• LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime)

    LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime)

     

         « Le château de Martainville est situé sur la commune de Martainville-Épreville dans le département de la Seine-Maritime. » [1]

     

         « Situé à 20 minutes de Rouen, le château qui fut construit par Jacques Le Pelletier au 15ème siècle se distingue par sa conception symétrique qui a inspiré la construction de nombreux châteaux en Normandie. » [3] 

     

    LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime)     « Le château de Martainville a été bâti à la fin du 15ème siècle, de 1485 à 1495, pour le compte Jacques Le Pelletier un riche commerçant qui avait aqui le fief de Martainville en 1481. L'un de ses fils sera anobli et portera le nom de Martainville, la lignée s'éteindra en 1781.
    Basé sur les plans d'un architecte flamand, le château est réalisé en briques rouges et surmonté d'impressionnantes cheminées il rapelle effectivement les constructions que l'on peux voir en Flandre. » [4] 

     

          « Bel exemple de l’architecture de la Renaissance en Normandie, le château de Martainville abrite le Musée des Traditions et Arts Normands : reconstitutions fidèles d’intérieurs de ferme, coiffes, costumes et bijoux régionaux, mobilier haut-normand, instruments de musique et objets domestiques témoignent de la vie quotidienne en Haute-Normandie de la fin du Moyen âge au 19e siècle. » [5] 

     

    LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime)     « Richard Le Pelletier a fait fortune. Son fils Jacques s'enrichit avec son frère Richard. Ils demeurent dans le grand hôtel de la rue aux Ours, paroisse de Saint-Cande-le-Jeune à Rouen, héritage de leur père. Armateur, il acquiert Martainville et son fief de 25 hectares le 23 mars 1482. En 1485, il décide la construction du château de Martainville. En 1570, la famille est anoblie, par l'acquisition du fonds de la famille Peloque et prend l'année suivante, avec l'autorisation du roi, le nom de Le Pelletier de Martainville. La famille restera propriétaire de la seigneurie de Martainville jusqu'au 18e siècle. En 1757, la famille s'éteint. » [1]

     

    LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime)    LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime)

     Plan hypothétique du château de Martainville ; blason de la famille Le Pelletier de Martainville et de la commune de Martainville-Epreville par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9840963

     

    Historique

     

    LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime)     « Jacques Le Pelletier, fils d’une riche famille de commerçants originaires de Provence, acquiert en 1481 le fief de Martainville, alors composé de 25 hectares. Armateur mais aussi échevin de la ville de Rouen, Jacques Le Pelletier est en quête d’un statut social plus enviable et plus noble. C’est en partie pour cette raison qu’il décide d’entreprendre la construction d’un château sur cette terre. La date de 1485 gravée sur la clef d’une fenêtre de la tour sud atteste de la période de son édification qui s’achèvera vers 1495. » [2]

     

    LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime)     « Jacques Le Pelletier est enterré à Rouen, paroisse Saint-Cande-le-Jeune, en 1511. Mort sans descendance masculine, c'est son neveu Jacques, second du nom, qui hérite de toute sa fortune. Occupant la charge de vicomte de l'eau de Rouen, il ne s'occupe guère que de dilapider la fortune acquise par ses aïeuls. Il décède en 1545. En revanche, son fils n'aura de cesse que de porter plus haut la famille Le Pelletier dans l'échelle sociale : en 1571, il obtient de Catherine de Médicis et du jeune roi Charles IX de pouvoir commuer son nom de Le Pelletier en celui de la terre de Martainville. Par la suite, Richard Le Pelletier, devenu Richard de Martainville, est nommé gentilhomme de la chambre d'Henri III.

    Photo aérienne ci-dessus extraite du site Géoportail

         Dans l’histoire attachée au château, on relève également qu’Henri IV chasse de Martainville les troupes du duc de Parme, au cours de sa campagne qui le mène à Fontaine-le-Bourg en 1590.

         Au siècle suivant, Louis, le nouveau seigneur de Martainville qui vit à la cour de Versailles, tire d’importants revenus de cette vaste exploitation agricole ; c'est pendant cette période que les communs sont agrandis et que l'intérieur des appartements est à nouveau transformé, notamment au premier étage.

