• LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure) LES REMPARTS DE LOUYE (Eure) LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)

    A droite, vue aérienne du château de Louye extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)     « Château de Louye et son parc, inscrits au titre des monuments historiques, sur lequel l'architecte Louis-Martin Berthault est intervenu. Il domine l'ensemble du hameau. » [1]

     

         « Le Château de Louye a été édifié entre 1478 et 1508 par Gauvain de Dreux sur les ruines d'un château médiéval. Le corps du bâtiment a été doublé en 1775 pour créer une façade classique plutôt imposante, et les ouvertures ont été transformées en grandes croisées symétriques.
    Au cour de la visite, vous découvrirez des éléments de style égyptien (chapiteaux en forme de lotus, frise de la tourelle d'escalier) et d'autres d'inspiration gothique (arcades des anciennes galeries) sur certaines façades. » [2]

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)

     Plan de situation du château de Louye ; blason de la famille de Dreux par Henry Salomé (12/08/2007)Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par ℍenry Salomé (12/08/2007)., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2551797

     

    « Louye et son patrimoine

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)     On ne peut pas allez à Louye sans parler de son château. Situé entre les vallées de l’Avre et de l’Eure, à la frontière où les rois d’Angleterre avaient créé une ligne de défense pour leur duché de Normandie, composée de châteaux fortifiés. On trouve mention du château-fort de Louye dans le traité de paix signé le 23 juillet 1194 entre le roi de France Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion, instaurant une trêve au moins jusqu’à la Toussaint de cette même année. Le château faisait partie du domaine royal et devait avoir d’importantes dépendances car ses rentes s’élevaient à 30 livres par an.

          De nos jours, il ne reste aucune trace de ce passé, si ce n’est sa localisation en hauteur dominant les vallées.

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)      Le château actuel a la particularité d’avoir conservé les traces de ses différentes époques de construction. Le très ancien porche du château, entrée principale jusqu’au 18ème siècle, nous emmène dans une cour qui reconstitue la vie d’un village au Moyen Age, avec son four à pain, ses écuries et tout ce qui peut constituer une vie en autarcie. On longe ensuite la façade Renaissance du château, construite en briques rouges ornée de dessins de briques noires et bleues, avec un soubassement en silex taillé. Deux tours carrées se détachent de cette façade dont l’une possédant une très belle porte en bois ornée d’une cordelière dite « cordelière des veuves » attribue d’Anne de Bretagne. On ne sait pas si cet emblème a été sculpté pour honorer une visite d’Anne de Bretagne ou s’il a simplement été repris par l’une des propriétaires devenue veuve comme cela était courant à l’époque.

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien (1813-1859) ; archives de l'Eure, http://archives.eure.fr/

     

          Le château présente des similitudes avec le beffroi de Dreux et le château de Châteaudun, des études sont en cours pour identifier le ou les architectes.

          La façade Renaissance ouest a été  agrandie au 18e siècle par une façade « plate » dans l’esprit de l’époque terminée par une tour carrée faisant pendant avec la tour existante. On a voulu créer un aspect symétrique, mais l’épaisseur des murs a empêché la création de fenêtres à certains endroits nécessaire à cette symétrie. De fausses fenêtres y été donc peintes puis au 19ème siècle des volets fermés ont masqués ces fausses fenêtres.

         Du côté de la cour actuelle d’entrée, les deux façades forment un angle marqué par une tourelle d’époque Renaissance avec un toit surmonté d’une couronne de briques du 19ème siècle pour honorer le passage de la reine Hortense fille de l’impératrice Joséphine en 1814. En effet, la famille d’Arjuzon propriétaire de l’époque, demande à l’architecte Berthault (architecte de l’impératrice à Malmaison) de composer sur la façade un décor dans le goût de l’époque. Le décor normalement provisoire, est resté. » [3]

     

