• LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)

    Ci-dessus, à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Le château de Nacqueville (Commune d'Urville-Nacqueville) :

     

         « Inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques, sa construction débute en 1510. Sa muraille d'enceinte est remaniée aux 18e et 19e siècles, mais la poterne dotée d'un pont-levis demeure. Avec ses murs de granit et ses toits de pierre, le château est caractéristique des beaux manoirs du Cotentin. » [1]

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)     « Le château de Nacqueville est un château situé sur la commune de Urville-Nacqueville dans le département de la Manche.

         Le château est construit au 16e siècle par Jean de Grimouville.

         En 1822, Hippolyte Clérel de Tocqueville hérite par son épouse, Émilie Erard de Belisle, du château.

         Le parc du château fut créé en 1830 par un paysagiste anglais. » [2]

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)

    Plan de situation du château de Nacqueville ; blason de la famille de Grimouville, premiers constructeurs du château https://fr.geneawiki.com/index.php?curid=169657

     

    Historique

     

         « Nacqueville était anciennement divisé en deux fiefs principaux : les Marests et Fourneville.

         C'est aux Marests que les premiers seigneurs de la paroisse avaient établi leur demeure féodale. Dès le commencement du treizième siècle, Richard Carbonnel, dont les descendants devinrent marquis de Canisy, reconnaît et confirme la donation que son oncle, Guillaume de l’IsIe avait faite à l'abbaye du Vœu et renonce au droit de patronage sur l'église. (…) Cette seigneurie appartenait encore en 1505 à Jehan Carbonnel. Par échange, vente ou autrement, Renée de Saint-Gilles, fille de Jean et de Marguerite d'Orglandes, en était propriétaire dès la première moitié du 16e siècle.

         Le fief de Fourneville avait aussi changé de maîtres. Anne Bazan, fille de Briand et de Marguerite des Moutiers, le possédait, lorsqu'en 1501 elle épousa Jehan de Grimouville, écuyer, sieur de Saint-Germain-de-Tournebut et d'Azeville, qui devint ainsi seigneur de Fourneville. Leur fils, Jean II de Grimouville, fit alliance avec sa voisine, Renée de Saint-Gilles, dame des Marests, en 1525. Les deux fiefs réunis n'eurent plus dès lors qu'un seul seigneur et patron.

         Le château des Marests fut abandonné et converti en ferme.

         Les époux allèrent habiter le manoir de Fourneville. C'est là qu'en 1547 et 1562 ils signèrent les contrats de de mariage de leurs filles, Marie et Marguerite de Grimouville, avec François Durevye et Gion Fressard du Bisson.

         Pierre de Grimouville s'unit, vers la même époque, à GuilIemette d'Argouges, dont on voyait les armes, avant 1789, au fronton du château et à la voûte de la chapelle. L'achèvement du manoir fut presque leur œuvre. » [3]

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)

     

         « L'histoire du château et du parc de Nacqueville, déjà longue de 500 ans est étroitement liée à celle des 3 familles successives dont elle a été la demeure :

         - les Grimouville aux 16e et 17e siècles ;

         - les Mangon, et leurs proches parents les Barbout de Querqueville, et puis leurs proches parents les Tocquevilles aux 18e et 19e siècles ; et

         - les Hersent et leurs descendants de 1880 à nos jours. » [1]

     

         « Il est construit au 16e siècle, à l'initiative de Jean de Grimouville. Son fils Pierre de Grimouville l'agrandit et en achève la construction. » [4]

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)     « Les Grimouville, ancienne famille normande, entamèrent la construction d'un solide batiment fortifié qui deviendra le château de Nacqueville. Le mur d'enceinte, haut de 6m, constituait un obstacle à la vue : dans ces conditions, l'aménagement esthétique des alentours n'offrait évidemment aucun intérêt. » [1]
    Blason de la famille de Grimouville https://fr.geneawiki.com/index.php?curid=169657

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)     « Le château est acquis par Bernardin Mangon en 1685. Il fait abattre le mur d'enceinte et transforme l'édifice, jusqu'ici consacré à la défense, en une demeure agréable et d'un charme exceptionnel. » [4]

    Blason de la famille Mangon https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&n=mangon&oc=0&p=a...armes

     

         « Le mur d'enceinte fut abattu vers 1700 à l'exception de la poterne qui constitue aujourd'hui le seul vestige de cette défense, et aussitôt une belle perspective sur la vallée s'ouvrit aux habitants. » [1]

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)     Au début du 19e siècle, le château revient, par son épouse, à Hippolyte de Tocqueville (1797-1877), frère aîné d'Alexis de Tocqueville. Il réaménage le château et fait redessiner le parc par un paysagiste anglais en 1830. Celui-ci crée un étang, des cascades et des fontaines, dégage la vallée, procède à la plantation d'arbres d'ornement, étend les bois sur les hauteurs et perce des avenues forestières. » [4]

    Blason de la famille de Tocqueville Par ArocheCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Aroche., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3762434

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)     « Des trois demeures du nord Cotentin que se partagent Hippolyte, Édouard et Alexis de Tocqueville, le château de Nacqueville est le seul à n'avoir pas appartenu à la famille des Clérel de Tocqueville avant eux. En effet, c'est Émilie Erard de Belisle de Saint-Rémy, la future épouse d'Hippolyte de Tocqueville qui a hérité en 1822 de ce château, dont l'existence remonte au 16e siècle. Celui-ci a évidemment connu de nombreuses modifications depuis sa fondation, mais ce qui a le plus changé son aspect extérieur, c'est la démolition du très haut mur d'enceinte qui encercle le manoir jusqu'en 1700, et dont il ne reste aujourd'hui encore que la poterne qui fait face au bâtiment principal. A partir de cette date l'aménagement de jardins autour de la demeure devient envisageable, mais il faut attendre 1830 et Hippolyte de Tocqueville pour que quelqu'un se charge de mener à bien les travaux nécessaires. Il faut préciser qu'à cette époque les allées qui conduisent au château sont encore difficilement praticables et que le manque d'entretien des alentours en font, dans l'esprit d'Alexis notamment, un vaste « bourbier ».

