• LES REMPARTS DE CHERBOURG (Manche)

    LES REMPARTS DE CHERBOURG (Manche) LES REMPARTS DE CHERBOURG (Manche) LES REMPARTS DE CHERBOURG (Manche)

     

         « On ne connaît pas avec précision la date de construction du château. On sait en revanche qu'il a été édifié à l'emplacement d'un camp romain, grâce à Vauban, qui y a trouvé des restes de maçonneries de cette époque lorsqu'il est venu l'inspecter en 1688.

         On trouve une première mention du château au 10e siècle. Il subit de nombreuses transformations au cours de sa tumultueuse histoire. Sa destruction commence en 1689 et s'étale sur trois ans. » [1]

     

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    Plan hypothétique des remparts du château et de la ville de Cherbourg ; blason par Syryatsu — Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2194158

     

    Emplacement

         « La forteresse est tout naturellement bordée par la mer au nord et la Divette à l'est. Des fossés l'isolent au sud et à l'ouest, qui correspondent à peu-près aujourd'hui au tracé des rues Albert-Mahieu et François-La Vieille, jusqu'à la place Napoléon.

         Le château à proprement parler se situe au niveau de l'actuelle place Notre-Dame. Le donjon s'élevait au nord.

     

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    LES REMPARTS DE CHERBOURG (Manche)

     

         Les fortifications de la ville forment un polygone à l'intérieur des rues Foch, Albert-Mahieu et François-La Vielle, de la place de la République, du parking de la Trinité, de la rue de la Marine, de la place Briqueville et du quai de Caligny. Le bastion Saint-François s'élève entre les rues Gambetta, des Portes et Albert-Mahieu ; le bastion du Moulin entre la rue Foch et la rue Jean-Baptiste-Biard. Le nord est protégé par les tours de Gouberville et de l'Église, la Tour-Carrée se dresse à l'entrée de la rue François-La Vieille et de la place de la République, la tour Cornette est située au nord de la place de la Fontaine, la tour du Moulin au niveau de l'entrée du pont tournant, la tour des Sarrasins sur la place de Briqueville.

     

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         La porte Notre-Dame donne sur le bastion Saint-François, la porte de la Hague sur l'actuelle place de la République.

    [Le document ci-dessous montre un plan de Cherbourg en vue cavalière au 16ème siècle]

    LES REMPARTS DE CHERBOURG (Manche)     Dans un manuscrit de 1838 restitué par Robert Lerouvillois, l'abbé Demons décrit Cherbourg en 1378. Il nous dit qu'à l'époque, la ville fortifiée s'étend plus du nord au sud que de l'est à l'ouest, sur environ 220 toises de long et 140 toises de large. Ses murailles renferment l'église et la place du même nom, la rue d'Espagne, la Grande Venelle ou rue des Sœurs, la rue du Nord, toutes trois parallèles, la place de la Trinité, la rue de la Trinité et son prolongement, la rue de la Tour-Carrée, la rue du Nouet, la chasse Digard, la rue Onfroy ou de la Vase, la rue au Fourdray, le Boël-Mesnil ou Meslin, la Grande-Rue avec ses arcades, et la rue des Fossés, dont les maisons d'un côté donnaient sur les fossés du Château.

         Presque au sud, le carré irrégulier du château se situe sur les actuelles rues Foch (ex-rue du Quai du bassin), du Château, des Fossés, et le port, et encore au-delà de ces limites dans quelques endroits. Il mesure près de 70 toises sur sa diagonale la plus longue, presque est/ouest, et 60 du nord au sud. Des fossés entourent le château et d'autres le donjon, placé au nord du château. Formant un carré long, le donjon est long, hors fossés, de 23 toises et large de 15. Le château avait treize tours, dont les quatre du donjon, dont la grande tour, possédant trois voûtes l'une sur l'autre, culmine à 96 pieds au dessus de sa base et 120 pieds au-dessus du niveau de la mer, plus haut que l'église paroissiale. Cette tour a 40 pieds de diamètre à sa base et 28 à son sommet. Une autre tour du donjon s'appelle la Tour Longis. Le fossé du donjon, au pont-levis, est large de 12 pieds. L'église du château mesure environ 60 pieds de long sur 12 pieds. Placée sous le vocable de Notre-Dame, elle est appelée Saint-Benoît lors de sa démolition en 1688. L'entrée du château se fait au bout de la rue des Fossés. Il ajoute que le château possédait des souterrains très vastes, dans lesquels que l'on a trouvé, lors de sa démolition, une grande quantité de pierres de granite rondes, jetées sur l'ennemi lors des sièges.

