• LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)

     

         ...Encore une enquête sur un site castral aujourd'hui complètement disparu : celui du Catelier à Saint-Saëns en Seine-Maritime. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? [NdB]

     

         " Deux puissances féodales ont encore abandonné Saint-Saëns, le château et l'abbaye les moines et les seigneurs. Le câtelier n'indique plus par ses fossés, que la place d'un tombeau. Là, on exhume de temps à autre des armes forgées par les serfs et maniées par les hauts et puissants barons. Les châtelains n'ont légué que quelques noms à l'histoire et des ruines aux explorateurs du sol. Les moines du moins ont laissé de meilleurs souvenirs. Dispersés par la tourmente révolutionnaire, ils ont abdiqué leurs richesses et leurs privilèges au seuil du monde moderne ; mais il reste d'eux des maisons où s'abritent la propriété et l'industrie, et une église qui fait encore aujourd'hui la gloire et l'ornement de la cité. " [1]

     

         En 1871, l'abbé Cochet signale à Saint-Saëns un " château fort sur la colline qui porte le nom du Catelier, dont les terrassements n'ont pas complètement disparu. Guillaume Cliton fut enfermé en 1106 et échappa aux poursuites des gens de Henri Beauclerc. Au 17e siècle, il en existait encore de vieilles murailles avec mottes et fossés. " [2] 

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)

     

     Plan (supposé) de la situation du Catelier à Saint-Saëns ; blason de la commune de Saint-Saêns par Spedona — Trabalh personal, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4566546

     

    Histoire des seigneurs de Saint-Saëns

     

         " La ville de Saint-Saëns doit sa fondation au monastère d'hommes bâti sur le lieu dit le camp souverain ou soudain, vers 670, par Sidonius, moine de Jumièges et disciple de saint Philbert, avec l'aide de Thierry ler, de saint Ouen de Rouen et de saint Leufroy. Sidonius ou saint Saëns mourut et fut inhumé dans son monastère, le 14 novembre 689 selon les uns, selon d'autres en 695, et donna son nom au bourg qui s'éleva près du monastère, détruit, comme presque tous ceux de la province, par les Normands du 9e siècle.
         Le souvenir du bienheureux patron est resté très vivant dans le pays. Une fontaine qui porte son nom sur la colline du Catelier est aujourd'hui encore le but d'un pèlerinage fréquenté. " [3]

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     " Les biens des religieux devinrent le prix de la conquête, et, sous les premiers ducs de Normandie, les seigneurs de Saint-Saëns et ceux des environs conservèrent entre leurs mains les dépouilles enlevées au monastère après sa destruction.

     

         Les seigneurs de Saint-Saëns figuraient parmi les familles normandes les plus distinguées.

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail. 

     

         En 1040, un Richard de Saint-Saëns était vicomte ou gouverneur de Rouen.

         En 1066, Lambert de Saint-Saëns accompagna notre duc Guillaume à la conquête de l'Angleterre, et il contribua par sa valeur au succès de la bataille d'Hastings.

         Ce fut lui qui fit construire cette formidable forteresse qui porte encore le nom de Catelier, et dont la position, au sommet d'une colline, avait déjà été reconnue avantageuse par les romains maîtres des Gaules.

         Hélie de Saint-Saëns, fils de Lambert, se dévoua aux intérêts de Robert Courte-Heuze et de son fils Guillaume Cliton (Roberto II, duci Normanniœ amantissimus (Neustria pia, p. 337). Robert, pour se l'attacher et se créer un appui contre les ennemis acharnés à sa perte, lui avait donné en mariage une fille qu'il avait eue d'une concubine, et, pour dot, Arques, Bures et tous les environs (...) ; il était donc beau-frère de Guillaume Cliton.

         Robert termina sa malheureuse vie dans les prisons de son frère Henri.

         En 1106 quand il eut été fait prisonnier par Baldric, aumônier et chapelain de sa majesté (Histoire générale de Normandie, p. 228), on présenta Guillaume, fils de Robert, à son oncle Henri. La scène se passait au château de Falaise (...).

         Guillaume redoutait pour lui-même les suites d'une victoire qui avait été si funeste à son père. « Ce jeune prince trembloit de peur, le Roy le consola, le caressa, contenta de belles promesses, et, de peur qu'il ne lui arrivast quelque malheur, ou en sa garde, ou dans sa cour et que, de là, les méchans ne prissent sujet de l'accuser de quelque crime noir, il le donna à Hélie de Saint-Saen, auquel Robert avoit donné en mariage sa fille bastarde avec le comté d'Arques (Histoire générale de la Normandie, p. 289). »

         Deux ans après, en 1108, « Henry craignant que son neveu, fils de Courtebotte, retenu prisonnier, venu en aage, ne lui querelle le duché de Normandie, il envoya Robert de Beauchamp, vicomte d'Arques, vers Hélie de Saint-Saen, afin de le retirer de la curatelle et le mettre en lieu où jamais il ne peust rien entreprendre contre son authorité. » De Beauchamp arrivé à Saint-Saen un dimanche matin, comme on sortait de la messe, Hélie estant absent, le peuple commença à s'estonner ; néantmoins, pendant qu'on retenoit en discours le vicomte et ses troupes, quelques-uns des domestiques du sieur de Saint-Saen coururent au lict dudit Guillaume, le prindrent et l'emportèrent tout endormy. Hélie le recela tousiours depuis, et prit la peine de le faire nourrir chez ses amis et en maison empruntée. Le vicomte, fasché d'avoir manqué à l'effet de sa commission, mit en l'obéissance du duc Henry le chasteau de Saint-Saens. Sa Majesté, en après, en obligea Guillaume de Varennes, comte de Surry, à le servir fidèlement, par le don de cette forte place. Cependant, Hélie ne perd courage, espérant un jour relever sa fortune par celle de son nourriçon, qu'il esleva jusques à l'âge d'adolescence et le fit voir à beaucoup de seigneurs, leur recommandant la justice de sa cause. Robert de Bellesme faisant repasser par sa mémoire l'amitié que le duc Robert luy avoit tousiours portée, et le pouvoir qu'il avoit pendant son règne, estoit entièrement porté au secours du prince Guillaume. Pour ce sujet, les courriers estoient toujours en campagne ; les aduis, les secrets et les nouvelles de Robert à Hélie et de Hélie à Robert estoient toute leur consolation, en attendant mieux. Le prince Guillaume et de Saint-Saen, estoient tantost en la cour de Louys, roy de France, tantost chez Guillaume, comte de Poitou, ores chez Henri, duc de Bourgogne, puis chez Allain, duc de Bretagne, afin d'acquérir leur faveur et les obliger à seconder leur desseins (Histoire générale de Normandie, p. 295 et 296). »

         Le comte d'Anjou, qui avait donné asile à Guillaume, avait pensé à en faire son gendre. Tous ces projets ayant été renversés, Hélie de Saint-Saëns, fidèle au malheur, fut obligé de vivre et loger aujourd'huy chez l'un, demain chez l'autre, dit le curé de Maneval (Histoire générale de Normandie, p. 330 ) ; mais Guillaume Cliton étant devenu duc de Flandres, il donna le chasteau de Montreuil à Hélie de Saint-Saëns qui, pour lui, souffrit longtemps l'exil et l'exhérédation avec Tyrrel de Mainières (Orderic Vital, traduction de M. Louis Dubois, t. IV, lir. 42, p. 408) (...)

         Hélie de Saint-Saëns ferma les yeux à son malheureux prince quand il mourut d'une blessure reçue au siège d'Alost, en 1126. (...)

     

    Des informations sur Guillaume Cliton ici. 

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)   En 1127, le comte de Varenne rendit le château de Saint-Saëns à Mathieu, fils d'Hélie. Ce fut sans doute à la suite d'un arrangement dans lequel intervint le roi d'Angleterre. Dès qu'il fut rentré en possession de l'héritage de sa famille, Mathieu, qui, pendant la confiscation de ses biens, avait fait quelques emprunts et contracté quelques dettes, s'empara d'une partie de la dotation de la collégiale. Les chanoines firent des réclamations qui éveillèrent l'attention de Hugues d'Amiens, archevêque de Rouen à cette époque.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Varennes par SanglierT — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17666253

     

         Ce prélat appuya fortement les réclamations dont on lui avait donné connaissance, et, en 1150, il obtint de Mathieu de Saint-Saëns la restitution d'une partie considérable de l'ancien patrimoine de l'abbaye. (...)

         En 1450, les Anglais et les Bourguignons prirent, pillèrent et brûlèrent Saint-Saëns. Le prieuré ne fut pas épargné, il fut tellement dévasté, qu'en 1499 il n'y restait plus que trois religieuses. (...)

