• LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

     

          « Gisors, est l’ancienne capitale du Vexin normand, au confluent de l'Epte, de la Troesne et du Réveillon. Sa possession donna lieu à des luttes fréquentes entre les ducs de Normandie et les rois de France. (…)

         En 1097, Guillaume-le-Roux (fils de Guillaume le Conquérant) et Robert de Bellême commencent la construction du « château fort » de Gisors pour défendre la porte de la Normandie. La forteresse était déjà importante puisqu'une enceinte fortifiée entourait une « place » de trois hectares. »

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)     Trois traités y furent signés entre la France et l'Angleterre en 1113, 1158 et 1180. Blanche de Castille posséda Gisors au 13ème siècle, puis Blanche d’Évreux au 14ème et Renée de France, fille de Louis XII, au 16ème siècle. Le Comté de Gisors fut érigé en Duché en 1742.

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)     La ville de Gisors fut entourée successivement par deux enceintes urbaines.

         La première est bâtie durant la seconde moitié du 12ème siècle par le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt. L'enceinte suit parfaitement le cours de l'Epte, la rivière servant de douves naturelles, mais aussi de frontière entre le royaume anglo-normand et français. La muraille enveloppait le centre historique, alors percé de quelques venelles étroites. Il n'en subsiste qu'une tour et quelques pans de murs accolés à la tour du Prisonnier.

         La deuxième enceinte est bâtie au 13ème siècle. En effet, une fois la ville prise par les Français, la frontière matérialisée par l'Epte n'a plus aucune utilité. La ville va donc s'étendre vers l'est, au-delà de la rivière, autrefois frontière. Extrait du site http://osmth-gisors.fr/tout-public/chateau-de-gisors.pdf

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)  LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

    Blason par User:Spedona le 01/01/2007Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona le 01/01/2007., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1515439

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

     

    Monument Historique classé en 1862

         Dès 1097, sous le règne du deuxième fils de Guillaume le Conquérant, débute la construction d'une imposante motte de terre entourée de fossés, sur laquelle reposait probablement une tour de bois entourée d'une palissade. Cette fortification est destinée à protéger les possessions normandes du roi d'Angleterre face aux velléités du roi de France. La forteresse, véritable place frontière et verrou oriental de la Normandie, s'inscrit dans une vaste campagne de fortifications de la vallée de l'Epte, limite naturelle entre les deux royaumes.

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)     Au cours de la première moitié du 12e siècle, les principaux éléments de fortifications en pierre remplacent ceux en bois : la tour de guet devient un donjon octogonal massif, la fragile palissade, une enceinte en pierre nommée chemise, qui contient chapelle et cuisine.

         Sous Henri II Plantagenêt, Roi d'Angleterre et Duc de Normandie, une seconde campagne de travaux est entamée.

         Une vaste enceinte, longue de plus de 800 mètres et protégée par huit tours, enveloppe le donjon central. Ces dernières présentent une grande diversité et des innovations architecturales majeures : tour quadrangulaire à bec, tour en u, tour circulaire à plusieurs niveaux d'archères.

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)     La ville de Gisors fut encerclée successivement par deux enceintes urbaines. C'est Henri II Plantagenêt qui érige la première qui suit parfaitement le cours de l'Epte. La rivière sert de douves naturelles, mais aussi de frontière entre le royaume anglo-normand et français. La muraille enveloppait le centre historique, alors percé de quelques venelles étroites. Il n'en subsiste qu'une tour et quelques pans de murs accolés à la Tour du Prisonnier.

         Conquise par Philippe Auguste en 1193, la forteresse redevient française et les nouvelles constructions offrent de façon évidente une lecture de l'influence de l'architecture philippienne. Ces nombreuses et profondes transformations interviennent au début du 13ème siècle : ajout d'une barbacane orientée vers la ville et élévation d'une imposante tour-maîtresse circulaire à trois niveaux, sur le modèle du donjon du Louvre. Elle surveille à la fois la ville, la barbacane, le château et la campagne environnante.

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

     

         Le château de Gisors devient à partir de cette date une importante résidence royale française avec un grand nombre de communs et un logis dont il subsiste encore les caves. Les Capétiens marquent ainsi concrètement dans le paysage leur nouvelle emprise sur le Vexin Normand et au-delà tout le duché de Normandie.

