• LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados) LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados) LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)

     

         Etabli dans la vallée de la Vie, l'ancien château de Livarot fut fondé, sans doute, au 11e siècle par la famille Crespin. En 1356, au cours de la guerre de Cent Ans, il est pris par les Anglais qui le conservent jusqu'en 1365. Il est alors démantelé, soit à cette époque soit un peu plus tard au 15e siècle.

         Ce château a aujourd'hui complètement disparu. On en trouve cependant l'emplacement sur le cadastre napoléonien de 1834. [NdB]

     

         " Le bourg de Livarot, situé au fond de la vallée de la Vie, sur une pente doucement inclinée vers l’ouest, doit sa principale importance au commerce du beurre et des fromages qui, de la plus grande partie de l’arrondissement, affluent à son marché.
    L’existence de Livarot ne nous est connue que depuis la fin du 11e siècle. Un château-fort, dont nous aurons à parler, semble avoir été la première cause de son développement. (...)

         Pendant les siècles du moyen-âge, Livarot fut le centre d'une industrie considérable de forges et de clouterie : des bancs épais de mâchefer, que le sol renferme sur une grande étendue, témoignent de l'importance qu'eurent ses ateliers. Mais quand vinrent les longues et cruelles guerres des Anglais, Livarot, qui paraît avoir beaucoup souffert de leur fureur, vit décliner cette ancienne industrie, qui, après avoir langui quelque temps, a fini par être complètement abandonnée. Au 15e siècle, le bourg de Livarot était réduit à un nombre d'habitants peu considérable comme on peut en juger par les dimensions exiguës de l’église paroissiale, construite à cette époque, et dont les portions utilisées dans les reconstructions subséquentes de cet édifice religieux permettent de calculer les dimensions primitives. " [1] 

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " Ce bourg est également l’un des plus anciens connus dans le sud du Pays d’Auge. Le seul texte le citant est un diplôme perdu d’Herluin, fondateur du Bec (vers 1075), dont on ne possède que des extraits publiés en 1612 par Dom Jean Picard. Le passage concernant le bourg de Livarot est le suivant « …Willielmus Crispinus… dédit etiam de telonio burgi Livarolt XL solidos praeter supradicta dona ». Ce bourg de Livarot fut fondé avant 1066 ainsi que le prouve un autre passage : « hanc donationem confirmavit Willielmus rex Anglorum, cum esset cornes Normannorum ». Le donateur ne peut être que ce même Guillaume Crespin, premier du nom, contemporain de Guillaume le Conquérant, qui donna également à l’abbaye du Bec le droit de présentation à la cure de Saint-Ouen de Livarot. Les Crespin étaient alors seigneurs de Livarot et châtelains de Tillières.
         Il s’agit ici d’un bourg seigneurial et peut-être même castral : tout dépend de l’époque à laquelle fut construit le château de Livarot sur lequel nous n’avons pu obtenir aucun renseignement ; nous savons seulement que ce château fut pris par les Anglais vers 1356. " [2]

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)

     

    Plan de situation du château disparu de Livarot d'après le cadastre napoléonien de 1834. Il se trouvait à l'emplacement actuel de la place Pasteur anciennement place du Marché-aux-Fromages. Ses douves étaient alimentées par la Vie ; blason actuel de la ville de Livarot par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18142095

     

    Description

     

         " Le château était situé dans la vallée à l’emplacement actuel de l’usine Fournet, une partie des communs, bâtiments à mansardes, bien construits, du règne de Louis XIV, subsistent encore sur la route de Saint-Pierre. " [3]

     

