• LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)

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    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     « En 1123, Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre et duc de Normandie, fait construire sur un éperon rocheux, contourné par un méandre de la Vire, un donjon carré muni d'une première enceinte, afin d'assurer la défense du duché contre les appuis extérieurs à ses opposants, telles les troupes du comte d'Anjou ou des seigneurs de Bretagne." [1]

    Ci-contre, plan de la ville médiévale de Vire, placé sous la tour-Horloge.

     

         "Avranches, Mortain, Domfront et Vire devinrent les points essentiels de la défense de la Basse-Normandie face à la Bretagne. 

     

    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     La construction des remparts débuta vers 1250, sur  ordre de Saint Louis. La muraille, épaisse d'environ 2 mètres ne fut achevée qu'entre 1300 et 1315 sous le règne de Philippe Le Bel. La porte Neuve ne fut percée qu'en 1602. A la fin du Moyen-Âge, la ville de Vire était ceinte d'une épaisse muraille de près de 700 mètres et défendue aux angles  par des tours à mâchicoulis. De larges et profonds fossés la protégeaient des attaques. Un chemin de ronde, dit le chemin du chariot, de trois mètres environ, se trouvait à l'intérieur au pied des remparts. Le dispositif défensif  s'achevait sur un système de doubles  tours protégeant les trois portes principales de la ville, dotées d'un appareil imposant de herses et de pont-levis. La porte de Martilly au  nord donnait sur la route d'Avranches, Coutances et Saint-Lô ; celle de l'horloge et un peu plus bas, celle de Saint-Sauveur, donnaient sur les  routes de Caen, Falaise et Domfront... Trois rues principales, partant des trois grandes portes, venaient se réunir sur la place de l'église en face du château." [8]

     

    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)    "À la fin du Moyen Âge, la ville devient prospère, d'abord par les activités du cuir, puis par l'industrie drapière. Lors de la guerre de Cent Ans, Vire est pillée en 1368 par les grandes compagnies, puis livrées aux Anglais en 1418. L'occupation anglaise ne prendra fin qu'en 1450 et aura été particulièrement brutale. (...) Photo ci-dessus de la maquette du château visible à l'hôtel de ville.

     

    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     Sous le règne de Louis XIII, comme bon nombre de constructions défensives du Moyen Âge pouvant servir d'éventuelles rébellions (huguenotes en particulier), le château et son enceinte sont démantelés sur ordre de Richelieu. » [1] 

     Ci-contre, à gauche carte postale de la tour Châtimoine détruite en 1944.

     

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    De gauche à droite : la tour aux Raines extrait de http://www.monumentum.fr/tour-aux-raines-pa00111819.html  ; la porte-horloge (Wikipédia) ; donjon extrait de http://mapio.net/o/4018141/ ; la tour Saint-Sauveur extraite de http://j-francois.eklablog.com/

     

    Blason de VireLES REMPARTS DE VIRE (Calvados)

    Plan hypothétique des remparts de la ville de Vire ; blason par User:ArocheCette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Aroche., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4877023

     

    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)« La porte Horloge de Vire, anciennement porte Gastinel, est un monument historique emblématique de la ville de Vire, commune française située dans le département du Calvados (Basse-Normandie).

         La porte Horloge était la principale porte d'entrée de la cité au Moyen Âge, lorsque celle-ci était fortifiée. L'actuelle capitale du Bocage virois devint, après les invasions normandes, une importante place de guerre des ducs de Normandie. La fortification de Vire fut renforcée sous Guillaume Ier le Conquérant. Un château à double enceinte et donjon, dont seules les ruines du donjon subsistent, fut construit par Henri Ier Beauclerc.

