• LES REMPARTS DU MESNIL-GUILLAUME (Calvados)

    LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados) LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados) LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados)

     

         Le château du Mesnil-Guillaume qui date des 16e-17e-18e et 19e siècles, est situé dans le département du Calvados, à 750 m au nord du bourg du Mesnil-Guillaume. [NDB]

     

         " Le château est assis dans un site grandiose, au fond de la vallée d’Orbiquet, entouré de frondaisons séculaires.
         La proximité de la rivière devait permettre en mise en eau facile de ce site qui, très anciennement sans doute, comme la plupart des fiefs secondaires, était entouré d’un fossé quadrangulaire. " [1]

     

    LES REMPARTS DU MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     " Château de plaisance mais susceptible néanmoins de résister, sinon à un siège en règle, en tout cas à un coup de main, le château élevé à la fin du 16e siècle est formé de quatre corps de bâtiment limitant une cour intérieure. Il était d'ailleurs entièrement entouré de douves, aujourd'hui remblayées du côté de l'entrée. Cette dernière façade est marquée en son centre d'un gros pavillon formant poterne. Toute la construction est réalisée en pierre calcaire à l'exception des échauguettes, coiffées de gracieux dômes à lanternons, où la brique vient ajouter une touche de couleur. " [2] 

     

    Ci-dessus, château du Mesnil-Guillaume près de Lisieux (Calvados) Lithographie de Benoist Félix tirée chez Charpentier, de « La Normandie illustrée », en deux tons (en 1852).

     

    LES REMPARTS DU MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     " Certains auteurs ont laissé à entendre qu’il existait autrefois, en ce lieu, une forteresse, ruinée à la fin du 15e siècle. Le peu d’importance du fief – il ne s’agit que d’un quart de fief – nous rend sceptique à ce sujet. Nous pensons qu’il pouvait tout au plus s’y trouver, et sans doute jusqu’au troisième quart du 16e siècle, comme en beaucoup d’autres cas de seigneuries secondaires, un manoir, habitation habituelle des seigneurs de second rang. " [1]

     

    Ci-dessus, un plan extrait du cadastre napoléonien de 1825, Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/

     

    LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados)    LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados)

     

     Plan de situation du château du Mesnil-Guillaume ; blason de la famille Le Valois d'Escoville qui aurait fait construire le château du Mesnil-Guillaume extrait de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Blason_fr_valoisdescoville.svg#mw-jump-to-l$*

     

    Historique


    Famille de Trousseauville :

     

    LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     " Dès le 15e siècle nous y trouvons la famille de Trousseauville dont un représentant, Guillaume, capitaine de Lisieux, est qualifié par Thomas Basin de brave chevalier bien représentée dans le Lieuvin : à Morainville, à Giverville, à Epreville-en-Lieuvin et à Duranville. (...)

         En 1454, (...) ce serait ce Guillaume de Trousseauville qui aurait vendu cette terre aux Le Vallois. " [1]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Trousseauville extrait de Caranorn Source= http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Armoiries_de_Limpach_3.svg

     

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    Famille Le Vallois :

     

         A. de Caumont, 1867 :

    LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     " La seigneurie du Mesnil-Guillaume appartenait, au 16e siècle, à une famille d'origine lexovienne, illustrée par de grandes alliances et par la construction de monuments importants. Nicolas Le Vallois, seigneur d'Escoville, qui a fait bâtir à Câen ce magnifique hôtel du 16e siècle, aujourd'hui la Bourse et le Tribunal de commerce, et qui possédait le château de Fontaine-Étoupefour près Caen, était en même temps seigneur du Mesnil-Guillaume. La famille Le Vallois jouait, à Caen, un très grand rôle au 16e siècle, et à Bayeux au 17e. Un mémoire manuscrit qui existe à la Bibliothèque de Caen, et dont l'auteur anonyme passe malignement en revue l'extraction de toutes les familles caennaises qu'on regardait alors comme nouvelles, indique celle-ci comme issue d'un simple artisan de Lisieux, enrichi dans le commerce. - Quoique les assertions de ce mémoire ne paraissent devoir être acceptées qu'avec beaucoup de réserve, les monuments viennent cependant confirmer ce fait, passé sous silence par les généalogistes, que les Le Vallois sont réellement originaires de Lisieux. Mais ils avaient tort de cacher cette origine, honorable pour le commerce lexovien, car leur famille devait être déjà fort distinguée dans cette ville à la fin du 15e. siècle. Nous avons, en effet, retrouvé leur écusson sculpté aux clefs de voûte de la nef de l'église Saint-Jacques, élevée vers 1520.

