• LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)     « Du 9e siècle au 16e siècle, Harfleur était le principal port de la Normandie, d'où son surnom de « Souverain port de Normandie et Clef du royaume de France ». L’estuaire de la Seine était alors encadré par les ports d'Harfleur sur la rive droite et de Honfleur sur la rive gauche. L’envasement progressif de la Seine et la fondation du Havre en 1517 condamnèrent définitivement l'activité portuaire.

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)     [Il y avait 2 ports : le port de commerce (Le bassin du Commerce) et le port de guerre (Le Clos aux Galées). Un pont mobile séparait les deux ports. Le Clos aux Galées était protégé par un rempart, car il fallait se défendre contre les attaques anglaises. La nuit, le port était fermé par une grosse chaîne. Le jour, la chaîne était sous l’eau.]

     

        "Harfleur est à cette époque une ville close, un port militaire et un arsenal dit "Clos aux Galées" créé à partir de 1391 par Charles VI au sud de la ville. Le clos est un bassin entouré d'une enceinte fortifiée. Il fonctionne grâce au flux qui remonte le cours de la Lézarde." (Wikipédia)

     

    « Les remparts

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)     La construction date des 13e siècle et 14e siècle. L’enceinte d'une longueur de 2 900 m est composée de 24 tours. Deux autres se trouvant à l'intérieur, la tour du Pot d’Étain et la tour Perdue, qui contrairement au plan ci-dessous, semble avoir été retrouvée plus au sud, vers les tours 3 et 4. (en fait à l'angle de la Place d'Armes actuelle, voir ci-après, NDB)

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)

    Plan ci-dessus extrait de https://fr.geneawiki.com/index.php/76341_-_Harfleur

     

         Louis XIII en ordonna le démantèlement en 1621 et les Harfleurais furent obligés de détruire les murailles. Plus tard, les pierres furent réutilisées pour le soubassement des maisons.

     

     LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)

    La porte de Rouen extrait du site : https://www.youtube.com/watch?v=DH_smD5WC4M

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)

    Vue aérienne Michelin, plan de situation de la Porte de Rouen. http://harfleur-histoireetpatrimoine.over-blog.com/tag/breves%20du%20patrimoine%20de%2011%20a%2015/

     

         On peut encore aujourd'hui en voir des vestiges, comme les fortifications de la Porte de Rouen, actuellement en cours de réfection, une longueur de muraille qui allait de clos aux Galères à la tour Mortier (voir photos ci-dessus et dessous), d'autres encore au carrefour de la Breque, de la Tour n°21 à n°22, et la tour du Moulin, n°13, dans le parc de l'actuelle mairie. » [1]

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)

     Vestiges entre la Porte de Rouen et la tour Mortier et tour des Moulins n°13, photos extraites de https://fr.geneawiki.com/index.php/76341_-_Harfleur

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)Les fortifications d'Harfleur (tiré du Livre de J.Lachastre)

         « Vers le milieu du 14eme siècle, devant la menace anglaise, les rois de France décident de fortifier la ville d'Harfleur. La cité doit surveiller l'entrée de l'estuaire de la Seine, protéger la voie fluviale qui mène vers Rouen et Paris et protéger aussi la flotte de guerre française. Pour l'ennemi anglais Harfleur va devenir la "Clé du royaume de France" dont il faudra s'emparer pénétrer au cœur du pays.

     

    Photo ci-dessus : Graffiti de 1430 représentant les remparts d'Harfleur. / © Collection musée du Prieuré-Harfleur http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/azincourt-il-y-600-ans-debutait-le-siege-d-harfleur-prelude-meurtrier-de-la-bataille-786865.html

     

         Ce site de vallée entouré et dominé par des plateaux aux pentes abruptes ne paraît pas très favorable à la création d'une ville fortifiée, mais la présence de deux rivières et la proximité de l'estuaire permettent le creusement de fossés profonds toujours emplis d'eau.

         Un rempart de 2 900 mètres entoure la ville. Seule une ouverture entre deux puissantes tours permet aux bateaux de pénétrer dans le port, mais en cas de danger, une lourde chaîne en ferme l'accès.

         Les fossés sont alimentés par les eaux de la Lézarde et du Saint-Laurent. Ils communiquent aussi avec l'estuaire et subissent donc l'influence des marées. Aux abords de la porte de Rouen ils forment une sorte de lac où les poissons deviennent abondants. Un quartier de pêcheurs va se créer à proximité, c'est la "Pêcherie".

         Le secteur le plus vulnérable reste celui du Mont-Cabert où un profond fossé va devoir séparer la ville de la terrasse naturelle qui la domine. Un deuxième fossé plus petit creusé à l'avant du premier complète les défenses dans ce secteur. Certains auteurs affirment que le fossé du Mont-Cabert était aussi empli d'eau, cela paraît cependant fort improbable.

         Des tours d'importance diverse renforcent le rempart. Chacune d'entre elles porte un nom, selon sa situation (tour Toustre) son emblème (tour du Dragon) son histoire (tour de la trahison)... Deux puissantes tours gardent l'entrée du port. Dans le "Clos aux Galées" on voit une tour isolée, la tour perdue, qui servait peut-être de vigie. Des moineaux, petits bastions flanqués de guérites, renforcent le système défensif lorsque les tours paraissent trop espacées.