         En 1204, après la réunion de Normandie à la France, Philippe-Auguste s'empara du domaine de Saint-Saëns et le réunit à la couronne.

         Au 14e siècle, il y avait dans ce bourg, des forges et de nombreuses tanneries. (...)

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     La terre de Saint-Saëns cessa d'appartenir au domaine de la couronne pour devenir, on ne sait pour quelle raison, la propriété de la célèbre famille écossaise des Douglas. (...)

     

    Ci-contre, blason de la famille Douglas par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. • CC BY 3.0

     

         Robert de Boissay, seigneur de Saint-Saëns, du Quesnay et de Mesnières, fut tué à la bataille d'Azincourt.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     A sa mort, la terre de Saint-Saëns fut partagée entre ses enfants, Collin et Isabelle de Boissay.

         Isabelle épousa Jean Maquerel, seigneur d'Imbleville et de Saint-Pierre-de-Carrouges, mort en 1429.

         Jean Blosset, son fils, grand-sénéchal de Normandie, après Pierre de Brézé, posséda la moitié de la seigneurie de Saint-Saëns jusqu'à sa mort, en 1516.

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille de Boissay par Gilloudifs ; à droite, blason de la famille de Blosset https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=6794923&desc=famille_blosset_famille_de_noblesse

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     Claude d'Annebaut, maréchal et amiral de France, en devint alors propriétaire. Jean d'Annebaut, son fils, tué en 1562 à la bataille de Dreux, laissa cette terre à sa sœur, Marie-Madeleine d'Annebault.

     

    blason de la famille d'Annebault par Wikimandia — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jacques Lys., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4317648

     

         Le demi-fief de Saint-Saëns passa à Gabriel de Vieux-Pont, marquis de Saluées et seigneur de Chailloué, premier mari de Marie-Madeleine d'Annebaut.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)      Gabriel de Vieux-Pont, leur fils, devint après eux seigneur de Saint-Saëns, et le 16 septembre 1583, il vendit à Georges de Limoges, sieur de Bainneville, chevalier de l'ordre du roi, le fief, terre et châtellenie de Saint-Saëns. (...)

         Gabriel de Limoges, fils de Georges, mort au siège de Rouen en 1592, acheta, en 1602, de Jacques de Nollent et d'Isabeau de Mailloc, son épouse, ce qui leur appartenait de la terre de Saint-Saëns, c'est-à-dire un demi-fief de haubert.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Vieux-Pont extrait de https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=6180

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     Gabriel de Limoges, en 1621, fit reconstruire les halles de Saint-Saëns que Henri IV avait fait brûler en 1592, après la prise de Neufchâtel, par le duc de Parme, pour empêcher les Espagnols de s'y loger. Gabriel de Limoges mourut en 1640 ; il laissa Adrien, grand-bailli de Caux, mort en 1682.

         Jean-Baptiste, fils d'Adrien, eut Charles-Louis, maréchal de camp et marquis de Saint-Saëns, qui épousa Louise-Elisabeth du Rosel. De ce mariage sortirent Charles, Jean-Baptiste-César et Bernard-Auguste de Limoges.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Limoges par I, Gerrito, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2262754

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     Charles, comte de Limoges, (...) en 1739, vendit la terre de Saint-Saëns à Pierre-Hélie d'Oissel, trésorier de France, qui mourut en 1756. (...) Au moment de la révolution, le dernier seigneur de Saint-Saëns était de cette famille. "

     

    Blason de la famille Hély d'Oissel extrait de https://docplayer.fr/59744984-La-saga-des-hely-d-oissel.html

     

     

    Le Catelier

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     " Le bourg de Saint-Saëns est bâti au fond d'une vallée dominée par de hautes collines couvertes de bois. Dans ces bois, sur ces collines et sur les plateaux auxquels elles servent de base, on trouve des restes d'antiques retranchements. « Parmi ces retranchements, dont la plupart ont été détruits depuis quelques années, dit M. A. Guilmeth (Notice sur l'arrondissement de Neufchâtel, p. 208 et 209), nous remarquons le camp Auger, le camp Tillou, et notamment le poste du Catelier ; il a été recueilli, dans cette dernière enceinte, quelques fragments de briques, de tuiles et de poteries romaines, et une immense quantité de petites meules en poudingue, percées d'un trou dans leur partie centrale. Le grand nombre de ces derniers objets et l'abondance du poudingue dans toute la contrée, nous portent à croire qu'il a existé jadis en ces lieux une manufacture de meules. Il a été trouvé aussi sur le territoire de Saint-Saëns, plusieurs cercueils gallo-romains ; quelques-uns de ces sarcophages étaient en pierre calcaire, les autres en plâtre. "

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1808, archives de Seine-Maritime, http://www.archivesdepartementales76.net/

     

         Au commencement du 17e siècle, au Catelier, il y avait encore apparence de vieilles murailles, avec ses mottes et fossés, cour et arrière-cour, dit un ancien titre.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     L'enclos de cette forteresse contenait huit acres, à la même époque, mais originairement il en avait contenu douze acres vingt-cinq perches. Ses murailles, qui avaient dix-huit pieds d'épaisseur étaient construites en moellon et en silex. Les fossés, qui étaient doubles, avaient trente pieds de profondeur. Leur talus étaient en maçonnerie. Le catelier bâti sur le point le plus élevé de la colline, dominait tout le pays à une grande distance. « Il consistait en un seul corps de bâtiment, dit M. A. Guilmeth. dont le mur de face, extrêmement épais, » était flanqué d'un énorme donjon. Deux camps, dont l'origine nous paraît antique, le protégeaient du côté de la forêt ; c'étaient le camp Tillou et le camp Auger (Notice sur l'arrondissement de Neufchâtel, p. 222 et 223). »

         En 1674, François Le Blanc acheta des héritiers de Gabriel de Limoges, une partie du catelier, moyennant une redevance seigneuriale d'un gigot payable tous les ans à Pâques, quand le seigneur alloit à la messe.

         " Dans les fossés, ajoute M. A. Guilmeth (Notice sur l'arrondissement de Neufchâtel, p. 222 et 223), on a recueilli plusieurs petites flèches de huit à neuf pouces de longueur, ayant à leur extrémité une pointe de la grosseur et de la forme d'une épingle.. »

         M. Léon de Duranville (Revue de Rouen, mars 1845) assure qu'on y a trouvé des boulets forés en pierre, et d'une grosseur remarquable, ainsi que des javelots en fer. Une statue de Saint-Saëns placée dans une petite niche entourée de buissons, ajoute-t-il, se rencontre au milieu de cette enceinte militaire.

         Dès 1400, les habitants de Bully venaient en procession à cette statue et à une mare auprès de laquelle elle était placée, demander à Dieu de la pluie, dans les années de grande sécheresse, et jamais ils ne retournaient chez eux sans avoir été exaucés. " [4] [ voir ci-après : la chapelle du bienheureux ]

     

    Le château de la Butte

     

         En 1871, l'abbé Cochet signalait également à Saint-Saëns un " château au hameau de la Butte, dans la prairie de la Salle, dont en 1626 et en 1777 on montrait la place. " [2]

         " Un autre château existait anciennement encore sur le territoire de Saint-Saëns, on l'appelait le château de la Butte. Cette butte était la véritable motte d'un donjon. Un aveu de 1626 appelle les ruines de ce château une place de château ruiné. Cet emplacement était environné d'une prairie qui portait le nom de La Salle. En 1777, en creusant des fossés dans cette prairie, on découvrit un chemin ayant trente pieds de large, dont la chaussée était fort épaisse. Cette découverte donna l'idée d'une fouille dans la butte même, et on y trouva deux à trois marches d'un escalier en grès, inondé par les eaux qui montaient à mesure qu'on creusait. " [4] 

     

    A proximité : la chapelle du bienheureux

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime) 

       

    " L’histoire méconnue de la chapelle du bienheureux à Saint-Saëns

         La chapelle du bienheureux est située sur les hauteurs de Saint-Saëns. Croyants ou non y viennent pour leurs enfants. L'édifice aurait le pouvoir de faire marcher les bébés.

         A Saint-Saëns (Seine-Maritime), en quittant la place Maintenon, il faut se diriger vers le Catelier. Très vite la chapelle du bienheureux est indiquée par un panneau. Elle est entourée de propriétés privées.

