• LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure)

    LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure) LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure) LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure) 

     

          « Le château, installé sur un petit éperon barré par un fossé, à proximité du village, est construit en silex et comprend un donjon sur motte, cylindrique, occupant le centre d’une enceinte fossoyée polygonale régulière de 33,5 m de diamètre dont les angles sont dotés, alternativement, de contreforts et de six tours quadrangulaires de dimensions variables. Le diamètre du donjon est d’une douzaine de mètres et ses murs sont épais de plus de 3 m.
         L’ensemble paraît avoir été construit en une seule campagne et sa destruction est intervenue dans la première moitié du 15e s. » [1]

     

    LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure)   LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure)

     Plan hypothétique du château de Longchamps (à améliorer...) ; blason d’Étienne de Longchamps extrait du site : http://lmarenco.free.fr/Articles/Armorial_Bouvines.htm

     

    LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure)

    Longchamps-en-Lyons est l'une des quatre châtellenies royales du pays de Lyons au Moyen Âge avec celles de Beauvoir-en-Lyons, Neufmarché-en-Lyons et Lyons-la-Forêt. Carte extraite de http://beauvoir.avenir.free.fr/FR/Beauvoir_en_Lyons.php

     

    LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure)     « Longchamps doit son nom à la famille de Longchamps.

         Les faits les plus marquants de l’histoire de Longchamps remontent à la période du Moyen Age, notamment au regard de sa situation de place forte de défense de la forêt de Lyons marquée par son château.

         Des séjours de Philippe Le Bel y intervinrent à de multiples reprises à la fin du 13ème siècle et au début de 14ème siècle. On retrouve aux archives nationales des édits royaux signées et cachetés à Longchamps ; à l’époque Longchamps en Lyons.

         Le roi Henri II de Plantagenet, roi d’Angleterre, le confisqua en 1180.

         Il fut le siège de la famille de Longchamps qui abrita, nous le verrons ensuite, de nombreux hôtes illustres.

         Sa construction est évaluée avoir été réalisée au plus tard au 12ème siècle. Il était circulaire, doté de 5 tours massives de défense surplombant le fossé, et doté en son centre d’un donjon remarquable.

         Le château fut détruit en 1437-1438 et il en reste aujourd’hui des ruines assez explicites.

         La famille de Longchamps s’illustra en particulier autour de trois personnages [2] :

     

         - Guillaume de Longchamps, chancelier d'Angleterre (1189-1197). Voir à https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Longchamp

     

         - Étienne de Longchamps, frère du précédent. Familier de Richard Cœur de Lion, il l'accompagne lors de la 3e croisade pour devenir gouverneur de Saint-Jean d'Acre (1191-1192). Les pipe rolls le signalent comme prévôt de Lyons en 1198. En 1204, il passe au service de Philippe Auguste dont il devient un fidèle vassal. Il meurt à Bouvines en 1214 sous les yeux du roi capétien qu'il tentait de protéger. Voir à https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_de_Longchamps

     

         - Néel de Longchamps, neveu des deux précédents.

         « Nigel est l’auteur du Speculum stultorum  Miroir des fous »), une satire en vers élégiaques latins sur le clergé et la société en général. Ce poème conserva une immense popularité pendant des siècles. Dans « The Nun's Priest's Tale », Chaucer le cite sous le titre « Daun Burnel the Asse ». On lui attribue d'autres courts poèmes en latin trouvés dans un manuscrit du 13e siècle, avec un traité en prose, Contra Curiales et Officinales Clericos. Ce traité est une remontrance amicale au chancelier Guillaume de Longchamps, en tant qu’évêque d’Ely. Wireker exhorte son oncle à mener de pair les affaires de l'Église et celles de l'État. Plusieurs siècles durant, les descendants de Estienne de Longchamps lui succédèrent. » [2] Voir à https://fr.wikipedia.org/wiki/Nigel_de_Longchamps [3]

     

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    Photo 1 extraite de http://pfjoy.free.fr/zone_8.htm ; photos 2-3 extraites de http://chateau.over-blog.net/article-eure-chateau-de-longchamps-97251525.html ; photos 4-5 extraites de http://www.mondes-normands.caen.fr/France/patrimoine_architectural/normandie/Vexin/Etrepagny/0710Longchamps/A.htm ; photos 6 à 12 extraites de https://www.asalf-levriere.org/motte-feodale-de-longchamp 

     

         « Le château de Longchamps se situe non loin des franges du massif forestier de Lyons. Il est installé au nord du village, au niveau d’une rupture de pente au-dessus d’un petit vallon sec. La fortification dessine un tronc de cône de 50 m de diamètre à la base pour 35 m au sommet, elle est partiellement isolée du flanc de coteau par un fossé de plus de 5 m de profondeur pour 25 m de largeur. Le tertre n’a pas fait l’objet d’un remblaiement significatif, les terres extraites ont été employées pour établir un fort rempart de terre visible dans le quart septentrional du site. Vers le nord-ouest, une terrasse de 40 m x 30 m est délimitée par un fossé dont une partie a disparu. Il est difficile d’y voir une basse-cour (celle-ci devait se développer vers le sud, occupé par une ferme), il s’agit plutôt d’un ouvrage avancé orienté vers le plateau.