         Trois portes puissamment fortifiées permettent d'entrer dans la ville, au nord, la " Porte de Montivilliers ", à l'est la " Porte de Rouen ", vers l'ouest la " Porte de Leure ". » [2]  

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)  LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)

    Plan hypothétique des remparts d'Harfleur ; blason par Zorlot — Travail personnel, GFDL, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5601101

     

    · 1 - Petite Tour

    · 2 - Grosse Tour

    · 3 - tour du Nid De Pie

    · 4 - tour de la Planchette

    · 5 - tour Mortier

    · 6 - tour du Limaçon

    · 7 - tour du Serpent ou du Dragon

    · 8 - tour du Cygne

    · 9 - tour de la Trahison

    · 10 - tour des Minots ou du Mulot ou Jehan Leconte

    · 11 - tour Toustre

    · 12 - tour Derrière le Presbytère

    · 13 - 14 - tours des Moulins (vestiges)

    . 15 - tour de la Grue ou de la Cigogne

    · 16 - tour Jehan d’Ivry

    · 17 - 18 - 19 - 20 - tours de la porte de Leure

    · 21 - tour du Lion ou aux Chaînes

    · 22 - 23 - 24 - tours du Clos aux Galées

    · 25 - tour du Pot d’Étain ou Tour Près des Billettes

    · 26 - tour Perdue ou tour Coupée

    · A - porte de Leure

    · B - porte de Montivilliers

    · C - porte de Rouen(vestiges)

    - a - portail aux Cerfs

    · b - porte des Quais

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)
    Maquette à gauche conservée au musée du Prieuré à Harfleur et photo montage à droite  extraites du site
    http://www.harfleur.org/fortifications.htm

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)

     Ci-dessus photo prise par Michel Hourquet lors d'une exposition à Harfleur.

     

    Chronologie :

     

         An 1006 : Richard II duc de Normandie donne Harfleur aux moines de Fécamp (six hostelleries à Harfleur et 60 mesures de sel, principale richesse d’Harfleur à cette époque).
         An 1035 : Robert II retire Harfleur à Fécamp et le donne à l’abbaye de Montivilliers. Les religieuses bénédictines le reçoivent avec tous les droits du p
     ort ainsi que la Haute et Basse justice.
         An 1040 : Édouard, neveu de Richard part d’Harfleur avec 40 vaisseaux fournis par Guillaume le Bâtard pour conquérir le trône d’Angleterre occupé par Harde Canut son frère utérin. L’expédition est un échec.
         8 juillet 1202 : Jean Sans Terre, impopulaire en Normandie donne lettres patentes à Harfleur qui devient commune et donc exonérée de tout impôt. Philippe Auguste s’empare de la Normandie et Harfleur devient seigneuriale.
         An 1181 : Philippe III le Hardi, roi de France, achète Harfleur à Renaud, comte de Gueldre. Harfleur devient le « Port souverain de Normandie et Clef du Royaume de France ».
         An 1295 : La flotte de Normandie se rassemble à Harfleur et part à la conquête de l’Angleterre et de la Flandre (51 nefs d’Harfleur, de Leure et de Chef de Caux). Commandée par Jean de Harcourt et l’amiral de Montmorency) l’expédition échouera.
         An 1299 : Première mention écrite de l’envasement d’Harfleur. Un canal est creusé vers la mer mais un procès intenté et gagné par les habitants de Leure le fait reboucher.
         An 1337 : Début de la Guerre de Cent Ans.

         An 1339 : Philippe de Valois part d’Harfleur avec son armée, dont 20 000 hommes de Normandie, pour détruire l’Angleterre et la Flandre. 151 navires commandés par Hugues Quieret, amiral de France et de Normandie et Béhuchet conseiller personnel du roi. Après avoir brûlé Hasting et Southampton, la flotte est prise au piège dans le port de l’Ecluse le 24 juin 1340. La flotte est perdue ainsi que près de 30 000 hommes. Pendant cette période, le commerce se développe entre Harfleur et le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie, l’Algarve ou l’Écosse.
         Mai 1341 : Le roi Philippe VI donne lettres patentes à Harfleur avec exonération d’impôts ainsi qu’aux Portugais et Algarves. Le roi donne également des entrepôts et quais (quais en pierre construits de 1309 à 1341).

         An 1344 : Commencement de la construction des fortifications qui seront terminées en 1361. Harfleur devient alors Ville Close de Normandie avec port militaire et arsenal « Clos aux Galées » comme Rouen. Le bassin fortifié couvre 5 hectares. L’ensemble du dispositif est destiné à contrer les escarmouches des corsaires anglais.
         12 juillet 1346 : Édouard, roi d’Angleterre, débarque en Normandie, prend Barfleur, Caen, Saint-Lô, Louviers, Vernon mais n’ose pas s’approcher d’Harfleur.
         17 août 1356 : Jean le Bon est battu à Poitiers et fait prisonnier par les Anglais du Prince Noir, fils d’Edouard III.
    Les Anglais occupent Honfleur et tentent, sans succès, d’envahir Harfleur à plusieurs reprises.
         An 1369 : Charles V le Sage attaque les Anglais en Guyenne. Ceux-ci débarquent alors à Calais et envoient une flotte pour prendre Harfleur. Le comte de Saint Pol et De Moreau de Fienne défendent si bien la ville que les assaillants se retirent, concluant une trêve en 1375.


    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)     30 juin 1377 : L’amiral Jean de Vienne part d’Harfleur avec la flotte royale, brûle l’île de Wight , le comté du Kent et le Sussex.
         An 1372 : L’envasement devient de plus en plus problématique. Charles V exempte les villageois de Saint-Eustache la Forêt et de Saint-Jean de la Neuville de faire le gué au donjon du château de Tancarville car ils travaillent au port d’Harfleur.
         1364-1400-1410 : Beaucoup d’explorateurs normands partent d’Harfleur.
         An 1364 : Jean de Béthencourt  part et découvre la Guinée, les Canaries et les îles du Cap Vert avec Vasco de Gama.
         24 janvier 1405 : Robert de Braquemont arrive à Harfleur et offre les Canaries au roi de France qui les refusent. Elles sont alors vendues à  Henrique III roi de Castille. Henri V déclare la guerre à la France en juillet 1415
         11 août 1415 : Départ d’une flotte de 1 600 navires depuis l’Angleterre.
         13 août 1415 : De nuit, la flotte anglaise arrive à la fosse de Leure.
         14 août 1415 : Débarquement de 6 000 fantassins, 24 000 archers, canonniers et ouvriers militaires.
         16 août 1415 : Henri V, les ducs de Clarence et de Gloucester, ses frères, installent leur campement au prieuré de Graville et commencent le siège d’Harfleur évoqué par William Shakespeare dans « Henry V ».

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)

    Ci-dessus, le siège d'Harfleur en 1415


          17 août 1415 : Le sire d’Estouteville commandant la place, fait entrer 400 hommes d’armes. Pendant de nombreux jours, guérilla des habitants d’Harfleur qui tentent plusieurs sorties. Henri V fait creuser des mines sous les remparts ouest et fait canonner la ville depuis les hauteurs du Mont Cabert ; Harfleur résiste.
    Pour entrer dans la ville les Anglais ont utilisé 2 techniques :

         - L'artillerie : les bombardes avec leurs boulets en pierre de parfois 200 kg ont fait une brèche du côté de la porte de Leure et détruit une bonne partie de la ville. Les habitants se sont rendus.

         - Les mines : Ils ont creusé des galeries sous la muraille et y ont mis le feu pour la faire s'effondrer.

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)     A Harfleur, au Moyen-âge, la ville presque entièrement entourée d'eau, il est donc très difficile d'y creuser des mines. A l'est, le Mont-Cabert, possède des fossés très profonds mais pratiquement secs ; c'est là, entre la tour du Mulot et la tour de la Trahison que le duc de Clarence décide d'attaquer les murailles. Deux puits sont creusés, prolongés par deux galeries sous les fossés. Les Harfleurais creusent aussitôt des contre-mines. [Moineau des mines]

    L’insalubrité due à la présence des marais et les rudes combats causent de lourdes pertes dans les rangs des assaillants. Mort du comte de Strafford, du duc de Suffolk et de l’évêque de Norwich.
         17 septembre 1415 : à minuit, le sire d’Estouteville demande des négociations."
    [3]

     

    La brèque d'Harfleur

          « Le 17 septembre, la brèche est déjà importante, les murs se lézardent et des tours menacent de s'écrouler. Toutes les nuits, les Harfleurais réparent et consolident avec des pierres, des poutres, des fascines ou des tonneaux remplis de terre ou de sable. Au matin, les assiégés sont à nouveau à leur poste derrière une brèche en partie colmatée.

         Des remparts jusqu'à l'église le quartier est en ruine, les maisons sont lézardées, les toits éventrés et les murs s'écroulent. Pour éviter les éclats meurtriers les Harfleurais ont répandu de la terre et du fumier dans les rues, les boulets qui tombent s'enfoncent et ne se brisent pas.

         Henri V, excédé par cette résistance, menace les Harfleurais des pires représailles. Si la reddition n'intervient pas rapidement, l'assaut sera donné, la ville livrée au pillage et les habitants massacrés. Le temps presse en effet, la dysentrie fait des ravages dans le camp anglais et le roi de France peut tenter de venir débloquer sa ville. Les Harfleurais refusent à nouveau de se rendre.

         L'assaut est donc décidé pour le 18 au matin. Henry V veut en finir avec cette "race à tête dure". Le pilonnage de l'artillerie doit être intensifié toute la nuit. il faut rendre la brèche intenable aux assiégés. Le bombardement nocturne doit aussi les priver de sommeil et les rendre plus vulnérables au matin. Sous cette avalanche de boulets les Harfleurais attendent avec angoisse l'assaut.

         Les responsables de la défense se réunissent et malgré une mésentente probable entre Gaucourt et d'Estouteville, ils décident de renouer les négociations avec Henry V et de préparer la reddition. Ils obtiennent en effet que l'assaut soit retardé et que le bombardement cesse jusqu'au dimanche suivant.

         Lorsque la capitulation a lieu c'est par cette brèche que les Anglais pénètrent dans Harfleur pour bien montrer qu'il s'agit d'une ville conquise. » [7] (tiré du Livre de J.Lachastre) http://www.harfleur.org/breche.htm


    Henry V de Shakespeare (extrait) [En France, devant Harfleur.] Fanfares. Entrent le roi Henry, Exeter, Bedford, Gloucester et des soldats portant des échelles de siège.

    LE ROI HENRY.

         « — Retournons, chers amis, retournons à la brèche, — ou comblons-la de nos cadavres anglais. — Dans la paix, rien ne sied à un homme — comme le calme modeste et l’humilité. — Mais quand la bourrasque de la guerre souffle à nos oreilles, — alors imitez l’action du tigre, — roidissez les muscles, surexcitez le sang, — déguisez la sérénité naturelle en furie farouche ; — puis donnez à l’œil une expression terrible ; — faites-le saillir par l’embrasure de la tête — comme le canon de bronze ; que le sourcil l’ombrage, — effrayant comme un roc déchiqueté — qui se projette en surplomb sur sa base minée — par les lames de l’Océan furieux et dévastateur ! — Enfin montrez les dents, et dilatez les narines, — retenez énergiquement l’haleine, et donnez à toutes vos forces — leur pleine extension… En avant, en avant, » [8] 

     

         "22 septembre 1415 : La ville se rend et Henri V rentre le lendemain dans la ville par la brèche (la Brèque).
         24 septembre 1415 : Expulsion de tous les habitants d’Harfleur et confiscation de tous leurs biens qui sont donnés aux anglais qui viennent peupler Harfleur.
         27 septembre 1415 : Départ de la noblesse captive vers Calais.
         8 octobre 1415 : Départ de Henri V qui veut retourner en Angleterre avec son armée épuisée.
         25 octobre 1415 : Henri V inflige la lourde défaite aux Français à Azincourt.

     

      LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)

    Photo ci-dessus extraite de http://www.harfleur.org/fortifications.htm


    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)     14 septembre 1435 : Les fils des expulsés de 1415 – les 104 - mettent le feu à plusieurs maisons de la porte de Leure. Les anglais s’y rendent pour combattre l’incendie. Jehan de Grouchy et Le Carnier attaquent alors la défense du côté de la côte des Buquets. Au troisième assaut, Jehan de Grouchy entre dans la ville mais est tué ainsi que les 104. La ville est néanmoins libérée. Pour rappeler cet événement et jusqu’à la fin du 16e siècle, 104 coups de cloche sonnent chaque jour. Après 1777 une messe pour les 104 sera célébrée chaque 4 novembre jusqu’à la révolution puis reprise en 1840."
    [3]

     

     LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)    « Jean de Grouchy, premier du nom sieur de Montérolier, né en 1354 et mort le 4 novembre 1435 à Harfleur, est un chevalier normand.

    Photo ci-contre extraite de http://seine76.fr/communes/communes_eco_result.php?var=HARFLEUR&activite=fleuristes

         Réputé brave parmi les braves, surnommé « le père des Cauchois », Jean de Grouchy versa plusieurs fois son sang en combattant les Anglais en Normandie au cours de la guerre de Cent Ans. Ayant appris qu’un certain nombre de Harfleurais, tolérés depuis 1415 par les Anglais dans Harfleur, étaient prêts à appuyer toute tentative contre les ennemis, il se joignit avec Floquet et Lahire aux Cauchois pour aider la conspiration de ces cent quatre habitants de Harfleur avec lesquels il put convenir d'un coup de main. Dans la nuit du 3 au 4 novembre 1435, tandis que Rieux détournerait l’attention de l’ennemi en tenant la campagne à la tête de quatre mille chevaux, il s’approcherait de la place avec les Cauchois enrôlés sous sa bannière pour saisir le moment favorable et enlever la ville de manière audacieuse. Un incendie, allumé au faubourg de la Porte de l’Eure par les cent quatre Harfleurais fidèles au roi de France, devait être le signal de l’attaque extérieure.

         Au point du jour, les sentinelles anglaises, ayant vu du haut des remparts le faubourg en flammes, donnèrent l’alerte et les troupes de la garnison sortirent avec le dessein d'éteindre l’incendie. Ce fut le moment que choisirent Grouchy et Le Carnier, un paysan à la tête des Cauchois révoltés, pour se précipiter du haut de la côte des Buquets qui domine Harfleur, s’engouffrer par l’ancienne brèche par où les Anglais avaient déjà pénétré en 1415 et s’emparer victorieusement de la ville, massacrant sans pitié tous les ennemis voulant s’opposer à leur triomphe.

         Malheureusement, en montant, à l’âge de 81 ans, à l’assaut de Harfleur, Grouchy fut au nombre des quarante assaillants qui furent tués sur la brèche. Les Anglais à nouveau maitres des lieux confisquèrent les biens des Grouchy. » [6] 


         An 1438 : les Anglais tentent de reprendre la ville.
         An 1440 : Talbot et 6 000 Anglais reprennent Harfleur défendue par Jehan d’Estouteville, fils de celui 1415, qui résiste pendant quatre mois.
         An 1449 : Charles VII reprend la lutte et libère toutes les villes de Normandie : Avranches, Verneuil, Evreux, Louviers, Rouen et le Cotentin.
         Décembre 1449 : Charles VII est devant Harfleur avec 6 000 hommes et 3 000 archers. Vingt-cinq navires bloquent le port et 1 000 hommes sont postés au prieuré de Graville.
         8 décembre 1449 : Deux grands hommes dirigent  le siège qui débute : Jean Bureau qui commande les mines et Jaspard qui commande l’artillerie. La ville est défendue par 1 600 Anglais.
         24 décembre 1449 : la ville capitule.
         1er janvier 1450 : Les Anglais rembarquent. La favorite de Charles VII, Agnès Sorel, prend la route pour voir son galant. Elle est enceinte, passe par Harfleur puis se rend à Jumièges où elle prend froid et meurt en février 1450.

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)

     

         29 décembre 1461 : Le « comte du Charolais » entre à Rouen. La Ligue du Bien Public éclate avec à sa tête Charles et le duc de Berry, frère de Louis XI.
    « La Guerre des Deux Roses » : Edouard d’York, chef du parti de la Rose Blanche disputait la couronne à Henri VI de la maison Lancastre, chef du parti de la Rose Rouge. Secondé par Warwick, Edouard prend la couronne en 1464 et se marie secrètement avec une fille de la maison Lancastre. Warwick, ulcéré, veut renverser le roi mais ,le complot éventé,  Warwick et Clarence s’enfuient , poursuivis par Edouard. Ils pillent en route les bateaux de Charles le Téméraire et se réfugient à Harfleur où ils retrouvent Marguerite d’Anjou, femme de Henri VI venue demander le secours à Louis XI. Ils se réconcilient avec elle et veulent remettre Henri VI sur le trône. Charles le Téméraire voulant se venger du pillage de ses bateaux résolut de capturer les deux lords anglais.
         13 juin 1470 : Vingt trois navires arrivent à Chef de Caux et Leure. (flotte Flamande du Duc de Bourgogne – 6 000 soldats). Le parlementaire de Charles arrive à  Harfleur. Reçu par Jean de l’Estendard, lieutenant d’Harfleur et second du comte de Dampmartin ainsi que d’autres notables, il leur fait part de la volonté de Charles de guerroyer contre les ducs anglais et non contre le roi de France. Charles, après quelques jours de pourparlers infructueux, se retire. Warwick, reparti d’Harfleur, réunit une armée de 60 000 hommes et proclame Henri VI roi. Il gagne la bataille de Nottingham et force Édouard à s’enfuir en Hollande. Harfleur se reconstruit rapidement : le port, les quais, les fortifications et l’hôtel de ville.
         An 1475 : Édouard VI relance l’idée de la guerre contre Louis XI. Envoi d’une flotte à Saint-Vaast la Hougue. Les défenses de la ville sont renforcées par l’expédition de nombreux canons. Harfleur possède 19 canons et 18 couleuvrines complétées par 43 bouches à feu et 71 couleuvrines envoyées par le roi.
         Juin 1478 : Une nouvelle flotte anglaise de 100 navires et 2 000 soldats, commandés par le comte Arundel, attaque Harfleur défendue par 100 hommes d’armes et 500 archers. La défense efficace oblige les Anglais à se retirer .Pendant ce temps, les Anglais, associés aux Flamands, pillent tous les navires français.
         25 février 1479 : Louis XI écrit aux Harfleurais et leur enjoint d’attaquer tous les navires anglais et flamands.
         Ans 1468 – 1478 : Construction d’un nouveau port. Le commerce est toujours aussi florissant malgré l’envasement qui s’accroît. Le roi vient plusieurs visiter Harfleur et son port.
         31 juillet 1485 : Henri Tudor, comte de Richmond, part d’Harfleur avec 4 000 hommes que lui fournit Anne de Beaujeu pour renverser Richard III d’Angleterre.
         An 1491 : Henri VII attaque Chef de Caux bientôt défendu par les Harfleurais. Les Anglais renoncent après quinze jours de combats.
         Février 1492 : Charles VIII, sensible aux malheurs subis par les Harfleurais, les exempte de tout impôt et leur accorde le droit de nommer quatre élus au gouvernement de la ville.
         An 1494 : Lorsque le roi attaque le royaume de Naples, les Harfleurais reconnaissants lui versent 1 000 livres tournoi.
         An 1495 : Le roi récupère les canons pour attaquer l’Italie.
         An 1502 : Peste à Harfleur. En un an le nombre d’habitants passe de 10 000 à 1 200.

         An 1516 : François Ier et l’amiral Bonnivet cherchent un nouvel avant-port à Harfleur et engagent les travaux au Havre de Grâce.
         Août 1520 : Visite de François 1er au Havre. Il réside à l’hôtel de la Rose Blanche à Harfleur.
         Janvier 1521 : Visite du Grand Sénéchal de Brézé – capitaine d’Harfleur et mari de Diane de Poitiers qui sera plus tard la favorite de Henry II.
         Janvier 1530 : la (prévôté ?)  d’Harfleur transférée au Havre.
    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)     An 1562 : Les Huguenots, alliés des Anglais, prennent et pillent Le Havre mais ne peuvent prendre Harfleur.
         Juillet 1563 : L’armée du roi met le siège devant Le Havre depuis Harfleur et Warwick se rend.
         An 1568 : Charles IX confirme les droits et exemptions d’impôts d’Harfleur.
         An 1584 : Ces droits sont à nouveau confirmés par Henri III.
         An 1590 : La ligue investit Harfleur sous le règne de Henri IV. Reprise par Biron en 1591, elle retombe aux mains des ligueurs en 1594. André de Villard-Brancas la redonne au roi. Tableau  ci-dessus montrant l'église Saint Martin vue des rives de la Lézarde - W Turner arts tabl.
         5 juillet 1594 : Henri IV confirme les privilèges d’Harfleur à Cossé Brissac.
         An 1621 : A l’avènement de Louis XIII au trône, une nouvelle guerre civile se déclare pendant la régence de Marie de Médicis. De peur de voir Harfleur se ranger aux côté des rebelles, Louis XIII fait détruire les fortifications." [3]
     

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)Port Notre-Dame (Port Militaire, Port Maritime) dit Clos aux Galées

