•  Le château de Roche Fouet ou Roche d'Orival

     

    « Les Roches d'Orival :  Espaces Naturels Sensibles

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)     Ce site présentant un grand intérêt écologique est connu pour être un élément majeur du patrimoine naturel haut-normand pour la qualité de son paysage, de sa flore et de sa faune.
    Situées sur les communes d’Orival, d’Oissel et Grand-Couronne, les roches d’Orival représentent une superficie de 105 hectares. Ce site offre un espace de verdure et de détente pour les citadins et le public de proximité (activités de plein-air, traversée du GR 2), ainsi qu’une vue sur la vallée de la Seine. Il comporte également un intérêt patrimonial et historique important avec les habitations troglodytes. » [1]

    Photo ci-dessus extraite de http://orival76.free.fr/Photos.htm

     

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          Orival « Citée sous les formes "Aurea valle", "Aureavalle", "Aureavallis", "Aureamvallem", "Aurivalum", "Aurivallis", "Aurival" ou "Aurivallé et quelquefois "Dorival" dans des lettres, chartes et missives du 12e siècle. » [2]

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)     « Le Château Fouet se distingue encore par la présence de pans de maçonneries ruinées, en silex et calcaire. Cette résidence royale fut édifiée par les deux derniers ducs de Normandie et rois d’Angleterre Richard Cœur de Lion et son frère Jean sans Terre entre 1195 et 1202.

         Placée en haut d’un promontoire rocheux qui constituait une défense naturelle et un poste de surveillance idéal, elle protégeait Rouen, capitale du duché, d’une attaque du roi de France par la Seine. Elle comportait une chapelle, des chambres, cuisines, celliers et étables enfermés dans de hauts murs fortifiés. Ce site offre un remarquable point de vue sur la boucle de Seine. » [3] 

     

         « Il subsiste quelques ruines de cet édifice qui dorment en bordure du GR2 sur les hauteurs d'Orival. Selon une légende du début du 20e siècle, un souterrain relierait le château de Roche Fouet au château Robert le Diable. Ce n'est malheureusement qu'une légende ! » [4] 

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)

     Plan hypohétique de l'emplacement du Château Fouet à Orival ; blason d'Orival par Chatsam - Treball propi, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9953548

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)     « Rappelons brièvement l'histoire et la situation du site. La Roche Fouet est un pan de falaise en saillie surplombant l'ancienne « île Fréret » et donnant vue sur l'autre rive sur la limite entre Saint-Aubin et Cléon au Port Angot. » [5]

     

         « A la fin du 12e siècle, Richard Ier Plantagenêt Coeur de Lion, soucieux de protéger la Normandie convoitée par Philippe Auguste, alors roi de France, fît entreprendre un programme de construction de cinq forteresses. » [4] : 

    « (Les Andelys, Arques la Bataille, Montfort sur Risle, Moulineaux, Radepont), Orival en 1195, fait partie de cette série d'édifices et permet de surveiller l'amont de Rouen et les plateaux environnants. » [5]

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)     « La construction du château de Roche Fouet fût ordonnée en 1195 par Richard. Celui-ci succombant lors du siège de Chalus en 1199, la forteresse fût bâtie sous le règne de son frère Jean sans Terre entre 1199 et 1203. (...)

         Jean Plantagenêt ou Jean sans Terre, frère de Richard séjourna fréquemment au château d'Aurival. Après son couronnement à Westminster le 27 mai 1199, il y séjourna 12 jours entre juillet et octobre de la même année.
         A relever le 11 juillet 1199, Jean sans Terre signa une charte confirmant à Geoffroy, changeur à Rouen, une rente de 50 livres par an. (...)
         L'année suivante il vînt à Roche Fouet le 11 janvier, le 9 et 26 mai.

         En 1201, le 19 octobre.
    1202 fut l'année où il séjourna le plus longtemps. Du 14 au 18 mars, du 10 au 17 avril, le 28 du même mois, le 31 mai, du 14 au 16 juin et le 24 juillet.
         On le revît le 6, 15 et 16 juin 1203. sa dernière apparition au château aura lieu du 2 au 4 août de cette même année. Après s'être rendu coupable de l'assassinat de son neveu Arthur. » [4]

    Reconstitution ci-dessus : vue prise du haut de la Roche Fouet ; La Roche Fouet vue de Cléon ; Essai de restitution du Château-Fouet ; Les ruines du Château-Fouet. Histoire d'Elbeuf, par H. Saint-Denis.... T. I. depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'année 1450 ; Date d'édition : 1894-1905 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k147295p/f270.image.r=%22Roche%20Fouet%22

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)     « Ce château sera ruiné en 1203 à la suite de la condamnation du frère de Richard, Jean de Mortain dit « Jean sans Terre » par Philippe Auguste, pour le meurtre de son neveu, notons que Richard Coeur de Lion est mort le 6 avril 1199 pendant le siège de Châlus, d'une blessure non soignée (alors que l'on savait soigner à l'époque) due à un carreau d'arbalète.

         Le château Fouet fut parait-il réhabilité à plusieurs reprises par les Anglais lors de la guerre de Cent ans, puis de nouveau ruiné, il aurait également servi de banque de matériaux puis de refuge à des brigands, avant de sombrer définitivement dans l'oubli. » [5] 

    Carte ci-dessus de Charles Brisson : Orival et ses principales curiosités naturelles et historiques ; 1923.

     

    LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)     « Pendant la guerre de Cent Ans, en 1359, les ruines de la forteresse sont occupées par une bande de routiers « anglais » (terme servant finalement à désigner tous les pillards à l'époque). Ces soldats se livrent à des pillages dans la région et bloquent toute navigation sur la Seine entre Rouen et Paris. Cette situation provoque l'intervention d'une petite « armée » venue de Rouen qui met le blocus devant la forteresse. Cependant, les routiers n'évacuent les ruines qu'en décembre 1360 après paiement d'une rançon. » [2]

     

         « Les quelques lignes d'histoire concernant ce château nous viennent du précieux Domesday Book, ouvrage initié par Guillaume le Conquérant. Malheureusement, il n'est pas connu à ce jour d'image ou de gravure représentant la forteresse. » [4]

     

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    Ci dessus différentes photos du site de la Roche Fouet : photo 1 extraite de http://craies.crihan.fr/?page_id=20210 ; photo 2 extraite de http://www.orival76-mairie.fr/la-commune/patrimoine ; photo 3 extraite de http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2009/09/06/14974891.html ; photo 4 extraite de https://plus.google.com/photos/115606528959498593578/albums/5780215059258813329 : photos 5-6 extraites de http://randonneurs76.free.fr/02-01-GR2RochesOrival/images/28_080914-GR2-la_Roche_Fouet.jpg

     

    Anecdotes extraites de http://orival76.free.fr/Anecdotes/Fouet.htm

     

         « Un souterrain à fleur de terre relierait les deux châteaux d'Orival et Moulineaux, éloignés d'environ 5 à 6 kilomètres, au 19ème siècle, une partie de ce souterrain ce serait écroulée ainsi le garde forestier de l'époque y aurait retrouvé des armes et des pièces d'or. Il est à noter qu'il était à l'époque de notoriété publique que ce garde forestier en plus de tomber dans les souterrains, tombait les bouteilles, inutile d'expliquer que personne ne fut jamais capable ni de retrouver la partie effondrée du souterrain, ni de voir les armes et les pièces.