     

    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     À l'origine, la porte Gastinel est une simple porte d'usage équivalent à la porte Saint-Jean, plus à l'ouest, et à la porte Saint-Sauveur, plus au sud. Elle est construite au 13e siècle et est flanquée de deux tours, réunies par une voûte, au-dessous de laquelle passait avant la Reconstruction la rue Saulnerie (cette rue passe aujourd'hui de part et d'autre et son porche n'est plus que piétonnier). Elle était précédée par un fossé large d'environ sept mètres et profond de cinq mètres. Elle était protégée par un pont-levis à flèches, par une herse et enfin par une porte à deux vantaux. Par la suite, elle fut surmontée d'une tour de guet qui s'élevait jusqu'au premier rang de gargouilles. Au 15e siècle (1480), celle-ci fut surélevée d'un niveau (second rang de gargouilles) la transformant en beffroi, très original avec son clocheton. Ces travaux avaient pour but d'y installer une horloge publique et sa cloche. Ce beffroi est rajouté sous l'impulsion des bourgeois de la ville pour symboliser la force et l'indépendance de Vire. L'horloge et une cloche sont installées en 1499. Deux autres cloches sonnant les quarts d'heure sont ajoutées au 19e siècle.

     

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     Veüe de la ville de VIRE en Normandie du costé du midy. Copié sur un dessin fait par l'ordre de M.r Foucault Conseiller d'Estat Intendant à Caen - 1706 - Louis Boudan ? - Détails à droite des ruines du château, Notre-Dame, l'enceinte et la Porte Horloge. Gravure extraite de http://clioweb.canalblog.com/ http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6901739f/f1.item.zoom

     

         Le beffroi porte la hauteur de l'édifice à 33 mètres. Au sommet, la vue panoramique sur le bocage virois permettait de surveiller les approches de la ville et de prévenir toute attaque. Surmontant l'ogive de la porte se trouve une statue de la Vierge dans une niche. Au-dessous une inscription est gravée : « Marie protège la ville ». Sous celle-ci, sont sculptées les armoiries de la ville : De gueules à la flèche renversée d'argent accostée de deux tours du même maçonnées de sable, ouvertes du champ." [1]

     

         « La tour de l'Horloge : Cette porte, nommée porte Gastinel, était l'une des trois principales portes de la ville fortifiée. Les bourgeois de Vire libérés définitivement de la tutelle seigneuriale en 1483, décidèrent de construire un beffroi au sommet de la porte Gastinel afin de bien montrer leur indépendance. En 1499, la tour fut dotée d'une cloche et d'une horloge. Sous la niche à la vierge (donnée par les Augustines lors de leur départ de l'Hôtel-Dieu), on peut voir les armoiries de la ville de Vire. Ces armes à emblèmes militaires, deux tours crénelées et une flèche, la pointe en bas. Les deux tours convenaient parfaitement à son blason, Vire était en effet une des villes les mieux fortifiées de la Normandie. Quant à la flèche, c'est une allusion au nom de la ville. Dans le vieux langage, les mots vire et vireton avaient la signification de flèche. Le blason de la ville de Vire a été par la suite enrichi de la croix de guerre, attribuée à la ville en raison des destructions survenues lors des bombardements alliés, à la fin de la seconde guerre mondiale. Cependant les remparts avaient déjà disparu bien avant 1944. Dès la fin du 17e siècle, les murailles n'étaient plus nécessaires en raison de l'évolution des techniques militaires. Au contraire, les fortifications et les fossés limitaient l'extension de la ville. Le pont-levis de la Porte Horloge fut détruit en 1712 et celui de la Porte Neuve en 1735. Les fossés furent comblés en partie avec des pierres des murailles. A cette époque, il était de plus en plus difficile de pénétrer dans la ville par les portes étroites et les accidents étaient fréquents. Sur ordre royal du 17 février 1779, la Porte de Martilly fut rasée, une des tours de la Porte Saint-Sauveur aussi. C'est la lenteur des travaux qui empêcha la disparition de la Tour- Horloge à la veille de la Révolution. Enfin en 1944, la tour Châtimoine disparut sous les bombardements. » [8]

     

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    La Porte-Horloge après les bombardements et lors la reconstruction de la ville de Vire.

     

    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     Si Vire a beaucoup souffert de la Seconde Guerre mondiale, ce témoignage de son passé a été relativement peu touché par les destructions massives — la ville fut détruite à 95 % — causées par les bombardements de juin 1944, qui ont ravagé la Normandie après le débarquement des Alliés sur ses plages. Les principaux dommages concernent les couronnements des deux tours et les toitures en poivrières devront être entièrement restaurées par les travaux de la Reconstruction. La cloche de 1499 est détruite ainsi que l'horloge déjà remplacée au 19e siècle.