     

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    Document au centre : le château de Cherbourg vu de l'est vers 1620 ; Document à droite : gravure du château de Cherbourg au 17ème siècle.

     

    Ce qu'il en reste

         Plusieurs rues, par leurs dénominations, rappellent l'existence du château : rue du Château, rue des Portes, rue des Fossés, rue Grand-rue, rue Tour-Carrée.  

         Le chevet de la Basilique Sainte-Trinité laisse voir un pan de fortification. »  [1]

     

    Histoire de la place de Cherbourg

          « Pillée et ravagée par plusieurs raids normands entre 841 et 895, affligée par la peste et la famine à la même époque, Cherbourg est rattachée au Duché de Normandie avec le Cotentin, en 933, par Guillaume Longue-Épée. En 938, une flotte de 60 voiles menée par le roi danois Aigrold, déchu par son fils et chassé de ses terres, y débarque et Aigrold s'installe dans le Cotentin avec le consentement de Guillaume Longue-Épée. Il établit sa résidence à Cherbourg jusqu'à retrouver son trône. (...)

         Richard II dote en 998 le château de Cherbourg d’une église ou chapelle collégiale – aux chanoines de laquelle sont données les seigneuries de Tourlaville et Octeville. Richard III renforce les fortifications du site, avec celles des autres grandes places fortes du Cotentin, face aux menaces anglaises. Le château est mentionné en 1026, comme élément de la dot, lors du mariage du duc et d'Adèle de France.

         En 1053, afin de lever l'excommunication qui pèse sur lui suite à son union avec sa cousine, Guillaume le Bâtard choisit Cherbourg avec Rouen, Caen et Bayeux, comme les quatre places importantes du duché pour recevoir une rente à perpétuité dédiée à l'entretien d’une centaine de pauvres. (...)

         Suite à la mort d’Henri Ier en 1135, et à la dépossession du trône d'Angleterre de Mathilde par Étienne de Blois, Cherbourg est assiégée par les troupes du comte de Boulogne en 1139, et ne se rend qu'après deux mois de résistance avant d'être reprise par Geoffroy d'Anjou en 1142. L'épouse de celui-ci fonde trois ans plus tard l’abbaye du Vœu. (...)

    LES REMPARTS DE CHERBOURG (Manche)     Lors de la conquête de la Normandie par Philippe Auguste, Cherbourg tombe sans combattre en 1204. La ville est saccagée en 1284 et 1293, l’abbaye et l'hôtel-Dieu pillés et incendiés, mais le château, où la population est retranchée, résiste. Suite à ces ravages, Philippe le Bel fait fortifier la cité en 1300.

         Par sa position stratégique, à la fois clé du Royaume avec Calais pour les Français et tête de pont de l’invasion pour les Anglais, la ville est très disputée durant la guerre de Cent Ans. Disposant de l’un des plus forts châteaux du monde selon Froissart, elle change six fois de propriétaires suite à des transactions ou des sièges, jamais par les armes.

         En juillet 1346, 40 000 soldats d’Édouard III, débarqués à la Hougue, prennent les places du Cotentin mais se heurtent à la défense de Cherbourg dont les faubourgs sont une fois de plus saccagés. Le château, fortement réparé par Philippe VI de Valois en 1347 et 1348, est cédé en 1354 par Jean le Bon à Charles le Mauvais qui fait renforcer les fortifications à plusieurs reprises entre 1359 et 1369, et, lors d’un séjour en 1366, dispense les bourgeois de la taille pour leur vaillance, autorise le port de l'épée et crée des pairs et des barons. En février 1378, il cède le château pour trois ans à Richard II, en échange d’une troupe de 1 000 hommes (500 archers et 500 hommes d’armes) et de 22 000 marcs d’argent, se gardant toutefois la seigneurie. Bertrand Du Guesclin assiège vainement la cité cette même année et, après plus de six mois, retire ses troupes sur Valognes, Montebourg, Saint-Sauveur-le-Vicomte, Carentan et Saint-Lô.