         Un ancien habitant d'Orival, aujourd'hui décédé, racontait qu'étant enfant, il jouait dans une salle souterraine sous le château dont l'entrée ce situait sous la tour effondrée, principal vestige du château Fouet. Je n'ai jamais tenté de vider le remplissage sous cette tour, les fouilles étant interdites, on ne vérifiera sans doute jamais cette anecdote. On peut noter que cette cavité expliquerait en partie la façon dont les murs se sont effondrés.

         « Dans les années 80 des prospecteurs seraient venus visiter la Roche Foulon, et outre quelques pièces métalliques sans intérêt, il n'auraient rien retrouvé, en revanche, ils auraient effectué une détection de cavités avec un « appareil spécial », je ne suis pas parvenu à savoir comment fonctionnait cet appareil, il semblerait qu'il y ait une salle quelques mètres sous le plancher, salle qui représenterait tout la surface du mamelon de la Roche Fouet. Disciple de Saint Thomas... je ne peux que distribuer ces infos au conditionnel. Là encore, nous ne sauront sans doute jamais. » [5]

     

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     Quelques vestiges du Château Fouet : photo 1 extraite de https://www.facebook.com/357448457785261/photos/a.621727114690726.1073742125.357448457785261/621738864689551/?type=3 ; photo 2 extraite de http://www.paris-normandie.fr/region/randonnee-photo-sur-les-roches-d-orival-PF10370935 ; photo 3 extraite de http://www.onf.fr/activites_nature/sommaire/boutique/++oid++1c71/@@display_gallery.html?image=13

     

         Site classé : La falaise « la Roche Fouet », les ruines du château qui la surmonte et les abords (Orival) (23/01/1926).

     

     

    A proximité : l'oppidum d'Orival

     

     LES REMPARTS D'ORIVAL (Seine-Maritime)    « Situé sur la voie antique Rouen-Evreux, l’oppidum d’Orival est établi sur une colline de 45 hectares, naturellement protégé par une falaise dominant la Seine au sud et par des pentes escarpées au nord et à l’ouest. Il est doté d’un double système de fortification, l’un principal, constitué d’un talus précédé d’un fossé et d’une contrescarpe, l’autre délimitant uniquement l’extrémité de l’éperon. Les structures précises de ces fortifications sont mal connues en l’absence de fouilles. La hauteur entre le fond du fossé et le sommet du talus atteint 3,5 m.
    L’entrée principale, au nord, est constituée d’une porte à ailes rentrantes avec un couloir d’accès de 18 m de long.

          L’occupation interne est connue grâce à des fouilles menées au début du 20e siècle. Elles ont permis de mettre en évidence un fanum à cella carrée entouré d’une galerie maçonnée, ainsi que d’un autre bâtiment romain. La découverte de céramiques datées de La Tène finale, à proximité de la porte, permet de documenter l’occupation protohistorique du site.
         C’est pourtant l’occupation gallo-romaine qui est la mieux connue, avec le fanum qui a livré de la céramique et une monnaie de Tétricus datée du 3e siècle ap. J.-C ». [6] texte et plan extraits de http://www.oppida.org/page.php?lg=fr&rub=00&id_oppidum=135

     

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://www.seine-maritime-tourisme.com/diffusio/fr/je-choisis/une-visite/sorties-nature/orival/les-roches-d-orival_TFOPNANOR076FS00037.php

    [2] Extrait du site Wikipédia

    [3] Extrait de https://cdt76.media.tourinsoft.eu/upload/Guide-Les-sentiers-pedagogiques-autour-de-la-Maison-des-Forets-d-Orival.pdf

    [4] Extrait de http://genesaeglain.free.fr/norman_roche_fouet.htm?u0=1&u1=5&u2=5&u5=arinv&u6=00000&u7=undefined

    [5] Extrait de http://orival76.free.fr/Anecdotes/Fouet.htm

    [6] Extrait de http://www.oppida.org/page.php?lg=fr&rub=00&id_oppidum=135

     

    Bonnes pages :

     

    http://orival76.free.fr/Anecdotes/Fouet.htm

    http://genesaeglain.free.fr/norman_roche_fouet.htm?u0=1&u1=5&u2=5&u5=arinv&u6=00000&u7=undefined

    http://orival76.free.fr/Presse.htm

    https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/583778-panorama-de-la-roche-fouet

    http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article6001&id_document=12346

    http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2010/01/09/16442650.html

    http://orival76.free.fr/Bibliographie.htm

    https://plus.google.com/photos/115606528959498593578/albums/5780215059258813329

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  • LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure) LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure) LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure)

     

    Le château de Hacqueville (Eure) Le Parc

     

         « Château fort des 12e (?), 16e et 17e et 18e siècles ; ce château sur motte est de type donjon-chemise... » [1]

     

         « Le château d’Hacqueville, sur le plateau du Vexin, prend place sur les franges du village actuel, à 200 m de l’église paroissiale. Il est associé à une cour de ferme dont les bâtiments forment un ensemble clos. » [2]

     

         « … La Motte d' Hacqueville ou vieux château d'Hacqueville, située près de l'église et dont le sommet aplati supporte une ferme ; elle est entourée de fossés apparents. Au centre de cette énorme butte existe une cave à laquelle on accède par un escalier possédant beaucoup de marches ; il tourne à angle droit pour pénétrer dans le caveau formé aussi de deux cellules parallèles se faisant face et situées à 8 ou 9 mètres de profondeur. Un soupirail oblique en pierre amène la lumière entre les deux cellules : on remarque une légère déviation, de sorte que les deux bras doubles de la croix de Lorraine ne sont pas entièrement parallèles. » [3]

     

    LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure)   LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure)

     Plan hypothétique du site du château de Hacqueville ; blason supposé de la famille de Hacqueville extrait de http://marikavel.com/blasons/armoiries-h-fr-fam.htm

     

         « La forme primitive supposée du site, une enceinte circulaire de 40 m de diamètre, le rapproche des grandes enceintes circulaires de la première moitié du 11e siècle, comme Notre-Dame-de-Gravenchon, Montreuil-l’Argillé et Longueil. (…) Le donjon et le pont-levis n’ont laissé aucun vestige visible. (…) Le sous-sol du bâtiment ouest comporte deux celliers médiévaux encavés. (…) » [4]

     

    LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure) LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure)

     Ci-dessus : à gauche carte postale ancienne du château ; à droite, photo par Giogo — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=14679628

     

         « M. Coutil donne la description du caveau d'Hacqueville. Il est situé sous une butte sur laquelle est construite une ferme. Au centre de la cour s'ouvre un escalier de 15 à 18 marches qui permet de descendre dans le caveau dont le plan consiste en une allée centrale sur laquelle s'ouvrent quatre pièces opposées deux à deux et ayant à peu près la même largeur que l'allée. » [6]

     

         « Le cœur du château est occupé par des bâtiments appuyés sur deux pans de mur anciens. L’ouvrage présente un tronc de cône large et peu élevé d’un diamètre de 42 m. Son élévation ne culmine qu’à trois mètres au-dessus au plateau qui s’étend vers le nord. Vers le sud l’ouvrage a été entaillé pour aménager une pente douce. Le fossé, remblayé après 1975, est quasiment inexistant sur l’ensemble du site. Au sommet du tertre, les reprises et restaurations compliquent la lecture des maçonneries. Le château apparaît comme une élévation polygonale, majoritairement faite de silex et de pierres calcaires équarries au niveau des chaînages d’angle. (...)

