• LES REMPARTS DE BAYEUX (Calvados)     La cité antique de Bayeux connue sous le nom d'Augustodurum est le chef lieu de la « Civitas des Bajocasses ». Une enceinte romaine est élevée à la fin du 3ème siècle pour se protéger des raids saxons.

     

    LES REMPARTS DE BAYEUX (Calvados)     Derrière la cathédrale, sous une verrière, une partie du mur d'enceinte gallo-romain aujourd'hui déblayé est visible.

     

    Photo ci-contre à droite du mur d'enceinte gallo-romain.

     

         Des comtes particuliers gouvernent la ville jusqu'à l'époque des invasions des Vikings. Pillée en 884, elle est prise en 890 par Rollon. Bayeux devient l'une des résidences des ducs de Normandie ; l'un d'eux, Richard Ier, y construit, vers 960, au nord de la cité, près de la porte Saint-André, un château qui sera détruit au 18ème siècle. La chapelle Saint-Ouen était comprise dans son enceinte. Un incendie détruit en partie la ville en 1046. En 1106, disputée par les fils de Guillaume le Conquérant, elle est encore saccagée et incendiée par l'un d'eux, Henri Ier. A la fin du 12ème siècle, une commune y est établie, probablement par le roi Jean Sans Terre.

     

    LES REMPARTS DE BAYEUX (Calvados)

     

    Ci-dessus, le château de Bayeux : dessin tiré des Notes Manuscrites du chanoine Le Mâle, "Extraits Le paulmier", Volume XXIX, archives départementales du Calvados.

     

         Bayeux souffre de la guerre de Cent Ans : elle est dévastée par les troupes d'Édouard III en 1346, puis en 1356 par celles de Philippe, frère du roi de Navarre, Charles le Mauvais. Relevée de ses ruines par le roi de France, elle retombe, en 1414, aux mains des Anglais qui la gardent jusqu'à l'époque de la bataille de Formigny. En 1562 et en 1569, les Calvinistes la saccagent ; en 1589, c'est le tour des Ligueurs et, en 1590, le duc de Montpensier s'en empare. Au 17ème siècle enfin, lors de l'insurrection des Va-nu-pieds, elle est encore pillée par les troupes royales.

     

    LES REMPARTS DE BAYEUX (Calvados)     Au 18ème siècle, le rempart est en grande partie arasé.

         L'hôtel de Castilly qui date de la première moitié du 18ème siècle est adossé sur les anciens remparts de la ville.

     

    Photo ci-contre extraite du site : http://www.monumentum.fr/hotel-castilly-pa00111047.html]

     

    LES REMPARTS DE BAYEUX (Calvados)     La tour d'angle au nord de la cité est le seul vestige encore en place de nos jours. Le mur qui se développe sur près de 200 m à partir de cette tour est une partie du rempart nord de la ville sur lequel se sont appuyées de nombreuses maisons à l'intérieur de l'enceinte. Le parking correspond au tracé des fossés extérieurs. " [1]

     

    Ci-dessus, la tour Nord est une propriété privée et abrite un gîte ; photo extraite de https://www.airbnb.fr/rooms/2916203] 

     

     Afficher l'image d'origine   LES REMPARTS DE BAYEUX (Calvados)

     

    Plan hypothétique des remparts de Bayeux ; Blason par Anno16Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Anno16., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1331418

     

         " En 1378, Bayeux relève ses fortifications. Cette enceinte formait un quadrilatère de 1050 pieds de longueur sur 900 pieds de largeur. Les murailles avaient 6 pieds d'épaisseur sur 15 pieds de hauteur à l'ouest et 20 pieds à l'est de la cité. Aux quatre coins se dressaient quatre tours rondes et huit tours carrées placées de distance en distance. Douze portes permettaient de sortir de la ville en y incluant les portes dites « des fers à cheval » et celles du château. La plupart subsistèrent jusqu'au 18ème siècle : la porte Saint-André est détruite en 1752, la porte Saint-Vigor en 1760 et la porte Saint-Martin en 1760. La porte Arborée ou Aubraye qui devait son nom aux bois qui s'étendaient autrefois aux abords de Bayeux existait encore lors du passage de Louis XVI en 1786. Cette porte formait un étranglement délicat pour la circulation au bout de la rue des Chanoines. Le roi accédant à la requête des édiles de la cité en ordonna la démolition.

         On pouvait voir, gravé en relief sur la porte, les armes des anciens seigneurs de Campigny qui devaient en assurer la garde à leurs propres frais en temps de guerre. C'est pour cela qu'ils avaient ajouté à leur titre celui de "maréchal hérédital de la ville et cité de Bayeux, suzerain et propriétaire de ladite porte". En 1789, peu avant la démolition de la porte, la marquise de Campigny fit une réclamation rappelant ses droits mais elle fut déboutée". [NDB]

     

      LES REMPARTS DE BAYEUX (Calvados)  LES REMPARTS DE BAYEUX (Calvados)

                 

    Ci-dessus à gauche, plan de Bayeux en 1780.

     

    LES REMPARTS DE BAYEUX (Calvados)

    LES REMPARTS DE BAYEUX (Calvados)

     

    Ce dessin à gauche date de 1624 : il représente une zone à l'intérieur des remparts, entre la cathédrale Notre-Dame et la porte St-Vigor. Il y est écrit : « Rue du Chasteau allant à St Vigoret » « Porte de Saint Vigor » Copie d'un dessin original tiré des Notes Manuscrites du Chanoine Le Mâle. Volume CCXVI. "Cathédrale de Bayeux". Archives départementales du Calvados. La destruction de la porte est datée de 1757. http://saintvigor.free.fr/cultes/bx/svlp.htm

     

    Sources :

     

    [1] Texte établi d'après http://www.chantony.fr/patrimoine_et_histoire/14_bayeux-02.html

     

    Bonnes pages :

     

    O http://www.chantony.fr/patrimoine_et_histoire/14_bayeux-02.html

    O Histoire sommaire de la ville de Bayeux: Précédée d'un discours préliminaire..., 1773, par Michel Béziers : https://books.google.fr/books? id=Iu9AAAAAcAAJ&pg=PA22&lpg=PA22&dq=Enceinte+de+Bayeux&source=bl&ots=E_rtbdyZnG&sig=JQfgwiqIzZibY_rsWpCjLN_VTr0&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi4qI3P7YzSAhULWRQKHThTAL84ChDoAQgvMAU#v=onepage&q=Enceinte%20de%20Bayeux&f=false

    O Essai historique sur la ville de Bayeux et son arrondissement par Frédéric Pluquet, 1829, depuis la page 90 à la page 99 : https://books.google.fr/books?id=RtBlGbUyS38C&pg=PA45&lpg=PA45&dq=Enceinte+de+Bayeux&source=bl&ots=PAAbOFyFoE&sig=qrSbMNCihgAKS_VJPUfxfaWr2Sc&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjvpYSq64zSAhXGxxQKHYlXA78Q6AEIVTAJ#v=onepage&q=Enceinte%20de%20Bayeux&f=false

    O 21 fiches sur la ville de Bayeux mises en ligne par la ville de Bayeux : https://www.bayeux.fr/sites/default/files/Documents/document1.pdf

    O http://saintvigor.free.fr/cultes/bx/svlp.htm

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  • LES REMPARTS D'AVRANCHES     « La ville d'Avranches, perchée à une centaine de mètres d'altitude, est située à l'extrémité d'une barrière granitique orientée est-ouest. Ce rempart naturel, anticlinal spectaculaire du massif armoricain, culmine à l'est dans le Mortainais pour s'achever à l'ouest face à la baie du Mont-Saint-Michel. Au pied des flancs nord et sud de ce massif, coulent respectivement les deux rivières, la Sée et la Sélune, qui se jettent dans la mer. Avranches surplombe les deux estuaires et occupe par conséquent une position stratégique indéniable. » [1] 

     

    LES REMPARTS D'AVRANCHES LES REMPARTS D'AVRANCHES LES REMPARTS D'AVRANCHES

     

    Avranches.pngLES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche)

     

     Plan hypothétique des remparts de la ville d'Avranches ; Blason par Flappiefh Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Flappiefh., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5951255

     

    La construction du donjon aux 11e – 12e siècles

     

     LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche)    « La construction du donjon d’Avranches remonterait sans doute à l’époque ducale (11e- 12e siècle), quand, aux alentours de l’An Mil, le duc de Normandie Richard Ier nomme le premier comte d’Avranches, Robert.