         Richard II rend la ville à la France en 1394 du fait de son mariage avec Isabelle de Valois. Charles le Noble revendique alors les terres normandes de son père décédé, Charles le Mauvais, ce que lui refuse le conseil général réuni en 1397, ces possessions étant jugées trop proches de l’Angleterre ; il reçoit en dédommagement le comté de Nemours, érigé en pairie, et deux cents mille écus d'or. Il conserve toutefois la possession de Cherbourg, en dehors du fait jugé par le conseil général, puis la concède à Charles VI en 1404 contre le versement d’une nouvelle forte somme d’argent. (...)

         Alors qu'à partir de 1415, les châteaux normands tombent tous un par un aux mains des troupes d’Henri V, Cherbourg résiste vigoureusement jusqu'au 29 septembre 1418, quand son commandant, Jean Piquet, signe la capitulation. L'église de la Trinité est édifiée sur les ruines de l'église paroissiale.

         En 1429, encouragé par le récit des victoires de Jeanne d'Arc, un chanteur ambulant, Phelippot le Cat, tente de libérer Cherbourg avec l’aide de révoltés réfugiés dans la forêt de Brix, et les défenseurs du Mont Saint-Michel. Mais le complot est découvert par les Anglais, qui tranchent la tête du troubadour sur la place du Château, le jour du sacre de Charles VII.

         Le Traité d'Arras confirme en 1435 la possession anglaise.

         En mars 1450, Thomas Kiriell débarque à Cherbourg à la tête de 3 000 soldats pour reprendre le Cotentin et le Bessin. Dernière possession anglaise en Normandie suite à la bataille de Formigny, la forteresse est une fois de plus assiégée. Les troupes françaises parviennent à tromper les Anglais en attaquant la forteresse par la grève, à l’aide de batteries sur pilotis, la poudre et les canons enveloppés dans des peaux enduites de suifs pour les rendre imperméables. Le 12 août, les remparts cèdent sous les attaques, et Jacques Cœur négocie la reddition qui intervient deux jours plus tard, par le versement de 2 000 écus à la garnison, et la libération du fils de Thomas Gower, commandant anglais du château. Jean de Bueil, fait amiral de France après la mort lors de ce siège de Prigent de Coëtivy, reçoit le gouvernement de la place. Il répare les murailles et complète le système défensifs par une tour à trois batteries du côté de l'embouchure de la Divette, la tour dite « des Sarrasins ». En raison des souffrances de la population cherbourgeoise, et contre le dépeuplement de la place forte, Louis XI exempte les habitants d'impôts en 1464, règle conservée jusqu'au règne de Louis XV. La Royauté fait du 12 août, chute de la dernière possession anglaise sur le territoire français qu'était Cherbourg, une fête nationale. (...)

    LES REMPARTS DE CHERBOURG (Manche)     Le 28 avril 1532, Cherbourg reçoit en grande pompe la visite de François Ier et du dauphin. À cette époque, Cherbourg nous est décrite par Gilles de Gouberville comme une ville fortifiée de 4 000 habitants, protégée par des ponts-levis aux trois portes principales, gardées en permanence et fermées du coucher du soleil jusqu’à l’aube. À l’intérieur des remparts, le château, lui-même protégé par de larges fossés et muni d’un donjon et de douze tours, occupait le sud-est de la ville. À l'extérieur et au sud des remparts, le faubourg, le long de la Divette, était fréquenté par les matelots.