         La topographie générale du site a subi des aménagements successifs. Une échancrure dans l’escarpe ouest est antérieure à la muraille. De plus, elle se situe dans l’axe de la cave la plus ancienne. Le sol primitif de la fortification était probablement de plain-pied avec l’extérieur. De plus, le site devait être défendu par une levée de terre annulaire autour d’une enceinte circulaire. Au bas Moyen Age, l’intérieur du site fut emmotté, complété d’un bâtiment sur cave et d’une muraille polygonale. » [4] 

     

    LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure)     « La fortification se présente sous la forme d’un tronc de cône large et peu élevé. La plateforme sommitale a un diamètre de 50 m et ne domine que de 3 m le plateau. Un large fossé, intégralement comblé depuis 1975, ceinturait l’ensemble du site, seuls quelques reliefs permettent d’estimer sa largeur à 25 m

    (voir ci-contre : Hacqueville : le Parc, plan et coupe du château).

         La plateforme est occupée par deux bâtiments qui prennent appui sur des murs anciens témoins d’une enceinte de pierre polygonale aveugle, non contrefortée, faite de silex et de pierres calcaires équarries pour les chaînages d’angle. Sous le bâtiment occidental ont été aménagées quatre caves dont deux sont médiévales. La première construite en fosse est constituée d’une salle voûtée en berceau de 5,4 m x 3,3 m. Dans le mur nord s’ouvre une porte qui permet d’accéder à la seconde cave faite d’un escalier droit et d’une galerie coudée desservant cinq cellules de stockage.

         Les divers modes de construction et la datation des différentes parties, 13e s.-14e s. et 14e s. (étude réalisée par Deshayes Gilles) permettent de poser des hypothèses relatives à l’évolution du site. Une enceinte circulaire primitive pourrait avoir été comblée lors de l’aménagement de la première cave. C’est à cette époque qu’a été édifié le mur périphérique. Ces témoins ne sont que les vestiges d’un château plus puissant où étaient encore visibles, en 1639, un donjon et un pont-levis. La première mention du site, en 1144, est certainement largement postérieure à la naissance de la fortification. Le site primitif est à rapprocher d’un type d’ouvrages de terre de la première moitié du 11e s. que l’on rencontre au centre des domaines féodaux ce qui s’accorde avec les données de la géographie féodale : les terres d’Hacqueville relèvent de la seigneurie de Tosny, puissante famille normande à cette période. » [2]

     

    LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure) LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure) LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure)

    Ci-dessus, à gauche, plan extrait du cadastre napoléonien ; photos extraites du site http://histoire.villennes.free.fr/ChargeRubrique.php?R=Rubrique99

     

         « Une charte d'Henri Ier, vers 1130, mentionne la donation d'Hacqueville par Roger de Clères en faveur de l'abbaye de Conches. » [1]

         « Le site est mentionné pour la première fois en 1144 dans une liste de places fortes du Vexin cédées par Geoffroi Plantagenêt au roi de France Louis VII. » [4]

         « Robert de Poissy a épousé en 1150 Isabeau de Neubourg, qui lui a apporté en dot cette seigneurie d'Hacqueville. Son petit-fils, le troisième Robert de Poissy, y fonda vers 1230 un prieuré » [5]

         Livré par Henri II Plantagenet à Louis VII le jeune en 1168.

         Il existait un prieuré Saint-Étienne, donné par Robert de Poissy, seigneur d'Hacqueville, à l'abbaye de Conches vers 1220. En 1390, Guillaume de Léon est seigneur d'Hacqueville. » [1]

         Philippe de Runes, seigneur de Hacqueville est mort à Azincourt en 1415.

         « Un aveu de 1639 mentionne « un antien chasteau et donjon, clos de haulte et forte muraille et ramparts fermants à porte et pont-levis ». [4]

     

    LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure) LES REMPARTS DE HACQUEVILLE (Eure)

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] (Responsables de l’étude et du relevé : Deshayes Gilles et Lepeuple Bruno). Extrait de http://adlfi.revues.org/5262?lang=en#tocto1n9

    [3] Extrait du Recueil de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure ; auteur :  Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure. Hérissey (Évreux) 1912.

    [4] Extrait de Haute-Normandie Archéologique, n° 11, fascicule 2, 2006 ; Centre de Recherches Archéologiques de Haute-Normandie ; - Société Normande d’Etudes Préhistoriques Hôtel des Sociétés Savantes, 190 rue Beauvoisine, 76000 Rouen http://www.crahn.fr/uploads/publications/bulletins/La%20cave%20%C3%A0%20cellules%20lat%C3%A9rales%20du%20ch%C3%A2teau%20de%20Hacqueville%20(27)%20-%20CRAHN%202006.pdf

    [5] Extrait de http://histoire.villennes.free.fr/ChargeRubrique.php?R=Rubrique99

    [6] Extrait du Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques. Impr. Nationale, Éditeur : Ernest Leroux ; Comité des travaux historiques et scientifiques (Paris) 1911.

     

    Document PDF ci-dessus : La cave a cellules laterales du chateau de Hacqueville 27 CRAHN-2006 http://www.crahn.fr/uploads/publications/bulletins/La%20cave%20%C3%A0%20cellules%20lat%C3%A9rales%20du%20ch%C3%A2teau%20de%20Hacqueville%20(27)%20-%20CRAHN%202006.pdf

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  • LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche) LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche) LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche)

     Photo 1 extraite de http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/photos_50520_Saint-Martin-le-Hebert.html ; photo 2 extraite de https://www.flickr.com/photos/levalet/28435705676 ; photo 3 extraite de Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons 3.0 http://www.monumentum.fr/manoir-dit-cour-pa00110592.html

     

         « Le manoir de la Cour est une demeure historique de la Manche, située à Saint-Martin-le-Hébert. » [1] (Bricquebec-en-Cotentin) »

     

         « Le manoir dit La Cour est un des plus prestigieux ensembles du département de la Manche. » [2]

     

         « Cette demeure a été construite en deux campagnes principales, vers 1565 puis vers 1632 avec quelques additions à la fin du 17e siècle, sur l'emplacement d'un ancien manoir fortifié dont on réutilisa certains éléments. » [3]

     

         « Avec sa cour fermée, ses douves, ses tours d’angles et son corps d’entrée, la Cour de Saint-Martin évoque encore les traditions de l’architecture défensive du Moyen-âge. Au-delà de la volonté de s’assurer ainsi une protection contre d’éventuels agresseurs, ces « citations » du passé traduisent probablement tout autant un effort de représentation sociale. Issu d’une famille anoblie seulement en 1580, devenu procureur du roi vers 1618, Guillaume Plessard pouvait ainsi affirmer aux yeux de tous sa remarquable ascension. » [4] 

     

     LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche)   LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche)

     Plan hypothétique du manoir de la Cour à Saint-Martin-le-Hébert ; blason de la famille d'Orglandes, propriétaire du manoir de la Cour durant 6 générations, par Ster3oPro — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=43668315

     

    LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche) LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche) LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche)

     

