• LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche) LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche) LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche) 

         Le château et les remparts de Torigni-sur-Vire (commune déléguée au sein de Torigny-les-Villes au 01/01/16) : 

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     Je n'ai pu retrouver un plan du tracé des remparts médiévaux de la ville (anciennement nommée Thorigny) . Seule, la rue du « Bon Fossé » témoigne de la présence de défenses aujourd'hui disparues. Je suis preneur de toute information à ce sujet...

         Torigni-sur-Vire ayant été bombardée en 1944 puis reconstruite après-guerre, le plan actuel de la cité ne correspond plus à celui du Moyen Âge et le cadastre napoléonien a, sans doute, disparu dans l'incendie du bâtiment des Archives de la Manche à Saint-Lô en 1944 (?).

         La ville conserve par ailleurs une des ailes d'un château reconstruit aux 17e et 18e siècles sur l'emplacement d'un château médiéval dont il ne reste rien si ce n'est les étangs qui le protégeaient à l'Ouest et au Sud : c'est l'actuel musée et mairie de Torigni-sur-Vire. (NDB)

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « Torigni fut fondée par un certain Taurinus à l’époque gallo-romaine : Tauriniacum signifie la " propriété de Taurinus ". A l’époque classique… une étymologie tout à fait fantaisiste fut proposée : Turres igneae, les « tours de feu ! ». C’est ainsi que fut créé le blason de la ville représentant deux tours crachant le feu... » [1]

     

         « Anciennement Thorigny, elle a été le fief de la famille de Matignon dont il demeure l'aile sud du château du 16e siècle, restaurée après les bombardements du 12 juin 1944, qui ont détruit les deux tiers de la commune. » [2]

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « Il abrite de nombreuses tapisseries d'Aubusson (17e) et des meubles régionaux (19e). On y trouve également le musée du sculpteur local Arthur Le Duc (1848-1918). (…) Le château donne directement sur une promenade boisée agrémentée d'étangs. » [3]

     

         « Ce château porte le nom de la maison des Matignon, comtes de Torigni, comme Jacques II de Goyon de Matignon et Jacques Ier de Monaco, ce qui le lie également à la famille Grimaldi. » [4] 

     

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    Plan hypothétique des remparts et du château de Torigni-sur-Vire ;  blason de Torigni-sur-Vire par User:Aroche Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Aroche., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4531576

     

    La baronnie de Thorigny :

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « Thorigny est le siège d’une importante baronnie qui est sous le contrôle de Hamon aux Dents (il fut aussi seigneur de Creully entre Bayeux et Caen) qui participa à la révolte contre Guillaume le Conquérant et fut tué en 1047. Son fils, Robert Fitz-Hamon participe à la bataille d’Hastings et le duc-roi lui restitue sa baronnie. Sa fille, Sibylle, épouse Robert, fils naturel du roi Henri Ier Beauclerc. Robert devient comte de Glocester et baron de Thorigny. C’est lui qui reconstruit le château (probablement encore protégé par des palissades de bois) pour en faire une forteresse inexpugnable. » [1]

    Dessin ci-dessus évoquant le château médiéval de Torigni extrait de http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-29766.html

     

         « Les fortifications de Thorigni furent beaucoup augmentées par cet illustre et puissant baron, qui fut, dit Dumoulin, Histoire Générale de Normandie p. 354, un homme très savant pour l'époque, et très religieux. » (P.46) [5]

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « Le premier né (du roi Henri), nommé Robert, fut marié par son père à une très noble jeune fille, nommée Sibylle, fille de Robert, fils d'Haimon et petite-fille, par sa mère Mabille, de Roger de Montgomeri, père de Robert de Bellême, et en même temps son père lui concéda le très vaste héritage qui appartenait à cette jeune fille en vertu de ses droits, tant en Normandie qu'en Angleterre. Or l'héritage que Robert obtint en même temps que la main de cette jeune fille a pour chef-lieu Thorigni, ville municipale, située sur les confins des comtés de Bayeux et de Coutances, à deux milles environ en deça de la rivière de Vire qui sépare les deux comtés. »Extrait du Livre VIII, chapitre 29 par le continuateur de Guillaume de Jumièges. [6] 

