• LES REMPARTS DE VILLERS-ECALLES (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE VILLERS-ECALLES (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE VILLERS-ECALLES (Seine-Maritime) 

     

          " Villers, attesté sous une forme latinisée Villaris vers 1023, d’après le bas-latin villare, domaine. Jadis « Villers-Chambellan », en usage jusqu'à la Révolution française, car les seigneurs de Tancarville qui le tenaient en fief, avaient la charge de chambellans héréditaires du duc de Normandie. " [1]

     

    LES REMPARTS DE VILLERS-ECALLES (Seine-Maritime)     " Le hameau de Villers-Chambellan (H. de 352 h., dépendant de la commune de Villers-Ecalles.) rappelle le souvenir d'une ancienne paroisse, réunie, seulement vers 1828, à la paroisse d'Ecalles. (...)

         Tout près de là, sur une butte qui subsiste encore, s'élevait un château fort dont l'aspect nous est conservé par un dessin de la collection Gaignières, au Cabinet des Estampes, et qui a été reproduit dans la Revue catholique de Normandie (1). On lit dans un cartouche placé dans le front : « Veue du chasteau de Villers le Chambellan bastie par les seigrs de Tanquarville appartenant à M de Bardouville à une lieue de Pavilly, 1762. »

     

         (1) Notes et documents pour servir à l'histoire des communes de la Seine-Inférieure, Villers-Ecalles, par le baron d'Esneval: 4ème année, p. 541. Ce château aurait été démoli en 1776 par le président d'Esneval, et tout ce qu'il contenait de remarquable fut porté au château de Pavilly. Les deux belles statues en pierre connues sous le nom de sphinx et qui ornent le parc de Pavilly doivent provenir du château de Villers-Chambellan. " [2] 

     

    Ci-dessus, "Veüe du Chasteau de Villers le Chambellan, bastie par les Seigneurs de Tanquarville appartenant à Mons. de bardouville a une lieüe de Pavilly" // 1702 : [dessin] / [Louis Boudan] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6902388v.r=%22Villers-%C3%89calles%22?rk=21459;2

     

    LES REMPARTS DE VILLERS-ECALLES (Seine-Maritime)     " Au 9ème siècle, il est connu un château-fort sur la butte toujours existante. En 1137, un de Tancarville en lutte contre son suzerain perd ses biens dont le château de Villers. Au 15e siècle, un deuxième château est rebâti à la même place. Il sera lui-même détruit en 1776. " [3] 

     

    Ci-dessus, document extrait de https://www.villers-ecalles.fr/histoire-de-la-commune-2/

     

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     Plan de situation du château disparu de Villers-Ecalles ; blason de la famille le Roux d'Esneval qui posséda le château de Villers par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2982405

     

         " Ce château existait dès le 11e siècle, car Orderic Vital raconte qu'un chambellan, sire de Tancarville, fut assiégé dans son château de Villers par Etienne de Blois, en 1137. On voit encore sur le penchant de la colline la motte et les fossés de cette majestueuse forteresse, dessinée au 17e siècle par Gaignières et publiée par M. L. de Glanville ainsi que par M l'abbé Cochet. " [4]

     

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    Ci-dessus : à gauche, gravure extraite de https://www.i-services.com/membres/album/fiche-photo.php?id=113682&sid=77953&uid=133102 ; au centre, Veüe du Chasteau de Villers le Chambellan, bastie par les Seigneurs de Tanquarville appartenant à Mons. de bardouville a une lieüe de Pavilly // 1702 : [dessin] / [Louis Boudan] ; à droite, plan extrait du cadastre napoléonien (19ème siècle), Archives de la Seine-Maritime, http://www.archivesdepartementales76.net/

     

    LES REMPARTS DE VILLERS-ECALLES (Seine-Maritime)     1137 : " Le fils de Guillaume Ier de Tancarville, ce même Rabel qui avait échappé au naufrage de la Blanche-Nef, lui succéda dans la charge de chambellan. Son mariage avec la fille d'un puissant baron, Odon Stigand (elle avait nom Agnès), enfla encore ses richesses et son orgueil. Le fier châtelain de Tancarville ne craignit pas de se mesurer avec le roi Étienne. Telle était sa puissance, que, avant de l'attaquer, Étienne crut devoir s'assurer l'appui du roi de France, Louis-le-Gros. « Dès-lors plus rassuré, dit Orderic Vital, Étienne revient sur ses pas ; il marche en forces contre le rebelle chambellan, assiège ses châteaux de Lillebonne, de Villers, de Mésidon, et soit lui-même, ou par ses auxiliaires, à la tête des siens, aidé du fer et de la flamme, il s'en empare. » [5]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Tancarville par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5914917

      

          " Rabel de Tancarville (vers 1090-après 1137), fils de Guillaume (I). Il hérite de la charge de chambellan de Normandie de son père. Toutefois, il n'existe aucune preuve qu'il ait exercé cette fonction durant le règne d'Henri Ier d'Angleterre. Orderic Vital mentionne qu'il débarque de la Blanche-Nef juste avant son départ, car il réalise qu'il y a trop de gens à bord. Il échappe ainsi au désastreux naufrage (1120). Après que les barons normands ont échoué a confier le duché au comte Thibaut IV de Blois, Rabel fortifie ses puissants châteaux, s'empare de la forteresse ducale proche de Lillebonne, et refuse de reconnaître Étienne d'Angleterre pour une raison inconnue. En 1137, Étienne débarque dans l'ouest de la Normandie, bien décidé à en découdre avec Rabel, le chef des dissidents normands. Il se dirige rapidement vers l'est, et s'empare sans avoir trop à s'employer de Mézidon, l'avant-poste de la seigneurie de Tancarville. Il récupère ensuite la forteresse de Lillebonne, puis s'empare du château de Villers. Rabel décide qu'il est préférable de se soumettre rapidement et est reçu à la cour. Il semble avoir été confirmé par Étienne dans ses fonctions de chambellan de Normandie. En 1127/1128, il remplace à Sainte-Barbe-en-Auge les chanoines séculiers par des chanoines réguliers venus d'Eu. En 1148, on lui doit l'établissement de la commanderie de Bretteville. " [1]

     

    Villers-Écalles (Seine-Maritime). Le Vieux Château

     

    LES REMPARTS DE VILLERS-ECALLES (Seine-Maritime) Légèrement à l’écart du centre bourg, le château de Villers-le-Chambellan se situe sur un éperon rocheux. Il domine la rivière et la vallée de l’Austreberthe, et suit la forme naturelle du rocher, en pointe au NE et s’élargissant au SO. La forteresse est constituée d’une enceinte isolée de son environnement au NNE et SE par les pentes naturelles du relief et, au SO, par un fossé rectiligne très largement remanié. L’ensemble est rehaussé d’une plateforme de terre rectangulaire, ceinte d’un mur de pierre, qui se termine en pointe arrondie au NE.

         Les vestiges maçonnés, très mal conservés, ne concernent pratiquement que l’extrémité NE de l’ensemble fortifié. On y trouve un bâtiment rectangulaire de 8,40 m de large et deux probables tours flanquantes qui apparaissent en micro reliefs, de part et d’autre de la pointe de la plateforme. Cet ensemble pourrait correspondre aux vestiges d’une maison forte en L, que l’on suppose dater au plus tôt du 15e s., composée d’un bâtiment rectangulaire flanqué de deux tours, visible sur des gravures anciennes, et d’un second bâtiment situé plus en retrait, encore perceptible sur le terrain, qui termine le L.

         Au SE, et accolée au mur extérieur, se trouve une petite pièce dont la réalisation a nécessité la mise au jour des fondations du mur du bâtiment, et le décaissement de la terre qui le maintenait. Il semble s’agir d’une fausse ruine d’époque romantique. À l’ouest du bâtiment rectangulaire, un puits très remanié, encore en eau, pourrait également comporter des éléments construits anciens.

     

    Ci-dessus, le château de Villers-Écalles extrait de ce même document. Le Vieux Château, relevé topographique. Relevé du terrain : D. Étienne, T. Guérin, P.-A. Guesdon, B. Le Dret, B. Lepeuple, A. Painchault, L. Wailliez. Mise au net : A. Painchault. https://journals.openedition.org/archeomed/20462#tocto3n5

     

    LES REMPARTS DE VILLERS-ECALLES (Seine-Maritime)     Le commanditaire de ce château n’est actuellement pas connu, mais les premières mentions font état de l’appartenance de la châtellenie de Villers, en tant que plein fief de haubert, à la baronnie et haute justice de Montville. Celle-ci relevait au 11e s. de la vicomté d’Arques, puis du comté de Tancarville. D’après Orderic Vital, la forteresse fut détruite une première fois vers 1137 par Étienne de Blois qui brûla les possessions de Rabel de Tancarville, grand chambellan de Normandie, alors rallié à la cause de Geoffroy d’Anjou dans la guerre de succession pour le trône d’Angleterre et le duché de Normandie. En 1480, la châtellenie de Villers n’est plus détenue par la famille des Tancarville. Le château, reconstruit plusieurs fois, perdure jusqu’au 18e s. où l’ensemble fortifié est définitivement détruit, pour des raisons de sécurité, par le baron d’Esneval et d’Acquigny. (Relevé et étude : Aude Painchault.) " [6] 

     

    Ci-dessus, une photographie aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://jumieges.free.fr/Jumieges_1897.htm

