• LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)

    LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)A. de Caumont :

    « Le château de Saint-Germain de Montgommery, à ¾ de lieue de Vimoutiers, consiste dans une enceinte carrée à angles obtus, presque arrondis, entourée de fossés profonds et garnis de remparts élevés. L’intérieur qui est labouré et planté de pommiers, n’offre rien de particulier. On voit seulement que les terres du « vallum » sont soutenues par des murs en pierre. Cette place doit dater des 10e ou 11e siècle ; les Montgommery auxquels elle appartenait ont joué un grand rôle en Normandie. Alain III, duc de Bretagne mourut en 1035 à Vimoutiers, pendant qu’il faisait le siège du château de Saint Germain de Montgommery. Cet événement a donné à la forteresse une certaine célébrité. » [1]

    Photo aérienne ci-dessus extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)    LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)

     Plan hypothétique de la motte de Saint-Germain de Montgommery ; blason de la famille de Montgommery dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As. http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Montgommery_Normandie

     

         A de Caumont, 1867 : « Le comté de Montgommery était une des premières seigneuries de la province, au point de vue de l'étendue de sa mouvance féodale. Malgré le démembrement qu'elle avait subi à la fin du 12e siècle, celte mouvance s'étendait encore sur plus de quarante fiefs nobles. Les terres de Saint-Sylvain et de Vignats, dans l'arrondissement de Falaise, et plusieurs autres d'une moindre importance en étaient des annexes. Les seigneurs de Montgommery étaient du nombre des barons de l'Échiquier de Normandie.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)

     Ci-dessus, on aperçoit distinctement les traces de l'ancien château de Sainte-Foy de Montgommery. Au nord de la photo se trouve l'église qui devait être à l'origine l'ancienne chapelle castrale. Au centre, on distingue l'emplacement de la motte aujourd'hui arasée. Photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

          Les restes de l'ancien château de Montgommery (à Sainte-Foy-de-Montgommery), rasé jusqu'aux fondements en 1574, répondent mal à ce que l'on pourrait attendre de tant d'illustres souvenirs. On n'y voit plus qu'un monticule informe dessinant l'enceinte du château, d'une étendue d'ailleurs médiocre, et où l'emplacement qu'occupait le donjon a seul conservé on relief assez notable. Ce château-fort, qui ne paraît avoir jamais eu une importance militaire considérable, a peut-être succédé, dans la seconde moitié du 11e siècle, à une place mieux située dont nous retrouverons l'enceinte à 2 kilomètres plus loin, sur le territoire de Saint-Germain-de-Montgommery.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)

     Le château de Montgommery à Sainte-Foy de Montgommey

     

         A une centaine de mètres de la motte où s'élevait le château ruiné en 1574 (à Sainte-Foy-de-Montgommery), il existe une construction de bois assez considérable, aujourd'hui nommée le château de Montgommery. Cet édifice, d'un intérêt médiocre, parait dater tout au plus de la fin du 16e siècle : ordinairement affecté au logement des fermiers ou des régisseurs du comté, il n'a dû être occupé par les seigneurs qu'à courts et rares intervalles. À peu de distance de là se trouvait jadis un bourg d'une importance assez considérable, à en juger par l'étendue des terres autrefois tenues en bourgage. Mais, soit par l'effet des ravages de la guerre, soit par l'accroissement progressif de la ville de Vimoutiers et du bourg de Livarot, celui de Montgommery a disparu sans laisser de vestiges. »

     

    LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)     « Enceinte du château. - St-Germain-de-Montgommery renferme une enceinte fortifiée des plus remarquables. Cette ancienne forteresse occupe le sommet d'une colline composée d'un banc de marne : l'enceinte, d'une forme ovale irrégulière d'environ 80 mètres de diamètre, est formée d'un large fossé et d'un bourrelet de marne rapportée, sans aucune trace de maçonnerie : ce rempart, fort dégradé aujourd'hui, dominait le fossé d'une hauteur d'environ 20 mètres. L'intérieur du rempart présente, aujourd'hui, un champ labouré, en contre-bas d'au moins 20 pieds de l'enceinte qui l'environne ; on n'y voit aucun vestige de maçonnerie, de briques ou de débris d'aucun genre ; le sol est composé d'un terreau sans mélange, dont la profondeur est inconnue et dont le voisinage n'offre point d'analogie. La seule trace d'habitation dont la tradition ait conservé mémoire est un ancien puits, comblé il y a une soixantaine d'années, par suite de plusieurs accidents qui y avaient en lieu ; dans la paroi de ce puits, d'une extrême profondeur, s'ouvrait une galerie souterraine, d'une étendue inconnue, où la croyance populaire plaçait d'immenses trésors : c'est dans ce souterrain que des explorateurs avides et imprudents trouvèrent, dit-on, la mort : événement qui détermina le propriétaire à le faire combler. Une autre tradition rapporte qu'on pouvait jadis se rendre, par ce souterrain, jusque dans les ruines du vieux château situé à Ste-Foy-de-Montgommery : cette assertion paraît dénuée de vraisemblance, la galerie souterraine ne pouvant s'étendre jusque-là sans traverser des terrains de la nature la moins solide.

    Ci-dessus, plan extrait du tableau d'assemblage du cadastre napoléonien de 1834.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)      Il est diflicile de douter que cette vieille forteresse n’ait été, originairement, le centre de la baronnie de Montgommery et le berceau de la famille de ce nom ; mais son abandon doit remonter à une époque fort reculée, car, historiquement parlant, le château de Montgommery était certainement situé à Sainte-Foy, et dans les derniers siècles la forteresse de Saint-Germain ne faisait même point partie de la terre de Montgommery : peut-être en avait-elle été distraite dans le partage qui eut lieu entre les fils de Guillaume, comte de Ponthieu, dans la seconde moitié du 12e siècle. Quoi qu'il en soit, ces retranchements durent être occupés par des Normands, au moins dès le 10e siècle : c'est sans doute à cette forteresse que Montgommery doit son nom désignant un lieu élevé, par conséquent s’appliquant mal à Ste-Foy. Notons, sans y attacher trop d'importance, l'analogie de ce nom avec celui de Gorm-Him-Rige, sous lequel les Scandinaves désignaient parfois Guthrum, un de leurs plus célèbres rois de mer, qui ravagea l'Angleterre dans la seconde moitié du 9e siècle et probablement fit aussi du sol neustrien le but de quelques, incursions. Saint-Germain-de-Montgommery était certainement, au commencement du règne de Guillaume le Conquêrant, une des plus fortes places du duché de Normandie. On croit que ce fut en en faisant le siège qu’Alain, comte de Bretagne et régent de Normandie pendant la minorité de Guillaume, fut empoisonné et mourut à Vimoutiers vers l'an 1040. Quelques années après, Henri Ier, roi de France, fit en personne le siège de Montgommery : c'était en 1054 ; après une résistance acharnée que dirigeait Gilbert, frère du seigneur du lieu, la place fut prise et réduite en cendres, ainsi que le bourg et l'église qui en dépendaient. Peut-être est-ce de cette époque que date l'abandon de cette vieille enceinte. Mais les traditions ont conservé longtemps le souvenir des combats acharnés dont le voisinage a été le théâtre : il n'est presque aucune des communes voisines dont quelque localité n'ait porté le nom de lieu de la bataille. » [2]