         Histoire : Les clos aux Galées du Moyen Age sont les ancêtres des arsenaux. Dès sa création, le clos aux Galées de Harfleur est une annexe de celui de Rouen. Au 14e siècle, le garde du clos de Rouen organise pour le compte du roi l'armement de la place de Harfleur. De 1341 à 1378, des maisons sont réquisitionnées pour entreposer armes et vivres provenant du clos aux Galées de Rouen, le port n'ayant pas d'entrepôt. Dans le dernier quart du 14e siècle est crée au sud de la ville un clos aux Galées. Il consiste en un grand bassin fortifié dans lequel serpente le cours de la Lézarde avec des quais aménagés au nord. Pour réguler les eaux, un fossé avec écluse est creusé au nord pour retenir l'eau à marée basse. Le clos aux Galées est défendu par deux tours, la Petite et la Grosse Tour reliées par une chaîne. Il est entouré d'un rempart flanqué de tours. En 1386, l'hôtel de ville est affecté à l'entrepôt des armes et vivres, et en 1390, est mentionné sur le quai des Billettes (actuelle rue du Grand-Quai) l'hôtel des Piliers, possession du roi, pour le même usage. Une chapelle Notre-Dame-du-Bosc est attestée près de la grosse tour aux Chaînes. Une tour isolée, servant de vigie, dite aussi le Châtelet, est construite par Jacques Vaillant, maître des œuvres de maçonnerie pour le compte des Anglais, de 1425 à 1429. Après la reprise du port par les Français en 1449, de grands travaux de réparation ont lieu entre 1469 et 1478, le lit de la Lézarde est élargi.

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)     En 1472, un plancher de bois est établi. En 1473 ou en 1485, les tours de l'enceinte de la ville servent à leur tour à entreposer vivres et armes. Les travaux d'aménagement n'empêchent pas l'envasement irrémédiable du port et des 1512, le clos aux Galées est signalé en prairie. En 1517, un nouveau port est créé au Havre-de-Grâce. Au 18e siecle, l'emplacement du clos aux Galées est une prairie dont une partie est louée en 1799, le reste affecté au champ de foire. En 1839, les vestiges de la Tour Perdue ont été découverts et détruits en majeure partie en 1865. Les fondations de la Grosse Tour ont été mis au jour en 1868, et ceux de la petite tour en 1978. Ils sont à présent recouverts. Seule subsiste le front sud des remparts. En 1995 a été dégagée une partie du front ouest avec les fondations d'une tour
    Type : Inventaire général du patrimoine culturel ; Epoque : 4e quart 14e siècle ; 15e siècle ; Auteur(s) : Le Vaillant Jacques (maître maçon) [4]

     Document ci-dessus à gauche extrait de http://harfleur-histoireetpatrimoine.over-blog.com/tag/histoire%20autour%20de%20la%20ville/2
     

    Port de commerce, port fluvial

         Histoire : Le port de la station gallo-romaine de Caracotinum est sans doute un port fluvial ménagé entre les berges de la Lézarde, il commerce avec la Grande-Bretagne ; le port du moyen âge est en revanche un port de haute mer, l'estuaire de la Seine étant aux portes de la ville ; des 1035, Robert II, duc de Normandie, donné à l'abbaye de Montivilliers l'attache des vaisseaux dans ce port ; ce dernier, port d'allège et avant-port de Rouen peut abriter des flottes importantes, comme en 1060 les 40 navires d'Edouard le confesseur, roi d'Angleterre ; en 1281, il devient port souverain de Normandie et est agrandi ; en 1295, une flotte de 51 nefs est construite dans les ports de Harfleur, chef de Caux et l'Eure ; en 1299, les habitants de Harfleur creusent une tranchée pour couper les méandres de la lézarde mais se heurtent à l'opposition du port de Leure ; au 14e siècle, le commerce s'internationalise avec la hanse et les portugais et les catalans ; les quais sont renforcés en 1341 ; ce port de commerce est installé dans le cours de la Lézarde, au centre de la ville, entre le pont Gorand au nord et le pont aux chaînes au sud ; deux quais bordent un canal dont le niveau fluctue avec la marée ; pour réguler les eaux, des écluses ont été installées ; au nord, à l'entrée dans la ville la Lézarde est divisée en deux canaux voûtes par une porte d'écluse (porte des flots) puis se réunit en un seul canal ; à la fin du 14e siècle, un port militaire, dit clos aux Galées est créé, dépendant de celui de Rouen ; après les vicissitudes de la guerre de Cent Ans, le port s'envase, les marchands désertent Harfleur pour Leure, et en 1517, le port du Havre est créé pour servir d'avant-port ; en 1572, une dernière tentative de désenvasement a lieu, une tranchée est créée ; le clos aux Galées est comblé, mais le port de commerce est toujours utilisé ; au 17e siècle ses quais sont maçonnés en pierre de Caen ; en 1665, le creusement du canal Vauban doit en faire un arrière port du havre ; en 1808, les habitants réclament sa réouverture ; en 1838, la Lézarde est canalisée par l'ingénieur Pierre François Frissard ; la ville reçoit l'ancien lit qu'elle fait combler ; en 1887, le creusement du canal de Tancarville nécessite l'aménagement d'une nouveau port au sud de la ville par l'ingénieur Ernest Bellot ; il est inauguré en 1891, avec un trafic purement fluvial ; le dernier déchargement a lieu en 1974
    Adresse : quai de la Douane ; quai des Capucins
    Type : Inventaire général du patrimoine culturel
    Époque : antiquité ; 11e siècle ; 13e siècle ; 14e siècle ; 17e siècle ; 19e siècle
    Année de construction : 1281 ; 1469 ; 1838 ; 1887
    Auteur(s) : Frissard Pierre-François (ingénieur)Bellot Ernest (ingénieur)
    [4]