         Alain Barra, conseiller municipal, explique : " Saint-Saëns est arrivé en 860 pour évangéliser la région. Il a été envoyé par Saint-Ouen, archevêque de Rouen, après voir été en procession à Rome. Il est arrivé à pied et a établi son premier campement au Catelier. C’était un ancien site gallo-romain. Il y avait une forteresse en bois ».

    « Trois fois le tour de la chapelle »

         Il aurait ensuite construit un monastère à l’emplacement de l’église actuelle. Le passionné d’histoire locale ajoute : " Il y a eu par deux fois des processions pour faire tomber la pluie. Il fallait faire trois fois le tour de la chapelle ».

         En effet, les épisodes de sécheresse ne datent pas d’aujourd’hui. Ainsi cultivateurs et éleveurs faisaient des processions jusqu’au Catelier. Mais aujourd’hui, le cérémonial s’est éteint.

         Il poursuit : " On laissait une paire de chaussons ou de chaussures appartenant à l’enfant qui était tardif à marcher ». S’il est difficile de dater précisément ce rituel, il remonterait au-moins au 17e siècle. Et il ne semble pas avoir disparu. Au pied de la statue de Saint-Saëns, on retrouve encore aujourd’hui des souliers de bébé, preuve du passage des parents inquiets pour leurs enfants. " [5]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait des Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie – Éditeurs : Mancel (Caen)/Ponthieu et Delaunay (Paris) - Date d'édition : 1853 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k34966z/f562.item.r=%22Le%20C%C3%A2telier%22.texteImage

    [2] Extrait de Répertoire archéologique du département de la Seine-lnférieure rédigé sous les auspices de |'Académique des sciences, belles-lettres et art de Rouen, par M. l'abbé Jean Benoît Désiré Cochet (1812-1875). Éditeur : (Paris) Date d'édition : 1871 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36742w/f133.image.r=%22Catelier%22Saint-Sa%C3%ABns%20Saint-Sa%C3%ABns

    [3] Extrait de La Semaine religieuse du diocèse de Rouen - Diocèse (Rouen) – Éditeur : Edmond Fleury (Rouen) 1883-06-16 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63355053/f5.item.r=%22ville%20de%20Saint-Sa%C3%ABns%22.texteImage

    [4] Extrait de Supplément aux recherches historiques sur la ville de Gournay-en-Bray par N.-R. Potin de La Mairie chez Madame veuve Folloppe, 1844 - 534 pages https://books.google.fr/books?id=6ez-bWaHpFQC&dq=Saint-Sa%C3%ABns+de+la+Mairie&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

    [5] Extrait de l'article issu du site Actu.fr du 01/09/2019 : https://actu.fr/normandie/saint-saens_76648/lhistoire-meconnue-la-chapelle-bienheureux-saint-saens_26805604.html

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  •       Dans une section de la forêt de Lyons, sur le territoire du Tronquay, se dresse une motte féodale dite " Butte aux Anglais ".

     

         " La Motte. Élevée selon la tradition lors de la guerre de Cent Ans par les Anglais, elle se composait d'une butte et d'une fortification (...)

         La motte dite la Butte aux Anglais (près du hameau de la Motte). Les Anglais avaient élevé une butte cernée par un fossé, point d'observation de la route reliant Rouen à Gournay. Site non fouillé et rattaché à la période de la guerre de Cent Ans." [1]

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)   LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)

     

     Plan de situation de la butte aux Anglais ; blason de l'Eure par User:Spedona 25/09/2007Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona 25/09/2007., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2811940

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)     " La Butte aux Anglais. - Dans le canton forestier nommé la Motte ou les Marlières du Roi, à 800 mètres du hameau du Fresnay et de la maison du garde-forestier du Fresnay, à 100 mètres d'un gros grès nommé la Pierre tournante, se trouve une butte énorme entourée d'un fossé et nommée la Butte aux Anglais : on ne peut indiquer le diamètre supérieur, car on l'avait complètement évidée, lors d'une première touille ; une nouvelle tranchée creusée au Nord et au niveau du fossé atteint le centre et montre qu'elle est formée d'argile à silex. Le diamètre pris d'un bord extérieur du fossé à l'autre est de 40 mètres: La hauteur est de 6 à 7 mètres au-dessus du fossé. Une très grande mare se voit à 50 mètres au Sud. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo par Giogo — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=65554685

     

    " Le Tronquay (Eure). La Butte aux Anglais

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)     La Butte aux Anglais, située sur le plateau, à proximité d’un vallon qui descend vers la vallée de l’Andelle, se trouve en contexte forestier, non loin d’un espace défriché lié à une ferme nommée « la Motte ». Le site est composé d’un unique tertre, haut de 2,5 m pour une plateforme de 15 m de diamètre. Le fossé, inégalement comblé, a une ouverture de 8 m. La motte est éventrée sur son flanc NO, les parois abruptes du creusement sont révélatrices d’une fouille non documentée plutôt que d’un prélèvement de matériaux. Sans que l’on puisse les lier à l’occupation du site, plusieurs indices témoignent d’une exploitation des grès dont plusieurs blocs affleurent dans la zone. Localement, ce matériau de construction se remarque sur de nombreux édifices attribuables à la fin du Moyen Âge ou au début de l’époque moderne. (Relevé et étude : Bruno Lepeuple) " [3]

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure) LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, une carte des années 1950 extraite du site Géoportail.

     

    Le privilège de Saint-Romain

     

          " Pendant la guerre de Cent Ans, le Tronquay s’est trouvé sous occupation anglaise. C’est de cette époque que daterait la motte. Les habitants du Tronquay étaient devenus très malheureux, d’une part des soldats anglais, et d’autre part à cause de la rapacité des chanoines de Rouen, jamais satisfaits. Il y eut des protestations de la part de la population. Finalement, un arrangement a pu être trouvé.

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)       Les paroissiens du Tronquay se défendent en demandant que tout homme d’armes possède un ordre du roi par écrit s’il veut séjourner et loger avec ses troupes sur le territoire de la paroisse (1640). Le sieur de la Fontaine du Houx a passé outre cet ordre. Il s’installa le 23 avril 1642 dans le pays et pilla le presbytère et d’autres maisons, ainsi que l’église. Devant la demande des habitants de présenter l’autorisation du roi, le capitaine de la Fontaine du Houx lança ses soldats contre la foule. Beaucoup furent tués, des soldats aussi et leur capitaine. Le père de la Fontaine du Houx, le chevalier de Fours prit 18 ou 20 habitants en otage et les autres en résidence surveillée. Ceux qui ont pu fuir se sont réfugiés dans la forêt. Pendant deux ans, la situation stagne, quand les gens du Tronquay ont tourné leur regard vers l’église de Rouen et choisirent d’avoir recours au privilège de Saint-Romain. 15 habitants se constituèrent prisonniers dans la prison de Rouen. Après étude de leur cas, ils furent tous libérés, le privilège de Saint-Romain fonctionna en leur faveur (5 mai 1644 et 18 mai 1644). " [1] 

     

    Ci-dessus, vitrail nord du chœur de l'église Saint-Ouen de 1877 qui montre l'archevêque de Rouen délivrant par le privilège de la Fierte Saint-Romain les habitants du Tronquay, emprisonnés à Rouen après la mort du capitaine de la Fontaine du Houx. Par Giogo — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21028370

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)     " la Pierre tournante du Fresnay, hameau du Tronquay, située à la limite des départements de l'Eure et de la Seine- Inférieure, au bord et à 10 mètres de la forêt de Lyons, à environ 700 mètres du hameau du Fresnay et de la maison forestière : c'est un bloc énorme de grès plat en dessus, de forme un peu triangulaire, mesurant 4 mètres de longueur sur 3 m 50 de largeur, et au moins 2 mètres d'épaisseur, car la touille qui a été faite autour l'а dégagé seulement de cette épaisseur, principalement au Sud. A une trentaine de mètres à l'Est, la même personne peu experte en préhistoire a dégagé un autre bloc de grès qui, celui-là, ne porte aucun nom, et est cependant presque aussi gros. Malgré le poids énorme de la Pierre tournante, une légende lui attribue le pouvoir de tourner sur elle-même la nuit de Noël. Le bloc se trouve à 50 mètres d'une mare très grande et très profonde et à 100 mètres de la Butte aux Anglais, motte de 25 mètres de diamètre entourée d'un fossé peu profond, d'environ 8 mètres de large. " [4] 

     

    Ci-dessus, une photo par Giogo — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=65554676

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Coutil Léon. Canton de Lyons-La-Forèt. In : Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 18, n°8, 1921. p. 198 ; doi : https://doi.org/10.3406/bspf.1921.13299https://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1921_num_18_8_13299

    [3] Extrait de Haute-Normandie. Étude microtopographique - Responsable d’opération : Anne-Marie Flambard Héricher, Aude Painchault, Diégo Cocagne, Bruno Lepeuple et Gilles Deshayeses fortifications de terre de Haute-Normandie. 2011 - p. 324-326 https://journals.openedition.org/archeomed/11138#tocto3n7

    [4] Extrait de Coutil Léon. Pierres à légendes du département de l'Eure. La pierre tournante du Fresnay, près le Tronquay ; la Pierre Cordée de Saint-Paul-sur-Risle ; la Pierre de Saint Agapit à Plasnes ; la pierre de Saint Mards, à Saint-Mards-sur-Risle (Eure}. In : Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 19, n°2, 1922. pp. 55-56;doi : https://doi.org/10.3406/bspf.1922.11971https://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1922_num_19_2_11971 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5478234v/texteBrut

     

    Bonne page :

     

    https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00017044

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  • LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo par Édouard Hue (User:EdouardHue) — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27879639 ; au centre, une photo extraite de http://www.lycee-lebrun.fr/bts-tourisme/wp-content/uploads/2014/03/chateau-de-tocqueville.jpg

     

         Le château de Tocqueville est situé sur la commune de Tocqueville, dans le département de la Manche.