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    Ci-dessus : à gauche, plan extrait du cadastre napoléonien de 1834, section A3, Archives du Calvados - https://archives.calvados.fr/ ; au centre, ce même plan superposé sur une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " Le château de Livarot, dont la construction primitive pouvait remonter au 11e siècle, était un des édifices féodaux les plus remarquables de la contrée : son enceinte, de forme circulaire, bâtie en pierres du grès le plus dur, soigneusement appareillées, était entouré de fossés profonds alimentés par la rivière de Vie : aussi, Livarot fut-il longtemps regardé comme une place très forte. Mais, ce vieux château ayant été démantelé dans les guerres du 14e siècle, il n’était resté de ses murs primitifs que des portions de hauteurs inégales sur lesquelles étaient venues s’appuyer plusieurs constructions en bois, dépourvues de tout ensemble et de toute régularité.
         La partie la plus remarquable et la mieux conservée de cette ancienne demeure était un pavillon, ou tourelle, donnant accès dans la cour intérieure et où se trouvait autrefois un pont-levis. Suivant M. Guilmeth, la totalité de l’enceinte avait 252 pieds de circonférence en dedans des fossés. (...)

         Les événements de la Révolution ayant causé la ruine de la maison Gossey, la terre de Livarot fut saisie par ses créanciers et, enfin, vendue en détail en 1816.

         Quelques années après, le vieux château était rasé jusqu’aux fondements : sur le terrain qu’il occupait, s’élève maintenant l’école communale des filles, tenue par les religieuses de la Providence. " [1]

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1834, tabeau d'assemblage, Archives du Calvados - https://archives.calvados.fr/ ; on distingue nettement l'emplacement de l'ancien château de Livarot.

     

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    Ci-dessus, la place Pasteur, anciennement place du Marché-aux-Fromages, qui occupe l'emplacement de l'ancien château de Livarot.

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " Outre l’église paroissiale (ci-contre), il y avait à Livarot quatre chapelles : celle du château dédiée à la Vierge et à Saint Georges, détruite dans le 15e ou 16e siècle, celle de la Pipardière ou Notre-Dame de la Franquerie, fondée par les Fresnel, d’où Pierre, évêque de Lisieux, famille éteinte avec Jean Antoine de Fresnel qui épousa Catherine de Bonenfant (...) La chapelle de Neuville qui date du 17e. Neuville est un fief appartenant à la famille Rioult et une autre chapelle, dont on ignore le nom et l’emplacement. " [4]

     

    Histoire

     

         " La seigneurie de Livarot fut possédée par un grand nombre de familles illustres. Le premier que l’on trouve c’est Gillebert Crespin qui se distingue à la bataille d’Hasting en 1066. Son fils fut fait prisonnier en 1106 à la bataille de Tinchebray et en 1119 à celle de Brenneville (...) " [3]

     

         " Au 13e siècle il entra dans la famille de Ferrière.
         En 1332 on trouve une Jeanne le Beauvoisien, dame de Livarot. " [4]


         La famille de Grailly le posséda au 15e siècle d’où il passa dans la famille d’Arces et de celle-ci dans la famille d’Oraison par le mariage d’André d’Oraison avec Jeanne d’Arces." [3]

     

    La famille Crespin

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " L'histoire de Livarot s'identifie avec celle du château-fort qui y a existé pendant plusieurs siècles et qui était le siège d'une baronnie. Ses plus anciens seigneurs furent les Crespin, alors châtelains de Tillières ; cette maison, depuis connue sous le nom du Bec-Crespin, a donné naissance à un maréchal de France. Guillaume Crespin, premier du nom, contemporain de Guillaume-le-Conquérant, donna à l'abbaye du Bec le droit de présentation à la cure de Saint-Ouen de Livarot. Son petit -fils, Goscelin Crespin, confirma cette donation en 1155. Le fils de ce dernier, Guillaume Crespin, troisième du nom, donna des propriétés à Livarot, à l'abbaye de Saint-André-en-Gouffern, qui posséda aussi en cette paroisse une chapelle, dite de Saint-André, détruite depuis trois siècles au moins, mais dont on distingue encore l'emplacement dans l'herbage dit de la Couture-Saint-André. " [1]

     

    Ci-dessus, blason de la famille Crespin, Crespin du Bec par User : Ssire Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Ssire., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5012623