     

    Porte de Ville dite Porte de Montivilliers

         Histoire : La porte de Montivilliers construite au 14e siècle est connue par les comptes de la fin du 15e siècle ; c'était une double porte avec ponts dormants et ponts-levis, défendue par un large boulevard fortifié et comprenant une agglomération de tourelles ; s'y trouvait une fontaine (voûtée en brique en 1477) ; aucun vestige n'en a été découvert, mais elle est visible sur le plan du 17e siècle comme ayant un boulevard en fer à cheval comme la porte de Rouen
    Adresse : ancienne rue de Montivilliers
    Type : Inventaire général du patrimoine culturel
    Époque : 14e siècle
    Auteur(s) : maître d’œuvre inconnu"
    [4]

     

    Porte de Ville dite Porte de Rouen

         Histoire : La porte de Rouen était en réalité un ensemble de trois portes permettant d'accéder à la ville depuis la route de Rouen en passant par le clos aux Galées, contemporaines de la construction de l'enceinte de 1341 à 1361, et de celle du port a l'extrême fin du 14e siècle. Le portail des Quais ou " porte de Rouen dedans la ville " était constituée de deux tourelles. Au 17e siècle sont détruits les combles et les étages supérieurs d'une des tours de la poterne. Les vestiges sont visibles sur des plans du début du 19e siècle. La porte des Cerfs qui permettait de passer du clos à l'extérieur a conservé la tour nord de la poterne, le côté sud étant détruit en 1865 pour paver les voies publiques. Le boulevard placé en avant de la porte des Cerfs dans le fossé est détaché et subsiste, sauf le parement. Il a subi des remaniements au 16e siècle, notamment dans les canonnières
    Adresse : rue du Pont de Rouen
    Type : Inventaire général du patrimoine culturel
    Époque : 14e siècle
    Auteur(s) : maître d’œuvre inconnu"
    [4] 

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)
    Photo 2 : vue générale des élévations conservées de la porte de Rouen ; Auteur(s) : Duvernois, Bruno. Crédits : ADLFI (2006) extraite de https://adlfi.revues.org/5258 ; Photo 3 : extraite de http://harfleur-histoireetpatrimoine.over-blog.com/article-les-breves-du-patrimoine-n-31-124157986.html

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)
    Photo 1 : La porte de Rouen : l’une des trois portes qui protégeaient les Harfleurais des attaques anglaises. ©SWG http://www.normandie-actu.fr/harfleur-odyssee-dune-ville-forte_54417/ ; Photo 2 : Plan de masse du bâti et des sondages de la porte de Rouen Auteur(s) : Duvernois, Bruno. Crédits : ADLFI (2006) extraite de https://adlfi.revues.org/5258 ; Photo 3 : Les vestiges de la muraille du Clos sont toujours visibles de nos jours, traces du passé médiéval d’Harfleur. ©SWG extrait de http://www.normandie-actu.fr/harfleur-odyssee-dune-ville-forte_54417/

     

     Extrait du site https://www.youtube.com/watch?v=DH_smD5WC4M

     

     Porte de Ville dite Porte de l'Eure ou Leure

         Histoire : La porte de l'Eure contemporaine de l'enceinte construite entre 1341 et 1361 était postée en direction du village de l'Eure et était protégée par un ouvrage avancé, le boulevard ; des ponts dormants permettaient de franchir les fossés protégés d'une palissade extérieure ; les comptes indiquent deux voûtes garnies de herses ; elle est reconstruite en 1674 ; elle est démantelée et un vestige subsiste jusqu'au milieu du 19e siècle, visible sur des plans de l'époque ; il est détruit en 1864 ; en 1991, des vestiges de maçonnerie ont été découverts ; en 1995, les travaux d'aménagement de la nouvelle entrée de ville ont détruit en partie des vestiges enfouis de la porte ; le reste a été fouillé, l'ensemble est à nouveau recouvert
    Adresse : rue de l'Eure
    Type : Inventaire général du patrimoine culturel
    Époque : 14e siècle
    Auteur(s) : maître d’œuvre inconnu"
    [4]

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime) LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)

        

         « Toute la vie d’Harfleur fut concentrée autour de son port, le Clos aux Galées, simple bassin bordé de quais, conçu sur le même modèle que celui de Rouen, mais beaucoup moins important. L’Hôtel des Piliers servait d’arsenal maritime. Deux grosses tours, dites Tour aux chaînes, gardaient l’entrée du port depuis le troisième quart du 14e siècle. La chaîne était tendue la nuit, et le jour en temps de trouble. La tour du Pot d’Étain au nord, celles de la Planchette et du Nid de Pie à l’est, d’autres petites tours au sud et à l’ouest, montaient la garde. Le Pont aux Chaînes unissait le Clos aux Galées, port militaire, et le bassin du commerce proprement dit, constitué par le lit même de la rivière d’Harfleur, la Lézarde d’aujourd’hui. L’envahissement de la vase obligea les capitaines de la ville à recourir fréquemment à la corvée. On trouve en 1354 la première mention des fortifications de pierre d’Harfleur, que les Anglais trouvèrent solides et bien gardées, et qu’ils entretinrent eux-mêmes soigneusement au temps de l’occupation. Elles furent détruites en 1621 par ordre de Mazarin. Trois grandes portes fortifiées donnaient accès à la ville : au nord, celle de Montivilliers ; à l’est, celle de Rouen ; à l’ouest, celle de l’Eure. Portes et poternes étaient fermées à la tombée de la nuit. Entre elles couraient les remparts, solides et épais, renforcés de tours très nombreuses : entre la porte de Montivilliers et celle de Rouen, la tour Toustre, les tours des Minots (ou Jehan Leconte), de la Trahison, du Cygne, du Serpent (ou du Dragon), du Limaçon, Mortier ; entre les portes de Rouen et de l’Eure, les tours du Pot d’Etain et du Lion (ou tour aux Chaînes), et la tour perdue au milieu du Clos aux Galées ; entre les portes de Leure et de Montivilliers, les tours Jehan d’Yvry, de la Grue (ou de la Cigogne), des Moulins, la tour derrière le Presbytère, celle-ci servant de dépôt à l’artillerie et à la poudre. Les fossés étaient remplis d’eau, et la ville en tira profit en affermant la pêche. Le système défensif, avec canonnière et mâchicoulis, était très perfectionné. Les rois s’intéressèrent beaucoup à l’entretien des fortifications et multiplièrent à cet effet les octrois et les concessions. » [5]  