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1834.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)     « Roger de Montgommeri ne tint pas longtemps la campagne. Il jugea plus prudent de se renfermer clans l'enceinte de son château-fort. Où était-il situé ? Dans quelles conditions était-il établi ? C'est le problème qui s'impose actuellement à nos recherches et que je m'efforcerai de résoudre.
         Évidemment, il faut en chercher l'assiette dans le voisinage de Vimoutiers, au chef-lieu même des propriétés du belliqueux baron. Mais il nous reste mieux que des suppositions. La motte fortifiée, qui a fait la principale défense de ce château, s'est admirablement conservée jusqu'à nos jours ; et, malgré quelques objections que j'ai entendu formuler, je ne crois pas qu'il puisse y avoir de doutes sérieux sur cette identification.
         Lorsqu'on sort de Vimoutiers par la Grand'Rue, nommée autrefois la rue Arse ou Brûlée, aujourd'hui rue Sadi-Carnot, l'on trouve à droite, au bout d'un kilomètre, un vieux chemin se dirigeant par la hauteur vers Sainte-Foy de Montgommeri.
         Après l'avoir suivi durant 1 500 mètres, le voyageur aperçoit, au sommet du coteau, une enceinte circulaire dont l'ancienne destination est évidente. C'est une forteresse en terre établie de main d'homme, un type admirablement conservé de la motte féodale normande.
         Avec un rayon d'environ quarante-cinq mètres, l'on a tracé
    sur le plateau, entre le Champ de la Croix et le Champ de la Ville, une circonférence tangente au vieux chemin qui, lui-même, à cet endroit, suit la courbe de la forteresse. Suivant les contours de cette circonférence, l'on a creusé des fossés à talus, très profonds, dont l'on a rejeté les terres vers le centre, pour former une butte artificielle. Sur le sommet a été établi le donjon, le refuge, défendu lui-même par un talus ou vallum en terre.

    Ci-dessus, carte d'Etat-Major extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados) LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados) LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)

     Photos ci-dessus de Gilloudifs (2014)

     

         Le sommet présente aujourd'hui une aire plane, qui a même été mise en culture, et dont les diamètres à peu près égaux mesurent cinquante-quatre mètres. Le talus, faisant escarpe à l'intérieur de la place, a trois mètres environ de hauteur, avec une crête large de quatre à cinq mètres. De cette crête au fond des fossés, l'on ne compte pas moins, aujourd'hui encore, de sept à huit mètres ; et cependant ces fossés ont dû être en partie comblés par les éboulements de terre. La contrescarpe, du côlé du plateau, peut avoir quatre mètres, en moyenne. Le fossé était continu et l'on devait, dans le principe, pénétrer à l'intérieur par un pont-levis. Un abaissement du talus supérieur, fortifié à droite et à gauche par deux éperons, paraît indiquer l'entrée.
         Cette forteresse figure dans les aveux et dans l'Atlas du comté de Montgommeri, exécuté vers la première moitié du 18e siècle, sous le nom très caractéristique d'ancien château. Dans l'Atlas, le centre de la motte est teinté en vert, pour indiquer qu'il était alors planté d'arbres ; il n'en reste plus que sur les talus des fossés.
         Le maître et le fondateur de l'archéologie normande, M. de Caumont, avait déjà signalé et décrit cette vieille fortification, contemporaine, d'après lui, de celle de Conches ; il y rattache le fait historique du siège entrepris par le duc Alain.
         Les titres de famille, la tradition constante du pays, l'état des lieux, tout concourt à démontrer l'exactitude de cette assertion.
         L'objection tirée de l'absence de débris de constructions est
    facile à résoudre. Nous savons par les contemporains que les travaux de défense entrepris par les seigneurs révoltés furent faits à la hâte ; cette circonstance s'applique, on ne peut mieux, à des ouvrages en terre.
         De plus, au commencement du 11e siècle, l'habitude s'était
    conservée de faire les constructions en bois ; ce n'est que dans la seconde moitié du siècle que l'usage des murailles en pierre se propagea, grâce surtout à l'impulsion donnée par les seigneurs de Bellème. Comment pourrait-on, dans ce pays de Vimoutiers, patrie classique des maisons en charpente, où les carrières de pierre sont si rares, demander, à cette époque, des donjons aux murs massifs ?

