• LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)

    LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)

     

         " Les remparts de Louviers n'ont été édifiés qu'au 14e siècle. Ils ont été entièrement rasés au 19e siècle.

     

        Pendant très longtemps, Louviers possession de l’Église n’a pas cru nécessaire de se doter de remparts. Et en 1346, au début de la Guerre de Cent Ans, les Anglais qui n’affrontent ni villes fortes ni forteresses mais dévastent les gros bourgs et les villes sans fortifications, attaquent Louviers. La ville est pour la première fois pillée et saccagée. Les habitants résistent désespérément. Les derniers défenseurs, réfugiés dans le clocher en sont chassés par l’incendie.

         Vingt ans plus tard, profitant d’une accalmie relative, Louviers se dote d’une enceinte dont la première pierre est posée en 1366. Ce rempart est alors ouvert en quatre endroits : à la porte de Rouen, à la porte du Neubourg, à la porte de Paris, à la porte de l’Eau.

     

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         A peine ces remparts sont-ils achevés que la guerre prend à nouveau la pire des tournures pour les Français. Louviers est investi en mai 1431 par une force considérable de 12 000 hommes placés sous l’autorité du régent Bedford, oncle du roi d’Angleterre. Le siège dure vingt trois semaines. Les vainqueurs ne font pas de quartier, les remparts sont abattus ainsi que tous les établissements importants, château, halle, maisons de pierre. Les églises elles-mêmes sont saccagées. La ville n’est plus qu’un amas de ruines, abandonnée par ses habitants dont un grand nombre prend les armes dans les troupes du roi de France.

         Puis vient le temps de la reconquête : Charles VII reprend Paris en 1436. Les exilés de Louviers, sous la conduite de Bigards et de Xaintrailles réoccupent leur ville dévastée, relèvent les remparts et la constituent en base arrière de leurs coups de main.

         Au début du 16e siècle, les fortifications, demeurées fort imparfaites depuis la hâtive restauration de 1440-1441 sont achevées (1500) sous l'autorité du cardinal d'Amboise, l'un des plus célèbres archevêques de Rouen, alors premier ministre de Louis XII.

     

    LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)

    La ville de Louviers par C. Merian, 1657

     

         Ce sont désormais des parapets de maçonnerie dominés par de grandes buttes destinées à amortir le tir des boulets, car l’artillerie a fait de notables progrès. Ces remparts sont flanqués de tours rondes et d’une citadelle à la « demi-lune ». Une cinquième porte en direction d’Évreux est adjointe en 1767 aux quatre portes existantes.

         En 1730, les boulevards, de la Porte de Rouen à celle du Neubourg, puis jusqu’à la rivière, sont nivelés et plantés. En 1738, on aménage le Champ de Foire à la porte de Paris et le Champ de Ville, sur les espaces marécageux qui séparent la porte du Neubourg du faubourg du même nom. Dans la seconde moitié du 18e siècle l’industrie déborde les remparts et le centre urbain pour occuper les faubourgs  (Saint-Germain, Saint-Jean).

         Le début du 19e  siècle voit la suppression définitive des anciens remparts et l’implantation des boulevards qui les remplacent à l'époque de la Restauration.

     

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          Ainsi, pendant près de cinq siècles  Louviers a eu son enceinte fortifiée dont il ne reste aujourd'hui rien, hormis des noms de rues (du Rempart, Tour Gambette, de la Citadelle), des lieux-dit : la Citadelle, la Porte de l’Eau, ou l’empreinte reconstituée de tours de la barbacane de la porte de Rouen." [1]

     

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    Plan hypothétique des remparts de Louviers ; blason par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2779684

     

    REMPARTS

     

         « Ce fut, ainsi que nous l'avons dit au commencement du règne de Charles V, que les habitants de Louviers, qui se trouvaient sur le théâtre de la guerre, présentèrent au roi une requête pour être autorisés à fermer leur ville. La première pierre des remparts fut posée au mois d'octobre 1366, par le sieur Sylvestre, seigneur de la Charnelle, que le roi avait chargé de la direction des travaux.