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche) LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)


         Cependant, sous l'impulsion d'Hippolyte, la transformation des lieux est radicale. Il sera aidé en cela par son goût personnel pour les jardins et la botanique (qu'il partage d'ailleurs avec la plupart des membres de sa famille) ainsi que par un paysagiste anglais. Ce dernier conçoit un parc romantique s'étendant sur l'ensemble des trois vallons convergeant vers le château et qui exploite astucieusement les petits ruisseaux qui en descendent. La voie d'accès au domaine est redessinée pour déboucher face à la demeure ; le jardin est orné de nombreux arbustes à fleurs et de plantes exotiques ; un étang est creusé en aval du château dans la direction de la mer que l'on aperçoit aussi à l'horizon ; les ruisseaux sont aménagés en cascades pour égayer les massifs de fleurs et de nombreuses fontaines viennent également orner le parc.
    Cette débauche d'énergie s'intéresse également au château lui-même, dont la toiture est surélevée pour permettre le rehaussement d'un étage d'habitation et dont l'aménagement intérieur connaît de grandes améliorations, et elle suscite l'admiration d'Alexis de Tocqueville lors de chacun de ses passages à Nacqueville.
         Bien qu'il fut largement endommagé au 20e siècle par différentes tempêtes ainsi que par la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle il devint notamment un emplacement de choix pour l'établissement d'un important état-major américain, le parc de Nacqueville a été réaménagé à l'identique de ce qu'il était au 19e siècle et il constitue à l'évidence, aujourd'hui encore, l'un des plus somptueux jardins qui soient dans cette région de la France. » [5]

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)     « En 1880, Hildevert Hersent rachète le château et perfectionne le système hydraulique.

         En 1922, le réalisateur normand René Le Somptier tourne au château son film La Dame de Montsoreau, avec Gina Manès et Jean d'Yd.

         Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château est occupé par les Allemands, qui, en 1943-1944, abattent 2000 arbres pour construire le Mur de l'Atlantique.

         En 1945, les Américains installent des baraquements et les parkings d'un état-major considérable. » [4]

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)     « Lorsque Marcel Hersent (1895-1971) récupère la propriété en 1946, l'ensemble est dans un état catastrophique: toitures en partie éventrées, intérieur ruiné, parc saccagé, bois très endommagé. Pendant 10 années Marcel Hersent s'attache à effacer les traces de la guerre.

         Fier de son oeuvre, il ouvre le château et parc à la visite du public en 1962.

         En 1971, la fille de Marcel, Jacqueline, hérite de la propriété. Elle avait epousé en 1946 François Azan. La famille Azan s'est dedié à maintenir les lieux en parfait état, en leur conservant l'équilibre et le charme. » [1]

     

         « La tempête d'octobre 1987 renverse les arbres sur 25 ha. » [4]

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)     « En l'an 2000, leur fille, Florence, hérite de la propriété. Avec son mari, Thierry d'Harcourt, et leur trois enfants, ils ont quitté l'Australie où ils vivaient depuis 12 ans pour rentrer en France et s'installer à Nacqueville. Ils poursuivent la tâche que 18 générations précédentes de propriétaires du domaine de Nacqueville ont entamé 5 siècles plus tôt. » [1]

     

         « En 1999, il est élu 3e Merveille du département. » [4]

     

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    Description

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)     « Le château de Nacqueville présente une poterne du seizième siècle, d'un style d'architecture fort élégant ; elle est composée d'un corps de bâtiment flanqué des deux côtés de deux jolies tours cylindriques qui viennent baigner dans les douves du château. Des toîts en pointe supportés sur une corniche à encorbellements, des lucarnes surmontées de la coquille, type caractéristique du règne de Henri II, une fenêlre en croix placée entre les rainures du pont-levis et surmontant les armoiries des seigneurs de Nacqueville, sont les autres accessoires de cette poterne. » [6]

     

    Le Parc

     

    LES REMPARTS DE NACQUEVILLE (Manche)     « Mais c'est seulement en 1830 qu'Hippolyte de Tocqueville, dont l'épouse était propriétaire du domaine, décida de créer un veritable parc.

         Dans ce but, il fit appel à un paysagiste anglais. Celui-ci conçut un parc romantique sur l'ensemble des 3 vallons convergeant vers le château.

         En quelques années les travaux furent menés à bien : création d'un étang, aménagement de cascades et de fontaines ; dégagement de la vallée, puis plantation d'arbres d'ornement, d'arbustes à fleurs et de plantes exotiques ; déplacement de l'avenue d'arrivée afin de la faire déboucher face au château ; et extension des bois situés sur les hauteurs.

           Le résultat de ces transformations apparut si remarquable au philosophe Alexis de Tocqueville, l'auteur du classique « Democracy in America », qu'il écrivait en 1857 à son ami G. de Beaumont :

         « Mon frère a depensé à Nacqueville beaucoup de gout et d'argent, et a fait de ce lieu un des plus jolis lieux du monde. » (...)

         « Créé en 1830 autour du château par un paysagiste anglais, il constitue un ravissant parc classé d'inspiration romantique. Il est traversé par une rivière en cascades bordée d'arums et est animé par une pièce d'eau et des fontaines fleuries. De nombreuses variétés de rhododendrons, d'azalées et d'hortensias ainsi que des arbres d'ornement, des palmiers et des gunneras géants complètent ce panorama enchanteur. » [1] 

     

         Le château de Nacqueville a été le sujet de très nombreuses cartes postales :

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    Protection :

     

         « La porte et son pont-levis font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 mai 1944, le reste du domaine (château, parc, aménagements) est également inscrit depuis le 20 novembre 1992. » [2] « Son parc est classé depuis 1969. » [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://nacqueville.com/html_fr/historique.php

    [2] Extrait de Wikipédia

    [3] Extrait de http://docplayer.fr/29252403-Iv-les-monuments-1-le-chateau.html

    [4] Extrait de https://www.wikimanche.fr/Ch%C3%A2teau_de_Nacqueville

    [5] Extrait de http://www.tocqueville.culture.fr/fr/lieux/l_chat-nacqueville.html

    [6] Extrait du Congrès archéologique de France ; Société française d'archéologie, 1841 https://books.google.ru/books?id=5945gEvVkhIC&pg=PA204&lpg=PA204&dq=ch%C3%A2teau+de+nacqueville&source=bl&ots=GdYcmb00To&sig=TVNldLshcuifBiwNFfA1YNlKo9I&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj5uPrxwqncAhVB1iwKHdRADyA4MhDoAQhDMAc#v=onepage&q=ch%C3%A2teau%20de%20nacqueville&f=false

