• LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)

     

         Au cœur du Pays de Bray, le château de Mesnières à Mesnières-en-Bray est construit vers 1520 par le baron Charles de Boissay. Il est, aujourd’hui, le siège du collège et du lycée horticole et forestier de l’Institution Saint-Joseph. (NDR)

         « En suivant le rebord de la fameuse « boutonnière » brayonne, non loin de la sauvage hêtraie d’Eawy, on trouve un château Renaissance d’une imposante présence. A admirer ces pierres blanches et ces deux énormes tours cylindriques, on se croirait sur les bords de la Loire. C’est le château de Mesnières-en-Bray (classé Monument Historique en 1862) qui, après le terrible incendie de février 2004 qui le ravagea en partie, renaît peu à peu de ses cendres. » [1]

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     « Au cœur du Pays de Bray, la vallée de la Béthune abrite depuis 500 ans le château de Mesnières. fleuron de l’architecture Renaissance, vous pourrez alors découvrir ses fabuleux trésors. La galerie des cerfs où le marquis de Mesnières fit sculpter sept cerfs. La salle des quatre tambours qui autrefois était un salon de musique. La salle des cartes avec ses peintures du 19ème siècle… » [2]

     

         « Le château de Mesnières est flanqué de quatre tours surmontées chacune d'un toit conique ; son aspect est pittoresque ; on voit entre les fenêtres, des colonnes des bustes et des médaillons ; au rez-de-chaussée du corps de logis principal, il existait une galerie, où l'on avait placé des cerfs, animaux jadis privilégiés, l'honneur des forêts et des demeures féodales, et que les nobles choisissaient parfois pour soutenir leurs armoiries. » [3] 

     

         « Il était considéré comme le centre du village durant des siècles selon le maire Dany Minel, au 19e siècle, produisant et vendant l'électricité au village, et le boulanger était au château. » [4]

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)   LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)

    Plan hypothétique du château de Mesnières à Mesnières-en-Bray ; blason des premiers seigneurs de Mesnières et de la commune de Mesnières-en-Bray par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9840983

     

    Historique :

     

         « Au 11e siècle, une forteresse de bois entourée d'une palissade est construite par Robert de Mesnières, seigneur du lieu, pour contrôler le passage d'une ancienne voie romaine et la vallée de la Béthune. » [4]

     

         « Le premier seigneur de Mesnières fut Robert. Il est connu pour avoir fait en 1043 une donation aux religieuses bénédictines de Sainte-Catherine-du-Mont de Rouen, dotation attestée par une charte contresignée par Guillaume le Conquérant. Un de ses parents ou lui-même débarquera en Angleterre et participera à la bataille d'Hasting. Ce sera le commencement d'une longue histoire écossaire.

         Un de ses descendants, Gautier Tyrel, prend part au siège d'Alost, en Flandre orientale. Guillaume Cliton, fils de Robert II Courteheuse, duc de Normandie, expire d'ailleurs au cours de cette bataille entre ses bras.

         En 1158, Roger signera la charte de commune octroyée aux bourgeois d'Eu par Jean, fils de Henri Ier, comte d'Eu. Il dotera également l'hôpital Saint-Thomas de Cantorbéry de Drincourt, aujourd'hui Neufchâtel-en-Bray. (...)

         Son fils, Enguerrand, est connu pour avoir fait une dotation aux religieuses du Camp-Souverain, prieuré situé dans la forêt d'Eawy, près de Saint-Saëns. 

         Robert, son autre fils, écrira à la fin d'un acte de dotation à l'hôpital de Drincourt, cette belle phrase :

    « Quand il plaira à Dieu de me retirer de l'abîme de ce monde, mon corps sera porté à l'église des dits pauvres pour y être inhumé, car je suit le frère des pauvres dans la vie et dans la mort ».

