• LES REMPARTS DE NONANCOURT (Eure)

    LES REMPARTS DE NONANCOURT (Eure) LES REMPARTS DE NONANCOURT (Eure) LES REMPARTS DE NONANCOURT (Eure)

     

         « NONANCOURT : Forteresse frontière normande défendant la ligne de l'Avre, face à la France.
         Eglise Saint-Martin (12-16è s.), tour, clocher 12è s., nef 16è s, ensemble étonnant de vitraux du 16e siècle et buffet d’orgue orné d’anges musiciens de la même époque, et vitraux. (M.H.)
         « La balade des remparts » vous fait découvrir les vestiges des remparts de la vieille ville, la motte féodale et les souterrains.
         Maisons à colombages d’avant la fin du 18e siècle : Maison Mouret 16è s. (siège de l'OT) - Restes de remparts et tours du 12e »
    http://lumin.essence.free.fr/e1_tourisme.htm#_vers_le_Sud-Est

     

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    Plan hypothétique des remparts de Nonancourt ; blason par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3501364

     

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    Histoire

           Pendant 300 ans, Nonancourt, parcourue par l’Avre, a été la frontière de la Normandie, entre la France et l’Angleterre.

         Henri Ier Beauclerc, duc de Normandie et roi d’Angleterre, peu avant Verneuil-sur-Avre, fait construire entre 1112 et 1135 le château de Nonancourt à la frontière entre la Normandie et la France pour mettre un terme aux incursions des puissants et belliqueux seigneurs du Thymerais, notamment Gervais Ier et Hugues II de Châteauneuf acquis à la cause du roi de France. La cité devient une puissante forteresse de 14 tours située sur la frontière de l’Avre, face au royaume de France. Les portes étaient au nombre de trois.

     

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        De l'autre coté de l'Avre, les Français bâtissent leur propre fort à Saint-Rémy-sur-Avre pour surveiller les puissants vassaux ducs de Normandie.

         1152 : Louis VII, roi de France, met le siège devant Nonancourt mais sans y faire de dommage.

         Plusieurs entrevues ont lieu près de Nonancourt, au gué Saint-Rémy : en 1178,entre Louis VII et Henri II ; en 1181 et 1187, entre le même Henri II et Philippe-Auguste ; en 1190, entre le même Philippe Auguste et Richard-Cœur-de-Lion, qui partent pour la croisade à la suite de l'entrevue.

         En 1196, Richard-Cœur-de-Lion se fait livrer la place à prix d'argent, pendant que Philippe Auguste s'empare de Dangu : puis Philippe l’assiège la ville et la reprend, pendant que Jean-sans-Terre lui enlève Gamaches.

         En 1204, Philippe Auguste s’empare de la Normandie et donne à Nonancourt, en échange de son ralliement, une charte semblable à celle de Verneuil affranchissant ses habitants des services pour le seigneur et des impôts pour les terres du seigneur. En vertu de cette charte, le maire et les échevins obtiennent le privilège rare de juger, pour le ressort de la ville et bourgeoisie, tes actions tant personnelles et mobilières qu'héréditaires et réelles, pourvu qu'il n'y eût clameur de haro, ou à moins qu'il ne s'agit de crime. La ville a conservé dans ses archives la série des actes de cette administration municipale depuis le 12ème siècle. Une église et des halles sont construites vers 1205 ainsi que l’Hôtel-Dieu en 1277. Nonancourt est chef-lieu d'un bailliage royal.

         Le domaine de Nonancourt est cédé par Philippe Auguste à la maison royale de Courtenay. Plusieurs siècles après, il passe dans la maison de Navarre puis revient à diverses reprises à la couronne, qui le cède à plusieurs maisons, entre autres à celle de Longueville.

         1290 : L'abbaye de Taurin donne le droit de foire à la ville.

         En décembre 1377, les clés sont remises au maire de la ville.

         1378 : Charles le Mauvais est dépouillé de Nonancourt par le roi Charles V.

         En 1417, les Anglais détruisent la ville, tous les habitants, à l'exception d'une vieille femme, « en étaient retirés ». Décimée par la peste, détruite et anéantie par la guerre de Cent Ans, elle est totalement désertée de 1424 à 1440. Les habitants qui échappent à la mort s’enfuient vers les villages les plus éloignés. Les terres sont laissées alors à l’abandon.

         La ville ne sera reconstruite qu’en 1450. Les murs sont relevés vers 1500. La plus grande partie de l’église et la maison Mourret datent de cette époque.