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         « De la forteresse mentionnée en 1194 et comprise dans la ligne de défense du duché de Normandie, il ne reste que son implantation et des vestiges de maçonneries. Le château a été reconstruit à la fin du 15e siècle selon un plan en équerre avec des décors de briques vernissées. Le logis a partiellement été reconstruit et doté d'une façade classique au 18e siècle. En 1810 la façade sur cour a été dotée, par l'architecte Berthault, d'un décor d'inspiration égyptienne pour une aile, gothique pour l'autre, l'intérieur a en grande partie été remanié à la fin du 19e siècle, il conserve des éléments antérieurs, voûte d'ogives, culs-de-lampe sculptés, salle haute couverte d'une charpente en carène du 16e, salle du chartier, vestiges de peinture murale du 16e siècle dans la salle aux cerfs. Le domaine comprend aussi un ensemble de communs organisés autour d'une cour, un parc ordonnancé orné de plusieurs fabriques dont la plus remarquable est une tour dite de Malborough, un potager et des dépendances de la fin du 19e siècle, dont une ferme modèle. » [4]

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)« Promenade autour du château de Louye et visite de la salle aux Cerfs :

     

    Historique du lieu

     

         Le nom de Louye a une origine mal connue : peut-être la transcription d'un nom celte dont on ne connaît pas la signification, ou la traduction du mot latin auditifs, l'ouïe, donnée à ce lieu à cause des multiples échos existants, des vents violents qui y soufflent, ou encore, selon une légende, parce qu'un veneur égaré aurait ouï à nouveau le son des trompes dans ce lieu, et aurait ainsi retrouvé sa voie.

     

    En entrant par le porche

     

         Ce porche, appelé châtelet d'entrée, est l'ancienne entrée principale du château jusqu'au 18e siècle : il ouvre sur la basse-cour qui, dans les châteaux du Moyen Age et du 15e siècle, était une sorte de cour ouverte à tout le village, et où tous avaient accès à un certain nombre d'éléments permettant une vie en autarcie : four à pain, buanderie, écuries, menuiserie... 

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)      En entrant dans cette cour, on voit sur la gauche les bâtiments les plus anciens, terminés à l'angle est par le curieux mur dit « à pas de moineaux », que l'on rencontre souvent en Flandre, mais dont on ignore ici l'explication. Sur le côté droit, après le bâtiment construit au 19e siècle reconnaissable à la couleur beaucoup plus violette des briques, se trouve un bâtiment de communs recouvert d'ardoises comme le reste du château et construit en 1772 comme l'atteste une plaque de marbre fixée dans un des plafonds. Cette partie a dû être construite en même temps que l'agrandissement du château, sur la partie Ouest.

     

    Le château

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)      En partant de cette cour, on suit l'évolution de la construction de ce « Loi a Castrum » mentionné dans l'histoire de la Normandie en 1180, comme étant une des dernières forteresses de la ligne de défense de Richard Coeur de Lion contre le roi Philippe Auguste.

          La première tour carrée, très haute et très massive, contrairement au reste du château construit de façon étroite et aérée, a certainement été rebâtie sur les restes du donjon féodal, en agrémentant les murailles défensives du 12e siècle de ce parement de silex taillé que l'on retrouve tout le long du château et qui en fait l'unité. La particularité de ces silex taillés dits « en oeil de chat », est d'avoir cinq faces taillées qui permettent un emboîtement et une mise en place pratiquement sans joints.

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)     Après cette tour, on longe le bâtiment de la fin du 15e siècle et du début du 16e siècle, en remarquant sur la deuxième tour la belle porte à arc surbaissé qui devait être l'entrée principale de l'époque: elle mène à une grande pièce voûtée et assez obscure, (qui nous tient lieu de cave, compte tenu de la différence de niveau entre cette partie et la cour intérieure), au dessus de laquelle se trouve la salle aux Cerfs, pièce dans laquelle tout le monde vivait, elle-même surmontée au premier étage d'une grande salle qui tenait lieu de chambre où tout le monde dormait c'est là le schéma classique des dispositions intérieures des châteaux de cette époque. Bien entendu, les remaniements successifs ne permettent pas de retrouver exactement les 3 niveaux, mais les poutres existantes désignent parfaitement les emplacements.

