• LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure)

    LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure) LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure) LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure)

     

         « Un peu à l'écart du centre du village de Neaufles-Saint-Martin, charmante petite bourgade de 800 âmes calmement installée sur les bords de l'Epte, se dressent encore, sur une belle motte féodale intacte, juste au-dessus de la rivière Levrière, les ruines d'une puissante tour circulaire. » [1]

          « L'Epte n'a, sur la rive droite, qu'un affluent la Levrière qui après avoir suivi parallèlement une longue et étroite vallée s'y jette une lieue au dessous de Gisors. L'entrée de cette vallée est un des passages les plus faciles pour pénétrer en Normandie. » [7]

     

    LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (27)    LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (27)

     Plan hypothétique des remparts de Neaufles-Saint-Martin ; Au-dessus, blason de Blanche de Navarre mis en ligne par : soudet2 sur http://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=5964754&desc=blanche_de_navarre_blanche_de_navarre ; au-dessous, blason actuel de Neaufles-Saint-Martin (2002) par Celbusro — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=38119362

     

    LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure)     « En 856, Charles le Chauve réunit à Neaufles les grands du royaume afin d'organiser une riposte aux attaques vikings. Le château était alors déjà existant, probablement en bois.

         Neaufles est situé au bord de la Levrière (affluent de l'Epte, rivière choisie en 911 dans le traité de Saint-Clair-sur-Epte comme limite de la Normandie). Ces nouvelles frontières font de Neaufles une place stratégique dans l'organisation des défenses, l'Epte voyant progressivement ses rives se couvrir de châteaux (neufs ou reconstruits)...

         Du nord au sud :

    • côté normand : Gournay-en-Bray (76), Neuf-Marché (76), Gisors (27), Neaufles-Saint-Martin (27), Dangu (27), Château-sur-Epte (27), Baudémont (27) et Gasny (27)

    • côté français : Gerberoy (60), Trie-Château (60), Chaumont-en-Vexin (60), Courcelles (60), Boury-en-Vexin (60), Saint-Clair-sur-Epte (95) et La Roche-Guyon (95).

         Le château est ainsi reconstruit en 1097 par Robert de Bellême, pour Guillaume le Roux (calcaire et silex). » [2]

     

    LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure) LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure)

     A gauche, photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, plan extrait de https://books.google.fr/books?id=mnfKemAwhPwC&pg=PA191&lpg=PA191&dq=Neaufles+Saint-Martin+ch%C3%A2teau&source=bl&ots=FckFMelMwa&sig=dWtDrzsUuk7Yvb8b5DMD-FBJCn4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiTkrH74O3TAhXCuRQKHZC3AU44UBDoAQgtMAI#v=onepage&q=Neaufles%20Saint-Martin%20ch%C3%A2teau&f=fals

     

          « C'était avant la construction de Gisors la plus forte place du pays et la clef de cette partie de la Normandie. Au milieu du 11e siècle le duc Guillaume le Bâtard (Guillaume-le-Conquérant) la confia à Guillaume Crespin en lui conférant le titre de vicomte héréditaire du Vexin normand. Il le chargea, dit le moine du Bec, auquel nous devons ces détails, de couvrir cette frontière contre les entreprises des Français et surtout de Gautier comte du Vexin qui prétendait que ses possessions devaient s'étendre jusqu à l' Andelle. Après la construction à Gisors d'une forteresse de premier ordre, Neaufles devint son satellite offrant un peu en arrière de l'Epte, un point d' appui important et empêchant l'investissement de cette place dont il suivit toujours la fortune donné ou pris en même temps qu' elle. » [7]

     

         « Le château de Neaufles-Saint-Martin présente de nombreuses caractéristiques communes aux château de la frontière de l’Epte. Il fut construit au-dessus de son affluent, la Levrière, entre Gisors et Neufmarché, pour renforcer la ligne de défense face aux châteaux français de Trie, Courcelles, Boury et plus loin Chaumont-en-Vexin. » [3]

     

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         « Le château de Neaufles se composait de trois parties ; le donjon situé au centre, au Nord-Est, au pied de la motte qui le supporte, l'on pouvait distinguer la basse cour d'au moins un hectare d'étendue, et, à l'Ouest, une enceinte plus restreinte et plus fortifiée avait été construite. 

