•  

    Ci-dessus : à gauche, le château en 2009 par Chicau — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=31601622 ; au centre, l'ensemble d'habitation du château de Canchy par Chicau — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=35193374 ; à droite, une photo extraite de http://www.normandie.visite.org/FR/pro/vacances-location-d-un-chateau-pres-de-bayeux-le-chateau-de-canchy_707039.html

     

         " Le château de Canchy est un château situé sur la commune de Canchy dans le département français du Calvados. (...) " [1]

         " Il est fait mention à partir du 13e siècle d'un village proche d'Isigny appelé Caencheyum. Sans doute ce nom provient-il de Catuniciacum, du nom d'homme gallo-romain Catunicus, ou Canicus ou Canius suivi du suffixe -acum. (...)

         Le nom de la localité est attesté sous les formes Caenchy en 1317, Caencheyum au 14e siècle.

         Canchy conservera le nom de Caenchy jusqu'au milieu du 19e siècle, ainsi qu'en atteste la carte de Cassini ou carte de l'Académie, dont les relevés concernant la Normandie seront effectués en 1756 et la publication date de 1758. Une notice datée du 10 janvier 1878 et signée de M. Marie, l'instituteur, raconte l'histoire du village qui s'appelle encore Caenchy. " [1]

     

    LES REMPARTS DE CANCHY (Calvados)      " Reconstruite au 16e siècle par les seigneurs de Canchy, cette forteresse forme alors, avec le château de Colombières, l’un des deux verrous situés de part et d’autre du marais afin d’interdire la progression d’envahisseurs venus de la mer par voie fluviale. A cette époque, le château est carré et des douves remplies d’eau en défendent les abords. Après sa confiscation et sa mise en vente comme bien national pendant la Révolution, le château est transformé en exploitation agricole et perd trois de ses côtés ainsi que ses jardins à la française. Cent ans plus tard, des descendants des seigneurs de Canchy retrouvent la possession du château. Aujourd’hui, le monument appartient toujours à la même famille. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de Chttps://monumentum.fr/chateau-pa00111213.html

     

    Arcisse de Caumont, 1858 :

     

         " Près de l'église, on voit les restes de l'ancien château qui sont encore imposants et nous fournissent un spécimen des grandes constructions seigneuriales de l'époque d'Henri IV et de Louis XIII.
    Ce château était carré, et des douves remplies d'eau en défendaient les abords. Il ne reste plus qu'un des quatre côtés : j'en donne (page 770) une vue, d'après le dessin de M. Bouet. Cette façade se compose d'une ligne de bâtiments avec pavillon carré, au centre, renfermant, au rez-de-chaussée, la petite et la grande porte et offrant, à la partie supérieure, une belle rangée de mâchicoulis.
         Le pavillon central rappelle celui qui renferme la porte d'entrée du château de Fresnay-le-Puceux, décrit dans le second volume de la Statistique monumentale.
         Un pavillon carré, à toit très élevé, existe à chacune des extrémités.

         Le dessin ci-joint est pris de manière qu'on ne voit que le pavillon central et celui du Nord, cependant il fait bien comprendre la disposition générale de ce qui reste du château. Ce château est occupé par un fermier. " [3]

     

    Ci-dessus, une gravure extraite de ce même document [3]

     

      

     

    Plan de situation du château de Canchy ; blason de la famille du Hommet par Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par TomKr., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2583514

     

     LES REMPARTS DE CANCHY (Calvados) LES REMPARTS DE CANCHY (Calvados) LES REMPARTS DE CANCHY (Calvados)

     

    Ci-dessus : à gauche, plan extrait du cadastre napoléonien de 1823, Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/ ; au centre, une photo extraite de https://es.airbnb.com/rooms/14107458/photos/186094138?source_impression_id=p3_1604788733_95LroPSVE8d5kLAr&guests=1&adults=1 ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

     

    Histoire

     

    Les familles du Hommet et de Brucourt

     

         " Plein fief de haubert, la seigneurie de Caenchy (puis Canchy) relevait encore au 11e siècle de celle de Crèvecœur. Mais, en 1180, Guillaume de Crèvecœur donna la main de sa fille Hardwise à Jourdain Ier du Hommet. Les du Hommet, l'une des plus anciennes et plus puissantes familles de la région, étaient alors connétables héréditaires de Normandie, charge qu'ils occuperont jusqu'au 13e siècle.

         Jourdain Ier était le fils de Richard Ier du Hommet, deuxième connétable et grand sénéchal de Normandie, qui se retira en 1178 à l'abbaye d'Aunay et mourut en 1178.

          Son frère, Guillaume II, 3e connétable de Normandie, grand bailli du Cotentin, se retirera à son tour dans cette abbaye en 1208 en transférant cette charge à son fils Enguerrand Ier. Enguerrand Ier maria sa fille Lucie à Jehan de Brucourt : ce fut l'occasion d'une des premières mentions connues de la seigneurie de Caenchy. Jehan de Brucourt, en effet, prétendit que les prieurs de La Cambe devaient donner de trois ans en trois ans un cheval de selle à son épouse. Mais, en 1222, le prieur de La Cambe prouva que cet hommage d'un palefroi ne s'était jamais fait et ce litige atteste que Jehan de Brucourt était alors seigneur de Caenchy. " [1]

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille du Hommet par Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par TomKr., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2583514 ; à droite, blason de la famille de Brucourt extrait de http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=6877

     

    La famille d'Esquay

     

         " En 1377, Girard I d'Esquay, était seigneur de Caenchy ; le 18 octobre de l'année 1377, il vendit à un collège fondé à Paris par Gervais Chrétien, le Collège de maître Gervais, ses deux parts de dîme de Caenchy moyennant 920 livres tournois.

         Du mariage de Girard III d'Esquay, seigneur de Caenchy, et de Marie de Brucourt en 1414, naquirent Regnier et Girard. Demeuré fidèle au roi de France, lorsque celui d'Angleterre s'empara de la Normandie, Girard III eût l'honneur d'être dépouillé de ses biens : en 1425, Jean de Robessart, chevalier souverain, devint propriétaire des terres de Caenchy " au nom de son Maitre, le Roi d'Angleterre ". Toutefois, cette spoliation ne fut pas durable car la trêve de Tours signée en 1444 permet à son fils Regnier d'Esquay de redevenir seigneur de Caenchy.

         Regnier eut trois enfants, Richard, Guillemette et Malines.

     

    Ci-dessus, blason de la famille d'Esquay ? par Gilloudifs.

     

    La famille de Sainte-Marie d'Agneaux

     

         Richard d'Esquay, seigneur de Caenchy, fut fait par sa femme seigneur d'Agneaux, près de Saint-Lô. Il transmit le fief d'Agneaux et de Canchy avec la main de sa fille Girette en 1450 à Raoul.

         Raoul eût un fils, Jean II de Sainte Marie (1450-1518) qui épousa Blanche de Silly et qui fut le père de Jean III de Sainte-Marie, seigneur d'Agneaux et de Caenchy, lieutenant général et capitaine de la ville de Saint-Lô. Il avait embrassé la religion réformée et sera l'auxiliaire du marquis de Colombières en 1562 dans les brigandages commis à la cathédrale de Bayeux et dans le voisinage.

         Louis de Sainte-Marie, seigneur de Caenchy (1555-1616), gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi embrassera la religion protestante puis abjura en 1600, livrant ainsi la place forte de Granville aux catholiques. Louis, seigneur d'Agneaux et de Caenchy, décédé le 8 mars 1621, est enterré dans le chœur de l'église de Canchy avec son épouse, Jacqueline de Sabrevois. Sa sépulture, à gauche de l'autel, et l'inscription y sont encore visibles. On peut y lire : " Cy gist le corps de notre seigneur, le sir Louis de Sainte Marie, seul seigneur et patron de Caenchy, chevalier de l'ordre du Roy, gentilhomme ordinaire de sa chambre, lequel décèdera le huitième de mars 1616 ". On lui doit vraisemblablement les premières transformations du château en une demeure confortable.

         Son descendant, Louis de Sainte-Marie (1646-1687), épousera le 1er mai 1666 Marie Anne du Moustier dont le frère, Thomas du Moustier, sieur de La Motte, reprendra en 1672 les terres et la seigneurie de Caenchy.

     

    Ci-dessus, blason de la famille Sainte-Marie extrait de https://fr.geneawiki.com/index.php?curid=146273

     

    La famille du Moustier

     

         La famille du Moustier appartenait à la noblesse de Normandie. Elle a pour berceau la région de la Manche et occupait aux 16e et 17e siècles, dans les villes de Caen et de Bayeux, un rang distingué.

         En 1672, Thomas du Moustier reprendra la seigneurie de Canchy. Il occupera les mêmes fonctions de lieutenant général et maire perpétuel de Caen que son père, sieur de la Motte.

         De son mariage avec Marie Anne Onfroy, Thomas du Moustier aura trois enfants dont Nicolas (1674-,1720), seigneur de Goustrainville, lieutenant-général au bailliage et siège présidial de Caen et maire perpétuel de cette ville et Pierre Jean (1682-1717), seigneur des Mezerets et de Canchy, capitaine de cavalerie dans le Royal Piémont sans descendance.

         C'est le deuxième fils de Nicolas, François Gabriel Aimé du Moustier (1705-1764), lieutenant général au bailliage et siège présidial de Caen qui deviendra de seigneur de Canchy.

         À sa mort en 1764, le château de Canchy fut vendu le 8 juillet, pour 300 000 livres à Charles-François de Broglie, marquis de Ruffec. " [1]

     

    Ci-dessus, blason de la famille du Moustier de Canchy par Chicau — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=66055040

     

    La famille de Broglie

     

         " Charles-François de Broglie, né le 19 août 1719, s'engagea dans l'armée de son frère François Marie, qui devint ministre de la Guerre sous Louis XVI. Le maréchal de Soubise en prit ombrage et obtint l'exil des Broglie en Normandie.

     

    Blason de la famille de Broglie par Nicolas C - moi et inkscape, Domini públic, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7255204

     

    LES REMPARTS DE CANCHY (Calvados)     Charles François acquit en 1764 le château de Canchy dont il fit restaurer somptueusement les jardins. Autorisé à quitter son exil, le seigneur de Canchy fut appelé à reprendre son rôle de diplomate auprès du roi et de Dumouriez. Disgracié deux fois encore à la suite de cabales conduites au sein de la cour, notamment par le ministre Choiseul, il décida en 1777 de s'occuper uniquement de ses terres et de retourner s'installer à Canchy. Il décédera en 1781. " [1]

     

    Ci-dessus M. le comte de Broglie, musée Condé, Chantilly, vers 1757-1758 par Carmontelle — http://roglo.eu/roglo?lang=fr&m=NG&n=Charles-Fran%C3%A7ois+de+Broglie&t=PN, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19242284

     

         Pour Charles-François de Broglie voir ici.