    [3] Extrait de https://www.villers-ecalles.fr/histoire-de-la-commune-2/

    [4] Extrait du Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure rédigé sous les auspices de l'Académie des sciences, belles-lettres et art de Rouen, par M. l'abbé Jean Benoît Désiré Cochet (1812-1875) – Éditeur : (Paris) - date d'édition : 1871

    [5] Extrait de l'Histoire du château et des sires de Tancarville par Achille Deville - N. Périaux, 1834 - 378 pages https://books.google.fr/books?pg=PA121&lpg=PA121&dq=Villers-Chambellan&sig=ACfU3U3ebo551OlhexeAGGMHzQRowwcF1Q&id=2gpBAAAAcAAJ&hl=fr&ots=jF7IrHWPRQ&output=text

    [6] Extrait de la Chronique des fouilles médiévales en France en 2008 Haute-Normandie. Étude microtopographique des fortifications de terre de Haute-Normandie - Responsable d’opération : Anne-Marie Flambard Héricher - Notice rédigée avec Bruno Lepeuple et Aude Painchault p. 301 - https://journals.openedition.org/archeomed/20462#tocto3n5

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  • LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure) LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure) LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)

     Ci-dessus, à gauche, le pont de Pont-de-l'Arche vu depuis la rive gauche ; au centre, le nouveau pont : le fort de Limaie se trouvait à son extrémité à gauche ; à droite, "Pont-de-l'Arche, à la fois barrage et passage sur la Seine, était une importante cité-étape entre Paris et Rouen. Ici la vue de Claude Chastillon à des fins de présentation militaire (18e siècle)." Document et légende extraits de http://pontdelarche.over-blog.com/tag/ancien%20regime/

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)     Il y avait deux systèmes défensifs à Pont-de-l’Arche : la ville fortifiée, au sud du pont, et, sur la rive droite de la Seine, le château-fort de Limaie qui était un bastion barrant l’accès nord du pont en venant de Rouen. Connu aussi sous le nom de fort de Limaye, il a succédé aux fortifications en bois construites au 9e siècle sur ordre de Charles le Chauve pour empêcher les raids des Vikings remontant la Seine. [NDB]

     

    Ci-contre, plan extrait de https://www.histoire-pour-tous.fr/histoire-de-france/4759-le-pont-fortifie-de-charles-le-chauve-pont-de-larche.html

     

     

         Le site de référence sur la commune de Pont-de-l'Arche de Armand Launay dont l'essentiel des informations est emprunté ici est à découvrir sur : http://pontdelarche.over-blog.com/

         Un article de ce blog est également consacré aux " Remparts de Pont de l'Arche " à cette adresse :

    http://remparts-de-normandie.eklablog.com/les-remparts-de-pont-de-l-arche-eure-a126137004

     

         " Le château fort de Limaie, qui constitue militairement un châtelet, est situé dans le département français de l'Eure sur la commune d'Igoville. Par son rôle, il est situé sur la rive opposée à la ville de Pont-de-l'Arche dont il est censé défendre l'accès au-delà de la Seine et de l'Eure par le pont médiéval. (...)

         Le fort de Limaie était un château bâti sous le commandement du roi de France Philippe II, dit Philippe Auguste. (...)

         Situé sur la paroisse d'Igoville (Eure), il défendait l'accès rive droite du pont de Pont-de-l'Arche. Ce fort remplaça, au 13e siècle, les restes de premières fortifications qui ont été érigées du temps de Charles le Chauve afin de contrecarrer les incursions récurrentes des Normands à partir de l'embouchure de la Seine jusqu'à Paris. (...)

         Limaie fut, le plus souvent, du nombre des Ligueurs et autres nobles en lutte contre le pouvoir royal, mais aussi contre la ville de Pont-de-l'Arche, toujours fidèle au monarque.

         Le château fut désaffecté dans les années 1780 et servit de carrière de pierres aux habitants des alentours.

         Les fondations de Limaie ont servi d'assise partielle à la culée de la rive droite du pont de Pont-de-l'Arche.

         Léon Coutil s'est intéressé au lieu. " [4]

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)     LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)

     Plan de situation du château ou fort de Limaie à Pont-de-l'Arche : blason de la commune de Pont-de-l'Arche par Spedona Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4662361

     

         « La ville de Pont de l’Arche est née après la construction de fortifications militaires bâties sur le territoire du village des Damps. Un pont de bois fut jeté sur la Seine, à partir de 862, et protégé par deux forts, de par et d’autre du fleuve. Le chantier de ces défenses, qui marqua le règne de Charles II, dit le Chauve, fut décidé et officialisé lors des plaids de Pîtres. Vers 869, le pont et les deux forts semblent avoir été achevés. » [1]

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)     " Le pont fut renforcé vers 870 par Charles le Chauve pour essayer de contrer l'avancée des Vikings sur la Seine.

         Ils ont servi notamment en 885 à l'occasion d'une offensive des Vikings lors du siège de Paris. Le pont « de l'Arche » (c'est-à-dire « de la forteresse ») a retardé l'avancée des Vikings qui ont mis quatre mois pour atteindre Paris à partir de l'embouchure de la Seine. (...)

         Pont-de-l'Arche apparaît dans les archives des luttes entre Richard Cœur de Lion, duc de Normandie et roi d'Angleterre et Philippe II dit Philippe Auguste, roi de France.

     

         Le roi Richard avait fait rénover le pont et donner des moyens pour fonder l'abbaye Notre-Dame de Bonport (deux kilomètres en aval de Pont-de-l'Arche) peu avant de faire bâtir Château-Gaillard. Dans ce contexte de lutte entre rois, le château du Vaudreuil a été détruit ainsi que le pont originel, également détruit en 1203, par Jean sans Terre alors en guerre contre Philippe Auguste.
         En 1204, lorsque le roi de France a repris possession de la Normandie, ces destructions ont facilité le choix de Pont-de-l'Arche comme chef-lieu militaire.
     

         Philippe Auguste établit à Pont-de-l’Arche son principal lieu de résidence en Normandie. Il fortifia la ville avec des remparts en pierre de taille de Vernon. Il fit de même pour le fort de Limaie de l’autre côté du pont, rive droite, dont il bloquait l’accès, telle une barbacane. Ce fort avait une tour philippienne constituant un observatoire idéal sur le fleuve et le halage des bateaux. [4]

     

    Ci-dessus, "Le site de Pont-de-l’Arche. En (A), emplacement présumé du castellum de la rive gauche ; en (B), emplacement présumé du castellum de la rive droite ; en (C), axe présumé du pont carolingien ; en (D), pont du 13e siècle ; en (E), pont actuel." Document et légendes extraits de https://books.openedition.org/purh/9981

     

         " Notre ville doit son nom aux multiples ponts bâtis par les rois depuis 862 sur la Seine. Ces ponts ont eu une fonction militaire (contre les Vikings et les Anglais) et de police intérieure au royaume (navigation sur la Seine, émeutes populaires, Ligues…).

     

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        Il fallait donc fortifier ces ponts. Ainsi, la ville royale de Pont-de-l’Arche fut entourée de remparts et un châtelet fut érigé sur la rive droite de la Seine, sur la paroisse d’Igoville : le fort de Limaie. Entièrement disparu mais souvent cité lorsqu’on tourne les pages de l’histoire locale, nous avons résumé l’histoire de cet ouvrage qui a laissé son nom à un hameau d’Igoville : “ le Fort ”…

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure) LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)

    Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, "Pour localiser plus précisément ce châtelet disparu, nous avons dessiné sur la vue satellitaire de Google earth quelques tours, les remparts et le corps de garde contrôlant l’accès nord du pont." Photo et légende extraites de : http://pontdelarche.over-blog.com/2016/01/le-fort-de-limaie-un-chatelet-sur-la-seine-a-pont-de-l-arche.html

     

    Où était ce fort précisément ?

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)     Imaginez-vous du côté de l’ancienne poste de Pont-de-l’Arche, c’est-à-dire au niveau d’Arche immobilier de nos jours. Allez un peu plus vers Les Damps (il n’y avait alors pas autant de maisons en ce lieu). Imaginez-vous à cet endroit en 1782. Vous regardez de l’autre côté de la Seine et vous avez cette vue : le château fort de Pont-de-l’Arche, c’est-à-dire Limaie, vue depuis la coste d'amour. Le pont que vous connaissez de nos jours toucherait sur ce dessin la berge d'Igoville presque à l'endroit de la tour d'angle la plus proche de nous. Ce dessin est une reproduction d’une illustration parue dans un article de Léon Coutil intitulé " Le vieux château de Limaie et le vieux pont de Pont-de-l'Arche (Eure) "

     

    Ci-dessus, "Découvertes de vestiges de fondations du fort de Limaie par les équipes travaillant à la construction du pont actuel de Pont-de-l'Arche (de 1951 à 1954). Il semble que l'arc de cercle en bas de cliché (studio Henry, Louviers, page 15 de la référence ci-dessous) montre une partie de la tour maitresse. Le reste est plutôt méconnaissable." Photo et légende extraites de http://pontdelarche.over-blog.com/2016/01/le-fort-de-limaie-un-chatelet-sur-la-seine-a-pont-de-l-arche.html

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)

     " Ce dessin de 1782 montre que le châtelet de Limaie était en bel état de conservation. Cette vue fut reproduite dans l'article de Léon Coutil intitulé " Le vieux château de Limaie et le vieux pont de Pont-de-l'Arche (Eure) " publié dans le Bulletin de la Société d'études diverses de Louviers, tome XVI, 1921-1922. Document et légende extraite de http://pontdelarche.over-blog.com/2016/01/le-fort-de-limaie-un-chatelet-sur-la-seine-a-pont-de-l-arche.html

     

    Description d’ensemble



    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)        Le châtelet est protégé par deux fossés en eau. S’il n’est pas sûr que les ingénieurs aient utilisé une ancienne île alluviale pour bâtir le châtelet, il est évident qu’ils ont profité du fond de la vallée de la Seine pour aménager ces deux protections naturelles.