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " Le château dont il existe encore quelques pans de mur sur la rive droite de la Touque [ NdB : la rivière la Vie en réalité ! ], tout près et au nord-ouest du bourg, a dit-on, été occupé par Charles Ie Mauvais au 14e siècle mais je crois qu'il existait dès le 12e. Robert du Mont nous apprend en effet que ce fut à Livarot qu'éclata, dans l'armée du roi Etienne composée de Flamands et de Norinands,une dissension qui le força de rebrousser chemin lorsqu'il marchait sur l'Anjou en 1157. Le sujet de la dispute était d'après Robert du Mont, la soustraction d'une outre de vin faite par un Flamand au préjudice d'un guerrier de la suite de Hugues de Gournay mais ce ne fut que l'étincelle qui alluma des haines profondes existant entre l'armée Flamande et l'armée
    Normande. " Arcisse de Caumont [5]

     

    Ci-dessus, carte d'Etat Major (1820-1866) extraite du site Géoportail : on distingue l'emplacement de l'ancien château de Livarot sur la carte de droite ; sur celle de gauche, il a disparu.

     

    La famille du Neufbourg

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " La maison du Neubourg qui portait : bande d’or et de gueules de trois pièces à un lambel d’azur. " [4]

     

    Ci-contre, blason de la famille du Neufbourg extrait de https://gw.geneanet.org/zardoz?lang=fr&n=de+neufbourg&p=henri

     

         La baronnie de Livarot sortit de la famille Crespin par le mariage d'Isabelle, fille de Guillaume Crespin, ci-dessus nommé, et d'Eve de Harcourt, avec Robert du Neufbourg, baron d'Asnebec. Celui-ci appartenait à une branche cadette de l'illustre maison des comtes de Beaumont et Meullent en France, de Leicester, de Bedford et de Warwick en Angleterre. Les Neufbourg conservèrent la baronnie de Livarot jusqu'à leur extinction qui eut lieu au commencement du 15e siècle. " [1]

     

         " Henri II du Neubourg épousa Jehanne de Friardel. Il mourut en 1329 et fut enterré au Prieuré de Saint Cyr de Friardel, fondé par les ancêtres de sa femme ; mais peu après il fut transféré au Bec auprès des autres membres de sa maison. " [4]


         " Le règne du roi Jean fut, pour Livarot, une époque désastreuse. Le château, étant tombé entre les mains d'un parti d'Anglais et de Navarrais, devint pour eux une place d'armes d'où ils sortaient pour piller et dévaster le pays environnant. Pendant plusieurs années ils réussirent à s'y maintenir : cette période vit la ruine et l'incendie changer l'aspect de la contrée. On assure que Du Guesclin vint en personne assiéger le château de Livarot, et qu'il ne put réussir à le prendre. "
    [1]

     

         1362 : " C'est ainsi que les Anglo-Navarrais occupent le château de Livarot, situé dans la riche vallée d'Auge, non loin de cette forteresse de Cormeilles qui est depuis plusieurs mois le principal point de mire de du Guesclin. Robert de Neubourg, seigneur de Livarot, essaye en vain de déloger les envahisseurs, et Bertrand, qu'il appelle à son aide, n'est pas plus heureux. " [6]

     

         " Quoi qu'il en soit, les Anglais s'y maintinrent jusqu'en 1365, et n'en sortirent que par composition et en recevant une somme très considérable. Soit qu'on ait alors voulu prévenir le retour de pareils désastres, soit qu'un second siège y ait eu lieu postérieurement, le château de Livarot fut démantelé vers cette époque et cessa d'avoir aucune importance militaire. Il n'en est point fait mention dans les guerres de la première moitié du 15e siècle. " [1]

     

         " Le fort de Livarot fut racheté, en 1365, par Pierre, sire de Tournebu, moyennant 12 000 frs d'or (Siméon Luce : op. cit., p. 466). Cf. l'abbé De La Rue : Nouveaux essais historiques sur la ville de Caen et son arrondissement, Caen, 1842, 2 vol. in-8", t. II, p. 233. "

     

         " Le château de Livarot, qui était encore une place forte en 1364, époque à laquelle Charles le Mauvais, roi de Navarre, le rendit à la France, capitula avec Dunois à la fin de 1448. Il ne tarda pas à être rasé. On en voit encore l'emplacement sur la rive droite de la Vie dont l'eau servait à emplir ses fossés. " [7] 

     

    La famille de Ferrières


    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     "
    Jeanne du Neufbourg, fille et héritière de Robert du Neufbourg et d’Alix de Tournebu, porta la baronnie de Livarot dans la maison de Ferrières, une des plus illustres de la province, par son mariage avec Charles, baron de Ferrières, de Préaux, de Thury, de Dangu, de Vibraye et Montfort-le-Rotrou, sous le règne de Charles VI. Les seigneurs de Ferrières possédèrent la terre de Livarot pendant environ cent ans ; mais, au commencement du 12e siècle, ils tombèrent en quenouille. " [1]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Ferrières par Tretinville Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Tretinville., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18651735

     

         " Robert IV de Neubourg n’avait laissé que deux filles, l’aînée Jeanne, devint baronne de Livarot et porta le domaine, au moins pour partie, à Charles de Ferrières, son mari, car on trouve en même temps Guillaume le Breton, époux de Marguerite, seconde fille de Robert de Neubourg, se qualifier aussi seigneur de Livarot en 1430.
         Jehanne épousa en 1434 Jean Gray, chevalier anglais, qui eut la jouissance des terres de sa femme et en fit l’hommage au roi d’Angleterre. Cependant Jehan de Ferrières, son fils du premier mari, jouit après elle de cette terre qui rentra dans l’obéissance du roi en 1449.
         Le fils qu’il avait eu de Jeanne de Tilly, dame de la Rivière Thibouville, Crévecoeur en auge, Bailleul, Brucourt, etc… ne laissa que quatre filles dont les deux dernières Françoise et Marguerite, se partagèrent la terre de Livarot.
         Elles épousèrent l’une et l’autre des membres de la famille d’Arces de la Bastie. Antoine, qui épousa Françoise, et Philippe qui épousa Marguerite. " [4]

     

    La famille de Morard d’Arces ou d'Arces

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " De Morard d’Arces, maison ancienne et des plus distinguées du Dauphiné : d’azur au franc-canton d’or senestré d’une rose d’argent (de Courcelles tome II) " [4]

     

    Blason de la famille d'Arces de la Bastie http://www.francegenweb.org/heraldique//base/details.php?image_id=7831

     

         " Françoise de Ferrières, une des héritières de cette maison, eut en partage la baronnie de Livarot ; elle épousa Antoine d’Arces, seigneur de la Bastie, gentilhomme dauphinois de la valeur la plus brillante, connu, dans son temps, sous le nom de Chevalier-Blanc. Envoyé par le roi François Ier en Écosse, pendant la minorité de Jacques V, Antoine d’Arces fut élevé à la dignité de vice-roi d’Écosse, mais une fin tragique vint bientôt mettre un terme à ses glorieux efforts en faveur de ce malheureux pays que le dangereux voisinage de l’Angleterre et la turbulence de ses barons tenaient plongé dans un état de confusion perpétuelle : tombé entre les mains d’Écossais révoltés, le seigneur de la Bastie fut cruellement égorgé. " [1]

     

         " Antoine laissa un fils qualifié baron de Livarot, lieutenant du roi à Lisieux lors de la Saint Barthélemy. Il fut tué en duel le 4 mai 1581 de sorte que Jeanne d’Arces, sa cousine, fille de Philippe et Marguerite, devint maîtresse de la totalité de la baronnie de Livarot, qu’elle porta en dot dans la maison d’Oraison, qui la possédait encore dans la première moitié du 17e siècle. " [4]


         " Il laissait deux fils qui possédèrent l’un après l’autre, la terre de Livarot ; car, bien que Nicolas d’Arces, l’aîné, seigneur de Ferrières, Livarot et Thibouville, eût laissé une fille de son mariage avec Anne Le Veneur, des arrangements de famille firent passer la baronnie de Livarot à Jean d’Arces, son frère, baron de la Bastie et de Condrieu. Celui-ci épousa Isabeau de Sillans, fille du seigneur de Creully : il en eut un fils et une fille ; le premier, nommé Guy d’Arces, fut compté parmi les favoris de Henri III, sous le nom de Livarot ; il mourut jeune encore , laissant, pour héritière, Jeanne d’Arces, sa soeur, mariée à André d’Oraison, seigneur de Soleilhas, chevalier de l’ordre et mestre de camp des vieilles bandes françaises. " [1]

     

    La famille d'Oraison

     

    LES REMPARTS DE LIVAROT (Calvados)     " La famille d’Oraison portait : de gueules à trois fasces ourdées d’or. " [4]

     

    Ci-contre, blason de la famille d'Oraison par User:D2paysac Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:D2paysac., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3408134

     

          " André d’Oraison, fils d’Antoine d’Oraison, vicomte de Cadenet et de Marthe de Foix Caudale, était descendu de Philibert d’Aqua, seigneur napolitain, qui, s’étant attaché à la fortune de la maison d’Anjou, fut exilé de sa patrie et se retira en Provence où la faveur du roi René, dont il était grand chambellan, lui fit épouser Louise d’Oraison, héritière d’une famille distinguée de cette province, aux noms et armes de laquelle sa postérité fut substituée. André d’Oraison fut l’auteur de deux branches de cette maison ; l’aînée, celle des marquis d’Oraison Boulbon, resta en Provence, tandis que la cadette, celle des barons de Livarot, vint se fixer en Normandie où elle s’éteignit dans les premières années du 18e siècle ; ses membres ont porté les titres de marquis de Livarot et de Longchamp, barons d’Ouillie et seigneurs de Pontalery, PienCourt, Chiffreville et Héricourt ; deux d’entre eux ont été successivement gouverneurs de Lisieux sous le règne de Louis XIV. " [1]

     

    La famille de Nicolle de Briqueville

     

         " A la fin du 18e siècle Françoise Elisabeth d’Oraison porta Livarot dans la maison Nicole de Briqueville par son mariage avec Messire Charles Nicole, seigneur de Briqueville la Blouette près Coutances. Elle fut enterrée dans l’église de Livarot dans un mausolée surmonté de sa statue en pierre blanche et a été détruit à la Révolution.
         Livarot avait un grenier à sel créé par édit du mois d’octobre 1725, les bâtiments existent encore au bord de la place des Halles, à gauche en montant vers l’église. " (Guilmeth). [4] 

     

         " L’héritière des barons de Livarot, du nom d’Oraison, fut Charlotte Élisabeth d’Oraison, mariée à Charles Nicolle, sieur de Briqueville, fils d’un receveur des tailles à Coutances : elle fut l’aïeule de Louis de Nicolle, marquis de Livarot, qui vendit cette terre en 1763, se réservant le privilège d’en porter exclusivement le nom. Ce dernier marquis de Livarot était maréchal de camp ; il mourut à Londres, dans l’émigration, sans avoir été marié. " [1]

     

    Derniers seigneurs

     