     

          " Une notice de Canchy, datée du 10 janvier 1878 et signée de M. Marie, instituteur à Canchy, relate la confiscation du château de Canchy à la Révolution en ces termes :

          " Au moment de la Révolution la famille de Broglie quitta Caenchy, abandonna son château et ses terres. On considère ces biens comme ayant été vendus par la Nation. Cependant, à la date du 28 brumaire an III, on trouve dans les archives de la mairie, une délibération conçue en ces termes : " La citoyenne Louise-Auguste Montmorency veuve Broglie, est résidente à Angoulême, n'a point été et n'est pas comprise dans la liste des Émigrés de notre département et ses biens ne sont point en séquestre à Caenchy. "

         Aux termes de la loi du 18 octobre 1798 (26 vendémiaire an VII), les biens de la comtesse de Broglie, qui se faisait encore appeler Madame de Canchy, et de ses enfants furent confisqués comme biens nationaux et vendus en plusieurs lots. " [1]

     

    La famille du Moustier de Canchy

     

    LES REMPARTS DE CANCHY (Calvados)     " Le 24 octobre 1799, (5 brumaire an VIII), le château et ses terres furent adjugés à monsieur Menage et monsieur Noël pour 6 525 francs.
    Le château fut en grande partie dépecé et servi comme carrière de pierres pour la région. Leurs héritiers revendront en 1885 les restes du château et quelques terres à Charles Maurice du Moustier de Canchy (né en 1838), petit fils de Auguste Aimé Nicolas de Canchy.

         La propriété familiale est depuis lors restée dans les mains de ses descendants.

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://tourisme.aidewindows.net/canchy.htm#chateau-canchy

     

         Il la léguera, en effet à son fils Étienne du Moustier de Canchy, officier de cavalerie dans le 2e régiment de cuirassiers en 1917 qui, mort sans postérité, la laissera à son neveu homonyme Étienne.
          Étienne du Moustier de Canchy, (1909-1976), général de brigade de cavalerie, ancien chef d’état-major du général de Lattre, commanda en 1955 le 2e Spahi marocain.

         À sa mort, le général du Moustier de Canchy, sans descendance, léguera le château de Canchy au fils de son frère cadet Henri, (1914- 1969), Jean François du Moustier de Canchy, qui engagera d'importants travaux de restauration dans des bâtiments très dégradés avant de céder la propriété à son fils Nicolas du Moustier de Canchy. " (...) [1]

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE CANCHY (Calvados)     Les restes de l'ancien château sont au 18e siècle encore importants et fournissent un spécimen des grandes constructions seigneuriales des époques Henri IV et Louis XIII qu'illustre une gravure datant vraisemblablement de la fin du siècle précédent.

         Le château était alors carré et des douves remplies d'eau en défendaient les abords. Il n'en demeure aujourd'hui, dans son intégralité, qu'un seul côté d'une longueur de 100 mètres.

         Cette façade se compose d'une ligne de bâtiments avec pavillon carré au centre, renfermant au rez-de-chaussée la petite et la grande porte.

         Aux quatre coins étaient construites des tours d'une surface légèrement plus réduite, dont deux seulement subsistent. Celle située au sud, le long de l'église, dont la toiture s'est effondrée en 1925, était construite de façon exactement semblable à celle du nord qui, elle, a conservé sa couverture.

     

     

    Ci-dessus : à gauche, gouache de la fin du 19e siècle représentant la tour centrale de Canchy par Chicau — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=35192881 : à droite, une photo extraite de http://tourisme.aidewindows.net/canchy.htm#chateau-canchy

     

         Le pavillon central est encore surmonté dans sa partie supérieure d'une belle rangée de mâchicoulis. Sans doute, à la fin du 16e siècle, une longue toiture et une haute cheminée remplacèrent-elles le couronnement crénelé du Moyen Âge ; cette toiture que l'on retrouve dans une gouache de la fin du 19e siècle s'écroulera brutalement en 1970 en entrainant la voute et le plancher du 1er étage.

         Dans les escaliers conduisant au premier étage de la tour centrale et de la tour du sud, des meurtrières permettaient aux gardes postés dans la montée de lancer des projectiles, ultime défense contre ceux qui tentaient de pénétrer pour s'emparer de l'édifice. Les voutes situées à l'intérieur du bâtiment proprement dit étaient faites avec des pierres noyées dans du mortier ; elles ont plus de 50 cm d'épaisseur.

         C'est par la grande porte du pavillon central qu'étaient accueillis avec tous les honneurs les hôtes des châtelains au cours du 17e et du 18e siècle. À cette époque, de vastes jardins à la française occupaient la cour intérieure et les alentours du château sur une surface de 5 ha environ, dont les plans ont été relevés à l'occasion d'un voyage à Cherbourg effectué par le roi Louis XVI entre les 21 et 29 juin 1786 pour officialiser les travaux qu'il y avait engagés.

         Lors de sa confiscation et de sa mise en vente comme bien national en 1798, l'ensemble de la forteresse restait imposant, venant même d'être restauré par ses occupants. Le château avait alors atteint le sommet de sa munificence. Lorsqu'il sera repris cent ans plus tard par ses anciens occupants, la famille du Moustier de Canchy, seuls subsistaient les bâtiments actuels transformés en exploitation agricole, ayant perdu, avec trois des côtés de son enceinte et ses jardins à la française, son aspect seigneurial. (...) " [1]

     

    Le château aujourd'hui

     

    LES REMPARTS DE CANCHY (Calvados)     " Une observation attentive de la façade située sur la cour intérieure laisse apparaitre la partie la plus ancienne située entre l'église et la tour centrale, une partie reconstruite au 19e siècle et les restes des remaniements des 17e et 18e siècle autour de la tour du nord.

         La partie la plus ancienne est caractérisée par la présence de boulins et de fenêtres ogivales étroites. La plupart des espaces intérieurs, non restaurés datent d'une période antérieure au 17e siècle, qu'il s'agisse des différentes pièces de taille en général modeste, des escaliers et passages fortifiés desservant au premier étage l'ancien chemin de ronde ou des ouvertures creusées dans les murs.

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://docplayer.fr/55723418-Chateau-de-canchy-canchy-normandie-france.html

     

         Les boulins viennent compléter ceux du colombier situé à l'extérieur du château, dans le prolongement de l'église. Ce colombier témoigne de l'importance de la seigneurie de Canchy. Il fournissait œufs, viande et excréments de pigeon ou de colombe destinés à engraisser les terres seigneuriales. Seuls les seigneurs avaient le droit de chasse et les paysans devaient supporter ces volatiles qui venaient manger leur grain. Les seigneurs de Canchy ne passaient pas pour « commodes » à la fin du 18e siècle et l'on comprend que la destruction de ce colombier ait figuré dans les cahiers de doléance du tiers état de Normandie en 1789.

         La partie centrale du château, dans laquelle se trouve actuellement le grand salon en cours de restauration, s'est vraisemblablement effondrée ou a été dépecée : elle a dû être sommairement remontée au 19e siècle pour servir de grange. Comme toutes les ouvertures de la cour intérieure, un entourage de brique était venu encadrer portes et fenêtres. Les travaux de restauration engagés en 1990 ont permis de rétablir l'encadrement de pierre initial de toutes ces ouvertures.

         L'ensemble d'habitation situé dans le prolongement de ce salon et englobant la tour nord témoigne de réaménagements datant vraisemblablement du 17e siècle pour apporter le confort nécessaire. En attestent les sols et plafonds, les fenêtres rectangulaires à petits carreaux et surtout l'assortiment de cheminées de pierre ornées de la coquille. Vraisemblablement la partie centrale où se trouve aujourd'hui le salon avait-elle bénéficié des mêmes aménagements pour constituer un grand ensemble ainsi qu'en attestent les restes encore visibles d'une cheminée de la même époque à l'intérieur de la tour centrale. " [1]

     

         Pour Auguste de Canchy voir ici.

         Pour Jean-François de Canchy voir ici.

     

    Protection

     

       " Tours carrées : inscription par arrêté du 2 juillet 1927 " [4]

     

    A proximité :

     

    O Église Notre-Dame, du 13e siècle.

     

          " Construite au 12e siècle et très remaniée au 19e, l’église conserve quelques vestiges de style roman. Jusqu’au 19e siècle, un accès direct permettait aux seigneurs de Canchy de se rendre à l’église depuis le château. A noter : croix monumentale sur colonne ionique (1838), monument aux morts (1887) et tombes tumulaires en tuf caractéristiques du Bessin dans l’enceinte du cimetière. " [2]

     

     

     

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de https://cdt14.media.tourinsoft.eu/upload/4---CIRCUIT-CANCHY.pdf

    [3] Extrait du Bulletin monumental publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques et dirigé par M. de Caumont - Éditeurs : Lance (Paris)/Frère (Rouen)/Marie-Viel (Caen)/Société française d'archéologie (Paris), 1858https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k31044f/f188.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Canchy%22

    [4] Extrait de https://monumentum.fr/chateau-pa00111213.html

     

    Bonnes pages :

     

    O https://www.ouest-france.fr/normandie/canchy-14230/canchy-balade-entre-patrimoine-bati-et-marais-6454280

    O https://docplayer.fr/55723418-Chateau-de-canchy-canchy-normandie-france.html

     

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  • LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite de http://www.parc-naturel-perche.fr/voir-faire/monuments-et-jardins/manoir-de-la-gauberdiere-768973#lg=1&slide=0 ; au centre, une photo extraite de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00135528 ; à droite, une photo extraite de http://cgluth.net/index.php/2012/09/08/8-sept-2012-manoir-de-la-gauberdiere/

     

    LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne)      " Manoir de la Gauberdière : 1494 - 1505
    Le manoir de la Gauberdière est un manoir gothique typique du Perche de la fin du 15e siècle. " [1]

     

         Il s'agit d'un grand logis flanqué d’une tour abritant un escalier à vis. Ce manoir typique du Perche gothique se distingue notamment par sa charpente à double faitage et croix de Saint-André et une chapelle Renaissance. [NdB]

     

         " Le monument est situé dans le département français de l'Orne, dans l'ancienne commune de la Rouge, lieu-dit La Gauberdière. " [2] [ commune de Val-au-Perche ]

     

         " La commune de La Rouge est située à 60 km au Sud-Ouest de Chartres, à 50 km au Sud-Est d'Alençon et à 8km au Sud-Ouest de Nogent le Rotrou. Le manoir de La Gauberdière est situé à 1,5 km au Nord-Ouest de La Rouge. " [3]

     

    LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne)   LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne)

     

    Plan de situation du manoir de la Gauberdière à La Rouge ; blason du département de l'Orne par Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona 01/11/2007., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3003955

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne)     " Il a été construit par Louis Gaubert, lieutenant général du bailli du Theil et de Préaux, bailli de Villeray, de Ceton, puis de Saint-Denis de Nogent-le-Rotrou, époux de Marguerite Du Fay, originaire de Ceton. " [2]

     

         " L’effigie de Sainte Marguerite d’Antioche sur le linteau sculpté de la porte d’entrée, abîmée à la révolution française, est à rapprocher de Marguerite du Fay, épouse de Louis Gaubert, constructeur du Manoir de 1494 à 1504. " [1]

     

    Ci-dessus, un dessin extrait de http://chateauruine.fr/article-maison-forte-de-la-gauberdiere-111360601.html