        Autour de cette porte, est sculptée une cordelière à trois anneaux enroulés dite « Cordelière des Veuves « qui était un emblème d'un ordre de chevalerie destiné uniquement aux femmes et instituée par la reine Anne de Bretagne pour honorer ses dames d'honneur ou des femmes choisies par elle. On connaît donc la signification de cette sculpture mais on sait pas exactement pourquoi elle a été mise dans ce château.

         Sur toute cette façade, on peut voir la présence de dessins de briques bleues dites briques surcuites qui décorent la façade, ainsi que les traces, au dessus des linteaux des fenêtres, de l'emplacement des meneaux centraux du 15e siècle, retirés au 18e siècle, lorsque le goût du jour a voulu faire des fenêtres plus grandes et descendant plus bas sur la façade.

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)     Une fois passé l'angle du château, on arrive sur la partie Ouest où se juxtaposent les constructions du 15e et du 18e siècle : le château du 15e s'arrêtait au niveau du perron et se terminait par une tour carrée semblable à celle de l'angle.

         Lorsque le château est agrandi, on démolit cette tour et l'on prolonge la façade en conservant le silex et la brique, mais sans remettre de dessins de briques bleues. Le goût de l'époque est à la symétrie, et pour obtenir cette symétrie, il est créé dans les murs anciens trop épais des fausses fenêtres et les fenêtres existantes sont elles-même modifiées. (...)

     

    Le potager

     

         Toute cette partie Ouest domine l'ancien potager du château, clos de murs en bon état, coiffés non pas de tuiles, mais d'une brique triangulaire spéciale, et qui possède un bassin central et deux petits bassins annexes : ceux-ci sont actuellement enfoncés légèrement dans le sol et on ne les distingue qu'en lumière rasante. Le potager a une superficie d'environ deux hectares et s'il a l'air vu d'en haut parfaitement carré, il est en fait de forme trapézoïdale, justement pour avoir l'air carré. De même, comme le terrain n'est pas tout à fait plat, le mur du fond , pour garder l'horizontalité par rapport au mur le long de la route, est légèrement moins haut.

         Le potager a été cultivé en potager jusque vers les années 1910 et il serait très intéressant de le réhabiliter sous une forme même simplifiée, mais cela ne peut être envisagé, compte tenu de sa taille, qu'en partenariat avec des instances régionales ou départementales, ou un lycée agricole, ou un pépiniériste, ou toute autre forme d'aide.

     

    La Cour Intérieure ou Cour d'Honneur

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)      Cette cour présente un aspect très différent par rapport à l'autre côté du château car on peut y voir réunies toutes les traces des époques successives de la construction et des modifications du lieu : le bâtiment des communs du 18e siècle, la grosse tour reprise sur l'ancien donjon, le bâtiment du 15e siècle surmonté de son très haut comble, où se trouve une charpente en forme de carène de bateau, qui surplombe une galerie sans doute ouverte autrefois sur cette cour, puis la tour d'angle de l'escalier de I 'époque Renaissance, restaurée vers les années 1830 dans le goût « troubadour » (retour vers les éléments les plus moyennageux du décor) et enfin l'aile du 18e siècle. A cela s'ajoute le surprenant décor en stuc et briques imaginé par l'architecte Berthault, architecte de l'Impératrice Joséphine, qui a ajouté sur cette façade une décoration dans le style Retour d'Egypte : des pyramides autour du toit galbé de l'escalier, des pilastres évasés avec un décor de feuilles de lotus autour des fenêtres et une imitation de l'entrée des temples autour des deux portes d'entrée. Ces ajouts empreints de cette marque d'intérêt pour l'Egypte sont curieux mais rarissimes en architecture, alors qu'ils ont été très nombreux en matière de mobilier et de décor intérieur.