         Les armoiries des premiers seigneurs de Mesnières étaient « Echiqueté d'argent et de sable ». » [2]

     

         « Vers 1200 la propriété passe à la famille Valliquerville, puis à Henri de Bailleul, cousin du roi d'Écosse, et à la famille de Boissay. » [4]

     

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    Documents ci-dessus : à gauche plan extrait du cadastre napoléonien de 1811 ; au centre extrait d'une carte d'Etat-Major du site Géoportail ; à droite, photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Les Valiquerville :

     

         « A la mort de Robert, la baronnie est partagée entre ses trois beaux-frères : Jourdain de Valliquerville, Godefroid de Miromesnilet, Nicolas de Sainte-Beuve. Godefroid mourra sans postérité. On note une donation à l'abbaye de Jumièges.

         D'après le Pouillé d'Eude Rigaud, Jourdain II de Valliquerville a une fille au monastère du Camp-Souverain en 1262. En 1272, il est convoqué par Philippe III le Hardi pour une expédition punitive contre Roger Bernard, comte de Foix, expédition qui se terminera par la prise du château-fort de Foix.

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     En 1320, Jourdain III de Valliquerville rachète le tiers de la baronnie aux Sainte-Beuve. Les ascendants de cette famille dont le fief principal est Sainte-Beuve-en-Rivière (canton de Neufchâtel) s'illustrèrent à la première croisade.

         Les armoiries des Valliquerville-Mesnières étaient : « parti d'argent et de gueules, émanché de l'un en l'autre, de chacun cinq pièces ». [2]

    Blason ci-dessus extrait de http://www.chateau-mesnieres-76.com/historique-chateau-mesnieres.html

     

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    Les Bailleul :

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     Au 14ème siècle, la baronnie de Mesnières revient aux Bailleul par Jeanne d'Estouville, épouse d'Henri de Bailleul. Il y avait dès l'époque de la bataille de Hasting (1066), un Renaud de Bailleul compagnon de Guillaume le Conquérant. Henri de Bailleul semble être le cousin du roi d'Ecosse, Edwaed de Baliol. Il fondera l'église paroissiale de Mesnières. Raoul de Bailleul est le successeur d'Henri.  

         Les armoiries des Bailleul étaient : « de gueules à la croix anillée d'argent et accompagnée de croix recroisetées du même ». » [2]

     Blason de la famille Bailleul : blason dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As. http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Bailleul_Normandie

     

    Les Boissay :

     

         « Jean III de Boissay épouse en seconde noce Maheult, fille de Raoul de Bailleul. Il est capitaine de la forteresse de Fécamp. Il prend part à l'expédition de Flandre sous Charles VI. puis à celle de Gueldre en Allemagne.

         Son fils, Robert, fils de sa première femme Catherine d'Elbeuf, est compagnon de Du Guesclin. devant Châteauneuf-de-Randon où ce dernier périra. En 1389, nous le retrouverons devant les 22 chevaliers qui jouteront à Saint-Denis devant le roi.

         En 1413, il devient gouverneur de Dieppe de par la grâce de l'archevêque de Rouen, seigneur de Dieppe. Il sera jeté en prison  lors de la guerre de Cent Ans. Il sera tué à Azincourt en 1415 avec ses deux petits-fils Colart et Charles. Son gendre, Thibaut de Chantemerle, fait prisonnier, mourra quant à lui en Angleterre. » [2]

     

         « La forteresse est démantelée par les Anglais au 15e siècle. » [4]

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     « La femme de Thibaut, Isabelle de Boissay, épousera successivement Alain Le Lay, homme lige des Anglais puis Jean Masquerel, homme fidèle au roi de France. Mesnières sera alors démantelé par les Anglais. lsabelle décèdera sans postérité.

         Ce sera à un autre petit-fils de Robert, Laurent de Boissay, que reviendra, non sans contestation, la seigneurie de Mesnières, Laurent dont le fief principal était Boissay (canton de Buchy).  Il épousera Catherine Havart, fille de Jean Havart et sœur de Georges, l'un des conseillers les plus intimes de Louis XI. Jean Havart entra dans Rouen libéré aussitôt après Charles VII en portant son pennon de « velour azuré à trois fleurs de lys d'or de brodure ».

         Son fils, Louis de Boissay, épousera Hélène Lhuillier, descendante d'Etienne Marcel, prévôt de Paris assassiné en 1358. Il aura comme tuteur Guillaume Le Picart, grand-maître de l'artillerie de Louis XI et seigneur d'Etelan (canton de Lillebonne). » [2]

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     « Charles de Boissay entreprend la reconstruction du château, en s'inspirant de l'architecture Renaissance des châteaux de la Loire ; construit en quarante ans, après sa mort sa sœur Suzanne supervisera les travaux ; la chapelle est bénie en 1546. » [4]

     

         « Louis fut sans doute l'initiateur de la construction du château renaissance vers 1500. Charles de Boissay, son fils, chambellan de François Ier en poursuivra la construction. Il épousera Madeleine Le Picart, petite-fille du tuteur de son père. Il désira construire un château qui pourrait rivaliser avec celui des Le Picart d'Etelan. A sa mort, sa femme se remariera avec Charles de Créqui, seigneur de Moreuil.

         Le château  devait être achevé vers 1550.

     

     LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)    Les armoiries des Boissay-Mesnières étaient « d'hermine au lion de gueules ». Blason extrait de http://www.chateau-mesnieres-76.com/historique-chateau-mesnieres.html

     

         « Suzanne de Boissay héritera du château de son frère. Elle était veuve de Louis de Gouvis et avait une fille Françoise. François de Fautereau, Premier gentilhomme de la Chambre du Roi, seigneur de Villiers, l'épousera à Mesnières le 15 février 1544. » [2]

     

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    Les Fautereau :

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     « Le château devient en 1590 la propriété de la famille Fautereau ; Louis Fautereau agrandit et embellit le château en aménageant notamment la chapelle, la « galerie des Cerfs », le plafond de la « salle des Cartes » et la « salle des Quatre Tambours ». [4]

    Vestibule du château de Mesnières, lithographie originale d'Engelmann, 1824.

     

         « Les Fautereau sont d'ancienne noblesse. En effet, Mathieu de Fautereau vivait en 1218 et son fils Eudes fut écuyer de Charles Ier, roi de Naples et frère de Saint-Louis.

         François de Fautereau meurt en 1571, un an après avoir été reçu chevalier de l'ordre de Saint Michel.

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     Son fils aîné, Nicolas, baron de Villiers, né vers 1549 à Mesnières, page à la cour de Charles IX, combattra ensuite au côté d'Henri de Navarre, à la célèbre bataille d'Arques en 1589. Il y est gravement blessé. En 1591, les Ligueurs qui s'opposent à ce prétendant au trône protestant qu'est le futur Henri IV, maîtres de Neufchatel, s'emparent de Mesnières et capturent Nicolas qui doit verser une rançon de 1 900 écus. Nicolas restera un intime de Henri IV, sacré roi à Chartres en 1594.

    Ci-dessus gravure de François-Gabriel-Théodore Basset de Jolimont.

         Une sœur de Nicolas, Péronne, est une des ancêtres des Janzé de Parfiondeval (canton de Londinières).

         En 1608, Nicolas devient seigneur de Mesnières. Il décède le 10 août 1612 à Mesnières.

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     A cette date, son fils Nicolas II de Fautereau, né vers 1583 à Villiers sous Foucamont (80), hérite de Mesnières. Il épouse Jacqueline de Prétenval et obtient la même année de Louis XIII un marché chaque vendredi et quatre foires par an pour le bourg de Mesnières peuplé de 1 000 habitants répartis sur deux paroisses. Ces accords ne seront jamais concrétisés. Il décèdera à Mesnières le 10 août 1654.

    Ci-dessus : chambre Henri IV du château de Mesnières, lithographie originale d'Engelmann, 1825.

         Son fils Louis sera seigneur de Mesnières du vivant de son père. Il épousera en 1648 Catherine de Manneville, l'une des filles d'honneur d'Anne d'Autriche. A cette occasion, la reine, régente, élèvera Mesnières au titre de marquisat. Ce titre, signé par Louis XIV enfant, sera contesté par le Parlement et disparaît avec le dernier des Fautereau (Marie Gabrielle de Foucamont, sa soeur, née à Mesnières le 22 août 1627 épousera en ce même lieu, le 4 novembre 1647, Jacques de Pardieu).

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)    Louis aura au moins deux fils. L'aîné Henri-Alexandre sera page de Louis XIV. Il épousera Marguerite de Montfort, fera la campagne de Flandre et pénètre l'un des premiers dans Valenciennes. Il meurt en 1678 des suites d'un duel sur un pont de Paris. Son autre fils Louis-Charles décèdera à la bataille de Senef (Hainaut, Belgique) en 1674.

    Ci-dessus gravure de François-Gabriel-Théodore Basset de Jolimont.

         A la mort de Henri-Alexandre, son père Louis puis sa femme Marguerite exercent les droits de tutelle ; son fils Louis-Joseph n'est âgé, en effet, que d'un an. 19 ans plus tard, Louis-Joseph combattra à la bataille de Ryswick (Pays-Bas). Il participe ensuite à la guerre de Succession d'Espagne et devient capitaine-lieutenant du duc de Berry (1706). Il meurt, non marié et donc sans héritier en 1709 à la bataille de Malplaquet. Le château est alors vendu par sa mère Marguerite car les dettes sont lourdes...

     

         Les armoiries des Fauterau-Mesnières étaient « d'azur à trois croissants d'or, deux en chef, un en pointe ». [2] Blason extrait de http://www.chateau-mesnieres-76.com/historique-chateau-mesnieres.html

     

     LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)

        « En 1713, la famille Durey de Bourneville fait l'acquisition du domaine ; après sa ruine il est vendu en 1762 et échangé par le roi Louis XV avec Michel-Charles-Louis de Biencourt, aristocrate picard. » [4]

     

    Les Durey de Bourneville :

     

         « En 1713, Jean-Baptiste Durey achète le château pour 255 000 livres. Il était conseiller du roi puis président du Grand Conseil. En 1730, les seigneuries de Mesnières et de Bourneville sont érigées en marquisat. Jean-Baptiste François Durey, le fils du précédent, est l'âme de la résistance du Parlement contre le roi.

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     Ceci lui vaudra d'être exilé à Nevers (1732) puis à Bourges (1757). Le dernier des Durey, qui mourra ruiné et sans descendance à Cadix en 1779, Antoine Jean-Baptiste Louis, dilapidera la fortune paternelle au jeu. Le château sera alors mis en vente en 1763.  

         Les armoiries des Durey de Bourneville-Mesnières était : « de sable au rocher d'argent de six copeaux, accompagné au chef d'une croisette du même ». [2] Blason ci-dessus extrait de http://www.chateau-mesnieres-76.com/historique-chateau-mesnieres.html

     

    Les Biencourt de Poutrincourt :

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     « Acquis en 1763 par Louis XV pour 500 000 livres, le château est rétrocédé dans le même acte au marquis Michel Charles Louis de Poutrincourt contre trois maisons servant d'écuries aux Tuileries.
    Ce même Michel Charles Louis de Biencourt est promu en 1777 chevaler de Saint-Louis et reçoit pour l'occasion de Louis XVI une lettre flatteuse.
        En 1791, la marquise, Adélaïde Lucas de Biencourt fuit en Angleterre mais le citoyen Biencourt reste à Mesnières. » [5]

     

         « Le 6 brumaire an II, le château est transformé en prison, qui recevra un total de 150 prisonniers. » [4]

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     « Transformé en lieu de détention, le château accueillera 147 suspects. Le citoyen Biencourt sera lui-même interné à Saint-Yon de Rouen.
         Rendu en 1799 au marquis, le château est dans un bien triste état. Toutefois, après en avoir hérité de son père en 1804, Charles-Nicolas de Biencourt restaurera l'édifice, entre autres la cour d'honneur et les vitraux de la chapelle seigneuriale.
         Le château recevra en 1827 la visite de la duchesse du Berry, belle-fille de Charles X. Elle en fera réaliser une aquarelle.
         Charles-Nicolas décèdera en 1833 sans descendance. Le château est, une fois de plus, mis en vente pour payer ses dettes. » [5]
    Blason ci-dessus extrait de http://www.chateau-mesnieres-76.com/historique-chateau-mesnieres.html

     

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         « En 1835, après avoir été pendant 800 ans une demeure seigneuriale, le château devint celle d'une oeuvre religieuse d'enseignement couplant un orphelinat et un pensionnat. Cette nouvelle aventure commença toutefois à Rouen une dizaine d'année plutôt. 

         En effet, le 2 juillet 1824, le vicaire de Saint-Vincent de Rouen, l'abbé Charles Eude, fondait la « Communauté des Frères de la Miséricorde » destinée à accueillir des orphelins. (...) La devise de la congrégation était « Tout pour l'orphelin, rien que pour l'orphelin ».

         Le 29 août 1835, Charles Eude acheta pour 165 000 francs le château et le parc de feu le marquis de Poutrincourt puis des terres et des prairies pour un montant de 200 000 Francs. (…)

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     En 1864, le supérieur, l'abbé Frigot, décide de construire une nouvelle chapelle en complément de la petite chapelle seigneuriale. Elle est élevée sur l'emplacement du pont des Lances, entrée primitive du château et bouleverse la façade nord-est. (...)

         Le collège poursuit cahin-caha sa route aux prises avec de fortes difficultés financières (...)

         De 1860 à 1880 furent également construits tout autour du château des bâtiments scolaires qui ne nuirent toutefois pas à l'ensemble architecturale.

         En 1877, les dettes s'élèvent toutefois à 300 000 Francs, le personnel ne se renouvelait plus et le pensionnat stagnait en forte concurrence avec ceux de Rouen. (...)

         Seule sa reprise par une réelle congrégation religieuse pouvait sauver l'Institution. Ce furent les Pères du Saint-Esprit qui reprirent celle-ci à la rentrée de 1878 sans vouloir, par contre, honorer les dettes. Celles-ci furent toutefois éteintes grâce à de nombreux dons. Toutefois, la propriété légale restait au main des prêtres qui avaient constitué une société civile en 1869 ! Ce détail est important car il explique qu'en 1904, si la communauté religieuse fut expulsée, la demeure agrandie de nouveaux ateliers, dortoirs... et les terres ne furent pas saisies... (...)

         En 1882, le Père Libermann crée un pensionnat primaire et augmenta le nombre d'ateliers professionnels. (...)

     

    LES REMPARTS DE MESNIERES (Seine-Maritime)     La fin du siècle vit toutefois l'arrivée de l'électricité, électricité produite sur place. La première dynamo installée était actionnée par une roue hydraulique remplacée par la suite par deux turbines Singrün. (…)

         Le 20 novembre 1903, en effet, le décret de 1874 qui reconnaissait la congrégation des Pères du Saint-Esprit comme enseignante est révoquée et les pères doivent quitter leur école en décembre. » [2]

     

         Durant la première guerre mondiale le « lycée est alors transformé en hôpital militaire car très rapidement, trop rapidement, le nombre des blessés dépasse les prévisions des chefs militaires. Il faut pourvoir au secours des blessés. Une association, les Dames Françaises, prend alors possession d'une partie du château et le transforme en lieu de convalescence pour les blessés avant de les renvoyer au front, c'est l'hôpital complémentaire n° 202 pourvu de 101 lits. Les premiers blessés arrivent rapidement par la gare de Neufchâtel. Mesnières en recevra 2143 et déplorera 2 morts dont l'un est enterré dans le cimetière communal. » [6]

     

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    20 février 2004 : incendie du château

     

         « Les travaux de réfection des chéneaux de la chapelle du pensionnat furent à l’origine de l’incendie. En effet, ce vendredi 20 février 2004, les couvreurs de l’entreprise soudent le chéneau préparé en entreprise et regagnent leur domicile sans surveiller leur point chaud… » [2] 

     

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    Photos ci-dessus extraites de http://www.mesnieres-en-bray.fr/portfolio-view/lincendie-du-20-fevrier-2004/

     

         « Le 20 février 2004, la toiture du château a brûlé, il a fallu 10 ans jusqu'en 2014, sous l'impulsion de Michel Huet (ancien directeur de l'Institution Saint-Joseph, 1983-2009) pour reconstruire les parties détruites (la Grande Chapelle) et restaurer, rénover l'ensemble.