     

    LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne)  LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite de http://chateauruine.fr/article-maison-forte-de-la-gauberdiere-111360601.html ; au centre, une photo extraite de http://cgluth.net/index.php/2012/09/08/8-sept-2012-manoir-de-la-gauberdiere/ ; à droite, une photo extraite de http://cgluth.net/index.php/2012/09/08/8-sept-2012-manoir-de-la-gauberdiere/

     

    Description :

     

         " Manoir rural du début du 16e siècle (ou de la fin du 15e siècle). La chapelle date de la Renaissance. Les communs sont du 18e siècle. Le manoir se compose d'un corps de logis situé au fond d'une cour avec, attenant au nord, un petit bâtiment de service à usage de four à pain ; à l'ouest, d'une chapelle ; au sud fermant la cour, d'une série de communs. Le corps de logis comprend une aile rectangulaire sur laquelle se greffe, sur la façade antérieure, une tour d'escalier octogonale. Cette aile se prolonge, sur la façade postérieure, au centre, par une aile en retour perpendiculaire. Contre ce pignon est accolé une demi-tour carré qui abrite un ancien fumoir à viande. " [4]

     

    LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite de https://www.peripleties.fr/perche-en-camping-car/ ; au centre un plan extrait du cadastre napoléonien de 1830, Archives de l'Orne, https://archives.orne.fr/ ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         " Il est classiquement constitué d’un grand logis en forme de T, flanqué d’une tour octogonale renfermant un escalier à vis en pierre, qui distribue l'habitation de la cave aux combles. La charpente, à double faîtage et croix de Saint André est parfaitement conservée. (...)
         Attenant à droite du logis un four à pain et sa boulangerie. En face les communs sont de la même époque.


    LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne)     A gauche du manoir, la chapelle datée d’environ 1540 est typiquement renaissance.
         L’ensemble des bâtiments est entouré de terres, gardant la vocation agricole du manoir depuis l'origine. " [1]

     

     

    Ci-dessus, une photo de la chapelle extraite de http://cgluth.net/index.php/2012/09/08/8-sept-2012-manoir-de-la-gauberdiere/

     

    Protection :

     

         " Le logis et le four à pain, les façades et les toitures de la chapelle et des communs sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le 1er juin 1995. " [2]


         " Visite libre des extérieurs, de la chapelle (intérieur), de la charpente et de la boulangerie du logis. Guide de visite remis au visiteur et panneaux explicatifs sur place. " [1]

     

    A proximité :

     

         " La Beaussonnière est la plus ancienne seigneurie de La Rouge, la plus puissante aussi avec une partie datant de la fin du 13e siècle, puis une extension en deux étapes vers 1450, puis vers 1500. Ce fief relevait de la châtellenie de Bellême, et se composait de cinq arrière-fiefs : la Fontaine, le Marais, le Boulay, la Rigaudière, la Senoudière. Au début du 14e siècle, il appartenait à Nicolas Le Roy, d’une famille originaire du Poitou (Loudun), époux d’Alix Louël de la Vove. " [2]

     

    LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne)  LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne)

     

         " Le château de Lorière est construit en 1746 à l’emplacement d’un manoir par François de Carpentin. De plan rectangulaire avec pavillons carrés à chaque extrémité, le centre forme saillie, et est doté au niveau de la toiture d’un petit fronton triangulaire armorié. Le parc à l'anglaise a été restauré par les actuels propriétaires et proposé à la visite. Le château et son parc sont inscrits aux Monuments historiques. " [2] 

     

    LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA GAUBERDIERE (Orne)

     

         " L'église Saint-Rémy est d’origine romane. Elle abrite plusieurs œuvres classées à titre d'objets. Elle est construite en plusieurs étapes : aux 12e et 13e siècles, comme en témoigne son porche contre-brisé visible après avoir passé la première porte du clocher, puis aux 15e et 16e siècles avec la construction du clocher, l’ouverture de portes latérales aménagées dans les contreforts (unique dans la région) (...) Elle fut dotée d’un haut clocher carré avec quatre fenêtres en son sommet pour surveiller les alentours, d’une bretèche au-dessus du portail principal et de sas pour ses deux portes latérales protégées par ses épais contreforts. ... " [2]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.parc-naturel-perche.fr/voir-faire/monuments-et-jardins/manoir-de-la-gauberdiere-768973

    [2] Extait de Wikipédia

    [3] Extrait de http://chateauruine.fr/article-maison-forte-de-la-gauberdiere-111360601.html

    [4] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00135528

     

    Bonnes pages :

     

    O https://actu.fr/normandie/mortagne-au-perche_61293/elles-font-revivre-lhistoire-du-manoir_7515687.html

    O http://chateauruine.fr/article-maison-forte-de-la-gauberdiere-111360601.html

    O http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-orne-manoir-a-la-rouge-manoir-de-la-gauberdiere.html

    O https://www.routes-touristiques.com/tourisme/les-circuits/basse-normandie/circuit-de-la-route-des-manoirs-du-perche-61-orne.html

    O http://www.davidcommenchal.com/index?/category/264-manoirrestauration

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  • Le Catelier-Pelletot

     

         Il y eut, sans doute, un lieu fortifié au Catelier d'où son nom et un château fort à Pelletot. Le Catelier a fusionné, en 1823, avec Pelletot. [NdB]

     

            " Le nom de la localité est attesté sous la forme Casteler fin du 12e siècle. Forme normande équivalente au vieux français chastelier, « lieu fortifié » [1]

     

    " Le catelier.

     

    Les remparts de Pelletot (Seine-Maritime)     Le nom de cette ancienne paroisse rappelle ces castella gallo-romains dont on trouve de nombreux vestiges dans toute la Normandie. On leur donne, selon les lieux, les noms divers de Catel, Castel, Castelets, Castelon, Catillon, Catiau, Chatiax et Castellans. Tous ces noms ont une signification commune et rappellent ces forteresses ou ces maisons de pierre dont les Romains avaient couvert cette partie de la Gaule. Devant l'église du village, se voit encore un tertre élevé sur lequel la tradition prétend que fut un château, c'est celle motte jadis fortifiée qui a donné au pays le nom de Catelier.

         C'était sur le bord du grand chemin de Rouen à Dieppe, que les Romains avaient construit cet antique château. Le moyen-âge y greffa une forteresse féodale dont le maître était seigneur-patron de l'église. " [2]

     

         " La paroisse du Catelier, aujourd'hui réunie à Pelletot, était donc une des plus antiques de la contrée. Son nom, qui n'est qu'un diminutif de celui de Castel, rappelle, comme celui de Castelon, Castillon, etc., que cette paroisse était redevable de son origine à un de ces castella gallo-romains dont on retrouve tant de modèles dans toute la contrée voisine. Indubitablement, ce castellum était destiné à protéger la voie dont nous venons de parler. " [3]

     

    " Le Catelier-Pelletot.

         Epoque romaine. — Le village du Câtelier, dont le nom doit venir du latin Castellum ou Castella, est situé sur la chaussée antique qui de Dieppe conduisait à Rotomagus (Rouen) et à Ritumagus (Radepont). Devant l’église est un tertre ou motte circulaire en terre, ancien Castellum qui doit avoir donné au pays le nom qu’il porte. La tradition prétend que ce tertre fut surmonté d’une forteresse. Cela est très possible ; mais ce qui est plus certain encore, c’est qu’autour de cette motte et dans les environs, on a rencontré des tuiles, des briques, des poteries et des monnaies antiques.
    « Les Eglises de l’arrondissement de Dieppe, » t. III. p. 374-375. Guilmeth, « Descr. géogr., hist., stat. et mon., » t. IV, p. 20. " [4]

     

    Le château de Pelletot

     

         " Le château de Pelletot se trouvait dans ce qui est aujourd'hui le hameau Pelletot de la commune du Catelier. Il est aujourd’hui détruit par la révolution française mais se tenait, auparavant, à côté de la petite église qui subsiste en rénovation. Il a appartenu à Anne Potier de Sévis, un gentilhomme et seigneur du château Pelletot. " [1]

     

     

    Les remparts de Pelletot (Seine-Maritime)Les remparts de Pelletot (Seine-Maritime)

     

    Plan de situation supposé du château de Pelletot au Catelier ; blason de la famille de Pelletot ? https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=6317070&desc=pelletot_de_saint_martin_normandie_pays_de_caux&individu_filter=martin

     

         " Enfin auprès du cimetière qui entoure l'église, dans une cour de ferme, se voient encore les fondations et des fragments des murs et des tours du château de Pelletot (probablement du 13e siècle). Ils forment une immense motte entourée de ses fossés, au travers desquels on distingue les piles du pont-levis. " [5]

     

    Les remparts de Pelletot (Seine-Maritime)

    Ci-dessus, deux photos extraites du D.U. de généalogie et recherche en histoire des familles par Martine Fleury, Faculté d’histoire de l'université de Nîmes, année universitaire 2015-2016 ; directeur de mémoire : M S. Cosson https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02275689/document

     

    (Abbé Cochet, 1846) " Pelletot.

          Le vieux château de Pelletot montrait encore, il y a 50 ans, son enceinte carrée flanquée de tours rondes terminées en pointe. Les fossés étaient remplis d'eau et le pont se dressait sur ses trois piles aujourd'hui démolies. Les douves féodales ont été comblées par les débris des tourelles. Les épaisses murailles, qui se dressent sur le tertre du donjon, accusent les destinées militaires de ce vieux castel.

         Derrière le château et dans l'enceinte fortifiée de leur burgus, les sires de Pelletot avaient placé une petite église, dans le cours du 11e ou du 12e siècle. Le tuf et le silex en avaient fait les frais. Aux côtés du midi est une porte cintrée qui a été remplacée au 18e siècle par le portail de l'ouest. Ce fut dans ce même temps qu'on agrandit les fenêtres et qu'on remania l'église. - Les seigneurs du village, patrons de la cure, avaient couvert l'église de leurs armoiries et l'avaient entourée de leurs ceintures noires. Lorsque Jean de Pelletot, miles, présenta à Eudes Rigaud le prêtre Grégoire, la cure alors complait 18 paroissiens ; 500 ans plus tard il y avait 27 feux. A présent ce n'est plus ni une paroisse, ni une commune, c'est un simple hameau du Catelier. " [2]

     

    Les remparts de Pelletot (Seine-Maritime)     (Abbé Cochet, 1864) " Pelletot (Section du Catelier-Pelletot).
    Époque incertaine. - Pelletot, ancienne paroisse et ancien château, siège d’une grande famille féodale, n’est plus qu’une section du Câtelier. Les restes du château fort sont encore près de l’église avec un tertre entouré de fossés remplis d’eau.

    « Les Églises de l’arrond. de Dieppe ». Il, p. 375. Guilmeth, « Desc. géogr., hist., mon. et stat.,» t. IV, p. 20. " [4]

     

    Ci-dessus, une photo extraite du site Géoportail.

     

         " Alexandre Guimeth, énumérant les différentes communes du canton de Longueville en 1842, commence par « Le Catelier-Pelletot », en raison du rattachement de Pelletot à celle du Catelier en 1824, dont elle forme désormais un hameau, et si ce nom s’est effacé ensuite derrière celui du Catelier, l’ancienne commune n’en a pas démérité pour autant, car l’histoire du Catelier est surtout connue pour celle des seigneurs de Pelletot. (Site de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales,historique du Catelier, in le site des cartes de Cassini).

         L’abbé Cochet, que nous avons déjà cité, nous indique : « Quant à Pelletot, il possédait, en 1439, une église dédiée à Saint Laurent. A peu de distance de cette église, on voit une motte, entourée d’un fossé. On a découvert sur le sommet de cette motte des traces de constructions et devant l’église est un tertre ou motte circulaire en terre. La tradition prétend que ce tertre fut surmonté d’une forteresse. Cela est très possible ; mais ce qui est plus certain encore, c’est qu’autour de cette motte et dans les environs, on a rencontré des tuiles, des briques, des poteries et des monnaies antiques ». Si Pelletot montrait encore en 1800, près de l’église, « son vieux château [à] l’enceinte carrée flanquée de tours rondes terminées en pointe, ses fossés remplis d’eau et son pont [qui] se dressait sur trois piles/... les douves féodales [avaient] été comblées par les débris des tourelles, [et] les épaisses murailles [qui] se dressaient sur le tertre du donjon [accusaient] les destinées militaires de ce vieux castel ». Aujourd’hui tout a quasiment disparu. Ne subsistent que quelques vestiges rongés par le vent et la pluie, au-delà de la haie qui entoure la chapelle de Pelletot... " [6]

     

    Le passage de Jeanne d'Arc ?

     

         " Les « Godons » auront longé la Maladrerie de la Madeleine, traversé les paroisses des Cent-Acres et du Catelier où - selon une version rapportée par M. Gaston Vallée qui a particulièrement fréquenté cette région - Jeanne aurait marqué un arrêt au château de Pelletot, alors occupé par l'ennemi (qui l'avait attribué, comme Longueville,
    à Gaston de Foix) et dont la motte, entourée d'eau, est encore visible près de l'église. " [7] 

     

    Le fief de Pelletot

     

    Les remparts de Pelletot (Seine-Maritime)     " Le vicomte d’Estaintot poursuit son intervention par l’histoire des possesseurs du fief. « Au 13e siècle, le fief de Pelletot, demi fief de haubert, relevant du comte de Longueville, appartenait à la famille de ce nom. Le pouillé, dit d’Eudes Rigaud, fait mention de Raoul et de Jean de Pelletot, comme ayant joui du patronage de l’église au temps des archevêques Gautier et Eudes Rigaud. »

     

     

     

    Blason de la famille de Pelletot ? https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=6317070&desc=pelletot_de_saint_martin_normandie_pays_de_caux&individu_filter=martin

     

         [Qu’est-ce qu’un fief de haubert ? Il s’agit d’un fief de chevalier, dont le possesseur était obligé à 21 ans de se faire armer chevalier et de servir avec le haubert, cette cotte de mailles dont seuls les chevaliers pouvaient se servir. Le fief ne relève pas immédiatement du roi, mais peut être tenu de baronnie, la baronnie de comté, le comté de duché, et le duché du roi. Ce fief se transmet par les aînés et ne peut être partagé entre mâles, mais peut l’être s’il n’y a que des filles pour héritières, et jusqu’en huit parties. Un demi-fief est donc l’indice d’un héritage par une femme. Si le service d’un fief entier était de quarante jours, celui d’un demi-fief l’était de vingt]. Ce qu’on va retrouver dans la suite. (Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers)

     

    Les remparts de Pelletot (Seine-Maritime)     « En 1316, dans l’information du comté de Longueville, Colart de Pelletot, escuyer, est porté comme possesseur du fief et tenu à 20 jours de services. Le revenu de son fief était évalué à 200 l., somme considérable pour l’époque. Du reste au 18e siècle, « le domaine non fieffé s’étendait encore sur 212 acres de terre » [ soit environ 86 hectares ]. « Au milieu du 15e siècle, le seigneur de Pelletot est Robert de Floques, que l’on trouve en 1456, 1458, et 1459, qualifié seigneur d’Avricher et de Pelletot. " [6]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Flocques http://geneagraphe.com/wp-content/uploads/2019/06/blason-de-Flocques-1.png

     

    Les remparts de Pelletot (Seine-Maritime)     " Robert de Flocques (date de naissance inconnue - mort en 1461 à Évreux, Normandie), dit Flocquet, est un homme de guerre français.

         De basse noblesse picarde, Robert de Flocques participe aux combats de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons (1407-1435) dans le camp armagnac. Il se lie de fidélité au roi Charles VII, pratique l'écorcherie dans les territoires bourguignons et vit de la guerre jusqu'en 1444, où il reçoit une lettre de rémission pour toutes ses exactions. En 1441, il reprend Évreux aux Anglais et devient le bailli de la ville. En 1445, il est intégré à l'armée permanente de Charles VII comme capitaine d'Ordonnance. En 1449-1450, il participe à la conquête de la Normandie. Il meurt en 1461. " [1]

     

     

     

    Ci-dessus, dalle funéraire de Robert de Flocques qui se trouvait initialement à l'abbaye du Bec se trouve exposée dans l'église Saint-Aubin de Boisney. Par Léon Le Métayer-Masselin (1828-1900) — Collection de dalles tumulaires de la Normandie, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17484885

     

    Les remparts de Pelletot (Seine-Maritime)     " Le fief passa à son fils, noble homme Jacques de Floques, qui, en 1463, est seigneur de Pelletot, conseiller et chambellan du roi notre sire, bailly d’Evreux. En 1467, le seigneur de Pelletot est noble et puissant seigneur Gilles de Rouveroy, dict de Saint-Simon, chevalier, conseiller, chambellan du roy, notre sire, bailly et capitaine de Senlis, à cause de Jehanne de Flocques, sa femme. On lit dans Moreri qu’elle était fille de Robert de Flocques, seigneur de Grumesnil, maréchal héréditaire de Normandie et bailly d’Evreux. Veuve en 1477, elle avait épousé, en 1478, noble homme Jehan d’Illiers qui prenait, à son droit, le titre de seigneur de Pelletot. Enfin, en 1484, Nicolas Blanc-Baston, escuyer, est seigneur de Pelletot. /../ c’est ce Nicolas Blancbaston dont nous avons décrit la tombe. Il fut enterré à Pelletot en 1490. A quel titre devait-il la possession de ce fief ; nous verrons en 1556 ses descendants se dire descendants de dame Jeanne de Floques et l’auteur cite à ce propos le chartrier du château de Montigny où l’on peut lire : « les hoirs de Nicolas Blanc-Baston, estant présent en la garde de mon dit sieur le comte en tiennent la terre et seigneurie de Pelletot par le demi fief de haubert et s’estend audict lieu de Pelletot et es parties d’environ.» Ce Nicolas disparut en laissant des orphelins et « la garde noble des mineurs fut confiée à noble homme Jehan de Blanc-Baston, prêtre, leur oncle, à la charge de payer 20 livres de rente au comte de Longueville et sous réserve de patronage. » Déclaré en 1505 « d’âge suffisant pour régir et gouverner ses biens », le fils aîné Jehan de Blanc-Baston épousa Catherine Leconte, « supposée de la même famille que les seigneurs de Draqueville ». Ce fut lui qui vint à son tour reposer auprès de son père dans l’église de Pelletot, sous la seconde tombe que nous avons décrite. Des mémoires manuscrits portent qu’il fut vicomte de Longueville, et cette charge judiciaire explique le costume civil sous lequel il est représenté sur sa tombe /../ Ce serait lui qui aurait construit le manoir de Pelletot, ce qui réduirait dans une certaine mesure la physionomie guerrière que lui attribuait M. l’abbé Cochet.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Blanc Bâton par Gilloudifs.

     

    Le décès de Jehan [et non Nicolas, comme indiqué par erreur dans ce texte] Blancbaston se place en 1537. On trouve aux dates de 1539, 1546, 1558, un autre Nicolas Blancbaston, seigneur de Pelletot, de Cropus, deTouvoye, de Saint-Hellier et du Petit-Bosctheroulde. C’est encore lui qui, lors de la recherche de noblesse de 1556, est désigné dans les termes suivants, auxquels nous faisions allusion à l’occasion de la transmission de la terre de Pelletot, de la maison de Flocques en celle ce Blanc-Baston : « Nicolas Blancbaston, sr de Pelletot, tenu de Longueville, des fiefs de Cropus et Botheroulde, soy disant noble et estre issu de dame Jehanne de Floques. » Il était mort avant 1567, car aux taxes de l’arrière-baon dressé à cette date « les soubs Nicolas Blancbaston pour le fief de Cropus » sont taxés à « 50l. » L’unique héritière de Nicolas fut une fille, noble dame Anne Blancbaston, femme de noble et puissant sieur messire Jean de Prevel, seigneur de Montéraullier. Elle possédait alors les fiefs de Pelletot, Saint-Hellier, Touvois, Cropus, Bosctheroulde et de Lesprevier. Son fils, François de Prevel, les possédait en 1601 ; Charles son petit-fils en 1639, et jusqu’en 1679 ; avant 1679 une autre famille les avait remplacés par acquisition, celle des Le Mire, représentée par Pierre Le Mire, conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France et de ses finances, conseiller du roi en ses conseils et grand audiencier de France en 1686. Il se qualifiait seigneur châtelain et patron de Pelletot, Cropus, Boisguillaume. Il avait épousé haute et puissante dame Marguerite-Charlotte de Longueil qui, veuve en 1704, jouissait de la garde noble de Pierre-Charles Le Mire, son fils. Notre collègue, M. des Guerrots, a retrouvé dans la cuisine de la grande ferme de Pelletot une magnifique plaque de cheminée aux armes des Le Mire et des Longueil... Le domaine féodal avec réserve d’usufruit, fut aliéné le 29 avril 1728 au profit d’Adrien-Henry Dambray, seigneur de Montigny, et tout le domaine fieffé, en 1734, au profit de M. Potier de Sévis. Le fils de ce dernier rétrocéda lui-même ses droits en 1785, à Thomas de Bosmelet, baron d’Auffay, dont les descendants possédèrent longtemps la grande ferme à Pelletot.» [6]

     

    La chapelle Saint-Laurent de Pelletot

     

         (1842) " Quant à Pelletot, il possédait, en 1439, une église dédiée à la sainte Vierge, et une chapelle dédiée à saint Laurent. A peu de distance de cette église, on voit une motte ronde, entourée d'un fossé. On a découvert sur le sommet de cette motte des traces de constructions. " [3]

     

    Les remparts de Pelletot (Seine-Maritime) Les remparts de Pelletot (Seine-Maritime) Les remparts de Pelletot (Seine-Maritime)

     

    Photos ci-dessus : à gauche, une photo extraite de https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Chapelle_Saint-Laurent_de_Pelletot ; au centre une photo extraite de http://nddessources.free.fr/page_pelletot.html ; à droite, une photo extraite de http://nddessources.free.fr/page_pelletot.html

     

         " L’édifice religieux de Pelletot est improprement appelé « chapelle », car il s’agit d’une véritable église, avec ses fonds baptismaux. Dédiée à Saint-Laurent, elle n’est accessible au public qu’une fois par an, pour une messe le dimanche le plus proche de la Saint Laurent (qui se situe le 10 août), et nous avons eu le privilège de bénéficier d’une visite guidée grâce à la bienveillance d’un ancien édile de la commune, qui nous en a ouvert les portes et commenté l’architecture et l’histoire. Construite aux 11e et 12e siècles elle a fait l’objet au fil du temps de modifications, telles que sa porte cintrée au sud remplacée par un portail à l’ouest au 18e siècle, en même temps qu’un agrandissement des fenêtres. La contre table en plâtre moulé date elle, du 17e siècle. Elle est caractéristique du règne de Louis XIV, avec ses colonnes corinthiennes torses entourées de rosiers. La Vierge au serpent y est en fronton tandis que Saint Laurent se trouve en bas, et que les armes des seigneurs sont gravées dans cette sculpture. (...)