     

    Ci-dessus, blason de la famille Le Valois d'Escoville extrait de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Blason_fr_valoisdescoville.svg#mw-jump-to-l$* 

     

    LES REMPARTS DU MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     « Quoi qu'il en soit, j'ai cherché en vain dans le manoir de Mesnil-Guillaume l'écusson des Le Vallois. A l'intérieur de la cour, sur cette façade de charpente qui est d'un siècle environ plus ancienne que le reste des constructions, il y a, à la vérité, des armoiries ; mais ce ne sont point celles de cette famille. Pourtant, tout fait croire que c'est à elle que le Mesnil-Guillaume doit la construction de ce château , d'un si bon effet dans la vallée. (...)

     

    Ci-dessus, une photogaphie aérienne extraite de Géoportail.

     

    LES REMPARTS DU MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     Ensuite, comme on l'a vu plus haut, on en trouve en possession la famille Le Valois. Nicolas Le Valois, qui avait épousé, en 1534, Marie du Val, veuve de Nicolas de Grandrue, étant mort en 1561 à l'âge de 47 ans, de la façon que raconte De Bras, ses biens furent partagés entre ses quatre fils qui firent tous branche. Le troisième, nommé Jean, fut seigneur du Mesnil-Guillaume et de Coq. Sa postérité ne s'éteignit qu'au commencement du 17e siècle, dans la personne de noble damoiselle Marie Le Vallois, veuve de feu Charles Le Goys, vivant écuyer, sieur du Parc et de Manneville, dame du fief noble, terre et sieurie du Mesnil-Guillaume, qui vivait encore en 1613 et 1617, suivant des aveux et actes originaux où je l'ai trouvée mentionnée. " [3]

     

    Famille Le Gouez :


    LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     « Jean Le Vallois mourut en 1605. Le château échut à l’une de ses filles, Marie Le Vallois, qui avait épousé Charles Le Gouez, sieur du Port. La famille Le Gouez devait garder Mesnil-Guillaume pendant plus de cinquante ans et c’est alors que se prépara, derrière ces murs, construits pour la douceur de vivre et pour la paix, la plus poignante des tragédies. Charles Le Gouez et Marie Le Vallois avaient eu un fils aîné, prénommé Louis, qui fut, après la mort de son père, seigneur du Port et de Mesnil-Guillaume. Il avait fait un très brillant mariage en épousant Melle de Raveton, fille de François de Raveton, seigneur de Chauvigny, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme de sa chambre, et de Marie de Bruslars de Genlis, veuve de François de Mailloc, seigneur de Cailly, dame d’honneur de la Reine-Mère. C’était un ambitieux et un homme dénué de scrupules.

     

    Ci-dessus; blason de la famille Le Gouez par Gilloudifs.


    LES REMPARTS DU MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     Il avait une nièce, fille du frère de sa femme, orpheline, dont la tutelle lui fut confiée. La jeune personne était fille unique et fort riche. elle possédait entre autres la seigneurie de Carentonne, près de Bernay.
    Louis Le Gouez ne cacha pas son intention de marier cette riche héritière à l’un de ses trois fils, mauvais sujet peu recommandable. La famille de la jeune femme s’en émut. On savait qu’il ne négligerait rien pour mener à bout cette union qui aurait fait de son fils, l’un des plus puissants seigneurs de la région.
         On procéda par voie légale ; une délibération de parents lui ôta la garde de la jeune fille, qui fut confiée à l’une de ses tantes, Marie de Raveton, abbesse de Lisieux ; puis, en 1643, un jugement rendu sur un nouvel avis du conseil de famille, destitua le seigneur du Mesnil-Guillaume de ses fonctions de tuteur. Enfin, on maria Melle de Raveton à Jacques de Maudouit, seigneur du Renouard-sur-Coquainvillers. » M. de Mesnil-Guillaume était fou de rage : non seulement ces décisions étaient humiliantes, mais encore, elles ruinaient un projet qui aurait bien servi ses intérêts.


    LES REMPARTS DU MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     Un jour que le jeune ménage était chez M. de la Rozière, le sire de Mesnil-Guillaume se rendit chez ce gentilhomme accompagné de ses deux plus jeunes fils. Ils pénétrèrent à main armée dans la demeure et tuèrent M. de la Rozière, Jacques de Maudouit, n’épargnant même pas la jeune femme qui fut blessée mortellement. Ce triple assassinat, accompli avec la plus atroce barbarie, se termina par une scène de pillage : la maison des victimes fut saccagée. Les meurtriers enlevèrent les meubles, dont l’estimation fut évaluée à 12.000 livres, chiffre considérable pour l’époque. Mais, le châtiment ne devait pas se faire attendre longtemps. Tombés aux mains de la justice, le seigneur de Mesnil-Guillaume et ses fils, expièrent leur forfait par une juste condamnation à la peine capitale.
         La véritable victime de ce triple meurtre fut le fils aîné de l’assassin, François le Gouez : bien qu’il n’ait pas participé à l’assassinat puisqu’il servait aux armée pendant que s’accomplissait l’affreuse tragédie, il porta sur ses épaules tout le poids de l’infamie. Non seulement on le montra du doigt mais encore, il fut totalement ruiné. Il dut payer d’énormes dommages et intérêts aux parents des victimes ; Mesnil-Guillaume fut alors exproprié par décret et adjugé à Louis, marquis de Rabodange, en 1646.
         Accablé par un si douloureux souvenir et par une situation si lamentable, François Le Gouez quitta les armes pour entrer dans les ordres. Il fut prêtre et curé de Crulay, près de L’Aigle. " (...) [1]

     

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    Famille de Rabodanges


    LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     « La terre de Mesnil-Guillaume ne resta pas longtemps dans la maison de Rabodanges. Elle fut revendue, au bout de quelques années à Yves de Mailloc, sieur de Toutteville, originaire d’Orbec. Ce dernier mourut en 1694, à l’âge de cinquante-sept ans " (...) [1]

     

    Ci-contre, blason de la famille de Rabodanges par Gilloudifs.

     

     

     

    Famille de Mailloc :

     

    LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     " En 1709, suivant d'autres actes, la terre était passée à la famille de Mailloc ; car on trouve « messire François de Mailloc, chevalier, seigneur d'Estouleville, Mesnil-Guillaume et autres terres et seigneuries, demeurant ordinairement en son chasteau du Mesnil-Guillaume. " [3]

     

    Blason de la famille de Mailloc extrait de https://fr.wiktionary.org/wiki/Saint-Denis-de-Mailloc

     

    Propriétaires successifs :

     

    LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     " ... son fils, François de Mailloc, qui fut après lui seigneur de Mesnil Guillaume, vendit à son tour le château à Joseph Durey du Sauroy, seigneur de Damville, en 1720. Celui-ci mourut en 1752 et les Mesnil-Guillaume fut de nouveau vendu à M. Lemercier ancien commandant de l’artillerie au Canada. Cet officier distingué était seigneur de Mesnil-Durand au moment de la Révolution.

     

    Blason de la famille Durey du Sauroy par Gilloudifs.