     

    Bonnes pages :

     

    Site officiel du château : http://nacqueville.com/

     

    O https://www.revedechateaux.com/fr/chateau-de-nacqueville-1653596277/show

    O https://www.wikimanche.fr/Cat%C3%A9gorie:Ch%C3%A2teau_de_Nacqueville_(image)

    O http://www.wikiwand.com/fr/Ch%C3%A2teau_de_Nacqueville

    O http://www.images-de-paysages.com/Photos-images-du-chateau-de-Nacqueville-Cotentin-hotels-Gites.htm

    O https://www.le-petit-manchot.fr/cc-14-17-urville-nacqueville-parc-chateau/articles/

    O http://www.lenordcotentin.com/le-chateau-de-nacqueville-a127369490

    O http://brigittepierrette1952.eklablog.com/chateau-de-nacqueville-a145198496

     

    Fiche DREAL Basse-Normandie 2013 n° 50025 :

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  • LES REMPARTS DE VILLERS-BOCAGE (Calvados) LES REMPARTS DE VILLERS-BOCAGE (Calvados) LES REMPARTS DE VILLERS-BOCAGE (Calvados) 

    Ci-dessus : à gauche, carte d'état-major du 19e siècle montrant l'emplacement de l'ancien château ; au centre, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite une photo extraite du site Google Map montrant le site depuis l'A84.

     

         « Les « de Villers » seront les seigneurs de nos paroisses jusqu’au 14ème siècle. En 1096, le sire de Villers accompagna Robert II Courteheuse (fils de Guillaume le Conquérant), duc de Normandie en Terre Sainte. Notons qu’à cette époque, il est souvent fait mention de Villers-en-Bocage ou Villers-en-Boscage. En 1276, un Gautier de Villers est signalé comme bailli de Caen.

     

    LES REMPARTS DE VILLERS-BOCAGE (Calvados)     Pour assujettir les populations locales et contrôler l’importante voie de passage conduisant de Caen à la Bretagne, à environ un kilomètre au sud du bourg actuel, ces seigneurs possédaient un château constitué d’une motte et d’une basse-cour dont plusieurs bâtiments résidentiels et de service ont été reconnus à l’occasion d’un diagnostic archéologique réalisé sur l’emprise de la déviation de Villers-Bocage en octobre 1989.

    Photo ci-dessus extraite de ce même site : http://www.villers-bocage.info/histoire.aspx

     

     

    LES REMPARTS DE VILLERS-BOCAGE (Calvados)     LES REMPARTS DE VILLERS-BOCAGE (Calvados)

    Plan de situation de la motte de Villers-Bocage ; blason de la commune de Villers-Bocage et de la famille Bacon CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9852462

     

         Au Moyen-Age, le marché de Villers-Bocage était devenu suffisamment important pour que de nombreuses chartes d’affranchissement soient signées entre la seigneurie de Villers-Bocage et les abbayes d’Aunay-sur-Odon et d’Ardennes, accordant à chacune d’entre elles des concessions avantageuses (dîme, emplacement, rentes…). En 1303, il est même fait état des « coutumes du marché de Villers-en-Bocage »

         Les Bacon étaient de puissants seigneurs. Roger le cinquième du nom épouse l’unique héritière des de Villers : Jéhenne. De leur union naîtra une fille unique prénommée Jéhenne, comme sa mère. C’est notre Jeanne Bacon, châtelaine de Lisle et dame du Molay et de Villers.
    Indépendamment de sa volonté, Jeanne Bacon sera impliquée dans certains événements de la guerre de Cent Ans. Elle a deux qualités : sa beauté (on ira jusqu’à l’appeler « l’Hélène Normande ») et sa fortune.

          Lorsqu’il fut question de son mariage, deux prétendants se présentèrent. C’était Robert VI Bertrand de Bricquebec, seigneur de Roncheville, maréchal de France, qui réclamait cette riche héritière pour son fils Guillaume, et Geffroy d’Harcourt, dit le Boiteux, baron de Saint-Sauveur-le-Vicomte qui la demandait pour son propre neveu. Robert Bertrand l’ayant obtenue, Geffroy se considéra comme offensé par un tel refus et résolut de se venger. Au-delà de cette offense, Geffroy se compromit dans un complot contre le roi Philippe le Valois. La conspiration s’était organisée à Saint-Lô entre le baron de Saint-Sauveur-le-Vicomte, Jean, sire de la Roche-Taison, Richard de Percy et Guillaume Bacon et quelques autres seigneurs du Cotentin et du Bessin. Geffroy promettait d’aider ses amis à reconquérir leurs libertés provinciales, moyennant une vague promesse qu’ils le reconnaîtraient ensuite comme duc de Normandie. Le complot fut éventé. Banni du royaume, privé de ses biens confisqués, Geffroy d’Harcourt se réfugia auprès d’Edouard III, roi d’Angleterre.

         Sur l’insistance de Geffroy d’Harcourt qui n’avait nullement oublié ses rancunes personnelles, le 12 juillet 1346, Edouard descendait à la Hague de Saint-Vaast-la-Hougue, dans la presqu’île du Cotentin, avec son principal corps d’armée. Tandis qu’il remontait vers Caen par Torteval et Fontenay-le-Pesnel, ses troupes s’emparaient des différentes forteresses de la région. C’est ainsi que probablement le 25 juillet, le château de Villers-Bocage était pris. » [1]

     

    LES REMPARTS DE VILLERS-BOCAGE (Calvados)     « A la suite du traité de Brétigny (1360) et de celui de Calais qui le confirmait, le roi Edouard rendit la tour de Villers-Bocage, les forteresses de Saint-Vaast, Condé-sur-Noireau, Auvillars et autres, que ses troupes occupaient en Normandie (De La Rue, Nouveaux Essais, t. II, p. 225). » [2]

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1836, Archives du Calvados, https://archives.calvados.fr/accueil.html

     

         « Le nom de la localité est attesté sous la forme Villiers en Boscaige en 1365. » [3]


         « Une grande misère régnait à cette époque. Depuis 1348, sévissait une terrible peste. On comprend que le cœur généreux de Jeanne Bacon s’en soit ému. Elle fonde le 1er août 1366, un hôtel-Dieu où l’on recevra les pauvres, les passants, les femmes enceintes, les orphelins jusqu’à l’âge de sept ans. Jeanne Bacon mourait en 1376.