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)  LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

    A gauche représentation de Gisors et de Trie-Château extrait du site : http://www.mairie-trie-chateau.fr/page%20parimoine%20histoire.htm# Il s'agit d'une partie du plan de la forêt de Thelle de 1541 aux archives départementales du Val d’Oise. A droite, plan extrait du livre d’Étienne Hamon : Un chantier flamboyant et son rayonnement: Gisors et les églises du Vexin Français, 2008 : https://books.google.fr/books?id=QrXmxuOPH5MC&printsec=frontcover&dq=Flamboyant+Gisors+Hamon&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjLpJ_f4bzOAhVnK8AKHcUxBwkQ6AEIHDAA#v=onepage&q=Flamboyant%20Gisors%20Hamon&f=false

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)     Lors de la Guerre de Cent Ans, après un siège de trois semaines, le château et la ville sont pris par les Anglais, tout comme l'ensemble de la Normandie de 1419 à 1449. De retour dans le giron français, la forteresse fait l'objet de nombreux remaniements. Les bâtiments royaux et les communs sont restaurés mais les travaux les plus importants concernent l'adaptation de la forteresse aux progrès de l'artillerie. La construction d'une fausse braie avec des remparts de terre, l'intégration d'un bastion avec casemates et souterrain, l'aménagement d'une galerie couverte aux pieds des remparts et l'arasement des anciens remparts.

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)     C'est à cette époque qu'intervient la construction de la deuxième enceinte urbaine. La ville s'étend vers l'est, au delà de la rivière, autrefois frontière. Quelques vestiges de cette deuxième enceinte sont encore visibles rue du Filoir. 

         Avec la fin des Guerres de religion, en 1599, le château est déclassé des sites militaires français. En effet, non seulement il n'a plus d'intérêt stratégique, mais il peut même s'avérer dangereux et servir dans les temps troublés de place forte à toutes sortes d'insurgés et de contestataires. La majorité des communs est détruite. Un certain nombre de bâtiments est reconverti en cachots, comme la tour de Philippe Auguste. Dans cette tour, des graffiti et des bas-reliefs sont réalisés par des prisonniers au cours des 16e-18e siècles. A la Révolution française, le château devient bien communal. Extrait du site http://www.ville-gisors.fr/fr/le-chateau-fort

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure) LES REMPARTS DE GISORS (Eure)

     

          « (...) Les murs de la dernière enceinte de Gisors étaient alors baignés par les eaux de l'Epte, sur une étendue de deux cents mètres en amont et autant en aval de la porte de fer : ils commençaient à la porte Cappeville, suivaient le cours de l'Epte , tel qu'on en voit encore aujourd'hui des vestiges dans la propriété de M. A. Passy, et se reliaient de distance à autre par des fortins. Cette ville, qui était une des mieux fortifiées de la province de Normandie, était fermée par trois portes principales: celle de Paris, dite de fer, celle de Neaufles , celle dite de Cappeville et une quatrième,moins importante, nommée des Argilières. Toutes étaient surmontées de statues de la Sainte Vierge, tant en dedans qu'en dehors de la ville. » (Page111) […] « La troisième enceinte comprenait la ville. Dans la partie haute de la rue du Bourg, on trouve d'immenses caves voûtées qui communiquaient jadis avec la seconde enceinte, à l'aide de souterrains. Nous avons dit que la ville avait trois grandes portes murées, décorées de statues de la Sainte-Vierge. Celle de Neaufles, détruite en 1825, l'était de deux : l'une, du côté de la ville et l'autre, du côté du faubourg. Celle qui regardait la ville avait à ses pieds cette inscription : « Ne insalutata Maria hospite tramieris. » Au-dessous de celle qui faisait face au faubourg de Neaufles, on lisait : « Sub umbra alarum tuarum protège nos. » Une de ces statues est placée là, tout à côté de l'ancienne porte de Neaufles, dans la devanture de l'Hôtel de la Vierge. Au-dessous de la statue de la Sainte-Vierge, placée sur la porte de Paris, on lisait : « Douarium virginis Marias » (Page 303) Histoire de la ville de Gisors par P. F. D. Hersan, 1858. https://books.google.fr/books?id=VrNCAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=Ville+de+Gisors+Eure&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwirx4CZobXOAhWEuhoKHTPSCJwQ6AEIJzAA#v=onepage&q=Ville%20de%20Gisors%20Eure&f=false

     

     LES REMPARTS DE GISORS (Eure)La porte Dorée :

         « Dans ses Souvenirs et impressions de voyage, le vicomte Walsh décrit sa découverte de Gisors, explique s’être rendu, guidé par son ami Théodore de Ronaud, sur un pont, jeté au travers de l’Epte, qui coupe la ville en deux : sur un des parapets, consigne-t-il, s’élève une statue de la sainte Vierge.

         Elle est là pour apprendre qu’un de nos plus vaillants rois, Philippe-Auguste, a failli périr dans cette petite rivière, dans une rencontre qu’il eut avec Richard Cœur de lion. Après avoir été privé de l’aide des chevaliers les plus renommés de son armée, accablé par le nombre, il avait été forcé de chercher un refuge dans Gisors ; mais, si pour charger l’ennemi, Philippe était toujours un des premiers, quand il s’agissait d’abandonner du terrain aux Anglais, il était loin d’être en tête...