     

     LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)      Un mémorial dédié aux victimes du bombardement du 6 juin 1944 est installé au rez-de-chaussée de la tour sud. Il est inauguré le 6 juin 1960. 

           La porte du 13e siècle a été construite en mélange de moellons des deux principales pierres locales : la granodiorite du sud du territoire et le schiste cornéen du nord. La tour du 15e a été élevée entièrement en granodiorite.

            L'édifice a été classé monument historique, par arrêté du 12 juillet 1886.

     

    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     Le 10 juillet 1967, les postes françaises ont émis un timbre commémoratif représentant la porte Horloge de Vire, dont le 1er jour d'émission a été célébré dans la ville deux jours auparavant.

         Ce timbre apparaît clairement dans le film de François Truffaut, Baisers volés (1968), sur l'enveloppe de la lettre qu'Antoine Doinel envoie à madame Tabard. » [1]

     

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    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)LES REMPARTS DE VIRE (Calvados) Donjon :

         Sur la rive droite de la Vire, un promontoire en granit domine toute la vallée. Limité à l'est, au dur et à l'ouest par un escarpement, il constitue un site idéal. Seul le côté nord, relié au plateau, doit être solidement protégé." [2]

     


    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     " Le donjon : Ce donjon fut un des derniers donjons carrés. Édifice de trois étages, flanqué d'une galerie extérieure de mâchicoulis que l'on peut encore voir, le donjon était le domaine du capitaine de la garde et de sa famille ainsi que de sa garde rapprochée. Il est situé dans la partie appelée « Petit Château » allant à peu près jusqu'au kiosque actuel. Dessin à gauche : intérieur du château de Vire par Félix Thorigny.

     

    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     L'usage des différentes salles n'est pas bien connu. Cependant, la grande cheminée du premier étage semble caractériser la salle d'armes. Certaines parties mieux traitées ont laissé supposer que la chambre d'honneur était située au deuxième étage (ce que l'on retrouve dans d'autres forteresses contemporaines à celle-ci). La chapelle Saint Blaise se trouvait également dans cette partie du château. Le petit château était entouré d'une puissante muraille flanquée de trois tours (tour d'Après le donjon, tour de Coulonces et tour du Puits). Un profond fossé protégeait la première cour intérieure. Une deuxième muraille dotée de la tour de l'Angle, de la tour du Coin et de la tour aux Vaches était également entourée d'un profond fossé et protégeait le reste du château de la ville. Elle renfermait quelques logements pour la garnison. Dès la fin du 16e siècle, le château tombant en ruine, le gouverneur de Vire en informa le gouvernement royal et demanda que des travaux de réfection soient entrepris.

     

    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     Mais Richelieu, qui tentait de réduire l'influence des grands seigneurs et des protestants, avaient ordonné en 1626 la destruction des places fortes éloignées des frontières du royaume. Le château de Vire fut donc concerné par cette ordonnance en 1630 et détruit de mai à novembre 1633. Un calvaire fut ensuite édifié en contrebas des ruines et devint le point incontournable des nombreuses manifestations religieuses organisées dans la ville. À la Révolution, le calvaire fut détruit, mais le lieu resta longtemps la destination des grandes processions qui étaient organisées. Au 19e siècle, la partie arrière du donjon fut aménagée avec les gravats qui provenaient des travaux entrepris rue du Neufbourg afin de réhausser la rue Chênedollé. Un muret de soubassement est d'ailleurs visible si on empreinte le petit chemin en contrebas. » [8]

    Dessin ci-dessus extrait de l'Atlas partie 5 du Cours d'antiquités monumentales : histoire de l'art dans l'Ouest de la France, depuis les temps les plus reculés jusqu'au 17e siècle professé à Caen par M. de Caumont (1801-1873) Éditeurs : Lance (Paris), Chalopin (Caen), Edouard frère (Rouen) 1830-1843

     

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    Ci-dessus, les vestiges du donjon de Vire, photos Gilloudifs.