         Il paraît, toutefois, que les fortifications ne furent pas poussées avec une grande activité, car, par lettres-patentes de Charles VI, données à Paris le 20 janvier 1409, « fut donnée permission aux dits bourgeois (de Louviers) de lever un tarif sur la dite ville, et ce, pour continuer la clôture dycelle, sur la réquesle desdits bourgeois, disants avoir consumés tous leurs biens et chevances à la réédification de la dite ville ruinée entièrement, et de la dite église brûlée par les ennemis de la France, outre qu'il arriva une grande peste, tant par les ruines dycelle ville que par la pauvreté du peuple. "

    LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)     De nouveaux travaux y furent encore faits en 1429, après l'expulsion des Anglais par Étienne de Vignolles, dit La Hire. « Cette reprise » dit toujours le même manuscrit, « donna une telle joie et consolation à tous les « bourgeois de se voir sous l'obéissance de leur « légitime roy, qu'ils n'épargnèrent rien pour « les fortifications de la dite ville, même consentirent que trois cents livres du trésor furent « pris pour ayder aux dites fortifications... » (Manuscrit de Jean Leblanc)

         En 1432, tous les remparts de Louviers furent rasés par les Anglais ; ils n'y laissèrent pas pierre sur pierre, et, cependant, nous avons vu avec quelle rapidité ils se relevèrent en 1440 : bourgeois et gens d'armes y travaillèrent avec tant d'ardeur, qu'une seule année suffit pour les mettre en bon état de défense ; ils furent tout-à-fait achevés vers 1500, par les soins du cardinal d'Amboise.

         Les fortifications de  Louviers consistaient, alors, en une enceinte de murailles, protégées par un large fossé, et flanquées de distance en distance par de petites tours carrées. Deux de ces tours étaient plus considérables que les autres : la première, dite du Gril, était située sur le petit bras d'eau qui porte ce nom, et la seconde, nommée tour Forte, était construite à l'angle sud-ouest de la ville, à côté de la porte du Neufbourg.

          On pénétrait dans Louviers par trois portes : celles de Paris, de Rouen et du Neufbourg ; la première consistait en une seule tour ronde, sous laquelle on passait; les deux autres étaient défendues par deux tours rondes aussi ; et, pour accéder à ces trois ouvertures, des ponts avaient été jetés sur les fossés. Sur la porte de Rouen était l'ancienne maison de ville.

         Depuis, deux autres ouvertures furent pratiquées dans les remparts ; d'abord une petite, dite porte de l'Eau, qui était située au bout de la rue du Quay et qui s'ouvrait sur la rivière ; puis, en 1767, fut construite la porte de la Société, qui conduit à la nouvelle route d'Évreux.

         (En 1766, dix fabricants de drap de Louviers se réunirent dan» l'espoir de donner plus d'extension à leur commerce. Cette association, connue sous le nom de la Société, fit, au commencement de l'année 1767, l'acquisition de la ferme de la Rivette pour y placer des rames ; bientôt elle présenta au Roi une requête pour être autorisée à percer le rempart, vis-à-vis la Grande-Rue, et à y faire établir une porte, afin d'éviter le long circuit qu'il leur fallait faire en passant par celle du Neufbourg ; la ville s'opposa à cette demande, qui pouvait lui occasionner de nouvelles charges , et le conseil, après avoir écouté les raisons de part et d'autre, ordonna « qu'il serait fait une ouverture audit rempart, « pour y placer une porte à laquelle aboutirait la principale rue « de la ville, à condition que ladite porte serait faite aux dépens de la Société, qui serait obligée, en outre, de loger le « commis de cette porte et de payer annuellement, et à toujours, « entre les mains des échevins de cette ville, la somme de cent « cinquante livres pour les gages du portier et celle de cinquante livres pour l'entretien de ladite porte. Il fut, en outre, ordonné « aux associés unis de suivre le plan qui leur serait délivré par le « sieur commissaire départi de la généralité de Rouen, avec « injonction aux sieurs maire et échevins de Louviers d'inscrire « l'arrest du conseil, portant ce que dessus, sur leurs registres. »

    En exécution de cet arrêt, la porte fut ouverte le 2 juin 1767 ; mais elle devint bientôt inutile, car, dès le mois d'octobre suivant, la Société se sépara. On avait reconnu de suite qu'une telle association ne pouvait avoir que de mauvais résultats commerciaux.

    Au mois de mai 1771, la construction de cette porte détermina le passage de la route d'Orléans par la Grande-Rue, et l'ancien chemin qui conduisait à Évreux par la porte du Neufbourg fut abandonné. La porte de la Société fut tout-à-fait abattue en 1774.)