         Beaucoup de fuyards avaient donc passé avant le roi, sur le pont qui donnait alors entrée dans la ville... Et tout ce monde et tous ces chevaux l’avaient tellement ébranlé, que lorsque Philippe-Auguste fut au milieu, la voûte s’écroula, et le roi vêtu de son armure, et son cheval recouvert de son caparaçon de bataille, et les chevaliers bardés de fer qui se pressaient auprès du monarque, tombèrent pêle-mêle dans la rivière, dont les pluies d’automne avaient beaucoup grossi les eaux. Au moment d’être noyé, Philippe fit vœu à la sainte Vierge que, s’il échappait à ce péril, il lui élèverait une statue ; le vœu a été tenu. » D’après « Souvenirs et impressions de voyage », paru en 1842 Extrait du site La France Pittoresque : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5588

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)« Dès le 13ème siècle sans doute, une enceinte reliée par ses extrémités à la forteresse délimita, en contrebas du château, le « bourg » où l'habitat se groupa le long de deux axes est-ouest et nord-sud : les rues du Bourg et de Paris. Cette enceinte était protégée à l'est par un fossé mis en eau grâce à une déviation de l'Eure et ouverte par quatre portes*. Au 13ème ou 14ème siècle, l'enceinte urbaine fut agrandie vers le sud-est, sur la rive gauche du cours primitif de l'Epte, en dehors des limites historiques de la Normandie. Ces murs étaient renforcés par deux éperons et une tour semi-circulaire et l'accès au bourg se faisait par deux nouvelles portes : la porte de Paris, au sud, et la porte de Cappeville à l'est où aboutissait la route venant de Beauvais. La surface ainsi délimitée ne fut jamais entièrement urbanisée. Bien que réparées par les Anglais en 1436, l'enceinte primitive et les deux portes qui s'y trouvaient (la porte de l'Horloge et la porte Dorée) perdirent leur rôle défensif. Le bras de l'Epte qui, à cet endroit, formait le fossé, fixa alors l'artisanat du cuir : il devient le « Fossé aux Tanneurs ». »

         * Au 15ème siècle, elles portaient les noms de porte des Argilières, à l'endroit où l'Epte pénétrait dans la ville, de porte de l'Horloge à l'est, de porte Dorée au sud et de porte de Neaufles à l'ouest.

    Texte extrait de « Un chantier flamboyant et son rayonnement : Gisors et les églises du Vexin français » par Étienne Hamon, 2008.

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)La porte de l'Horloge :

         « Après nous êtres ainsi rendu compte de la position de cette première enceinte, revenons à la place du Marché. A notre droite, un pont franchit le bras de l'Epte : c'est le pont de l'Horloge. Là se trouvait, dans la première enceinte, une porte voûtée qui donnait accès au cœur de la vieille ville. Elle s'appelait la porte de l'Horloge. Elle était surmontée en effet d'un bâtiment qui servait d'hôtel de ville et de beffroi. Ce beffroi était couronné par une sorte de clocheton de bois muni d'une horloge : lorsque l'ensemble de cette construction fut démoli, en 1827, on transporta le campanile avec son horloge et ses cadrans, sur la tour centrale de l'église, où il est encore. »  Extrait de « Gisors, son histoire, ses monuments » par Eugène Anne, 1928.

         Pour effectuer une visite libre de Gisors, l'office du tourisme de la ville a mis en ligne un document permettant de découvrir au mieux la cité sur : http://www.tourisme-gisors.fr/balade-en-ville/ D'autres documents tels "Qu'est-ce que la barbacane " sont également consultable sur le site : http://www.ville-gisors.fr/fr/le-chateau-fort

     

     

    LES REMPARTS DE GISORS (Eure)Plusieurs versions de la légende du prisonnier de la tour de Gisors existent. Pour en prendre connaissance, rendez-vous sur ce site : http://promenadeennormandie.kazeo.com/versions-litteraires-de-la-legende-du-prisonnier-de-gisors-a120171492

     

    Sur les traces de la légende du trésor des templiers à la découverte du château de Gisors : https://www.youtube.com/results?search_query=Gisors+drone

    Et pour évoquer le pseudo " trésor des Templiers " dissimulé dans les souterrains du château de Gisors, un reportage TV plutôt objectif mais son auteur doit faire partie du complot... :

    « LES REMPARTS DE MORTAIN (Manche)LES REMPARTS DE SAINT-PIERRE-DE-SEMILLY (Manche) »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    1
    Michel d'Audincourt
    Lundi 27 Février à 09:53
    Très intéressant. J'adore Gisors pour bien la connaître, ayant habité Trie Château pendant 25 ans.
    Mais où est donc passé son passé TEMPLIERS?
    L'Énigme de Gisors ou le mortel secret des Templiers ?
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :