• LES REMPARTS DE MELLEVILLE (Seine-Maritime)

    LES REMPARTS DE MELLEVILLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE MELLEVILLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE MELLEVILLE (Seine-Maritime)

    Au centre, une photo extraite du site Google Map ; à droite, une photo extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE MELLEVILLE (Seine-Maritime)     « Le vieux château des sires de Melleville était voisin de l'église, qui fut peut-être élevée dans son enceinte, car nous voyons devant le portail une de ces mottes qui rappellent toujours la base des anciennes forteresses. Chaque village autrefois avait sa motte comme chaque village avait son château et sa seigneurie. Dans le dénombrement du duché de Longueville, qui comptait un si grand nombre de paroisses en Normandie, chacune d'elles est indiquée comme possédant une motte. Il faut conclure que beaucoup d'entre elles ont disparu, car aujourd'hui ces mottes sont rares, et quand nous en trouvons, nous ne manquons jamais de les classer parmi les monuments antiques du pays. » [1] 

    Photo ci-dessus extraite du site http://genpouymayon.e-monsite.com/pages/le-talou-ancestral/les-mottes-castrales.html

     

         « Depuis le début du 12e siècle, nous connaissons le nom des seigneurs de Melleville. L'un d'entre eux, Nicolas de Saint-Ouen, est maire de la ville d'Eu de 1482 à 1487. Dans l'église de cette ville, un haut-relief orne la chapelle qu'il y possède.

         Au 17e siècle, le territoire de Melleville constitue deux fiefs différents : le fief ou seigneurie de Melleville et le fief de Caudecotte (nom « anglo-norrois » Kaldkot. cf. GB Caldcott, désignant une « habitation froide »). » [2] 

     

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     Plan de situation de la motte de Melleville ; blason de la commune de Melleville par Celbusro — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=46242428

     

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    Photos ci-dessus extraites du site Google Map.

     

    La Motte

     

         « La commune de Melleville est établie à l'ouest du plateau séparant les vallées de l'Yères et de la Bresle. La motte est implantée face à l'église paroissiale, dont elle est séparée par la route D 315 qui entaille le flanc est du site. Le tertre est aujourd’hui profondément mutilé ; un fossé comblé est encore partiellement discernable mais l'éventuelle basse-cour a totalement disparu et aucun indice n’indique sa localisation. La motte de plan rectangulaire (25 m x 20 m) a une élévation d'environ 4 m. Des débris de brique moderne semblent indiquer une réaffectation du site après son abandon.

         Mentionné en 1059, le village de Melleville est issu du mouvement d'essartage qui, au cours du 11e s., isole la haute forêt d'Eu de celle du Triage. À cette date est mentionné un seigneur de Melleville, Eugidius ; plusieurs autres seigneurs de Melleville apparaissent dans le cartulaire du Tréport dont un Robert, vassal des comtes d'Eu, qui tient aussi le fief de Bully près de Neufchâtel-en-Bray.

         La date de fondation exacte n’est pas connue mais on peut envisager que la motte fut édifiée lors des périodes de troubles du 12e s., soit pendant la crise de succession de Guillaume le Conquérant, soit pendant la période d’opposition entre Étienne et Henri Plantagenêt. Volontairement retaillée, la motte a du être réutilisée soit comme jardin d'agrément au 19e s. soit pour servir de base à un éventuel moulin à vent évoqué au voisinage de l'église au 17e s. (Responsable de l’étude et du relevé : Etienne Daniel). » [3]

     

    LES REMPARTS DE MELLEVILLE (Seine-Maritime)« La motte castrale de Melleville

         Constituée d’un tertre, la motte castrale de Melleville est implantée face à l’église paroissiale sur le plateau séparant les vallées de l'Yères et de la Bresle.

         Elle est totalement dépourvue de fossés. Ces derniers ont probablement été comblés au cours du 18e. De cette excavation a pu être édifié une butte établie sur un plan de base rectangulaire  de 25 mètres sur 20 mètres. La partie sommitale est, quant à elle, très altérée. Il ne subsiste aucuns relevés de la basse cour. Cependant, à la vue du positionnement de l’église, on peut interpréter son positionnement sur un axe Nord/Ouest – Sud/Ouest.