         « Le « fief de Saint-Martin » dépendait sur le plan féodal de la baronnie de Bricquebec, dont le château médiéval est toujours visible à quelques kilomètres de là. Il était tenu en 1251 par Guillaume de Saint-Martin, chevalier et passa ensuite en possession de la famille de la Mare, puis de la famille d’Orglandes, qui l’a conservé durant six générations. Au 17e siècle, le domaine est entré par mariage en possession par la famille Plessard, qui a remanié et modernisé les bâtiments du manoir. Passé au 19e siècle en possession des de Chivré, des de Tanouärn puis des Noël, il appartient aujourd’hui à la famille Riblier.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche)       Bâti en fonds de vallée, contre le flanc sud d’un relief que domine l’église du village, le manoir de Saint-Martin se compose d’un groupe compact de bâtiments organisés autour d’une vaste cour fermée et entourée de douves. Face au corps de logis principal, qui occupe l’angle nord-est de la cour, se trouvent un imposant colombier circulaire et un corps d’entrée défensif. Ce dernier conserve trace d'anciennes échauguettes d’angles et de son système de pont-levis à flèche. Le bâtiment qui forme l’aile ouest correspond à une portion de l’ancien logis médiéval, qui fut ensuite fortement remanié. Parmi les communs se remarquent l’ancienne charreterie, ouvrant sur la cour par quatre grandes arcades, des étables, un pressoir à cidre, un second colombier formant tour d’angle au sud-est, et d’autres dépendances agricoles (fenils, burets à cochon, remises…).

         Le corps de logis principal, qui semble appartenir en intégralité au premier tiers du 17e siècle, peut être attribué avec vraisemblance à Guillaume Plessard, devenu propriétaire de la Cour en 1612. Il présente une façade soignée, percée de grandes fenêtres à meneaux régulièrement ordonnancées et coiffées en partie haute de frontons triangulaires. Une curieuse échauguette, destinée à loger une cloche pour l’appel du personnel de la maisonnée, vient se loger dans l’angle rentrant entre les deux ailes. Sur l’arrière, le logis est augmenté d’une grosse tour circulaire qui abrite en rez-de-chaussée un surprenant lavoir octogonal. Le grès aux teintes orangées de la région de Bricquebec se marie harmonieusement ici aux calcaires de Valognes et aux schistes bleus du Cotentin, qui en recouvre les 2 000 m2 de toiture. » [4]

     

    LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche) LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche) LES REMPARTS DE SAINT-MARTIN-LE-HEBERT (Manche)

     

         « Les bâtiments bordent une cour intérieure fermée autrefois par un pont-levis ; ils sont entourés sur trois côtés de douves encore en eau. Leur construction s'échelonne du 16e au 18e siècle, mais la majeure partie des éléments authentiques peut être datée de la reconstruction du logis, vers 1630. Les fenêtres à meneaux plats présentent encore des vitres à plomb. Certaines salles ont conservé leurs boiseries et les sols sont revêtus de pavages de qualité, en schiste et pierre calcaire. La plupart des cheminées sont typiques de la fin du 16e siècle. Un lavoir intérieur, de forme octogonale, occupe la base de la tour sud-ouest. A l'est et à l'ouest du portail d'entrée se situent deux colombiers. Le jardin se présente comme un jardin clos à quatre terrasses qui comportait les trois éléments d'un jardin nourricier : potager, herbier et fruitier. » [2]

     

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         « Bâtiment de deux étages construit dans la première moitié du 17e siècle, il possède une magnifique façade de type Renaissance. À l'arrière subsistent deux colombiers. Dans la tour sud-ouest, on trouve un lavoir de forme octogonale.

         Le manoir est entouré de tours et de murailles qui se reflètent dans ses douves. Les rainures de l'ancien pont-levis sont encore visibles dans la porterie. 

           Il est classé comme Monument historique (MH) depuis le 6 septembre 1954 (façades et toiture). Les intérieurs, la cour d'honneur, les douves et les ponts, le jardin et les avenues d'accès figurent sur l'Inventaire des monuments historiques (IMH) depuis le 30 avril 1993.

         Il est évoqué par Aristide Frémine (1837-1897) dans son roman Un Bénédictin. » [1]

     

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         « Propriété privée non accessible au public, la Cour de Saint-Martin-le-Hébert ouvre chaque année ses portes aux visiteurs lors des Journées européennes du Patrimoine. » [4] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikimanche.

    [2] Extrait de http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00110592

    [3] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-manche-manoir-a-st-martin-hebert-manoir-de-la-cour.html

    [4] J. Deshayes / pah Clos du Cotentin. Extrait de http://closducotentin.over-blog.fr/2016/01/la-cour-de-saint-martin-le-hebert.html

     

    Bonnes pages :

     

    http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article9024&id_document=13853

    http://cotentin.canalblog.com/archives/2012/09/28/25208417.html

    http://www.chantony.fr/patrimoine_et_histoire/50_st_martin_le_hebert.html

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5470064t/f70.image.r=Saint-Martin-le-H%C3%A9bert

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  • LES REMPARTS DU THUIT (Calvados) LES REMPARTS DU THUIT (Calvados) LES REMPARTS DU THUIT (Calvados) LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)

    Photos ci-dessus extraites de http://boulonmonvillage.wifeo.com/histoire.php

     

    La forteresse du Thuit ou du Thuis

     

         1829, Galeron : « L'homme curieux qui veut visiter les ruines du Thuit, (…) aperçoit, au-dessus des taillis, quelques pans de hautes murailles où se dessine la grande ogive primitive du 13e siècle. S'il peut s'enfoncer entre les buissons épais, il reconnaît l'enceinte des larges fossés, les restes des forts remparts garnis de lierre, et la chaussée ferrée qui conduisait jusqu'au centre de la forteresse. » [1]

     

         « On trouve sur le territoire de la commune de Boulon un des sites les plus prestigieux du Val de Laize, mais aussi de la région, au lieu-dit la chapelle du Thuit. On peut affirmer que cet endroit est occupé par l’homme depuis fort longtemps, car le nom Thuit vient du scandinave Thueit qui désigne un essart, c'est-à-dire un défrichement, datant ici de la période des invasions vikings. Le plus remarquable est l’occupation ultérieure de ce site et surtout la succession des propriétaires prestigieux qui l’ont possédé. Les fameux Tesson, si influents dans l’histoire du Cinglais et dont le souvenir demeure à travers le nom du village d’Ouilly-le-Tesson, y ont établi une forteresse au 11e siècle. » [2]

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)   LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)

     

     Plan hypothétique du site du château du Thuit à Boulon (en attendant mieux...) propriété privée ; blason de la famille Tesson ou Taisson par VALPHI2014 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=36167224

     

         « Selon M Fixot, le Thuit était aux 11ème et 12ème siècles l’un des trois château de pierre du Cinglais (avec le château Ganne de la Pommeraie et Tournebu)...

