• LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)

     Le château de Roche Fouet ou Roche d'Orival

     

    « Les Roches d'Orival :  Espaces Naturels Sensibles

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)     Ce site présentant un grand intérêt écologique est connu pour être un élément majeur du patrimoine naturel haut-normand pour la qualité de son paysage, de sa flore et de sa faune.
    Situées sur les communes d’Orival, d’Oissel et Grand-Couronne, les roches d’Orival représentent une superficie de 105 hectares. Ce site offre un espace de verdure et de détente pour les citadins et le public de proximité (activités de plein-air, traversée du GR 2), ainsi qu’une vue sur la vallée de la Seine. Il comporte également un intérêt patrimonial et historique important avec les habitations troglodytes. » [1]

    Photo ci-dessus extraite de http://orival76.free.fr/Photos.htm

     

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          Orival « Citée sous les formes "Aurea valle", "Aureavalle", "Aureavallis", "Aureamvallem", "Aurivalum", "Aurivallis", "Aurival" ou "Aurivallé et quelquefois "Dorival" dans des lettres, chartes et missives du 12e siècle. » [2]

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)     « Le Château Fouet se distingue encore par la présence de pans de maçonneries ruinées, en silex et calcaire. Cette résidence royale fut édifiée par les deux derniers ducs de Normandie et rois d’Angleterre Richard Cœur de Lion et son frère Jean sans Terre entre 1195 et 1202.

         Placée en haut d’un promontoire rocheux qui constituait une défense naturelle et un poste de surveillance idéal, elle protégeait Rouen, capitale du duché, d’une attaque du roi de France par la Seine. Elle comportait une chapelle, des chambres, cuisines, celliers et étables enfermés dans de hauts murs fortifiés. Ce site offre un remarquable point de vue sur la boucle de Seine. » [3] 

     

         « Il subsiste quelques ruines de cet édifice qui dorment en bordure du GR2 sur les hauteurs d'Orival. Selon une légende du début du 20e siècle, un souterrain relierait le château de Roche Fouet au château Robert le Diable. Ce n'est malheureusement qu'une légende ! » [4] 

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)

     Plan hypohétique de l'emplacement du Château Fouet à Orival ; blason d'Orival par Chatsam - Treball propi, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9953548

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)     « Rappelons brièvement l'histoire et la situation du site. La Roche Fouet est un pan de falaise en saillie surplombant l'ancienne « île Fréret » et donnant vue sur l'autre rive sur la limite entre Saint-Aubin et Cléon au Port Angot. » [5]

     

         « A la fin du 12e siècle, Richard Ier Plantagenêt Coeur de Lion, soucieux de protéger la Normandie convoitée par Philippe Auguste, alors roi de France, fît entreprendre un programme de construction de cinq forteresses. » [4] : 

    « (Les Andelys, Arques la Bataille, Montfort sur Risle, Moulineaux, Radepont), Orival en 1195, fait partie de cette série d'édifices et permet de surveiller l'amont de Rouen et les plateaux environnants. » [5]

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)     « La construction du château de Roche Fouet fût ordonnée en 1195 par Richard. Celui-ci succombant lors du siège de Chalus en 1199, la forteresse fût bâtie sous le règne de son frère Jean sans Terre entre 1199 et 1203. (...)

         Jean Plantagenêt ou Jean sans Terre, frère de Richard séjourna fréquemment au château d'Aurival. Après son couronnement à Westminster le 27 mai 1199, il y séjourna 12 jours entre juillet et octobre de la même année.
         A relever le 11 juillet 1199, Jean sans Terre signa une charte confirmant à Geoffroy, changeur à Rouen, une rente de 50 livres par an. (...)
         L'année suivante il vînt à Roche Fouet le 11 janvier, le 9 et 26 mai.