         La population de la commune était par ailleurs attachée à cet édifice, en raison du très fréquenté pèlerinage de Saint Laurent. (...) " [6]

     

         On trouve dans la chapelle Saint-Laurent deux pierres funéraires :

     

          " Cochet : « la plus ancienne est de la fin du 15e siècle (1490). Elle a 0 m 91 de large sur 1 m 95 de long. La décoration est empruntée au style ogival de l’époque et se développe avec toute sa richesse ; aux quatre coins de la dalle, des écussons écartelés largement traités ; sous l’arcade surbaissée de cintre gothique, un homme d’armes, tête nue, avec son armure de plates, ses solerets de fer, repose, les pieds appuyés sur un animal qui nous a plutôt fait l’effet d’un chien que d’un lion. Les cheveux sont longs et bouclés sur les côtés, coupés court sur le front ; la face imberbe ; l’armure est recouverte d’une cotte d’armes à larges emmanchures, et le blason écartelé est fidèlement reproduit sur le devant et sur les épaules de la cotte.». Autour de la dalle on lit en caractères gothiques : « Ci-gist noble homme Nicolas Blancbaston écuyer en son vivant seigneur et patron de Pelletot lequel trespassa le premier jour d’octobre l’an de grâce M.CCCC.IVxx priez Dieu pour lui » Les armoiries qui ornent la cotte d’armes et les quatre angles de la pierre sont : « de gueules au bâton écoté d’argent mis en pal,accosté de quatre fleurs de lys d’or posées 2 et 2, écartelé de...à 3 pals de ..à la bande de ...chargés de trois mouchetures d’hermines de .. brochant sur le tout, au chef de..». [ Description qu’on peut compléter par celle de l’Abbé Cochet, à propos des armoiries « un et quatre des Blanc-Baston et au deux et trois des Pelletot » ]. Voilà qui ne rend pas aisée la représentation de ces armoiries, mais défi auquel s’est attaqué un habitant du Catelier, artiste peintre, et dont le résultat figure dans l’église de Pelletot. La seconde pierre placée près de celle-ci, atteint la dimension de 2 m 10 sur 1 m 20. C’est le style de la Renaissance avec toute la délicatesse de ses rinceaux et sa profusion d’ornements, qui ne laisse aucune partie de la pierre sans la décorer de ses arabesques ; la légende est encore gothique, mais les personnages [ un homme et une femme ], que le double dais abrite, sont revêtus du costume civil du temps. Le mari est tête nue, les chausses collantes, les souliers carrés et à crevés, le surcot tombant droit, ouvert sur le devant avec de larges revers, ses larges manches fendues sur le côté. La femme a son surcot à empiècement tombant à plis larges et droits, son chapelet à la ceinture, les cheveux emprisonnés dans une coiffe, la tête couverte d’un chaperon. Autour de la pierre court la légende : « Cy git noble homme [ Jehan ] Blancbaston escuyer, en son vivant seigneur de Pelletot lequel décéda le 21 jour de may m. Vc XXXVIIet de damoyselle Catherine le Conte sa femme laquele deceda le...jour de ...mil Vc[LX] priez Dieu pour eux ». Aux angles supérieurs de la pierre se voit, à droite, l’écusson du mari, aux armes de Blancbaston ; à gauche, le même écusson, parti d’une fasce et d’une étoile et demi-étoile de ....». De cette dalle nous ne disposons pas de dessin et le temps s’est employé à effacer les gravures, rendant obsolète toute tentative de photographie. " [6]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Les églises de l'arrondissement de Dieppe, Volume 1 de Jean Benoît Désiré Cochet ; J.B.S. Lefebvre, 1846 https://books.google.fr/books?id=XT0bAAAAYAAJ&dq=CATELIER-PELLETOT&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

    [3] Extrait de l'Histoire des environs de Dieppe comprenant les cantons de Longueville, de Tôtes, de Bacqueville, d'Offranville, d'Envermeu et de Bellencombre par Alexandre Guilmeth ; Berdalle de Lapommeraye, 1842 - 286 pages https://books.google.fr/books?id=AEMbAAAAYAAJ&dq=CATELIER-PELLETOT&hl=fr&output=text&source=gbs_navlinks_shttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65229955/f34.item.r=%22le%20Catelier-pelletot%22

    [4] Extrait de La Seine-Inférieure historique et archéologique : époques gauloise, romaine et franque par M. l'abbé Jean-Benoît-Désiré Cochet (1812-1875) Éditeur (Paris) 1864 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32141851/f114.item.r=%22le%20Catelier-pelletot%22

    [5] Extrait du Bulletin de la Commission des antiquités de la Seine-Inférieure - Éditeur Rouen/Luneray/Fécamp 1895 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63057442/f153.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Pelletot%22

    [6] Extrait de D.U. de généalogie et recherche en histoire des familles par Martine Fleury, Faculté d’histoire de l'université de Nîmes, année universitaire 2015-2016 ; directeur de mémoire : M S. Cosson https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02275689/document

    [7] Extrait de l'Annuaire des cinq départements de la Normandie publié par l'Association normande – Éditeur (Caen) 1933 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5454733c/f54.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Pelletot%22?rk=42918;4

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    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure) 

        On trouve sur le territoire d'Acquigny l'enceinte préhistorique du Château-Robert et le site d'un château fort du 12e siècle au lieu-dit Cambremont. Le château renaissance actuel d'Acquigny est construit à partir de 1557 à l'emplacement d'une forteresse rasée en 1378. [NdB]

     

    Ci-dessus : à gauche, une vue aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, une carte IGN extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     " Cette commune était le chef-lieu d'une ancienne baronnie longtemps divisée en plusieurs parties et possédée par d'illustres familles.

         Le titre le plus ancien où il soit fait mention d'Acquigny est un diplôme de Charles II le Chauve qui confirme en 876 les possessions de l'abbaye de Saint-Ouen. (...)

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     Depuis le début du 5e siècle, Acquigny est célèbre pour le culte de saint Mauxe et saint Vénérand. Selon la légende, Mauxe serait un évêque d’origine italienne qui après avoir souffert pour la foi dans son pays se serait sauvé dans les Gaules accompagné de Vénérand, son diacre et son frère par le sang. Poursuivis par Sabinus, le proconsul auquel ils avaient échappé en Italie, ils furent rejoints sur les bords de l’Eure à Acquigny. Là, Sabinus fit trancher la tête de saint Mauxe, de saint Vénérand et de 38 de ses propres soldats que venaient de convertir les paroles et les miracles du saint évêque. L’endroit même où eu lieu le martyre porte encore le nom de Clos Saint-Mauxe. Les chefs de saint Mauxe et saint Vénérand sont conservés dans une châsse reliquaire. Cette châsse, restaurée, se trouve depuis 2008 dans la salle des archives de la mairie d’Acquigny (...)

     

    Ci-dessus, bustes reliquaires de saint Vénérand et saint Mauxe à Acquigny, photo extraite de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:S_Mauxe_%26_S_V%C3%A9n%C3%A9rand.jpg#mw-jump-to-license

     

         Vers l'an 1035, Roger de Tosny, seigneur de Conches ayant fondé l'abbaye de Conches, donna à cette dernière l'église d'Acquigny avec la dîme du blé, du vin, du poisson pêché dans l'Eure et des moulins.
    Les biens de cette puissante famille, implantée tout d'abord à Tosny, au sud des Andelys, s'étendent en direction du sud-ouest, région de vastes plateaux, alors en partie couverts de forêts, traversés par les vallées fertiles de la Risle, de l'Iton et du Rouloir. Outre Tosny, elle tient trois forteresses : Conches (le centre de leur honneur), Portes et Acquigny, auxquels il faut ajouter des domaines dispersés en vallée d'Eure (Fontaine-sous-Jouy, Cailly-sur-Eure, les Planches, Acquigny), en vallée de la Seine (Tosny, Villers-sur-le-Roule, Bernières-sur-Seine), en Vexin Normand (Vesly, Guerny, Villers-en-Vexin, Hacqueville, Heuqueville, val de Pîtres), en pays de Caux et Talou autour de Blainville-Crevon, de Mortemer-sur-Eaulne, de Dieppe et de Yerville. " [1]

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     On trouve à Acquigny plusieurs monuments et sites intéressants dont :

     

         O L'enceinte préhistorique du Château-Robert (Préhistoire) Classé MH (1945). Il s'agit des vestiges d'un important site de fortifications préhistoriques situé sur la rive droite de l'Eure, dominant la commune d'Acquigny. (...) Ce retranchement occupe l'extrémité d'un éperon formé par la vallée de l'Eure et le vallon de Gruchet. Il domine la vallée d'un peu moins de 100 mètres. (...)

         D'autres levées de terres ou amoncellement de pierres sèches constituent, à l'intérieur de la surface délimitée, d'autres enceintes plus petites. L'ensemble est aujourd'hui complètement boisé et est propriété privée. " [1]

     

    Ci-dessus, plan extrait de la Notice historique sur la commune d'Acquigny : avant 1790 par l'abbé Pierre-François Lebeurier (1819-1886). Éditeurs Huet (Évreux)/Dumoulin (Paris)/Lebrument (Rouen) 1862 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6507559x/f72.item.r=%22Acquigny%22

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     " Château Robert, une enceinte, nommée le Château Robert se remarque au nord des ruines de Cambremont on y voit encore des restes de fossés larges et profonds, et des remparts en terre. Cette enceinte, suivant les uns, ne serait rien moins qu'un lieu de refuge gaulois, dont plus tard les Romains auraient fait un camp ; suivant d'autres, on devrait l'attribuer au moyen-âge. Quoi qu'il en soit, cette
    enceinte était admirablement située pour dominer, sur une très vaste étendue, la vallée de l'Eure et le cours de la rivière. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo trouvée sur le site Google Earth.

