• LES REMPARTS DE BLANGY-SUR-BRESLE (Seine-Maritime)

    LES REMPARTS DE BLANGY-SUR-BRESLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE BLANGY-SUR-BRESLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE BLANGY-SUR-BRESLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE BLANGY-SUR-BRESLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE BLANGY-SUR-BRESLE (Seine-Maritime)

     

    LES REMPARTS DE BLANGY-SUR-BRESLE (Seine-Maritime)      « Blangy était anciennement une place forte, avec murailles solides, tourelles, portes, fossés d'enceinte profonds. Située dans la partie la plus productive du comté d'Eu, au centre des possessions des principaux vassaux de ce comté exposée aux déprédations des seigneurs de la Picardie et du Ponthieu, il lui fallait, en effet, se tenir constamment armé pour la protection de ses biens, des deux monastères, des cinq églises et chapelles, et des hôpitaux et maladreries placés dans la circonscription de ce beau domaine féodal. » (Page 18) […]

     

    LES REMPARTS DE BLANGY-SUR-BRESLE (Seine-Maritime)  LES REMPARTS DE BLANGY-SUR-BRESLE (Seine-Maritime)

     Ci-dessus plan hypothétique de Blangy-sur-Bresle : à part les trois portes placées sur ce plan, je n'ai aucune certitude concernant le tracé des remparts de cette cité. La ville est cernée par des canaux qui sont les probables fossés de la ville médiévale. Ils marquent, peut être, les limites de l'enceinte disparue. L'enquête continue...

    Blason par I, Koro, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2391750

     

         « L'enceinte de la vile était en briques avec trois portes désignées sous les noms de Porte de Rouen (près de l'endroit où s'élève actuellement, au sud, le château de Calonne) ; Porte d'Amiens (au-dessus du faubourg de Bouttencourt, là où notre plan figure le fossé de la Mare-Monette) ; et Porte-de-Dieppe ou Cauchoise (séparant à l'ouest la rue et le faubourg Saint-Denis du Marché aux chevaux). Ces portes étaient accompagnées de chaque côté par deux tourelles dont le toit, élevé et pointu, produisait un effet pittoresque.

         Du côté de l'est, la défense était suffisamment assurée par le château de Fontaine auquel a succédé, au 16e siècle, le bâtiment seigneurial actuel, et qui dut être à cette époque le siège du commandement de la cité.

         Les deux premières portes n'existent plus depuis le siècle dernier. La dernière a été démolie en 1849 : il n'en restait plus alors que les pieds-droits, avec un vestige d'arceau suspendu depuis trente ans, grâce à l'appui de la maison voisine, celle d'un nommé Ternisien (le père Paton), ancien garde de cette porte de ville, bonhomme que j'ai beaucoup connu, et qui est mort coiffé du bonnet rouge caractéristique à l'âge de plus de quatre-vingt-dix ans.

         En 1695, une partie des remparts menaçait ruine du côté de la porte d'Amiens. Le 18 février, le Conseil de ville en ordonna et dut faire accomplir sur-le-champ la démolition, qui s'étendit successivement à tous les autres points de l'enceinte, et les habitants des faubourgs en utilisèrent les matériaux à la reconstruction de leurs logis et pour la clôture de leurs héritages.

         Mais Blangy , connue lieu politique et historique , avait une existence bien plus ancienne que celle de ces fortifications. » (Pages 19-20) […]

         « Une charte datant de Charles le Chauve (Noël, Essai sur la Seine-Inférieure, 63), datant de 843 ou 845, mentionne Blangy comme faisant partie des nombreuses paroisses qui relevaient de l'abbaye royale de Saint-Denis : c'est depuis cette année que Blangy paraît avoir reçu le titre et joui des privilèges de ville. » (Page 21) […]

         « Blangy fut attaquée, en 1188, par Philippe de Dreux, évêque de Beauvais et cousin du roi de France. Ce prélat, oubliant qu'il était ministre du Dieu de paix, ou plutôt se laissant entraîner par l'esprit de violence et de domination féodale qui semblait s’être emparé alors de plusieurs grands seigneurs du royaume, surprit Blangy, et, l'on ne sait pour quel grief, fit massacrer ses habi­tants dont il confisqua les dépouilles (Guilmeth, Arrondissement de Neufchâtel, 51-73).