         Demeure de la famille Clérel, seigneurs de Tocqueville, elle a notamment appartenu à Alexis de Tocqueville," [1] "auteur de la Démocratie en Amérique qui repose dans le cimetière du village. Ancien manoir du 16e agrandi d’un logis 18e et d’un pavillon carré 19e, se reflétant sur l’étang dessiné par Mary Mottley, l’épouse d’Alexis de Tocqueville. " [2]

     

            " Le château se caractérise « par la douceur de sa végétation (palmiers) et la rudesse de son architecture (dans sa partie Henri IV), rudesse qui s'atténue progressivement avec les additions postérieures » [Élie Guéné, Le Cotentin, éd. Manche-Tourisme, 1977]. " [3]

     

         " Le château fait l'objet de plusieurs protections au titre des monuments historiques. " [1]

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)

     

    Plan de situation du château de Tocqueville ; blason de la famille Cléret de Tocqueville par Aroche Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Aroche., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3762434

     

    Historique

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)     " Une première mention de l’habitation de Tocqueville existe vers l’an 1200 ; les propriétaires ont été successivement les familles de Hennot, du Mesnil, le Verrier. Ces derniers appartenaient à la famille qui devait donner deux siècles plus tard le célèbre astronome de Saint-Lô (1811-1877) qui découvrit la planète Neptune. " [4]

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)     " Le château de Tocqueville, abrité comme un nid au milieu de grands arbres, dans le plantureux pays du Val de Saire, appartenait, dans les premières années du 15e siècle, à la famille de Hennot, venue d'Arreville en Sainte-Geneviève. A cette époque, les pirates faisaient de fréquentes incursions dans les paroisses voisines de la côte ; aussi le manoir féodal avait-il été construit dans un bas-fond, afin que des fossés en pussent efifcacement protéger les abords.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Hennot extrait de https://www.wikimanche.fr/Blason_des_Hennot

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)     Jean de Hennot échangea, en 1472, une partie considérable de son domaine de Tocqueville avec Richard du Mesnil, écuyer, élu de Valognes. Un de ses descendants, Michel du Mesnil, vint s'y établir définitivement, et, par un aveu de 1507, reconnut tenir du roi son fief de Tocqueville.
         Le château ne se composait sans doute alors que d'un corps de logis, flanqué au sud-est d'une tour, servant d'escalier, et au nord-ouest, d'une autre tour à deux étages.
         Françoise du Mesnil, dame de Tocqueville, qui avait épousé
    Jean Le Verrier, avocat du roi au bailliage de Valognes, fit bâtir, en 1562, les pièces en appentis qui se trouvent à l'ouest. " [5]

     

    Ci-dessus, blason de la famille du Mesnil extrait de https://fr.geneawiki.com/index.php?curid=167185 (mais est-ce le bon blason ?)

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)     " Déjà au 16ème siècle, ce manoir était considéré comme noble ; comme l’indique le bandeau de pierre qui ceinture le pigeonnier, son propriétaire était titulaire d’un droit de basse justice, il était en quelque sorte juge de paix de l’époque. " [6]


         " En 1661, Marie Jallot, veuve de Hervé Clérel, seigneur d'Auville, acquit, par échange, le fief de Tocqueville, de Christophe Le Verrier. " [5]

     

    Ci-dessus, blason de la famille Le Verrier par Gilloudifs

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)     " La famille Clérel de Tocqueville remonte au 11e siècle. Guillaume Clérel accompagna Guillaume le Conquérant en Angleterre en 1066 et combattit avec lui à la bataille d’Hastings. La famille s’installe à Tocqueville en 1661. (...) En fait, depuis son origine, la propriété n’a jamais fait l’objet d’une vente. Les Clérel habitaient la basse-Seine jusqu’à ce qu’une alliance avec les Rampan les amenât dans la région de Saint-Lô. En devenant propriétaire du manoir de Tocqueville, ils prirent le nom du fief, comme il était alors d’usage : Clérel de Tocqueville.

         Au 18ème siècle, les Tocqueville s’allièrent par des mariages avec de grandes familles proches de la Cour, ce qui améliora leur situation financière et permit la transformation du manoir en château. La façade actuelle fut plaquée sur le manoir qui fut agrandi en direction du sud. Le château fut complété par la construction des communs et de la maison du garde. " [6]

     

    Ci-dessus, blason de la famille Cléret de Tocqueville par Aroche Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Aroche., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3762434

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)     " Cette amorce d’une transformation totale qui aurait du aboutir à la destruction des tours et du colombier est stoppée en 1785 par la mort de Catherine-Antoinette de Damas-Crux, veuve de Bernard Bonaventure de Tocqueville (grands parents d’Alexis). " [4]

     

         " La période de la révolution n’eut pas de grandes conséquences pour la propriété si ce n’est la destruction du toit du pigeonnier, symbole nobiliaire, et le barbouillage en noir du mot « roy » dans les ouvrages de la bibliothèque. " [6]

     

         " Hervé Bonaventure Clérel, comte de Tocqueville, qui fut successivement préfet de la Moselle, de la Somme et de Seine-et-Oise et pair de France, était propriétaire du château au moment de la Révolution. " [5]

         " La propriété est inhabitée de 1785 à 1828. " [4]

         " Son deuxième fils,..." "en 1833, Alexis de Tocqueville tombe sous le charme du château familial inhabité depuis un demi-siècle. À la mort de sa mère, il obtient qu'il lui revienne plutôt qu'à son frère Édouard et s'y installe à partir de 1836. " [1]

     

         Son frère, Edouard Clérel de Tocqueville possédait le château de Tourlaville (Manche).

         Son autre frère, Hippolyte Clérel de Tocqueville possédait le château de Nacqueville (Manche)

     

         Le château de Tocqueville devient le domaine de prédilection d'Alexis de Tocqueville :

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)     « », écrit-il, « j’ y vis dans un monde de chimères. Savez-vous que, du haut de la tour, j’aperçois le port où Guillaume le Conquérant s’est embarqué pour aller conquérir l’Angleterre [Barfleur], savez-vous que tous ces lieux qui m’entourent portent des noms fameux dans notre histoire ou dans la vôtre ? » (...) Déjà en 1837, année où Alexis de Tocqueville sollicitait sans succès son premier mandat de député à l’Assemblée nationale française, il écrit : « Ce lieu-ci me plaît. J’y vais mener une vie extrêmement réglée et tranquille…" [6] 

     

         « Ce cher Tocqueville ! il ne se présente à mon imagination que comme l'asile de la paix et du bonheur. C'est le port au milieu de toutes les tempêtes. Je n'ai jamais, après tout, été autant et aussi longtemps heureux que là. » (Alexis de Tocqueville, lettre à Marie Mottley, 1837) " [3]

     

         « J’ai soif de Tocqueville ; de notre solitude, de notre intimité, de notre tête-à-tête, de tout enfin ce qui fait le fondement réel de mon bonheur dans ce monde.» Alexis de Tocqueville – Lettres à son épouse Marie Mottley " [4]

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)     " Sa femme, Mary Mottley, dirige les travaux d'aménagement et de restauration. " [1] 

         "Alexis voulait avoir devant lui de vastes horizons, un parc à l’anglaise, un petit étang. Il fit abattre les haies du bocage environnant ; il fit déplacer le porche du manoir ; il remplaça la fosse à fumier de la ferme par un petit étang. Il réaménagea les communs. " [4]  " L'avenue est plantée en 1843, un bassin creusé en 1845 et un jardin anglais créé en 1856. Ce domaine lui permet d'entamer une carrière politique dans la Manche en 1839. " [1]