         La basse cour n'a peut être jamais été entourée que d'un fossé surmonté d'une banquette en terre et d'une palissade, ou toute trace de murs a disparu. Il va sans dire que cette enceinte n'était pas flanquée de tours, la cour ouest, placée sur un terrain plus élevé côté du ravin, conserve les restes d'un mur qui la liait au donjon et peut être, l'entourait tout entière. Il ne reste qu'un double fossé, pour franchir le premier il faut descendre 4 mètres et en remonter 6, puis, immédiatement, descendre 6 mètres dans le second pour en remonter 10 jusqu'au sommet du rempart élevé de 2 à 3 mètres au dessus du sol.

         Le second rempart dominait donc le premier et était commandé à son tour par le donjon. Cette partie, est séparée de la basse cour par deux fossés, entre lesquels une étroite levée de terre coupée par deux tranchées est dominée à droite par le rempart de la basse cour et à gauche par celui de la seconde enceinte. C'est sans doute le chemin qu'il fallait suivre pour entrer dans le château, en franchissant trois ou quatre ponts. » [7]

     

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         « Le grand donjon sur motte a été construit à la fin du 11e s. après une première fortification en bois. Les archives comptables de réparations et d'améliorations entreprises sous le règne de Henri II Plantagenêt ont été en partie conservées (1180-1184). » [3]

     

    LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure)     « La motte du donjon est entourée d'un fossé de 6 à 8 m de profondeur, comme le terrain, a une pente assez prononcée, sa hauteur d'environ 12 m à l'Ouest est presque doublée à l' Est. La plate forme du donjon est ovale. A côté de la tour on remarque une dépression qui indique peut être un ancien puits, la tour est cylindrique, sa hauteur, autrefois séparée en quatre étages par des planchers, est d'environ 20m au dessus de la motte, ceci sans compter le niveau du souterrain profond de 6 m. Son diamètre est de 13 m 60, dont 7 m 80 pour le vide intérieur et 2 m 90 pour les murs. On voit que ces dimensions sont plus fortes que celles de la tour du vieux donjon de Gisors, elles sont, de peu inférieures à celles du second donjon bâti par Philippe Auguste, elles l'emportent cependant par la plus forte épaisseur de ses murs, par la beauté de son appareil, et par les voûtes qui séparent ses étages. » [7]

     

     LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure)    Le château démantelé au 17e s a conservé sa tour sur motte, en partie éventrée. Haute de 20 m. pour un diamètre de 14 m., elle abritait trois étages sur plancher ouverts par des oculi appareillés.
         Les murs entourant la motte et la tour ont disparu, mais de profonds fossés et des enceintes de terre sont encore visibles, délimitant une vaste basse-cour et protégeant la motte, du côté du plateau. »
    [3] 

     

         « A la fin du 11e siècle, le fief est tenu par le duc Guillaume le Conquérant qui y a posté, ainsi qu'à Dangu plus au sud, un châtelain en la personne de Guillaume II Crespin.

     

    LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure)     Guillaume Crespin a semble t-il reçu, en plus de Neaufles et de Dangu, le titre héréditaire de Vicomte du Vexin, qui lui sera destitué en 1105, probablement par Henri Beauclerc. Jusqu'en 1109, Thibaud Payen est châtelain de Gisors. Celui-ci est surnommé de "Neaufles", car il s'était vu confier la garde du passage de l'Epte, au lieu dit "les Planches de Neaufles". » [4]

     

         « En 1196, la signature du traité de Gaillon rend Gisors et le Vexin normand à la couronne de France. C'est ensuite sous le règne d'Henri IV que le château de Neaufles fut démantelé, seul le donjon subsistant (la fameuse " tour ", dite « Tour de la Reine Blanche », en mémoire à la reine Blanche de Navarre, seconde épouse du roi Philippe VI de France, qui y est décédée le 5 octobre 1398). » [2]

     

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    « Blanche de Navarre : la reine blanche

     