     

         « Philippe le Bel donne la seigneurie à Jean de Vienne, qui la vend en 1370, à Hervé de Mauny, cousin germain et compagnon d'armes de Bertrand Du Guesclin. » [3]

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)      « Olivier de Mauny succéda dans la baronnie de Thorigni et la seigneurie de Hambie à … son père ... Mais il en fut dépossédé par les Anglais, en 1418, alors que, pendant les premières années du règne de Charles VII, ils s'étaient rendus maîtres de la majeure partie de la France. Il fut un des principaux défenseurs du Mont-St-Michel, en 1424, ainsi qu'un autre chevalier désigné par le nom de Bâtard de Thorigni. Gouverneur du château de Falaise, il soutint contre Henri V un siège si long et si meurtrier, que ce prince, irrité de son opiniâtre résistance, le condamna à une prison perpétuelle. Mais, avant de mourir, il lui rendit la liberté.

            Pendant la domination anglaise, Thorigni fut possédé par un chevalier du nom de Topham. Mais, en 1449, il fut repris par le connétable de Richemond qui, la même année, ayant remporté sur les Anglais la célèbre victoire de Formigny, les expulsa définitivement de la Normandie. A cette bataille, Olivier de Mauny avait le commandement général des archers français. » [5]

     

    Le fief de la famille Goyon de Matignon pendant plus de trois cents ans :

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche) Blason de la famille de Goyon de Matignon par Jimmy44Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3460681 ; Blason de la famille de Goyon de Matignon dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Goyon-Matignon ; Blason de la famille de Matignon par Jimmy44Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3460790

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « En 1421, l'héritière du domaine, Marguerite de Mauny, épouse Jean Goyon de Matignon, originaire de Bretagne. Après la reconquête française en 1450, le fief ne quitte plus les possession de Jean Goyon, grand écuyer de France. Son fils Bertrand IV obtient pour ses services l'érection de Thorigny en baronnie. Grâce à Jacques II, Torigni devient comté. C'est à ce dernier que l'on doit la majeure partie des constructions qui ont fait de son château, avant la Révolution, l'une des plus belles habitations de la Manche. » [3]

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « En 1715, Jacques-Francois-Léonor IV de Goyon de Matignon épousa Louise-Hippolyte Grimaldi princesse héritière de Monaco. Une des conditions du mariage était qu’il prendrait le nom et les armes des Grimaldi. Il devint en 1731 Jacques Ier, prince de Monaco. Depuis ce jour, les princes  de Monaco portent le titre honorifique de barons de Torigni. » [4]

     

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    Le château des Matignon, de style Louis XIII construit aux 16e, 17e et 18e siècles.

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « Le château-fort des comtes de Torigni subsista jusqu'au règne de Henri IV. Ce prince, souvent bravé par les seigneurs à l'abri de leurs vieilles murailles féodales, conçut le dessein (repris plus tard et exécuté impitoyablement par Richelieu) de les faire abattre. Le maréchal de Matignon, toujours prêt à seconder les projets légitimes de son royal maître et ami, s'empressa de démolir les remparts de son château à l'exception d'une seule tour que son fils, Charles de Matignon, remplaça plus tard par le magnifique pavillon renaissance, situé au sud-ouest et que la pioche des démolisseurs du 19ème siècle a laissé intact. » [6]

     

         « Quand les guerres de Religion 1562-1598 furent terminées, toutes les fortifications étaient devenues inutiles. Le maréchal de Matignon, Jacques II fit donc démolir tours et remparts, assécher les fossés et fit construire à la place un château plus moderne. » [4]

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « On pouvait juger par l'aspect d'un château féodal du rang et de l'étendue de la puissance de celui qui le possédait. Avait-il de vastes dimensions, de larges et hauts remparts protégés par des tours massives et gigantesques qu'entouraient des fossés profonds ; observait-on devant la porte une fourche patibulaire a trois piliers, et, sur le faite de l'édifice, une bannière ou bien une girouette découpée en banderolle, on reconnaissait que le seigneur était haut justicier et en même temps chevalier banneret. Et, si de nombreuses habitations se groupaient à l'entour, c'était encore l'indice de sa force et des nombreux vassaux qu'il couvrait de sa protection.