     

         " L'écrivain y rédige une partie de ses Souvenirs et une partie de son livre L'Ancien régime et la Révolution. Il y reçoit ses amis, notamment Gustave de Beaumont, Jean-Jacques Ampère et Francisque de Corcelle. " [3]

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)     " Alexis de Tocqueville, de plus en plus attaché à son vieux château, admet qu’il y a « un certain charme à fouler la terre qu’ont habitée les aïeux et à vivre au milieu de gens dont toutes les origines se mêlent aux nôtres ». Celui qui, dans ses rapports à l’assemblée nationale, se souciait de remédier au paupérisme , voulait être considéré comme le bienfaiteur des pauvres On cuit chaque semaine au château le pain pour les indigents, et, le châtelain, fidèle à une tradition de charité chrétienne à laquelle il se sentait lié, visite les malades. " [6]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Alexis de Tocqueville

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)     " Alexis-Charles-Henri Clérel de Tocqueville (né à Paris le 29 Juillet, 1805 et décédé à Cannes le 16 Avril 1859) était un penseur politique français et historien bien connu pour ses ouvrages La Démocratie en Amérique publiée en deux volumes: 1835 et 1840) et L’Ancien Régime et la Révolution (1856). Il est l’un des plus grands penseurs du 19e siècle et La démocratie en Amérique (1835), son œuvre majeure, publiée après ses voyages aux États-Unis, est aujourd’hui considérée comme un chef-d’œuvre d’analyse de l’évolution du phénomène démocratique.

         Eminent représentant de la tradition républicaine française, Tocqueville était aussi un des acteurs de la vie politique française, d’abord sous la monarchie constitutionnelle du roi Louis-Philippe (1830-1848), puis au cours de la Seconde République (1849-1851) qui est né de la Révolution de février 1848. Il a finalement quitté la vie politique après le coup d’état du 2 décembre 1851 et la proclamation de Louis Napoléon Bonaparte comme empereur Napoléon III, et il va commencer sa deuxième œuvre la plus importante : L’Ancien Régime et la Révolution. " [6]

     

    Ci-dessus, portrait d'Alexis de Tocqueville par Théodore Chassériau (1850) château de Versailles https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Alexis_de_tocqueville.jpg#mw-jump-to-license

     

         Alexis de Tocqueville meurt à Cannes le 16 avril 1859. Il est enterré dans le caveau des comtes de Tocqueville situé dans le cimetière adjacent à l'église du village de Tocqueville. [NdB] 

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)  LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)

     

    Le prix Alexis de Tocqueville

     

         " Ce prix international de littérature politique est décerné tous les deux ans au château à une personnalité qui a fait preuve de qualités humanistes exceptionnelles ainsi qu’un attachement aux libertés publiques et qui cherche à perpétuer les idéaux d’ Alexis de Tocqueville. Il a été créé en 1979 à l’initiative de Pierre Godefroy, maire de la ville voisine de Valognes et Alain Peyrefitte, un écrivain connu, membre de l’Académie Française et ancien ministre… Le jury de ce prix prestigieux est actuellement présidé par l’ancien président de la république française Valéry Giscard d’Estaing, et comprend Sandra Day O’Connor, le professeur Harvey C. Mansfield et un certain nombre d’autres membres éminents. Les deux derniers américains récipiendaires du prix étaient le général Colin Powell et M. Zbigniew Brzezinski. " [6]

     

         " Le 21 juin 1986, le château reçoit la visite à titre privé de François Mitterrand, président de la République, qui est accompagné de Robert Badinter, président du Conseil constitutionnel. " [3]

     

    Architecture

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)      " C'est un château des 16e, 18e et 19e siècles. Il « comprenait à l'origine (fin 16e) un rectangle doté de deux tours placées en diagonale ». [3]

     

         " Au 16ème siècle, la propriété était composée d’une large maison normande flanquée de deux tours. Une troisième tour, servant de pigeonnier, se situait à l’extrême limite de la cour, accessible par un porche. Vers 1840, le porche fut transféré pierre par pierre au milieu de l’allée afin de donner plus d’espace au domaine. " [6]

     

         « Le corps central est prolongé au milieu du 18e siècle [en 1734], ce qui place la tour d'escalier en milieu de la façade arrière, et donne une certaine symétrie à l'ensemble ». [3]

     

        " En 1894-1896, le comte Christian de Tocqueville " de concert avec madame la comtesse, née Alix Chastenet de Puységur ", " fit bâtir la tour carrée en calcaire au sud, " « pavillon » néo-Renaissance " " qui complète l’aspect général du domaine. " [6]

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)      " L'occupation allemande en 1940 n’a pas laissé dans les bâtiments des traces qui n’aient pu être effacées, mis à part quelques blockhaus dans les champs alentours. " [4]

     

     

         " Un incendie parti de la charpente détruit les décors intérieurs du château en 1954, épargnant le chartrier ainsi que la chambre, le bureau et la bibliothèque d'Alexis de Tocqueville. Celle-ci, composée de 2 500 ouvrages des 17e et 18e siècles, a été constituée par son aïeul, Bernard Bonaventure de Tocqueville, et enrichie par l'écrivain. " [3]

     

         " La famille décidait de tout reconstruire dans le style original et les travaux se sont poursuivis jusqu’à une époque récente. Encore aujourd’hui, le seul entretien des bâtiments et des toits nécessite une attention constante des propriétaires.

         L’exceptionnel ensemble des toitures qui a été construit en schistes de Tourlaville, chevillés et jointoyés au mortier de chaux, est typique de l’habitat du Val de Saire. N’oubliez pas d’admirer l’intérieur remarquable du pigeonnier composé de 2500 boulins (ou cases). " [6]

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)     « Vous voyez cette tour sans toit : c’était le colombier de mon grand-père. Il y entretenait trois mille pigeons. Personne n’avait le droit de les tuer, et personne dans la commune ne pouvait avoir d’autres pigeons. En 1793, lorsque les paysans furent les maîtres, ils ne firent aucun mal au reste de notre propriété. Nous avions vécu parmi eux pendant des siècles comme protecteurs et comme amis ; mais ils se soulevèrent en masse contre les pigeons, les tuèrent jusqu’au dernier et mirent la tour dans son état actuel. (...)

     

    Ci-dessus, le colombier ; à droite une photo par Édouard Hue (User:EdouardHue) — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27879892

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)      Notons l’inscription sur le fronton de la porte d’entrée principale : « HOSPES INGREDERE BONI VULTUS ADERUNT » Qui peut se traduire par : « Etranger, entres ici, tu y trouveras de bons visages pour t’accueillir. » (...) 

     

         Récemment, le pavillon a été totalement réaménagé avec tout le confort moderne pour être proposé comme gîte. " [4]

     

    LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)LES REMPARTS DE TOCQUEVILLE (Manche)

     

    Protection

     

         Le 27 juin 1955, le bâtiment du 18e siècle est inscrit au titre des monuments historiques, sa façade étant par la suite classée en même temps que celles des communs et de la maison du gardien, avec les toitures correspondantes, de même que les vestiges du pigeonnier, le 17 août 1979. Le 24 septembre 1965, ont été inscrits le hall d'entrée, les deux salons du rez-de-chaussée et la chambre d'Alexis de Tocqueville. Les façades et les toitures du reste du château, de la « menuiserie », de la « petite boulangerie » et de la « petite laiterie », l'escalier, le chartrier, la bibliothèque, le portail d'entrée, la balustrade et les escaliers fermant la cour des communs sud, ainsi que la fontaine du jardin nord avec son bassin, sont classés par arrêté du 17 décembre 1993. Le parc, détruit par les tempêtes de 1987 et 1990, est inscrit le 30 octobre 2000. " [1]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://www.manchetourisme.com/chateau-de-tocqueville-a-tocqueville/pcunor050fs000ua

    [3] Extrait de https://www.wikimanche.fr/Ch%C3%A2teau_de_Tocqueville

    [4] Extrait de http://www.tocqueville-association.com/alexis-de-tocqueville/le-chateau-de-tocqueville/

    [5] Extrait de La Normandie monumentale et pittoresque, édifices publics, églises, châteaux, manoirs, etc.. Manche 1re [-2e] partie. Partie 2 / Héliogravures de P. Dujardin ; d'après les photographies de E. Durand, D. Freuler et A. Thiébaut - Éditeur : Lemale & Cie, impr. édit. (Le Havre) 1899 - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6480990w/f43.item