         Le dernier des Martainville meurt en 1757 sans héritier et le château passe ensuite, par successions, à différentes familles. Il subit des déprédations, en particulier pendant la guerre de 1870.

         En 1889, il est classé Monument Historique.

         En 1905, le château et ses terres sont mises en vente, pour la première fois dans leur histoire. Un marchand de bestiaux achète le logis et une partie des terres démembrées. Il coupe les alignements de chênes et se prépare à raser la demeure qui a souffert à la fois d'un long abandon et de l'occupation prussienne, quand l'État l'achète en 1906 in extremis. Mais tout le mobilier original du château a déjà été dispersé.

     

    LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime)     Le château est destiné à devenir après sa rénovation, à partir de 1955, un lycée agricole. Il est confié au conseil général de la Seine-Inférieure (devenue Seine-Maritime) qui y installe finalement, à partir de 1962, un musée des Traditions et Arts normands. L'ouverture au public du musée se fait en 1965, par son fondateur Daniel Lavallée, défenseur du Vieux-Rouen, chargé de constituer les collections.

         Le 21e siècle voit la restauration progressive de l'édifice, sous la houlette de l'administration des Monuments historiques. Les travaux portent notamment sur la suppression d'une construction adventice ajoutée entre les deux tours Sud, la restitution des gables flamboyants au pinacle des ouvertures, la réfection des toitures et des huisseries, le réaménagement de l'intérieur.

         A partir de 2011, la façade postérieure, à l'est, est mise en valeur par l'aménagement d'un jardin, inspiré des jardins de la Renaissance. (…)

     

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    Architecture

     

    LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime)     C'est, à l'origine, un domaine dont l'entrée se faisait uniquement par le nord, dans une basse-cour axée est-ouest, où se dressent encore les anciens bâtiments de dépendance adossés aux murs de clôture nord et sud : maison du métayer, écuries, granges, pressoir, bergeries. Si les bâtiments furent reconstruits ou modifiés, la disposition générale reste primitive : le colombier de la fin du 15e ou du début du 16e siècle (le profil du bandeau médian est gothique), situé à l’extrémité occidentale de l’enclos, atteste par sa place l’étendue de la basse-cour. Celle-ci commandait, à l’est, une seconde cour plus petite et grossièrement carrée (42 x 40 m), fermée de hauts murs crénelés, cantonnée de quatre tourelles et occupée en son centre par le château. Au-delà, un vaste jardin était commandé par la cour du logis.

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de Martainville-Epreville

     

         Dressé au centre de son propre enclos et bordé par un fossé, le logis de plan massé rectangulaire, couvert d’un toit en pavillon, est cantonné aux quatre coins de grosses tours aux toitures coniques. Le sommet des tours était muni de consoles, aujourd'hui disparues mais dont subsistent encore les pierres, sciées, qui évoquaient les mâchicoulis des châteaux forts. Construit en briques cuites sur place et en pierres blanches venues des carrières de Vernon, on relève sur l'appareillage une savante inclusion décorative de briques vernissées noires disposées en cœur, en croix, en losanges.

     

    LES REMPARTS DE MARTAINVILLE (Seine-Maritime)     Mais la grande originalité de Martainville réside dans son plan absolument symétrique : un large couloir traversant placé au milieu du corps et qui précède un escalier situé dans une tour hors-œuvre en façade arrière, sa place traditionnelle en Normandie ; à l’allée couplée à l’escalier du rez-de-chaussée répond à chaque étage des couloirs traversants desservis par l’escalier. On ignore l’origine du plan absolument neuf de Martainville, mais l’introduction de ce système de circulation permet d’obtenir une partition claire du corps de logis : les salles et les offices sont regroupés au rez-de-chaussée et les chambres aux étages ; toutes les pièces sont indépendantes les unes des autres, salles comprises. Martainville a inspiré le plan de Chenonceau, construit par Thomas Bohier, général des Finances de Normandie, qui était en contact plus ou moins direct avec Jacques Le Pelletier au moment de la construction. En Normandie, plus d’une dizaine d’édifices du 16e siècle, tels Auffay, Tilly et Bailleul, se sont plus ou moins inspirés de Martainville. Mais si le plan de Martainville a fait florès, c'est parce qu'il répondait aux exigences de certains nobles du début du 16e siècle de posséder une résidence à la campagne susceptible d'accueillir de nombreux convives, de disposer de chambres indépendantes les unes des autres et d'où il était possible de sortir et de rejoindre le vaste jardin d'agrément situé à proximité. Ci-dessus : plan du château de Martainville.