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     Tel était le manoir seigneurial des hauts barons de Thorigni, le plus beau, le mieux fortifié de tant d'autres châteaux qu'ils possédaient, et du sein duquel ils dominaient. Le maréchal de Matignon et son fils Charles de Matignon, qui avaient donné tant de gages de leur amour à la royauté et à son pouvoir régulateur, ne devaient donc pas tenir au maintien de leur château à l'état de forteresse. Aussi, Henri IV régnant paisiblement et les factions étant anéanties, le premier s'empressa-t-il de démolir les remparts et les tours construits par Robert II de Glocester, moins une qui figure encore dans un dessin du château de Thorigni, peint sur l'un des panneaux de la galerie historique de ce monument. Mais Charles de Matignon la fit abattre, et bâtit sur son emplacement le superbe pavillon en style florentin, situé au sud-ouest, qu'on admire encore aujourd'hui. » [5] [aujourd'hui disparu]

     

         « Par la suite, il fut encore embelli par les successeurs de Jacques II. Parmi eux, son arrière-petit fils Jacques III de Matignon qui acheta au 18ème siècle un hôtel particulier à Paris. Ce dernier existe encore de nos jours et porte le nom de Hôtel de Matignon (actuelle résidence de notre Premier Ministre). » [4]

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « Le château trône au centre d'un vaste domaine de 320 hectares comprenant un grand jardin, une vaste esplanade, une orangerie, des terrasses, des écuries et plusieurs étangs alimentés par des cascades. (…) On aime aussi y admirer les nombreuses peintures qu'il recèle, ainsi que ses tapisseries de haute lisse et des statues. (...)

         Il comprend, à l'origine, trois ailes en U encadrant une cour d'honneur ouvrant à l'ouest sur la Cour aux canons. » [3] « Quatre pavillons y sont adjoints et le domaine est entouré par un enclos de fossés secs. » [2]

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « Au début du 18ème Siècle, le château avait l’aspect suivant : son entrée se trouvait à l’entrée de la place. Il y avait une porte cochère qui donnait accès à une première cour « la Cour aux Canons ». On arrivait aux anciens fossés qu’on franchissait par le pont. On arrivait  alors dans la Cour d’honneur. En face de soi, se trouvait le logis principal, un bâtiment somptueux, qui renfermait les plus beaux appartements du château. A gauche se trouvait l’aile des communs et à droite l’aile ou le château actuel. L’ensemble du château comprenait une cinquantaine de pièces. » [4]

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « Le bâtiment de style Louis XIII doit sa spécificité à l'architecte François Gabriel. Il osa largement utiliser de façon originale le poudingue des carrière de Troisgots, commune proche de Torigni. Cette pierre volcanique rouge violacé est très présente en bossage sur la façade Nord (ancienne cour d'honneur) alternant avec la pierre calcaire blanche. En opposition, la façade Sud avec ses grands murs blancs et son corps de logis, en retrait, offre une ordonnance plus sobre, au coup d'oeil plus chaleureux pour le visiteur. » [7] « Fortement endommagé à la Révolution, il ne reste plus aujourd'hui que la partie Sud, » « flanquée à l'Ouest d'un pavillon armorié de 1692 » [7] « utilisée comme mairie. » [3]

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « Les deux pavillons des extrémités sont massifs. Ils sont ornés de larges frontons triangulaires, celui de droite est sculpté d’attributs militaires, d’armoiries et de trophées. Au centre les armoiries des Gouyon de Matignon. Ce fronton serait légèrement postérieur au reste de la construction. Il est daté de 1692. Le fronton de gauche n’a pas de décoration, il a été construit en 1840. Il avait autrefois au 19eme siècle une grande pendule en son milieu. (...)