          En 1590, Henri IV accompagné du maréchal Biron, revenant de Normandie et marchant à la rencontre du duc de Mayenne, arrivent à Nonancourt. L'entrée est refusée au roi, mais ayant vu un seigneur tué à ses côtés, Henri IV fait établir une pièce de canon dans une vigne au couchant, qui est encore appelée aujourd'hui la Vigne du canon. Après 17 coups, la brèche est emportée d'assaut et la ville mise au pillage : 83 habitants sont tués.

         Dans la même année, après la levée du siège de Dreux, Henri IV, cherche l'occasion d'une bataille avec le duc de Mayenne. Il porte son avant-garde le 11 mars à Nonancourt. Il y arrive lui-même le soir, et trace pendant la nuit le plan de la bataille d'Ivry, qui sera livrée trois jours après : le lendemain au matin, les troupes se préparent au combat, et font leurs offices suivant leur religion.

         Dès 1594, Henri IV autorise la reconstruction des remparts « en la forme qu'elles ont esté cy-devant et sans autres fortifications ».

         En 1715, le prétendant Jacques Édouard, fils du roi Jacques II, traverse la France pour aller en Bretagne s'embarquer pour l’Écosse : l'ambassadeur d'Angleterre, Stairs, envoie Douglas, colonel irlandais, s'embusquer à Nonancourt avec trois assassins mais le prétendant est sauvé par la présence d'esprit et le courage d'une dame Lhôpital, maîtresse de la poste, qui le tient caché pendant plusieurs jours.

         Un commerce considérable de tanneries existe à Nomancourt avant la révolution : il y eut jusqu'à 30 tanneurs.

     

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         Aujourd’hui, il est encore possible de se représenter la forteresse de Nonancourt en longeant les vestiges des remparts et en lisant certains noms de rue comme "passage de la Herse" ou "quai du Guichet". Le centre du bourg, très pittoresque, s’articule autour de l’église dédiée à Saint Martin dont l’origine primitive remonterait aux alentours du 7ème siècle. Classé monument historique depuis 1975, l’édifice abrite au milieu de sa façade une tour-clocher datant de plus de huit cents ans.

         Du Moyen-Âge subsistent aussi des ruelles étroites et des maisons à colombages. Les plus beaux pans de ces remparts sont visibles en haut de la rue de la Madeleine. Quatre tours sont toujours bien présentes et l'une d'elle a même eu le toit rasé pendant la seconde guerre mondiale pour y installer une mitrailleuse. Ce patrimoine fragile a été acheté par la ville afin de le sauvegarder.

     

    LES REMPARTS DE NONANCOURT (Eure)Extrait du cadastre napoléonien de 1830.

     

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    Photos 1-2-3-4 : http://www.philipperiglet.net/nonancourt-les-remparts-du-chateau/ ; Photo 5 : http://www.brezolles.fr/contenu/les-remparts-de-brezolles.html ; Photos 6-7 : http://mapio.net/s/38449994/

     

         « Nonancourt fut fortifié en 1112, lors d’une offensive fructueuse contre la famille de Châteauneuf. Le toponyme est connu avant l’intervention d’Henri Ier et servait déjà de référence géographique : lorsque, vers 1105-1109, fut signalée à Adèle de Chartres la fortification de Saint-Rémy-sur-Avre, le château fut localisé « devant Nonancourt ». Situé aux confins de la Normandie, sur la voie menant de Dreux à Condé-sur-Iton, Nonancourt paraît déjà avoir été un point de passage obligé, auquel Gervais Ier de Châteauneuf opposa sa nouvelle forteresse. L’étymologie bas-latine en curtis indique peut-être une installation mérovingienne. Le site, qualifié de municipium par Orderic Vital, semble, d’après les premières données topographiques et archéologiques, avoir déjà été habité et pourvu de fortifications. Ses premiers développements pourraient peut-être d’ailleurs provenir d’une implantation française antérieure. (…)

          Le terme n’apparaissant pas immédiatement pour Nonancourt, il n’est aucunement certain qu’il s’agisse d’un « bourg » déjà constitué lors de la fortification d’Henri Ier. Il est néanmoins attesté dès 1128. Très rapidement, sans doute entre 1113 et 1122, l’instauration d’une foire annuelle, par Henri Ier lui-même13, prouve la volonté de dynamiser durablement cette fondation. Même si rien n’est fermement attesté, il est donc tout à fait envisageable de penser que l’introduction de la bourgeoisie eut lieu à Nonancourt entre 1112 et 1122. » http://books.openedition.org/puc/9446?lang=fr

     

    Bonnes pages :

     

    http://randosduglaude.eklablog.com/a-la-decouverte-de-nonancourt-a108256562

    http://books.openedition.org/puc/9446?lang=fr

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