         En 1201, le 19 octobre.
    1202 fut l'année où il séjourna le plus longtemps. Du 14 au 18 mars, du 10 au 17 avril, le 28 du même mois, le 31 mai, du 14 au 16 juin et le 24 juillet.
         On le revît le 6, 15 et 16 juin 1203. sa dernière apparition au château aura lieu du 2 au 4 août de cette même année. Après s'être rendu coupable de l'assassinat de son neveu Arthur. » [4]

    Reconstitution ci-dessus : vue prise du haut de la Roche Fouet ; La Roche Fouet vue de Cléon ; Essai de restitution du Château-Fouet ; Les ruines du Château-Fouet. Histoire d'Elbeuf, par H. Saint-Denis.... T. I. depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'année 1450 ; Date d'édition : 1894-1905 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k147295p/f270.image.r=%22Roche%20Fouet%22

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)     « Ce château sera ruiné en 1203 à la suite de la condamnation du frère de Richard, Jean de Mortain dit « Jean sans Terre » par Philippe Auguste, pour le meurtre de son neveu, notons que Richard Coeur de Lion est mort le 6 avril 1199 pendant le siège de Châlus, d'une blessure non soignée (alors que l'on savait soigner à l'époque) due à un carreau d'arbalète.

         Le château Fouet fut parait-il réhabilité à plusieurs reprises par les Anglais lors de la guerre de Cent ans, puis de nouveau ruiné, il aurait également servi de banque de matériaux puis de refuge à des brigands, avant de sombrer définitivement dans l'oubli. » [5] 

    Carte ci-dessus de Charles Brisson : Orival et ses principales curiosités naturelles et historiques ; 1923.

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)     « Pendant la guerre de Cent Ans, en 1359, les ruines de la forteresse sont occupées par une bande de routiers « anglais » (terme servant finalement à désigner tous les pillards à l'époque). Ces soldats se livrent à des pillages dans la région et bloquent toute navigation sur la Seine entre Rouen et Paris. Cette situation provoque l'intervention d'une petite « armée » venue de Rouen qui met le blocus devant la forteresse. Cependant, les routiers n'évacuent les ruines qu'en décembre 1360 après paiement d'une rançon. » [2]

     

         « Les quelques lignes d'histoire concernant ce château nous viennent du précieux Domesday Book, ouvrage initié par Guillaume le Conquérant. Malheureusement, il n'est pas connu à ce jour d'image ou de gravure représentant la forteresse. » [4]

     

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    Ci dessus différentes photos du site de la Roche Fouet : photo 1 extraite de http://craies.crihan.fr/?page_id=20210 ; photo 2 extraite de http://www.orival76-mairie.fr/la-commune/patrimoine ; photo 3 extraite de http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2009/09/06/14974891.html ; photo 4 extraite de https://plus.google.com/photos/115606528959498593578/albums/5780215059258813329 : photos 5-6 extraites de http://randonneurs76.free.fr/02-01-GR2RochesOrival/images/28_080914-GR2-la_Roche_Fouet.jpg

     

    Anecdotes extraites de http://orival76.free.fr/Anecdotes/Fouet.htm

     

         « Un souterrain à fleur de terre relierait les deux châteaux d'Orival et Moulineaux, éloignés d'environ 5 à 6 kilomètres, au 19ème siècle, une partie de ce souterrain ce serait écroulée ainsi le garde forestier de l'époque y aurait retrouvé des armes et des pièces d'or. Il est à noter qu'il était à l'époque de notoriété publique que ce garde forestier en plus de tomber dans les souterrains, tombait les bouteilles, inutile d'expliquer que personne ne fut jamais capable ni de retrouver la partie effondrée du souterrain, ni de voir les armes et les pièces.

         Un ancien habitant d'Orival, aujourd'hui décédé, racontait qu'étant enfant, il jouait dans une salle souterraine sous le château dont l'entrée ce situait sous la tour effondrée, principal vestige du château Fouet. Je n'ai jamais tenté de vider le remplissage sous cette tour, les fouilles étant interdites, on ne vérifiera sans doute jamais cette anecdote. On peut noter que cette cavité expliquerait en partie la façon dont les murs se sont effondrés.