         Le premier fossé n'est pas protégé. Il barre d'accès au premier rempart, une palissade dans le document de 1640 signé P. Petit, ci-dessous, qui est accessible par un pont-levis au bout d'un petit pont de pierre.

         Le second fossé protège le rempart principal. Un pont en pierre constitue le principal accès au châtelet. La vue de P. Petit montre un petit pont-levis contrôlé par un corps de garde. Un second pont, en bois celui-ci, offre accès à une poterne, peut-être pour un meilleur déploiement de la garnison durant un assaut, voire pour une contre-attaque.

     

    Ci-dessus, " Plan du chasteau du " Pont de l'Arche " par P. Petit, 1640, cabinet des estampes, Bibliothèque nationale de France. Le châtelet par Viollet Le Duc — Encyclopédie Médiévale - T1, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6031906

     

         Le second et principal rempart est flanqué de tours cylindriques. Deux possèdent une terrasse, une autre est couverte d'un toit conique. Un angle est étonnant ; celui du Sud-Est, donnant sur la Seine. Il est constitué d'un angle droit dans le rempart et semble ne servir que de poste de guet. C'est la tour maîtresse, la tour philipienne, qui devait assurer le gros de la défense de ce côté-ci du châtelet, ainsi que des engins de tir sur une sorte de chemin de ronde plus élargi le long du flanc Est. Dans la cour intérieure, se trouvent des potagers, des jardins, quelques maisons blotties contre les remparts. Une chapelle (placée sous le vocable de Saint-Étienne) est visible côté nord et reconnaissable à une croix surplombant le pignon Est situé près de la poterne. Une longue maison semble tenir lieu de caserne devant la tour maîtresse. Selon le plan de 1640, quelques demeures longent le chemin central reliant les deux garde-corps. Selon la vue de Gomboust, c'est bien plutôt un rempart intérieur qui interdit l'accès vers la caserne et la tour maîtresse. Les deux ont très bien pu se compléter comme le montre un plan de 1754 plus bas dans cet article.

         Nous voyons donc ici une suite impressionnante d'obstacles visant à garder le contrôle de l'entrée nord du pont. Avec une faible garnison, le châtelet de Limaie était en mesure de résister à plusieurs semaines d'assaut avant l'arrivée de renforts. Sans compter que, tant que la ville de Pont-de-l'Arche n'était pas prise, elle pouvait ravitailler Limaie. " [2]

     

         " Sur la rive opposée, une vue cavalière de 1782 conservée à la bibliothèque nationale montre, au débouché du pont, le fort de Limaye vu du nord (fig. 2). Autour de la grosse tour ronde construite par Philippe Auguste aux environs de 1209, on distingue nettement une levée de terre artificielle en forme d'arc de cercle implantée en cavalier sur la rive. D'autres documents iconographiques, notamment un plan levé au début du 17e siècle par Jacques Gomboust, ingénieur du roi, permettent d`évaluer le diamètre de cette enceinte à environ 170 m, et de constater que l'angle formé par les branches de l'arc du côté Seine est le même que celui du rempart de la rive gauche ". A priori, on peut penser que la tour du 13e siècle remplaçait une tour-porche située à l`entrée nord du pont carolingien. Étant donné qu'à la tour du 13e siècle était associée une chapelle Saint-Étienne, les dispositions de ce châtelet auraient donc été similaires à celles du castellum de la rive gauche : une tour-porche au débouché du pont, un oratoire contigu à la tour, une enceinte palissadée et fossoyée en demi-cercle ; comme à Pont-de-l'Arche, l'entrée pourrait avoir été latérale et non axiale. " [5]

     

    Qui a bâti Limaie ?

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)      Le choix de l’emplacement du fort ne fait aucun mystère : protéger l’entrée du pont à la place de fortifications antérieures dont les plus anciennes datent de Charles le Chauve. Mais qui a fait bâtir les fortifications que nous voyons dans les vues du 18e siècle ?

          Jusqu’à plus ample informé, la plus ancienne mention du nom de Limaie date de 1198, encore sous le règne de Richard Cœur de Lion donc. On la retrouve dans les Grands rôles de l’Échiquier de Normandie : “ Limai de Capite Pontis Arche ” c’est-à-dire Limai à la tête du pont de Pont-de-l’Arche.

     

    Ci-dessus, le "Chasteau du Pont de l'Arche" par Jacques Gomboust, extrait de l'ouvrage du cartographe Matthäus Merian (vers 1593-1650) intitulé Topographiae Galliae et publié en 1657. Une comparaison entre les vues précédentes montre qu'Eugène Viollet-le-Duc a reposé son travail sur celui de Jacques Gomboust. Matthäus Merian, Chasteau du Pont de L'Arche, 1657 par Martin Zeiller. Pour le versement, les modifications ː G.Garitan — BM de reims, Domaine public, extrait de https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=59923117

     

           Nous avons consacré un article aux fortifications de Pont-de-l’Arche, la ville et aussi, un peu, de Limaie. Nous avons vu que Richard Cœur de Lion avait consacré presque 1000 livres à des travaux sur le pont et les fortifications de Pont-de-l’Arche, soit le vingtième d’un budget annuel. Pas étonnant que le nom de Limaie ait été associé à ces importants travaux. Dans cet article, nous avons aussi vu que son rival, Philippe Auguste, avait fait de Pont-de-l’Arche sa résidence après qu’il a pris possession de la Normandie. Il fit faire des travaux sur le pont et les remparts. Il installa son administration et signa en ce lieu beaucoup d’actes royaux. Notre analyse fait ressortir que les fortifications archépontaines s’inscrivent nettement dans l’architecture militaire de Philippe Auguste. Une tour philippienne en est l’élément le plus clair dans l’enceinte de Limaie.

         Nous concluons que Limaie a été bâti par Philippe Auguste sur les bases édifiées par Richard Cœur-de-Lion. Le châtelet que nous voyons sur les vues du du 18e siècle est donc un jeune homme de presque 500 ans qui a eu l’air de bénéficier de restaurations régulières. " [2]

     

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    Ci-dessus : à gauche et au centre, "Le corps de garde contrôlant l'accès nord du pont de Pont-de-l'Arche. Détail d'un vitrail de l'église Notre-Dame-des-arts (cliché Armand Launay, 2007) - " Documents et légende extraits de http://pontdelarche.over-blog.com/2016/01/le-fort-de-limaie-un-chatelet-sur-la-seine-a-pont-de-l-arche.html " La représentation la plus étonnante est celle du vitrail du montage des bateaux. Ce vitrail se trouve dans l’église Notre-Dame-des-arts, autrefois Saint-Vigor, et date de 1606. Comme nous l’avons décrit dans un article, ce vitrail a constitué une revendication de la paroisse sur certaines taxes perçues sur les commerçants passant sous le pont. Or, ces taxes furent détournées par la garnison de Limaie.En attendant la représentation est belle, surtout en ce qui concerne les monteurs de bateaux. Le fort de Limaie est bien mis en valeur, pour ne pas dire montré du doigt, au centre de la perspective qui se trouve dans l'axe de la route reliant les deux garde-corps du châtelet. La représentation n'est toutefois fidèle à la réalité. Ceci particulièrement net dans le nombre de tours, volontairement limité ici, et la grandeur du petit pont donnant accès au châtelet." [2] ; à droite, un très beau dessin du château de Limaye à Pont-de-l'Arche vers 1782 démoli à partir de 1782. Dessin extrait du site de http://christianbenilan.wifeo.com/assez-proche-ile-de-france-5.php http://christianbenilan.wifeo.com/ 

     

    Le château de Limaie

     

         « Le château de Limaie, démantelé à partir de 1782, était un bastion protégeant l’entrée nord du pont. Ses courtines étaient bâties selon un plan presque rectangulaire, resserré sur sa partie Est. Une tour maîtresse se trouvait à l’intérieur du corps de place du côté du Sud-Ouest. Les courtines étaient renforcées par trois tours d’angles cylindriques. La porte donnant sur le pont était renforcée de deux tourelles. Celle donnant vers le Nord était défendue par une tourelle et était munie d’un pont-levis. Une poterne se trouvait au nord-ouest du corps de place. Deux fossés en eau, séparés par une palissade de bois, séparaient ce bastion de la plaine alluviale.» [3]

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure) LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)

     Ci-dessus : à gauche, «Plan du château du Pont de l'Arche pour servir au projet de l'année 1754». Ce plan aquarellé (41 x 54 cm), est conservé à la Bibliothèque nationale de France, département Arsenal, et accessible sur Internet : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb421591410. Il confirme plutôt les vues de P. Petit et Jacques Gomboust. Cocument et légende extraits de http://pontdelarche.over-blog.com/2016/01/le-fort-de-limaie-un-chatelet-sur-la-seine-a-pont-de-l-arche.html ; à droite, vue d'élévation et plan du château de Limaie. Avant 1782. Un feuillet de papier (210 x 125 mm), lavis, aquarelle et encre. La garnison de ce fort posa bien des soucis aux marchands et à la paroisse Saint-Vigor de Pont-de-l'Arche.Document et légende extraits de Extrait de http://pontdelarche.over-blog.com/tag/ecluse/

     

    Quelles furent ses activités ? 