     

         L'on sait d'ailleurs positivement qu'ici la fureur d'une femme s'est unie aux ravages du temps pour tout détruire. Après le supplice de Gabriel de Montgommeri, la reine Catherine de Médicis fit raser son château et ses maisons d'habilation.
         Malgré la largeur et la profondeur des fossés, et la vigoureuse défense des assiégés, il paraîtrait que le château de Montgommeri ne put tenir longtemps contre l'investissement et les assauts des troupes d'Alain. L'Histoire générale des ducs de Bretagne affirme que le tuteur du jeune Guillaume prit Roger de Montgommeri « dans l'une de ses places et l'exila de la province »
    [3] 

     

    LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)      « Non loin de la maison forte des Tournelles, au lieu dit Mons Gomeric, motte circulaire de 80 m de diamètre avec rempart de terre et fossés, édifié par Robert, compagnon de Rollon, premier duc de Normandie sur la terre qu'il avait reçu entre Livarot et Argentan. Roger II de Montgomery, petit-fils de Robert, prend la tête des barons normands qui refusaient de reconnaître le jeune Guillaume dit le Bâtard, comme duc de Normandie. Alain, comte de Bretagne et régent de Normandie, oncle et tuteur du jeune duc, vient lui porter secours et met le siège devant Montgomery où Roger II s'est réfugié. Roger II parvient à s'enfuir, pour aller se réfugier auprès du roi de France. Pour se venger, Alain met le feu au bourg et au château, en 1044. Pendant qu'il contemple l'incendie, quelqu'un frotte les rênes et la bride de son cheval avec du poison. Alain est transporté à Vimoutiers où il meurt dans des douleurs atroces. Roger II revient avec Henri Ier, roi de France, et construit un autre fort à Sainte-Foy.

    Ci-dessus, la Normandie ducale et les lieux en relation avec les Montgommery par Osbern — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1479135

     

    LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)          Guillaume le Conquérant ne sera pas rancunier, et demandera à Roger II de l'accompagner pour conquérir l'Angleterre      [ en réalité, il est resté en Normandie, NDB ]. Sa cavalerie fera merveille à Hastings et sera largement responsable de la victoire finale.

          Guillaume le récompense en lui donnant les comtés de Shrewsbury, de Shropshire, la ville de Chichester, etc. Roger II meurt en 1096. Parmi ses enfants, Arnold épouse la fille du roi d'Irlande, dont le maréchal de Montgomery, duc d'El Alamein, commandant des forces alliés en 1944 est l'un des descendants directs. Une très ancienne tradition française exige d'écrire Montgomery avec un M et non avec deux. » [4]  [ Il existe aussi d'autres orthographe « Mont Gommeri », « Montgommery », « Montgomery », « Montgomerie », etc... (NDB) ]

    Photo ci-dessus du gisant de Roger de Montgommery en l'abbaye de Shrewsbury sur flickr par@ROBERTFROST1960 http://www.vimoutiers.net/montg/montg.htm

     

         « En 1040, Alain III duc de Bretagne et ses guerriers pénètrent en forêt d’Auge pour y défendre les droits du jeune duc de Normandie, Guillaume II dit Le Bâtard, menacés par la noblesse. Ils assiègent la forteresse de Roger Ier de Mont Gommeri, allié de Guillaume II. Roger de Mont Gommeri est fait prisonnier. Après un « breuvage » au château, Alain est pris de malaise, il y meurt. Son corps, transporté à Vimoutiers en l’auberge de l’Ecu puis en l’église Saint Sauveur, est ensuite emporté à l’abbaye de Fécamp où il est inhumé.

     

         Quelques années plus tard, Guillaume s’empare de la forteresse de Tillières que venait de lui ravir le roi Henri Ier de France. Henri Ier assiège la forteresse de Mont Gommeri*, et s'en empare en 1054.