    [6] Extrait de https://www.chateaudetocqueville.com/fr

     

    Bonnes pages :

     

    Site officiel : https://www.chateaudetocqueville.com/

     

    O La Normandie monumentale et pittoresque, édifices publics, églises, châteaux, manoirs, etc.. Manche 1re [-2e] partie. Partie 2 / Héliogravures de P. Dujardin ; d'après les photographies de E. Durand, D. Freuler et A. Thiébaut - Éditeur : Lemale & Cie, impr. édit. (Le Havre) 1899 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6480990w/f43.item

    O https://www.terresdecrivains.com/Alexis-de-TOCQUEVILLE

    O http://geballeux.chez.com/genealogietocqueville.index.html.htm

    O https://books.google.fr/books?id=_Vh4YbvdLo8C&pg=PT174&lpg=PT174&dq=ch%C3%A2teau+de+Tocqueville&source=bl&ots=5ldlPDwws_&sig=ACfU3U349r7RCcUI_qga7GYcCSR25TxyYw&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwicmL3nmdPmAhWFjqQKHTV-Bsg4ZBDoATAIegQIChAB#v=onepage&q=ch%C3%A2teau%20de%20Tocqueville&f=false

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  • LES REMPARTS DE GERROTS (Calvados)     " La motte castrale de la Cour des Domaines est un ancien château à motte situé sur la commune de Gerrots, dans le département du Calvados, région Normandie. (...)

         Le nom de la localité est attesté sous les formes Guerost en 1320 ; Guyros au 14e siècle ; Gurrosau 16e siècle ; Géros en 1703 ; Gerros au 18e siècle (Cassini). " [1]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         " Le seigneur nommait à la cure. D'après le Pouillé de Lisieux, c'était, au 14e siècle, Jean de Gueroz, probablement le père de Jeanne de Gerros, héritière de cette terre et première femme de Richard de Tournebu, fils de Robert de Tournebu, seigneur d'Auvillers...
    La paroisse de Gerrots est maintenant réunie à Saint-Aubin-Lébisey, mais l'église est entretenue avec beaucoup de soin..." [2]

     

         Au 15e siècle, la seigneurie de Gerrots appartient à la famille de Sarcilly, ce pour quoi j'ai placé ci-dessous leur blason. [NdB]

     

    LES REMPARTS DE GERROTS (Calvados)   LES REMPARTS DE GERROTS (Calvados)

     

    Plan de situation de la motte de Gerrots ;blason de la famille de Sarcilly extrait de https://paintet.eu/_media/jehan-de-sarcilly-catherine-de-lorraine-2.pdf

     

         " Gerrots (Calvados). — Feuille Lisieux. A la limite de la terre ferme et des marais (vallée marécageuse) grosse motte avec fossés et vallum. Mission Caen - Brionne 1955, n° 118-119. " [3]

     

    LES REMPARTS DE GERROTS (Calvados)     " GERROTS. – Dans un herbage situé à 1 200 m environ à l’Est de l’église, appelé « Basses Demaines » ou « Coin des Domaines » (Cad. 56), se trouve une belle motte ronde, mais aplatie, entourée de profonds fossés disposés en double circonvallation et alimentés autrefois par les eaux d’un petit ruisseau voisin. Le terre-plein de la motte mesure environ 30 m. de diamètre, les fossés qui l’entourent ont environ de 7 à 8 m. de profondeur (prise de la crête de la motte au fond du fossé) ; la seconde ligne de fossés, moins importante que la précédente, n’offre qu’une dénivellation de 2 m. à 2 m. 50. Il est vraisemblable que l’ensemble de la forteresse devait comprendre une deuxième enceinte ou basse-cour, plus étendue que la motte, et dans laquelle se trouve aujourd’hui l’emplacement de la maison n° 57 ; c’est ce qu’indiquent plusieurs amorces de fossés actuellement plus ou moins comblés et qui s’ouvrent dans ceux qu’on vient de décrire.
    Cette motte est inédite (Renseignements dus à M. l’abbé Simon). " [4]

     

    Ci-dessus, une vue aérienne de la motte de Gerrots prise depuis le nord extraite du site Google Earth.

     

    Protection :

     

         " Motte castrale La Cour des Domaines ; basse-cour ; fossés attenants (cad. B 39) : classement par arrêté du 3 septembre 1981. " [5]

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE GERROTS (Calvados)     " Église Saint-Martin (11e, remaniée). " [1]

         " L'église est isolée. Elle se situe au milieu du cimetière, le long de la route départementale D146A.
         Plan : L'église orientée, est bâtie selon un plan allongé et se termine par un chevet plat. Elle se compose de deux bâtiments, la nef à trois travées et le chœur, à trois travées également, de taille plus petite. (...)     

         L'Eglise date du 11e siècle et a été remaniée. La nef qui précède le choeur date du 17e siècle. Le maître-autel du 17e siècle est un élément remarquable. " [6] 

     

    Ci-dessus, une photo Von ChBougui - Eigenes Werk, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=46932632

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de la Statistique Monumentale du Calvados, tome 4 - page 135, par A. de Caumont

    [3] Extrait de Les fortifications circulaires isolées en France par Jacqueline Soyer - Annales de Normandie Année 1965 15-3 pp. 353-414 - Fait partie d'un numéro thématique : Etudes d'archéologie normande https://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1965_num_15_3_6731

    [4] Extrait de http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=11060

    [5] Extrait de https://monumentum.fr/motte-castrale-cour-des-domaines-pa00111362.html https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00111362

    [6] Extrait de https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/14-Calvados/14300-Gerrots/181279-EgliseSaint-Martin

     

    Bonnes pages :

     

    O http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=11060

    O http://forteresses1066.canalblog.com/archives/2010/02/21/16985669.html

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  • LES REMPARTS DU REPAS (Orne) LES REMPARTS DU REPAS (Orne) LES REMPARTS DU REPAS (Orne)

     

    Ci-dessus, à gauche,une photo aérienne extraite de https://www.creation-personnalisation-web.fr/suisse-normande/villes/putanges-le-lac/chenedouit.html#lg=1&slide=0

     

         " Sur le sommet des collines qui partagent les bassins de l'Orne et de la Rouvre, près de l'endroit ou s'élevait naguère un télégraphe aérien, on aperçoit de longues lignes de hêtres séculaires, de brillantes nappes d'eau, de vastes prairies, et, çà et là, des bouquets d'arbres qui dominent la contrée. Au milieu de ce cadre apparaît l'imposant château du Repas qui fut bâti d'un seul jet... " [1]

     

         " Le château du Repas est un château situé dans la commune de Chênedouit, dans le département de l'Orne." [2] (Le Repas réunie à Chênedouit fut une commune jusqu'en 1822).

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)     " Le château actuel a vraisemblablement remplacé une construction plus ancienne - comme cela a été le cas pour bon nombre de demeures nobles - à partir du moment où les anciennes fortifications ont perdu une grande partie de leur efficacité avec les progrès de l'artillerie. En effet, au milieu du 15e siècle (soit avant l'actuelle construction), Michel le Verrier est déjà appelé " Seigneur du Repas, de Lougé, de Crèvecoeur ". [3]

     

    Ci-dessus, le château du Repas par Milka-berger — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21117991

     

         C'est un des membres de cette famille " qui fit sans doute reconstruire le château actuel de 1605 à 1615 en conservant le donjon et les fondations d'un édifice antérieur. " [4]

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)   LES REMPARTS DU REPAS (Orne)

     

     Plan de situation du château du Repas ; blason de la famille Le Verrier par Gilloudifs.

     

    Situation du château

     

         Comme le montre bien la carte de Cassini établie au 18e siècle, le château du Repas a été construit - à environ 6 lieues de Falaise - près d'un grand axe de communication pour ce secteur de la Normandie : le grand chemin de Falaise à Domfront. Ces deux places-fortes jouent un grand rôle dans l'ancien duché, aux 11e et 12e siècles et pendant le long affrontement entre les royaumes de France et d'Angleterre traditionnellement connu sous le nom de guerre de Cent Ans. L'embranchement vers Briouze, place forte de moyenne importance mais siège d'une sergenterie de la vicomté de Falaise, se situe près du château du Repas.

         On peut encore voir - près de mille ans plus tard - d'autres châteaux et maisons fortes à proximité de cette même ancienne route, fortins bâtis à des endroits importants à contrôler comme le château de Saint-Pavin sur Bazoches-au-Houlme, près du lieu de franchissement de la Baise, et le château de La Forêt-Auvray, à proximité du franchissement de l'Orne. Ces châteaux placés à intervalles rapprochés - sortes de relais de l'autorité ducale puis royale (haltes avec changement de cheval pour les " chevaucheurs d'écurie " porteurs du courrier officiel ? Hébergement ? Repas ?) - avaient un rôle à jouer tant du point de vue sécuritaire que commercial, en contrôlant les déplacements, en sécurisant et facilitant les échanges, en percevant les droits de passage.

