• LES REMPARTS DE CAUDEBEC-EN-CAUX (Seine-Maritime)

    LES REMPARTS DE CAUDEBEC      Le rôle militaire de Caudebec-en-Caux commence avec la Guerre de Cent ans. Vers 1364-1369, des remparts de 3 à 4m d’épaisseur sont construits autour de la ville. Cinq lourdes portes gardent les entrées de la cité, reliée aux ports de Rouen et Harfleur et au château du Maulévrier qui contrôle le passage vers le plateau de Caux.
         Henri V d’Angleterre assiège la cité et s’en empare en 1415. Des insurrections éclatent mais elles prennent fin par la nomination de Foulques Eyton en 1438 comme capitaine du Pays de Caux, basé à Caudebec. En 1450, la Normandie redevient française, mais elle sort très appauvrie de cette période de conflits. À la fin du 15e siècle, un regain économique se fait sentir. La plupart des maisons à pans de bois de la ville sont construites à cette époque. Les incendies sont redoutés car les maisons à ossature en bois brûlent vite. En 1480, Louis XI ordonne la construction des tours d’Harrefleu et de Rouen afin d’améliorer les fortifications.

     

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    A gauche, un extrait d’un plan de Caudebec-en-Caux de la première moitié du 18e siècle par Nicolas Magin

     

    LES REMPARTS DE CAUDEBEC     À la fin du 16e siècle, les guerres de religions éclatent. Alors qu’une grande partie de la Normandie soutient la Ligue soutenue par les Espagnols, la ville reste partisane d’Henri IV. Lorsqu’en 1592, ce dernier reprend la cité, qui a succombé vingt jours plus tôt à la Ligue, il est accueilli chaleureusement par la communauté protestante de Caudebec. Avec l’Édit de Nantes, l’industrie reprend un nouvel essor. Des fabriques de gants de peau de chèvre très fine font la réputation de la ville, comme son activité portuaire intense. Les manufactures de chapeaux connaissent aussi un essor important : le célèbre Caudebec, chapeau noir avec une plume noire, lancé par les Huguenots, devient à la mode.

     

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     Le 2 août 1589, le roi Henri III ayant été assassiné, le protestant Henri de Navarre accède au trône. Mais les ligueurs refusent de le reconnaître. Chassé de Paris, il concentre ses troupes et son attention en Normandie au plus près de ses alliés Anglais. Cette gravure extraite du site, http://www.rouen-histoire.com/HenriIV/index.htm est d'origine allemande. 10 mai 1592 : Les troupes du duc de Parme sont rangées autour de Caudebec, sur le plateau entre cette ville et Yvetot. Henri IV est près de cette ville. Les combats ont lieu en particulier autour de Louvetot. Le duc de Parme y reçoit une grave blessure qui ne l'empêche pas de mener à bien une retraite ordonnée, faisant traverser la Seine à ses troupes sur des radeaux. Le roi, tente de lui couper la route en contournant Rouen et en traversant la fleuve à Pont de l'Arche. La vallée de la Rançon est à l'ouest de Caudebec au lieu de l'est...

     

         En 1620, 1624 et 1636 des épidémies de peste font de nombreuses victimes. En 1636, on compte1 500 morts en 3 mois. On ferme les portes, met de l’eau dans les fossés et on interdit aux habitants de quitter la ville.

    LES REMPARTS DE CAUDEBEC     En 1685 la révocation de l’Édit de Nantes entraîne l’exode des protestants et le déclin de l’industrie chapelière. Au 18e siècle, Caudebec-en-Caux reste une ville importante au niveau judiciaire et administratif. À cette époque, les demeures de briques et de pierres qui bordent aujourd’hui Caudebec sont bâties.

         Les fortifications sont rasées aux 17e et 18e siècles car devenues inutiles.

     

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    Photo à gauche de la tour d'Harfleur extraite du site : http://www.monumentum.fr/anciennes-fortifications-pa76000006.html  ; à droite, photo extraite du site : http://www.caudebec-en-caux.fr/decouvrir/phototheque-2/

     

    Les tours d'Harfleur ou d'Harrefleu et des Fascines (fortifications médiévales)

         Souvenirs des anciennes fortifications qui protégeaient Caudebec, ces deux tours datent des 14e et 15e siècles. Enjambant les deux petites rivières Sainte-Gertrude et Ambion, elles rappellent le passé mouvementé de cette ville. Au nord de la tour des Fascines se trouvaient des marais ; une salle voûtée y existe encore. Dans le couloir, on trouve des vestiges d’un escalier de pierre qui devait accéder aux terrasses supérieures. La tour des Fascines a été ainsi nommée parce qu’elle a été construite sur l’emplacement même d'une tour bâtie à la hâte avec des fascines ou fagots assemblés.