     

         Le donjon d’Avranches présentait un plan quadrangulaire de 36 mètres de long sur 26 mètres de large avec une élévation sur 3 niveaux. Sa structure est caractéristique des donjons anglo-normands, que l’on retrouve de part et d’autre de la Manche après la Conquête de 1066. Un plan de construction similaire aurait été suivi, entre autres, par les bâtisseurs de la Tour de Londres. Il est intéressant de noter que des blocs de pierre taillée provenant de bâtiments gallo-romains, utilisés en réemploi lors de la construction des murs médiévaux, sont encore visibles aujourd’hui rue Belle Andrine.
         En 1204, lors du rattachement de la Normandie, les fortifications d’Avranches subissent d’importantes destructions par Guy de Thouars.

     

    Photo ci-dessus extraite du site : http://chateau.over-blog.net/article-manche-chateau-avranches-53830039.html

     

    LES REMPARTS D'AVRANCHES LES REMPARTS D'AVRANCHES

     

     LES REMPARTS D'AVRANCHESLes perturbations des 18e - 19e siècles

     

         Les fortifications d'Avranches sont déclassées au 18e siècle : les remparts sont vendus en parcelles. Le donjon, quant à lui, est probablement laissé à l’abandon dès cette époque.
         Le percement d’une nouvelle artère pour prolonger la rue d’Office en 1848, la rue Belle-Andrine, entraîne la destruction des vestiges du donjon d’Avranches. La tour encore visible aujourd’hui est une courtine, un mur de liaison entre deux bastions, et date du 13e siècle. » [2]
     

     

    LES REMPARTS D'AVRANCHES LES REMPARTS D'AVRANCHES LES REMPARTS D'AVRANCHES

     LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche) 

    Titre :  Mélanges : documents / Société de l'histoire de Normandie ; Auteur : Société de l'histoire de Normandie. Auteur du texte Éditeur :  A. Lestringant (Rouen) Date d'édition : 1925 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39619t/f6.image.r=plan%20villes%20de%20Normandie

     

    Histoire du bourg et du château :

     

    LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche)     « On dit que le roi Childéric aurait fait bâtir le premier château en 460. Un autre château est construit vers 950 par Onfroi le Dane sur les vestiges d'une ancienne enceinte romaine. » [4]

     

          « Le but étant de surveiller la frontière face à la Bretagne.
         En 1015,  Robert, demi-frère du duc de Normandie, habite le donjon. »
    [3]

    « Guillaume le Conquérant y séjourne en chemin vers la Bretagne. » [4]

     

         « Durant le premier tiers du 11ème siècle, le fils de Robert possède le donjon et les terres avec le titre de comte. Quelques années après, ayant usurpé des terres de l'abbaye de Saint Benoit sur Loire, ce comte est banni et Avranches est possession de son cousin : Guillaume Werlenc.
         En 1050, ce nouveau comte d'Avranches entre en conflit avec le duc de Normandie. Il est banni et s'enfuit en Italie.
         En 1055, Richard Goz est le nouveau comte d'Avranches.
         En 1065, le nouveau comte d'Avranches, Hugues le Loup (fils de Richard Goz) fonde l'abbaye de Saint-Sever.
         En 1066, Hugues donne des bateaux à Guillaume le Conquérant et participe à la conquête de l'Angleterre.
         En 1101, à la mort de Hugues, son fils devient le vicomte d'Avranche. La cité est si importante que le duc de Normandie, Etienne de Blois, donne sa fille en mariage au vicomte. Quelques années après, le vicomte meurt en mer sans descendant. La cité revient à son cousin : Briquessart de Bayeux. »
    [3]

     

         « En 1141, Geoffroy Plantagenêt s'en empare. » [4]

         « Au milieu du 12ème siècle, la cité d'Avranches perd sa position dominante. » [3]     

         « En 1203, Guy de Thouars prend la ville et fait raser ses fortifications. Le château est une nouvelle fois reconstruit. » [4]

             « En 1204, la Normandie continentale est rattachée au royaume de France. Avranches devient une cité royale. » [3]  

       

    LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche)     « En 1236, Saint-Louis fortifie Avranches par de hautes murailles et y reconstruit le château précédemment endommagé. » [4]

     

     

    Ci-dessus : « Relevé, réalisé quelques années après 1750, il nous offre à la fois un plan et une élévation de toute la ligne de fortification située entre la porte Baudange et la porte de Ponts. Ce document est sans doute une des pièces d'archives les plus utilisées par les historiens avranchins. » extrait de : http://www.le-petit-manchot.fr/cc-03-01-avranches-donjon-d-avranches-3-origine-du-donjon/avranches/articles/1446/

     

         « Au 14ème siècle, amélioration des défenses de la ville.
         En 1590, l'armée du duc de Montpensier attaque Avranches. Les canons ébranlent puis réduisent les défenses de la ville assiégée. La raison ?.... Les habitants de la cité prennent le parti de la Ligue ultra catholique, et refusent de reconnaître Henri IV " Le protestant " comme roi légitime.
          En 1639, certains habitants n'acceptant pas les impôts levés par Richelieu " contre les Salines " se rebellent et brûlent les faubourgs. Le château est épargné. »
    [3]

     

          « Au 17e siècle, Avranches n'a plus que des gouverneurs. Les comtes de la famille Carbonnel de Canisy s'y succèdent pendant plus d'un siècle.

     

    LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche)  LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche) LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche) LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche)

     

    Vue d'Avranches au 18ème siècle. Au centre, gravure lithographie de la cathédrale d'Avranches belle andrine signée Jacques Simon. 

     

          À partir de 1744, Avranches perd son statut de place forte. Le château est morcelé et vendu à diverses personnes.

         En 1757, les échevins font combler les fossés à l'est du château et vendent par portions l'emplacement des fausses braies où les acheteurs font des jardins. Il se construit des maisons parfois appuyées sur les murs du donjon.

          Par manque d'entretien, les toitures du donjon disparaissent et les premières voûtes s'effondrent.

     

    LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche)      En 1810, on construit sur la partie nord du donjon une tourelle carrée pour accueillir le télégraphe sur le ligne de Paris à Brest. Il était auparavant sur les tours de la cathédrale Saint-André qui menaçaient ruine. Cette tourelle est abattue en 1877.

          Les eaux s'infiltrent dans les murs et la partie sud du donjon s'écroule en 1883.

          En 1919, la « Tourelle » de la porte de Ponts s'effondre faute d'entretien.

     

    LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche) LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche) LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche)

                   

    Ci-dessus, différentes vues de la porte de Ponts aujourd'hui disparue.