         Le premier possesseur connu au Thuit aurait été Raoul d’Anjou, baron de Thury, qui avait reçu d’immenses domaines du duc Richard II et se serait établi dans la région entre 1017 et 1025. » [3]

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)     « Son fils aîné, que les chroniqueurs ont désigné sous le nom de Raoul Tesson de Cinglais (Raol Tesson de Cingueleis, dit Robert Wace, Roman de Rou, tome II, page 30) forma du Thuit une baronnie particulière, vers l'an 1030.

    blason de la famille Tesson ou Taisson par VALPHI2014 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=36167224

         Ce Raoul Tesson était très puissant, et sa famille passait pour posséder le tiers pied en Normandie (la tierce-partie des terres). A la bataille du Val-des-Dunes, il avait eu l'idée de se réunir aux barons du Cotentin, ligués contre le jeune Guillaume ; mais, à la vue de la bannière ducale, sa vieille fidélité se ranima, il passa, avec ses cent chevaliers, dans les rangs du duc, et il y amena la victoire. Guillaume , reconnaissant, le combla de nouveaux biens. » [1]

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)

     Le dessin ci-dessus est extrait du blog http://telle-une-tapisserie.eklablog.com/la-vie-de-guillaume-le-conquerant-02-a112524080 qui raconte l'existence de Guillaume le Conquérant : 1047 à Val-ès-Dunes : Au début de la bataille, Raoul Tesson vient se rallier à Guillaume.

     

         « Les premiers Tesson (ou Taisson), qui étaient barons de Thury et du Thuit, ont joué un rôle majeur dans la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant, ce qui leur a valu de nombreuses récompenses de la part de celui-ci. » [2]

     

         « On prétend que, vers 1033, dans le temps où mourut son père, Raoul Tesson soutint au Thuit un siège contre quelques seigneurs puissants de son voisinage, Il en triompha, mais par la ruse encore autant que par la valeur. De ce jour il fut craint et respecté comme le maître de ce pays. » [1]

     

         « 1213 : Disparition de la famille Taisson ; la seigneurie passe par le mariage aux Bertran. » [3]

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)

     Dessin des ruines du Thuit, par M. de Vauquelin.

     

    "La seigneurie du Thuit :

     

         « On la trouve disloquée, au 13e siècle, en deux parties qui venaient de passer presque simultanément, dans les familles Bertrand de Briquebec et Crespin, par mariages...

         De ces deux parties, la dernière qui fut probablement la moins considérable, suivit sans difficulté ses mutations naturelles, et a dû passer, comme la seigneurie de Thury, des Crespin, aux d'Harcourt-Beuvron, par l'intermédiaire établi ailleurs, des Préaux et des Ferrières ; et plus tard, desdits d'Harcourt-Beuvron aux Guerchy... 

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)     L'autre partie, qui semble avoir été la plus importante, et à la possession de laquelle dut rester attachée celle du manoir, a bien fini par arriver au même but final, mais par une voie très différente, et avec des accidents de transmission graves et étranges. Les Clisson la reçurent, d'abord,... » [4]

    Ci-dessus, blason de la famille de Clisson par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personnel iLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4243658

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)     « Le château fortifié, qui semble avoir été l’un des plus importants de la région, va ensuite passer dans des mains tout aussi prestigieuses, comme celles de la famille de Tournebu, des Clissons, connétables de France. » [2]

    Ci-contre, plan extrait du cadastre napoléonien, tableau d'assemblage de la commune de Boulon. (1809)

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)     « … Une alliance le transmit à Olivier II de Clisson, vers 1280. Olivier III de Clisson s'étant rendu coupable d'intelligence avec les Anglais, en 1343, fut décapité, ses biens furent confisqués, et le Thuit fut donné, par le roi Philippe de Valois, au sire de Mathefelon ; la donation consistait dans « le manoir du Thuit, près la forest de Cinguelais, une coupe annuelle de 500 livres dans ladite forest, un moulin à foulon de 8 livres de rente, deux moulins à blé de 7 muids de froment de rente, les minières de fer de Beaumont, de 100 livres de rente, une foire à Saint-Laurent-de-Condel, le jour Saint Laurent, le patronage de deux chapelles audit manoir, etc."

     

    Blason ci-dessus de la famille de Mathefelon dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Mathefelon

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)     Nous ne savons comment le domaine fut retiré au sire de Mathefelon, mais nous le voyons donné, en 1358, par Charles V, alors régent de France, à Pierre de Tournebu, chevalier. Puis, deux années plus tard, en 1360, il fut restitué à Olivier IV de Clisson. Le revenu en était estimé, en ce temps, à 1 200 livres. » [1]

    Blason ci-dessus de la famille de Tournebu par Apn — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=38577818

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)     « 1376. La seigneurie de Thuit à Boulon, Calvados. Cette source précise que Charles V achète le château en 1376/1378 et le donne à Bertrand du Guesclin ainsi que la forêt de Cinglais. Selon certains historiens le château est confisqué par le roi Charles V à Olivier de Clisson et cédé à Bertrand du Guesclin. Il l’échange avec le duc Pierre d’Alençon contre une terre en Bretagne, en 1379.

    Blason ci-dessus de la famille Du Guesclin dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Guesclin

         En réalité Charles V échange avec Olivier de Clisson le Thuit contre le Chastel-Josselin, Morbihan, et la forêt de Porhoët. Le 16/12/1376, Charles V donne la châtellenie du Thuit et la forêt de Cinglais à Bertrand du Guesclin. Ce dernier l’échange avec le comte Pierre d’Alençon le 5 septembre 1378, contre la seigneurie de La Guerche, Ille-et-Vilaine. » [5]  

     

    Autre précision :

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)     « Cette châtellenie, dont le chef-mois était situé dans la paroisse de Boulon, à l'orée de la forêt de Cinglais, fut confisquée sur Olivier de Clisson à qui elle appartenait. Le régent Charles en fit don, à titre viager, à Pierre de Tournebu en 1358. Le roi l'échangea ensuite avec Olivier II de Clisson (à qui elle avait été restituée) contre Chastel-Josselin et la forêt de Porhoët et la donna, ainsi que la forêt de Cinglais, à Bertrand du Guesclin et à ses descendants mâles le 16 décembre 1376.

    Ci-dessus, un extrait de la carte de Cassini. 

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)     C'est par voie d'échange que la châtellenie du Thuit entra dans le comté d'Alençon : le comte, qui était seigneur de La Guerche, en Bretagne, céda cette terre à du Guesclin moyennant une compensation de 1 300 livres de terre ou de rente. Par des lettres du 5 septembre 1378, le connétable abandonna la châtellenie du Thuit à Pierre d'Alençon pour le prix de 900 livres à valoir sur les 1 300 livres convenues, et promit de s'employer à la faire unir au comté. Des lettres royaux du 15 avril 1379 permirent au comte d'Alençon de réunir à son comté les terres du Thuit, du Hable et de Saint-Pierre- Aumont. Cependant, après la mort du connétable, Le procureur général du roi au Parlement intenta un procès au comte d'Alençon sous le prétexte que la châtellenie avait fait partie du domaine et devait donc y faire retour, mais le roi ordonna de laisser le comte et ses descendants jouir à perpétuité de la terre du Thuit. La châtellenie fut rattachée à la vicomte de Saint-Sylvain dont elle forma l'une des sergenteries. » [6]

    Blason des ducs d'Alençon par Ipankonin — SVG elements from Used as reference:, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3111399

     

         « La  baronnie est incorporée par le roi au comté d’Alençon. » [3] Les « ducs et comtes d’Alençon, apparentés aux rois de France,... ont d’ailleurs laissé leur nom à la forêt environnante. Le Thuit a donc été le centre d’une puissante seigneurie en tant que forteresse, puis le siège d’une vicomté, une prison et un centre économique dont dépendaient des halles et des marchés. » [2]

     

         « Louis, palatin du Rhin, duc de Bavière, mari de Catherine d'Alençon, fille de Pierre, se trouvait, par sa femme, seigneur du Thuit, en 1412. Cinq ans après, pendant l'invasion de la Normandie, l'armée anglaise prit le fort du Thuit, qui fut confisqué sur Catherine et donné à Louis Robessart. » [1]

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)     « 1451 : Catherine d’Alençon reprend l’administration du Thuit. » [3] « … En 1460, elle en fit don à Catherine de Rohan, sa nièce, lors du mariage de celle-ci avec François de Dunois, fils du fameux Dunois. » [1]

    Blason de la famille Dunois par Elements by Sodacan — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50627123

     

         « En 1474, le duc d'Alençon, Jean II, ayant encouru, pour félonie, un jugement capital, qui emportait la confiscation de ses domaines, la terre du Thuit lui fut enlevée, et rentra une seconde fois entre les mains du roi. » [7]

     

         « 1476 : Le domaine revient, après quelques péripéties dans l’apanage d’Alençon jusqu'à la Révolution où il  sera vendu comme bien national.