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)     La fonction du fort de Limaie était avant tout d'assurer la police intérieure : le contrôle de la circulation sur le pont et sous ce pont. Ces passages étaient taxés. Le châtelet constituait de plus une caserne, non loin de Rouen, prête à intervenir en cas de souci.

         La suite de ce paragraphe provient des écrits de Léon Coutil. Nous préciserons nos recherches plus tard.

         Cependant, Limaie a aussi été utile en matière militaire. C'est ainsi qu'en 1417, le châtelet fut réparé et complété afin de résister aux Anglais. L'effort fut vain car Pont-de-l'Arche, ville et fort compris, tomba sous la domination d'Henry V d'Angleterre. Le fort de Limaie ne fut repris par les Français qu'en 1449 que grâce à la ruse (par abus de confiance d'un soldat du corps de garde). " [2]

     

    Ci-dessus, "plan du chasteau du Pont de l’arche par P. Petit vu comme si nous tournions le dos à Igoville (plan antérieur à 1782)." document et légende extraits de http://pontdelarche.over-blog.com/tag/limaie/

     

          « En 1466, luttant contre la Ligue du Bien public, Louis XI a repris le fort de Limaie aux nobles de Louviers. " [4]

     

         " Sous les guerres de religions, le château et la ville restèrent aux mains des catholiques. " [2]

     

         " En 1589, les troupes d’Henri IV assiégeant Rouen étaient ravitaillées à partir de Pont-de-l’Arche. » [4]

     

         " Mais Limaie trouva une autre utilité, contraire aux intérêts du roi ce coup-ci. En effet, après la reddition de Pont-de-l'Arche à Henri IV en 1589, le châtelet resta aux mains des Ligueurs.

         Qui plus est, pendant la Fronde, le gouverneur était le marquis de Chamboy qui ne rendit le château que le 7 février 1650. " [2]

     

         " En 1650, la Fronde s'est servie des fortifications, le duc de Longueville utilisant la garnison et le château contre le pouvoir royal. Le comte d'Harcourt, protégeant le voyage du roi en Normandie, reçut l’ordre d’attaquer. Il campa près des murs avec l’aide des habitants qui avaient pointé trois canons contre le château de l’autre côté de la Seine. " [4]

     

         " Limaie pouvait très bien être une base hostile au roi.

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure) LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)

    Ci-dessus, à gauche, plan de Pont-de-l'Arche par Magin, vers 1702 ; à droite, site de Pont-de-l'Arche sur l'Atlas de Trudaine (seconde moitié du 18ème siècle)

     

    Pourquoi et quand fut-il détruit ?

     

         Le châtelet de Limaie avait perdu de son intérêt militaire. De plus, il avait été utilisé à plusieurs reprises contre le pouvoir royal. C'est ainsi que le projet de démolition de Limaie fut approuvée par Louis XIV peu après 1650. Cependant, une vue de 1782 montre que le châtelet avait encore fière allure et que, comme toute base militaire, le pouvoir ne trouvait pas sa destruction urgente. Limaie servait notamment de prison, notamment pour certains protestants.

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)     Le coup de grâce a été donné à Limaie par Louis Thiroux de Crosne (1736-1794), intendant de la généralité de Rouen de 1768 à 1787. Cet homme, une sorte de Préfet de l’époque, fit appliquer certaines ordonnances royales traitant d’urbanisme. Il fit ainsi dresser les plans des boulevards de Rouen avant de combler les fossés médiévaux. Il en fit de même dans d’autres villes haut-normandes (Louviers) et donna son accord à la municipalité de Pont-de-l’Arche d’utiliser le déblai de la corvée pour aplanir la place des Champs (délibération du conseil municipal de Pont-de-l’Arche du 16 septembre 1779). Puis, il autorisa le conte de Pons, gouverneur de Pont-de-l’Arche, à faire démolir le châtelet de Limaie (1782). La somme récupérée de la vente des pierres permit de démolir deux portes de chaque côté de la ville, comme le souhaitent les habitants. En hommage, la municipalité décida de donner le nom de Crosne à la porte Saint-Jean et de Pons à la porte de Léry (rue Jean-Prieur) (délibération du 20 avril 1782).

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1814, Archives de l'Eure, http://archives.eure.fr/

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure) LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)

    Ci-dessus : à gauche, « En 1789, le fort situé sur la rive droite est détruit. En 1790, Aubin-Louis Millin présenta à l’Assemblée constituante une œuvre recensant le patrimoine national. Dans le chapitre 43 de ses désormais célèbres Antiquités nationales l’auteur accorde quelques belles pages à Pont-de-l’Arche. Il aborde notamment « …le château de Pont-de-l’Arche, actuellement démoli, et que j’ai fait dessiner au moment de la destruction… ». Il s’agit d’une vue sur le châtelet de Limaie, alors en démantèlement. Reproduite ci-dessus, elle fut dessinée par Garneray et sculptée par Desmaisons. Document et légende extraits de http://pontdelarche.over-blog.com/2016/01/le-fort-de-limaie-un-chatelet-sur-la-seine-a-pont-de-l-arche.html ; à droite, "Le système défensif sur la Seine à Pont-de-l'Arche avec, au premier plan, le Fort de Limaie, puis le pont d'accès à la ville de Pont-de-l'Arche et, enfin, l'enceinte fortifiée de la même ville. Gravure par Eustache-Hyacinthe Langlois" - " L'artiste Eustache-Hyacinthe Langlois est l'héritier direct de la vicomté de Pont-de-l'Arche et donc du château de Limaie dirigé par ses aïeux au milieu du 17e siècle. Il n'était cependant que peu intéressé par ces titres. " - Estampe personnelle, Domaine public, extrait de https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18500950

     

         L’espace autrefois occupé par le fort de Limaie ne resta pas longtemps sans emploi. En effet, en 1813 Napoléon fit réaliser un canal et une écluse auxquels nous avons consacré un article. Pour cela, l’île fut transformée et un fossé du châtelet servit partiellement au percement du canal. Léon Coutil précisa qu'en 1918, on boucha l'écluse et après la démolition des derniers vestiges des vieux murs on construisit au-dessus des hangars. La photographie ci-dessous montre ces derniers vestiges. " [2] 

     

    LES REMPARTS DE LIMAIE (Eure)

     Ci-dessus, document extrait de http://pontdelarche.over-blog.com/2016/01/le-fort-de-limaie-un-chatelet-sur-la-seine-a-pont-de-l-arche.html 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de : http://www.pontdelarche.fr/histoire

    [2] Extrait de http://pontdelarche.over-blog.com/2016/01/le-fort-de-limaie-un-chatelet-sur-la-seine-a-pont-de-l-arche.htlm

    [3] Extrait de : http://pontdelarche.over-blog.com/tag/remparts/

    [4] Extrait de Wikipédia

    [5] Extrait de Des châteaux et des sources par Bruno Lepeuple, Jean-Louis Roch ; Publication Université Rouen Havre https://books.openedition.org/purh/9939?lang=fr

     

    Bonnes pages :

     

    O https://books.openedition.org/purh/9981

    O https://www.histoire-pour-tous.fr/histoire-de-france/4759-le-pont-fortifie-de-charles-le-chauve-pont-de-larche.html

    O http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-44383.html

    O https://books.google.fr/books?id=sUyhEcpCanwC&pg=PA154&lpg=PA154&dq=Pont-de-l%27Arche+tours+enceinte+remparts+portes&source=bl&ots=mmzBeHU07Q&sig=NMD5Mvk6yOLPd775SVIGs8jtZLw&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjm786a3tjSAhWCOxoKHb5ZDM0Q6AEIRjAG#v=onepage&q=Pont-de-l%27Arche%20tours%20enceinte%20remparts%20portes&f=false

    O http://christophe.carre1.free.fr/pdl1/page2.html

     

    Ouvrages :

     

    - Coutil Léon, "Le vieux château de Limaie et le vieux pont de Pont-de-l'Arche (Eure)" publié dans le Bulletin de la Société d'études diverses de Louviers, tome XVI, 1921-1922 ;

    - Le Maho Jacques, « Un grand ouvrage royal du IXe siècle : le pont fortifié dit « de Pîtres » à Pont-de-l’Arche (Eure) », pages 143-158, in Des Châteaux et des sources. Archéologie et histoire dans la Normandie médiévale : mélanges en l’honneur d’Anne-Marie Flambard Héricher, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2008, 622 pages ;

    - Ministère des travaux publics, Le nouveau pont-route de Pont-de-l’Arche : 1951-1954, imprimerie Logier et Cie, 32 pages.