         Une seconde phase de la guerre embrasa la région de Villers-Bocage. Le roi d’Angleterre, Henri V, débarque en 1417 dans l’estuaire de la Touques. La tour de Villers fut obligée de se rendre à un détachement militaire envoyé de Caen. A cause de sa résistance à l’ennemi, la seigneurie de Villers fut donnée le 22 mai 1418 à un général anglais nommé Hortaud Vauclox, chevalier de l’ordre de la Jarretière. C’est la bataille de Formigny qui mit fin en 1450 à l’occupation anglaise de notre région.

     

    LES REMPARTS DE VILLERS-BOCAGE (Calvados)     Après la guerre de Cent Ans, plusieurs familles nobles vont se succéder à la seigneurie de Villers-Bocage : tout d’abord, les Goyon dans la seconde moitié du 15ème siècle, puis les Roncherolles au 16ème siècle. Dans le courant du 16ème siècle, les guerres de Religion eurent peu de retentissement à Villers-Bocage et dans ses environs proches.

    Ci-dessus, photo aérienne (1950-1965) extraite du site Géoportail.


    LES REMPARTS DE VILLERS-BOCAGE (Calvados)     Au 17ème siècle, la famille de Morin réunit les terres des paroisses de Saint-Martin et de Saint-Germain de Villers. C’est à cette famille que nous devons la construction du château actuel aux environs de 1630. Ce dernier semble avoir eu quatre tourelles à l’origine. Deux auraient été détruites au moment de la construction de l’aile droite vers 1765-1769. » [1]

     

         « Jeanne Bacon est la fille de Roger (V), est née du second mariage entre Roger V Bacon et Eleonore de Villiers (ou de Villers-Bocage). Elle eut un demi-frère Robert, mort en bas-âge, né du premier mariage de Roger avec Aelis d'Asnières, son autre frère Guillaume né du second mariage de Roger, est lui aussi mort en bas âge (la plaque funéraire des deux fils de Roger Bacon est d'ailleurs visible sur l'un des murs extérieurs de l'église du Breuil-en-Bessin). Elle est l'unique héritière du fief de la famille Molay Bacon. Deux grandes familles se disputent alors la main de Jeanne, les Bertran(d) de Briquebec et les d'Harcourt.
    Jeanne épouse en premières noces en 1340, Guillaume Bertran(d), Vicomte de Rocheville, second fils de Robert VIII Bertrand de Bricquebec et de Laurence du Merle (sœur du maréchal Foulques du Merle). Son époux meurt au cours de la bataille de Mauron en Bretagne le 14 août 1352.
         En secondes noces, elle épouse Jean Ier de Luxembourg-Ligny († 1364), fils de Waléran II de Luxembourg-Ligny, seigneur de Ligny-en-Barrois, de Roussy et de La Roche.
         Jeanne fonde de son propre chef le 1er août 1366, le prieuré hospitalier de Sainte-Élisabeth à Villers-Bocage. Dans cet endroit seront reçus et soignés les pauvres, les passants, les femmes enceintes et les orphelins jusqu’à l’âge de sept ans. Pour commémorer cet acte de bienfaisance, une rue de la ville de Villers Bocage porte encore son nom aujourd'hui.
         Jeanne décède en 1376 et est inhumée dans l'abbaye de Saint-Évroult dans l'actuel département de l'Orne. N'ayant point d'enfant, la branche ainée des Bacon s'éteint et l'héritage familial est dispersé entre les descendants indirects de la famille. » [3]

    Pour la famille Bacon voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Bacon_du_Molay

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.villers-bocage.info/histoire.aspx

    [2] Extrait du Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie ; Éditeurs : Derache (Paris)/Didron (Caen)/Hardel (Rouen)/Le Brument/Société des antiquaires de Normandie (Caen) ; 1932
    [3] Extrait de Wikipédia

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  • LES REMPARTS DU SAP (Orne) LES REMPARTS DU SAP (Orne) LES REMPARTS DU SAP (Orne)

     

    LES REMPARTS DU SAP (Orne)     « Au temps du duché de Normandie, le Sap était une place fortifiée, qui plus tard prend le nom de Fort Montpellier.

         Il subsiste encore les traces du grand fossé qui suit le tracé d’une partie des douves, un reliquat du mur d’enceinte et deux lieux dits. » [1]

     

         Le nom de la localité est attesté sous les formes Sappo en 1050. Le toponyme est issu de l'ancien français sap, « sapin ». [2]

     

         « Le Sap a aussi son histoire. C'était, au moyen âge, une des principales baronnies de la province. Le seigneur du Sap engagea ses biens pour suivre, en Angleterre, Guillaume le Conquérant, et obtint une large part dans les bénéfices de l'entreprise. En 1136, Geoffroi Plantagenet s'empara du château sur son compétiteur Etienne de Boulogne, après un siège mémorable. Le bourg du Sap, comme tant d'autres localités, eut, pendant la Révolution, ses jours d'effervescence et d'anarchie. » [3]

     

    LES REMPARTS DU SAP (Orne)    LES REMPARTS DU SAP (Orne)

     Plan (à améliorer...) du bourg du Sap ; le château-fort du Sap devait se trouver sur l'emplacement de la place du Marché. On trouve des vestiges de fortifications au sud de cette place au niveau du "fort Montpellier". Je suppose que le ruisseau du Grand Fossé correspondait aux fossés du bourg du Sap et que ceux-ci se prolongeaient à l'Est par des fossés de terre et de palissades (à vérifier...). Le tracé des rues du bourg témoigne sans doute des limites initiales du village du Sap... ; blason de la commune du Sap par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3292696

     

    Histoire

     

         « Ce bourg appartenait dans le onzième siècle à Gilbert Crespin, comte d'Eu et de Brionne. Les Giroie s'en emparèrent sur lui. » [4]

     