         La place du château est entourée de beaux balustres en granit. Ce n’est là qu’une partie des balustres d’autrefois. Cette partie avait été achetée par la ville de Saint-Lô qui les a rendus à Torigni après la seconde guerre mondiale. » [4]

     

         On trouve des plans anciens du château à ces adresses :

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6902097s.r=Torigny%20ch%C3%A2teau%20plan?rk=64378;0

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6902099m.r=Torigny%20ch%C3%A2teau%20plan?rk=21459;2

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6902102n.r=Torigny%20ch%C3%A2teau%20plan?rk=42918;4

     

    L’ancienne entrée du château se trouve rue Robert du Mont :

     

         « Deux pavillons carrés massifs au toit « à l’impériale » l’encadrent. Bien que transformée en maison d’habitation, on peut reconnaître au centre la porte cochère pour carrosses et cavaliers et de chaque côté une porte pour piétons.

         Le fronton est surmonté de deux lions soutenant le blason des Matignon, qui a été martelé à la Révolution (1789). L’aspect de cette entrée rappelle tout à fait celui du château lui-même. » [4]

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « En décembre 1793, les biens des Monaco étant mis sous séquestre, le château est transformé en prison, jusqu'en janvier 1795.

         En mars 1805, le château est adjugé au général Santerre, qui ne peut réunir la somme demandée. Il est de nouveau mis en vente et acheté par un mandataire des deux frères Matignon, qui garde finalement le marché pour lui. Il fait couper les futaies, abattre la serre de l'Orangerie, détruire les cascades, avant de revendre le château à un nouveau propriétaire qui commence à le démolir. En 1817, le maire d'alors, Monsieur le Chartier de la Varignière, décide le conseil municipal à racheter la seule aile qui reste pour en faire la mairie. Vers 1840, la municipalité fait construire le pavillon est pour rétablir un équilibre rompu par les démolitions.

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     Les bombardements subis par Torigni-sur-Vire le 12 juin 1944 n'épargnent pas l'édifice, qui est encore sévèrement endommagé. » [3] « Du château ne restait que les quatre murs. » [7] 

         « Le bâtiment n'a conservé qu'une toile qui était alors en rénovation.» « 55 morts, 15 blessés graves, 207 immeubles détruits, 150 maisons endommagées, 1 200 sinistrés. » [4] tel est le bilan de ces bombardements.

         « Les municipalités qui se sont succédé depuis se sont évertuées à lui redonner un peu de son lustre. » [3] 

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « En 2004, année commémorative du 60ème anniversaire du débarquement, la pendule – qui était stockée dans le grenier du château depuis la reconstruction, a été remise en place, et est arrêtée à 11 heures 12 – heure du bombardement en ce 12 juin 1944. » [4]

     

         « Le Château abrite aujourd'hui les services municipaux, une salle de conférence et deux salles de réception. Quant à la galerie du premier étage, elle accueille régulièrement des expositions temporaires et thématiques (peinture, sculpture, photographie, cartes postales...). » [7]

     

         Le château des Matignon est classé Monument Historique en 1840.

     

    La Cour aux Canons :

     

         « Réhabilitée en 2004. L’idée étant de relier la Cour d’Honneur du château à la Cour aux Canons en enjambant la rue du Château. Cet accès n’était envisageable que par la mise en place d’une passerelle pour piétons permettant d’accéder et de découvrir la Cour aux Canons renouant ainsi avec le passé de Torigni : la passerelle se trouve à l’endroit exact de l’ancien pont-levis. Une pelouse asymétrique et un jardin conservatoire de légumes anciens y ont été réalisés. » [4]

     

    Les jardins du château :

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     « Derrière le logis principal, à la place de l’actuelle route de vire, on retrouvait les anciens fossés. on les franchissait par un pont et on accédait alors à une esplanade au centre de laquelle on pouvait admirer l’Orangerie. L’Orangerie était très belle, de près de 90 mètres de long.