    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     Les premières fortifications en bois remontent sans doute au règne de Charlemagne. En 1106, la roi d'Angleterre Henri Ier Beauclerc, reconquiert le duché de Normandie après avoir vaincu son frère Robert Courteheuse à Tinchebray. Mais de nombreux seigneurs contestent son autorité et reçoivent l'appui du comte de Flandre, du comte d'Anjou ou des seigneurs de Bretagne.
         Pour protéger la Normandie, Henri Beauclerc décide alors de construire des forteresses de long des frontières du duché ; ainsi Avranches, Mortain, Domfront et Vire deviennent les points essentiels de la défense de la Basse-Normandie face à la Bretagne.
    En 1123, Henri Bea
    uclerc fait édifier à Vire un donjon carré en pierres, complété par une vaste enceinte maçonnée. » [2]

     

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    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados) LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)       « La tour de Coulonces : c'est la seule tour subsistant de l'enceinte du château. Elle est visible derrière le kiosque à musique. A gauche, photo Gilloudifs

         La famille de Coulonces a, au Moyen Âge, donné plusieurs capitaines et gouverneurs à la place forte de Vire. Elle porte donc le nom du baron de Coulonces, l'un des premiers résistants bocains à l'occupation anglaise durant la guerre de Cent ans. » [3]

     

    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     La tour de Geôle, 13e siècle :

         Élément de l'ancien mur d'enceinte de la ville fortifiée, cette tour servait autrefois de prison. De la plate-forme qui a remplacé sa toiture, aujourd'hui disparue, beau panorama sur les Vaux de Vire |site classé en 1918]. [4]

     A gauche, photo Gilloudifs

     

     

    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     La tour de la Douve, 13e siècle :

         Cette tour défendait le front nord. Elle faisait partie des fortifications édifiées par le duc-roi de Normandie Henri Ier Beauclerc. Le plan de reconstruction de la ville l'a dégagée du carcan des maisons et jardins qui l'enserraient. [5] A gauche, photo Gilloudifs  

     

     

     

     LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)    La tour aux Raînes, 13e siècle - Classée Monument Historique en 1951 :

         La tour de l'ancienne enceinte de la ville fortifiée doit son nom aux grenouilles qui coassaient sur les bords de la Vire toute proche. Achetée par la ville en 1962. [6] Photo à gauche, Gilloudifs 

     

     

    LES REMPARTS DE VIRE (Calvados) LES REMPARTS DE VIRE (Calvados) LES REMPARTS DE VIRE (Calvados)     La tour Saint-Sauveur, 13e siècle - Classée Monument Historique en 1951 :

         Porte Vieille ou tour Saint-Sauveur du nom de sa petite statuette protectrice. Sous l'ancien régime elle a, un certain temps, servi de mairie. En août 1944, les troupes américaines, désireuses de faciliter le trafic des camions ravitaillant le front, ont voulu dynamiter cette tour. Elle a été sauvée d'extrême justesse par l'intervention énergique du maire André Halbout. Le plan d'urbanisme de 1946 a redessiné la rue Chaussée qui passe désormais de l'autre côté de la tour, et a créé la rue des Remparts qui la met en valeur. Sa tour jumelle, au sud, a disparu en 1788. [7] Photo ci-dessus à gauche Gilloudifs

     

    Sources

    [1] Wikipédia

    [2] http://www.ville-vire.fr/sortir-a-vire/patrimoine-histoire/donjon/

    [3] http://www.ville-vire.fr/sortir-a-vire/patrimoine-histoire/la-tour-de-coulonce/

    [4] http://www.ville-vire.fr/sortir-a-vire/patrimoine-histoire/la-tour-de-geole/

    [5] http://www.ville-vire.fr/sortir-a-vire/patrimoine-histoire/la-tour-de-la-douve/

    [6] http://www.ville-vire.fr/sortir-a-vire/patrimoine-histoire/la-tour-aux-raines/

    [7] http://www.ville-vire.fr/sortir-a-vire/patrimoine-histoire/la-tour-saint-sauveur/

    [8] Parcours historique à Vire - Circuit des fortifications http://circo-vire.etab.ac-caen.fr/IMG/pdf/vis-hist-Vire.pdf

     

         Ci-dessous ce parcours historique dans Vire, le circuit des fortifications http://circo-vire.etab.ac-caen.fr/IMG/pdf/vis-hist-Vire.pdf permet de visiter les monuments de la ville ancienne qui ont survécu aux bombardements de 1944 :

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