         Le Thuit est signalé dans de nombreux actes de tabellionage jusqu’au début du 17ème siècle. Mais le siège en est alors établi à Saint-Sylvain (en 1534). » [3]

          [ M. Vaultier, dans ses recherches sur le Cinglais et sur l'ancien doyenné de Vaucelles, établit que Saint-Sylvain et le Thuit ont eu longtemps une juridiction commune et que lorsque le Thuit se trouva ruiné au 16e siècle, probablement par les guerres de l'invasion anglaise, ce fut à Saint-Sylvain que le siège et le titre en furent immédiatement transportés : on trouve une multitude d'actes de cette nouvelle vicomté, dite alors de Saint-Sylvain et du Thuit et elle n'a cessé d'exister qu'en 1747. ] [10]

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados) LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)

    Ci-dessus, deux photos aériennes de la Chapelle du Thuit extraites du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)    « Il en fut fait alors ou plus tard, une vente publique par laquelle elle (la partie comprenant le manoir) est arrivée aux Guerchy, sans doute par l'intermédiaire des Ferrières ou des Harcourt-Beuvron, leurs auteurs, qui déjà propriétaires de l'ancienne portion des Crespin, durent naturellement se porter pour adjudicataires de celle-ci (...) Il paraît toutefois que l'aliénation ne fut pas tellement complète, qu'il n'eût été fait exception de quelques portions de terres ou de titres réservés, sur lesquelles purent plus tard élever leurs prétentions les princes de la maison royale, nommée en divers temps, apanagistes de ce duché d'Alençon (...) »

    Blason de la famille de Guerchy par Jimmy44 Image created for the Blazon Project of the French Wikipedia [CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ABlason_fam_fr_de_Guerchy.svg

     

         « A l'époque de la révolution, le Thuit, avec le bois d'Alençon, formaient une seule et même propriété appartenant à M. le marquis de Guerchy (...) Mme d'Haussonville, née Guerchy, conserve ledit emplacement du Thuit, avec la terre de Fresné. Le Thuit et le bois d'Alençon, tout entier, dépendaient de la paroisse de Boulon. » [7]


         « Le Thuit abandonné depuis des siècles, a été victime d’actes de vandalisme et a surtout servi de carrière. Les matériaux (moellons de grès et de pierre blanche de Quilly) se trouvent dans plusieurs maisons de Boulon. » [3]

     

         « Malheureusement, il ne reste que très peu de vestiges de cette grandeur passée, à part quelques ruines. L’ensemble est situé sur un éperon rocheux d’une dizaine de mètres de hauteur, flanqué de deux petites vallées peu profondes parcourues par des ruisseaux, le Tourtours et le ruisseau de la Fontaine bouillante. » [2] « avec zones marécageuses. (...) Un fossé bordé d’un rempart en arc de cercle, barre l’éperon au sud du coté du plateau. L’ensemble couvre environ 1 ha. » [3]

     

         « Le site a la forme d’un quadrilatère d’environ 100 à 150 mètres de côté. Le périmètre habitable, qui était protégé par des murailles et par un fossé, est inclus dans le terroir ainsi délimité. L’endroit peut sembler faiblement défensif, mais on pense qu’un système d’écluses permettait d’inonder les fossés et isolait alors la forteresse. » [2]

     

         « Il subsiste au Thuit, des ruines d'une Chapelle, et autres établissements, formant deux masses distinctes, communiquant ensemble par une chaussée ferrée, avec traces de pont-levis, etc. L'emplacement de la chapelle, qui apparemment devait contenir aussi le château, est accessible de plain-pied par une de ses extrémités ; — le reste forme promontoire avancé, au milieu d'un étroit vallon, où, des eaux réunies de quelques fontaines voisines, se forme un ruisseau, qui débouchant par l'extrémité opposée, va prendre son cours vers Fresney-le-Puceux. — Il traverse à cet effet une chaussée factice, où se trouvait apparemment une écluse, à l'aide de laquelle on pouvait inonder le petit vallon, et isoler par conséquent le château, sauf un seul de ses côtés. En-dehors de cette chaussée, se trouvent deux côtes dites des Vignes et des Celleries, et ce nom de Celleries est aussi celui d'un hameau vers lequel se dirigeait le Chemin pavé du Thuit. Il reste de l'ancienne Chapelle du Thuit, quelques grands pans de murs, et dans un de ceux-ci, une grande et haute fenêtre à plein cintre. » [4]

     

         « Chapelle carrée avec arcades 16e siècle signalée en 1830, détruite ; vestiges : deux enceintes, quelques pans de murs. » [9] 

     

    Les légendes :

     

         « Ce n'est pas une des moindres singuralités de la destinée de cette baronnie du Thuit, que la croyance où l'on est aujourd'hui dans le pays, que ce fut autrefois une des demeures des Templiers. On va même jusqu'à désigner cette partie de la forêt et les ruines sous les noms de Bois des Templiers, de Chapelle du Thuit et des Templiers. Une telle opinion ne nous paraît avoir aucun fondement historique. Aussi, en publiant le dessin de ces curieux débris, nous leur avons restitué le vrai nom de Chapelle et Château dit Thuit, qui leur appartient. (…) Dans deux de nos excursions au Thuit, nous rencontrâmes un petit vieillard, nommé Croix, que les enfants des bûcherons désignaient sous le nom de Tonquin, et que l'on signalait comme ayant les traditions de tout ce qui était arrivé anciennement en cet endroit. Nous interrogeâmes beaucoup le Tonquin. Voici quelques-uns de ses récits, tels qu'ils furent écrits presque sous sa dictée :

         « Il y avait là, jadis, un château occupé par un seigneur puissant, Roul Tesson (Raoul), qui ne craignait personne. Roul battait de la fausse monnaie et était très riche. Une fille très belle qu'il avait fut conduite à la cour, et le prince l'ayant enchantée, il en tira l'aveu que son père était un faux monnayeur, et on envoya en conséquence des troupes de Paris contre lui. Roul ne fut point effrayé, il coupa les arbres de la forêt, les couvrit d'habillements rouges et de grands chapeaux ; et quand les troupes du prince arrivèrent, elles furent prises de peur à la vue d'une si grande armée, et se retirèrent précipitamment. Plus tard, on les ramena devant la forteresse qu'elles assiégèrent en forme. Roul se défendit avec beaucoup de courage, et l'on vit bien que l'on ne pourrait le prendre que par la famine. Mais lui, pour ôter même cet espoir, jetait tous les jours des pains et des morceaux de bœuf frais dans les douves qui entouraient le château ; ce qui décourageait beaucoup les assiégeants.