         « Dans les années 80 des prospecteurs seraient venus visiter la Roche Foulon, et outre quelques pièces métalliques sans intérêt, il n'auraient rien retrouvé, en revanche, ils auraient effectué une détection de cavités avec un « appareil spécial », je ne suis pas parvenu à savoir comment fonctionnait cet appareil, il semblerait qu'il y ait une salle quelques mètres sous le plancher, salle qui représenterait tout la surface du mamelon de la Roche Fouet. Disciple de Saint Thomas... je ne peux que distribuer ces infos au conditionnel. Là encore, nous ne sauront sans doute jamais. » [5]

     

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     Quelques vestiges du Château Fouet : photo 1 extraite de https://www.facebook.com/357448457785261/photos/a.621727114690726.1073742125.357448457785261/621738864689551/?type=3 ; photo 2 extraite de http://www.paris-normandie.fr/region/randonnee-photo-sur-les-roches-d-orival-PF10370935 ; photo 3 extraite de http://www.onf.fr/activites_nature/sommaire/boutique/++oid++1c71/@@display_gallery.html?image=13

     

         Site classé : La falaise « la Roche Fouet », les ruines du château qui la surmonte et les abords (Orival) (23/01/1926).

     

         Ci-dessous le guide "Les sentiers pédagogiques autour de la Maison des forêts d'Orival" http://www.onf.fr/activites_nature/++oid++1c71/@@display_leisure.html

     

     

    A proximité : l'oppidum d'Orival

     

     LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)    « Situé sur la voie antique Rouen-Evreux, l’oppidum d’Orival est établi sur une colline de 45 hectares, naturellement protégé par une falaise dominant la Seine au sud et par des pentes escarpées au nord et à l’ouest. Il est doté d’un double système de fortification, l’un principal, constitué d’un talus précédé d’un fossé et d’une contrescarpe, l’autre délimitant uniquement l’extrémité de l’éperon. Les structures précises de ces fortifications sont mal connues en l’absence de fouilles. La hauteur entre le fond du fossé et le sommet du talus atteint 3,5 m.
    L’entrée principale, au nord, est constituée d’une porte à ailes rentrantes avec un couloir d’accès de 18 m de long.

          L’occupation interne est connue grâce à des fouilles menées au début du 20e siècle. Elles ont permis de mettre en évidence un fanum à cella carrée entouré d’une galerie maçonnée, ainsi que d’un autre bâtiment romain. La découverte de céramiques datées de La Tène finale, à proximité de la porte, permet de documenter l’occupation protohistorique du site.
         C’est pourtant l’occupation gallo-romaine qui est la mieux connue, avec le fanum qui a livré de la céramique et une monnaie de Tétricus datée du 3e siècle ap. J.-C ». [6] texte et plan extraits de http://www.oppida.org/page.php?lg=fr&rub=00&id_oppidum=135

     

    Ci-dessous le livret de présentation de l'oppidum d'Orival (La Crea) http://www.onf.fr/activites_nature/++oid++1c71/@@display_leisure.html

     

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://www.seine-maritime-tourisme.com/diffusio/fr/je-choisis/une-visite/sorties-nature/orival/les-roches-d-orival_TFOPNANOR076FS00037.php

    [2] Extrait du site Wikipédia

    [3] Extrait de https://cdt76.media.tourinsoft.eu/upload/Guide-Les-sentiers-pedagogiques-autour-de-la-Maison-des-Forets-d-Orival.pdf

    [4] Extrait de http://genesaeglain.free.fr/norman_roche_fouet.htm?u0=1&u1=5&u2=5&u5=arinv&u6=00000&u7=undefined

    [5] Extrait de http://orival76.free.fr/Anecdotes/Fouet.htm

    [6] Extrait de http://www.oppida.org/page.php?lg=fr&rub=00&id_oppidum=135

     

    Bonnes pages :

     

    http://orival76.free.fr/Anecdotes/Fouet.htm

    http://genesaeglain.free.fr/norman_roche_fouet.htm?u0=1&u1=5&u2=5&u5=arinv&u6=00000&u7=undefined

    http://orival76.free.fr/Presse.htm

    https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/583778-panorama-de-la-roche-fouet

    http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article6001&id_document=12346

    http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2010/01/09/16442650.html

    http://orival76.free.fr/Bibliographie.htm

    https://plus.google.com/photos/115606528959498593578/albums/5780215059258813329

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)HOUDIN René : Orival, Forteresse médiévale de la Roche Fouet, de l'origine à nos jours ; 2000 ; 13 p.

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