• LES REMPARTS D'IGE (Orne)

    LES REMPARTS D'IGE (Orne) LES REMPARTS D'IGE (Orne) LES REMPARTS D'IGE (Orne)

    A droite, une  photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         « La motte féodale dite Garenne-de-la-Motte est une motte castrale située sur la commune d'Igé, dans le département de l'Orne. » [1] Elle se trouve dans le bois de bois de la Roche. La Motte d'Igé était sans doute un poste de défense avancé de Bellême. (NDB)

     

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     Plan de situation de la motte d'Igé dans le bois de la Roche ;blason de la famille de Montgommery : Blason dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As. http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Montgommery_Normandie

     

    Descriptif

     

         « Le domaine conserve trois mottes visibles, celle du Bois de la Roche étant la motte principale.(...) La motte présente une circonférence à la base d'environ 80 à 100 m. La basse-cour a disparu, mais les fossés sont encore nettement visibles. » [2]

     

    Histoire

     

    LES REMPARTS D'IGE (Orne)     « Selon Philippe Siguret, c'est sur cette motte que s'élevait le château de Roche d'Igé (de Rupe Ialgeo) que Mabile de Bellême reprit à la famille ennemie des Giroie.

         Située sur la colline de la Roche, à l'ouest du village d'Igé et à proximité nord de la route de Bellême au Mans, la motte castrale faisait partie du système de défense établi aux marches du comté du Perche. » [1]

    Ci-dessus, une photo aérienne des années 1950-1065 extraite du site Géoportail.

     

    L'affaire de Bures, 1082 :

     

    LES REMPARTS D'IGE (Orne)     « … Roger de Montgomeri, après la chute de la famille de Giroie, posséda, pendant près de vingt-six ans, tout le patrimoine d'Echaufour et de Montreuil. D'abord, tant que vécut sa femme Mabile, qui avait toujours détesté les Giroie, fondateurs du couvent de Saint-Evroult, Roger, à son instigation, vexa l'abbaye en plusieurs circonstances. Enfin le juste arbitre qui épargne avec bonté les pécheurs, mais qui frappe rigoureusement les impénitens, permit que cette méchante femme, qui s'était teinte du sang de beaucoup de personnes, et qui avait forcé tant de nobles, deshérités par la violence, d'aller mendier chez l'étranger, tombât sous le glaive de Hugues (Hugues de Salgey), auquel elle avait ravi un château qui était situé sur La Motte d'Igé et qu'elle avait ainsi privé injustement de son héritage paternel. Dans la douleur qu'il éprouvait, il conçut une entreprise audacieuse réuni à ses trois frères, et doué d'une grande vaillance, il parvint de nuit â la chambre de la comtesse, dans un lieu sur la Dive, que l'on appelle Bures, la trouva au lit, où elle venait de se mettre après les délices du bain et, pour prix de son patrimoine ravi, lui coupa la tête avec son glaive. Apres le meurtre de cette cruelle princesse, beaucoup de personnes se réjouirent de sa chute, et les auteurs de ce grand attentat se hâtèrent de fuir dans la Pouille. Hugues de Montgomeri se trouvait à Bures avec seize chevaliers; ayant appris le meurtre de sa mère, il se mit à poursuivre les assassins fugitifs mais il ne put les atteindre, parce qu'ils avaient eu le soin prévoyant de rompre derrière eux les ponts des rivières, pour ne pas tomber entre les mains des vengeurs de Mabile. L'hiver d'ailleurs, les ténèbres de la nuit, les inondations arrêtaient les poursuites, et les fugitifs, après s'être vengés, ne tardèrent pas à quitter la Normandie... » [3] 

    Photo ci-dessus : motte castrale de la Roche, dite motte féodale Garenne-de-la-Motte, à Igé, dans l'Orne par Pucesurvitaminee — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27972494

     

         « Quoi qu'il en soit, on voit par un autre passage d'Orderic Vital (loco citato livre VIII) que la Motte d'Igé était au nombre des places que tenait à la fin du 11e siècle, Robert II Talvas, dit Robert-le-Diable, comte de Belesme et baron du Sonnois. Après la confiscation des biens de celui-ci, par Guillaume le Roux, elle fut donnée vers 1117 avec Alençon, Sèez, le Mesle-sur-Sarthe, et plusieurs autres places de la Normandie, du Perche et du Maine, à Thibault comte de Blois, neveu de Talvas, lequel les céda à Étienne, comte de Mortain, son frère, pour lui tenir lieu de la portion de l'héritage de leurs père et mère, à laquelle il avait droit (...)

         Par un acte du mois d'octobre 1360, fait à la suite du traité de Bretigny, et pour en assurer l'exécution entre Jean, roi de France et Édouard III, roi d'Angleterre, la motte d'Igé est comprise au nombre des places occupées par les Anglais dans la Normandie, le Perche et le Maine, dont la remise doit être faite au roi de France. » [4] 

     

    Protection :

     

         « Les restes de la motte féodale sont inscrits aux monuments historiques depuis le 10 juin 1975. » [1]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00110826

    [3] Extrait de l'Histoire de Normandie par Orderic Vital (1075-1142 ?), traduit par Louis-François du Bois (1773-1855) ; Éditeur : J.-L.-J. Brière (Paris) 1825-1827

    [4] Extrait de la Revue historique et archéologique du Maine ; Mamers, G. Fleury & A. Dangin, imprimeurs ; Le Mans, Pellechat [etc.] 1887

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