         Aujourd'hui, les activités économiques, touristiques, culturelles et d'enseignement se développent à nouveau. L'Institut Saint-Joseph qui occupe la propriété se compose d'un collège d'enseignement général  et d'un lycée. » [4]

     

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    Architecture :

     

          « Le château de Mesnières-en-Bray est considéré comme une merveille de l'architecture Renaissance, à l'image des châteaux de la Loire (...)

          L'architecture de l'édifice subit une double influence : d'un côté, on retrouve des tours cylindriques encadrant le bâtiment principal, écho des ascendances médiévales ; de l'autre côté, on découvre un plan largement inspiré du château de Chaumont-sur-Loire.

          Derrière ses façades renforcées de mâchicoulis, le château abrite notamment un pavillon central dont la façade relève son élégance de pilastres grecs, de grandes croisées, de bustes et d'armoiries.

          L'incendie de 2004 a ravagé les superbes vitraux de la chapelle seigneuriale d'où le feu est parti (La Guérison de l'hydropique, La Transfiguration…) qui ont explosé sous la chaleur. De même, si elles n'ont pas été brûlées, la « galerie des Cerfs » (18e siècle) ornée d'une paroi sur laquelle sont sculptés sept grands cerfs, la « salle des Quatre-Tambours » (le salon de musique) et la « salle des Cartes » qui doit son nom aux cartes des grandes villes de la région peintes à la fin du 19e siècle pour les élèves), deux pièces classées Monument Historique comme le château lui-même, auront été détruites par les masses d'eau déversées pour éteindre l'incendie. Ont été également détruits les vitraux du Cardinal, certaines œuvres de l'école de Guardi (17e siècle), notamment celles qui ornaient les plafonds et les murs peints, inévitablement attaqués par les eaux.

          Le château est entouré d'un jardin dessiné par Le Nôtre. » [4]

     

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    Classement :

     

          « Le château fait l’objet d’un classement au titre des Monuments historiques par la liste de 1862 et les abords, d'un classement en 1995. » [4]

          Le château est ouvert aux visites individuelles en Juillet et Août.

     

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    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-31038.html

    [2] Extrait de http://www.chateau-mesnieres-76.com/historique-chateau-mesnieres.html

    [3] Extrait de la Revue de Rouen et de Normandie, Volume 19 ; 1851 https://books.google.fr/books?id=wsEwAQAAIAAJ&pg=PA410&dq=Ch%C3%A2teau+de+Mesni%C3%A8res&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjk1OSc8MjYAhVeGsAKHTNsDq8Q6AEILzAB#v=onepage&q=Ch%C3%A2teau%20de%20Mesni%C3%A8res&f=false

    [4] Extrait de Wikipédia

    [5] Extrait de http://h.20-bal.com/istoriya/5348/index.html

    [6] Extrait de https://lycee-saintjoseph-mesnieres.fr/grande-guerre-mesnieres-1914.html

     

    Bonnes pages :

     

    Site du château de Mesnières : http://www.chateau-mesnieres-76.com/

    http://mesnieres.geneattic.com/index.htm

    http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-31038.html

    Recherches Historiques, Archeologiques et Biographiques par Mairie ; 1852 https://books.google.fr/books?id=QolpAAAAcAAJ&pg=PA89&dq=Ch%C3%A2teau+de+Mesni%C3%A8res&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjk1OSc8MjYAhVeGsAKHTNsDq8Q6AEIOTAD#v=onepage&q=Ch%C3%A2teau%20de%20Mesni%C3%A8res&f=false

    Bulletin religieux de l'Archidiocèse de Rouen ; Editeur : L. Mégard, imprimeur gérant (Rouen) ; Date d'édition : 1935-06-15 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6363044p/f25.image.r=%22Mesni%C3%A8res%22?rk=21459;2

    http://h.20-bal.com/istoriya/5348/index.html

     

    Bibliographie : 

     

    "Le Château de Mesnières", Abbé H. Bourgeois, Rouen, 1922

    "Mesnières-en-Bray", Père J. Prouët, 1959

    "Le Château de Mesnières-en-Bray", Claude H. de Menibus, Connaître Rouen - VII, 1995

     

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