• LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)

     

         ...Encore une enquête sur un site castral aujourd'hui complètement disparu : celui du Catelier à Saint-Saëns en Seine-Maritime. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? [NdB]

     

         " Deux puissances féodales ont encore abandonné Saint-Saëns, le château et l'abbaye les moines et les seigneurs. Le câtelier n'indique plus par ses fossés, que la place d'un tombeau. Là, on exhume de temps à autre des armes forgées par les serfs et maniées par les hauts et puissants barons. Les châtelains n'ont légué que quelques noms à l'histoire et des ruines aux explorateurs du sol. Les moines du moins ont laissé de meilleurs souvenirs. Dispersés par la tourmente révolutionnaire, ils ont abdiqué leurs richesses et leurs privilèges au seuil du monde moderne ; mais il reste d'eux des maisons où s'abritent la propriété et l'industrie, et une église qui fait encore aujourd'hui la gloire et l'ornement de la cité. " [1]

     

         En 1871, l'abbé Cochet signale à Saint-Saëns un " château fort sur la colline qui porte le nom du Catelier, dont les terrassements n'ont pas complètement disparu. Guillaume Cliton fut enfermé en 1106 et échappa aux poursuites des gens de Henri Beauclerc. Au 17e siècle, il en existait encore de vieilles murailles avec mottes et fossés. " [2] 

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)

     

     Plan (supposé) de la situation du Catelier à Saint-Saëns ; blason de la commune de Saint-Saêns par Spedona — Trabalh personal, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4566546

     

    Histoire des seigneurs de Saint-Saëns

     

         " La ville de Saint-Saëns doit sa fondation au monastère d'hommes bâti sur le lieu dit le camp souverain ou soudain, vers 670, par Sidonius, moine de Jumièges et disciple de saint Philbert, avec l'aide de Thierry ler, de saint Ouen de Rouen et de saint Leufroy. Sidonius ou saint Saëns mourut et fut inhumé dans son monastère, le 14 novembre 689 selon les uns, selon d'autres en 695, et donna son nom au bourg qui s'éleva près du monastère, détruit, comme presque tous ceux de la province, par les Normands du 9e siècle.
         Le souvenir du bienheureux patron est resté très vivant dans le pays. Une fontaine qui porte son nom sur la colline du Catelier est aujourd'hui encore le but d'un pèlerinage fréquenté. " [3]

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     " Les biens des religieux devinrent le prix de la conquête, et, sous les premiers ducs de Normandie, les seigneurs de Saint-Saëns et ceux des environs conservèrent entre leurs mains les dépouilles enlevées au monastère après sa destruction.

     

         Les seigneurs de Saint-Saëns figuraient parmi les familles normandes les plus distinguées.

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail. 

     

         En 1040, un Richard de Saint-Saëns était vicomte ou gouverneur de Rouen.

         En 1066, Lambert de Saint-Saëns accompagna notre duc Guillaume à la conquête de l'Angleterre, et il contribua par sa valeur au succès de la bataille d'Hastings.

         Ce fut lui qui fit construire cette formidable forteresse qui porte encore le nom de Catelier, et dont la position, au sommet d'une colline, avait déjà été reconnue avantageuse par les romains maîtres des Gaules.

         Hélie de Saint-Saëns, fils de Lambert, se dévoua aux intérêts de Robert Courte-Heuze et de son fils Guillaume Cliton (Roberto II, duci Normanniœ amantissimus (Neustria pia, p. 337). Robert, pour se l'attacher et se créer un appui contre les ennemis acharnés à sa perte, lui avait donné en mariage une fille qu'il avait eue d'une concubine, et, pour dot, Arques, Bures et tous les environs (...) ; il était donc beau-frère de Guillaume Cliton.

         Robert termina sa malheureuse vie dans les prisons de son frère Henri.

         En 1106 quand il eut été fait prisonnier par Baldric, aumônier et chapelain de sa majesté (Histoire générale de Normandie, p. 228), on présenta Guillaume, fils de Robert, à son oncle Henri. La scène se passait au château de Falaise (...).