     

          Le donjon disparaît au 19e siècle lors du percement de la rue de la Belle-Andrine. Seuls les pans de murs subsistent de part et d'autre de la voie. Au sommet d'un mur de courtine crénelé, on découvre un panorama sur Avranches, le Mont-Saint-Michel, la baie et la vallée de la Sée. » [4]


         « En 1944, les bombardements détruisent partiellement murs et portes. A la fin du 20ème siècle, quelques murs et tours sont consolidés et remontés. » [3] 

     

         En 2006, ouverture du Scriptorial d'Avranches situé à l'abri des remparts de la ville d'Avranches. Son objectif est de faire découvrir et de mettre en valeur la collection des manuscrits survivants de la bibliothèque médiévale de l'abbaye du Mont-Saint-Michel. [NDB]

     

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    LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche) LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche) LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche)

     

    Ci-dessus, à gauche, plan du donjon d'Avranches extrait de http://www.christopherlong.co.uk/donjon-avranches/donjon08.html ; à droite, représentation du donjon extrait du site : http://www.christopherlong.co.uk/donjon-avranches/donjone.html http://a142.idata.over-blog.com/0/23/09/69/chateau/14-27-50-61-76/50-manche/avranches/avranches-croquis-01.jpg

     

    LES REMPARTS D'AVRANCHES (Manche)     « Le donjon d'Avranches est un ancien monument de la Manche, situé à Avranches, au cœur du château.

         Construit par les premiers comtes d'Avranches au 11e siècle, il mesure 36 mètres de long sur 26 de large. Ses trois niveaux abritent une grande salle, une chambre et peut-être une chapelle, ce qui en fait le prototype des donjons anglo-normands postérieurs à la bataille d'Hastings, et notamment de la Tour de Londres.

         Le donjon, symbole de la puissance ducale, est démantelé après le retour de la Normandie sous le giron de la couronne française en 1204.

         En 1810, on construit sur la partie nord du donjon une tourelle carrée pour accueillir le télégraphe sur le ligne de Paris à Brest. Il était auparavant sur les tours de la cathédrale Saint-André qui menaçaient ruine. Cette tourelle est abattue en 1877.

         En 1848, le percement de la rue Neuve d'Office (aujourd'hui rue de la Belle-Andrine, derrière la mairie) éventre le centre du bâtiment, dont les restes s'écroulent en 1883. 

         Le donjon en ruines est décrit par Édouard Le Héricher : « Assurément c’est une curieuse chose qu'une promenade à travers ce chaos de constructions gigantesques, dans lesquelles se confondent toutes les formes et toutes les lignes et dans lesquelles les hommes de nos jours se creusent des demeures, comme des fourmis dans le tronc d'un chêne. » [5]

     

    Sources :

     

    [1] http://www.christopherlong.co.uk/donjon-avranches/donjon.html

    [2] http://www.avranches.fr/Vie-culturelle-sport-et-loisirs/Musees-et-patrimoine/Le-Patrimoine-civil

    [3] http://chateau.over-blog.net/article-manche-chateau-avranches-53830039.html

    [4] https://www.wikimanche.fr/Ch%C3%A2teau_d%27Avranches

    [5] https://www.wikimanche.fr/Donjon_d'Avranches

     

    Bonnes pages :

     

    http://chateau.over-blog.net/article-manche-chateau-avranches-53830039.html

    http://www.christopherlong.co.uk/donjon-avranches/donjon.html

    http://www.le-petit-manchot.fr/cc-03-01-avranches-donjon-d-avranches-1-le-site/avranches/articles/1446/

    http://www.le-petit-manchot.fr/cc-03-01-avranches-donjon-d-avranches-2-rappel-historique/avranches/articles/1446/

    http://www.le-petit-manchot.fr/cc-03-01-avranches-donjon-d-avranches-3-origine-du-donjon/avranches/articles/1446/

    http://www.le-petit-manchot.fr/effondrement-du-donjon/avranches/articles/1446/

    http://www.le-petit-manchot.fr/photographies-de-l-effondrement/avranches/articles/1446/

    http://www.le-petit-manchot.fr/l-analyse-des-vestiges/avranches/articles/1446/

    http://www.le-petit-manchot.fr/le-plan-du-donjon/avranches/articles/1446/

    http://www.le-petit-manchot.fr/architecture-du-donjon/avranches/articles/1446/

    http://www.le-petit-manchot.fr/donjon-d-avranches-ducs-et-barons/avranches/articles/1446/

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  •  LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)     « Accrochée à un éperon calcaire, protégé au nord, à l'ouest et au sud par des marais, elle fut, dès le Moyen-Age, une des forteresses les plus importantes de Normandie.
    Argentan a été édifiée par Henri Ier Beauclerc, duc de Normandie et roi d'Angleterre au début du 12e siècle.
         De 1134 à 1618, la ville est restée protégée par ses deux enclos : l'enclos de la ville, composé de 16 tours, et l'enclos du château, composé de 4 tours, enserrant le château, la Chapelle St Nicolas et le Donjon, encore visibles aujourd'hui.
         A l'abri de ses remparts, Argentan a accueilli des personnages illustres. Mathilde, fille de Henri Ier, roi d'Angleterre et mariée à Geoffroy Plantagenêt, y trouve refuge en 1135. Henri II, roi d'Angleterre, réunit en 1172 tous les comtes et barons du duché de Normandie pour préparer la conquête de l'Irlande. En 1189, Aliénor d'Aquitaine fixe sa résidence au château d'Argentan et y reçoit ses deux fils, Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre. » [1]

     

    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)   LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)

     

    Plan des remparts de la ville d'Argentan d'après un dessin de C. Corvisier ; Blason par Bruno Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Bruno., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1233869

     

    Légende du plan ci-dessus et du plan ci-dessous :

    1 porte d’Or ou Saint-Germain démolie en 1750 et son boulevard.

    2 tour  dite « Grosse Tour » ou au Febvre puis Marguerite

    3 porte Saint-Martin

    4 ancien auditoire de justice et boulevard

    5 porte de la Chaussée

    6 tour à la Reine ou Grosse Tour du Château , ruinée en 1653

    7 tour de Beurre

    8 tour des Estampes

    9 barbacane du Boulevard

    10 tour et porte du Patis ou du Boulevard ou des Bouteilles, démolie après 1748.

    11 donjon et vestiges du donjon 

    12 tour du Cimetière Saint-Germain

    13 chapelle castrale Saint-Nicolas [actuel Office de Tourisme]

    14 ancien logis ducal du château [actuel palais de justice]

    15 porte de l’Horloge [porte du château vers la ville] démolie en 1727.

     

    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)

     

    Ci-dessus, plan hypothétique de la première enceinte de la ville d'Argentan d'après les travaux de Marie-Anne Moulin, Centre Michel de Boüard - CRAHAM [Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales, UMR 6273 (CNRS/Université de Caen Normandie). Voir références bibliographiques ci-après.

     

    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne) LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne) LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne) LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne) LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)

     

         « Les premières fortifications de la ville d'Argentan, qu'on connaisse par l'histoire et par quelques vestiges, étaient très anciennes. Elles renfermaient toute la ville, excepté, peut-être, quelques faubourgs de peu d'importance. On voit qu'elles décrivaient à peu-près un cercle, et que l'étendue de cette place était considérable pour le temps. Rollon, premier duc de Normandie, les fît bâtir ou même reconstruire. Elles contenaient dans leur enceinte, l’église Saint-Germain, Notre-Dame-de-la-Place, et Saint-Martin, qui était près des murs. Il y avait sept portes : la porte Millet, la porte des Vignes, qui se trouvait à l'entrée du chemin d'Ecouché, il traversait alors le Marais par Beaulieu : on l'a abandonné vers la fin du 14e. siècle. Vers le petit Marais, était la Poterne, dite vulgairement Laffillard, une autre était près du grand pont. Celle qui était contre les Capucins s'appelait la porte des Telliers : la sixième était placée à l'extrémité de la rue Saint-Thomas : la dernière enfin partageait la rue de la Poterie à peu près en deux ; on la nommait la porte de l'Eguilier. Il paraît que le Père Marin, Prouvère Bicheteaux, dominicain et l'abbé de Courteilles, qui nous ont transmis cette description, ont omis une porte qui devait faire face à la rue de la Noë, où se trouvait l'ancienne route de Séez, qui se dirigeait vers le Bain-Sacré et l’église St-Martin-des Champs. [2]

     

    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)

     

    Pseudo plan médiéval de la ville et des premiers remparts d'Argentan ruinés par Henri Beauclerc en 1035, tiré de l'Histoire d'Argentan de Louis Barbay, 1922. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038009/f28.image.r=

     

         Toustain Gos reçut dans Argentan le duc Richard Ier, fils de Guillaume Longue-Épée, lorsqu'il visita son duché, en 996.

         Henri premier, roi de France, voulant profiter de la jeunesse de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, pour s'emparer de son duché, assiégea Argentan en 1046, détruisit ses anciennes fortifications et la ville où il mit le feu.

         Les fortifications furent relevées en 1090, et la ville fut assiégée et prise d'assaut en 1094, par le duc Robert et Philippe Ier, roi de France, sur Guillaume le Roux, roi d'Angleterre. Robert avait eu recours à Philippe ; le roi tenta de réconcilier les deux frères. Guillaume-Le-Roux, ne voulut point d’accommodement. Le duc et Philippe prirent la route d'Argentan. Le premier résolut d'assiéger Exmes, tandis que le roi ferait le siège d'Argentan. Roger Le Poitevin y commandait avec une garnison de sept à huit cents hommes, sans les écuyers et les bourgeois qui étaient au nombre de plus de quatorze cents combattants. Philippe fit sommer la garnison de se rendre. Roger répondit que le Roi d'Angleterre lui en ayant confié la garde, il ne pouvait la remettre qu'à lui. Aussitôt le roi Philippe fit élever une machine, du côté de la rue des Gaules ; elle fit une brèche considérable entre la tour qui joignait le boulevard, et la tour voûtée. Les assiégeants montèrent à l'assaut, et le château fut emporté l'épée à la main, malgré la résistance des assiégés. Une partie de la garnison fut passée au fil de l'épée, et le reste fait prisonnier. Robert rentré dans Argentan, le donne imprudemment, avec la forêt de Gouffern, à Robert de Bellême, 2e. du nom, qui en fut chassé par Henri Ier. roi d'Angleterre. [2]

     

    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne) LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne) LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)

     

    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)     Suivant Orderic-Vital, Henri en fit reconstruire les murailles dans un cercle moins étendu que les précédentes, et bâtir le donjon et le château ; il finit son règne, après en avoir fait élargir les fossés, en 1135. Ce prince entretenait dans Argentan une garnison. C'est ainsi qu'il mit cette ville au rang des plus fortes places de Normandie. Les nouvelles fortifications ne renfermaient que le centre de la ville. L'enceinte des remparts était à peu près carrée, hérissée d'un grand nombre de tours ou de bastions. Elle était dominée par une citadelle ou donjon. Il en reste encore une partie. L'ensemble de cette forteresse formait deux enclos ; celui de la Ville et celui du Château. L'enclos du château était séparé de la ville par un large fossé et un rempart. Au haut de cette enceinte, qui formait un carré-long, était bâti le donjon, où l'on accédait par un pont-levis qui répondait à une porte basse et étroite par laquelle on entrait dans cette place. On a découvert en 1727, lorsqu'on disposait l'extérieur du château pour y transférer le siège du Tribunal et la conciergerie de la ville, un chemin souterrain qui paraissait tendre au donjon, où il y avait aussi de ces souterrains qui conduisaient hors des fossés et boulevards. [2]

     

    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)

     

    Pseudo plan médiéval de la ville et des seconds remparts d'Argentan bâtis par Henri Beauclerc en 1120, tiré de l'Histoire d'Argentan de Louis Barbay, 1922. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038009/f59.image.r=

     

         Cette place regardée comme sûre et capable de défense, fut, après la mort du roi Henri Ier, le lieu de refuge de Mathilde, sa fille, femme de Geoffroy Plantagenêt, comte d'Anjou, à qui Étienne, comte de Blois, neveu du feu roi, disputait les couronnes d'Angleterre et de Normandie. Il vint pour les assiéger ; mais un différent survenu dans son armée, composée de Flamands et de Normands, fit lever le siège et donna lieu à une trêve qui fut conclue en 1137. Cette ville faisait partie de la dot promise à cette princesse par Henri, son père. En 1150, elle abandonna la Normandie, qu'elle avait conquise, à Henri son fils ; et se réserva, entre autres domaines, celui d'Argentan et le château de cette ville qu'elle habita. Ce fut cette princesse qui fixa le ressort de l'ancienne vicomté, qui créa des sergenteries nobles, qui établit une foire franche dite Au chambellan ou de la Pentecôte ; et enfin accorda aux habitant d'Argentan le privilège de prendre, pour armoiries de leur ville, l'Aigle impériale qu'elle conservait dans les siennes, au droit de son premier mari, l'empereur d'Allemagne, Henri V, mort en 1125. Cependant une guerre plus meurtrière que décisive continuait en Angleterre, et une bataille allait suffire pour assurer le sceptre à Henri lorsqu'en 1153, les grands ménagèrent un accommodement. On régla qu’Étienne resterait sur le trône jusqu'à sa mort, et que Henri, fils de Mathilde, lui succéderait. Il mourut en 1154, et le trône passa, suivant les conventions à Henri qui fut le deuxième du nom. Il fit en 1157 une levée de toutes les troupes de la Normandie à Argentan, pour combattre le duc de Bretagne. En 1172, ce même roi, voulant faire la conquête de l'Irlande, assembla tous les comtes et barons dans cette même ville, pour aviser aux moyens d'exécuter cette entreprise, qui lui réussit. En 1168, il y reçut les Légats du pape qui venaient pour le réconcilier avec Saint-Thomas, archevêque de Cantorbery, contre lequel plusieurs évêques d'Angleterre étaient venus lui porter des plaintes. L'archevêque rentré dans les bonnes grâces du roi les conserva peu de temps. De nouvelles plaintes les lui firent perdre. Henri, qui les reçut, était au château d'Argentan ; dans sa colère, il se servit d'expressions qui marquaient le désir qu'il avait d'être débarrassé de cet archevêque, peut-être trop entier dans la défense de ses droits et des privilèges de son église. Quatre gentilshommes normands, animés par le discours du roi, partirent de cette ville, passèrent en Angleterre où ils assassinèrent ce prélat, le 30 Décembre 1170, devant l'autel de la métropole. Le roi fâché d'avoir donné occasion à sa mort, s'en excusa et en fit pénitence : il répara le scandale qu'il avait causé, en faisant dédier l’église de l'hôpital des malades de cette ville sous l'invocation de ce nouveau saint, après sa canonisation qui se fit dès 1173.