     

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  • LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche) LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche) LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)

     

    Photos ci-dessus : à gauche extraite de http://www.islemarie.fr/ ; au centre, extraite de https://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g1024154-d269019-Reviews-Chateau_de_l_Isle_Marie-Picauville_Manche_Basse_Normandie_Normandy.html ; à droite extraite de https://www.wikimanche.fr/Ch%C3%A2teau_de_l%27Isle-Marie

     

         On trouve à l'Isle-Marie, les vestiges d'une vaste enceinte dite du Homme, Home, Hom ou Holm du 11e siècle et un château des 16e et 17e siècles [NDB].

     

         " Le château de l'Isle-Marie est un monument historique de la Manche situé à Picauville. " [1] 

     

         " L'Isle-Marie se situe à l'Ouest de Picauville et entouré par les marais du Merderet et de la Douve. " [2]

     

    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)     « L'Isle-Marie est située dans la vaste dépression marécageuse qui barre l'accès du clos du Cotentin d'est en ouest. L'enceinte circulaire entourée d'un fossé, appelée Le Homme, pourrait être l'ancien château attesté en 1026. L'ensemble comprend divers bâtiments : un ancien château fort remanié en 1900, un corps de logis du 17e siècle, un colombier et un bâtiment à usage d'hôpital pour soldats invalides daté de 1675 avec une chapelle de 1673 attribuée à Jules-Hardouin Mansart. Le domaine a conservé les vestiges d'une enceinte bastionnée à la Vauban, en étoile, plantée d'arbres, à usage de jardin panoramique et de terrain de jeu. Cette enceinte et les canaux ont été en partie démolis en 1830 pour être remplacés par un parc à l'anglaise. » [3]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

      

    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)   

     Ci-dessus, plan de situation du château de l'Isle-Marie et de l'enceinte du Homme ; blason de la famille d'Agneaux ou d'Aigneaux par SanglierT — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=36512888

     

         " La petite paroisse du Houlme, du Home ou de l'Île-Marie est depuis longtemps réunie à celle de Picauville. Holm, Hulmus, Holmus, signifient un lieu entre deux rivières ; on nommait autrefois cette paroisse Notre-Dame-du-Holm, ce qui veut dire la même chose qu'Île-Marie et aussi parce qu'elle est dédiée à la Vierge Marie. Dans le dotolicium de la princesse Adèle, Holmus indique le Home ou Île-Marie. (...)

         Le Home avait, dans le 14e siècle, le titre de ville ; du moins, dans le mois de février 1336-37, et après enquête faite au Home, à Carentan, Montebourg, la Haye-du-Puits et Varenguebec, le duc de Normandie accorda à Richard Canète, sire du Homme, un marché hebdomadaire en la ville du Home. " [4]

     

         " Située au milieu des marais du Clos du Cotentin, la place forte est attestée en 1026 et l'enceinte circulaire appelée « Le Homme », du norois holm, signifiant île, remonte au 11e siècle. " [1]

     

         " Toutefois nous réservons une place particulière ici à un texte du début du 11e siècle, de 1026 exactement, mentionnant trois châteaux. Si nous citons ce texte à part, c'est qu'il s'agit d'une charte ducale (Fauroux M., 1961, n° 58), par laquelle Richard III constitue en douaire à sa femme Adèle les châteaux de Cherbourg, le Homme et Brix. ... Concedo etiam castella que ibi habentur, videlicet Carusburg cum eo quod dicitur Holmus, et eo quod dicitur Brusco, cum iis que ad hec aspicere videntur... Il ne semble pas qu'il y ait jamais eu de fortification de terre à Cherbourg. Par contre une fortification existe encore au Homme et à Brix.

     

    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)     Au Homme, il s'agit d'une vaste enceinte sans doute représentative du plus ancien type de fortification ; l'enceinte n'est pas parfaitement conservée mais le cadastre du 19e siècle en montre bien le tracé. (...)

         L'existence de ces deux sites est très importante pour notre étude, et permet de faire deux observations. D'une part dans le cas du Homme, on a ainsi dans le Cotentin un exemple du type de fortification le plus précoce correspondant à une résidence importante, comme cela a pu être observé dans le Grand-Caux (Le Maho J., 1976, 83). D'autre part, cette charte est de 1026, ce qui fait remonter au tout début du 11e siècle l'apparition des fortifications de terre dans cette région. L'enceinte du Homme se trouve en bordure des marais de Beuzeville. De l'autre côté du marais, près du bourg de Beuzeville, se trouve une enceinte annulaire qui pourrait constituer une défense avancée du château du Homme. Ce phénomène a été également observé dans le Grand-Caux (Le Maho J., 1976, 91). (...)

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1810, Archives de la Manche, http://www.archives-manche.fr/

     

         Le dernier type de fortification rencontré est l'enceinte. Nous en avons repéré deux qui sont, du fait de leur implantation, peut-être liées l'une à l'autre. Il s'agit de l'enceinte du Homme, attestée par une charte ducale de 1026, et de celle de Beuzeville. Elles sont situées toutes les deux de part et d'autre du marais de Beuzeville à environ cinq-cents mètres l'une de l'autre, et séparées par la rivière l'Ouve, qui coupe le marais en deux. Si l'enceinte du Homme a été un lieu de résidence du duc au début du 11e siècle, celle de Beuzeville a peut-être servi de poste avancé de défense au château ducal. Toutefois en raison de son caractère peu stratégique, on peut penser que, tout en demeurant liée au château ducal, cette enceinte n'ait pu avoir qu'une fonction agricole, le terrain marécageux étant propice à la pâture. Le bétail en cas d'inondation pouvait se réfugier dans cette enceinte légèrement surélevée par rapport au marais. (...)

     

         Le Homme, aujourd'hui commune de Picauville, canton Sainte-Mère-Église. Lieu-dit : L'Isle-Marie. - Coordonnées Lambert : 191,50 - 331,45.

         A une centaine de mètres du château actuel de l'Isle-Marie, en bordure des marais de Beuzeville, on distingue encore, dans le parc, les vestiges d'une vaste enceinte coupée en deux par l'allée du parc. L'enceinte est circulaire et mesure environ cinquante mètres de diamètre. Le rempart par endroits atteint un mètre cinquante de hauteur, il est large d'un peu plus d'un mètre. L'enceinte était entourée d'un fossé qui existe encore à plusieurs endroits ; celui-ci est profond d'environ deux à trois mètres. Le fossé ne fait pas entièrement le tour de l'enceinte. Au nord il quitte le contour de l'enceinte pour suivre le tracé d'un vaste terrain aujourd'hui en friches et clos de murs, qui peut être l'emplacement de la basse-cour. Sur ce terrain se trouve une chapelle remaniée au 18e et un petit cimetière. Cette enceinte est sans doute le château attesté dans la charte de 1026 (Fauroux M., 1961, n° 58).

         Ce type de fortification est très intéressant à une date aussi précoce et il corrobore l'hypothèse avancée par Jacques Le Maho, selon laquelle certaines grandes enceintes seraient à ranger parmi les formes les plus anciennes de châteaux (Le Maho J., 1976, 83) et dateraient du début du 11e siècle. " [5]

     

    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)     " Le Home que, pendant le 12e siècle, possédait la famille d'Agneaux, appartenait à la fin du 16e siècle à la famille Aux Épaules (ad humeros), seigneurs de Sainte-Marie-du-Mont " [4]

     

     

    Blason de la famille d'Agneaux ou d'Aigneaux par SanglierT — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=36512888

     

    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)     " La forteresse est fortement endommagée lors de la prise de la bastille du Pont-d'Ouve par Jean de Vienne en 1375.

    Un château est construit par Bernardin Aux Épaules à la fin du 16e siècle à proximité de la forteresse. Un pigeonnier lui est adjoint. " [1]

     

     Blason de la famille Aux Épaules extrait de https://www.armorialgeneral.fr/tag/france/page/53/

     

    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)     " Jeanne Aux Épaules, dame de l'Ile-Marie, fille de Robert Aux Epaules, baron de Sainte-Marie-du-Mont, épousa, en 1607, Bernardin Gigault de Bellefonds, gentilhomme de la chambre du roi, gouverneur de Valognes, puis lieutenant du chevalier de Vendôme au gouvernement de la ville et château de Caen, et fit entrer ainsi l'Ile-Marie dans la famille des Gigault. Ils eurent plusieurs enfants, entre autres Henri-Robert Gigault, seigneur de l'Ile-Marie, gouverneur de Valognes, qui fut le père de Bernardin Gigault, marquis de Bellefonds, seigneur de l'Ile-Marie, gouverneur de Valognes, maréchal de France et chevalier des ordres du roi.

         En 1649, Matignon se déclara pour la fronde, et s'empara de l'Ile-Marie, appartenant à Bernardin Gigault, alors enfant mineur. " [4]

      

    Ci-dessus, blason de la famille Gigault de Bellefonds par EtxekoCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30357789

     

    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)         " Le maréchal de Bellefonds, seigneur de l'Isle-Marie, fait ériger un corps de logis sur l'emplacement de la forteresse normande, puis en 1673 une chapelle dont l'auteur serait l'architecte du roi, Jules-Hardouin Mansart (...), « d'un goût parfait, décorée avec beaucoup de grâce et d'heureuses proportions » selon André Rostand, présente trois portes encadrées par quatre pilastres. Un avant-corps donne sur la porte centrale. Il est formé par deux colonnes ioniques qui portent un balcon à balustrades en pierres, et est surmonté d'un attique de même largeur percé d'une large ouverture et orné de volutes renversées et d'un fronton en arc surbaissé avec trois angelots sur le tympan. Chacune des deux portes latérales, plus basses et plus étroites, est coiffée par un tableau de pierre rectangulaire. Le maître-autel accueillait une œuvre due à l'école de Raphaël.

