• LES REMPARTS DE VILLEDIEU-LES-POÊLES (Manche)

    LES REMPARTS DE VILLEDIEU-LES-POÊLES (Manche) LES REMPARTS DE VILLEDIEU-LES-POÊLES (Manche) LES REMPARTS DE VILLEDIEU-LES-POÊLES (Manche) LES REMPARTS DE VILLEDIEU-LES-POÊLES (Manche) LES REMPARTS DE VILLEDIEU-LES-POÊLES (Manche)

     

          "Ville Dieu" se situe au cœur de la Normandie, à quelques lieues du Mont-Saint-Michel, de Granville, d’Avranches. Sa situation stratégique fait de cette cité un lieu de passage ancien, car dès le moyen-âge elle constitue une étape sur les chemins de pèlerinage vers le Mont-Saint-Michel. Stratégique également car dans les nombreux conflits de cette période, la ville sera exposée aux conséquences des différentes guerres livrées avec l’Angleterre. » http://www.villedieu-les-poeles.fr/histoire-ville.htm

     

         « Terroir appartenant à l'origine à l'abbaye aux Dames de Caen, il n'existait pas de paroisse de Villedieu avant le 12e siècle (vers 1130). Villedieu était alors une partie de la paroisse de Saultchevreuil appelé Siennestre.

         Le lieu qui allait devenir Villa Dei fut alors donné [vers 1126-1130] par Henri Ier Beauclerc aux chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, ordre militaire et religieux connu aujourd'hui sous le nom d'Ordre de Malte. La ville fut longtemps administrée directement par l'ordre et les habitants ne payaient pas d'impôts.

         Les chevaliers de Malte ont gardé un contact toujours vif avec la cité normande en participant tous les quatre ans au « Grand Sacre », nom que porte la Fête-Dieu à Villedieu. » [Wikipédia]

     

         « Rapidement après leur installation et les droits exceptionnels attachés à la Commanderie, les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem fondent leur « hôpital », c’est-à-dire le manoir seigneurial auquel s’ajoutent l’église, la chapelle Saint-Blaise, le moulin banal et les fours banaux. Il n’est donc pas douteux que le bief du moulin a été creusé dès la fin du 12ème siècle. » http://www.villedieu-les-poeles.fr/histoire-ville.htm

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         Un grand merci à M Philippe Clairay, directeur des Musées et du Patrimoine de la Commune Nouvelle de Villedieu-les-Poêles-Rouffigny, Cour du Foyer 25 rue général Huard 50800 Villedieu-les Poêles-Rouffigny [ Tél. 02 33 69 33 44 Courriel : musees.villedieu@wanadoo.fr Site : www.museesvilledieu.sitew.com ] grâce à qui je peux proposer le plan de l'enceinte de la ville de Villedieu-les-Poêles ci-dessous.

     

    LES REMPARTS DE VILLEDIEU-LES-POÊLES (Manche)  LES REMPARTS DE VILLEDIEU-LES-POÊLES (Manche)

     Plan hypothétique de l'enceinte de Villedieu-les-Poêles

    Blason par Manassas Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Manassas., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2805240

    « Quelques dates :

    1125-1135 : don d’une terre (environ 12 hectares) située près de Saultchevreuil aux frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem par Henri 1er Beauclerc. Fondation de Villa Dei de Saltu Capri (Villedieu de Saultchevreuil), création probable de l’église, du moulin, du four, du marché. Conflit latent avec les Dames de Saint-Désir de Lisieux, qui possèdent des rentes sur le marché de Saultchevreuil et le moulin (du Bourg L’Abbesse). Le marché de Villedieu s’impose, au détriment de celui de Saultchevreuil. Il a lieu le mardi et le vendredi.
    • 1185 : première mention de la Chapelle Saint-Blaise.
    • 1194 : charte de Richard Ier ratifiant la donation de Villa Dei aux frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.
    • Fin 12e-début 13e siècle : création du Foyer, début de l’artisanat du cuivre.
    • 1312 : dissolution de l’ordre des Templiers par le pape Clément V, dont les biens et terres reviennent aux Hospitaliers. Dans la Manche, la Commanderie de Villedieu prend possession de nombreuses rentes dès 1313.
    • 1328 : premiers statuts des poesliers.
    • 1385 (16 octobre) : Charles VI accorde des lettres patentes demandant la création de fortifications, suite à la visite de l’amiral Jean de Vienne. Une milice bourgeoise est organisée pour garder la ville.
    • 1393 (février) : visite de Charles VI à Villedieu.
    • 1407 (avril) : de nouveaux statuts des poesliers sont approuvés par le roi Charles VI.
    • Vers 1450 : dispersion de poesliers suite aux guerres.
    • 1456 : mention de la restauration de la chapelle Saint-Blaise (recouverte à neuf et réfection d’un clocheton).
    • 1481 (2 septembre) : Louis XI confirme les lettres patentes précédentes concernant les statuts et règlements des poesliers.
    • 1495 : suite aux guerres, l’église Notre-Dame est réparée.
    • 1499 : Villedieu devient membre de la Commanderie de Villedieu-les-Bailleul, perd ainsi son commandeur attitré. Celui de Villedieu les Bailleul enverra des représentants pour l’administration de la ville, et ce, jusqu’à la Révolution.
    • 1562 (17 août) : destructions et pillages dans l’église dus à l’irruption de Huguenots. Des croix en granit sont brisées d’où le nom de place des Croix Brisées (route de Caen-route de St-Lô).
    • 1587 : premier papier terrier (sous le Commandeur de Montigny), qui doit théoriquement être repris tous les 25 ans. Mention des trois portes fortifiées de la ville, qui n’ont ni "portes de bois ni herses".
    • 1590 (juillet) : des Huguenots s’emparent de l’église, ils sont délogés par les habitants de Villedieu qui les y enferment. A cours de nourriture, ils sont contraints de sortir et sont massacrés (plus de 100 morts).
    • 1631 : le Commandeur d’Elbène prend possession, et trouve une maison seigneuriale en très mauvais état.
    • 1632 (27 mai) : incendie d’une partie de la ville (l’église, notamment sa tour, une partie des grandes halles, 80 maisons, le moulin, le four banal sont touchés). La reconstruction s’ensuit.
    • 1659 : premier « Grand Sacre » à la Fête-Dieu, menée par la Compagnie de l’Auguste Sacrement de l’Autel fondée à Villedieu et confirmée l’année précédente.
    • 1696 : réfection du Pont de Pierre par le Commandeur de Rochechouart, dont les armes ornent la pierre située en haut de la porte (actuellement devant la Mairie).
    • 1716-1719 : création de l’hôpital de Villedieu, après les donations de Jean Gasté. Il est doté d’une chapelle.
    • 1736 : prise de possession du Commandeur de Bouchet de Sourches de Montoreau, nombreux travaux de réfection (halles, Pont-Chignon, à cette occasion, disparition de la porte). » http://www.villedieu-les-poeles.fr/histoire-ville.htm