     

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         Au 18e siècle, un bâtiment fermait la cour sur le troisième côté on sait peu de choses sur ce bâtiment, démoli sans doute au tout début du 19e siècle : c'était, paraît-il, un théâtre et on ne le connaît que par sa représentation sur une gravure et sur le tableau du vestibule que vous pouvez voir à droite en entrant, au dessus de la statue de Fremiet représentant un pélican.

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)      A cette même époque, la cour était prolongée, non pas par un parc à l'anglaise, mais par un parc dessiné de façon plus stricte, avec la grille située au milieu de l'actuelle pelouse, et des deux côtés de cette grille une douve sèche à la hauteur du bout du bâtiment des communs. Par contre, la double allée de tilleuls, telle qu'on la voit sur le tableau, existe toujours, mais on ne peut voir, compte tenu de l'ampleur actuelle des arbres, la tour construite également par Bertault dans le goût des fabriques du 18e siècle, pour fermer la perspective

     

    La salle aux Cerfs

     

         Son nom lui vient des onze cerfs représentés « en noble repos » et jaillissant du mur comme une frise en relief située à deux mètres du sol. Ces sculptures sont dotées de bois véritables - tradition que l'on trouve même dans des représentations de cerfs de la Chine Ancienne - qui proviennent vraisemblablement d'Europe Centrale et datent du 16e siècle. Le cerf situé au dessus de la cheminée, ce qui est un décor déjà plus fréquent aux alentours des 15e et 16e siècles, car le seigneur, seul habilité à chasser sur son territoire, manifeste son droit par ce genre de représentation, est sans doute le plus ancien, et l'on peut penser qu'il a servi de modèle aux autres, qui sont sculptés avec plus de recherche et plus de finesse, en particulier sur le cou. 

     

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         Il existait au 16e et au 17e siècle des pièces semblables à celle-ci, au Palais Ducal de Nancy, à Etoges en Champagne, en Belgique. II n'y a plus actuellement que la galerie de Mesnières en Seine Maritime qui a des cerfs d'un seul côté de la pièce, et un château en Poitou pour avoir conservé ce décor. Les peintures murales qui sont derrière la frise de cerfs sont plus tardives car elles datent de l'époque romantique et s'inspirent d'un romantisme échevelé pour représenter la forêt de Dreux, ou les mines de la Richardière. Très récemment, il a été découvert sous l'une des boiseries des éléments de fresque du 15e siècle, fresque peinte sans apprêt directement sur la brique dont on voit le dessin sous cette peinture, et sur laquelle on distingue des fleurs, des faisans, de grands feuillages d'aristoloche, dans l'esprit des tapisseries des mille fleurs. On ne sait pas si ces éléments de fresque sont isolés ou s'ils existent derrière toutes les boiseries.

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)     Les cerfs portent au cou les armoiries des familles propriétaires du lieu ou acteurs de l'histoire de la Normandie : Au dessus de la cheminée, on voit les armes de France, car le château fait partie du domaine royal après que Philippe Auguste ait obtenu reddition de Richard Coeur de Lion. Le domaine reste dans la descendance du roi de France puisqu'il est donné avec le fief de Dreux à Robert de Dreux, troisième fils de Louis VI le Gros. Le château passe ensuite dans les mains de Pierre de Dreux, fondateur de la nouvelle dynastie des ducs de Bretagne qui durera jusqu'à environ 1500, ce qui explique les armes de Bretagne sur ce même écusson.

    Ci-dessus, blason de la famille de Dreux-Bretagne extrait de http://dameshadow.skyrock.com/photo.html?id_article=421324549&id_article_media=-1

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)     Ensuite, de cette descendance viendra Gauvin de Dreux, reconstructeur du château entre 1478 et 1508. Jusqu'à 1780, le château passera entre les mains de plusieurs familles, toutes apparentées de façon plus ou moins proche à cette ascendance royale, jusqu'à la famille de Guenet qui a agrandi le château et le vend en 1780 au fermier général Jean Marie d'Arjuzon.