         Les fils de Philippe le Bel étant morts sans laisser d’héritiers mâles, le trône échut à un cousin issu d’une autre lignée : Philippe de Valois. Celui-ci, vieillissant, voulut consolider sa royauté contestée en mariant son fils Jean le Bon, devenu veuf, à une descendante de l’illustre Saint Louis, la ravissante Blanche de Navarre (également dite Blanche d’Évreux). Mais, veuf lui-même depuis quelques semaines, il se ravisa, trouvant qu’elle lui conviendrait tout aussi bien et il l’épousa le 19 janvier 1350, malgré les 40 ans qui les séparaient. Il mourut quelques mois plus tard. La jeune femme, enceinte, se vêtit alors tout de blanc, comme il convient aux reines qui prennent le deuil. Et se retira dans ses seigneuries de Normandie qui constituaient son douaire, et particulièrement en son château de Neaufles. De là, elle arpentait les chemins longeant la Levrière, et on pouvait la voir, avec ses familiers, passant par Bézu-Saint-Éloi, Saint-Denis-le-Ferment pour aboutir, plus haut, à Hébécourt. Pieuse, chaste, belle, honnête, douée de compassion, cultivée et fine politique, Blanche reçut le surnom de Belle Sagesse. Elle est connue pour avoir laissé un exceptionnel testament dans lequel elle répartit ses biens entre sa royale parentèle : 4 tableaux sur bois, 22 reliquaires, 22 joyaux, 11 garnitures de lit, 40 livres, manuscrits, psautiers, et autres bréviaires... Elle s’éteignit à Neaufles, âgée de 67 ans, en 1398.

         Un siècle avant que la belle Blanche de Navarre réside à Neaufles, son ancêtre, Blanche de Castille, la mère de Saint Louis, y aurait séjourné à la mort de son époux, le roi Louis VIII en 1226. » [5]

     

    LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure)     « La tour fut malheureusement à nouveau dégradée sous Mazarin (en 1647), qui avait organisé le grand arasement de toutes les forteresses qui auraient pu nuire à la souveraineté royale. Les restes que l'on peut en voir mesurent une vingtaine de mètres de hauteur pour 13,60 mètres de diamètre, avec de puissants murs épais de près de trois mètres.

         La légende veut que cette tour soit reliée par un souterrain au fameux château de Gisors. Cette légende est renforcée par la présence sur la commune d'une "croix monumentale" en calcaire, dite "croix percée", sculptée au milieu du 12e siècle.

    Dessin ci-dessus, réalisé par C. Normand, de la Croix Percée à Neaufles-Saint-Martin paru en 1890 dans le Bulletin de la Société des Amis des Arts du département de l’Eure.

         Aujourd'hui, la base de la tour est très endommagée, par les recherches de l'hypothétique souterrain ou par la récupération des pierres de construction. Située dans un pâturage privé, la tour est interdite d'accès. » [2]

     

         Éléments protégés : le donjon : inscription par arrêté du 17 avril 1926.

     

    La légende du souterrain de la tour de Neaufles :

     

    LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure)     « Les fameux souterrains de la tour de Neaufles ont donné lieu à une tradition qui offre quelques points de ressemblance avec celle du château de la Robardière. La tour de Neaufles est aussi une forteresse ruinée, située à une lieue du château de Gisors ; on dit que ses souterrains communiquent avec ce château, en passant sous le lit de la rivière qui l’en sépare.