     

         " Cet éperon barré, dominant les ruines de Cambremont, l'église et le château d'Aquigny, forme un cap dominant la vallée de l'Eure au Nord, à l'Ouest et au Sud ; il est isolé du coteau boisé, vers l'Est, par un immense rempart, en arc de cercle, mesurant 100 mètres de corde ; une porte existe au centre de ce grand rempart. Le talus s'élève de 15 mètres et de 18 mètres du fond du fossé; ce dernier fossé mesure de 4 à 6 mètres de profondeur et 8 à 10 mètres de largeur, vers le plateau ; ce fossé a dû se combler par la chute des feuilles et le ruissellement provenant de talus. Un second retranchement, comprenant un talus de 1m 50 à 2m 50 et un fossé de 3 mètres, précède le grand talus ; il forme au centre une seconde enceinte elliptique mesurant 85 mètres de long sur 40 mètres de large ; du milieu part un 3e talus de 30 mètres de long, se rattachant au côté nord de l'éperon. Le grand talus se prolonge au nord et au sud, sur les côtés du promontoire ; à 300 mètres au nord se
    détachent deux autres talus de 100 mètres, se coupant vers l'ouest, à angle aigu ; ces deux talus présentent chacun deux solutions de continuité.
         Je ne puis encore attribuer une date pour la construction du retranchement de Château Robert, d'Acquigny, il rappelle le Camp du Vigneron de Brionne ; les recherches que je poursuis sur l'origine des éperons barrés de Normandie seront publiées prochainement, ainsi que le plan, dans le volume du Congrès préhistorique de Nîmes. "
    [3] 

     

     

         O Un château fort du 12e siècle au lieu-dit Cambremont recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel. " [1]

    Références cadastrales 1962 C 168, 169

         " En contrebas, sur un ressaut de la pente se trouve l'emplacement d'un manoir arasé, le manoir de Cambremont. Il est isolé du reste du plateau par un grand rempart de terre en arc de cercle mesurant environ 100 mètres de corde et muni d'une porte, le talus s'élève de 15 mètres devant un fossé de 4 mètres à 6 mètres de profondeur en partie comblé. " [1]

     

    " Cambremont.

         Les ruines du manoir couronnent un mamelon placé sur la rive droite de l'Eure, au-dessus du village du Hamel. Vus de loin, l'escarpement du coteau et la falaise se mariant aux ruines, donnent à l'ensemble l'aspect d'un château-fort, d'où est venue sans doute à M. A. Le Prévost, et à beaucoup d'autres érudits, l'idée que c'étaient les ruines de la forteresse des Tosny. Mais nous avons déjà montré que cette dernière occupait l'emplacement du château actuel d'Acquigny.


    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     Quant aux ruines de Cambremont dont voici le plan, il suffit d'y jeter les yeux pour reconnaître qu'elles n'ont rien de commun avec les châteaux-forts des 11e et 12e siècles. Placées à 45 mètres au-dessus du niveau de la vallée et à la même hauteur environ au-dessous des coteaux voisins, dont elles sont isolées par un ravin profond, ces ruines se composent d'une enceinte de 415 mètres de longueur sur une largeur maximum de 47 mètres et minimum de 23 mètres. Les murs extérieurs ont une épaisseur de 75 centimètres à 1 mètre et une hauteur de 1 mètre 50 centimètres à 2 mètres sans laisser voir aucune trace d'ouvertures. A l'intérieur et au nord on remarque les fondations du bàtiment principal (n°1), ayant 30 mètres de longueur sur 10 de largeur. A l'est on distingue encore les traces d'un autre bâtiment appliqué également à la muraille extérieure, et un peu plus loin les fondations d'un colombier (n°2), ayant 8 mètres 10 centimètres de diamètre intérieur, avec des murs de 90 centimètres d'épaisseur à leur base. Au sud se trouve l'entrée, à l'est de laquelle existent encore les murs latéraux d'une construction semi-souterraine (n°3) de 5 mètres 75 centimètres de largeur, sur environ 25 de longueur, se terminant circulairement du côté de la porte (n°4), et que les habitants du pays appellent les Caves. A l'angle de ces caves se voit l'ouverture d'un puits récemment comblé, et marqué sur notre plan par un petit cercle. Nous sommes bien, il faut en convenir, en présence des ruines d'un manoir très-ordinaire. Néanmoins, au devant de l'entrée, on suit les traces d'un retranchement assez profond ; et au nord, sur le versant le plus accessible du mamelon, on aperçoit une suite de fossés et de circonvallations qui nous ont paru être des travaux de défense ou d'attaque.


    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     Dans les documents que nous avons cités sur Cambremont, ce fief est appelé le Hamel, le Hamel d'Acquigny, le Hamel de Cambremont et enfin Cambremont. Ce n'est qu'à l'arrivée des le Roux qu'il prend ce dernier nom, lequel finit par exclure les autres dénominations. D'un autre côté, à l'entrée du village du Hamel et au pied de Cambremont, est une vieille maison en bois à un étage, fieffée au 17e siècle par les seigneurs d'Acquigny à une famille de pêcheurs et que nous prendrions volontiers pour l'ancien manoir des Chalenge. Les le Roux auraient fait bâtir sur le mamelon voisin, appelé Cambremont, peut-être à cause de sa forme cambrée, un nouveau manoir qui subsistait encore comme nous l'avons vu en 1636. Les fossés et circonvallations qu'on aperçoit sur les versants peuvent être antérieurs à la construction du manoir et avoir eu pour but de défendre une position militaire qu'il était naturel de choisir. Mais ce sont-là des hypothèses que le lecteur est libre d'admettre ou de rejeter.
         Justice, Le fief avait basse et moyenne justice exercée par un sénéchal dont nous avons cité une sentence en 1651. Les appels étaient portés à la haute justice d'Acquigny. "
    [4] 

     

    Ci-dessus, plan extrait de ce même document [4]

     

         " Château de Cambremont. On aperçoit les ruines du château de Cambremont, au-dessus du village du Hamel ; il était entouré au nord, au sud et à l'est, par de larges et profonds ravins. On peut reconnaître encore des traces de travaux de défense, comme fossés et lignes de circonvallation ; à l'ouest, il était défendu par la vallée de l'Eure, au-dessus de laquelle il s'élevait à plus de 60 mètres son enceinte murée peut compter 110 mètres en longueur sur une largeur qui varie de 20 à 45 mètres. L'épaisseur des murs peut mesurer 1 mètre, et leur hauteur actuelle, 1m 40 cm à 2m Certaines parties, qui présentent des constructions à demi circulaires, sont appelées les Caves par les habitants d'Acquigni, sans qu'il soit facile peut-être, dans l'état actuel des ruines, d'indiquer à quelle époque elles remontent elles ne paraissent pas toutefois appartenir à un château-fort du 11e ou du 12e siècle ce n'était, sans doute, qu'un de ces châteaux que les seigneurs faisaient bâtir pour leur sûreté personnelle et la conservation de leurs domaines.


    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     Cambremont, dit aussi le Hamel, formait un fief relevant de la baronnie d'Acquigni. Ce fief, dans le 15e siècle, appartenait à une famille de Chalenge qui portait de gueules à trois soleils d'or. Un mariage la fit passer dans la famille Le Roux, dont un des membres, Claude Le Roux, en obtint, en 1663, la réunion à sa baronnie d'Acquigui. Ce fief avait droit de moyenne et basse-justice qu'exerçait un sénéchal dont les appels ressortissaient à la haute-justice d'Acquigni. " [2]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Chalenge par Gilloudifs.

     

         1135 : " Roger de Tosny, comte de Conches, avait pris le parti de Geoffroy Plantagenet au lieu de partager les sentiments d'amitié que son père avait pour Henri Ier d'Angleterre, qui, furieux de cette hostilité, fît occuper par ses troupes le château de Conches. Mais, à la mort du monarque anglais, arrivée à la fin de l'année 1135, le châtelain de Conches recouvra une certaine liberté, et c'est probablement à l'instigation du comte d'Anjou, ennemi du nouveau roi d'Angleterre, Etienne, comte de Boulogne, qu'il réunit ses forces dans son château d'Acquigny au commencement de 1136, pour s'emparer, au mois de mai de la même année, de la forteresse du Vaudreuil. Aussitôt, un adversaire redoutable surgit contre lui, c'était Galeran de Meulan, comte de Beaumont-le-Roger, défenseur et gendre du roi Etienne, qui fit sortir, au bout de trois jours, Roger, du fort de Vaudreuil, et vint brûler, le 11 dudit mois de mai, le bourg d'Acquigny, ainsi que le château que lesTosny avaient élevé sur la rive droite de l'Eure, à un endroit appelé depuis Cambremont. " [5] 

     

         O Le manoir de Becdal (16e et 17e) Inscrit MH (1978). Ce manoir a été construit pour Denis le Roux qui a acquis le fief en 1443. Il a été refait au 17e siècle pour Claude le Roux ;[1]

         Voir aussi ici.

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     " Becdal. Le fief de Becdal relevait aussi de la baronnie d'Acquigni, il avait moyenne et basse-justice. La famille Le Roux le possédait dès les premières années du 14e siècle. Ce fut encore Claude Le Roux qui en obtint la réunion à sa baronnie d'Acquigni. Il y avait dans le manoir de Becdal une chapelle, sous le vocable de Ste Claude où les religieux de Ste-Barbe, qui en étaient les chapelains perpétuels devaient célébrer plusieurs messes. Cette chapelle a disparu et on n'en voit plus que l'emplacement. Le mur de l'enclos du manoir de Becdal longe la route de Louviers à Évreux. On remarque dans ce mur une petite ouverture en forme de meurtrière, placée obliquement, ce qui permettait de commander l'entrée. Un portail en bois et orné de sculptures chevaux, et l'autre petite pour les piétons. La maison occupée par le fermier est une construction en bois, qui date du 17e siècle plusieurs appartements ont leurs solives et les poutres de leur plancher peintes en grisailles. On remarque, dans une chambre une cheminée ornée de deux statues dont la tête est couverte d'un panier rempli de fruits.
         Une fontaine, qui donne naissance a un limpide ruisseau, porte le nom de fontaine de Becdal.
         La famille Le Roux, à laquelle appartenait le fief de Becdal, portait d'azur au chevron d'argent, accompagné de trois têtes de léopard et habitait le manoir avant d'avoir acquis la baronnie d'Acquigni, car on le trouve cité, en 1651 comme demeurant en son manoir de Becdal. " [2]

     

    Ci-dessus, photos extraites de la fiche Les Essentiels de l'Eure sur le manoir de Becdal ; Conseil ISSN 2492-9727 n°99 – ZFSP – 3 janv. 2015 – France POULAIN - Document ci-dessous.