         En 1675, le maréchal fait construire à proximité un hôpital pour 20 soldats invalides.

         Le moraliste Antoine Garaby de La Luzerne meurt au château le 4 juillet 1679. " [1]

     

    Ci-dessus : photo de la chapelle du château de L'Isle-Marie : à gauche extraite de http://www.islemarie.fr/ ; à droite, extraite de http://photograff.blogspot.com/2007/10/ce-qui-ne-meurt-pas-lile-marie.html

     

    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche) LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche) LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)

      

    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)     " Jacques II, se rendant en Angleterre à la tête d'une armée que Louis XIV lui fournissait en grande partie, passa deux jours, au mois d'avril 1692 au château de l'Ile-Marie, chez le maréchal de Bellefonds, qui était rentré en faveur, et devait l'accompagner dans son expédition d'Outre-Manche, à titre de commandant en chef des troupes françaises.

         Le domaine de l’Ile-Marie, par suite d’acquisition, passa dans les mains de Georges-Adrien Feuillie, marié à une demoiselle d’Agneaux. " [4]

     

         En 1722, un rapport fait état de 7 feux imposables à la paroisse du Home alors qu'un autre en 1763, dit qu’il n’avait pas d’autres habitants que ceux du château. " [2]

     

    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)     " Réparé entre 1802 et 1807 des vandalismes de la Révolution française, le château fort est remanié en 1900 par l'architecte cherbourgeois Drancey, qui lui adjoint deux ailes.

          Un jardin à l'anglaise est aménagé en 1830 à l'emplacement d'une partie de l'enceinte en étoile de type Vauban et des canaux, avec de grands arbres mis au sol par les tempêtes ou par l'homme au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. (...)

         Jules Barbey d'Aurevilly y situe son roman Ce qui ne meurt pas. " [1]

     

         " Situé dans la zone de parachutages et de bombardements de la division américaine airborne 82, le château a eu de gros dégâts en 1944. En 1952, le bâtiment principal est réparé mais il y a toujours beaucoup à faire pour réparer les autres bâtiments. " [6]

     

      

    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)     Le château appartient aujourd'hui à la famille Potier de la Houssaye. [NDB]

     

          " Une suite, cinq chambres (dont deux spacieuses) , ainsi que deux appartements (dont un grand) et un studio ont été aménagés dans ce château. " [1]

     

    Ci-dessus, blason de la famille Potier de la Houssaye par Gilloudifs.

     

    LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche) LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche) LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)

     

    Protection

     

         " L'ensemble du domaine est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 13 septembre 2001, comprenant l'enceinte, le corps de logis, les façades et toitures de la chapelle, des écuries, et de l'hôpital, son escalier intérieur et sa cage, le cimetière, le colombier, les deux pavillons de jardin et les murs de l'ancienne serre et le parc. " [1]

     

     Sources :

     

    [1] Extrait de https://www.wikimanche.fr/Ch%C3%A2teau_de_l%27Isle-Marie

    [2] Extrait de Wikipédia

    [3] Extrait de http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&REQ=%28%28PA50000020%29+%3AREF+%29

    [4] Extrait de l'Annuaire du Département de la Manche, Volumes 42 à 45 ; J. Elie, 1870 https://books.google.fr/books?id=KptLAAAAMAAJ&hl=fr&pg=PP1&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

    [5] Extrait de Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe-XIIe siècles) par Florence Delacampagne. Étude historique et topographique. In : Archéologie médiévale, tome 12, 1982. pp. 175-207 ; doi : https://doi.org/10.3406/arcme.1982.1086 https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1982_num_12_1_1086

    [6] Extrait de https://www.youtube.com/watch?v=xGLH6B_3ZAE

     

     LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche) LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche) LES REMPARTS DE L'ISLE-MARIE (Manche)  

    Bonnes pages :

     

    Site officiel du château : http://www.islemarie.fr/

     

    O Annuaire du Département de la Manche, Volumes 42 à 45

    J. Elie, 1870 https://books.google.fr/books?id=KptLAAAAMAAJ&hl=fr&pg=PP1&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

    O http://cotentin.canalblog.com/archives/2012/10/13/25328012.html

    O https://www.instagram.com/explore/locations/400951849/chateau-de-lisle-marie?hl=fr

    O https://www.ouest-france.fr/normandie/sainte-mere-eglise-50480/l-isle-marie-cernee-par-la-douve-et-le-merderet-4817113

     

     

     

     

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  • LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados) LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados) LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados) 

     

        Au Moyen-Âge, il existait un château-fort à Lingèvres qui commandait le passage de l'Aure et fut disputé au cours de la guerre de Cent Ans. Ses vestiges se trouvent au nord de l'église : il reste une motte de 55 mètres de diamètre (sur le terrain de Maître Morin Notaire). [NDB]

     

         « Le nom de la localité est attesté sous les formes Linguievre et Linguevre en 1040 et 1066.

         Le toponyme, d'origine gauloise, semble composé de deux éléments dont le premier reste obscur : anthroponyme Lingo selon l'hypothèse d'Albert Dauzat et Charles Rostaing, le mot lingon, « saut », selon celle de René Lepelley. Il y a concordance pour le deuxième qui représente comme -euvre une forme évoluée de -ó-briga, « hauteur », puis « hauteur fortifiée », « forteresse ».» [1]

     

    LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados)   LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados)

     Plan de situation de la motte de Lingèvres ; blason supposé de la famille de Forges qui posséda le château de Lingèvres aux 12-13èmes siècles.par Gilloudifs

     

    Histoire

     

         11e-12e siècles : « D'après l'abbé Béziers, Serlon de Lingèvres était seigneur de cette paroisse dans le 11e siècle. Il tient un rang éminent dans la charte de confirmation faite à l'abbaye de Saint-Étienne de Caen, par Roger de Montgommery. Richard de Lingèvres, qui appartenait à la même famille, alla offrir ses services à Roger, roi de Sicile, que ses victoires rendaient alors célèbre. Il fut reçu par ce prince avec distinction. " [2]

     

         « Richard de Lingèvres († 1155) est un chevalier normand de la région de Bayeux qui s'expatria en Italie méridionale où il se mit au service au roi Roger II de Sicile. Arrivé dans le royaume siculo-normand peu avant 1146, il y mena une brillante carrière militaire et le roi Roger le nomma comte d'Andria dans les Pouilles. En 1146, lors de l'attaque siculo-normande de Tripoli (actuelle Libye), Richard de Lingèvres fut selon le chroniqueur normand Robert de Torigni, l'un des chefs de l'expédition les plus braves. En 1155, il s'illustra contre les forces byzantines de l'empereur Manuel Comnène qui avaient envahi l'Apulie. Selon l'historien byzantin Jean Cinnamus, il joua un rôle important aux côtés du chancelier Asketil lors de l'offensive de l'armée du roi Guillaume de Sicile contre les forces d'invasions byzantines débarquées en Apulie au printemps 1155, mais Richard fut tué au combat sous les murs d'Andria à la fin de l'été de la même année. » [1]


         12e-13e siècles : " Quoiqu'il en soit, Guillaume de Soliers était seigneur châtelain de Lingèvres, dans la seconde moitié du 12e siècle ; il souscrivit la charte de confirmation de Henri II pour le prieuré de Saint-Nicolas de la Chesnaye, et fonda l'abbaye de Cordillon dans sa terre de Lingèvres.

    LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados)     Suivant une ancienne généalogie, Étienne de Forges, qui avait épousé Marcelle de Soliers, lui succéda dans la châtellenie de Lingèvres ; il eut un procès avec l'abbesse et les religieuses de Cordillon ; mais l'affaire fut arrangée par Guy, évêque de Baveux. L'abbaye avait droit de pâturage dans les landes de Lingèvres, et de chauffage dans les bois ; la contestation s'éleva au sujet de l'exercice de ces droits.
         Robert, fils d'Étienne de Forges, deuxième du nom, fit, en 1262, des partages avec son oncle. Par suite de ces partages, la seigneurie de Hottot fut démembrée de la seigneurie de Lingèvres. " [2]

     

    Ci-dessus, blason supposé de la famille de Forge par Gilloudifs.

      

         14e siècle : En 1365, Jean de Forges était seigneur de Lingèvres. (...)

    LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados)     Dans les guerres anglaises du roi de Navarre, au 14e. siècle, qui furent si funestes à nos contrées, les Anglais occupèrent le château de Lingèvres (1356), aussi bien que celui de Saint-Wast, cité dans le premier volume de la Statistique monumentale (p. 238). Ils le gardèrent pendant plusieurs années, et, de là, ils exercèrent les plus grands ravages dans les environs, ne vivant que de pillage ; la ville de Caen le racheta au moyen d'un emprunt levé sur les maisons religieuses de son arrondissement. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne, années 1950-1965, extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados)     1356 : « Tandis que le duc de Lancastre était vivement poursuivi par l'armée du roi Jean, Robert de Lewes, général anglais, s'emparait de la forteresse de Saint-Waast, appartenant à la famille Tesson, et du fort de Lingèvres, dépendant de l'abbaye de Cordillon ; de là il se porte sur le château royal de Bures-le-Roi, à Noron, défendu par les troupes françaises. Ce château était une place forte assez importante et avait encore à cette époque un gouverneur particulier.
    Robert de Lewes s'en rendit maître après des efforts inouïs de valeur, y mit le feu, le réduisit en cendres et le rasa pour ne plus jamais reparaître.
    Le chevalier de Lewes se replia ensuite sur la forteresse de Saint-Waast et sur le château-fort de Lingèvres, où il établit son quartier général. De ces deux points, les soldats maraudèrent dans les campagnes avoisinantes et les mirent à contribution ; ils pillaient les fermes et tuaient tous ceux qui osaient leur résister. » [3]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         1361 : « Le rachat de Saint-Vaast et de Lingèvres fut fait de la même manière. Dès 1357, on avait tenté, mais vainement, de les reprendre aux Anglais. En 1361, Louis d'Harcourt négocia leur évacuation avec Thomas de Glistone, délégué de Robert de Ewes, capitaine au nom d'Edouard III. Le 1er février, il réunit à Caen les gens d'église, nobles, bourgeois et habitants « en bailliage de Caen » ; l'assemblée s'occupa de trouver les 16 000 écus au roi Philippe exigés par les ennemis « pour vuidier hors des dis fors».
          Une imposition de 6 deniers pour livre, que «
    l'achateur paiera oultre l'imposicion de 12 deniers pour livre ordenée pour la redempcion de mon dit seignour », fut accordée pour trois mois.
         Des commissaires, pris parmi les bourgeois de Caen, furent députés par les gens du pays pour assister le lieutenant du roi. Les indemnités étaient fixées pour Louis d'Harcourt, les commissaires et autres venus en sa compagnie «
    es parties de Caen ». Il fut décidé enfin que, « considéré la chierté des vivres du païs, tant des personnes que des chevaux, que lour faut tenir pour ce fait », les commissaires, Raoul de Bray et Guillot Hamon, bourgeois de Caen, recevront chacun 2 florins d'or royaux par jour. D'autres assemblées eurent lieu encore celle année à Caen. Vers le milieu de mars, les bourgeois de Caen, réunis en la présence d'Aymar Bourgoise, vicomte du lieu, accordèrent à Roger Le Masnier, seigneur de Couvrechef, alors prisonnier des Anglais, une aide volontaire, afin d'acquitter le prêt que ce chevalier avait fait à la ville « pour la vuidange » de Saint-Vaast et Lingèvres. » [4] 

     

    LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados)     14e-15e siècles : " Le château de Lingèvres fut un de ceux qui furent visités par ordre du Roi, en 1372, par le bailli de Caen, René Le Coustellier, accompagné de deux chevaliers. Le château fut trouvé en bon état, comme le prouve le passage suivant du procès-verbal de cette visite :


         «
    Item à Lingièvres ledit jour (le lundi VIII jour de mars )
    commandé fut à monsieur Becquet de Forges, chevalier
    seigneur et capitaine du lieu, qu'il en fit bonne garde,
    car il est assez fortifié, garni et ordené.
    »

     

    Ci-dessus, une photo extraite du site Google Earth.

     

         En 1417, le château de Lingèvres fut encore occupé par
    les Anglais ; Eustache de Saint-Pierre, qui en était alors
    capitaine, le leur rendit par capitulation. (...)

    LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados)     On ignore à quel titre cette seigneurie passa à Jean de Mauny, qui vivait au commencement du 15e siècle : sa fille fut mariée, en 1477, à Robert de Hoye, chevalier, seigneur et baron de Blangy.
    Le seigneur de Lingèvres fut maintenu, par arrêt de l'Échiquier, du 18 mai 1490 , dans le droit qui lui était contesté par le capitaine du château de Bayeux, de faire garder son château de Lingèvres par les vassaux de cette paroisse et ceux de Bucels, Hottot, Couvert, Bernières, Longraye, Trungy et Torteval. " [2]

     

    Ci-dessus, blason supposé de la famille de Mauny par Jimmy44 — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3759729

     

         15e-16e siècles : Martin de Hoye, seigneur châtelain de Lingèvres, baron de Blangy, et Michel de Marguerye, passèrent entre eux une transaction (18 octobre 1496) par laquelle ce dernier reconnaît que son fief de Forges est tenu de la châtellenie de Lingèvres. Le seigneur de Lingèvres rendit lui-même aveu au Roi, la même année, de son fief et châtellenie de Lingèvres.
         Godefroy de Hoye fonda à Lingèvres plusieurs obits et fut inhumé, en 1525 , dans le chœur de l'église. Il avait rendu aveu au Roi, le 26 mars 1517, de sa châtellenie de Lingèvres. »
    [2]

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados)     « A côté de l'église (au Nord) on voit une motte ou plutôt une petite enceinte à peu près ronde, dont le diamètre peut être de 55 m. environ, dans laquelle on voit un puits à moitié comblé et quelques fondations de murs ; les fossés ont encore 30 pieds de largeur et 15 à peu près de profondeur. " [2]

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de Lingèvres de 1921, Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/

     

    LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados)     « En faisant restaurer cet édifice (l'église), à l'occident, on a remarqué que les pierres étaient calcinées : ce qui porterait assez à croire qu'il fut la proie des flammes pendant les invasions anglaises. Cet édifice souffrit beaucoup pendant le siège et la destruction du château à l'époque de la seconde invasion des Anglais, en 1356.

         A côté du cimetière, au nord, se trouve la motte, où s'élevait ce château fort. Cette motte, à peu près de forme ronde, est entourée de fossés d'environ douze pieds de profondeur.
         Il y a eu seigneurs, de Lingèvres qui se sont rendus fameux dans les guerres contre les infidèles. Au milieu du 14e siècle, les Anglais, maîtres du fort de Lingèvres, ravageaient tellement le pays circonvoisin que la ville de Caen traita avec eux par la reddition de ce château fort et fit même un emprunt pour payer à ces insulaires la somme convenue. On voit encore, au couchant, sur le bord du ruisseau, les retranchements du camp, occupé par les Français, qui assiégeaient, en 1356, les Anglais, maîtres de ce fort. »
    [5] 

     

    Ci-dessus, une photo extraite du site Google Earth.

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE LINGEVRES (Calvados)     " L'église de Lingèvres est d'une certaine importance et peut être analysée ainsi qu'il suit : chœur ogival de la fin du 13e. siècle ; nef romane en partie reconstruite ; tour latérale, au Sud, d'une époque incertaine..." [2]

         Elle subit de nombreux dommages lors des combats de la Libération en 1944. Elle a été en partie reconstruite au 20e siècle. [NDB] Voir : https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/14-Calvados/14364-Lingevres/181245-EgliseSaint-Martin

     

         Une abbaye de Bénédictines, Saint-Laurent de Cordillon ou Cordillon-aux-Nonnains, fut fondée en 1201 sur le territoire de Lingèvres. Elle fut démantelée après la Révolution et il n'en reste rien aujourd'hui, sinon les vestiges de ses murs de clôture. [NDB]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados. Tome 3 / par Arcisse de Caumont(1801-1873), éditeur : Derache (Paris) / Dumoulin (Caen) / A. Hardel 1846-1867 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96748058/f397.item.r=Ling%C3%A8vres.texteImage

    [3] Extrait de l'Histoire de Balleroy et des environs par l'abbé J. Bidot ; impr. de Élie fils (Saint-Lô), 1860

    [4] Extrait de Les États de Normandie : leurs origines et leur développement au 14e siècle par Alfred Coville (1860-1942). Éditeur : Impr. nationale (Paris) 1894 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57384983/f123.item.r=Ling%C3%A8vres.texteImage

    [5] Extrait de l'Histoire de Balleroy et de son canton par M. l'abbé Jean Barette ; éditeur : Auger (Condé-sur-Noireau) ; date d'édition : 1843. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6516722j/f202.item.r=Ling%C3%A8vres.texteImage

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  • LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne) LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne) LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne) 

    Ci-dessus, à droite, la motte de Sept-Forges, photo extraite de https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/diaporama/1509515

     

         « Sept-Forges est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le 1er janvier 2016 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Juvigny-Val-d'Andaine. » [4]

     

    M. de Beauchêne, en 1889 :

         « Quand, par une belle matinée ou par une belle soirée d'été, on arrive à Septforges, en suivant la route qui vient de Lassay, le bourg, pittoresquement étagé sur la rive normande de la Mayenne, présente un tableau des plus agréables. C'est d'abord, en bas et au premier plan, le pont de pierre à plusieurs arches, qu'on voit de biais, et, au bout, le moulin, avec sa double roue plongeant dans l'eau de la rivière ; c'est ensuite, un peu plus haut, vers le centre du tableau, le clocher de l'église, dont la gracieuse silhouette se détache harmonieusement d'un fouillis de toits entremêlés de verdure ; c'est enfin, à gauche et dominant le tout, un magnifique groupe de hêtres surmontant un tertre relativement élevé dont la base vient mourir à pic au fond de la vallée. Ensemble assurément des plus agréables à contempler, dont maint touriste de notre connaissance a gardé, après de longues années, un souvenir aussi vif qu'ineffaçable et que plus d'un peintre de talent a essayé, non sans succès, de fixer sur la toile ! » [6]

     

    LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)     LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)

     Plan de situation de la motte féodale de Sept-Forges ; blason de la famille de Chauvigné qui posséda Sept-Forges du 15e au 17e siècle et qui fit construire le clocher Renaissance de l'église du village ; blason créé par Gilloudifs.

     

    La motte féodale de Sept-Forges

     

    LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)     « Son origine remonterait au 11ème siècle. Elle est plantée de hêtres et mesure approximativement 35 mètres de long pour 30 mètres de large. La motte constituait un excellent poste d’observation sur toute la vallée de la Mayenne, frontière avec le Maine. » [1] 

     

    Ci-dessus, la motte féodale de Sept-Forges, photo extraite de https://clubcitroendelabaie.jimdo.com/activites-du-club/vie-du-club-historique-sortie/2018/

     

    LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)     « Située au sud du Pays d’Andaine, Sept-Forges est bordée par la rivière la Mayenne. Le village tire son nom d’un nombre important de forges de fer qui étaient effectivement installées en ce lieu au Moyen-âge.

         D’abord lieu de passage des voies romaines en direction du Nord-Cotentin et de la Basse-Normandie, sa position lui valût par la suite de connaître une histoire mouvementée. Ce fief, déjà cité au 10e siècle, était un des plus importants de la châtellenie de Domfront. Mais il se trouvait à la frontière du duché de Normandie. Les anglais et les français se sont affrontés sur ce territoire du règne de Guillaume le Conquérant aux guerres de religion. Tous ces événements n’ont pas favorisé l’économie locale. Ainsi les forges qui ont donné leur nom au pays, autrefois nombreuses, ont disparu dès le 17ème siècle.

         De nombreuses traces du passé sont encore visibles à Sept-Forges et, notamment, une motte féodale imposante qui s’élève au milieu du village. Elle faisait partie d’une propriété appelée la « Baronnie » qui comprenait un bâtiment abritant actuellement la Mairie, le jardin public, l’église paroissiale Saint-Aignan et des bois attenants. Le tout, d’une superficie d’un hectare, constituait le presbytère. M. l’abbé Tuvache, ancien curé de Sept-Forges en fît don à la commune en 1985. Le Manoir de Mebzon, la chapelle Saint-Joseph et la chapelle d’Etrigé, qui datent toutes les deux du 16ème siècle, complètent le patrimoine de la commune.

         Au pied de la butte, un petit jardin public de style classique (école française) offre un magnifique point de vue sur la vallée bocagère. Les berges de la Mayenne et les chemins aménagés accueillent beaucoup de pêcheurs et de randonneurs. » [2]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne de Sept-Forges extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne) LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne) LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)

     Ci-dessus, trois cartes postales de Sept-Forges prises depuis la vallée de la Mayenne. On distingue en haut à gauche l'emplacement de la motte féodale de Sept-Forges.

     

    LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)     « Origine ancienne attestée par la présence d'une belle motte féodale qui permettait de surveiller la Mayenne, frontière avec le Maine. Située dans les jardins de l'actuelle mairie. Le nom du bourg viendrait de la présence de forges de fer. Ce fief, déjà cité au 10e siècle, était un des plus important de la châtellenie de Domfront. Belle église du 16e, aux armes des Chauvigné dont Christophe de Chauvigné (1475.1560) fut seigneur de Sept-Forges et évêque de Léon. C'est lui qui fit construire, vers 1560, le château de Cheviers afin de s'y retirer. La chapelle Saint Joseph qui date de la fin du 16e, témoigne d'un culte particulier à St Joseph (Légende du bâton de St Joseph). Elle est située dans l'actuel cimetière. La chapelle d'Etrigé, aussi du 16e, est située sur la route de Geneslay. Bien que situé sur la rive opposée de la Mayenne, il faut citer le château de Bois de Maine qui, pendant la guerre de Cent ans fut le siège d'une garnison anglaise. » [3]

     

    Ci-dessus, une carte postale où on aperçoit la motte de Sept-Forges en arrière-plan.

     

    Les seigneurs successifs de Sept-Forges :

     

         « ... Ce n'est, il faut bien l'avouer, qu'à partir du 13e siècle que nous savons quelque chose sur les seigneurs qui possédaient ce fief. Le premier d'entre eux qui nous soit connu, est « Hamelin, chevalier, seigneur de Sept-Forges », qui vivait en 1227. (...)

         Ce n'est que dans la première moitie du siècle suivant, sous Yves et surtout sous Guillaume de Bellesme, créateurs et premiers seigneurs de la ville et de la châtellenie de Domfront, que la féodalité s'organisa d'une façon complète et à peu près définitive dans le Passais normand, et, c'est alors probablement que, selon nos conjectures, le fief de Septforges fut créé. (...)

         « On sait maintenant qu'elle fut la charte constitutive, si j'ose ainsi m'exprimer, du fief de Septforges, quand, vers le second quart du 11e siècle, le seigneur de Domfront en investit son vassal, le premier seigneur propriétaire de la terre qui fait l'objet de cette étude. Ce fut également dans ces années-la que, selon toute vraisemblance, ce premier seigneur de Septforges construisit à l'Ouest et tout près du bourg le manoir dont on ne distingue plus aujourd’hui que l'emplacement et éleva à côté, conformément à l'usage féodal, la motte que nous y voyons encore. » [6]

     

    LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne) LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne) LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)

     Ci-dessus : à gauche, blason de la famille de Chateaubriant par S@mCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par S@m., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1073542 ; au centre, blason de la famille de Chauvigné par Gilloudifs ; à droite, blason de la famille de Madaillan par GretazCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Gretaz., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2806865

     

         Famille de Mondamer (13e-14e siècles)

         Famille de Boullay (14e siècle)

         Famille de Chateaubriant (14e-15e siècles)

         Famille du Boisfroust (15e s.)

         Famille de Chauvigné (15e-17e s.)

         Famille de Beauville (17e siècle)

         Famille de Madaillan (17e siècle)

         Famille de Royers de la Brissollière (17e-18e siècle)

         Famille Pitard de la Brissollière (18e s.-1789) 

     

    [NDB d'après Notice sur Sept-Forges et ses seigneurs, par M. de Beauchêne, 1889, voir "Bonnes pages".]

     

    LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne) LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne) LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)     O L'église Saint-Aignan de Sept-Forges :

     

         « L'église primitive semble dater de l'époque romane. Le clocher, datant du 16e siècle, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 17 février 1928.

    Le clocher est d'architecture Renaissance. Sa tour carrée comporte des baies jumelées à la hauteur des cloches. Sur chaque face, un pignon est orné de crochets, ajouré par une fenêtre étroite, surmonté d'une statuette et accompagné d'une gargouille. Une flèche surmonte l'ensemble. » [4]

     

    LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)     O Le manoir de Mebzon :

    « Le manoir de Mebzon se trouve entre la chapelle d'Etrigé et Geneslay, au bord de la Mayenne. Il est inscrit depuis 1998 à l'inventaire des monuments historiques. C'est un bel exemple d'architecture du bas Moyen Age avec ses fenêtres à sous-sièges et sa très belle charpente à chevrons formant des fermes. Une « cache à curé » est à découvrir au deuxième étage dans l'épaisseur du mur, ainsi que la restauration des « coyaux » à la base de la toiture qui permettent l'écoulement des eaux pluviales.

         Son aspect historique aussi bien qu'architectural a été commenté par le marquis de Beauchêne dans ses écrits. Il a été racheté en 2003 par Christophe Derouet qui, petit, y passait ses vacances scolaires, car ce manoir appartenait jadis à ses grands-parents qui exploitaient alors une ferme pour la famille De Lauriston. Chaque année, une tranche de travaux est prévue. Ceux de la couverture de la tour d'escalier sont terminés et l'épi de faîtage vient d'être posé. » article de maville.com 15/11/2011 [5]

     

    Ci-dessus : à gauche, le Manoir de Mebzon, inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 22 décembre 1998, photo extraite de https://www.routes-touristiques.com/tourisme/les-circuits/basse-normandie/route-du-poire-61-orne-et-50-manche.html ; à droite, https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/diaporama/1509515

     

    LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)LES REMPARTS DE SEPT-FORGES (Orne)     O « Le château de Bois-du-Maine est situé sur la commune de Rennes-en-Grenouilles sur la rive sud de la Mayenne. La présence d'un château est attestée depuis le 11e. Les façades et toitures sont inscrites aux monuments historiques depuis 1967. » [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.cdcdupaysdandaine.fr/?page_id=4456

    [2] Extrait de http://www.cdcdupaysdandaine.fr/?page_id=4451

    [3] Extrait de http://www.normandieweb.org/61/juvignysousandaine/septforges/index.html

    [4] Extrait de Wikipédia

    [5] Extrait d'un article de maville.com 15/11/2011 https://alencon.maville.com/actu/actudet_-sept-forges.-le-manoir-de-mebzon-ouvert-aux-journees-du-patrimoine_53410-1991339_actu.Htm

    [6] Extrait de la Notice sur Sept-Forges et ses Seigneurs, par M. de Beauchêne, 1889 – tome VIII, bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne https://mebzon.files.wordpress.com/2012/01/notice-sur-sept-forges-et-ses-seigneurs.pdf

     

    Bonnes pages :

     

    O Notice sur Sept-Forges et ses Seigneurs, par M. de Beauchêne, 1889 – tome VIII, bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne https://mebzon.files.wordpress.com/2012/01/notice-sur-sept-forges-et-ses-seigneurs.pdf ou http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article12747

     

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