          La citadelle était située à l'angle nord-ouest de la ville. Il ne nous est malheureusement pas resté de documents bien étendus sur l'importance de cette fortification ; nous savons seulement qu'elle était entourée de fossés, et qu'en 1628 elle comprenait dans son enceinte la moitié de l'emplacement du grand cimetière. A cette époque, un arrêt du conseil du roi ordonna qu'elle serait rasée ; et nous voyons, par le plan de 1731, qu'il fut exécuté en partie. Quelques restes s'en voyaient encore il y a vingt ans.

         On a long-temps prétendu qu'il existait un passage souterrain qui, de cette citadelle, conduisait dans la campagne ; on cite même l'excavation située dans le bois du Défens, et connu sous le nom de puits Crosnier, comme devant, par là, communiquer à l'intérieur de la ville. Nous ne savons sur quoi peut s'appuyer cette tradition, et à notre connaissance, on n'a rien découvert qui puisse faire croire à sa réalité." [2]

     

          « … Dans les tems où on a établi des fortifications pour la défense de Louviers , pour se prémunir contre les incursions des Anglais, on construisit une citadelle placée à l'angle du boulevard appelé de l' Echo. Cette citadelle était un point de défense pour la ville, surtout du côté où elle était construite. Il y avait aussi des casemates et des souterrains couverts qui pouvaient servir de retraite cachée aux assiégés. Tout cela favorisait la résistance d'une ville murée dans les tems de guerres etdefréquens assauts qui souvent avaient lieu , et plus particulièrement dans une province telle que la nôtre, à raison de sa position et de tout l'intérêt qui attachaient les parties belligérantes, soit du côté de l'agriculture, soit sous le rapport du commerce.

         La citadelle et ses accessoires ont disparu totalement lors de la destruction définitive des remparts et fortifications de Louviers, parce qu'on a considéré et jugé avec discernement que les anciens troubles, suscités par les Anglais qui ont tant agité et ravagé la Normandie, ne reviendraient jamais , et effectivement ils ne sont pas revenus... » [3]

     

         " Vers 1729, les boulevards extérieurs de Louviers n'étaient encore que des buttes inégales et d'un accès difficile; à cette époque, M. Le Massif, lieutenant-général du Pont-de-l'Arche, bailly de Louviers et subdélégué de l'intendant, commença à les faire niveler et planter. Le tour des fossés, depuis la porte de Rouen jusqu'à celle du Neufbourg, fut achevé en 1730, sous l'échevinat de MM. Michel Petou et Bourmoy, et depuis, en 1733, celui de la porte du Neufbourg jusqu'à la rivière, sous la gestion de M. Guillaume Delamare, procureur fiscal.

         En 1737 et 1738, on établit et planta le champ de foire à la porte de Paris, et le champ de ville près de celle du Neufbourg." [2]

     

    LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure) LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)

     A gauche plan de la ville et des environs de Louviers - 1750 - Source  Bibliothèque nationale de France, département Cartes et plans , GE D-16856 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8494546h.r=plan%20de%20Louviers ; A droite, plan de Louviers en 1730 extrait de l'Essai historique sur Louviers par Paul Dibon 1836.

     

            La plupart de ces travaux, entrepris en 1730 et dans les années suivantes, furent faits par des ateliers de charité. Les hivers avaient été rigoureux, le blé était cher, le peuple souffrait : une cotisation imposée aux riches bourgeois fournit les moyens d'occuper ainsi la classe malheureuse, et, par une coïncidence assez remarquable, ce fut en employant exactement les mêmes moyens, qu'un siècle plus tard, en 1830, on détruisit ces ouvrages pour abaisser et établir les promenades qui entourent en ce moment la ville de Louviers.

         En 1774, la porte de Paris fut abattue : celle du Neufbourg l'avait été précédemment, en 1752. Quant à celle de Rouen, elle resta plus longtemps, et ce ne fut qu'au commencement de ce siècle-ci que l'on se décida à la faire disparaître.

         La cascade, la promenade qui longe le bras d'eau qu'elle alimente, et l'écho de Crosne furent terminés et plantés en 1775. » [2]  

     

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    A gauche, vue générale de Louviers en 1657 d'après Caspar Mérian. On distingue nettement l'enceinte de la ville vue de Folleville. Au centre, Jacques-Philippe Renout - La Citadelle en 1817- Face Est. Dessin au crayon extrait de l'album "Vues et plans de Louviers" - Musée de Louviers 

     

    Petite histoire militaire de Louviers 

     

         En 1346 puis en 1356, la ville est prise et pillée. Elle est occupée pendant quatre ans jusqu'en 1360.