     

    LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure)     Sur le pourtour de l’enceinte principale se développe un mur irrégulièrement conservé flanqué de cinq tours rectangulaires. Au centre se dressent les vestiges d’une tour circulaire dont il ne reste que le blocage. Le mur annulaire devait adopter un tracé fermé. Son élévation est percée de plusieurs ouvertures permettant l’accès au second niveau des tours et de deux baies qui indiquent la présence de bâtiments adossés. Les flanquements postérieurs au mur annulaire, adoptent tous le même plan. Leur élévation est faite de silex alterné avec des lignes de grès. L’espace intérieur est divisé en deux niveaux de tir avec l’aménagement d’archères à niche, deux disposées frontalement, puis trois sur chacun des côtés à l’étage. Au centre, la tour circulaire présente une forte épaisseur des murs, 3,50 m, et un faible espace intérieur, 3,70 m de diamètre. La seule fonction qui lui est assignable est la surveillance, l’exiguïté du volume interne interdit d’y voir un espace résidentiel. Celui-ci était plutôt distribué le long du mur annulaire, à la manière d’un shell keep.

         Les comptes de l’Échiquier de Normandie, en 1180, précisent que le roi d’Angleterre, Henri II Plantagenêt, est entré en possession du château. Le mur annulaire posé sur le sol géologique semble être bâti dès l’origine. Le fossé et les terres qui en sont issues, disposées en arc, sont logiquement présentes dans la première phase. L’ouvrage avancé, qui coupe nettement cette levée de terre, est le témoin d’une seconde phase de terrassements. Par les matériaux utilisés, les tours de flanquement, s’apparentent à une construction de la fin du Moyen Âge. En effet, le site a fait l’objet d’incessants travaux sous Philippe le Bel et ses successeurs jusqu’au début du 15e s. Préalablement, une phase de travaux commandée par les Plantagenêts à la fin du 12e s. est probable. (Responsable de l’étude et du relevé : Lepeuple Bruno). » [4]

    Photo ci-dessus extraite de https://www.asalf-levriere.org/motte-feodale-de-longchamp

     

     LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure)   LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure)

     A gauche, plan extrait du cadastre napoléonien ; à droite, photo aérienne extraite du site Géoportail

     

         « Les restes de cette forteresse du dispositif défensif de l’Epte sont les mieux conservés du canton d’Etrepagny.
    Son histoire est assez représentative du sort des seigneurs possessionnés sur des zones frontalières. Dans le traité de 1190 conclu entre Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion, ce dernier abandonne en effet le Vexin normand à condition qu’Étienne de Longchamps conserve notamment sa terre pour laquelle il devra foi au roi de France. Quand, Richard reprend le Vexin normand en 1197, il rend sa forteresse à Étienne. Prise en 1201 par Philippe Auguste, ce dernier la lui restitue cependant en 1204 et il mourra à Bouvines dix ans plus tard. » [1]

     

         « 1288 : Philippe le Bel confirma à Jean le Veneur le don de la moitié de la terre de Longchamps et donna l'autre moitié à Pierre, frère de Jean.

            En mars 1308, le roi donna à Enguerrand de Marigni la haute justice de Longchamps. En août 1309, il donna le droit d'établir une foire à Longchamps.

         Après la mort d'Enguerrand de Marigni, Louis le Hutin donna, en novembre 1315, la maison de Longchamps à son veneur Henriot de Meudon, avec soixante livres de rente.

         En 1334, la terre de Longchamps passe par mariage dans la maison des comtes de Melun, seigneurs de Tancarville.

         En 1370, Charles V donna le château de Longchamps à Gilbert de Tillières, en échange de la baronnie de Tillières. » [5] 

     

    LES REMPARTS DE LONGCHAMPS (Eure)     « La plus contemporaine des personnalités de Longchamps fut le commandant Cousteau qui aimait s'y retirer dans sa chapelle Saint-Goujon, datant de la même époque que le château. Il fut un contemporain de Longchamps plusieurs décennies durant. » [2]

     Photo extraite de https://27.monvillagenormand.fr/illustration.php?NumImage=427004563 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://www.mondes-normands.caen.fr/France/patrimoine_architectural/normandie/Vexin/Etrepagny/0710Longchamps/index.htm

    [2] Extrait de http://www.mairie-longchamps.fr/site/voir/15

    [3] Extrait de Wikipédia

    [4] Extrait de https://adlfi.revues.org/5262#tocto1n11 (Responsable de l’étude et du relevé : Lepeuple Bruno)

    [5] Mémoires et notes pour servir à l'histoire du département de l'Eure : Recueillis et publiés sous les auspices du Conseil Général et de la Société Libre d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres de l'Eure par M. M. Leopold Delisle et Louis Passy. Aug. Hérissey, 1864. https://books.google.fr/books?id=ifVAAAAAcAAJ&dq=ch%C3%A2teau+de+Longchamps+Eure&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

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