     
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         Au 19e siècle, le Mesnil-Guillaume a été possédé par la famille de Margeot et par la comtesse le Bel de Penguilly. La comtesse de Valmy habita pendant plusieurs années le château, en qualité de locataire.
    Au début de ce siècle, les Penguilly vendirent le Mesnil-Guillaume à un sud américain nommé Riva Corti, dont nous avons parlé à propos des transformations apportées au château. Riva Corti vendit à son tour à Charles Humbert, l’homme des « canons et des munitions ». [1]

     

    Ci-dessus, à gauche, blason de la famille de Margeot par Gilloudifs ; à droite, blason de la famille le Bel de Penguilly par I, Brieg, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2699672

     

    Charles Humbert :

     

         " Militaire de carrière, percepteur, journaliste, il est député de la Meuse [1906-1908]. Sénateur de la IIIe République [1908-1920], il est vice-président de la commission sénatoriale des armées très actif pendant la Première Guerre mondiale. Il a écrit plusieurs ouvrages traitant de thèmes militaires (...)

     

    LES REMPARTS DU MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     Après avoir quitté l'armée en 1902, Charles Humbert est entré au Matin comme journaliste en 1904. (...). Il collabore au Journal en 1907 et en devient le directeur politique en 1911. En 1913 Charles Humbert sert d'intermédiaire auprès de la famille Letellier pour l'achat du Journal pour 2 millions de francs. (...) En mai 1915, l'annonce de la mise en vente du Journal est faite (...). Les difficultés du Journal contraignent Humbert à chercher des investisseurs ; il trouve Guillaume Desouches et Pierre Lenoir. (...) Malheureusement il s'avère que Lenoir est un prête-nom masquant des investissements allemands. Humbert doit rembourser leurs avances et cherche un nouvel investisseur. Il prévient Poincaré de ses problèmes. C'est à ce moment qu'intervient Bolo Pacha qui verse les fonds nécessaires, qui s’avéreront d'origine douteuse également.

         ... le 18 février 1918, Charles Humbert est arrêté dans son château de Mesnil-Guillaume, près de Lisieux pour intelligence avec l'ennemi. (...) Il sera acquitté, les coaccusés seront condamnés à mort et exécutés. " [4]

     

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     Ci-dessus, à gauche : Charles Humbert (1866-1927) par Agence de presse Meurisse — Bibliothèque nationale de France, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18576593 ; au centre : Coco Chanel en 1970 par Marion Pike — Internet, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=32011508 ; à droite : Charles Leclerc de Hauteclocque extrait de https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/deces-de-charles-de-hauteclocque-fils-du-marechal-leclerc-4373092

     

    Propriétaires successifs :

     

    LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     " Charles Humbert vendit à Voltera ; Voltera à Melle Chanel  [La créatrice de mode Coco Chanel achète le château pour son neveu André Palasse. NDB] ; Melle Chanel à Mme de La Panouze, la parente de notre ambassadeur à Londres ; et Mme de La Panouze à Mme de La Taille qui le possède actuellement. "
    Henri Pellerin, "Le Château de Mesnil-Guillaume"; PA, 6, N° 7, Juillet 1956, pp. 1-7 [1]

     

    Blason de la famille de la Panouse par Louis BrunCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4841365

     

    Charles Leclerc de Hauteclocque :

     

    LES REMPARTS DE MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     Plus récemment, Charles Leclerc de Hauteclocque, fils du Maréchal Philippe Leclerc [ l'un des principaux chefs militaires de la France libre durant la Seconde guerre mondiale ] a été propriétaire du château – et fut également maire de la commune – Il est décédé accidentellement, le 17 juillet 2016, à l’âge de 87 ans en son château du Mesnil-Guillaume. [NDB]

     

    Blason de la famille Leclerc de Hauteclocque par I, Jimmy44, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2514606

     

    Descriptif

     