     

         Peu après sa construction, une intervention d’envergure fut menée sur le logis, la travée centrale de la façade principale étant alors entièrement refaite : à l’entrée primitive, on substitua un large portail à deux vantaux muni d’un pont basculant, et aux fenêtres des niveaux supérieurs le chevet d’une chapelle et une tourelle d’escalier. Finalement, l’intervention aura permis d’obtenir une travée monumentalisant l’accès au logis, accentuant l’axe de symétrie de l’élévation antérieure et renforçant les références à la tradition des châteaux forts : le pont-à-bascule remplace le pont-levis, les consoles décoratives des tours et de la tourelle d’escalier évoquent les mâchicoulis des tours de défense et la chapelle au-dessus de l’entrée reprend une disposition de bon nombre d’édifices antérieurs : le château de Mehun-sur-Yèvre et l’hôtel Jacques-Cœur à Bourges pour ne citer qu’eux. Les données historiques invitent à voir une campagne de remaniement opérée par Jacques Le Pelletier lui-même. En effet, un événement majeur semble s’être produit dans sa vie autour de 1500 : Richard Le Pelletier, son frère cadet, meurt en 1499, et Jacques, qui hérite de tous ses biens, décide d'arrêter définitivement les activités marchandes de la famille. C'est sans doute à ce moment que Jacques décide de transformer sa demeure campagnarde « en forme de château ». [1] 

     

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     A droite en bas, dessin de Mirianon image 1966

    Classement :

     

         « Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1889, divers bâtiments annexes d'un classement en 1931 et les terrains attenants d'une inscription en 1997. » [1] 

     

    Le musée des Traditions et Arts Normands

     

         « Le musée des Traditions et Arts Normands est labellisé Musée de France et présente dans les 23 pièces du château des collections permanentes et une exposition temporaire renouvelée chaque année.

         Le Musée des Traditions et Arts Normands a été créé en 1961 par le conseil général de Seine-Maritime. » [1] 

     

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    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://www.chateaudemartainville.fr/fr/presentation/

    [3] Extrait de  https://www.seine-maritime-tourisme.com/diffusio/fr/je-choisis/une-visite/chateaux-monuments/martainville-epreville/le-chateau-de-martainville_TFOPCUNOR076V50F7LI.php

    [4] Extrait de http://irouen.fr/index.php/rouen/article/chateau-de-martainville

    [5] Extrait de http://www.normandie-tourisme.fr/pcu/le-chateau-de-martainville/martainville-epreville/fiche-PCUNOR076V50F7LI-1.html

     

    Bonnes pages :

     

    Site officiel du château de Martainville :

    http://www.chateaudemartainville.fr/fr/home/

     

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k373766m/f194.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Martainville%22?rk=21459;2

     

    Ci-dessous vidéo extraite de https://www.youtube.com/watch?v=ayr05IwVk5w

     Ci-dessous vidéo extraite de https://www.youtube.com/watch?v=YBM0avGOjNg

    Ci-dessous vidéo extraite de https://www.youtube.com/watch?v=DSB7KDwIrBE

    Ci-dessous vidéo extraite de https://www.youtube.com/watch?v=xasneMc30f8

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  • Commentaires

    1
    G de SAINTE MARIE
    Lundi 5 Février à 21:08

    LA PRESENTATION EST TOUJOURS AUSSI BIEN FAITE ET P2DAGOGIQUE

    2
    Gilloudifs
    Lundi 5 Février à 23:04

    Merci !

    Cordialement

    Giloudifs

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