         Cette motte s’inscrit dans un dispositif motte/église. L’église paroissiale se situe en contrebas de l’enceinte fortifiée.

    Photo ci-dessus extraite du site http://genpouymayon.e-monsite.com/pages/le-talou-ancestral/les-mottes-castrales.html

     

    LES REMPARTS DE MELLEVILLE (Seine-Maritime)     Mentionné dès 1059, Melleville (le domaine rural de Merlus : Merlus Villa) est issu du mouvement d'essartage qui, au cours du 11e siècle, isole la haute forêt d'Eu de celle du Triage. L’enceinte de Melleville, quant à elle, prend acte certainement entre le milieu du 11e siècle et le début du 12e siècle lors de la crise de succession de Guillaume le Conquérant. À cette date est mentionné un seigneur de Melleville, Eugidius.  Il est fait mention dès le début du 12e siècle de Rainaldo de Mellevilla. Puis au milieu du 13e, Giroldus de Mellevilla est également mentionné dans le cartulaire de l’abbaye Saint-Michel du Tréport en qualité de « militis et domini de Mellevilla » : « Sciant omnes, presentes et futuri, quod ego Gilroldus de Mellevilla, quondam domini Reginaldi de Mellevilla, militis et domini de Mellevilla, filius et heres, dedi et concessi, et omnino deserui, in puram et liberam et perpetuam helemosinam, Deo … ». Puis s’ensuivit Guilelmi de Mellevilla dans la deuxième moitié du 12e siècle. » [4]

    Photo ci-dessus extraite du site http://genpouymayon.e-monsite.com/pages/le-talou-ancestral/les-mottes-castrales.html

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE MELLEVILLE (Seine-Maritime)     « L'église Saint-Martin date des 16e siècle, 17e et 19e siècles. L'église et le cimetière de Melleville forment un petit îlot isolé au bord du chemin qui mène à Villy. Elle est construite sur un plan rectangulaire aux 16e et 17e siècles. Elle doit sa forme actuelle de croix latine à l'addition de deux chapelles. Celle orientée au nord, dédiée à la Conception de la Vierge, est élevée par la famille Boissel vers 1678. Elle est construite en briques mêlées d'assises de moellons de craie. La chapelle Saint-Joseph, au sud, date de 1873. La nef est construite en pierre calcaire au 17e siècle.

         Depuis la Révolution, il ne reste plus que deux cloches sur les trois. L'une porte la date de 1526 et fut surnommée Michele par l'abbé du Tréport.

         Dans le chœur contre la chapelle du sud, une inscription commémorative d'une fondation (1548) est placée en hauteur. Sous le pavé du sanctuaire se trouve un caveau, aujourd'hui masqué, où l'on inhumait les seigneurs patrons de l'église.

         Le retable de style Louis XIV date de 1749, il encadre une toile de Deshayes représentant la Vierge qui tend dans sa main le saint rosaire à deux religieux. » [2] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Les Églises de l'arrondissement de Dieppe, Volume 1 Jean Benoît Désiré Cochet J.-B.-S. Lefebvre, 1846 - 536 pages

    [2] Extrait de Wikipédia

    [3] Extrait de Étude microtopographique des fortifications de terre de Haute-Normandie Responsable(s) des opérations : Anne-Marie Flambard-Héricher, Bruno Lepeuple, Daniel Étienne, Gilles Deshayes, Sébastien Lefèvre, Jimmy Mouchard, Thomas Guérin et Aude Painchault ; notice rédigée par : Anne-Marie Flambard-Héricher, Bruno Lepeuple, Daniel Étienne, Gilles Deshayes, Sébastien Lefèvre, Jimmy Mouchard, Thomas Guérin et Aude Painchault. https://journals.openedition.org/adlfi/5262#tocto1n17

    [4] Extrait de http://genpouymayon.e-monsite.com/pages/le-talou-ancestral/les-mottes-castrales.html

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