         Enfin, cependant, Roul se vit réduit aux extrémités, et pour ne pas tomber vif au pouvoir de ses ennemis, il fit jeter ses trésors et le peu de vivres qui lui restaient dans les fossés, se frappa ensuite et se fit précipiter dans les eaux. On retrouva son corps qui fut enseveli dans la chapelle du Bois-Halbout. Ces faits se sont passés en l'an 1223.

         La chapelle appartint depuis à des Templiers, et, après eux, les Anglais s'en emparèrent. Quand ceux-ci furent forcés de s'en éloigner, ils cachèrent des barils d'or et d'argent dans des fossés près de la chapelle, à l'entrée du château.

         Dans le temps on l'on construisait la grosse tour de Barbery, les fonds étant venus à manquer, l'ouvrage restait interrompu. Alors vivait dans le monastère un moine nommé dom Bernard, qui était, dit-on, plus fin que les autres, qui avait commerce avec lé diable, et que l'on avait enfermé, pour le punir, dans une cage de fer. Dom Bernard dit que si l'on voulait le laisser libre, il trouverait de l'argent plus qu'il n'en faudrait pour achever la tour. On le fit donc sortir de sa cage, et, peu de jours après, il revint de la forêt avec un baril d'or et d'argent qu'il avait chargé sur plusieurs mulets. On peut voir encore, sous une cépée, le trou d'où il tira son trésor. La grosse tour en fut construite et le monastère enrichi, etc., etc.

     

    LES REMPARTS DU THUIT (Calvados)     Voilà quelques-uns des récits du Tonquin, qu'il débitait avec une grande assurance. Il ajoutait quelques détails de son invention pour faire penser qu'il avait été à la recherche des autres trésors, et qu'il saurait les retrouver Si on voulait l'y employer. Ces fables, assez amusantes, pourront être lue dans un autre écrit où nous les avons consignées. Du reste, nous avons cru devoir reproduire la physionomie et le costume de ce singulier personnage dans notre Atlas. On peut le voir très naturellement rendu sur le dessin des Ruines du Thuit, par M. de Vauquelin (voir ci-dessus). Plusieurs villageois nous ont confirmé l'aventure de dom Bernard et de son trésor. Ils assurent que, jusqu'en ces derniers temps, on montrait la cage de fer où il avait été enfermé. Un ancien maire va même jusqu'à soutenir qu'il l'a vue aussi, étant très jeune. Cette cage de fer était en bois selon lui. » [1]

     

    Le site est entièrement privé.

      

    A proximité :

     

         « L'une des fontaines voisines était jaillissante, et élançait autrefois du sable à plusieurs pieds de sa surface ; le tremblement de terre de 1776 a fait cesser ce phénomène ; seulement l'eau continue de former quelques bouillonnements intérieurs. - Le nom de Fontaine bouillante lui est demeuré. » [4] 

     

         « La forêt de Cinglais qui s'étend sur 1 475 hectares est l'une des plus importante forêt du département du Calvados. Elle englobait autrefois la forêt de Grimbosq et le bois de l'Obélisque. Elle est située entre la vallée de l'Orne et celle de la Laize. Elle est classée en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

         Une grande partie du domaine forestier de Cinglais est privé. La promenade et le ramassage de champignons sont interdits et sont passibles de poursuite. Seule une partie, au sud, sur la commune de Saint-Laurent-de-Condel, le long de la route de Fontaine Guéret, est une forêt domaniale. » [8]

     

    Sources :

     

    [1] Statistique de l'arrondissement de Falaise par Frédéric Galeron ; Brée l'aîné, 1829 https://books.google.fr/books?id=-UEriSQImBAC&pg=PA223&focus=viewport&hl=fr&output=text#c_top ou http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article12303

    [2] D’après Didier Savary. (In le catalogue des journées du patrimoine 1994). » http://boulonmonvillage.wifeo.com/documents/histoire-de-la-chapelle-du-thuit-et-de-la-forteresse-01.pdf

    [3] Texte établi par M.Lacroix http://boulonmonvillage.wifeo.com/histoire.php

    [4] Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie Société des antiquaires de Normandie, 1837. https://books.google.fr/books?id=1ovDuJPmUX4C&pg=PA55&lpg=PA50&ots=pA8dDYYqs0&focus=viewport&dq=chapelle+du+Thuit&hl=fr&output=text#c_top

    [5] Extrait de http://barrat.xyz/Bertrand-du-Guesclin-ses-proprietes-et-ses-titres

    [6] Extrait de La construction du comté d'Alençon (1269-1380). Essai de géographie historique par A. Vallez http://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1972_num_22_1_6670

    [7] Extrait de https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01366132/document

    [8] Extrait de Wikiwand

    [9] Extrait de http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA00000149

    [10] Statistique monumentale du Calvados. Tome 2 / par M. de Caumont (1801-1873). Éditeur : A. Hardel 1846-1867

     

    Ci-dessus, document extrait de http://boulonmonvillage.wifeo.com/documents/histoire-de-la-chapelle-du-thuit-et-de-la-forteresse-01.pdf

     
     Bonnes pages :

     

    Michel Fixot. Les fortifications de terre et les origines féodales dans le Cinglais. [compte-rendu] Bulletin Monumental Année 1969 Volume 127 Numéro 1 pp. 57-58

    Statistique de l'arrondissement de Falaise par Frédéric Galeron ; Brée l'aîné, 1829 https://books.google.fr/books?id=-UEriSQImBAC&pg=PA223&focus=viewport&hl=fr&output=text#c_top ou http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article12303

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96626634/f212.image.r=%22Le%20Thuit%22

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k408058r/f352.image.r=%22Le%20Thuit%22?rk=836914;0

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k12442p/f201.image.r=%22Le%20Thuit%22?rk=2317608;0

    Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie  Société des antiquaires de Normandie., 1837 https://books.google.fr/books?id=1ovDuJPmUX4C&pg=PA55&lpg=PA50&ots=pA8dDYYqs0&focus=viewport&dq=chapelle+du+Thuit&hl=fr&output=text#c_top

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  • LES REMPARTS D'ANNEBECQ (Orne) LES REMPARTS D'ANNEBECQ (Orne)

    Ci-dessus, à gauche, photo extraite du site Google Map : il s'agit ici de l'emplacement de la motte la plus proche de la D 51 à Annebecq ; à droite, photo aérienne extraite du site Géoportail : les emplacements des mottes repérées au 19ème siècle y sont signalés. 