         Guillaume redoutait pour lui-même les suites d'une victoire qui avait été si funeste à son père. « Ce jeune prince trembloit de peur, le Roy le consola, le caressa, contenta de belles promesses, et, de peur qu'il ne lui arrivast quelque malheur, ou en sa garde, ou dans sa cour et que, de là, les méchans ne prissent sujet de l'accuser de quelque crime noir, il le donna à Hélie de Saint-Saen, auquel Robert avoit donné en mariage sa fille bastarde avec le comté d'Arques (Histoire générale de la Normandie, p. 289). »

         Deux ans après, en 1108, « Henry craignant que son neveu, fils de Courtebotte, retenu prisonnier, venu en aage, ne lui querelle le duché de Normandie, il envoya Robert de Beauchamp, vicomte d'Arques, vers Hélie de Saint-Saen, afin de le retirer de la curatelle et le mettre en lieu où jamais il ne peust rien entreprendre contre son authorité. » De Beauchamp arrivé à Saint-Saen un dimanche matin, comme on sortait de la messe, Hélie estant absent, le peuple commença à s'estonner ; néantmoins, pendant qu'on retenoit en discours le vicomte et ses troupes, quelques-uns des domestiques du sieur de Saint-Saen coururent au lict dudit Guillaume, le prindrent et l'emportèrent tout endormy. Hélie le recela tousiours depuis, et prit la peine de le faire nourrir chez ses amis et en maison empruntée. Le vicomte, fasché d'avoir manqué à l'effet de sa commission, mit en l'obéissance du duc Henry le chasteau de Saint-Saens. Sa Majesté, en après, en obligea Guillaume de Varennes, comte de Surry, à le servir fidèlement, par le don de cette forte place. Cependant, Hélie ne perd courage, espérant un jour relever sa fortune par celle de son nourriçon, qu'il esleva jusques à l'âge d'adolescence et le fit voir à beaucoup de seigneurs, leur recommandant la justice de sa cause. Robert de Bellesme faisant repasser par sa mémoire l'amitié que le duc Robert luy avoit tousiours portée, et le pouvoir qu'il avoit pendant son règne, estoit entièrement porté au secours du prince Guillaume. Pour ce sujet, les courriers estoient toujours en campagne ; les aduis, les secrets et les nouvelles de Robert à Hélie et de Hélie à Robert estoient toute leur consolation, en attendant mieux. Le prince Guillaume et de Saint-Saen, estoient tantost en la cour de Louys, roy de France, tantost chez Guillaume, comte de Poitou, ores chez Henri, duc de Bourgogne, puis chez Allain, duc de Bretagne, afin d'acquérir leur faveur et les obliger à seconder leur desseins (Histoire générale de Normandie, p. 295 et 296). »

         Le comte d'Anjou, qui avait donné asile à Guillaume, avait pensé à en faire son gendre. Tous ces projets ayant été renversés, Hélie de Saint-Saëns, fidèle au malheur, fut obligé de vivre et loger aujourd'huy chez l'un, demain chez l'autre, dit le curé de Maneval (Histoire générale de Normandie, p. 330 ) ; mais Guillaume Cliton étant devenu duc de Flandres, il donna le chasteau de Montreuil à Hélie de Saint-Saëns qui, pour lui, souffrit longtemps l'exil et l'exhérédation avec Tyrrel de Mainières (Orderic Vital, traduction de M. Louis Dubois, t. IV, lir. 42, p. 408) (...)

         Hélie de Saint-Saëns ferma les yeux à son malheureux prince quand il mourut d'une blessure reçue au siège d'Alost, en 1126. (...)

     

    Des informations sur Guillaume Cliton ici. 