     

    Sources :

     

    [1] https://fr.geneawiki.com/index.php/76341_-_Harfleur

    [2] extrait de http://www.harfleur.org/fortifications.htm

    [3] Extrait du site : http://www.harfleur.org/histoire.htm

    [4] http://www.actuacity.com/harfleur_76700/monuments/page3

    [5] Extrait de http://www.archivesdepartementales76.net/instruments_recherche/FRAD076_IR_E_003E006_Harfleur.pdf

    [6] https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Grouchy

    [7] (tiré du Livre de J.Lachastre) http://www.harfleur.org/breche.htm

    [8] https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Shakespeare_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes,_traduction_Hugo,_Pagnerre,_1873,_tome_12.djvu/109

     

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    Ci-dessus, "reportage photos" réalisé par Gilloudifs en 2017.

     

    Bonnes pages :

     

    http://ecoles.ac-rouen.fr/sand2/mosaique/h5.htm

    http://www.harfleur.org/fortifications.htm

    http://www.harfleur.org/histoire.htm

    http://www.harfleur.org/defense.htm

    http://www.harfleur.org/breche.htm

    http://www.actuacity.com/harfleur_76700/monuments/page3

    http://www.archivesdepartementales76.net/instruments_recherche/FRAD076_IR_E_003E006_Harfleur.pdf

    http://galipot.org/guppy4-6/mobile/articles.php?lng=fr&pg=57

    https://adlfi.revues.org/5258

     

     

    La « Tour perdue » du port d’Harfleur... retrouvée...

    Extrait Patrimoine Normand N°94 par Erik Follain & Bruno Duvernois 

     

    LES REMPARTS D'HARFLEUR (Seine-Maritime)      « Lors de travaux de voirie, des vestiges de la « Tour perdue » ont été découverts à l’angle de la place d’Armes. Autrefois isolée au milieu du Clos aux Galées, port et arsenal royal, elle est également connue comme « Chatelet ». Elle était le cœur de la défense de la partie portuaire de la ville et avait également la fonction d’amer et de vigie. Jacques Vaillant, maître des œuvres de maçonnerie,  l’aurait construite pour le compte des Anglais entre 1425 et 1429.
         C’est à faible profondeur que sont apparues des maçonneries correspondant environ à un huitième de la surface de la tour. Un court tronçon de parement courbe permet de restituer un diamètre entre 18,00 et 19,00 m. La masse du blocage observée confirme une épaisseur du mur de la tour de 5,50 m. Les assises du parement sont réalisées en pierre de Caen et présentent un très léger fruit 1. Au-delà du parement courbe, un massif rectangulaire, saillant de 1,10 m et large de 4,57 m, pourrait être un dispositif reliant la « Tour perdue » à la porte aux Cerfs (DUVERNOIS (B) et FOLLAIN (E) La porte de Rouen : un témoignage du passé médiéval d’Harfleur, Patrimoine Normand n° 91 octobre 2014, p. 80-85). La salle basse de 5,90 m de diamètre, qui se situait à ras du plan d’eau à marée haute, n’a pu être reconnue. Cependant, une partie de son escalier à vis, quatre marches monolithes, a été dégagée. Un conduit vertical (0,51 m x 1,60 m) de latrines a par ailleurs été vidé sur une hauteur de 1,60 m. De section rectangulaire, il comporte vers l’intérieur de la tour une petite face en glacis caractérisée par une forte inclinaison.

         Les vestiges ont été ré-enfouis pour les protéger sous le plateau piétonnier. Cette découverte enrichit nos connaissances du port militaire médiéval d’Harfleur et prend toute son importance lorsque l’on considère la rareté des ouvrages construits par les Anglais sur le sol français lors de la guerre de Cent Ans. Bien évidemment, les vestiges sont arasés et limités au premier niveau de l’ouvrage. Pourtant, il faut souligner que nous disposons de deux documents pour connaître l’architecture de la « Tour perdue ». Une miniature des Vigiles de Charles VII, de Martial de Paris, dit d’Auvergne (conservées à la BNF) et un graffito de l’église paroissiale, montrent le tocsin qui occupait le sommet de la tour et les fenêtres à croisées de son dernier étage. »
    1) Inclinaison d'un mur pour en épaissir la base afin de mieux en assurer la stabilité.

    Retrouvez l'article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
    (n° 94, Juillet-Août-Septembre 2015) http://www.patrimoine-normand.com/article-101759-harfleur-on-retrouve-la-tour-pe.html

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