     

         « Saint-Georges-d'Annebecq est actuellement une petite commune rurale du département de l'Orne ; elle est située à 25 km environ au Sud-Ouest d'Argentan. Pour les historiens de la Normandie son toponyme est évocateur. Il conserve le souvenir du château d'Asnebecq qui fut le siège d'un puissant fief dès le début du 11e siècle. » [1]

     

          «  Pendant des siècles, Asnebec (ou Annebec puis Annebecq) fut un château fort faisant partie d'une ligne de défense protégeant la « frontière » sud du duché de Normandie. Le baron d'Asnebec (sur le plan civil et militaire) et le curé-doyen de la paroisse d'Asnebec (sur le plan religieux) avaient autorité sur une partie de la région alentour. (...) » [2]

     

    LES REMPARTS D'ANNEBECQ (Orne)    LES REMPARTS D'ANNEBECQ (Orne)

     Plan hypothétique de l'emplacement des mottes d'Annebecq ; En haut : blason de la famille de Neufbourg extrait de https://gw.geneanet.org/zardoz?lang=fr&n=de+neufbourg&p=henri ; en bas : blason de la famille de Chamborand par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17290548

     

          « L'ancien château d'Annebecq : (deux mottes castrales signalées vers 1031)

          Description faite en 1836 dans un « Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie »: « Asnebecq est dans un terrain plutôt bas qu'élevé, sur un fonds de prairies. La forteresse se composait d'un long rempart soutenu par de hautes buttes (mottes castrales) dont les deux principales sont presqu'encore entières. Des fossés, qui pouvaient être aisément remplis d'eau, défendaient les abords de ce château allongé qui semblait destiné à couvrir, à protéger une petite contrée. » [2]

     

    LES REMPARTS D'ANNEBECQ (Orne)      « Les deux mottes féodales repérées vers 1830 par Arcisse de Caumont ont été détruites, l'une vraisemblablement à la fin du 19e siècle, l'autre en 1964. Les remembrements intensifs de ces dix dernières années ont modifié de façon considérable le parcellaire ancien. » [1]

     

    Document ci-contre extrait de http://www.persee.fr/doc/numi_0484-8942_1988_num_6_30_1926

     

          « Le premier seigneur attesté d'Annebecq est Roger de Beaumont (1025-1105) (dont le fief principal se situe dans le Roumois autour de Beaumont-le-Roger...), fils d'Onfroi de Vieilles. Cousin et proche conseiller du duc Guillaume de Normandie, il est chargé d'assister la régente Mathilde pendant l'invasion du royaume anglo-saxon. En 1086-1087, il donne à Saint-Wandrille les dîmes des églises de Rânes, Annebecq et Faverolles. Deux de ses enfants vont s'illustrer pendant l'expédition et sur le champ de bataille d'Hastings. Son fils aîné Robert est fait comte de Leicester mais c'est à son second fils Henri, comte de Warwick après la conquête de l'Angleterre, à qui échoit en 1105 la châtellenie du Neufbourg à laquelle se rattache le fief d'Annebecq.

         Deux des fils d'Henri Ier de Neufbourg seront eux aussi des personnages célèbres. Rotrou devient archevêque de Rouen et Robert Ier de Neufbourg (1115-1160), seigneur d'Annebecq, va jouer un rôle de conseiller dans la période qui s'ouvre après la succession de Guillaume le Conquérant. C'est dans le château de Neufbourg en 1135 qu'une assemblée de jeunes seigneurs normands reconnaît Etienne de Blois comme héritier de la couronne d'Angleterre. » [1]

          « En 1138 : assiégé par Geoffroy V d'Anjou (dans sa conquête du duché de Normandie contre le nouveau roi d'Angleterre) » [2] « Robert Ier de Neufbourg résiste dans son donjon d'Annebecq … » « le château-fort d'Annebec échappe finalement aux assaillants (grâce à une trêve d'un an) à cause des liens anciens existant entre certains seigneurs de l'entourage du comte d'Anjou et Robert de Neubourg également seigneur d'Asnebec. Les châteaux de Carrouges, Écouché, Bazoches-au-Houlme… et leurs défenseurs n'ont pas cette chance. » [2]

          « A partir de 1154, (Robert de Neufbourg) exercera les fonctions de sénéchal de Normandie.

          « Henri II de Neufbourg (sept. 1160-1214) est le premier à porter le titre de baron d'Annebecq (seuls les honneurs comportant au moins cinq fiefs de chevaliers étaient érigés en baronnies). Robert II de Neufbourg, fils du précédent, s'était allié par mariage à la famille de Glocester. » [1]

     

          « En 1224, « Tout le fief de « Carrouge » est dans la mouvance du seigneur d'Annebec », et au maximum dix-sept fiefs de chevaliers relèvent de la baronnie d'Asnebec.

         À la mort de Robert II de Neubourg, en 1243, la baronnie d'Asnebec échoit en héritage à une de ses filles Jeanne (mariée à Renaud de Maulévrier). » [2] « … Dans les années 1377-1380, la baronnie appartient toujours aux Maulévrier qui désirent la vendre au roi de France. » [1]

          « Vers 1380, Guillaume de Chamborant (« protégé du comte d'Alençon, conseiller et chambellan du roi », Charles VI) achète les baronnies d'Asnebec et de Raenne au sire de Maulévrier.

          1381 : Guillaume de Beaurepaire fait aveu à Guillaume de Chamborand, baron d'Asnebec, pour le fief de Joué.

          1384 : Guillaume de Méheudun sire de Rouvrou rachète les baronnies d'Asnebec et de Raenne à Guillaume de Chamborand.

          1419 : la baronnie d'Asnebec - ainsi que celle de Rasnes - est « accordée » - par le roi d'Angleterre (également duc de Normandie) - à l'un de ses fidèles partisans : Guérard Hungh qui est également l'adjoint du gouverneur de Falaise.

          Après 1450 et la défaite des Anglais, Samson de Saint-Germain - resté fidèle au roi de France - rentre en possession de ses terres dont Asnebec et Rasnes.

          1566 : Asnebec est dévasté par les protestants.

          15e siècle : le domaine de Ménil-Glaise relève de la baronnie d'Annebecq.

          1532 : René du Bois (écuyer) est seigneur du Mottey sur la paroisse d'Annebecq.

          1606 : la baronnie d'Asnebec est supprimée par sa « réunion et réincorporation… à la baronnie de Rasnes, appartenant à Charles d'Argouges, sieur de Grastot » (lettres patentes du roi Henri IV). (...)

          1672 : Louis XIV crée le « marquisat de Rannes » (qui s'étend sur les paroisses de Rasnes, d'Asnebec, de Faverolles et de Montreuil) au profit de Nicolas d'Argouges, colonel général des Dragons. (...) » [2]

     

    Un trésor monétaire :

     

          « En 1981, un trésor monétaire - comportant 972 pièces d'argent, frappées entre le 12e et le 14e siècles en France et en Angleterre - est découvert au cours de travaux agricoles ; il a été déposé au musée de Normandie ; son inventaire a été publié dans une revue numismatique (la mise en sécurité de ce trésor pourrait dater de l'époque du roi Philippe IV le Bel mort en 1314). » [2] (voir plan de la découverte ci-avant)

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.persee.fr/doc/numi_0484-8942_1988_num_6_30_1926

    [2] Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Georges-d%27Annebecq ou http://r.gallier.free.fr/communes/st%20georges%20d%27annebecq.htm

     

    Bonnes pages :

     

    O http://www.persee.fr/doc/numi_0484-8942_1988_num_6_30_1926

    O  https://books.google.fr/books?id=VuJYAAAAcAAJ&pg=PA474&lpg=PA474&dq=Saint+georges+d%27Annebecq&source=bl&ots=RW-hfvTTBk&sig=KJpN1h_mqUYm7Y42jvbBLUQaze8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiJsKylheTWAhVLOxoKHVCrBJI4WhDoAQg1MAM#v=onepage&q=Saint%20georges%20d%27Annebecq&f=false

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