• LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)

    LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure) LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure) LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure) LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure) LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)

     

          Retrouver le tracé des remparts de Beaumont-le Roger se révèle ardu. Il n'est resté aucun vestige des murailles médiévales et je ne peux proposer ici que des choses incertaines en attendant mieux.

          Le plan, montré ci-après, dit de « 1324 » manque de précisions et de repères. Il y avait, sur la colline, au-dessus du prieuré de la Trinité, un château dit du « Mont Saint-Jean » dont il ne reste que l'emplacement des fossés.

     

    LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)      Le bourg de Beaumont-le-Roger s'est déployé dans la vallée de la Risle et s'est entouré d'une ligne de remparts. Le cadastre napoléonien n'en montre aucune trace. En outre, la ville a été à moitié détruite durant la Seconde Guerre Mondiale et reconstruite depuis. L'enquête se poursuit donc ! Si quelqu'un a des informations, je suis preneur... [NDB]

     

         Un grand merci à Mme Simone Arese qui gère ce site : http://parissot.free.fr/ et qui m'a aimablement transmis les trois documents ci-après tirés d'un opuscule de Gérard Levacher, érudit local, publié en 1982 par le syndicat d'initiative de Beaumont-le Roger. [NDB]

     

    LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)   LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)

     

    Plan très hypothétique des fortifications méiévales de Beaumont-le-Roger ; Blason par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2775698

     

    LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)    LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)

     

    Documents ci-dessus tirés d'un opuscule de Gérard Levacher, érudit local, publié en 1982 par le syndicat d'initiative de Beaumont-le Roger.

     

          « En 1007, le nom de « Belmont » apparaît pour la première fois dans une donation faite par Richard II, quatrième duc de Normandie, à sa femme Judith de Bretagne » [1] « qui en fit don à l'abbaye de Bernay » [2] en 1017. 

          « En 1030, le domaine est cédé à Onfroy de Vieilles, seigneur de Pont-Audemer » et de Vatteville-la-Rue. 

     

    LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)      En 1040, Roger d'Onfroy, fils aîné d'Onfroy de Vieilles, appelé Roger-à-la-Barbe [ou le Barbu], devient l'héritier du domaine. Il ajoute le nom de Beaumont à son patronyme et devient ainsi Roger de Beaumont, d'où l'origine du nom de la ville. » [1]

     

         Roger de Beaumont (vers 1015-1094) est l'un des principaux conseillers de Guillaume le Conquérant et participe au financement de l'expédition de 1066 en fournissant des navires à son duc. Il assiste la duchesse Mathilde dans l’administration de la Normandie durant l'absence de son époux le duc parti conquérir l’Angleterre. [NdB]

     

    Ci-dessus, plan extrait du Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 18, n°8, 1921. pp. 189-196 Par Léon Coutil ; https://doi.org/10.3406/bspf.1921.13297 https://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1921_num_18_8_13297

     

    LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)      « Par la suite, la ville s’agrandit autour de Beaumont, comprenant Beaumont-la-ville, le quartier de Vieille et le Bourg-dessus. » [2] 

     

          « En 1045, Roger se marie avec Adeline de Meulan. Il fait construire un vaste château [le château Saint-Jean] sur la côte, fait entourer [Beaumont] d'épaisses murailles et fonde l'église Saint-Nicolas. " [1]  

     

    LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure) LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)

     

    Le document ci-dessus à gauche est tiré d'un opuscule de Gérard Levacher, érudit local, publié en 1982 par le syndicat d'initiative de Beaumont-le Roger. Le document ci-dessus à droite est extrait de la fiche "Les Essentiels" http://www.eure.gouv.fr/content/download/11710/72608/file/04%20Historique%20%20complet%20du%20prieure%20de%20

     

    LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)      " En 1070, il fait bâtir la collégiale de la Sainte-Trinité, à flanc de coteau, en contre-bas de son château. Le terrain n'est pas suffisamment grand. Ainsi, « c'est en mordant le sein de la montagne que Roger fit l'emplacement à mi-côte, voûté en cave, avec quatre minarets, adhérant à l'église par la gauche. Le terrain fut soutenu de murailles elles-mêmes étançonnées par d'énormes piliers en pierre à la hauteur de quarante à quarante-trois pieds ».

         Le premier doyen du monastère est Wazon. Roger dote richement la collégiale. Les témoins de l'acte sont Robert Courteheuse fils de Guillaume le Conquérant, Robert d'Harcourt, Roger de Thibouville, Thierry de Launay, Ranulphe de Bigars et autres seigneurs de la contrée." [1]

     

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          " En 1077, à sa mort, son fils Robert hérite des comtés de Beaumont, Pont-Audemer et Meulan et se marie à Isabelle, nièce de Philippe, roi de France. Il devient alors un des plus puissants seigneurs.