         « Giroie étant mort, ses fils se trouvaient presque tous en bas âge deux seulement, Ernauld et Guillaume portaient les armes. Cependant Gislebert, comte de Brionne, se fiant sur sa valeur, et voulant étendre les limites de ses possessions, eut l'audace de se jeter avec une vaillante armée sur ces jeunes orphelins, et tenta de leur enlever Montreuil de vive force. Ils s'empressèrent de réunir leurs parents, et leurs soldats, se présentèrent courageusement en rase campagne, battirent Gislebert, firent un grand carnage de ses troupes et les mirent en déroute. Dans l'ardeur de leur vengeance ils lui enlevèrent de vive force le bourg que l'on appelle Le Sap. Cependant le duc Robert réconcilia les seigneurs, s'intéressa aux orphelins, les félicita de leur valeur, et, pour rendre la paix durable, leur fit céder ce bourg par le comte Gisiebert. Quelques années après, le comte chercha à nuire aux fils de Giroie il tenta de leur reprendre Le Sap qu'il leur avait cédé, d'après les conseils du duc Robert ; mais, quoiqu'il fut suivi d'une nombreuse armée, il trouva la mort, grâce à leur courage et a Ieurs forces. » [5] 

     

         « L'histoire nous rapporte qu'en l'année 1030, Robert Ier, père de Guillaume-le-Conquérant, céda Orbec avec ses dépendances à Gislebert, fils de Godefroy, enfant naturel de Richard-sans-Peur. A cette époque, le Sap, Bienfaite et Meulles faisaient partie de la terre d'Orbec. Gislebert, voulant agrandir ses vastes domaines aux dépens des enfants de Guillaume Giroie, seigneurs d'Echaufour et de Montreuil-l'Argillé, vint à la tête de ses vassaux pour s'emparer des châteaux d'Echaufour et de Montreuil ; mais Guillaume et Ernault, fils de Giroie, arment leurs gens, mettent en déroute la troupe des soldats de Gislebert, en massacrent un grand nombre et parviennent à s'emparer du Sap. Le duc Robert, en 1034, établit la paix entre eux et força Gislebert à leur céder à perpétuité le bourg du Sap. Le 2 juillet de l'année suivante, à son retour d'un pèlerinage en Terre sainte, Robert Ier mourut à Nicée en Bithynie. Gislebert voulut alors reprendre le Sap et faire de nouveau le siége de Montreuil-l'Argillé ; mais, au moment où Raoul Giroie et Eudes-le-Gros se présentèrent à lui sous prétexte de lui proposer des conditions de paix, ils lui plongent chacun un coup de poignard dans le cœur. Cet assassinat fut commis par les conseils de Raoul de Gacé, dit Tête-d'Ane, jaloux de l'ascendant que Gislebert avait pris sur Guillaume, fils de Robert. Après la mort de Gislebert, Ariette, son épouse, que Robert avait eu pour maîtresse, se maria à Herluin, comte de Conteville, et eut de cette union trois enfants, dont l'un, appelé Odon, occupa le siége épiscopal de Bayeux. Gislebert, en mourant, laissa deux fils, Richard et Baudouin. Robert de Guitot, leur gouverneur, qui passa pour avoir tramé la mort de Gislebert de Crespin, s'enfuit avec ses orphelins chez Baudouin, comte de Flandre, et passa douze années en exil. Guillaume le Bâtard, ayant épousé Mathilde, fille de Baudouin V, ce dernier obtint de son gendre qu'il reprit en grâce les enfants de Gislebert et leur gouverneur ; ils revinrent alors en Normandie en 1054. Guillaume le Bâtard qui, peu de temps après, devait porter le nom de Conquérant, rendit à Baudouin Meulles et le Sap, et à Richard Orbec et Bienfaite. » [6] 

     

    LES REMPARTS DU SAP (Orne) LES REMPARTS DU SAP (Orne) LES REMPARTS DU SAP (Orne)

    Ci-dessus : à gauche, plan extrait du cadastre napoléonien de 1827, Archives de l'Orne, http://archives.orne.fr/ ; au centre, carte d'Etat-Major extraite du site Géoportail ; à droite, photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DU SAP (Orne)     « En 1124, le descendant de Gilbert, rentré en possession de son château du Sap, se souleva avec quelques châtelains du voisinage contre Henri Ier, en faveur de Guillaume Cliton. Plus tard, en 1136, il se déclara pour Etienne de Blois contre Geoffroi Plantagenet, comte d'Anjou et gendre du feu roi. Geoffroi vint assiéger le Sap en personne. Les habitants se défendirent. Pendant qu'ils combattaient vigoureusement, le feu fut mis aux maisons par les gens du pays et par les étrangers ; L'église Saint-Pierre et presque toute la ville furent brûlées ; Gautier de Clairai et Raoul de Coldum, son beau-frère, s'étaient réfugiés avec trente chevaliers dans une tour où ils résistèrent longtemps ; mais 3 000 archers et beaucoup de frondeurs les entouraient ; ils furent forcés de se rendre. Geoffroi avait été blessé grièvement au pied droit dans la mêlée. Ses efforts pour comprimer les excès de ses soldats angevins furent inutiles : les populations normandes se soulevaient ; tout à coup il abandonna sa conquête pour regagner l'Anjou, et sa retraite, harcelée par l'ennemi, expia d'une manière sanglante son triomphe momentané.

         La terre du Sap passa à Mahaud de Courtenai, laquelle pour le repos de l’âme de son mari et de la sienne, donna à l’abbaye du Bec 100 sols de rente à prendre sur la prévôté du Sap. Elle fut maintenue dans la garde noble de son fils, par l'échiquier tenu à Falaise, en 1207. Plus tard le Sap entra dans le domaine du roi. » [4]

     

         « Durant la Guerre de Cent Ans, Le Sap, tour à tour française et anglaise, continua de prospérer.

         A partir de 1450, le roi de France Charles VII ordonne la disparition des vestiges des plateformes anglaises, et l’on construisit sur les ruines de la tour du Gouverneur la « Maison forte du Montpellier », qui devint au 16e siècle siège de la vicomté du Sap. Pendant les Guerres de Religion, la ville fut incendiée par les Huguenots (1562). » [1]

     

    LES REMPARTS DU SAP (Orne)     « Le Fort Montpellier est le nom porté par l'ancien château féodal du Sap. Démolie en 1378, la forteresse a été remplacée par un corps de logis à toit élevé. Manoir autrefois entouré par le ruisseau dit le grand fossé, d'après le plan cadastral de 1827, parcelle encore bordée de murs sur deux côtés ; le logis parait dater du 16e siècle ; restaurations, construction du logement et aménagement du jardin à la fin du 19e siècle. Manoir à un étage carré et étage de comble, en pan de bois, élévation ouest essentées de planches au rez-de-chaussée et d'ardoise à l'étage, couvert d'un toit à longs pans; logement en brique, couvert d'un toit en croupe ; mur de clôture en pierre. » [7] 

     

    Description

     

    LES REMPARTS DU SAP (Orne)  LES REMPARTS DU SAP (Orne)

    Ci-dessus, deux photographies, rue du Bois Bénard extraites du site Google Map.