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     Autour du château et de l’Orangerie se trouvaient des jardins à la francaise et un parc plus ou moins imité de ceux que l’on pouvait voir dans le parc du château de Versailles. L’ensemble du domaine couvrait alors 1 500 hectares ( la superficie actuelle de la commune est de 1 000 hectares). (…) » [4] [voir à ce sujet ces deux plans : http://www.archives-manche.fr/ark:/57115/a011441808668gTfpsM/8ae7cad51d

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6902096c.r=Torigny%20ch%C3%A2teau%20plan?rk=128756;0]

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)     Depuis la terrasse du château, « on peut voir les « grandes piscines » de Robert de Gloucester : Le grand étang à gauche, il y en avait un juste devant vous, et un troisième au fond et sur votre droite. Au 18ème Siècle, l’étang qui se trouvait juste devant le château fut asséché pour faire place à un joli jardin à la française. (...)

         Les étangs de Torigni-sur-Vire constituent la trace de fossés que fit creuser Robert de Gloucester autour du château rendu quasiment imprenable par les éventuels ennemis. Au fil du temps ces étangs ont été intégrés dans le parc du château. (...)

         Les eaux du grand étang étaient conduites jusqu’au talus en face de vous et ruisselaient sur des gradins et vasques successifs sur une largeur de 50 mètres formant une cascade monumentale.

     

    LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche) LES REMPARTS DE TORIGNI-SUR-VIRE (Manche)

     Ci-dessus photo du "Mur Grimaldi" extraite de https://www.datatlas.com/france/normandie/manche/torigny-les-villes

     

         Derrière le grand étang, on peut apercevoir (quand les arbres ne sont pas encore trop touffus) un mur impressionnant de près de 12 mètres de haut et de 300 mètres de long [ dit le « Mur Grimaldi » ]. Jacques-Francois-Léonor de Matignon le fit construire pour que sa femme, Louise-Hippolyte Grimaldi, ne soit pas incommodée au cours de ses promenades par les vents du Nord lors de ses séjours en Normandie l’hiver. Rappelons leur mariage en 1715, le mur doit dater de cette époque. » [4]

     

    « La table d'Apollon est un ancien balcon de château : 

     

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    Photo à droite extraite de ce même article du site Ouest-France du 26 février 2015 http://www.ouest-france.fr/normandie/torigni-sur-vire-50160/la-table-dapollon-est-un-ancien-balcon-de-chateau-3217940

     

          Si la plupart des promeneurs des bords de l'étang remarque la table d'Apollon, sans doute sont-ils moins nombreux à connaître son histoire. L'histoire de cette deuxième table d'Apollon puisque la première, une table en granit ronde, installée au 18e siècle par Jacques III de Matignon, a été vendue au début du 20e siècle à la ville de Dives-sur-Mer, où elle orne l'hôtel de Guillaume-le-Conquérant.
         L'actuelle table d'Apollon est en réalité un balcon granitique (provenant d'un important château), acheté par la ville au milieu du 20e siècle. « Un balcon facilement identifiable par sa goutte d'eau et ses deux consoles », atteste Yves Resta, ancien entrepreneur de maçonnerie. D'abord placée dans le renfoncement du mur Grimaldi, elle a migré quelques dizaines d'années plus tard à proximité du Pont-Bénédict. Puis retour à la case départ. Là où se trouvait la première table d'Apollon ! » [8] 

     

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    A gauche, vue aérienne extraite du site Géoportail.

