• LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)

          Dans une section de la forêt de Lyons, sur le territoire du Tronquay, se dresse une motte féodale dite " Butte aux Anglais ".

     

         " La Motte. Élevée selon la tradition lors de la guerre de Cent Ans par les Anglais, elle se composait d'une butte et d'une fortification (...)

         La motte dite la Butte aux Anglais (près du hameau de la Motte). Les Anglais avaient élevé une butte cernée par un fossé, point d'observation de la route reliant Rouen à Gournay. Site non fouillé et rattaché à la période de la guerre de Cent Ans." [1]

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)   LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)

     

     Plan de situation de la butte aux Anglais ; blason de l'Eure par User:Spedona 25/09/2007Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona 25/09/2007., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2811940

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)     " La Butte aux Anglais. - Dans le canton forestier nommé la Motte ou les Marlières du Roi, à 800 mètres du hameau du Fresnay et de la maison du garde-forestier du Fresnay, à 100 mètres d'un gros grès nommé la Pierre tournante, se trouve une butte énorme entourée d'un fossé et nommée la Butte aux Anglais : on ne peut indiquer le diamètre supérieur, car on l'avait complètement évidée, lors d'une première touille ; une nouvelle tranchée creusée au Nord et au niveau du fossé atteint le centre et montre qu'elle est formée d'argile à silex. Le diamètre pris d'un bord extérieur du fossé à l'autre est de 40 mètres: La hauteur est de 6 à 7 mètres au-dessus du fossé. Une très grande mare se voit à 50 mètres au Sud. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo par Giogo — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=65554685

     

    " Le Tronquay (Eure). La Butte aux Anglais

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)     La Butte aux Anglais, située sur le plateau, à proximité d’un vallon qui descend vers la vallée de l’Andelle, se trouve en contexte forestier, non loin d’un espace défriché lié à une ferme nommée « la Motte ». Le site est composé d’un unique tertre, haut de 2,5 m pour une plateforme de 15 m de diamètre. Le fossé, inégalement comblé, a une ouverture de 8 m. La motte est éventrée sur son flanc NO, les parois abruptes du creusement sont révélatrices d’une fouille non documentée plutôt que d’un prélèvement de matériaux. Sans que l’on puisse les lier à l’occupation du site, plusieurs indices témoignent d’une exploitation des grès dont plusieurs blocs affleurent dans la zone. Localement, ce matériau de construction se remarque sur de nombreux édifices attribuables à la fin du Moyen Âge ou au début de l’époque moderne. (Relevé et étude : Bruno Lepeuple) " [3]

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure) LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, une carte des années 1950 extraite du site Géoportail.

     

    Le privilège de Saint-Romain

     

          " Pendant la guerre de Cent Ans, le Tronquay s’est trouvé sous occupation anglaise. C’est de cette époque que daterait la motte. Les habitants du Tronquay étaient devenus très malheureux, d’une part des soldats anglais, et d’autre part à cause de la rapacité des chanoines de Rouen, jamais satisfaits. Il y eut des protestations de la part de la population. Finalement, un arrangement a pu être trouvé.

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)       Les paroissiens du Tronquay se défendent en demandant que tout homme d’armes possède un ordre du roi par écrit s’il veut séjourner et loger avec ses troupes sur le territoire de la paroisse (1640). Le sieur de la Fontaine du Houx a passé outre cet ordre. Il s’installa le 23 avril 1642 dans le pays et pilla le presbytère et d’autres maisons, ainsi que l’église. Devant la demande des habitants de présenter l’autorisation du roi, le capitaine de la Fontaine du Houx lança ses soldats contre la foule. Beaucoup furent tués, des soldats aussi et leur capitaine. Le père de la Fontaine du Houx, le chevalier de Fours prit 18 ou 20 habitants en otage et les autres en résidence surveillée. Ceux qui ont pu fuir se sont réfugiés dans la forêt. Pendant deux ans, la situation stagne, quand les gens du Tronquay ont tourné leur regard vers l’église de Rouen et choisirent d’avoir recours au privilège de Saint-Romain. 15 habitants se constituèrent prisonniers dans la prison de Rouen. Après étude de leur cas, ils furent tous libérés, le privilège de Saint-Romain fonctionna en leur faveur (5 mai 1644 et 18 mai 1644). " [1] 

     

    Ci-dessus, vitrail nord du chœur de l'église Saint-Ouen de 1877 qui montre l'archevêque de Rouen délivrant par le privilège de la Fierte Saint-Romain les habitants du Tronquay, emprisonnés à Rouen après la mort du capitaine de la Fontaine du Houx. Par Giogo — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21028370

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DU TRONQUAY (Eure)     " la Pierre tournante du Fresnay, hameau du Tronquay, située à la limite des départements de l'Eure et de la Seine- Inférieure, au bord et à 10 mètres de la forêt de Lyons, à environ 700 mètres du hameau du Fresnay et de la maison forestière : c'est un bloc énorme de grès plat en dessus, de forme un peu triangulaire, mesurant 4 mètres de longueur sur 3 m 50 de largeur, et au moins 2 mètres d'épaisseur, car la touille qui a été faite autour l'а dégagé seulement de cette épaisseur, principalement au Sud. A une trentaine de mètres à l'Est, la même personne peu experte en préhistoire a dégagé un autre bloc de grès qui, celui-là, ne porte aucun nom, et est cependant presque aussi gros. Malgré le poids énorme de la Pierre tournante, une légende lui attribue le pouvoir de tourner sur elle-même la nuit de Noël. Le bloc se trouve à 50 mètres d'une mare très grande et très profonde et à 100 mètres de la Butte aux Anglais, motte de 25 mètres de diamètre entourée d'un fossé peu profond, d'environ 8 mètres de large. " [4] 

     

    Ci-dessus, une photo par Giogo — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=65554676

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de Coutil Léon. Canton de Lyons-La-Forèt. In : Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 18, n°8, 1921. p. 198 ; doi : https://doi.org/10.3406/bspf.1921.13299https://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1921_num_18_8_13299

    [3] Extrait de Haute-Normandie. Étude microtopographique - Responsable d’opération : Anne-Marie Flambard Héricher, Aude Painchault, Diégo Cocagne, Bruno Lepeuple et Gilles Deshayeses fortifications de terre de Haute-Normandie. 2011 - p. 324-326 https://journals.openedition.org/archeomed/11138#tocto3n7

    [4] Extrait de Coutil Léon. Pierres à légendes du département de l'Eure. La pierre tournante du Fresnay, près le Tronquay ; la Pierre Cordée de Saint-Paul-sur-Risle ; la Pierre de Saint Agapit à Plasnes ; la pierre de Saint Mards, à Saint-Mards-sur-Risle (Eure}. In : Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 19, n°2, 1922. pp. 55-56;doi : https://doi.org/10.3406/bspf.1922.11971https://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1922_num_19_2_11971 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5478234v/texteBrut

     

    Bonne page :

     

    https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00017044

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