux destinée à « habiller » un ancien escalier et un dispositif d'alimentation en eau.

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     A son décès, en 1867, la Pellonnière et son important domaine foncier, devinrent la propriété d'Isabelle de Hémant, sa nièce. Celle-ci avait épousé, en l'église du Pin, en 1866, Georges Clair, vicomte de la Rivière Pré d'Auge, maire du Pin de 1870 à 1894. A la mort de Mme la comtesse de la Rivière, en 1928, Anne-Marie de la Rivière, la dernière de leurs quatre enfants, hérita du château. Répondant à un vœu antérieur formulé par sa mère, celle-ci en fit don, en 1957, aux religieuses de l'Agneau de Dieu de Brest, aux fins d'y établir « un centre eucharistique de prière et de réparation » qui se transforma, dans les faits, en une maison de retraite et de convalescence. Celle-ci est aujourd'hui transférée dans le bourg du Pin. " [4]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de la Rivière Pré d'Auge extrait de https://sites.google.com/site/barbedekermoysan/delaRivirePrdAuge.jpg

     

         Sur la famille de la Rivière Pré d'Auge, voir ici.

     

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         1995- 2015 : Alain Lautré et Gilles Alvarez :

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     « La Pellonnière appelait tellement au secours que nous nous sommes sentis obligés de faire quelque chose », raconte Alain Lautré à Normandie-actu. En 1995, le couple voit une annonce immobilière et décide d’aller « y jeter un coup d’œil ». Tout de suite, les deux hommes tombent sous le charme du château et ils l’achètent, avant même d’avoir vendu leur demeure, le manoir d’Ecajeul, au Mesnil-Mauger, entre Caen et Lisieux (Calvados).
         Pendant deux ans, ils ne pourront pas entamer les travaux dont ils rêvaient. (...) Puis ils parviennent à vendre leur manoir et se consacrent pleinement à la réhabilitation du château, « qui en avait grandement besoin ». (...)

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://perche-web.over-blog.com/article-21857036.html.

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     Au début, le couple est loin de mener une vie de château, et se crée un « refuge » composé d’un salon, d’une cuisine-salle à manger et d’une chambre. La grande majorité de la demeure reste dans un premier temps sous sa forme de maison de retraite.
         Puis les gros travaux débutent. Grâce à leurs recherches et à leurs bonnes relations avec un historien local, les deux propriétaires arrivent à se « faire une bonne idée de ce qu’était la demeure, avant sa période maison de retraite ».
         Puis, petit à petit, les travaux avancent et permettent au couple de redonner vie au château. Les pièces sont refaites pratiquement comme à l’origine, et l’ensemble devient très lumineux. Le parc est également réhabilité pour que la demeure retrouve son standing passé. (...)

         La plus grande fierté du couple est d’avoir permis au château de la Pellonière de redevenir un acteur majeur de la vie locale dans le Perche, accueillant de nombreuses expositions ou concert au sein du parc et dans la grande salle. (...)

         Dernièrement, le château a servi de lieu de tournage à la dernière adaptation de Madame Bovary pour le cinéma, tournée en grande partie dans le Perche normand. (...) « Il est temps de passer le relais », avoue le couple, qui compte désormais s’installer dans le sud-ouest, région natale d’Alain Lautré.... ». [5]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

     

    Architecture

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     " Au bout de sa belle allée de platanes centenaires se découvre le château de la Pellonière (15-17e s., ISMH) dans le cadre de verdure de son parc de 8 ha, aux arbres remarquables, avec son allée de tilleuls ombragée et un immense platane bicentenaire. Passé le beau porche aux deux tourelles (pilastres et grille 17e), le manoir (15e) apparaît entouré de ses fossés, vestiges de la forteresse du 12e s. qui avait beaucoup souffert de la " Guerre de cent ans. " [6]

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1811, Archives de l'Orne, http://archives.orne.fr/

     

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         " Ce manoir (8 ha) occupe l'emplacement d'une ancienne place forte dont les douves, aujourd'hui asséchées, sont les seuls vestiges. Le portail d'entrée (début 18e) se compose de 2 piliers sommés de pots-à-feu drapés. Il s'appuie sur 3 tours rondes Renaissance, coiffées d'une toiture conique terminée par un lanternon. " [7]

     

         " Grand manoir seigneurial percheron classique, avec ses hautes toitures et la tour de son escalier en vis, ornée de la tourelle en encorbellement donnant accès au " logis du guetteur. " [6]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     " La partie la plus ancienne du manoir est le corps de logis en T inversé édifié à la fin du 16e siècle. Il présente un toit en tabatière et une tour octogonale hors-d'oeuvre flanquée d'une tourelle en encorbellement permettant l'accès au " logis du guetteur ". [7]

     

         " Continuellement habité au fil des siècles, le manoir a été agrandi, encadré par le " petit logis " à gauche et l'aile à droite construite au 17e s. pour réunir " le pavillon " (grosse tour carré à mâchicoulis à droite, vestige de la forteresse du 12e) au manoir. " [6]

     

         " L'aile en retour d'équerre est un ajout de la fin du 17e. Elle se termine par un pavillon carré auquel a été greffée, sous la restauration, une tour néo-gothique avec toit terrasse. " [7]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     " Les "communs" s'enorgueillissent à droite d'une " fuye ", grand colombier de plein pied de 2 300 boulins datant de 1629.

         A gauche, ils sont prolongés par un étonnant " mur rucher " dont les 24 niches contenaient des ruches cylindriques de paille, et la cour carrée constitue le "clos". [6]


         " A droite de l'entée (dans les arbres) se trouve une imposante tour de colombier (datant de 1629) ceinturée de 2 larmiers en glacis, elle abrite 2 300 boulins. " [7]

     

    Protection

     

         " Les façades et les toitures du logis du 15e siècle, du pavillon d'angle, du colombier, de l'entrée et du logis d'angle du château sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 29 juin 1967. " [1]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110890

    [3] Extrait de https://www.perche-gouet.net/histoire/immeubles.php?immeuble=1667

    [4] Extrait de https://lepinlagarenne.pagesperso-orange.fr/lphip01.htm

    [5] Extrait d'un article actu.fr du 29 novembre 2015. https://actu.fr/societe/images-en-normandie-chateau-du-xve-siecle-cherche-proprietaire_621575.html

    [6] Extrait de https://www.journees-du-patrimoine.com/SITE/chateau-pellonniere--pin-garenne-132888.htm

    [7] Extrait de http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=61329_1

     

    Bonnes pages :

     

    O http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-orne-chateau-a-pin-garenne-chateau-pellonniere.html

    O https://lepinlagarenne.pagesperso-orange.fr/lphip01.htm

    O https://social.shorthand.com/le_perche/3gYXsAjU0jY/le-chateau-de-la-pellonniere-en-vente

    O http://www.lesamisdelaigle.com/?p=411

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