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    Les remparts de Torigni-sur-Vire :

     

         « Sous ses premiers barons, Torigni était une place mal défendue. Mais l'aîné des fils de Henri Ier, roi d'Angleterre, étant devenu, par mariage, comte de Torigni, cette ville fut entourée de fortifications puissantes. (...)
         Après qu'il eut pris possession de ses droits, Robert, le fils du roi Henri, mit cette place à l'abri de toute tentative ennemie, en faisant construire de hautes tours et des remparts très solides, en creusant des fossés taillés sur la montagne dans le roc vif et en l'entourant presque de tous côtés de grandes piscines où Ion recueillait les eaux et qui rendaient impossible l'accès de la place. Quoique le terrain environnant soit peu propre à produire beaucoup de grain, la ville de Thorigni est cependant très peuplée ; il y a des marchands de toutes sortes d'objets, elle est ornée de beaucoup d'édifices, tant publics que particuliers, et l'or et l'argent y sont en abondance. Le roi donna en outre à son fils la terre d'Haimon (le porte-mêts) oncle paternel de son épouse. De plus, comme il n'eût pas suffi que le fils du roi possédât de vastes domaines, s'il n'avait en même temps un nom et les honneurs d'une dignité publique, son père lui donna, dans sa bonté, le comté de Glocester. (...)
    Les grandes piscines dont parle Guillaume de Jumièges existent toujours ; et l'un des quartiers de la ville, situé au nord, dans un pli de terrain, porte encore le nom de Bon-Fossé.
         « Les fossés de la ville de Torigni, creusés par Robert, comte de Glocester, formaient leur enceinte par la rue toujours nommée du Bon-Fossé, par la prairie du Val, l'abreuvoir de Notre-Dame, les étangs du château, la prairie de Passelaie, la mare Hazard, la rue Hamon et la rue Sorée (Manuscrit de M. Duperron). »
    [NDB : où sont ces rues ?]
          Les portes de la ville, au nombre de quatre, devaient être gardées, en temps de guerre, par les seigneurs des fiefs de Dampierre, du Breuil, de Bures et du Pont, à leurs frais, pendant dix jours.
         L'une ces portes était située près du moulin Malvoisin ; une autre, sur le puits Poullain et une partie du jardin de l'auberge des Bons-Enfants, (ancienne rue du pont du Goullet) ; les deux autres à l'entrée actuelle des routes de Caen et de Vire.
         Il n'y avait pas de fossés du côté de la ville où pénètre la première de ces routes. Des défenses artificielles y suppléaient. A cent mètres environ en avant de l'ancienne porte, on voit encore la maison appelée le Plessis, qui servait de corps de garde aux 25 hommes du marquis de Dampierre. Ce logement renferme une chambre basse, munie d'une étroite ouverture, qui servait sans doute de prison. »
    [6] 

     

         (P.41) « A la vérité, on a démoli les hautes tours, et les fortes murailles n'existent plus qu'en partie ; mais les vastes viviers si profondément excavés sont toujours là et forment encore à l'est, au midi et à l'ouest du château et de la ville une enceinte continue de plus de deux kilomètres. Il est probable qu'au 12e siècle ces viviers occupaient les vallons du Pré-du-Val, de la rue de Rohan, du bas de la rue d'Orléans, jusqu'au quartier du Bon-Fossé, dont le nom indique qu'il y avait là un fossé de fortification. Les viviers étaient alimentés de ce côté par les eaux abondantes qui viennent des hauteurs de Saint-Amand, et ces mêmes eaux servaient à remplir les fossés taillés dans le roc qui entouraient immédiatement le château, fossés dont l'un existe encore entre la cour aux canons et la place du Château, et l'autre est parcouru par la route de Vire ; du moins, un aqueduc, ayant cette direction, et qu'un affaissement de terrain fit découvrir il y a cinquante ans, permet-il de croire qu'il avait cette destination. Voilà donc très-probablement comment Thorigni était autrefois ex magna parte aquis in piscinas collectis vallatum et inaccessum, selon le texte latin de Guillaume de Jumièges. » (…)