     

         Puis, Guillaume revendique la couronne d’Angleterre. Roger II de Mont Gommeri, alors son conseiller, ne l'accompagne pas dans cette expédition, mais reste en Normandie pour aider la duchesse Mathilde de Flandre, à gouverner le duché. Après la conquête de l’Angleterre, Guillaume maintenant dit Le Conquérant revient victorieux et c’est en 1067 que Roger de Montgommeri le suit en ce pays où Guillaume, couronné Guillaume Ier d'Angleterre depuis le 25 Décembre 1066, lui donnera Arundel, puis le comté de Shrewsbury et ses appartenances. Dès lors, il est Roger Ier comte de Shrewsbury.

     

         *Une légende dit que la forteresse fut édifiée à Saint Germain, en forme d'heptagone et composée de sept grosses tours, et que Catherine de Médicis l'aurait fait détruire à la suite d'un conflit avec Gabriel de Montgommery. » [5]

     

    Deux articles du journal Ouest-France :

     

         « Les mottes castrales des Montgommery revivront

           Saint-Germain-de-Montgommery. En août, l'association Les Montgommery a été créée, afin de redonner vie aux deux mottes castrales édifiées par les compagnons de Guillaume le Conquérant.

     

    Patrimoine
         Samedi soir, à l'occasion de Pierre en lumières, trente personnes sont venues écouter avec intérêt les conférences données par Patrice Samson, le président de la Société historique de Vimoutiers, tandis que Thierry Lefebvre a évoqué l'épopée des Montgommery. « La motte de Sainte-Foy permettait de surveiller le gué et de percevoir un péage. Elle était placée au pied du vallon, derrière l'église. D'un diamètre de 35 mètres, le tertre était entouré de fossés alimentés en eau. L'église actuelle était peut-être la chapelle de la motte », a indiqué Patrice Samson, qui a rappelé la présence de deux cents de ces édifices en pays d'Auge.
         Très différente, l'enceinte de Saint-Germain a été édifiée sur un éperon barré. Le cadastre ancien parle d'un vieux château, alors que la carte IGN reprend le terme d'oppidum. Il y avait un rempart circulaire qui recevait la haute cour. On y a localisé le puits au sud-ouest du cercle.
    Spécialiste des mottes féodales depuis quarante ans, Patrice Samson estime que « la motte de Saint-Germain existait il y a bien longtemps, et qu'elle a sans doute été améliorée par les Montgommery. Les fondations pourraient remonter à Roger Ier de Montgommery. » Si l'enceinte dut subir un siège et un incendie en octobre 1040, causé par Alain III de Bretagne, Catherine de Médicis ordonna la destruction de la motte de Sainte-Foy et du manoir, après la mort de son époux Henri II, tué accidentellement par Gabriel de Montgommery.
         « Chaque année, nous organisons notre méchoui sur le site de la motte. Nous travaillons actuellement sur ce dossier pour mettre en place des animations. Cela pourrait être la mise en place des palissades comme autrefois », explique Jean-Marie Morin, le maire délégué de Saint-Germain-de-Montgommery. « Nous avons la volonté de faire revivre ces mottes qui représentent un véritable patrimoine », souligne Jean-Paul Saint-Martin, le maire de Val de Vie.
         En France, en Angleterre, au Canada, les descendants des Montgommery sont nombreux. Parmi eux, le célèbre Monty, général de l'armée britannique. » OF [6]

     --------------------------------------------------------------------

         « Valorisation des mottes castrales des Montgomery

           Saint-Germain-de-Montgommery. L'association locale Les Montgomery a réuni des historiens et des membres des sociétés historiques de Livarot et de Vimoutiers pour découvrir la motte castrale.