     

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    Caudebec-en-Caux par Joseph Mallord William Turner [1832]

     

         La tour d’Harfleur ou d'Harrefleu présente un intérêt historique puisque c’est un exemple d’architecture militaire et le dernier vestiges des fortifications Les travaux de reconstruction entrepris dès 1945 ont permis de mettre à jour leurs fondations. Démolie en 1783, la tour d’Harfleur doit son nom au fait qu’elle était reliée à la route qui menaient à Harfleur, ville très importante alors appelée Harrefleu [inscription par arrêté du 28 février 1996]

     

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    La tour des Fascines à gauche ; la tour d'Harfleur au centre ; la maison des Templiers à droite. Photos extraites du site : http://36000communes.canalblog.com/archives/2013/04/09/26886459.html

     

    Maison des Templiers (12e et 13e siècles)
    L’un des seuls bâtiments civils de la fin du 12e et du début du 13e siècle dans la région, cette maison classée Monument historique depuis 1889 a pu appartenir aux Templiers, ordre militaire et religieux supprimé par le roi de France en 1307. Elle accueille aujourd’hui le musée Biochet-Bréchot, musée d’histoire et d’archéologie locale qui montre divers objets, poteries, dessins, gravures et lithographies découverts entre autres sur le site du Calidu. Des concerts et des expositions y ont lieu régulièrement. Elle a été sauvée par une association. C'est l'une des rares maisons normandes de cette époque du Moyen Âge.

     

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    Les deux photos à gauche : l'ancienne prison et de l'église Notre-Dame sont extraites du site : http://www.caudebec-en-caux.fr/decouvrir/phototheque-2/ ; Les deux photos de droite montrent l'glise Notre-Dame : Cette église de style gothique flamboyant est l’une des plus belles de Normandie. Elle a connu trois grandes périodes de construction (11e siècle, 1382, 1426) au cours desquelles elle n’a cessé de s’agrandir. Ses magnifiques vitraux et ses façades ornées de sculptures font la richesse de cette église.

     

    Ancienne prison

         Du 14e siècle, c'est le seul bâtiment qui subsiste de l'ensemble judiciaire royal. L’ancienne prison, à admirer de l’extérieur, se situe dans la vieille ville, au niveau des remparts. Elle fut construite pendant le règne de Charles V, dit le Sage, et accueillit le grand bailliage de Caux au 18e siècle.

    Article établi d'après http://nanienormandie.canalblog.com/archives/2007/10/15/6420555.html et http://www.caudebec-en-caux.fr/decouvrir/phototheque-2/

     

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    Plan hypothétique des remparts de Caudebec-en-Caux ; Blason de Caudebec-en-Caux par Spedona — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4566437

     

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         « En 1364, une surimposition est accordée à la ville pour travailler à "la clôture et fortification qui est si bien avancée qu'elle est en la plus grande partie faite". Elle est achevée en 1374 et se compose de quatre fronts formant un trapèze, précédés de fossés alimentés en eau par des prises sur les deux rivières de Caudebec. Une tour s'élève à chaque angle, la tour des Fascines au nord-est, plus importante que les autres servant de donjon, et trois portes donnent accès à la ville. La porte d'Harfleur, défendue par deux petites tours, ouvre au nord du front ouest, la porte de Maulévrier, plus simple, ouvre en face dans le front est et la porte de Rouen, la plus importante, avec réduit et caserne dans l'angle sud-est. Le front sud borde le quai et ouvre par trois portes. Un ouvrage, dit la forteresse de la Mordière est élevé sur le front ouest, au nord de la tour d'angle sud. A la fin du 15e siècle, la tour des Fascines est adaptée à l'artillerie à feu. Ces fortifications sont démantelées au cours du 18e siècle. Sur le cadastre ancien subsistaient la tour Saint-Martin et les vestiges de l'ouvrage de la Mordière sur le front ouest, et la tour des Fascines sur le front est, le tracé des remparts restant visible dans le parcellaire. Le fossé nord est aménagé en canal régulateur. Les vestiges de la porte de Rouen sont rasés en 1864. Il subsiste aujourd'hui les bases des tours Saint-Martin et des Fascines. » article extrait du site gouvernemental : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA00021314

     

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     Bonnes pages :

    http://m2pat.urouen.free.fr/fiotnic/?page_id=14

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