     

    LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)      En 1087, la collégiale de la Sainte-Trinité est inaugurée en présence de l'archevêque de Rouen et de l’évêque d’Évreux. Elle est confiée à des chanoines anglais de Sainte-Frideswide d’Oxford. La collégiale de Beaumont a sous sa tutelle les églises et chapelles dépendant de Beaumont.

          En 1118, Robert de Beaumont fonde le prieuré de Grammont et y meurt la même année. Galeran de Beaumont, son fils, lui succède.

          En 1142, les chanoines de la collégiale sont remplacés par 12 moines et la Trinité devient donc prieuré dépendant de l'abbaye du Bec. Le premier prieur de la Trinité est Robert, moine du Bec. La donation est approuvée en 1143 par le pape Innocent II. Le prieuré de la Sainte-Trinité continue de recevoir des dons, des rentes et des terres.

          En 1166, Galeran meurt et c'est son fils aîné, Robert IV de Meulan, qui lui succède.

     

    LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)      A la fin du 12ème siècle, le château est renforcé pour Richard Cœur de Lion avant de passer à la couronne de France.

          En 1258, Louis IX passe par Beaumont et afferme aux religieux du prieuré, des vignes sises près du château de la ville.

          En 1307, Philippe le Bel accorde aux religieux du Bec et de Beaumont le privilège de relever directement de la couronne, de transporter, vendre et acheter dans tout le royaume des marchandises exemptes de tous droits. » [1]

     

          « Domaine royal jusqu'en 1310, quand Philippe IV le Bel, roi de France érigea Beaumont en comté-pairie et le donna en apanage à Robert III d'Artois (arrière-petit-fils de Robert Ier d'Artois, frère du roi Louis IX connu sous le nom de saint Louis) » [Wikipédia] [...] « Robert d'Artois, seigneur de Conches-en-Ouche, de Domfront et de Mehun-sur-Yèvre, a reçu en 1310 en apanage le comté de Beaumont-le-Roger en dédommagement du comté d’Artois auquel il prétendait. » [2]

         C 'est ce dernier qui conseille le roi Edouard III lors de la guerre de Cent Ans.

          Charles le Mauvais, comte d'Evreux et roi de Navarre, est le dernier possesseur du château. [NdB]

    " Le 6 mai 1378, Du Guesclin assiège la ville. Il fait détruire le château. »
    [1]

     

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    Ci-dessus : vestiges du château de Beaumont-le-Roger ; photos extraites d'un site néerlandais très complet et fort bien documenté sur les mottes en Europe dont celles de Normandie : http://www.basaarts.nl/vraagbaak.php

     

          En 1418, Henri V roi d’Angleterre prend la ville et la livre au pillage. [NdB]

          « Du fait de sa proximité avec un important camp d'aviation installé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, Beaumont-le-Roger fut bombardée à plusieurs reprises et l’église Saint-Nicolas, très endommagée, dut être en grande partie reconstruite. Plus de la moitié de la ville fut détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. » [2]

     

    " Beaumont-le-Roger (Eure). Mont Saint-Jean 

     

         Le site, placé en rebord du plateau du Neubourg, surplombe la Risle et la ville actuelle de Beaumont-le-Roger. C’est à Roger de Beaumont que l’on attribue la construction du château dont les premières mentions apparaissent au 11e s. La forteresse aurait été vaincue et détruite par du Guesclin en 1378.

         Le château de Beaumont-le-Roger est composé d’une grande enceinte limitée par la vallée de la Risle au SO et associée à deux enclos au NE et à l’est. L’enceinte irrégulière mesure 115 m de long pour 36 m de large. Elle comporte, au nord, les vestiges d’une tour construite de plain-pied, dont le centre se présente sous la forme d’une butte de 6 m de haut, légèrement creuse en son milieu. La forme du donjon n’est plus discernable parmi les blocs de murs renversés. Vers le sud, l’enceinte forme une cour plane grossièrement rectangulaire accueillant un bâtiment en créneau à son extrémité sud. Une terrasse prolonge la cour au SO. Malgré les déformations de l’escarpe, la ligne primitive de l’enceinte se retrouve dans la courbure de la contrescarpe du fossé en forme de U qui entoure le château au NO et au sud. Le reste de l’enceinte est isolé par la pente naturelle du versant où un mur de taille imposante (13 m de large et 5,5 m de haut) se trouve installé à l’aplomb des terrasses du prieuré. Sa base a été renforcée par des piliers de pierre pour éviter qu’il ne s’écroule dans la pente.