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)   En 1127, le comte de Varenne rendit le château de Saint-Saëns à Mathieu, fils d'Hélie. Ce fut sans doute à la suite d'un arrangement dans lequel intervint le roi d'Angleterre. Dès qu'il fut rentré en possession de l'héritage de sa famille, Mathieu, qui, pendant la confiscation de ses biens, avait fait quelques emprunts et contracté quelques dettes, s'empara d'une partie de la dotation de la collégiale. Les chanoines firent des réclamations qui éveillèrent l'attention de Hugues d'Amiens, archevêque de Rouen à cette époque.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Varennes par SanglierT — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17666253

     

         Ce prélat appuya fortement les réclamations dont on lui avait donné connaissance, et, en 1150, il obtint de Mathieu de Saint-Saëns la restitution d'une partie considérable de l'ancien patrimoine de l'abbaye. (...)

         En 1450, les Anglais et les Bourguignons prirent, pillèrent et brûlèrent Saint-Saëns. Le prieuré ne fut pas épargné, il fut tellement dévasté, qu'en 1499 il n'y restait plus que trois religieuses. (...)

         En 1204, après la réunion de Normandie à la France, Philippe-Auguste s'empara du domaine de Saint-Saëns et le réunit à la couronne.

         Au 14e siècle, il y avait dans ce bourg, des forges et de nombreuses tanneries. (...)

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     La terre de Saint-Saëns cessa d'appartenir au domaine de la couronne pour devenir, on ne sait pour quelle raison, la propriété de la célèbre famille écossaise des Douglas. (...)

     

    Ci-contre, blason de la famille Douglas par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. • CC BY 3.0

     

         Robert de Boissay, seigneur de Saint-Saëns, du Quesnay et de Mesnières, fut tué à la bataille d'Azincourt.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     A sa mort, la terre de Saint-Saëns fut partagée entre ses enfants, Collin et Isabelle de Boissay.

         Isabelle épousa Jean Maquerel, seigneur d'Imbleville et de Saint-Pierre-de-Carrouges, mort en 1429.

         Jean Blosset, son fils, grand-sénéchal de Normandie, après Pierre de Brézé, posséda la moitié de la seigneurie de Saint-Saëns jusqu'à sa mort, en 1516.

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille de Boissay par Gilloudifs ; à droite, blason de la famille de Blosset https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=6794923&desc=famille_blosset_famille_de_noblesse

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     Claude d'Annebaut, maréchal et amiral de France, en devint alors propriétaire. Jean d'Annebaut, son fils, tué en 1562 à la bataille de Dreux, laissa cette terre à sa sœur, Marie-Madeleine d'Annebault.

     

    blason de la famille d'Annebault par Wikimandia — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jacques Lys., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4317648

     

         Le demi-fief de Saint-Saëns passa à Gabriel de Vieux-Pont, marquis de Saluées et seigneur de Chailloué, premier mari de Marie-Madeleine d'Annebaut.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)      Gabriel de Vieux-Pont, leur fils, devint après eux seigneur de Saint-Saëns, et le 16 septembre 1583, il vendit à Georges de Limoges, sieur de Bainneville, chevalier de l'ordre du roi, le fief, terre et châtellenie de Saint-Saëns. (...)

         Gabriel de Limoges, fils de Georges, mort au siège de Rouen en 1592, acheta, en 1602, de Jacques de Nollent et d'Isabeau de Mailloc, son épouse, ce qui leur appartenait de la terre de Saint-Saëns, c'est-à-dire un demi-fief de haubert.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Vieux-Pont extrait de https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=6180

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     Gabriel de Limoges, en 1621, fit reconstruire les halles de Saint-Saëns que Henri IV avait fait brûler en 1592, après la prise de Neufchâtel, par le duc de Parme, pour empêcher les Espagnols de s'y loger. Gabriel de Limoges mourut en 1640 ; il laissa Adrien, grand-bailli de Caux, mort en 1682.