         Quoi qu'il en soit, le lieu-dit le Repas était occupé bien avant, dès la préhistoire, comme l'indiquent le menhir situé à proximité du château ainsi que la hache de pierre trouvée par le baron de Cheux, selon Thierry Churin ci-dessous référencé.

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)LES REMPARTS DU REPAS (Orne)LES REMPARTS DU REPAS (Orne)LES REMPARTS DU REPAS (Orne)LES REMPARTS DU REPAS (Orne)

     

    Le toponyme

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)     En ce qui concerne l'origine du nom " Repas " - avec le sens qu'on lui donne aujourd'hui - il y a lieu de noter qu'il n'apparaît qu'au 12e siècle. On trouve « Sanctus Julianus militum » et « Repastus » dans des Pouillés (registre ecclésiastique) du diocèse de Séez du14e siècle, pour désigner cette paroisse. D'autre part, il est assez fréquent de constater - tant pour les noms de lieux que pour les noms de familles - que ceux-ci ont évolué au fil des siècles, l'orthographe actuelle étant souvent la transcription par les clercs (civils ou religieux) du langage oral longtemps utilisé par la majorité de la population ou la traduction du terme latin précédemment utilisé dans les documents officiels. Ainsi on trouve la transcription Chesnedouet pour Chênedouit. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo de Gustave-William Lemaire ( 1818-1928) - Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN-GP - https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/AP67L04417

     

         " Le Repas devrait son nom, d'après la tradition, à un banquet pantagruélique que le héros de Rabelais aurait honoré de sa présence. " [4]

     

         " Selon la légende rapportée par Henri Dontenville (Histoire et géographie mythiques de la France) : « Le château du Repas conserve la mémoire d'un dîner de notre géant » (ie: Gargantua)... tout comme la Pierre à Gargantua située non loin de là, sans doute. Cependant, aucune source actuelle crédible ne permet d'avoir une explication plus sérieuse ; il n'est d'ailleurs pas exclu que le lieu-dit n'ait pas porté ce nom avant le 16e siècle et Rabelais, l'auteur des fameuses aventures de Gargantua et de Pantagruel.

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)LES REMPARTS DU REPAS (Orne)LES REMPARTS DU REPAS (Orne)LES REMPARTS DU REPAS (Orne)LES REMPARTS DU REPAS (Orne)

     

    Achitecture

     

    Ancienneté du château

     

         Le château actuel a vraisemblablement remplacé une construction plus ancienne - comme cela a été le cas pour bon nombre de demeures nobles - à partir du moment où les anciennes fortifications ont perdu une grande partie de leur efficacité avec les progrès de l'artillerie. En effet, au milieu du 15e siècle (soit avant l'actuelle construction), Michel le Verrier est déjà appelé " Seigneur du Repas, de Lougé, de Crèvecœur ". [2]

     

    Construction actuelle

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)     Le style du monument permet aux spécialistes de dater le château actuel du début du 17e siècle (certains précisent même entre 1605 et 1615, soit en majeure partie sous le règne de Henri IV.) Bâti selon le style Henri IV de France, la bâtisse entourée de douves est disposée en forme de « U » autour d'une cour. Le corps de logis, traversant, est composé de deux étages ; à chaque extrémité du corps principal se trouvent deux pavillons an ailes, à l'aspect robuste. Ce corps principal est situé face au pont-levis, au fond de la cour. Deux ailes en retour d'équerre abritant deux galeries à l'étage, supportées par des linteaux à encorbellement sur collines jumelées, donnent accès à deux pavillons venant clore la composition. L'ensemble forme un édifice d'une homogénéité parfaite, entouré de fossés avec une cour bien fermée. Côté cour, le château s'ouvre sur une longue perspective arborée. Sur l'arrière, le château donne sur un petit jardin à la française. " [2]

     

    Plan ci-dessus extrait du Pays Bas-normand : société historique, archéologique, littéraire, artistique et scientifique (Flers) Date d'édition 1911-01 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5721840t/f57.item.r=%22ch%C3%A2teau%20du%20Repas%22.texteImage

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)  LES REMPARTS DU REPAS (Orne) LES REMPARTS DU REPAS (Orne)

     

         " Le corps de logis principal apparaît au fond de la cour d'honneur, bordé à gauche et à droite par deux ailes plus basses qui aboutissent aux pavillons flanqués d'échauguettes. Le portail d'entrée est précédé d'une belle allée rectiligne bordée d'arbres. Edifié entièrement en granit, tiré du sol même du domaine, le château fut élevé vers 1605, à l'emplacement d'une forteresse du 13e siècle. Il ne reste de cette dernière, en dehors des vestiges dans les fondations, que le donjon qui marque le centre de la façade sur le jardin, donjon transformé au 17e siècle pour y loger l'escalier et coiffé d'un dôme à lanternon. Toute la demeure est entourée de douves récemment remises en eau. " [4]

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)     " Un large perron, à double évolution dans l'axe de la cour d'honneur, conduit à un vestibule dallé de marbres disposés en mosaïque. Le château présente une impressionnante collection de cheminées en granit, dont l'une repose sur deux colonnes doriques de quatre mètres de hauteur. Dans le pavillon de gauche en façade qui contient un appartement particulier, il est décrit en 1967 un plafond peint par Le Brun, représentant un sujet mythologique, une victoire ailée distribuant des couronnes. Le château du repas renfermait encore au début du 20e siècle une impressionnante collection de meubles précieux, tapisseries anciennes et lambris, que quatre ventes successives ont achevé de disperser. Il n'en reste, particulièrement après le passage de Noriyoshi Ishigooka, presque plus rien. Il est à déplorer quelques initiatives malheureuses de ce propriétaire quant à la décoration intérieure peu en harmonie avec le lieu et son histoire, tout comme le bétonnage anti-sismique et quasi irréversible des allées centenaires de la propriété. La propriété compte également l'ancienne église de la commune du Repas, ainsi que le presbytère.

         En 2007, l'ensemble de la propriété menaçait ruine. L'actuel propriétaire a sauvé l'église et le presbytère en 2008 en restaurant toutes les couvertures, et poursuit actuellement son travail de sauvetage sur les couvertures du château. L'architecte en chef des Monuments historiques chargé du dossier est Daniel Lefebvre. " [2]

     

    Propriétaires successifs :

     

         " Ce domaine appartenait au 14e siècle à la famille de Sarceaux et passa par mariage à la fin du 15e siècle aux Le Verrier. " [4]

     

    Famille Le Verrier

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)     Armoiries : D'argent à la hure de sanglier de sable, défendue d'argent (noter le calembour: du repas = d'hure..pas, pour hure...défendue)

         Au 15e siècle, la terre du Repas (et son château ou manoir ?) appartient à la famille " le Verrier " (vers 1450, Michel le Verrier est dit " Seigneur du Repas, de Crèvecœur et du Champ-de-la-Pierre ", selon la généalogie de th. Leconte sur Généanet ). " [2]

     

    Ci-dessus, blason de la famille Le Verrier par Gilloudifs.

     

         " Vers 1550, dame Philippe de Craon, veuve de Guillaume Le Verrier céda la propriété à son beau-frère, Samson Sallet, avocat à Falaise, désireux d'acquérir un fief noble. " [4]

     

     Famille Sallet

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)     " Armoiries : D'argent à deux roses de gueules en chef et un cœur du même en pointe

         Vers 1535, la fille de Jean II le Verrier (seigneur du Repas et gouverneur de Falaise) : Renée le Verrier - dite " Dame du Repas " - épouse Samson Sallet.

         Les Sallet avaient été anoblis - par l'édit de Louis XI de 1470 dit édit des francs-fiefs - pour leur fief du Petit Samoy en Saint-Pierre-du-Regard situé dans la vicomté de Vire.

     

    Ci-dessus, blason de la famille Sallet par Gilloudifs.

     

         Par la suite, cette famille s'illustrera particulièrement dans la noblesse de robe en occupant des fonctions importantes au Parlement de Normandie, à Rouen et à Caen. (La noblesse de cette famille normande sera d'ailleurs confirmée par le roi Louis XIV en 1667).