         Pendant les guerres de religion qui divisent la Normandie dans la deuxième moitié du siècle, « Cherbourg [est] la seule ville du pays où les Huguenots n'[ont] point de prêche public, et où l'hérésie n'infect[e] aucune famille ». En 1562, alors que les protestants se rendent maître de la plupart des villes normandes, Montgomery prépare le siège de Cherbourg, et Matignon sa défense. L'affrontement avorte pourtant par la signature de l’édit d'Amboise du 19 mars 1563. En 1574, les Réformés prennent Falaise, Argentan et Vire. Aidé des Anglais, Montgomery débarque en mars à la Hougue à la tête de plusieurs milliers d'hommes, et prend Valognes, Carentan, Saint-Lô et Domfront. Incapable de défendre tout le Cotentin, Matignon concentre ses forces dans la forteresse de Cherbourg, consolidée et fortement gardée, contraignant les protestants à se contenter de ravager une fois de plus l’abbaye du Vœu, située hors des remparts.

         En remerciement de ses services, Henri III nomme Matignon lieutenant-général de Normandie et gouverneur de Cherbourg en 1578, puis maréchal l’année suivante. Matignon renforce les défenses cherbourgeoises en fortifiant les faubourgs. À sa mort, son fils reprend la charge de gouverneur de la place, et ses descendants vont assumer la charge jusqu'à la moitié du 18e siècle. En 1588, les bourgeois demeurent également fidèles à la couronne quand la Normandie, à l'exception de Caen et Dieppe, est tenue par la Ligue catholique. De même, ils sont d’une fidélité sans faille à Henri IV, mettant en échec, le 4 avril 1591, les projets de frondeurs normands menés par Du Tourp. Le Roi récompense la ville en lui octroyant des privilèges en 1594. (...)

         Pour compléter les deux ports d’envergure que sont Brest sur l’Atlantique et Toulon sur la Méditerranée, Louis XIV désire édifier un nouveau port sur les côtes de la Manche, face à l’Angleterre, afin d’héberger les navires de passage. Après l'échec en 1665 d'une première commission chargée d’étudier la meilleure place, Colbert vante les mérites en 1678 de la fosse de Colleville, à l’embouchure de l’Orne, sans plus de résultat. Vauban inspecte les ports de la Manche en 1680 et remet un mémoire au Roi en 1686, préconisant de renforcer la fortification de Cherbourg et de porter la capacité du port à 40 navires de 300 à 400 tonneaux et autant de frégates de 20, 30 et 40 bouches à feu. Privilégiant la Hougue pour bâtir un port militaire d’envergure, il envisage toutefois de fermer la rade de Cherbourg par deux digues, l’une de 200 toises partant du Homet, l’autre de 600 toises partant de l’île Pelée, capables d’abriter une dizaine de vaisseaux. Au delà de la simple consolidation, il conçoit une nouvelle enceinte aux fortifications modernes, autour d’une ville nouvelle de seize rues droites, avec place royale centrale, hôpital, casernes, trois portes et cinq bastions. Les travaux de fortifications et d’aménagement du château débutent l’année suivante mais ses opposants, dont Louvois, parviennent en décembre 1688, par crainte des attaques anglaises et par jalousie, à convaincre le roi d’arrêter les travaux. Le mois suivant, pour ne pas courir le risque de laisser aux mains des Anglais une place forte solide, l’ordre est donné de raser les fortifications, mobilisant pendant trois années près de 3 500 ouvriers.

         En 1692, la protection de cette place forte du Cotentin fraîchement démantelée fait cruellement défaut à l’amiral de Tourville lors de la tentative manquée de repli de la bataille de la Hougue » [2]

     

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    Des représentations intéressantes en 3D du château de Cherbourg sont visibles sur ce site : http://archi-geo-etc.blogspot.fr/2012_02_01_archive.html

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    La Visite du château-fort de Cherbourg en réalité augmentée

         La société normande Biplan, basée à Cherbourg et Rouen, en coopération avec l’entreprise canadienne Project Whitecard, a élaboré une technologie permettant de découvrir le Château de Cherboug - aujourd’hui disparu - tel qu’il était au 17ème siècle, grâce à une application, destinée aux smartphones et tablettes numériques. Documents extraits de ce site et vidéos à la suite : http://www.cherbourgtourisme.com/actualites/la-visite-du-chateau-fort-de-cherbourg-en-realite-augmentee

     

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    Deux vidéos très intéressantes ci-dessous :

    Ce document vidéo est visible sur : https://www.youtube.com/watch?v=1PfvY1UK3ds

     