         Le grand souterrain de Neaufles, comme celui de la Robardière, recèle un trésor magique, enfermé sous des grilles de fer, d’un travail merveilleux, L’auteur d’une notice insérée dans le Mémorial des Sciences et Arts, rapporte le témoignage d’un ouvrier qui, ayant travaillé dans les souterrains de Neaufles, prétendait avoir vu et touché ces belles grilles. Elles forment une barrière impénétrable qui, suivant le dire des anciens du pays, défend l’entrée d’un temple magnifique. Ce temple est consacré au Veau d’or, dont l’image resplendissante s’élève au fond du sanctuaire. Un amas de richesses, à rebuter la soif de l’avarice même, est étendu aux pieds de l’impure idole. L’or, l’argent, les diamants, les pierres précieuses, s’étalent à profusion sur les murailles et les plafonds du temple, comme autant de monuments de l’avidité insatiable des désirs humains ; il semble, en effet, que toutes les pompes de Satan, prohibées par la sainte pauvreté du christianisme, se soient réfugiées dans cet asile mystérieux ! Au reste. il n’est donné à nul être humain d’y pénétrer, même au péril de son âme ; Satan défend son sanctuaire par tous les prestiges de la magie ! Des ouvriers, qui avaient reçu l’ordre de déblayer les souterrains, ayant tenté de pénétrer sous ces voûtes ténébreuses, se virent forcés d’interrompre leurs travaux : des gouffres enflammés s’entrouvraient sous leurs pas ; l’air s’imprégnait autour d’eux de vapeurs fétides ; des apparitions hideuses fascinaient leurs regards, et ils entendaient mugir à leurs oreilles les grincements épouvantables de l’enfer irrité ! Mais le puissant exorcisme du jour de Noël peut encore une fois réduire tout ce prestige à néant. À la lecture de la généalogie, qui se fait à la messe de minuit, les grilles de fer du souterrain s’ouvrent silencieusement, de peur de réveiller un écho délateur, tandis que le Veau d’or et ses richesses sataniques sont livrés, vaincus et sans défense, à la main audacieuse qui oserait s’en emparer ! » [6]

    Amélie Bosquet - La Normandie romanesque et fabuleuse

    Gravure ci-dessus des Ruines de la tour de la Reine Blanche à Neaufles vers 1825, extraite des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, la Normandie, volume II, planche 206.

     

    Sources :

     

    [1] http://dona-rodrigue.eklablog.net/mystere-de-la-tour-de-neaufles-c17487602

    [2] Wikipédia

    [3] http://www.mondes-normands.caen.fr/france/patrimoine_architectural/normandie/Vexin/gisors/0711Neaufles/index.htm
    [4] http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2009/12/08/16073697.html
    [5] https://www.asalf-levriere.org/histoire

    [6] Amélie BOSQUET - La Normandie romanesque et fabuleuse http://lapiterne.canalblog.com/archives/2014/12/01/30995121.html

    [7] Publié par Baud Patrick http://maintenance-et-batiment.blogspot.fr/2014_12_01_archive.html

     

    Bonnes pages :

     

    https://books.google.fr/books?id=mnfKemAwhPwC&pg=PA191&lpg=PA191&dq=Neaufles+Saint-Martin+ch%C3%A2teau&source=bl&ots=FckFMelMwa&sig=dWtDrzsUuk7Yvb8b5DMD-FBJCn4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiTkrH74O3TAhXCuRQKHZC3AU44UBDoAQgtMAI#v=onepage&q=Neaufles%20Saint-Martin%20ch%C3%A2teau&f=fals

    http://chateau.over-blog.net/article-eure-chateau-de-neaufles-saint-martin-97567542.html

    http://labellelevriere.canalblog.com/albums/le_chateau_de_la_reine_blanche_a_neaufles_saint_martin/index.html

    http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2009/12/08/16073697.html

    https://www.asalf-levriere.org/histoire

    http://maintenance-et-batiment.blogspot.fr/2014_12_01_archive.html

    Les bourgs castraux et frontière en Normandie au 11-12e Siècle : https://books.google.fr/books

     

    LES REMPARTS DE NEAUFLES-SAINT-MARTIN (Eure)Toile de Joseph Mallord William Turner "The Tour de la Reine Blanche at Neaufles"

     

    Bibliographie extraite de http://www.mondes-normands.caen.fr :

     

    - Mesqui, Jean. “ Neaufles-Saint-Martin ”, Châteaux et fortifications en France. - Paris : Flammarion, 1997.
    - “ Neaufles-Saint-Martin ”. Annuaire des cinq départements de la Normandie, 1966, p. 52.
    - Renoux, Annie. “ Résidences et châteaux ducaux normands au 12e siècle, l’apport des sources comptables et des données archéologiques ”. L’architecture normande au moyen âge, actes du colloque de Cerisy-la-Salle, septembre 1994. - Caen : Presses de l'Université. Condé-sur-Noireau : Ch. Corlet, 1997, p. 197-217

     

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