         En 1535, Samson Sallet - seulement noté : " de noblesse petite " - sieur du Petit Samoy à Saint Pierre du Regard, est bailli de Saint-Aubert (-sur-Orne) pour l'Abbaye Saint Étienne de Caen. Il décède vers 1604.

         Le croisement des données historiques et généalogiques permet de penser que le château que nous voyons au lieu-dit " le Repas " aurait été construit par Baptiste Salet (aussi noté Jean-Baptiste Sallet) - le fils des précédents - (noté comme Seigneur du Repas dans les documents émanant du tabellionage de la Forêt-Auvray, par exemple).

         Baptiste (ou Jean-Baptiste) Sallet ( le " rebâtisseur " probable du château ) est le plus titré de la lignée : conseiller à la cour de Normandie et garde des sceaux au présidial de Caen, sénéchal de l'abbaye Saint-Étienne et premier président de la cour des Aides de Normandie.

        Nicolas Sallet, son fils, est simplement dit " seigneur du Repas, de la Fresnaye, des Yveteaux, de la Motte (en Crasménil) ", mais il agrandit son domaine : selon le tabellionage de la Forêt, " Il réunit à ses terres Chesnedouit et Chesnesecq pour la somme de 3 600 livres, à payer à Philippe de Cousin - chevalier Seigneur de Saint Denis ". NB : Georges Ier Sallet - frère du précédent - est seigneur de Quilly ; suivant les traces de son père Jean-Baptiste, il est noté comme " très fameux et très célèbre avocat " à Rouen, puis procureur au Parlement de Normandie.

         Alexandre Sallet - fils du précédent - est conseiller à la cour (ie: au Parlement de Normandie).

         Georges II Sallet - frère du précédent - est abbé commendataire de l'importante abbaye d'Ardennes près de Caen.

         Enfin, selon le tabellionage de la Forêt, en 1680, le seigneur du Repas est Alexandre Sallet (fils probable de Nicolas Sallet, décédé vers 1659). " [2]

     

         " Après avoir bâti, en 1656, près de la demeure seigneuriale, une modeste église où les fidèles de la région viennent prier saint Julien le Pauvre, pour les enfants malades, cette famille qui avait fourni à la France de nombreux et vaillants défenseurs, s'éteignit au milieu du siècle dernier. " [1]

     

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    Familles de la Cour, de Cheux et de Banville

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)     Armoiries de la famille de Cheux (qui occupe le château du Repas pendant près de deux siècles) : d'argent à la croix annelée de sable

         Au début du 18e siècle - en l'absence d'héritier mâle dans la famille Sallet - la terre du Repas passe d'abord à la famille de la Cour (à la suite du mariage de " noble dame Anne Gilonne Sallet, dame du Repas ", avec Charles de la Cour, écuyer) puis - à la génération suivante - à la famille de Cheux (par suite du mariage de Marguerite de la Cour - fille des précédents - avec Gabriel de Cheux).

     

    Ci-dessus, blason de la famille de la Cour par Gilloudifs.

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)     À la veille de la Révolution de 1789, le fils de Gabriel de Cheux : le contre-amiral Charles, Alexandre, Anne baron de Cheux du Repas - né au Repas en 1759 - chevalier de l'ordre royal de Saint Louis, est envoyé par le roi Louis XVI à la recherche de La Pérouse. Il décède un demi-siècle plus tard, en 1840. " [2]

     

         " Il était en mission lorsque le gouvernement révolutionnaire confisqua ses biens. De retour en France, Charles de Cheux put prouver qu'il n'avait pas émigré et finit après bien des tribulations, par rentrer en possession de ses propriétés. " [4]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Cheux par Gilloudifs.

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)     " Après la tourmente, le baron de Cheux se retira à Cintheaux, dans l'arrondissement de Falaise.
         Le château du Repas, qui avait été pillé, saccagé et vendu, appartenait alors à l'abbé de Cheux.
         Il avait été racheté et rendu à ses propriétaires par un intendant fidèle et dévoué, Guérin d'Arpentigny. L'abbé, nous apprend son épitaphe, avait été vicaire-général et chanoine de Coutances dans les temps les plus difficiles. Fidèle à son Dieu et à son roi, il avait suivi l'exemple de ses ancêtres. Recommandable par toutes les qualités du cœur et de l'esprit, il fut nommé évêque de Séez. En quittant Cintheaux, où il était venu chercher les sommes qui lui étaient nécessaires pour son sacre, il tomba de sa monture et mourut des suites de sa chute le 20 septembre 1816. " [1]

     

    " (Le frère aîné de l'amiral : l'abbé François Gabriel de Cheux (1755-1816) - né et inhumé au Repas -, est vicaire général de l'évêque de Coutances avant 1789 ; il est nommé évêque de Séez en 1816 mais il décède accidentellement avant d'entrer en fonctions).

     

         " Le fils du contre-amiral : le baron Charles Alexandre Marie de Cheux du Repas - ancien page de Charles X de France - occupe le château du Repas jusqu'à son décès en 1884. Alors s'éteint la branche de la famille de Cheux du Repas. (Une autre branche de la famille de Cheux subsiste de nos jours).

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)     Le château devient alors la résidence du vicomte Georges de Banville* - petit-neveu de l'amirale de Choux née Françoise Hébert de Beauvoir du Boscol - ; le vicomte est un parent du poète Théodore de Banville. (Le fonds " de Banville " a été remis à la ville de Flers). " [2]

     

         " Le jeune baron a malheureusement trouvé la mort au cours d'une excursion en Algérie. Ses frères et sœurs, issus du mariage de Aymard de Banville et de dame Berthe de Beauvoir, sœur du respectable abbé de Beauvoir, curé de Saint-Godard de Rouen, se refusent à habiter la
    demeure qui appartint à leur infortuné frère. "
    [1]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Banville par I, Jimmy44, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2480768

     

    * Il légua sa grosse fortune à un de ses parents, Georges de Banville, né en 1865, à charge de relever son nom, son titre et ses armes ; mais ce jeune homme mourut prématurément dès 1892 et le nom de la famille de Cheux se trouva définitivement éteint. [NdB]

     

    Depuis le 20e siècle

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)     " Au début du 20e siècle, la belle demeure se dégrade mais le comte Frotier de Bagneux - qui acquiert le château en 1905 - s'empresse d'entreprendre les travaux d'entretien nécessaires. " [2] " leur œuvre a été courageusement poursuivie par leur fils, le comte Raoul de Bagneux. " [4] " (La famille Frotier de Bagneux reste propriétaire des lieux jusqu'en 1978).

     

    Blason de la famille Frotier de Bagneux par Tretinville — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15769030 

     

    LES REMPARTS DU REPAS (Orne)     Le chateau fut acheté cette même année par madame Lambla de Sarria et son mari qui contribuèrent à sa conservation et remise en état avant de le revendre vers la fin des années 80.

         Par la suite, le château appartient au peintre japonais Noriyoshi Ishigooka (https://claudedalle-romeo.com/fr/25429/) qui fait effectuer certains travaux peu appréciés des admirateurs de belles pierres. Mais depuis 2006, le nouveau propriétaire - M. Henry Dewavrin - s'efforce de redonner tout son lustre à ce remarquable élément du patrimoine normand. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Protection :

     

         " Façades et toitures ; douves (y compris le pont-levis) ; perspectives (cad. E 34, 83, 85 à 89, 146, 147, 155) : inscription par arrêté du 30 octobre 1967. " [5]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de l'article de C. Macé, curé-doyen d'Athis. La Normandie monumentale et pittoresque... Orne, 1re [-2e] partie.... Partie 2 - Éditeur : Lemale (Le Havre) 1896 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6421248j/f170.item.r=%22ch%C3%A2teau%20du%20Repas%22.zoom.texteImage

    [2] Extrait de l'article Wikipédia

    [3] Extrait de https://museedupatrimoine.fr/chateau-du-repas-orne/3675.html

    [4] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-orne-chateau-a-chenedoult-chateau-du-repas.html

    [5] Extrait de https://monumentum.fr/chateau-repas-pa00110775.html

     

    Bonnes pages :

     

    O https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_du_Repas

    O La Normandie monumentale et pittoresque... Orne, 1re [-2e] partie.... Partie 2 - Éditeur : Lemale (Le Havre) 1896 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6421248j/f170.image.r=%22ch%C3%A2teau%20du%20Repas%22?rk=21459;2

    O Le Pays Bas-normand : société historique, archéologique, littéraire, artistique et scientifique (Flers) Date d'édition 1911-01 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5721840t/f51.item.r=%22ch%C3%A2teau%20du%20Repas%22.texteImage

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33469182/f65.image.r=%22ch%C3%A2teau%20du%20Repas%22

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