    Ce document vidéo est visible sur : https://www.youtube.com/watch?v=HbYa8Ta_l44

     

     

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    LES REMPARTS DE CHERBOURG (Manche)« Le château et l’enceinte médiévale de Cherbourg

     

    Ville d’origine romaine, Cherbourg est dotée dès le 10e siècle de son premier château et de sa première enceinte, soumis aux nombreux sièges qui ont opposé la France et l’Angleterre à la fin du Moyen Age. La ville est définitivement rattachée à la France en 1450. Le château et les remparts médiévaux sont alors restaurés. En 1639, le commissaire général de la marine de Louis XIII, Louis Le Roux d’Infréville, remet un rapport au roi défendant l’importance stratégique du site, qui n’est cependant pas suivi d’effets.

     

    Vauban à Cherbourg

    Vauban se rend sur place en 1686 et constate le mauvais état des fortifications de Cherbourg. Partagent le point de vue de Le Roux, il propose un premier projet utilisant l’eau pour la défense de la place ; les fossés sont alors recreusés. Les ouvrages existants sont réutilisés ; à ceux-ci s’ajoutent cinq nouveaux bastions et un ouvrage à corne pour protéger la ville et l’étendre à l’ouest et au sud. Les travaux débutent en 1687 sous la direction de l’ingénieur de Combes. Louvois ordonne le démantèlement de la place avec le château médiéval à la fin 1688 afin d’éviter qu’elle ne serve de base à l’ennemi. Vauban perfectionne la protection du site en 1694 et 1699. 

     

    L’évolution des fortifications de Cherbourg au 18e siècle

    Sous la Régence et sous le règne effectif de Louis XV, d’autres projets vont être élaborés mais seulement un seul est réalisé : la construction du premier fort de Querquinville en 1756. Mais, deux ans plus tard, celui-ci ne suffit pas à protéger Cherbourg d’une attaque anglaise. Ce n’est qu’en 1774, à la veille de l’engagement français dans la guerre d’Indépendance américaine que Louis XVI consent à reconsidérer Cherbourg comme place stratégique pour y établir un port militaire. En 1779, l’ingénieur de Caux reprend les projets de Vauban et fortifie l’Île Pelée et le rocher de Homet en construisant le fort Royal (1782-1785) sur la première île, et le fort casematé d’Artois sur la seconde.
    En 1787, le fort de Querquinville est reconstruit en fort casematé et doté d’un ouvrage à corne et de fossés inondés. La construction du port arsenal débute en 1788, sur ordre du duc Harcourt, gouverneur de la Normandie qui a convaincu Louis XVI de la nécessité de créer une grande digue pour protéger le mouillage. La Révolution interrompt les travaux en 1792. 

     

    LES REMPARTS DE CHERBOURG (Manche)

    Fortifications ultérieures de Cherbourg : extrait du plan général du port et de la ville de Cherbourg, avec les fortifications de terre et de mer. On trouvera l'intégralité de cette gravure sur http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53030245s/f1.item.zoom

     

    Les fortifications de Cherbourg aux 19e et 20e siècles

         Les fortifications sont aménagées et renforcées, suivant les évolutions de l’artillerie, du Consulat à la fin du 19e siècle. En 1858, Napoléon III inaugure les installations de l’arsenal. Base navale pendant la guerre de 1870, puis base de flottilles de surveillance et port de ravitaillement pendant la Première Guerre mondiale, le site est incorporé en 1942 dans le Mur de l’Atlantique alors que la ville est sous occupation allemande. Le port militaire fortifié est doté de nombreux bunkers. Après la bataille de la Libération, il est reconstruit et modernisé. » [3]  

     

     

    Sources :

    [1] Extrait du site : http://www.wikimanche.fr/Ch%C3%A2teau_de_Cherbourg

    [2] Extrait du site : http://www.wikimanche.fr/Histoire_de_Cherbourg

    [3] Extrait du site :  http://www.sites-vauban.org/Cherbourg 

     

    Bonnes pages :

     

    http://richardleroy.pagesperso-orange.fr/Manche/PlanChgChateau.htm

    http://www.normandie-heritage.com/spip.php?article970

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