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     O Le manoir dit l'Ancienne Prison (14e, 16e et 18e siècles) au lieu-dit le Bout du pont recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel. Située à proximité du château, sur la rive droite de l'Eure, il est probable que cette bâtisse soit construite à l'emplacement de l'ancien manoir de Guillaume de Poissy, au 13e siècle. En réalité, il ne s'agit pas d'une prison mais d'un ancien tribunal. En effet, à partir du 14e siècle, la baronnie d'Acquigny qui avait droits de haute, moyenne et basse justice, y tenait audience. Comme ce tribunal possédait des cachots au rez-de-chaussée (qui est aujourd'hui un sous-sol à demi-enterré), on lui a donné par la suite le nom de « prison », et encore aujourd'hui d'« ancienne prison », les cachots étant toujours existants ainsi qu'un départ de souterrain d'une hauteur inhabituelle qui permettait sans doute de l'emprunter en position couchée sur un cheval de petite taille.  Au premier étage, se situait la salle d'audience. Cette maison étant transformée en habitation, le volume de cette salle est aujourd'hui un peu modifié. (...) Sur le mur ouest, se trouve une belle fenêtre à meneaux dont la partie intérieure est flanquée de coussièges ; [1]

     

    Ci-dessus, manoir dit de l'ancienne prison par Roland Brierre — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3694182

     

         O Le prieuré de bénédictins Saint-Mauxe, Saint-Vénérand (14e, 15e et 18e) Inscrit MH (1954). Il est possible qu'un sanctuaire existât dès le 5e siècle sur le lieu des martyres de saint Mauxe et saint Vénérand. En 1035, Roger de Tosny donne à l'abbaye de Conches la chapelle et des biens pour fonder un prieuré. Le prieuré a été détruit pendant la guerre de Cent Ans, puis reconstruit à partir de 1450, avant d'être à nouveau ruiné. Seule la chapelle est réédifiée à partir de 1752. Des vestiges d'un portail du 14e siècle sont visibles aujourd'hui. [1]

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     O Le dolmen de la Croix de Saint Mauxe et Saint Vénéran (17e (?) et 19e) au lieu-dit Clos-Saint-Mauxe recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel. [1]

    Voir aussi ici. 

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     O La chapelle du cimetière (13e, 16e, 17e et 18e) Inscrit MH (1954). (...) Si l'on s'en rapporte à la légende, Acquigny serait devenue célèbre par le martyre de saint Mauxe et de saint Vénérand (entre le 3e et le 5e siècle) : une chapelle dans le cimetière en perpétue le souvenir. (...) Cette chapelle, dont l'origine remonte au 13e siècle, (...) est modifiée aux 16e et 17e siècles, puis reconstruite en 1752 par le Président d'Acquigny. Il subsiste une fenêtre dont le vitrail date du 15e siècle ; [1]

     

    Ci-dessus, la chapelle du cimetière, photo extraite de https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/27-Eure/27003-Acquigny/178304-ChapelledeSaint-Mauxe

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)   LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)

      

    Plan de situation du château du 16e siècle d'Acquigny qui a remplacé la forteresse médiévale ; blason de la famille de Tosny par Travail personnel Cette image contient des éléments, éventuellement modifiés, qui ont été extraits de : Heraldic sleeve.svg (de Wikimandia). Cette image contient des éléments, éventuellement modifiés, qui ont été extraits de : D'argent diapré.svg (de Bibar)., CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=90078860

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     O Le domaine d'Acquigny (16e, 17e, 18e et 19e) Inscrit MH (1926) Classé MH (1946) Inscrit MH (1951) Inscrit MH (1993). Le château et son domaine se situent au cœur de la vallée, entre l'Eure et l'Iton. Dès le haut Moyen Âge, le site fut fortifié pour contrôler la navigation sur l’Eure. Enjeu des guerres franco-normandes puis franco-anglaises pendant la guerre de Cent Ans, la forteresse fut prise par les armées de Charles V en 1364 puis rasée en 1378. Le château actuel fut construit à partir de 1557 par Anne de Laval, veuve de Louis de Silly, cousine du roi et première dame d’honneur de Catherine de Médicis. " [1]

     

    Ci-dessus, gravure extraite de la Notice historique sur la commune d'Acquigny : avant 1790 par l'abbé Pierre-François Lebeurier (1819-1886). Éditeurs Huet (Évreux)/Dumoulin (Paris)/Lebrument (Rouen) 1862 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6507559x/f72.item.r=%22Acquigny%22

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     " Château d'Acquigni. Ce fut la famille de Toeni qui fit élever le château-fort d'Acquigni. Orderic Vital le signale comme ayant une grande importance dans les premières années du 12e siècle.
         Dans la guerre que se firent Roger de Toeni et Valeran comte de Meulan, en 1136, cetui-ci attaqua le château d'Acquigni et le brûla ainsi que le bourg : Achineium cum valida mnu invasit Gualeranus, comes de Mellento, totumque municipium combussit (Orderie Vital, liv. XII. Recueil des hist. des Gaules et de la France, t.13 p. 288). Cependant, quelque temps après Roger de Toeni avait sans doute réparé cette forteresse, car il en faisait une place d'armes et une prison d'État.

     

    Ci-dessus, photo extraite de https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Acquigny#/media/Fichier%3ACh%C3%A2teau_d'Acquigny.jpg

     

         Lors de la guerre qui s'éleva entre Philippe-Auguste, roi de France et Richard-Cœur-de-Lion roi d'Angleterre et duc de Normandie, et qui se termina par le traité ou colloque, tenu entre Verneuil et Tillière, le 23 juillet 1194 à Acquigny y figure sous le nom d'Acquignenium. Le roi de France, tant que durerait ce traité, restait en possession du Vaudreuil, de Louviers, d'Acquigni et autres lieux (Dumoulin, Histoire de la Normandie, Liv. XIII. Recueil des hist. des Gaules et de la France, t. XVII, p. 570).
         La guerre, reprise peu de temps après fut encore suspendue par le traité du mois de janvier 1196. Acquigni d'après ce traité, appartint à Richard mais, aussitôt après la mort de ce prince, Philippe-Auguste se saisit d'Evreux et des deux principaux châteaux qui en dépendaient Avrilly et Acquigny.

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)    Le roi de France rendit Acquigny, par suite du traité du Goulet, du mois de mai 1200. Roger de Toeni fut garant de ce traité.
        Pendant les guerres qui désolèrent la Normandie dans le 14e siècle, Froissart, parlant des troupes du duc de Lancastre que le roi d'Angleterre envoya au secours de Philippe de Navarre, dit « Si se departirent ces gens d'armes d'Évreux déployées, et chevauchèrent devers Vernon, si passèrent à Acquigni et à Passy, et commencèrent à piller à rober (voler), et à ardoir (brûler) tout le pays devant eux et à faire le plus grand exil et la plus forte guerre du monde. " (Froissart).
    Le château d'Acquigni fut pris par les Navarrois, car, après la bataille de Cocherel, il devint un lieu de refuge pour les vaincus, et ce fut un des points d'où les Navarrois inquiétèrent le roi de France. Jean de La Rivière vint l'assiéger mais « dedans le chastel d'Acquigni avoit Anglois et Normands et Navarrois, qui la estoient retraits (retirés), depuis la bataille de Cocherel, et se tinrent et défendirent le chatel moult bien et ne les pouvoit-on pas avoir à son « aise car ils étoient bien pourvus d'artillerie et de vivres, pourquoi ils se tinrent plus longtemps, toutes fois, finalement, ils furent si menés et si appressés, qu'ils se rendirent, sauve leurs vies et tours biens et se partirent et se retrairent (retirèrent) dedans Cherbourg. Si prit messire Jean de La Rivière la saisine dudit château d'Acquigny, et le rafraichit de nouvelles gens ; et puis se délogea et son ost (armée), et se trairent (rendirent), par devant la ville et la cité d'Évreux." (Froissart)

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.


    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     Le château-fort d'Acquigni occupait l'emplacement du château actuel il était entouré de fortes murailles et défendu par des fossés, que les eaux de la rivière d'Eure remplissaient « Et scoit icelui fort sur la rivière d'Eure ; si que la dicte rivière avironnoit tout entour icelui fort et estoit nommé Acquigny " (Chronique des quatre premiers valois, p.151) Charles V le fit détruire en 1378, comme tous les autres châteaux-forts de la Normandie qui avaient tenu pour le roi de Navarre. Aussi, dans un aveu du 4 juin 1455, Anne de Laval qui, après l'expulsion des Anglais, était rentrée en possession de ses baronnies réunies ( Acquigni et Crévecœur ), dit-elle, en parlant de ses deux châteaux, qu'ils étoient de present et de longtemps en ruines à l'occasion des guerres.

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1813-59; Archives de l'Eure, https://archives.eure.fr/ On remarque les douves qui entouraient alors le château.

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)     Louis de Silli et sa femme, Anne de Laval, firent construire dans le cours du 16e siècle, le château actuel d'Acquigni, sur l'emplacement de l'ancienne forteresse on y remarque une jolie tourelle en encorbellement et des toits rapides une frise légère et élégante règne sur toute la façade supérieure du château, et sur cette frise on distingue deux mains unies, qui alternent avec les lettres S, L, qui sont les initiales de Silli et d'Anne de Laval, sa femme.

     

    Ci-dessus, à droite, une photo extraite de https://www.communes.com/photo-acquigny,50704

     

         Le souvenir d'une femme célèbre qui joua un grand rôle pendant une partie du 17e siècle, se rattache au château d'Acquigni Anne de Bourbon, duchesse de Longueville, se retira en Normandie après l'arrestation des princes, et vint à Acquigni, espérant entraîner du Rollet et les autres gentilshommes et seigneurs de la province à recommencer la guerre civile. Du Rollet ne répondit pas aux désirs de la duchesse, qui en fut blessée plus tard, la duchesse, par l'entremise de son amie, Mlle de Vertus, se réconcilia avec du Rollet qui s'intéressa même à son retour avec son mari. Elle revint à Acquigni, et y passa plusieurs mois. " [2]

     

         Voir aussi ici.

     

         " Le château et le parc ont fait l'objet d'un agrandissement et d'une transformation au 17e siècle, et également à partir de 1745 pour le Président d'Acquigny, président à mortier du Parlement de Rouen, par l'architecte Charles Thibault. Le domaine comporte des communs, au nord et à l'ouest d'une vaste cour, une église, prolongée au sud-ouest par une orangerie, un vaste parc parcouru par un réseau de canaux se recoupant entre eux et alimentant deux miroirs d'eau et un grand canal.

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)  À la fin de sa vie, le président d'Acquigny s'est fait construire un logement secondaire accolé au chevet de l'église, connu sous le nom de Petit Château. Le parc a été mis au goût du jour postérieurement à 1823 (création d'une rivière artificielle, construction de cascades, ponts de rochers, introduction d'essences nouvelles, etc.). L’alternance des pelouses, des bosquets d’arbustes à fleurs, de rhododendrons et des plans d’eau constitue un paysage harmonieux. Entre 1845 et 1860, les douves ont été supprimées et le cimetière a été déplacé à son emplacement actuel. " [1]

     

     

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    La baronnie d'Acquigny

     

         Au 11e s, la baronnie d'Acquigny appartient à la famille de Tosny. Elle est divisée en deux au 12e s. et la première moitié reste dans la même famille jusqu'en 1204, date de la conquête de la Normandie par Philippe-Auguste. En 1206, ce roi la donne à Barthélémy de Roye, futur chambrier de France. Elle passe ensuite dans les mains du connétable Mathieu II de Montmorency qui meurt en 1230. Son fils, Guy VII de Montmorency-Laval, en hérite.

         [La seconde moitié de la baronnie d'Acquigny appartient à Robert de Poissy, puis est possédée au 14e s. par la famille de Léon puis celle de Rohan. A la mort de Marie de Léon, sa part d'Acquigny revient à sa fille Jeanne de Kergorlay qui épouse Raoul de Montfort. Leur fils Jean de Montfort, seigneur de Kergorlay, épouse Anne de Laval en 1404.]

         Anne de Laval, fille unique de Guy XII, épouse Jean de Montfort, sous la condition qu'il prenne le nom et les armes de Laval. Il se fait appeler Guy XIII de Laval, à la mort de son beau-père en 1442.

         Le roi d'Angleterre, Henri V, confisque en 1419 le domaine d'Acquigny, sur Anne de Laval restée fidèle à la France, et le donne à un de ses propres partisans nommé Guillaume le Maréchal.

         Au 15e s, François de Laval, comte de Montfort, réunit en ses mains toutes les parties de la baronnie. Celle-ci passe ensuite à la famille de Silly, de Gondy, Leblanc du Rollet puis, au 17e s, Le Roux d'Esneval. [NdB]

     

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    1. blason de la famille de Tosny par Travail personnel Cette image contient des éléments, éventuellement modifiés, qui ont été extraits de : Heraldic sleeve.svg (de Wikimandia). Cette image contient des éléments, éventuellement modifiés, qui ont été extraits de : D'argent diapré.svg (de Bibar)., CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=90078860 2. blason de la famille de Roye : de gueules à la bande d'argent http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Roye 3. blason de la famille de Montmorency : d'or, à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions d'azur par Odejea, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=555280 4. blason de la famille de Montmorency-Laval : les mêmes que Montmorency en brisant de cinq coquilles d'argent sur la croix http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Montmorency-Laval  5. blason de la famille de Poissy : d'or au chef de sable http://daniel.derigal.free.fr/Oxygene%202014/Armoiries%20de%20Poissy.jpg

     

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    6. blason de la famille de Léon : d'or au lion de sable par Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8838772 7. blason de la famille de Rohan : de gueules à 9 macles d'or, 3, 3 et 3 Par Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4548027 8. blason de la famille de Silly : d'hermines à la fasce vivrée de gueules, surmontée de trois tourteaux de même http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Silly 9. blason de la famille de Gondy : d'or à 2 masses de sable passées en sautoir et liées de gueules par Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44 (27/08/2007)., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2635832. 10. blason de la famille Leblanc du Rollet : d'azur à trois licornes effarées d'argent, 2 en chef et 1 en pointe par Gilloudifs.

     

    LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure) 

     

    11. Blason de la famille Le Roux d'Esneval : écartelé au 1 d'azur à la croix fleurdelisée d'or, qui est de Pavilly ; au 2 pallé d'or et d'azur de six pièces, au chef de gueules, qui est d'Esneval ; au 3 échiqueté d'or et d'azur, à l'orle de gueules , qui est de Dreux ; au 4 de gueules, à 6 annelets d'or, 3, 2 et 1, qui est de Prunelé ; au 5 d'argent, à la bande d'azur , qui est de Tournebu ; et sur le tout d'azur, au chevron d'argent, accompagné de 3 mufles de léopard d'or, 2 et 1, qui est le RouxPar Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2982405

     

     LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure) LES REMPARTS D'ACQUIGNY (Eure)

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait du Bulletin monumental publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques et dirigé par M. de Caumont - Éditeurs : Lance (Paris)/Frère (Rouen)/Marie-Viel (Caen)/Société française d'archéologie (Paris) 1865

    [3] Extrait du Bulletin de la Société préhistorique de France – Éditeur 1911-07 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5490632g/f22.item.r=%22Cambremont%22

    [4] Extrait de la Notice historique sur la commune d'Acquigny : avant 1790 : contenant, outre les faits historiques, la topographie féodale, la description des monuments, la suite des barons issus des familles de Tosny, Roye, Montmorency,... avec cinq gravures et un grand nombre de documents inédits / par l'abbé Pierre-François Lebeurier (1819-1886). Éditeurs Huet (Évreux)/Dumoulin (Paris)/Lebrument (Rouen) 1862 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6507559x/f72.item.r=%22Acquigny%22

    [5] Extrait de l'Annuaire des cinq départements de la Normandie publié par l'Association normande, Caen, 1889 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54533076/f314.item.r=%22ch%C3%A2teau%20d''Acquigny%22

     

    Bonnes pages :

     

    O Sur la famille de Tosny : https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Tosny http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Tosny.pdf

     

    O site officiel du château d'Acquigny :

    http://chateau-acquigny.fr/

     

    O Notice historique sur la commune d'Acquigny : avant 1790 : contenant, outre les faits historiques, la topographie féodale, la description des monuments, la suite des barons issus des familles de Tosny, Roye, Montmorency par l'abbé Pierre-François Lebeurier (1819-1886). Éditeurs : Huet (Évreux)/Dumoulin (Paris)/Lebrument (Rouen) 1862 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6507559x/f72.item.r=%22Acquigny%22

     

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  • LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche) LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche) LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)

     

    Ci-dessus, le manoir de Fontenay : à gauche, une photo extraite de https://www.lamanchelibre.fr/actualite-655145-clitourps-lecon-de-patrimoine-local ; au centre, une photo extraite de http://www.vds-phl.fr/article-clitourps-circuit-de-decouverte-dans-le-val-de-saire-en-cotentin-45411711.html ; à droite, une photo extraite de https://michel-lesrandosdulundi.blogspot.com/2010/03/

     

    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)      " Un des premiers propriétaires de Clitourps fut Gresten (c'est-à-dire Geirsteinn en vieux norrois), qui a laissé son nom au fief de Grainthéville (Grestenvilla). Un autre Scandinave, Torgis ou Turgis (c'est-à-dire Þórgíls en vieux norrois) son vassal ou parent, bâtit le manoir de Torgistorps, devenu plus tard prieuré.

         D'après les notes de Léopold Delisle, Clitourps fut le berceau de la famille Prevel, dont un membre Regnouf (ou Renouf, vieux norrois RúnulfR, influencé dans la prononciation populaire par les noms francs en Ragin- > Re- cf. Raginald > Renaud), prit une part importante à la conquête de l'Angleterre en 1066, sous la conduite de Guillaume le Bastard.

         À la fin du onzième siècle, Roger était seigneur de Clitourps. Simon, son fils, avait le patronage de l'église qu´il donna en 1120 dans toute son intégrité au chapitre de Coutances.

         En 1189, Hugues, fils d´Amaury, seigneur de Clitourps suivit Richard Cœur de Lion à la croisade. En 1224, le seigneur de Clitourps s´appelait Gaulthier. En 1287, Robert de La Haye, écuyer, procéda sans succès contre le chapitre de Coutances au sujet du patronage de l'église. Dans la première moitié du 14e siècle, le seigneur de la paroisse est Jean de Clitourps. Une de ses filles porta cette terre dans la famille Osbert (« d'argent à la croix de gueules cantonnée de quatre lionceaux de sable »). Guillaume Osbert est mort en 1455, il laisse un fils Pierre Osbert, seigneur de Tesson, Brucheville, Clitourps et des Moutiers, vicomte de Coutances. Il vivait encore en 1485. Par mariage, vente, échange ou autrement, la seigneurie de Clitourps passe dans la famille des Castel, qui possède le fief de Saint Pierre Église depuis 1475. Le 20 mars 1688, Bon Thomas Castel vendit la seigneurie et le patronage honoraire de Clitourps à Charles Alexandre Lefèvre, écuyer, sieur de Crainthéville. " [1] 

     

    Ci-dessus, une photo du manoir de Fontenay extraite de https://monumentum.fr/manoir-fontenay-pa00110657.html

     

         La commune de Clitourps possède plusieurs bâtiments d'importance dont :

     

    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche) LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche) LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)

     

    Ci-dessus, le manoir de Fontenay : à gauche, une photo extraite de https://monumentum.fr/manoir-fontenay-pa00110657.html ; au centre, une photo extraite de http://cotentin.canalblog.com/archives/2010/02/17/16950641.html ; à droite, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

         O " Le manoir de Fontenay est un manoir du 16e siècle, qui se dresse sur la commune de Clitourps dans le département de la Manche en région Normandie. " [1]

     

    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)

     

     Plan de situation du manoir de Fontenay à Clitourps ; blason de la Manche https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_d%C3%A9partement_fr_Manche.svg

     

    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)     " Les dépendances s'ornent d'un donjon datant du 15e siècle. La famille Lamache à laquelle il appartint longtemps, descendrait de l'un des frères de Jeanne d'Arc. " [2] 

     

         " Ce manoir est représentatif des manoirs fortifiés du 16e siècle en Val de Saire. " [3]

     

         " L'édifice présente une disposition de deux bâtiments à angle droit à l'intérieur duquel se dresse une tour renfermant un escalier. Cette tour, de plan octogonale, domine les deux ailes qui n'ont chacune qu'un étage, d'un niveau plus élevé desservant les greniers. Le bâtiment de droite est assez court et se prolonge par quelques étables et pièces servant à l'exploitation agricole. Elles sont à un seul rez-de-chaussée. " [4]

     

    Ci-dessus, le donjon du manoir de Fontenay ; photo extraite de http://cotentin.canalblog.com/archives/2010/02/17/16950641.html

     

    Protection :

     

         " Logis, y compris le poulailler attenant ; grange, avec les bâtiments attenants (cad. A 456) : inscription par arrêté du 12 octobre 1990 " [3]

     

    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)   LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)

     

     Ci-dessus, deux photos extraite de http://www.vds-phl.fr/article-clitourps-circuit-de-decouverte-dans-le-val-de-saire-en-cotentin-45411711.html

     

    A proximité :

     

     LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)    O " Le manoir de Torgistorps - Domaine privé. Vendu comme bien national et acheté par Charles de la Tour. Il en subsiste quelques beaux vestiges, en particulier deux fenêtres ogivales en forme de lancette qui donnaient jour à l'ancienne chapelle. Aujourd'hui restauré et habité. " [2] 

     

         Dans le Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen âge en France de Charles-Laurent Salch (Editions Publitotal 1979), on trouve :

          " TORGISTORP, manoir antérieur à 1120, date à laquelle il est devenu prieuré. Constructions massives en ligne droite avec lourds contreforts. Le tout peu datable architecturalement, conserve cependant des détails nettement gothiques. (Frédéric Scuvée) " [5]  

     

    LES REMPARTS DE CLITOURPS (Manche)     O Le château de Grainteville du 16e siècle.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://www.vds-phl.fr/article-clitourps-circuit-de-decouverte-dans-le-val-de-saire-en-cotentin-45411711.html

    [3] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110657

    [4] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-manche-manoir-a-clitourps-manoir-de-fontenay.html

    [5] Extrait du Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen âge en France de Charles-Laurent Salch, éditions Publitotal, 1979.

     

    Bonnes pages :

     

    https://monumentum.fr/manoir-fontenay-pa00110657.html

    http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article10522

    http://cotentin.canalblog.com/archives/2010/02/17/16950641.html

    https://www.patrimoine-ecritoire.com/les-visites-conf%C3%A9rences-2019-2020/clitourps/

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