         Jean-Baptiste, fils d'Adrien, eut Charles-Louis, maréchal de camp et marquis de Saint-Saëns, qui épousa Louise-Elisabeth du Rosel. De ce mariage sortirent Charles, Jean-Baptiste-César et Bernard-Auguste de Limoges.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Limoges par I, Gerrito, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2262754

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     Charles, comte de Limoges, (...) en 1739, vendit la terre de Saint-Saëns à Pierre-Hélie d'Oissel, trésorier de France, qui mourut en 1756. (...) Au moment de la révolution, le dernier seigneur de Saint-Saëns était de cette famille. "

     

    Blason de la famille Hély d'Oissel extrait de https://docplayer.fr/59744984-La-saga-des-hely-d-oissel.html

     

     

    Le Catelier

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     " Le bourg de Saint-Saëns est bâti au fond d'une vallée dominée par de hautes collines couvertes de bois. Dans ces bois, sur ces collines et sur les plateaux auxquels elles servent de base, on trouve des restes d'antiques retranchements. « Parmi ces retranchements, dont la plupart ont été détruits depuis quelques années, dit M. A. Guilmeth (Notice sur l'arrondissement de Neufchâtel, p. 208 et 209), nous remarquons le camp Auger, le camp Tillou, et notamment le poste du Catelier ; il a été recueilli, dans cette dernière enceinte, quelques fragments de briques, de tuiles et de poteries romaines, et une immense quantité de petites meules en poudingue, percées d'un trou dans leur partie centrale. Le grand nombre de ces derniers objets et l'abondance du poudingue dans toute la contrée, nous portent à croire qu'il a existé jadis en ces lieux une manufacture de meules. Il a été trouvé aussi sur le territoire de Saint-Saëns, plusieurs cercueils gallo-romains ; quelques-uns de ces sarcophages étaient en pierre calcaire, les autres en plâtre. "

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1808, archives de Seine-Maritime, http://www.archivesdepartementales76.net/

     

         Au commencement du 17e siècle, au Catelier, il y avait encore apparence de vieilles murailles, avec ses mottes et fossés, cour et arrière-cour, dit un ancien titre.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime)     L'enclos de cette forteresse contenait huit acres, à la même époque, mais originairement il en avait contenu douze acres vingt-cinq perches. Ses murailles, qui avaient dix-huit pieds d'épaisseur étaient construites en moellon et en silex. Les fossés, qui étaient doubles, avaient trente pieds de profondeur. Leur talus étaient en maçonnerie. Le catelier bâti sur le point le plus élevé de la colline, dominait tout le pays à une grande distance. « Il consistait en un seul corps de bâtiment, dit M. A. Guilmeth. dont le mur de face, extrêmement épais, » était flanqué d'un énorme donjon. Deux camps, dont l'origine nous paraît antique, le protégeaient du côté de la forêt ; c'étaient le camp Tillou et le camp Auger (Notice sur l'arrondissement de Neufchâtel, p. 222 et 223). »

         En 1674, François Le Blanc acheta des héritiers de Gabriel de Limoges, une partie du catelier, moyennant une redevance seigneuriale d'un gigot payable tous les ans à Pâques, quand le seigneur alloit à la messe.

         " Dans les fossés, ajoute M. A. Guilmeth (Notice sur l'arrondissement de Neufchâtel, p. 222 et 223), on a recueilli plusieurs petites flèches de huit à neuf pouces de longueur, ayant à leur extrémité une pointe de la grosseur et de la forme d'une épingle.. »

         M. Léon de Duranville (Revue de Rouen, mars 1845) assure qu'on y a trouvé des boulets forés en pierre, et d'une grosseur remarquable, ainsi que des javelots en fer. Une statue de Saint-Saëns placée dans une petite niche entourée de buissons, ajoute-t-il, se rencontre au milieu de cette enceinte militaire.

