• LES REMPARTS DE MONTEBOURG (Manche)

    LES REMPARTS DE MONTEBOURG (Manche) LES REMPARTS DE MONTEBOURG (Manche) LES REMPARTS DE MONTEBOURG (Manche) 

     

         Montebourg a connu à l'époque médiévale des heures sombres. L'insécurité régnante alors a nécessité la construction de remparts au 14e siècle. Un tronçon de ceux-ci subsiste encore rue Mgr Le Nordez cependant je n'ai pas retrouvé leur tracé dans la ville actuelle. 

     

    LES REMPARTS DE MONTEBOURG (Manche)        Montebourg, dès les premiers jours de la bataille de Normandie en 1944, a été en grande partie détruit et les rues ont été réalignées lors de la Reconstruction ce qui complique encore les recherches (je n'ai pas trouvé non plus le plan du cadastre napoléonien aux archives de la Manche ; celui-ci aurait-il été détruit à Saint-Lô en 1944 ?).

         Aussi, si quelqu'un a des informations au sujet des anciens remparts de cette cité ?... (NDB)

     

         « Montebourg. Montisburgus, s'élève sur le penchant d'une éminence de grès appartenant à une petite chaîne qui se prolonge jusqu'à la mer. Au sommet de la montagne qui domine la bourgade, est une enceinte retranchée, regardée comme un camp romain par M. de Gerville : c'est de là sans doute que l'éminence a pris le nom de Mont-Castre, le Mont-du-Camp. Si l'on prend la peine de gravir cette éminence, on en est dédommagé par une vue magnifique : on domine sur le havre de Lestre, sur la côte de Quinéville et sur les petites îles de Saint-Marcouf. » [1]

     

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     Plan hypothétique des remparts de Montebourg ; Blason de Montebourg par Aroche Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Aroche., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3761632 

     

         « Il est dit dans la légende que deux moines du Mont Cassino se seraient embarqués sur une barque pour évangéliser la région. Fatigué, épuisé, l’un s’est endormi dans une barque puis, la marée venue, à dérivé vers les côtes d’Angleterre.

         Le second après avoir dormi sur le sable se réveillant et voyant son compagnon de voyage disparu se mit à sa recherche et il vit une étoile tomber du ciel. Un message lui indiqua de fonder une abbaye.

         Notre-Dame de l’Etoile était fondée, au 11e siècle. (…)

         Le bruit du prodige s’étant répandu dans la contrée parvint aux oreilles du duc Guillaume, roi d’Angleterre, qui se trouvait à Cherbourg. Le duc Guillaume se montra généreux, il donna à l’abbaye naissante le domaine de Montebourg avec ses appartenances, moulins, foires et marchés, justice plénière et exemption d’impôts, droits sur les forêts d’alentour et des revenus importants dans le Cotentin et les Iles. La charte de donation signée par le duc Guillaume, et par les principaux évêques d’Angleterre, fut confirmée dans la suite par ses successeurs qui comblèrent l’abbaye de leurs largesses. Les papes lui concédèrent de nombreux privilèges. » [2]

     

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    Ci-dessus, photos extraites du site Google Map

     

         « 1346 : Édouard III d’Angleterre débarque à Saint-Vaast-la-Hougue, brûle Montebourg et emmène les bourgeois de la ville comme otages (des chroniques anglaises disent que Montebourg a été épargné) : c’est le début du conflit franco-anglo-navarrais qu’on appelle la guerre de Cent Ans, dans lequel les Montebourgeois comme tous les Normands se trouvent aux premières loges et connaissent les ruines, les famines, et l’exil. L’abbaye sert de garnison aux Anglais à partir de 1356.

         Le bourg est fortifié et démantelé à chaque fois qu’il change de mains (il reste aujourd’hui un pan de rempart et une tour de ces fortifications médiévales en face de la maison de retraite, route de Quinéville). C’est à cette période qu’est né l’adage « Qui tient Montebourg tient Cherbourg » qui s’illustrera si explicitement six siècles plus tard, lors de la bataille des Alliés pour Cherbourg en juin 1944. Montebourg, point élevé dominant le Cotentin, est le verrou ultime sur la route de Cherbourg.

         1356 : la chevauchée du duc de Lancastre. Le duc de Lancastre et ses troupes font de l’abbaye leur repère pour une longue chevauchée “razzia” à travers toute la Normandie en juillet. Il y a au moins un millier d’hommes dans l’enceinte du monastère. Les Anglais stockent leur butin à l’abbaye avant de rembarquer.

         1357 : L’abbaye est aux mains du roi de Navarre, Charles le Mauvais, l’allié des Anglais et le suzerain de tout le Cotentin.

         1378 : Du Guesclin chasse les Anglais et s’établit à Montebourg. Le roi Charles V prend la décision de fortifier le bourg. L’Amiral de France, Jean de Vienne, lui succède. Mais c’est si peu tenable pour le parti français que, disent les chroniques, on abandonne Montebourg pour se replier sur Carentan. Le Cotentin est devenu une sorte de no man’s land dont on a évacué les habitants.