     

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    Ci-dessus, le logis du château d'Argentan, photos Gilloudifs

     

         A la mort de Henri II, arrivée en 1189, le château et domaine d'Argentan fit partie du domaine d’Éléonore d'Aquitaine, sa veuve, qui y établit sa principale résidence. Richard, fils et successeur du roi Henri, venait, de temps à autre, au château de cette ville. Après la mort de Richard, arrivée en 1199, Jean, surnommé Sans-Terre, son frère, après son couronnement, y vint tenir sa Cour plénière, aux fêtes de Noël de la même année. Jean jouit peu de temps du duché de Normandie qu'il négligea de défendre contre Philippe-Auguste. Argentan fut pris dès l'an 1202, par ce monarque qui fit la conquête de toute la Normandie, en 1204.

    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)     Le château et domaine d'Argentan après avoir été sept à huit ans dans les mains de Philippe le Hardi et de Philippe-le-Bel, son successeur, fut donné par ce dernier à Mathieu de Montmorency, en 1295, à la charge d'une paire d'éperons, pour hommage.

         En 1356, lorsque les Anglais pénétrèrent en Normandie, Charles de Montmorency, premier. du nom, petit-fils de Mathieu, jouissait du domaine d'Argentan : on lui en avait fait don par lettres. Ils prirent et pillèrent cette ville et brûlèrent le château où périrent tous les titres publics avec ceux de l'Hôtel Dieu, qui y avaient été déposés pour leur conservation. Marie de Montmorency lui succéda, et elle s'en dessaisit par vente, le 26 Février 1372, en faveur du prince de Valois, comte d'Alençon, arrière petit-fils de Saint-Louis. Argentan fut réuni à ce comté par lettres patentes d'union du mois de mai de la même année, et distrait du ressort de la baillie de Caen, avec toutes les paroisses de sa vicomté, qui furent unies au bailliage d'Alençon. Le château d'Argentan, que les rois d'Angleterre avaient habité, devint le principal domicile de Pierre de Valois et des princes ses successeurs.

         Pierre II, comte d'Alençon et du Perche, mourut en 1408, à Argentan, et fut transporté au Val-Dieu où on l'inhuma.

    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)     Les Anglais repassèrent en France, assiégèrent Argentan qui leur fut livré, par capitulation, en 1417. Maîtres de cette place, ils firent bâtir de nouveaux forts, en dehors de la porte Saint-Martin. En 1449, l'armée de Charles VII les y assiégea : ils lui opposèrent de la résistance ; mais les bourgeois lui ouvrirent les portes.

         François, duc de Bretagne, revenant de Rouen, où il avait assisté à la prise de possession du duché de Normandie, par Charles, frère du roi, pilla, en 1465, la Basse-Normandie, s'empara d'Argentan et de plusieurs autres places. Louis XI à la tête d'une armée, reprit cette ville ; et pour faire abandonner au breton le parti de Charles, arrêta un traité dans cette place avec lui.

         Coligny, chef des protestants, s'empara de cette ville en 1562. Après lui avoir imposé 10,000 livres de contribution, il se rendit à Séez et pilla la cathédrale : il fit allumer un bûcher où fut jeté le corps de St-Gerard, qui avait été déposé dans une chasse d'argent. Son armée y fit de grands dégâts. En 1568, Gabriel de Montgomery, autre chef de ce parti, assiégea Argentan. Dumoulinet, évêque de Séez, s'y était renfermé avec les seigneurs catholiques des environs. Il ne put forcer l'enceinte de la ville qui fut bien défendue. Il se retira, après avoir mis le feu à l'église St-Martin qui lui avait servi de retraite. Les Calvinistes ou Huguenots, irrités du massacre de la St-Barthélemy, reprirent les armes et se saisirent de plusieurs villes en 1574 : celle d'Argentan fut de ce nombre ; mais M. de Matignon, à la tête de 6000 hommes de troupes et de la noblesse catholique du pays, les en chassa dès la même année. Argentan entra dans le parti de la ligue ; mais en 1589, les bourgeois abandonnèrent ce parti et forcèrent le gouverneur, qui n'avait que 300 hommes de garnison, de leur remettre les clefs de la ville ; ils ouvrirent à Henri IV. Le Roi demeura à Argentan, depuis son entrée jusqu'au siège de Falaise, et la plupart du temps que dura ce siège.

         Le domaine d'Argentan fut distrait du duché d'Alençon par Henri IV, et engagé en 1586 à titre de rachat perpétuel, à Marguerite de Lorraine. Pendant toutes les guerres civiles et religieuses, le domaine de cette ville resta dans la Maison de Lorraine jusqu'à Françoise de Lorraine, duchesse de Mercoeur, qui le porta, en 1609, dans celle de Vendôme, prince légitimé, fils naturel de Henri IV. Ce nouveau seigneur engagiste d'Argentan, protégea cette ville ; mais il ne put la garantir des nouveaux malheurs qu'elle éprouva par une nouvelle guerre civile." [2]

     

    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne) A de Caumont, 1853 : " L'autre dessin, que je dois comme le précédent à M. Victor Petit, porte, pont et chapelle Saint-Jean à Argentan est tiré comme lui d'un recueil très intéressant d'anciennes vues qui fait partie de la bibliothèque de M. Bignon. Il représente le pont qui existait à Argentan sur la rivière d'Orne avant l'élargissement de la rue et la construction du pont actuel. Une tour placée sur le pont même défendait, comme on le voit, l'entrée de la ville. Sans connaître la date de ces ouvrages maintenant détruits, je suppose qu'ils étaient du 14e. siècle ou du 15e. Extrait de l'Abécédaire ou Rudiment d'archéologie (architecture civile et militaire) par M. Arcisse de Caumont (1801-1873) Éditeurs : Derache (Paris) / Dirdon (Paris) / Dentu [etc.] (Paris) - 1853

     

     

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    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)     « Sous Marie de Médicis, reine douairière, les guerres civiles firent craindre aux habitants d'Argentan que les rebelles ne s'emparassent du donjon et ne prissent avantage de cette forteresse pour les opprimer ; d'un autre côté, pour se décharger des frais que leur occasionnait la garnison qu'au moindre mouvement les rois de France envoyaient dans leur ville, les bourgeois d'Argentan présentèrent une requête au roi Louis XIII, par laquelle ils sollicitaient la démolition de cette forteresse. Cette requête fut répondue favorablement. Charles de Valois, comte d'Auvergne, fut envoyé à Argentan, en 1617, pour faire opérer les travaux. La partie donnant dans l'enceinte du château fut entièrement démolie. Dans les ruines, on trouva quantité d'inscriptions gothiques, débris d'anciens édifices employés à la construction du fort. Charles de Valois fit également abattre le rempart et acheva de faire combler le fossé qui partageait le château de la ville, de sorte qu'il ne resta plus que les remparts extérieurs, les tours qui régnaient autour de la ville et le château, du côté de la campagne. Les bourgeois restèrent chargés de l'entretien du château ; les revenus de la ville pouvaient à peine y suffire, les tours et remparts ne furent plus réparés. » [3] 

     

    Dessin ci-dessus extrait du Manuscrit de Courteilles - Médiathèque, ville d'Argentan

     

     LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)  LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)

     

    La tour Marguerite voir à ce sujet : http://patrimoine-de-france.com/orne/argentan/tour-marguerite-20.php

     

         « ...Les fossés, larges et profonds, ont été transformés en partie en une petite promenade sombre et basse et en places publiques. Du donjon, de forme octogone, il ne subsiste plus qu’un pan élevé où l’on a placé un calvaire, un peu au-dessus du château. (...) Une seule tour, nommée la tour couronnée, dont le crénelage et le toit pointu n’ont éprouvé aucun dommage et y rappellent bien le quinzième siècle, subsiste encore. [NDB : il s'agit de la tour Marguerite]