         En 1364, les Lovériens demandent à Charles V l'autorisation de fortifier les remparts.

         Le 12 juillet 1380, le connétable de la garnison, inspectant les murailles vers minuit, trouve un guetteur endormi, et, de colère, lui heurte violemment la tête contre une guérite de bois et le tue.

         En 1409, les Lovériens reprennent les fortifications, négligées après les victoires de Bertrand Du Guesclin contre les Anglais et ils entreprennent d'édifier au flanc de leur église une tour-beffroi dont le style est plus militaire que religieux.

         En 1418, la ville est assiégée par les Anglais : la lutte fut farouche et la répression sans pitié. La ville fut prise au bout de vingt-six jours (quinze selon les sources anglaises) : 120 bourgeois furent passés au fil de l'épée et les autres n'obtiennent la vie sauve que contre le versement d'une forte rançon (15 000 écus). Il s'ensuivit une occupation de onze ans.

         En 1429, au mois de décembre, La Hire, compagnon de Jeanne d'Arc reprend la ville. Les Anglais, ne pouvant accepter ce fait, investissent la ville en mai 1431 avec douze mille hommes. Le nouveau siège dure près de six mois. La ville capitule le 22 octobre après avoir perdu la plus grande partie de ses défenseurs. Après avoir promis des conditions honorables aux survivants, les Anglais rasent la ville.

         En 1440, la ville est à nouveau libérée et les habitants peuvent la reconstruire. Les Anglais tenteront une dernière fois de prendre la ville en 1441. Cette même année, Charles VII, par une charte datée de Lusignan, exempte les Lovériens à perpétuité de la plupart des impôts royaux, notamment la taille, le plus lourd de tous. La ville reçoit, incorporée dans ses armoiries le titre de « Loviers le Franc » et les habitants obtiennent le droit de porter la lettre L couronnée « en broderie, orfèvrerie et ainsi qu'il leur plaira ». Dans les années 1440, partent de Louviers, où Charles VII établit un temps son quartier général, de nouvelles attaques pour la plupart réussies et qui contribueront à la libération de la Normandie.

    LES REMPARTS DE LOUVIERS (Eure)     En 1506, le portail du midi fut aménagé en style gothique flamboyant. À peu près à la même époque, la tour-lanterne fut remaniée. Sous l'autorité du cardinal d'Amboise, archevêque de Rouen et premier ministre de Louis XII, on achève les fortifications de la ville et on envisage un temps de construire un château épiscopal, finalement construit à Gaillon.

         En 1591, après les victoires d'Arques et Ivry, le lieutenant d'Henri IV, le maréchal de Biron se présenta devant Louviers le 6 juin et s'empara de la ville après un combat bref et violent, ce qui permit au roi de faire son entrée.

         En 1594, après la reddition de Rouen à Henri IV, Sully passa une nuit à Louviers à l'Hôtel du pilier Vert qui se trouvait sur la place de la Halle et dont il a parlé dans ses Mémoires.

         Sous la Restauration : suppression des anciens remparts, remplacés par des boulevards plantés." [4]

    Ci-dessous : circuit de découverte de Louviers téléchargeable sur : http://www.tourisme-seine-eure.com/images/06-QUE-FAIRE/1-culture-patrimoine/B1.1-Louviers/B.1.1-Circuit-Bilingue-LOUVIERS-page-a-page.pdf

    Office de Tourisme Seine-Eure • Seine Eure Tourist Office, 10, rue du Maréchal Foch 27400 LOUVIERS - Normandie +33 (0)2 32 40 04 41 • tourisme-seine-eure.com

     

     Sources :

    [1] d'après "L'histoire de Louviers, évoquée par les choses" , S.E.D. 2002. » http://sedlouviers.pagesperso-orange.fr/histoire/25questions/remparts.htm

    [2] Essai historique sur Louviers par Paul Dibon 1836. https://books.google.fr/books?id=J7FCAAAAYAAJ&pg=PA150&lpg=PA145&focus=viewport&dq=Louviers+remparts&hl=fr&output=text#c_top

    [3] Histoire de Louviers par Louis René Morin, 1822

    [4] Wikipédia

     

    Bonnes pages :

     

    Des châteaux et des sources par Bruno Lepeuple,Jean-Louis Roch, publication Univ Rouen Havre 2008 : https://books.google.fr/books?id=sUyhEcpCanwC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

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