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    LES REMPARTS DU MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     " Le château présente actuellement un bâtiment de plan rectangulaire, orienté Nord-Sud, formé de quatre corps cantonnés au Sud de deux tourelles rondes sur colonne et au Nord de deux tourelles pentagonales montant de fond.
         Au milieu de la façade principale regardant au Sud s’élève un pavillon central faisant saillie, percé d’un passage à cheval donnant accès à la cour intérieure. C’était autrefois la seule entrée à ce château avant qu’une transformation, sans doute assez tardive, ait largement ouvert le flanc Nord vers Lisieux, permettant ainsi d’accéder à un large perron, enjambant le fossé, accompagné d’un escalier en fer à cheval. " [1]

     

         A. de Caumont, 1867 : 

     

    LES REMPARTS DU MESNIL-GUILLAUME (Calvados)     " Le château est important et remarquable. Le dessin de M. Bouet (ci-contre) fait voir la régularité de son ordonnance et son caractère architectonique. Il est situé à une distance assez grande de l'église, du côté de la ville. Il est impossible d'en donner une meilleure description que les lignes que lui a consacrées M. Raymond Bordeaux dans son Excursion archéologique dans la vallée d'Orbec en 1850 :

          « Mesnil-Guillaume, dit-il, est un château formé de quatre corps de logis, avec une cour carrée au milieu comme beaucoup d'autres habitations seigneuriales de l'époque d'Henri IV et de Louis XIII. L'architecture, mélangée de briques et de pierres, produit un effet harmonieux. En entrant dans l'intérieur de la cour, la façade du corps de logis de gauche est bâtie en bois et d'un style plus ancien. Les colombages verticaux sont chargés d'ornements dans le goût de ceux des maisons des 15e et 16e siècles qu'on remarque à Lisieux.

         [ Cette partie est Lien certainement un reste d’un château antérieur. Elle comprend sept travées de piastres d’ordre classique, déterminées par des pièces de bois d’un équarrissage beaucoup plus considérable, sculptées de ces larges feuillages à la mode sous le règne de François Ier. Mais, quand on a refait le rez-de-chaussée qui est en briques et les autres corps de logis, on s’est efforcé de moderniser cette bâtisse surannée. Les fenêtres ont été élargies et surélevées et on les a entourées de moulures qui accusent le règne de Louis XIII. La grande filière godronnée qui séparait les deux ordres de pilastres a dû suivre les contours des nouvelles baies, ce qui la fait onduler comme un crénelage. Enfin, on a mis sous la corniche de gros modillons en bois, dûment recouverts de plâtre. ]

         " ...Chemin faisant, dans les corridors, j'apercevais, mélangés aux vulgaires pavés de nos jours, quelques carreaux faïences qui avaient assurément servi autrefois à composer de brillantes rosaces dans les chambres de ce château. Mais, vérification faite, c'étaient les mêmes types que nous avions déjà rencontrés à Beuvillers et a Mailloc, et cela me parut une preuve que ces pavés avaient été décorés dans les fabriques de poteries, si nombreuses aux environs de Lisieux. " [3]

     

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    Protection :

     

        " L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 19 janvier 1927. " [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Notes sur Le Mesnil-Guillaume : cf. aux AD 14. : 1 E 181 ; 1 E 257 : Michel Cottin, Juillet 1992. http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=5399

    [2] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-calvados-chateau-a-le-menil-chateau-du-mesnil.html

    [3] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados, Volume 5 par Arcisse Caumont - F. Le Blanc-Hardel, 1867 https://books.google.fr/books?id=i-IDAAAAYAAJ&pg=PA158&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

    [4] Extrait de Wikipédia

     

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    Bonnes pages :

     

    O http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=5399

    O La Normandie monumentale et pittoresque... Calvados, 1re [-2e] partie.... Partie 2 - Date d'édition : 1895 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6419843r/f171.image.r=%22ch%C3%A2teau%20du%20Mesnil%20Guillaume%22?rk=21459;2

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