         L'ancien château, transformé en tribunal, est un grand bâtiment, ayant, sur le devant, trois pavillons carrés, à toits aigus, avec fenêtres à nervures, légèrement arrondies. A la porte ogivale on a substitué dans ces derniers temps un portique moderne à colonnes et frontons du style le plus grec. A l'intérieur rien de remarquable. On découvrit, en faisant au château les travaux d'appropriation nécessaires pour y installer le tribunal et la prison, un chemin souterrain qui paraissait tendre vers l'ancien donjon, d'où partaient d’autres souterrains conduisant de l'autre côté des fossés (1) ; il y en avait un notamment passant sous la Grande-Rue et sous celle de la Planchette. Ce château a sa légende romanesque comme tant d'autres. Une jeune fille du nom d'lsabeau qui y fut jadis renfermée par un méchant seigneur, meurtrier de son amant, et dans les fers duquel elle mourut elle-même pure et fidèle, y fait de nocturnes apparitions sous différentes formes : on l'appelle la Demoiselle et quelquefois la bête du château d'Argentan. » [4]

    (1) Chrétien ; Germain, p. 127.
    (2) Louis Du Bois ; Annuaire de l’Orne, 1812 ; Chrétien : Contes de l’arrondissement d‘Argentan.

      

              « Ce serait peut-être ici le lieu, Messieurs, de vous entretenir de la place forte d'Argentan, qui soutint de nombreux sièges, qui vit sous ses murs Guillaume le Conquérant, son fils Henri, et presque tous les princes de cette vaillante famille ; puis, plus tard, Henri V, d'Angleterre, et, enfin, notre grand Henri IV. Mais l'histoire d'une ville ne peut entrer dans un tableau aussi rapide que celui que je vous trace ; il faudrait un livre pour un tel sujet. Des fortifications primitives d'Argentan, il ne reste rien, ou à peu près rien. Le château , qui sert aujourd'hui de tribunal, et la tour couronnée, dont je vous parlerai bientôt, ne sont point des temps qui m'occupent en ce moment. (...)

         J'ai renvoyé à la fin de ce chapitre le peu de mots que je veux vous présenter sur les ruines que renferme encore Argentan. L'ancien château, transformé en tribunal, est un grand bâtiment ayant trois pavillons sur le devant, avec fenêtres à nervures et un cordon tracé tout à l'entour. Les fossés étaient profonds et ont été transformés en une petite promenade sombre et enfoncée. Des murs qui enceignaient la ville, il ne reste qu'un pan élevé, que l'on nomme le Donjon, situé un peu au-dessus du château. La piété des habitants a fait disposer un haut calvaire au sein de cette ruine. Enfin, en tournant au nord, plus au centre de la ville , on voit une vieille tour, la Tour-Couronnée, dont le crénelage bien entier et le toit pointu, n'ont éprouvé aucun dommage et rappellent bien le 15e siècle. M. de Caumont l'a dessinée, Elle ressemble, mais en petit, aux tours du château d'Alençon... » [6]

     

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      LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne) LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne) LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)

     

    Ci-dessus, les vestiges du donjon d'Argentan, photos Gilloudifs.

     

         « La fortification appelée " donjon ", est le reste des remparts d'Argentan construits au Moyen-Age par Henri Ier, duc de Normandie, roi d'Angleterre et seigneur d'Argentan. Les murs subsistants, en pierre de taille, ne sont pas antérieurs au 13e siècle. Les remparts furent partiellement démolis à partir de 1617. Le donjon est en réalité un élément de rempart de plan polygonal, non fermé. Il forme mur de soutènement d'une terrasse qui domine la ville. La muraille présente un soubassement vertical de cinq mètres de haut, puis un vaste glacis, enfin une partie supérieure avec un léger fruit. Propriété: propriété de la commune ; époque : 12e siècle et 13e siècle » [5]

     

    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne) LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)

     

    Ci-dessus : ruelle Neuve des Fontaines à Argentan : des vestiges des anciens remparts sont encore visibles, de même que les jardins du château, aménagés en terrasses, au bout de la ruelle.                  Photos Gilloudifs.

     

    Sources :

     

    [1] http://www.argentan.fr/histoire_de_la_ville.php

    [2] " Essai sur l’histoire et les antiquités d’Argentan " par L.J. Chrétien, 1834.

    [3] " Histoire d'Argentan et de ses environs " par J.A. Germain, p.135, 1843.

    [4] " Le département de l'Orne archéologique et pittoresque " par L. de la Sicotière et A. Poulet-Malassis, p.203, 1845.

    [5] http://www.loomji.fr/argentan-61006/monument/ancien-donjon-21816.htm

    [6] Extrait des Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, Volume 9 Mancel, 1835 https://books.google.fr/books?id=93xfAAAAcAAJ&pg=PA489&lpg=PA474&ots=Mva2AvsvXc&focus=viewport&dq=remparts+d%27Ecouch%C3%A9&hl=fr&output=text#c_top*

     

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         "En juin 2016 : Une équipe de l’Inrap a effectué un diagnostic dans le centre-ville d’Argentan, dans l'Orne. D’après les sources historiques, des vestiges antiques, médiévaux et modernes sont attendus, en particulier des éléments de fortification de la ville et du château médiéval aujourd’hui disparus. D’après les plans anciens, la zone concernée, d’une surface d’environ 3 hectares, couvre la totalité du château médiéval d’Argentan (11e-12e siècle), une petite partie de la ville médiévale, ainsi que les abords sud et est du château.

    http://www.inrap.fr/diagnostic-archeologique-l-emplacement-de-l-ancien-chateau-d-argentan-11217

    Photo à gauche, ci-dessous : base du rempart du château installée dans le fossé, avec coupe stratigraphique. © Florian Bonhomme, Inrap ; photo à droite ci-dessous : Panneau indiquant l’emplacement des sondages et les vestiges attendus © DR

     LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne) LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)

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    Bonnes pages :

     

    http://patrimoine-de-france.com/orne/argentan/tour-marguerite-20.php

     

    Un livre indispensable à découvrir sur ce sujet :

    LES REMPARTS D'ARGENTAN (Orne)O Argentan et ses environs au Moyen Âge. Approche archéologique et historique, Marie-Anne Moulin, Chave Bruno Fajal, Jean-Pascal Foucher, [CMBCRAHAM] - Centre Michel de Boüard - Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévale - Alençon, Conseil général de l'Orne, 287 p., 2008

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  • LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)   LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)

     

    Plan hypothétique des remparts d'Alençon - Blason par Anno16Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Anno16., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1139548

     

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)

     

    Ci-dessus : à gauche, plan de 1746 http://chateaudalencon.com/85%20haute%20cour.html ; à droite, plan d'ensemble du château. En jaune, le tracé des constructions actuelles : en haut, la rue de Bretagne (trottoirs compris) et le rond point, l'axe de la place Foch avec, de part et d'autre, la mairie et le palais de justice. Extrait de http://chateaudalencon.com/116%20plan%20d%27ensemble.html

     

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)Les remparts d'Alençon

     

         « C'est probablement vers le 4e siècle qu'une palissade, englobant la place Marguerite-de-Lorraine, les rues Bonette, de l'Ancienne-Mairie, une partie de celle du Val-Noble, des Granges et des Marais, aurait constitué la première enceinte de la ville (Enceinte n°1).

         Deux siècles plus tard, celle-ci est étendue aux rues de la Juiverie et de l'Hospice, cette dernière aujourd'hui intégrée dans le centre hospitalier. Les pieux trouvés en novembre 1952 lors de travaux effectués rue de la Juiverie, sur l'emplacement des marais de la rive droite de la Sarthe, pourraient être les vestiges de cette deuxième ligne de fortifications (Enceinte n°2).