         (P.152) « Suivons maintenant la petite rue de Rohan , et montons, par cette rampe nouvellement établie, sur la route de Saint-Lô, qui a coupé ce bas-fond par son entrée dans Thorigni, et l'a comblé en partie. (...) le terrain de cette vallée, au sommet de laquelle vous voyez, à votre droite, les murs des anciens remparts, est formé d'alluvions ; et que, de ce côté, la ville était encore défendue par de larges fossés remplis d'eaux profondes, alimentées par ce ruisseau que vous voyez courir dans ces jardins.

         En continuant de suivre par la rue de Rohan le côté gauche de ce joli vallon, orné par la riante habitation de M. le colonel de Roquancourt et par celle, plus vaste, de M. de La Motte d'Annebaut, nous arrivons au quartier du Bon Fossé, nom significatif de l'état de choses que je veux rétablir par la pensée.

         Mais, au-delà du Bon-Fossé, les indices manquent matériellement, jusqu'à la sortie de Thorigni, sur la route de Caen. Le nom de Brechfé, qu'elle porte, ne serait-il pas un composé du mot celtique brech, qui signifie brèche, ouverture faite de force, en souvenir, peut-être, de ce que la ville aurait été prise par ce côté, et du mot italien fe, qui veut dire foi, hommage ? Une ancienne famille, éteinte depuis trente ans, avait là sa résidence, et son chef était appelé M. de Brechfé. N'est-il pas probable que ses ancêtres étaient les feudataires de ce petit domaine, à titre de gardiens, de défenseurs de cette entrée de la place, ou de cette partie moins bien fortifiée ? (p.153) » [5]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-29766.html

    [2] Extrait de Wikipédia

    [3] D'après https://www.wikimanche.fr/Ch%C3%A2teau_des_Matignon

    [4] Extrait de http://asso-culturelle-torigny.livehost.fr/visite-guidee-de-torigny-les-villes/

    [5] Extrait de la Notice historique sur la ville de Torigni-sur-Vire et sur ses barons féodaux par François Deschamps ; C.-J. Delamare, 1855 - 198 pages

    [6] Extrait d'Une célèbre baronnie normande par l'abbé Godefroy ; Évreux, Imprimerie de l'Eure, 1897. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1434388/f8.item.r=Torigni.texteImage.zoom

    [7] Extrait de https://www.torignylesvilles.fr/histoire-des-territoires/torigni-sur-vire/le-ch%C3%A2teau-des-matignon/

    [8] Extrait du site Ouest-France du 26 février 2015 http://www.ouest-france.fr/normandie/torigni-sur-vire-50160/la-table-dapollon-est-un-ancien-balcon-de-chateau-3217940

     

    Bonnes pages :

     

    O http://asso-culturelle-torigny.livehost.fr/visite-guidee-de-torigny-les-villes/

    O Notice historique sur la ville de Torigni-sur-Vire et sur ses barons féodaux, par F. Deschamps ; C.-J. Delamare, 1855 - 198 pages https://books.google.fr/books?id=HzBMvUQeIKsC&pg=PA108&dq=ch%C3%A2teau+de+Torigni&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJwIWLhZ7WAhVKFMAKHc1fAzcQ6AEITjAH#v=onepage&q=ch%C3%A2teau%20de%20Torigni&f=false

    O Une célèbre baronnie normande par l'abbé Godefroy ; Évreux, Imprimerie de l'Eure, 1897. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1434388/f8.item.r=Torigni.texteImage.zoom

    O La Normandie monumentale et pittoresque, édifices publics, églises, châteaux, manoirs, etc.. Manche partie 1 ; article sur Torigni-sur-Vire par Gaëtan Guillot ; éditeur Lemale & Cie Le Havre, 1899 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64809897/f121.image.r=Torigny%20ch%C3%A2teau%20plan?rk=193134;0

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