         Dès 1400, les habitants de Bully venaient en procession à cette statue et à une mare auprès de laquelle elle était placée, demander à Dieu de la pluie, dans les années de grande sécheresse, et jamais ils ne retournaient chez eux sans avoir été exaucés. " [4] [ voir ci-après : la chapelle du bienheureux ]

     

    Le château de la Butte

     

         En 1871, l'abbé Cochet signalait également à Saint-Saëns un " château au hameau de la Butte, dans la prairie de la Salle, dont en 1626 et en 1777 on montrait la place. " [2]

         " Un autre château existait anciennement encore sur le territoire de Saint-Saëns, on l'appelait le château de la Butte. Cette butte était la véritable motte d'un donjon. Un aveu de 1626 appelle les ruines de ce château une place de château ruiné. Cet emplacement était environné d'une prairie qui portait le nom de La Salle. En 1777, en creusant des fossés dans cette prairie, on découvrit un chemin ayant trente pieds de large, dont la chaussée était fort épaisse. Cette découverte donna l'idée d'une fouille dans la butte même, et on y trouva deux à trois marches d'un escalier en grès, inondé par les eaux qui montaient à mesure qu'on creusait. " [4] 

     

    A proximité : la chapelle du bienheureux

     

    LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE SAINT-SAËNS (Seine-Maritime) 

       

    " L’histoire méconnue de la chapelle du bienheureux à Saint-Saëns

         La chapelle du bienheureux est située sur les hauteurs de Saint-Saëns. Croyants ou non y viennent pour leurs enfants. L'édifice aurait le pouvoir de faire marcher les bébés.

         A Saint-Saëns (Seine-Maritime), en quittant la place Maintenon, il faut se diriger vers le Catelier. Très vite la chapelle du bienheureux est indiquée par un panneau. Elle est entourée de propriétés privées.

         Alain Barra, conseiller municipal, explique : " Saint-Saëns est arrivé en 860 pour évangéliser la région. Il a été envoyé par Saint-Ouen, archevêque de Rouen, après voir été en procession à Rome. Il est arrivé à pied et a établi son premier campement au Catelier. C’était un ancien site gallo-romain. Il y avait une forteresse en bois ».

    « Trois fois le tour de la chapelle »

         Il aurait ensuite construit un monastère à l’emplacement de l’église actuelle. Le passionné d’histoire locale ajoute : " Il y a eu par deux fois des processions pour faire tomber la pluie. Il fallait faire trois fois le tour de la chapelle ».

         En effet, les épisodes de sécheresse ne datent pas d’aujourd’hui. Ainsi cultivateurs et éleveurs faisaient des processions jusqu’au Catelier. Mais aujourd’hui, le cérémonial s’est éteint.

         Il poursuit : " On laissait une paire de chaussons ou de chaussures appartenant à l’enfant qui était tardif à marcher ». S’il est difficile de dater précisément ce rituel, il remonterait au-moins au 17e siècle. Et il ne semble pas avoir disparu. Au pied de la statue de Saint-Saëns, on retrouve encore aujourd’hui des souliers de bébé, preuve du passage des parents inquiets pour leurs enfants. " [5]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait des Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie – Éditeurs : Mancel (Caen)/Ponthieu et Delaunay (Paris) - Date d'édition : 1853 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k34966z/f562.item.r=%22Le%20C%C3%A2telier%22.texteImage

    [2] Extrait de Répertoire archéologique du département de la Seine-lnférieure rédigé sous les auspices de |'Académique des sciences, belles-lettres et art de Rouen, par M. l'abbé Jean Benoît Désiré Cochet (1812-1875). Éditeur : (Paris) Date d'édition : 1871 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36742w/f133.image.r=%22Catelier%22Saint-Sa%C3%ABns%20Saint-Sa%C3%ABns

    [3] Extrait de La Semaine religieuse du diocèse de Rouen - Diocèse (Rouen) – Éditeur : Edmond Fleury (Rouen) 1883-06-16 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63355053/f5.item.r=%22ville%20de%20Saint-Sa%C3%ABns%22.texteImage

    [4] Extrait de Supplément aux recherches historiques sur la ville de Gournay-en-Bray par N.-R. Potin de La Mairie chez Madame veuve Folloppe, 1844 - 534 pages https://books.google.fr/books?id=6ez-bWaHpFQC&dq=Saint-Sa%C3%ABns+de+la+Mairie&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

    [5] Extrait de l'article issu du site Actu.fr du 01/09/2019 : https://actu.fr/normandie/saint-saens_76648/lhistoire-meconnue-la-chapelle-bienheureux-saint-saens_26805604.html

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