     

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         « Villedieu se divise en trois parties, le quartier du Pont de Pierre, celui du Pont Chignon, ainsi nommé, dit Toustain de Billy, à cause de son agréable position. [1] Villedieu a eu une enceinte murée : « fortifiée et emparée. » Plusieurs lieux ont gardé leurs noms du Moyen-Âge, le Paradis, la rue des Mezeaux, la ruelle au Mière, le Bleu, la Cour-d'Enfer. La ville avait trois portes, celle du Pont-de-Pierre, dont on a abattu récemment le corps-de-garde, [2] celle du Bourg-d'Envie dont on voit encore les arrachemens, [3] celle du Pont-Chignon, sur un terrain d'alluvions dans lequel on trouve beaucoup de débris. Dans cette enceinte se sont élevés plusieurs monumens, les uns encore debout, les autres disparus, un château, une église, une commanderie. Un quatrième quartier extra-muros, s'appelle le Bourg-l'Abbesse, parce qu'il appartenait à l'abbesse de Saint-Désir-de-Lisieux.

         Il a dû exister un château à Villedieu : la tradition a gardé le souvenir d'un château appelé Boucan, érigé au milieu des marécages de la Sienne. Toustain de Billy et les deux historiens ont appelé ce lieu primitif d'un nom qui ne peut-être qu'une fantaisie, Siennestre, de l'expression : « ad Siennam existere. » On croit que ce château occupait l'emplacement de l'église actuelle : Toustain de Billy dit même que tout annonce qu'elle fut bâtie avec les matériaux du château Boucan. [...]

         Dans ce siècle, Villedieu fut entouré de fortifications, ainsi que le raconte un titre local : « J. de Vienne, admiral de France, ayant eu ordre du roy de visiter le pays de Normandie, fit rapport au roy qu'il serait chose nécessaire et profitable que la ville et église de Villedieu de Saultchevreuil fût fortifiée et emparée pour tenir frontière aux Anglais de Cherbourg. Sur quoy frère Berard de Vienne, prieur de l'hospital de France, obtint de Charles VI qu'il luy fut permis de mieux fortifier et emparer laditte ville qu'elle n'estoit... Ce fut en ce temps que furent basties les portes et les murailles avec les fortifications. » [17] Nous avons les termes même de la charte de Charles VI, « pour clore, fortifier et fessoyer Villedieu. » [18] C'est Froissard qui nous parle « d'une chevauchée des Anglais de Cherbourg » sur Villedieu, à l'occasion de laquelle fut demandé et obtenu le droit de fortifier en 1385."

    "Notes :

    [1] Il existe une histoire manuscrite de Villedieu : elle a été composée par deux jeunes gens, - n'ayant pas encore dit adieu au collège -, comme loisir de leurs vacances. Le travail de ces deux clercs normands est empreint d'une aimable naïveté et d'érudition classique. Ainsi ils disent : ce Bourg-d'Envie, c'est comme qui dirait bourg qu'on aurait envie de bâtir.

    [2] Un autre lieu où sont les prisons basses et hautes de ce lieu qui sont deux tours par le mitan desquelles est la poussée de la porte du Pont-de-Pierre.... l'une desquelles tours est couverte en plate forme d'une voûte de pierre (1650). » Papier Terrier de la Commanderie.

    [3] à côté de la porte du Bourg-d'Envie, dit le Terrier, était un reposoir en forme de chapelle ; la porte fut démolie au 17e siècle, pour le passage de la route de Saint-Lô.

    [17) Terrier de la Commanderie.

    [18] Toustain de Billy"

    Extrait de « Avranchin monumental et historique, volume 2 par Édouard Le Héricher - 1847 ; canton de Villedieu, page 672... Consultable sur : http://Ie50enlignebis.free.fr/spip.php?article11458

    Pages intéressantes :

    O Avranchin monumental et historique par Édouard Le Héricher, Tome 2, 1847 : http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article11458

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