         En 1189, Jean de Ponthieu était entré en Normandie a la tête d'une armée, et s'était emparé de plusieurs places de cette province. Vers la fin de la même année, Richard Cœur-de-Lion résolut de reprendre ces places, et ses troupes, après avoir assiégé Blangy, l'emportèrent d'assaut et le brûlèrent entièrement (Guilmeth, Arrondissement de Neufchâtel, 51-73). 

     

    LES REMPARTS DE BLANGY-SUR-BRESLE (Seine-Maritime)     C'est à cette époque que la tradition place le souvenir d'un combat héroïque dont il reste encore une trace clans la vallée. La défense de Blangy, que commandait un lieutenant du comte, Jean d'Ault, homme de guerre habile et énergique, avait été longue et tenace. Une poignée de braves gens qui seuls tenaient encore, au moment de l'assaut, s'étaient trouvés rejetés, par des forces nombreuses, dans les prairies de la vallée. Ils s'étaient retranchés sur un îlot de la Bresle, où les assaillants ne pouvaient avoir accès qu'en traversant le cours d'eau ou par une étroite langue de terre sur laquelle existait un moulin. C'est derrière ce faible rempart qu'ils combattirent un contre cent, à l'aide de flèches et de munitions improvisées ; et de telle sorte qu'à la fin du jour, les abords du moulin et la rivière elle-même se trouvèrent encombrés par les corps des envahisseurs, à ce point que le cours d'eau était tout rempli d'armures de chevaliers et d'hommes de guerre. A la faveur de la nuit, le brave Jean d'Ault, et ce qui restait de sa petite troupe, purent se mettre momentanément à l'abri dans le château de Montchaux, qui tint encore pendant quelque temps contre les armes de Richard. C'est de cette journée sanglante, dit-on, que le moulin banal du faubourg où le combat s’était livré, prit le nom de Moulin aux armures, reste au moulin à tan qui existe aujourd'hui sur le même emplacement. » (Pages 23-24) […]

         C'est ainsi qu'en 1414, le seigneur de Saveuse et quelques chefs bourguignons vinrent encore une fois ruiner Blangy, qui, au rapport de Monstrelet, « étoit une ville remplie de tous biens. Ils la saccagèrent et s'en retournèrent en emportant de riches dépouilles.»

         En effet, à cette époque, grâce à l'honorable énergie des habitants qui n'avaient qu'une occupation, celle de se relever de leur ruine en améliorant et en étendant leur industrie, le commerce était redevenu florissant à Blangy ; sa draperie, surtout, était en grand renom dans la contrée , d'où il se faisait de nombreuses expéditions pour les foires de Paris et pour la haute Picardie (La ville d'Eu, 183, 188, 196. Aveu de 1476). » (Page 25) […]

         « En 1472, à la suite des démêles qui existèrent entre Louis XI et le comte de Charolais, duc de Bourgogne, Blangy fut de nouveau brûlé et ravagé par ce dernier, qui n'épargna pas davantage Airaines, Oisemont, Rambures, Gamaches, Neufchâtel, Longueville, etc...

         Bientôt, à ces nouveaux désastres vinrent se joindre ceux qu'occasionnèrent par toute la Normandie l'hérésie de Luther. Ils étendirent leurs conséquences matérielles et même religieuses jusque dans la vallée de la Bresle. » (Page 28) […]

     

    LES REMPARTS DE BLANGY-SUR-BRESLE (Seine-Maritime)     « Les guerres de la Ligue touchaient alors à leur fin ; après avoir repoussé les ducs de Parme et de Mayenne, et les avoir forcés de repasser la Somme, Henri IV s'arrêta à Blangy [au manoir de Fontaine, CP ci-contre à gauche], d'où il écrivit aux échevins de Rennes pour les informer qu'il allait continuer le siège de Rouen, « résolu d'attaquer cette ville en divers endroits et la battre de quarante canons.»

         En 1681, Mlle de Montpensier fonda à Blangy, sur la paroisse Notre-Dame, l'hospice qui existe encore, et où elle plaça quatre sœurs religieuses de la charité. » (Page 33)

    Texte ci-dessus (+ gravure de l'église) et plan ci-dessous extraits de l'Histoire de la ville de Blangy-sur-Bresle par J.A. de Lérue, 1860.

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    Document ci-dessus aimablement envoyé par Mlle Cathy Ollivier de la bibliothèque "O Cléré" de Blangy-sur-Bresle que je remercie ici. 

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