         " Il laissait deux soeurs : Louise Élisabeth de Nicolle, l’aînée, avait épousé François-Jean de Graindorge-d’Orgeville, baron de Mesnil-Durand et maréchal de camp ; Henriette-Blandine de Nicolle, sa soeur, était mariée à Charles Guy du Bosch. La terre de Livarot, y compris les fiefs de Pontalery, Piencourt et autres qui en dépendaient, fut vendue à Mme de Lancize, pour la somme de 261,000 livres. Louis-Marc de Lauzière de Lancize était un officier distingué, originaire de l’Avranchin ; il avait épousé, en premières noces, en 1736, Julie-Geneviève de Lyée de Tonnancourt, qui mourut bientôt sans postérité. M. de Lancize suivit Charles-Édouard en Écosse, comme capitaine d’une compagnie de cadets gentilshommes ; puis, élevé au grade de colonel d’infanterie, il reçut un commandement important à la Martinique où il se remaria avec Mme de Ponthau, riche veuve créole. C’est au nom de cette dame, Catherine-Élisabeth Desvergers, et de Michel de Ponthau, son fils, que fut acquise la baronnie de Livarot. Mr.de Lancize fit construire, à peu de distance du vieux château, un long bâtiment en équerre, destiné à servir de dépendances au nouvel édifice qu’il projetait de lui substituer ; mais ses plans ne furent pas mis à exécution : dès 1767, la terre de Livarot était de nouveau vendue, pour le prix de 310,000 livres, à Joachim-André-Louis Gossey, riche négociant et secrétaire du roi, qui, par cette acquisition, devint seigneur de Livarot, Pontalery, les Loges, le Quesnay, Carel et Piencourt. Mais les événements de la Révolution ayant causé la ruine de la maison Gossey, la terre de Livarot fut saisie par ses créanciers et, enfin, vendue en détail en 1816. (...) " [1]

     

    Jadis, à proximité :

     

         On trouvait autrefois sur la commune de Livarot :

     

    - Le manoir de la Pipardière :

     

         " Construit aux 15e et 16e siècles à Livarot, le bâtiment a été déplacé à Tourgéville au début des années 1990. L'architecte américain Peter Marino rénove le manoir pour la famille Wertheimer.

          L'édifice est classé Monument historique depuis le 18 septembre 1923, classement confirmé après le déplacement le 9 février 1995. " [8]

          Ce déplacement avait suscité à l'époque une vaste polémique, voir à ce sujet ici.

     

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    - Le château de Neuville :

    Celui-ci a été édifié en 1883. Construit sur un sol friable, il a été abattu en juin 1989. Voir à ce sujet ici.

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados. Tome 5 / par Arcisse de Caumont (1801-1873). Éditeurs : Derache (Paris) / Dumoulin (Caen) / A. Hardel () 1846-1867 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96875612/f696.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Livarot%22

    [2] Extrait de http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=6211

    [3] Extrait de Le château fort de Livarot par Anne-Marie Petitjean - Bulletin de la Société Historique du Canton de Livarot. N°12, décembre 2004...(societehistoriquedelisieux.fr)

    [4] Extrait de (Guilmeth) http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=6211

    [5] Extrait des Cours d'antiquités monumentales : histoire de l'art dans l'Ouest de la France, depuis les temps les plus reculés jusqu'au 18e siècle. Partie 5 / professé à Caen par M. Arcisse de Caumont, (1801-1873). Éditeurs : Lance (Paris) / T. Chalopin (Caen) / Edouard frère (Rouen) 1830-1843 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k114693m/f250.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Livarot%22.texteImage

    [6] Extrait de l'Histoire de Bertrand Du Guesclin et de son époque : la jeunesse de Bertrand (1320-1364) par Siméon Luce, (1833-1892). Éditeur : Hachette et Cie (Paris) 1876 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6497052j/f388.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Livarot%22.texteImage

    [7] Extrait de l'Histoire de Lisieux : ville, diocèse et arrondissement. Tome 2 / par M. Louis-François Du Bois, (1773-1855). Éditeur : Durand (Lisieux) 1845 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6533822h/f379.item.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Livarot%22.texteImage

    [8] Extrait de Wikipédia

     

    Bonnes pages :

     

    O http://tourisme.aidewindows.net/livarot.htm

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6533822h/f379.image.r=%22ch%C3%A2teau%20de%20Livarot%22

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