     

    LES REMPARTS DU SAP (Orne)     « Fort Montpellier » est le nom porté par l'ancien château féodal du Sap. Il porta ce nom, à partir de 1153, en raison de la présence à cette époque du comte de Montpellier nommé gouverneur par Henri Il Plantagenet.

         L'ensemble défensif comprenait « l'étang du bourg » situé sur l'actuelle place du marché cerné sur trois côtés par un ensemble de constructions mi-défensives, mi-administratives qui formaient une galerie intérieure fermée au sud par le donjon.

         Cet ensemble était entouré par un fossé annulaire que l'on franchissait par des pont-levis. Le dernier vestige est encore visible dans la rue du Bois Bénard. De ce côté, il est protégé par une sorte d'éperon terminée par une tourelle découronnée.

     

    LES REMPARTS DU SAP (Orne)     Démolie en 1378, la forteresse a été remplacée au 15e siècle par un corps de logis à toit élevé dont seuls les pignons sont en pierre, l'un d'eux pouvant être un vestige du fort.

         Le reste de l'édifice est à colombage avec de petits encorbellements. Le côté occidental est protégé par des ardoises.

         Siège de la vicomté du Sap sous l'Ancien Régime, le Fort Montpellier est devenu, pendant la seconde guerre mondiale, le siège de la Kommandantur du Sap, puis a été occupé par un hôpital militaire. » [8]

    Ci-dessus, l'impasse du Fort au Sap une très belle photo que vous pouvez consulter avec d'autres sur https://www.flickr.com/photos/biron-philippe/40854658611

     

    LES REMPARTS DU SAP (Orne) LES REMPARTS DU SAP (Orne) LES REMPARTS DU SAP (Orne)

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.petitescitesdecaractere.com/sites/default/files/user/122/uploads/72dpi_a5_petites_cites_de_caractere.pdf

    [2] Extrait de Wikipédia

    [3] Extrait de l'Annuaire des cinq départements de la Normandie publié par l'Association normande ; 1885 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5453312h/f288.item.r=%22Le%20Sap%22.texteImage

    [4] Extrait de Le département de l'Orne archéologique et pittoresque par Léon de La Sicotière ; Beuzelin, 1845 - 304 pages https://books.google.fr/books?id=AX60J1ME6d4C&pg=PA183&dq=%22ch%C3%A2teau+du+Sap%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjA17_Z7NvcAhUFxhoKHXAlCB0Q6AEIJzAA#v=onepage&q=%22ch%C3%A2teau%20du%20Sap%22&f=false

     [5] Extrait de l'Histoire de Normandie.... 26 / 2 / [Orderic Vital (1075-1142?)] ; [traduction par Louis-François du Bois] ; Éditeur : J.-L.-J. Brière (Paris) Date d'édition : 1825-1827 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k94618h/f27.item.r=%22Le%20Sap%22.texteImage

    [6] Extrait de la Notice historique sur la ville et les environs d'Orbec depuis le 9e siècle par E. Lacour et E. Piel, 1867 - 198 pages https://books.google.fr/books?id=M9pfvqt5T1kC&pg=PA11&dq=%22Le+Sap%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjU4Kmq69vcAhXBy4UKHST1B5sQ6AEIQjAF#v=onepage&q=%22Le%20Sap%22&f=false

    [7] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-orne-manoir-a-le-sap-manoir-du-fort-montpellier.html

    [8] Source : Site internet de la communauté de communes ; saisie : Michel Bouzy, dernière modification : 20 Janvier 2013 http://www.perche-gouet.net/histoire/immeubles.php?immeuble=13687 

     

    Document PDF ci-dessous : http://www.cdc-camembert.fr/modules/communes/upload/fiche-lesap.pdf

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  • LES REMPARTS DU GRAND ET DU PETIT BESLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DU GRAND ET DU PETIT BESLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DU GRAND ET DU PETIT BESLE (Seine-Maritime)

    Ci-dessus : à gauche, carte de Cassini 18e siècle ; au centre, carte d'état-major 19e siècle ; à droite, vue aérienne du Petit Besle (à gauche) et du Grand Besle (à droite) : documents extraits du site Géoportail.

     

         A peu de distance l'une de l'autre, se trouvent la motte castrale du Petit-Besle à Saint-Martin-du-Plessis sur la commune de Buchy (ancien territoire de la commune d'Estouteville-Ecalles rattachée à Buchy en 2017) et la fortification médiévale du Grand-Besle à Sainte-Croix-sur-Buchy datant des 11e et 12e siècles.

     

         Etymologie probable : Initialement, la basse-cour d'un château se nomme aussi « bayle, bel, belle, baile », du latin bacula (palissade). C'est la zone enceinte par une fortification castrale ou de cette enceinte elle-même. Les premiers châteaux forts médiévaux étaient constitués sur le modèle motte et basse cour ou motte castrale. (NDB)

     

    LES REMPARTS DU GRAND ET DU PETIT BESLE (Seine-Maritime)     LES REMPARTS DU GRAND ET DU PETIT BESLE (Seine-Maritime)

     Plan de situation du Petit Besle et du Grand Besle ; blason du département de Seine-Maritime extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_d%C3%A9partement_fr_Seine-Maritime.svg

     

    La fortification du Grand Besle à Sainte-Croix-sur-Buchy :

     

         Abbé Cochet, 1871 : « Sainte-Croix : Epoque incertaine. Terrassements considérables qui ont une forme circulaire, à la naissance d'un vallon. Ce sont des retranchements élevés, accompagnés de fossés profonds. La hauteur des fortifications était de 12 à 15 mètres. Un corps avancé se remarque du côté du midi. Dans le pays on nomme ce terrassement important le Grand-Bel ou le Château du Bel. Ce nom peut venir d'un ancien château aussi bien que d'un petit camp. » [1]

     