         1389 : Le prieur de La Bloutière écrit à propos de Montebourg : “ les habitants abandonnèrent Montebourg et tout le païs de Costentin, qui pourtant estoit le païs le plus gras du monde “. Tout est désolé. “ Le païs a esté vuidé des gens qui y demouroient, et a esté sans riens y demourer l’espasse de 20 ans ou environ ”. Les habitants ne reviennent que peu à peu à partir de 1392. Des villages du Cotentin resteront encore sans possibilités fiscales pour le roi pendant des décennies.

         1405 : Nouvelle période noire. En juin, le duc de Lancastre et ses troupes débarquent. Montebourg est mis à sac, brûlé. Peut-on encore ajouter de la misère à la misère ?

         1417 : La Normandie est anglaise pour une génération. Le duc de Bedford qui la gouverne veut en faire le fleuron français de la couronne. Pour en former les élites, il fonde l’Université de Caen en 1436. L’Église est plutôt favorable à l’occupation anglaise. Mais il y a parmi les clercs, de solides fidélités au roi de France. Ainsi, l’abbé de Montebourg, Guillaume Guérin, se retrouve dans les prisons anglaises pendant des mois pour “ crime de lèse-majesté ” à l’encontre du roi d’Angleterre.

         1440-1450 : La Normandie redevient française. A jamais. Montebourg avec. L’abbaye, qui a été un foyer actif de la résistance dans les dix dernières années de l’occupation anglaise, panse ses plaies. La tour de l’église abbatiale et le chœur sont reconstruits dans le style « flamboyant » dont un dessin de Gerville en 1817 témoigne. » [3]

     

    A voir aussi :

     

    L'abbaye de Montebourg

     

    LES REMPARTS DE MONTEBOURG (Manche) LES REMPARTS DE MONTEBOURG (Manche)        « Guillaume-le-Conquérant en ébaucha la fondation en 1075. De cette abbaye, il reste le palais abbatial, racheté pour le compte du diocèse pendant l'administration de monseigneur Robiou, et occupé par les Frères de la Miséricorde. L'église totalement détruite, était une des plus belles de la province. Sa construction était mélangée de plein-cintre et d'ogive. Elle avait deux cents pieds de longueur, trente-cinq pieds de largeur à la croisée, cent-vingt-cinq pieds de longueur de nef, un clocher de cent six pieds de hauteur entre chœur et nef.

         L'église a toutefois été reconstruite en style néo-roman entre 1892 et 1933. Elle abrite aujourd'hui un lycée-collège agricole privé. » [5]

     

    La statue de Jeanne d’Arc

     

    LES REMPARTS DE MONTEBOURG (Manche)      « La statue Jeanne d’Arc est de Mathurin Moreau, sculpteur dijonnais, tandis que celle de son cheval est dûe au ciseau de Pierre Le Nordez, oncle du prélat de l’école des beaux arts de Caen, et l’un des meilleurs statuaires hippique de son temps.

         La statue de Jeanne d’Arc et plus particulièrement son cheval à subi un dommage lors de la seconde guerre mondiale. un sabot a du être remplacé par le menuisier de Montebourg à l’époque Marcel Marie.

         Aprés la guerre, le conseil municipal décida de la déplacer.Elle était devant l’actuelle mairie, anciennement maison Cardet.

         Elle demeure à Montebourg comme un mémorial en souvenir de monseigneur Le Nodez. » [2]

     

    Le Petit Mont Castre

     

         « A Montebourg, la tradition désigne le Mont Castre (prononcer Mont Câtre) comme étant un “camp romain”. Lorsqu’une colline présente une très ancienne ruine, un ouvrage de terre dont les origines se perdent dans la nuit des temps ou sont depuis longtemps oubliées, toujours la tradition populaire en fait une trace du passage de Jules César et de ses légionnaires. Encore qu’ici, en Cotentin, César n’ait jamais mis les pieds et ses légions si peu ! » [4] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de l'Annuaire des cinq départements de l'ancienne Normandie. An. 10-54, 56, 96, Volume 9 Association Normande 1842

    [2] Extrait de http://montebourg.fr/restaurations/musees-loisirs/

    [3] Publié le 8 Novembre 2010 by hulysse Texte de Jean Margueritte https://www.le-petit-manchot.fr/cc-19-12-montebourg-guerre-de-cent-ans/articles/ et http://montebourgtoujours.blogspot.fr/

    [4] Extrait de https://montebourgennormandie.wordpress.com/2010/12/08/le-mont-castre/

    [5] Extrait de https://fr.geneawiki.com/index.php/50341_-_Montebourg

     

    Bonnes pages :

     

    http://montebourg.fr/restaurations/musees-loisirs/

    https://montebourgennormandie.wordpress.com/2010/12/08/le-mont-castre/

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