         La basse cour semi-ovalaire du château (77 m de long pour 40 m de large) se prolonge vers le sud en un terre-plein plus étroit servant d’accès à la propriété. Elle a conservé son fossé en U au nord, au NO et au SE. Il mesure 9,5 m de large au fond, 9 m de profondeur et 18,5 m d’ouverture. On observe en plusieurs endroits la présence de reliefs perpendiculaires à sa courbe : au NE il s’agit d’un talus rectiligne qui semble correspondre à une limite de parcelle ; plus à l’est, un mur est encore conservé en élévation sur quelques mètres. Il pourrait faire partie des fortifications liées à la protection du bourg voisin. À l’ouest, le fossé plonge et rejoint la pente naturelle du rocher. Au SE, il est coupé par la route mais se prolonge de l’autre côté pour délimiter et isoler un second enclos. (Revelé et étude : Aude Painchault). " [4]

     

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    LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)LES REMPARTS DE BEAUMONT-LE-ROGER (Eure)     « Des 5 églises que possédait Beaumont avant la Révolution (Saint-Aubin, Saint-Léonard, Saint-Martin, Notre-Dame de Vieilles), il ne subsiste que l’église Saint-Nicolas. » [3]  

     

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    Le Prieuré de la Trinité

     

         « C’est en 1088 que l’on place la charte de sa fondation par Roger de Beaumont. Ce fut d’abord une Collégiale dont le service était confié à des chanoines anglais de Sainte-Frideswide. En 1142, des religieux les remplacèrent, non sans difficultés. En 1147, une Assemblée Générale, présidée à Paris par le pape Eugène III, débouche sur un compromis. Vers 1150, le Prieuré de Beaumont le Roger est occupé par 12 moines. Le Prieuré vit de nombreuses donations, de rentes, la rente de ses terres (Passant par Beaumont le Roger, Louis IX afferment des vignes aux religieux). Ces derniers ne sont plus que 4 en 1580. En 1634, on n’y trouve plus qu’un prieur et 2 chanoines. A la veille de la Révolution, seuls 2 chanoines occupent les bâtiments claustraux.

     

    Démantèlement

     

         Les locaux furent dévastés pendant les temps tourmentés de la Révolution de 1789.

         En 1820, l’industrie textile s’empara de ce qui restait des bâtiments : filature de coton, une fabrique de rubans et manufacture de drap. Un incendie ravagea les installations en 1855. Les vestiges furent achetés et le nouveau propriétaire vendit les matériaux. Fort heureusement, un membre de l’Institut acheta ce qui restait des ruines pour les sauver.

         Depuis 1916, le prieuré est classé Monument Historique.

     

    Ce qu’on peut voir encore

     

         Aujourd’hui, il ne reste plus que quelques pans de murs des anciens bâtiments claustraux. Seule l’église profile sur le flanc de la colline ses ogives du 13ème siècle. On y accède par une longue galerie voûtée dont la muraille est flanquée de contreforts massifs. On profite, du haut de l’esplanade, d’un large panorama sur Beaumont-le-Roger et sur la vallée de la Risle. » [3] 

     

         Ci-dessous l'historique du prieuré de Beaumont-le-Roger :

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     « Voici quelques photos : 3 de l'entrée entre les murs fortifiés (ceux d'origine et ceux récemment restaurés). Cette montée mène à un terrain plat (ou aplani ?) où furent édifiés les divers bâtiments de ce prieuré, dont il ne reste que quelques pans de murs, essentiellement ceux de l'église. Ce sont les éléments derrière cette église qui pourraient vous intéresser : pans de murs à ... interpréter : consolidation de la colline ? Restes des fortifications ? Restes du château posé sur la colline ? On y aperçoit le toit d'une maison contemporaine, accessible par la côte Saint-Nicolas (de l'église du même nom). Donc : initialement, le prieuré, le château et l'église voisinaient, à divers niveaux de cette colline (Beaumont étant dans un "creux", où coule la Risle, en partie canalisée par les ... Gallo-Romains !) » Simone Arese ; photographies : Yves Richard

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de la fiche « Les Essentiels » : http://www.eure.gouv.fr/content/download/11710/72608/file/04%20Historique%20%20complet%20du%20prieure%20de%20

    [2] Extrait de Wikipédia 

    [3] Extrait de  http://www.beaumont-le-roger.fr/tourisme-et-patrimoine/la-ville-de-beaumont-le-roger/leglise-saint-nicolas/ http://www.beaumont-le-roger.fr/tourisme-et-patrimoine/la-ville-de-beaumont-le-roger/le-prieure-de-la-sainte-trinite/

    [4] Extrait de Haute-Normandie. Étude microtopographique - Responsable d’opération : Anne-Marie Flambard Héricher, Aude Painchault, Diégo Cocagne, Bruno Lepeuple et Gilles Deshayeses - fortifications de terre de Haute-Normandie. 2011 - p. 324-326 https://journals.openedition.org/archeomed/11138#tocto3n7

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