         Probablement aux 10e-11e siècles, une troisième ligne de défense est mise en place en même temps que le premier château bâti par Yves ou/et Guillaume Ier, seigneurs de Bellême et d'Alençon. Celle-ci partait de la rue de Sarthe, près du grand moulin, traversait en arc de cercle les terrains du centre hospitalier pour rejoindre la Briante, longeait la rue des Fossés-de-la-Barre jusqu'au château, enveloppait l'actuelle place Foch, franchissait la rue de la Chaussée vers la rue Matignon, suivait un bras de la Briante situé approximativement sous la rue de De-Lattre-de-Tassigny, passait sous la Grande-Rue et rejoignait la Sarthe à côté du pavillon Henri II (Enceinte n°3).

     

     LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)     Une quatrième et dernière ligne de remparts est construite aux 14e-15e siècles. Vraisemblablement commencée en 1358 par le comte Charles III (1346/1361), les travaux sont poursuivis par Pierre II (1361/1404), qui fait commencer la construction du second château puis, vers 1446, par le roi d'Angleterre Henri VI qui occupe Alençon et qui, en mars, autorise les habitants à lever une taxe sur le sel afin d'entretenir les fortifications. Elle reprend le même tracé que la précédente. Mais après le château, l'enceinte coupe la rue de Bretagne pour rejoindre la cour carrée de la Dentelle, passe derrière l'ancienne église des jésuites, atteint la place Desmeulles et les arrières sud du cours Clemenceau jusqu'à la Grande-Rue qu'elle croise, contourne la maison d'Ozé jusqu'à la tour du Plénître et revient entre la Sarthe et les maisons de la rue de la Poterne pour aboutir près du pavillon Henri II (Enceinte n°4).

     

    Photo ci-dessus : Tour du Plénître (Photo : Nicolas Fediaevsky) http://alencon-histoire.chez-alice.fr/remparts.htm

     

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)     Les épaisses murailles, précédées vers la ville d'un chemin couvert et d'un talus intérieur, étaient couronnées d'un parapet garni de mâchicoulis et flanquées de hautes tours. Un plan du 18e siècle en montre dix-sept flanquant les courtines. Trois autres tours ont été retrouvées grâce a un dessin de 1678 et au plan cadastral de 1811, l'une en bordure de la Sarthe et les deux autres entre la porte de Lancrel et le château. L'ensemble était ceinturé au nord et à l'est par des fossés inondables d'une largeur de douze mètres, au sud par la Sarthe et à l'ouest par la Briante.

     

     LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)

     

     A gauche vue du Château d'Alençon et de ce qu'on peut découvrir de la Ville étant sur une hauteur dans le Grand Parc, Lévy et Neurdein Réunis. 44, Rue Letellier, Paris; au centre : Alençon au 16e siècle. Plan et vue du Château Lévy et Neurdein Réunis, 44, Rue Letellier, Paris  

     

         Entre 1741 et 1766, à la demande de propriétaires invoquant leur mauvais état et la menace qu'ils constituent pour la sécurité de leurs demeures y étant adossées, les remparts sont démantelés.

     

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)        En juillet 1852, il est trouvé dans la rue Cazault, au cours de travaux de terrassement, les fondations d'une tour qui aurait eu un diamètre de dix mètres et une hauteur de trente-trois mètres.

         Cinq portes percées dans les remparts permettaient d'entrer dans la ville.

    Il est regrettable que ce formidable ensemble fortifié médiéval ait été détruit interdisant ainsi à notre ville de rivaliser avec Aigues-Mortes, Carcassonne ou Saint-Malo. Rares sont les vestiges des fortifications alençonnaises qui eurent un développement d'environ 2 000 mètres. Il ne reste pratiquement plus que la muraille du Plénître, restaurée en 1996, et quelques pans de murs dans les jardins aménagés entre le cours Clemenceau et la rue du Jeudi. » [1]

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    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)

      

      Photo à droite extraite du site : http://www.monumentum.fr/vestiges-des-remparts-pa00110711.html

     

         Une classe de CM2 de l'école élémentaire Masson d'Alençon a réalisé ce document " A la recherche des murailles d'Alençon " :

    Document ci-dessous : À la recherche des murailles d'Alençon - académie de Caen Document réalisé par la classe de CM2 de l'école MASSON d'Alençon https://www.ac-caen.fr/mediatheque/ia61/communication/actus/2011/07/ecole_masson.pdf

     

     

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne) LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)

     

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     LES REMPARTS D'ALENCON (Orne)Un article et des photos extraits du site Ouest-France du 22 juin 2015 : http://www.ouest-france.fr/normandie/alencon-61000/au-moyen-age-la-ville-etait-protegee-de-remparts-3507121

     Au Moyen Âge, la ville était protégée de remparts

    LES REMPARTS D'ALENCON (Orne)

     

    L'archéologue Fabien Briand explique les remparts de la ville, découverts lors des fouilles. Des objets domestiques ont été mis au jour durant le chantier de La Providence.

     

         « Les fouilles de La Providence ont permis de mettre au jour une partie du passé architectural d'Alençon. Elle ont été présentées au public, vendredi.

         Pour qui regarde sans savoir, il faut encore faire un effort d'imagination au milieu des tractopelles et des parterres non achevés de La Providence. Vendredi, Fabien Briand, responsable du chantier des fouilles, a aidé soixante férus d'histoire locale à se guider dans cette partie de la ville, au Moyen Age.

         « Nous nous sommes appuyés sur des plans trouvés aux archives municipales, départementales et nationales pour pré-localiser les endroits où creuser, explique l'archéologue. Un relevé complet de 1774 montre exactement les maçonneries et les tours du Moyen Age. » Sur de grandes affiches, des reproductions dévoilant la cité comme on ne la connaissait pas.

    L'enceinte matérialisée

         Le chantier a dévoilé plusieurs portions d'un mur de rempart et quatre tours qui assuraient la défense de la ville. « Les premières fortifications datent du 13e siècle, précise Lilian Bouvier, chef du projet de la Providence. Difficile de dater précisément chaque partie. Les enceintes étaient détruites durant les attaques et reconstruites avec les matériaux sur place. »

         Alençon ville fortifiée. L'idée pique la curiosité et invite à s'évader dans le passé. On y est, on marche sur les traces d'alors. « Les remparts sont matérialisés au sol par des dalles récupérées », montre Lilian Bouvier. Des cercles pour les tours, une allée qui bute sur des bâtiments. « Des maisons ont été construites sur les fondations, profitant ainsi des murs déjà en place. »

         De nombreux objets ont également été découverts. Poteries, objets métalliques et restes alimentaires témoignent de la vie quotidienne des habitants. « Principalement des éléments datant du 17e siècle ». Certains étaient présentés dans une vitrine lors de la visite. D'autres sont encore en cours d'analyse.

         « La municipalité veut faire le plus souvent possible des présentations d'explication au public pour qu'on connaisse collectivement un peu plus notre ville », a promis le chef de projet. » OF

     

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    Protection :

     

         " Le château des Ducs d'Alençon désigne actuellement le pavillon d'entrée de l'ancien château d'Alençon ayant été détruit au cours des siècles. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862.

     

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)

     

     

     

     

     

     

    La plus ancienne représentation du château d'Alençon en 1637.© Archives départementales de l'Orne http://www.alencon.maville.com/actu/actudet_-une-exposition-sur-le-duche-d-alencon-_13-1020137_actu.Htm

     

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    Document 4 ci-dessus : Alençon Gravure par E. de Broise et A. Renaud, état avant la démolition, 19e s

     

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)

     

    Le château d'Alençon d'après un document du 16ème siècle. Les parties grisées sont les constructions qui subsistent aujourd'hui.