    LES REMPARTS DU GRAND ET DU PETIT BESLE (Seine-Maritime)     « Le site se trouve au sud-ouest du bourg de Buchy, sur la croupe d’un coteau entaillé par deux talwegs. L’ouvrage appartient à la catégorie dite des « enceintes circulaires ». Il en subsiste un rempart de terre décrivant un cercle régulier d’environ 50 m de diamètre. Tout autour règne un fossé offrant un dénivelé de 6 à 8 m depuis le sommet du talus. Au sud-ouest se voient les restes passablement dégradés d’une enceinte annexe de plan semi circulaire, délimitée par un petit fossé. Aucune trace de maçonnerie n’apparaît en surface.
         Une fouille partielle de l’enceinte a été réalisée dans les années 1960 par une équipe d’archéologues suédois, sous la direction d’Holger Arbmann. Elle a fait découvrir les traces d’une palissade ancrée dans le remblai du rempart, les vestiges d’un four de métallurgie, des pointes de flèches et un matériel céramique témoignant d’une occupation intense, mais sans doute assez brève, de la fin du 11e ou du début du 12e siècle.
         La fortification doit probablement être identifiée au « château » du Plessis mentionné par le chroniqueur Orderic Vital à propos de faits qui se déroulèrent en 1118, lors de la révolte de Guillaume Cliton contre Henri Ier Beauclerc. Situé sur la frontière nord-est de la vicomté de Rouen, le fort du Plessis était destiné à protéger le domaine ducal contre les raids des sires de Gournay. En 1118, la place, alors sous le commandement d’un certain Bertran, fut enlevée par Gérard de Gournay ; Bertran fut tué et Gérard de Gournay confia le château à son neveu Hugues Talbot. Le duc reprit le château peu de temps après et y plaça une garnison fortement armée sous la direction de Robert et Guillaume, fils d’Amaury de Montfort. »
    [2] 

    Photo ci-dessus extraite du site Google Earth.

     

    La motte castrale du Petit-Besle à Buchy (Saint-Martin-du-Plessis) :

     

         Abbé Cochet, 1871 : « Saint-Martin-du-Plessis : Epoque incertaine. Terrassement circulaire imitant le Grand Bel, qui est sur Sainte-Croix, et appelé à cause de cela le Petit Bel. » [1]

     

    LES REMPARTS DU GRAND ET DU PETIT BESLE (Seine-Maritime)     « Monticule de terre circulaire, entouré de fossés secs. La motte se rattachait probablement à la fortification dite Le Grand Besle datant des 11e et 12e siècles. Elle en constituait sans doute un poste avancé, à l'origine surmonté d'une construction de bois. (…) Le château fort aurait été construit par Henri Ier Beauclerc au début du 12e siècle ; pris en 1119 par Henri III, seigneur de Gournay-en-Bray (76) » [3]

    Photo ci-dessus extraite du site Google Earth.

     

    Protections :


         Le Grand-Besle à Sainte-Croix-sur-Buchy  : « La fortification médiévale en totalité, avec le sol des parcelles AC 85 et AC 86 sur lesquelles elle est située : inscription par arrêté du 18 mai 2005 ; périodes de construction : 11e siècle ; 12e siècle ; propriété d'une personne privée » [4]

     

         Le petit-Besle à Buchy (Estouteville-Ecalles) : « La motte castrale avec son fossé et le sol de la parcelle AK 37 sur laquelle elle est située : inscription par arrêté du 18 mai 2005 ; périodes de construction : 11e siècle ; 12e siècle ; propriété d'une personne privée » [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait du Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure rédigé sous les auspices de l'Académique des sciences, belles lettres et art de Rouen, par M. l'abbé Jean Benoît Désiré Cochet (1812-1875) ; Éditeur : imprimerie nationale (Paris) ; 1871

    [2] Texte de Jacques Le Maho

    Bibliographie : J. Le Maho, « Notes de castellologie Haut-Normande : châteaux à motte, enceintes et églises fortifiées (XIe-XIIe s.) », Autour du château médiéval, Société Historique et Archéologique de l’Orne, Mémoires et documents n° 1, 1998, p. 226-229. Extrait de http://www.mondes-normands.caen.fr/france/patrimoine_architectural/normandie/Roumois/buchy/0510SteCroixBuchy/index.htm

    [3] Extrait de http://www.actuacity.com/estouteville-ecalles_76750/monuments/

    [4] Extraits de https://monumentum.fr/fortification-medievale-grand-besle-pa76000072.html et de https://monumentum.fr/motte-castrale-petit-besle-pa76000073.html

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  • LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure) LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure) LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure)

    Ci-dessus, à gauche, photo extraite de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Motte_f%C3%A9odale_de_Bois-Arnault.JPG ; au centre, photo extraite de http://www.proxiti.info/photoscommune.php?o=27069&n=Bois-Arnault ; à droite, photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    La Butte aux Anglais à Bois-Arnault :

     

         « La Butte aux Anglais est une ancienne motte féodale qui s'élevait à près de 8 mètres au dessus du sol environnant. Il est possible qu’une défense avancée ait existé également au nord ouest de celle-ci. La partie supérieure présentait une surface d’environ 15 mètres de diamètre. La base avoisinait 40 mètres. Quand au fossé qui l’entourait, il avait plus de 10 mètres de largeur. Par la suite, de la terre a été utilisée pour rehausser l’emplacement destiné, en 1920, à recevoir le monument élevé à la mémoire des soldats morts au cours de la guerre 1914-1918. » [1] 

     

    LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure)    LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure)

     Plan de situation de la motte de la "Butte aux Anglais" à Bois-Arnault. Les fossés, indiqués en bleu clair, ont été vus par L. Coutil et figurent également sur le cadastre napoléonien. Ils indiquent l'importance du château. L'église était incluse dans cet espace. Ces fossés auraient disparu en 1919 ; blason de la commune de Bois-Arnault extrait de http://blasonsdefrance.free.fr/departements/27.htm

     

    LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure)     « Le nom de la localité est attesté sous la forme Boscus Ernaldi en 1125. Normalement, on devrait trouver la forme normande Bosc-Arnault, comme dans Bosc-Renoult-en-Ouche, mais le mot français bois s'est imposé à une époque indéterminée. Ce type toponymique correspond à un essart médiéval de l'époque ducale. Quant à l'élément Ernaldi, il s'agirait d'un nom de personne (Arnault). » [2]

    Plan ci-dessus, extrait du cadastre napoléonien de 1854, Archives de l'Eure, http://archives.eure.fr/

     

    LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure) LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure) LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure)

    Ci-dessus, photos extraites du site http://randosduglaude.eklablog.com/la-butte-aux-anglais-a126760990

     

    LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure)     « Le village a été créé, après des défrichements dans la forêt de Breteuil en 1120 par le troisième fils Arnault, surnommé « Arnault du Bois ». A cette époque notre commune était le chef lieu d’un domaine comprenant 9 fiefs et demi. A l’Ouest de l’église de Bois-Arnault, une ancienne motte féodale, « La Butte aux Anglais » qui s’élevait à près de huit mètres au dessous du sol environnant. Il est possible qu’une défense avancée ait existé également au nord et à l’ouest de celle-ci.