     

    LES REMPARTS DE SAINT-GERMAIN DE MONTGOMMERY (Calvados)L'histoire

         « Nous sollicitons l'aide des historiens, des archéologues avant d'entreprendre des travaux », explique Jean-Paul Saint-Martin, le maire du Val de Vie. Édifié par Roger Ier de Montgomery, cet édifice disposait d'un pont d'entrée, d'une tour de guet qui devait communiquer sur une basse-cour d'environ 7 hectares. L'enceinte a subi un siège et un incendie en octobre 1040 causé par Alain III de Bretagne. Ce même assaillant est mort après avoir bu une potion car à cette époque, on mourait rarement dans son lit. Des fouilles permettraient de retrouver des traces de la palissade qui protégeait l'ensemble.
    Méchoui annuel
         La motte a un diamètre intérieur de 55 m et de 80 m à l'extérieur. Le lieu est utilisé, chaque année, pour le méchoui annuel et les propriétaires, la famille Courtonne, viennent de le céder à la commune. « Nous avons commencé à défricher. Nous pourrions installer à l'identique la palissade, marquer l'emplacement du puits, réaliser un panneau explicatif. Mais, pour cela il serait bon de trouver un ou plusieurs mécènes », prévient Luc de Boever, le président de l'association.
         Pierre Bouet, professeur honoraire de l'université de Caen s'est dit impressionné par le lieu où l'on imagine bien l'enceinte fortifiée. En redescendant la colline, le groupe a découvert la motte de Sainte-Foy, au milieu d'un champ de pommiers. À quelques mètres de là, se dresse le manoir. Il avait été détruit sur ordre de Catherine de Médicis, à la suite de la mort de son époux Henri II, tué accidentellement par Gabriel de Montgomery.
         Pour l'historien François Neveux, de l'université de Caen, « la présence de l'église à côté de la motte n'est pas un hasard, ce devait être l'emplacement de la chapelle. La basse-cour donnait sur la rivière. » Il a exhorté les élus à protéger ce lieu chargé d'histoire. C'est d'ailleurs la volonté de Jean-Paul Saint-Martin. « Dans le Plan local d'urbanisme, nous avons demandé à protéger la zone de la motte de Sainte-Foy. » La commune nouvelle du Val de Vie souhaite valoriser ces deux mottes féodales. L'association Pays d'art et d'histoire envisage, dans l'enceinte de l'église, de réaliser un panneau qui raconterait l'histoire du site. » OF [7]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait du Bulletin Caumont tome II p.245

    [2] Extrait de l'Annuaire des cinq départements de l'ancienne Normandie, 1867 et/ou Statistique monumentale du Calvados : Arrondissement de Lisieux, Volume 5 Arcisse de Caumont ; F. Le Blanc-Hardel, 1867 - 846 pages

    [3] Extrait de L'expédition d'Alain III, duc de Bretagne contre Montgommeri, sa mort tragique à Vimoutiers (1er octobre 1040) par P. Barret ; Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne par la Société historique et archéologique de l'Orne. Auteur du texte ; Éditeur : Société historique et archéologique de l'Orne (Alençon) ; Date d'édition : 1896 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5457288j/texteBrut

    [4] Extrait de Wikipédia

    [5] Extrait de http://www.vimoutiers.net/montg/montg.htm

    [6] Un article extrait du site Ouest-France du 24 mai 2016 sur https://www.ouest-france.fr/normandie/val-de-vie-14140/les-mottes-castrales-des-montgommery-revivront-4251172

    [7] Un article extrait du site Ouest-France du 27 juin 2016 sur https://www.ouest-france.fr/normandie/val-de-vie-14140/valorisation-des-mottes-castrales-des-montgomery-4331629

     

    Bonnes pages :

     

    http://www.vimoutiers.net/montg/montg.htm

    http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=5630

     

    Pour connaître la biographie de Roger II de Montgommery : https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_II_de_Montgommery https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Montgommery

     

    Bibliographie :

     

    Mémoire de licence : archéologie médiévale de Caen, L'enceinte de Saint-Germain-De-Montgommery par Pellerin, Eliane ; Edité par s.n. 1980

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