     

          Le premier château d'Alençon, construit par les deux premiers seigneurs de la ville Yves de Bellême et son fils Guillaume Ier, a complètement disparu. Vers 1050, Guillaume le Bâtard vint assiéger le château dont s'était emparé Geoffroy Martel. Il est décrit : « Avait a cel terms un fossé, Haut e parfont e réparé ; Sur le fossé ont hériçon, E dedenz close une maison ; Entor ont bretesches levées, Bien planchies e Kernelées ». Lors de l’assaut, Guillaume, fit combler le fossé et incendier les défenses « Li bois fu secs, li feu s'esprent. Que par le feu qu'il alluma, Que par l'assaut qu'il lor dona, Les uns sont ars (brulés), li altre pris, E tel i a hunte occis ».

     

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)

     

    [ NDB : Lors de l'attaque d'Alençon par Guillaume, des assiégés s'étant permis de railler l'humilité de sa naissance en criant du haut de leurs murs « La peau ! la peau !...» et en battant des cuirs, le duc fit sur le champ couper les pieds et les mains de ses prisonniers et ordonna à ses frondeurs de lancer dans la ville les membres mutilés. Dessin de G. Pivard visible sur le blog : http://telle-une-tapisserie.eklablog.com/accueil-c25612310]

     

         En 1113, lorsque Henri Ier Beauclerc, Roi d'Angleterre, duc de Normandie et troisième fils de Guillaume le Conquérant, prit Alençon, un donjon fut érigé. Celui-ci fut ensuite intégré à un second château, construit par Pierre II, comte d'Alençon de 1361 à 1404.

     

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)     En 1592, le château d'Alençon fut démoli sur la volonté d'Henri IV qui voyait d'un mauvais œil l'érection d’importantes forteresses, symboles du pouvoir individuel des seigneurs et de l'hétérogénéité du royaume, d'autant plus que la France venait d'être déchirée par les guerres de religion. Il ne resta alors que le donjon et le pavillon d'entrée. En 1782, le donjon était à son tour détruit. Il ne resta alors du château des ducs d'Alençon que le pavillon d'entrée. (encore existant à ce jour).

     

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)     En 1804, l'implantation de la maison d'arrêt d'Alençon dans l'édifice entraina d'importants travaux liés à cette nouvelle affectation modifiant le bâtiment et ses abords (distribution intérieure et création de murs d'enceinte accueillant les cours de promenade). En 2010, la maison d'arrêt est transférée sur le site des Croisettes à Coulaines.

         L'impression que peut laisser le pavillon d'entrée (la partie restante du château) témoigne de la grandeur et de la somptuosité de ce château : il ne reste plus rien de la tour Giroye, des fossés formés par la Briante, ou encore bien peu du parc gigantesque qui s'étendait jusqu'à la forêt d'Écouves, réduit aujourd'hui au parc des Promenades de 4 hectares » [2]

     

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    Ci-dessus, à gauche, une reconstitution de ce que fut le château. Il faut imaginer la ville en arrière-plan https://actu.fr/societe/alencon-chateau-faire-ces-10_21934540.html

     

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)

     

    Photo du château d'Alençon mise en ligne avec l'aimable autorisation de Michel Hourquet.

     

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    La légende de Marie Anson :

     

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)     « On prétend que la tour couronnée fut jadis occupée par une dame châtelaine, nommée Marie Anson, dont cependant les chroniques locales n'ont jamais fait mention en aucune manière. Cette dame était mariée à un de ces jaloux despotes du moyen âge, pour qui le bourreau était un assez digne entremetteur d'amour, et le plus propre, selon eux, à raffermir une constance chancelante, a garantir une fidélité suspecte. Compromise, dans son honneur, par de fausses apparences, la malheureuse châtelaine ne pouvait espérer de pardon ; elle fut condamnée par son brutal époux à être attachée à la queue d'un cheval indompté. L'animal, abandonné à sa fougue sauvage, traîna l'infortunée dans tous les détours du parc d'Alençon, et l'ordre de suspendre le supplice ne fut donné qu'au moment où la victime, brisée, déchirée, sanglante, était près de rendre le dernier soupir. Alors, non content d'avoir assouvi sa haine, le mari outragé voulut justifier sa vengeance, en arrachant à la coupable l'aveu de sa faute. Il se présenta devant sa femme mourante, et, l'abusant par un déguisement sacrilège, il réclama sa dernière confession, à titre de ministre du Seigneur ; mais cette ruse n'eut pas le résultat qu'il en attendait : jusqu'à son dernier moment, la victime ne cessa point de protester de son innocence. Ne pouvant plus se refusera reconnaître la vérité, ce barbare époux ressentit toute l'énormité de son injustice, toute l'horreur de sa cruauté ; il s'abandonna à un désespoir sans mesure, et, dans cette âme farouche, le remords se créa des tortures capables, peut-être, d'expier le crime.

         Cependant, depuis l'époque de sa mort, Marie Anson, surnommée aussi la Dame du Parc, n'est point demeurée paisible dans sa tombe ; elle fait habituellement de vengeresses apparitions qui perpétuent l'odieux renom attaché à la mémoire de son époux. A l'heure de minuit, on distingue le blanc fantôme de la châtelaine, qui, après avoir fait le tour du sommet de la forteresse , jette un cri de douleur et disparaît.

    (L. Dubois, Annuaire de l'Orne, 1809).

    LES REMPARTS D'ALENÇON (Orne)Le souvenir de Marie Anson a été consacré dans une romance populaire, où l'on trouve, ajoutés à l'histoire de cette infortunée, des détails intéressants que le récit traditionnel avait omis. On y apprend que l'époux, aussi crédule que jaloux et cruel, avait été induit en erreur par un traître chevalier qui lui avait présenté trois anneaux, semblables à ceux que portait Marie Anson, et qui prétendait les avoir reçus d'elle comme gages d'amour. » [3]

     

    Sources :

     

    [1] http://alencon-histoire.chez-alice.fr/remparts.htm

    [2] Wikipédia

    [3] La Normandie, romanesque et merveilleuse: traditions, légendes, et… par Amélie Bosquet, 1845.

     

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    Alençon - Plan de la ville et faubourg d' Alençon - 1770 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8441697v.r=Plan%20Alen%C3%A7on

     

    Ci-dessous : Visite à Alençon de la Société historique et archéologique de l’Orne extrait du Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne Tome 27 - 1908.

    Un circuit découverte de la ville d'Alençon :

     

    Ci-dessus, document associé à une exposition sur les remparts d'Alençon. Les maquettes ont été réalisées par Frédéric Reynen. Pour voir l'ensemble de ces maquettes rendez-vous sur ce blog : http://freddam.over-blog.com/

     

    Bonnes pages :

     

    O https://criminocorpus.hypotheses.org/7317

    O http://www.chateauxmedievaux.com/alencon.php

    O http://chateaudalencon.com/index.html

    O http://alencon-histoire.chez-alice.fr/chateauarticle.htm

    O https://www.ac-caen.fr/mediatheque/ia61/communication/actus/2011/07/ecole_masson.pdf

    O http://mediatheques.communaute-urbaine-alencon.fr/images/a-vos-agendas/aujourdhui-et-a-venir/Plaquette_exposition.pdf

    O http://www.donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr/pdf/SITES/61048f.pdf

    O http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article13650

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