    Blason de la famille de Guenet par Gilloudifs.

     

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    Blasons ci-dessus : à gauche, blason de la famille d'Arjuzon par Jimmy44 (talk) 05:18, 30 May 2012 (UTC)Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19655131 ; au centre, blason de la famille de Foucauld par SanglierT — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=32071061 ; à droite, blason de la famille Salviac de Viel Castel extrait de http://chateausteenbourg.free.fr/blasonszylof.htm

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)     « Le comte Gabriel d'Arjuzon (1761-1851), administrateur et homme politique français des 18e et 19e siècles, possédait le château de Louye. » Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_d%27Arjuzon

     

     

     

    Portrait de Gabriel d'Arjuzon par Louis-André-Gabriel Bouchet par Louis-André-Gabriel Bouchet (1759-1842) — http://catalogue.drouot.com/ref-drouot/lot-ventes-aux-encheres-drouot.jsp?id=2459539, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20571084

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)     « Le comte Félix d'Arjuzon (1800-1874), homme politique français du 19e siècle, fils du précédent, vend le château de Louye en 1852. » Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_d%27Arjuzon [1]

     

     

     

    Hippolyte Flandrin (1809–1864), Portrait de M. le comte d'Arjuzon, 1841, Musée national du château de Compiègne par Catalogue Joconde : entrée M5009000313www.photo.rmn.fr, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19655270

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)     La famille d'Arjuzon se rallie à l'Empire, Madame d'Arjuzon est la dame d'honneur de la reine Hortense, fille de l'impératrice Joséphine, et c'est sans doute pour cette raison qu'elle a fait appel à l'architecte Berthault pour redécorer le château. Le château reste dans cette famille jusqu'en 1850, date à laquelle il est vendu à monsieur et madame Moitessier, industriels parisiens qui souhaitent apporter à l'agriculture des moyens nouveaux semblables aux développements des villes et construisent la « ferme modèle» qui est située sur la route de Saint André. Ils mettent également en place un remarquable système d'adduction d'eau depuis la ferme jusqu'au château et aux jardins. Madame Moitessier, née Inès de Foucauld est la tante de Charles de Foucauld, le futur père de Foucauld, ermite au Sahara où il sera assassiné, qui a passé de nombreux séjours de vacances à Louye dans son enfance et sa jeunesse. Le château de Louye est vendu en 1882 au comte de VieI Castel, ancêtre des propriétaires actuels. »  [5]

     

    Ci-dessus : Madame Moitessier par Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867) 1856
    Huile sur toile H. 120 ; L. 92,1 cm © The National Gallery, Londres, Dist. RMN-Grand Palais / NG Photographic Department ; extrait du site http://www.connaissancesdeversailles.org/t7188-musee-d-orsay-spectaculaire-second-empire

     

    LES REMPARTS DE LOUYE (Eure)Protection :


         « Domaine en totalité, y compris la clôture, l'ensemble du bâti, le parc et le potager (cad. A 1 à 10, 668, 884, 885 lieudit Le Parc ; B 13 lieudit Le Potager) : inscription par arrêté du 17 avril 2000 » [6]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de https://www.mapado.com/louye/chateau-de-louye

    [3] Extrait de https://www.ot-dreux.fr/decouvrez-visitez/patrimoine-culturel/chateaux-et-demeures/item/2814-chateau-de-louye

    [4] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-eure-chateau-a-louye-chateau-de-louye.html

    [5] Extrait d'une brochure distribuée lors de la visite du château de Louye au cours des journées du patrimoine (vers 2005-2010) dans http://anet-ezy-ivry.blogspot.fr/2015/06/le-chateau-de-louye-brochure.html

    [6] Extrait de https://monumentum.fr/domaine-louye-pa27000036.html

     

    Bonnes pages :

     

    https://www.flickr.com/photos/biron-philippe/3935086218

    http://chateau.over-blog.net/27-diaporama-louye.html

    http://www.vacanceo.com/albums_photos/fiche-album_17386.php

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