         La partie supérieure présentait une surface d’environ 15 m de diamètre, la base avoisinait 40 m quand au fossé qui l’entourait il avait plus de 10 m de largeur. Par la suite de la terre a été utilisée pour rehausser l’emplacement destiné en 1920 à recevoir le monument élevé à la mémoire des soldats morts au cours de la guerre 1914-1918. Un croquis de cet ensemble figure dans l’ouvrage de Léon Coutil publié en 1921. » [3]

    Photo ci-dessus extraite du site https://www.flickr.com/photos/biron-philippe/25672215047

     

    LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure)     « Le site de Bois-Arnault en Forêt de Breteuil, est à associer à une famille originaire des environs de Damville (Corneuil), qui reçut une clairière à défricher, vers le début du 12e siècle. Une demeure y est d’ailleurs rapidement attestée. Les archives d’Ancien Régime signalent un château sur motte et l’église paroissiale dans sa basse-cour. Le site, connu également sous le nom de « Butte aux Anglais », conserve encore la motte, à demie élevée. La basse-cour disparut en grande partie au début du 20e siècle. Les anciens aveux mentionnent une seconde motte et Coutil évoque la possibilité d’une deuxième enceinte. (…)

    Ci-dessus, photo extraite de Les petites fortifications de l'Avre (11e-13e siècles) : essai d'inventaire d'après les sources littéraires, iconographiques et la prospection par Astrid Le Moine-Descourtieux  http://www.crahn.fr/uploads/publications/bulletins/Les%20petites%20fortifications%20de%20la%20r%C3%A9gion%20de%20l%27Avre%20(XIe-XIIIe%20S.),%20essai%20d%27inventaire%20-%20CRAHN%202004.pdf

     

    LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure)     Nous avons vu que la famille de Bois-Arnault était originaire de Corneuil, où Arnault fils de Popeline est cité dès le premier quart du 12e siècle. Après 1204, le fief revint à la famille voisine des Minières. Les anciens aveux évoquent clairement une motte avec vestiges de château, chapelle, fossés et un rempart de terre. Aujourd’hui subsistent la motte, cernée de profonds fossés, talutés vers l’extérieur, et le tracé de cours.- deux basses Deux murs perpendiculaires, orientés vers le N.E. et le S.E., sont conservés sur 2,50 à 3 mètres de hauteur. Ils partent de la motte, traversent les fossés et entouraient la basse-cour. La chapelle castrale Saint-Nicolas, mentionnée par les archives, a disparu. (...)

    Photo ci-dessus extraite de https://www.france-voyage.com/villes-villages/bois-arnault-7747.htm

     

    LES REMPARTS DE BOIS-ARNAULT (Eure)     En 1921, L. Coutil signalait qu'il ne subsistait déjà plus que la moitié de la motte, que la basse-cour avait été récemment nivelée et livra un croquis men­tionnant les parties manquantes (voir ci-contre l'illustration extraite de ce même document). Il estimait le diamètre sommi­tal de la motte à environ 15 mètres, celui de la base à 40 mètres et les fossés annulaires à 10 mètres de largeur. Il restitua une première basse-cour, compre­nant l'église paroissiale, à fossés non talutés de 6 à 8 mètres de largeur envi­ron, ainsi qu'une seconde, à une centaine de mètres au nord-ouest de la motte, délimitée par un fossé, puis un chemin récent et un ensemble de marcs fon­giformes en arc de cercle. Quelques-uns de ces vestiges sont aujourd'hui en­core bien visibles à l'ouest de l'église paroissiale : une partie de la motte, de son fossé annulaire au nord et de la basse-cour. Si aujourd'hui, du fait de la disparition de la partie orientale de la basse-cour, l'église paroissiale semble tout à fait détachée de la structure castrale, elle était autrefois enserrée dans cette basse-cour. Cette disposition originale, identifiée à Damville par exemple, montre parfaitement la contemporanéité de ces deux fondations, celle de l'église étant ici subordonnée à celle du château. » [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.inse27.fr/wp-content/uploads/2018/06/La-Motte-F%C3%A9odale.pdf

    [2] Extrait de Wikipédia

    [3] Extrait de http://mairiecheronvilliers.monsite-orange.fr/file/387bf4a01ccf5ead9452115b93e4da84.pdf

    [4] Extrait de Les petites fortifications de l'Avre (11e-13e siècles) : essai d'inventaire d'après les sources littéraires, iconographiques et la prospection par Astrid Le Moine-Descourtieux http://www.crahn.fr/uploads/publications/bulletins/Les%20petites%20fortifications%20de%20la%20r%C3%A9gion%20de%20l%27Avre%20(XIe-XIIIe%20S.),%20essai%20d%27inventaire%20-%20CRAHN%202004.pdf

    http://www.crahn.fr/uploads/publications/bulletins/Les%20petites%20fortifications%20de%20la%20r%C3%A9gion%20de%20l%27Avre%20(XIe-XIIIe%20S.),%20essai%20d%27inventaire%20-%20CRAHN%202004.pdf

     

    Bonnes pages :

     

    O https://books.google.fr/books?id=x2VDAgAAQBAJ&pg=PA278&lpg=PA278&dq=Bois+Arnault+motte+f%C3%A9odale&source=bl&ots=gZS_0hnfiS&sig=Lp8ayqz8WQBDuTFmGa8XopCm86g&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjP4JLl29XcAhWt4IUKHQ0kBzc4ChDoATAGegQIBBAB#v=onepage&q=Bois%20Arnault%20motte%20f%C3%A9odale&f=false

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