• LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

     

    Ci-dessus, à gauche une photo extraite du site https://actu.fr/societe/images-en-normandie-chateau-du-xve-siecle-cherche-proprietaire_621575.html

     

          On trouve le château (ou manoir) de la Pellonnière ou de la Pellonière au Pin-la-Garenne.

     

         " Le monument est situé dans le département français de l'Orne, à 700 m à l'ouest du bourg du Pin-la-Garenne. " [1]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

     

     Plan de situation du château de la Pellonière au Pin-la-Garenne ; blason de la famille du Grenier par Gilloudifs

     

    Historique

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     " Au Moyen-Age, l'ancien château se trouvait près de l'église paroissiale. Il fut détruit dans les guerres qui opposèrent la famille de Bellême aux Giroie et aux ducs de Normandie.

         Au 13e siècle, le château fut transféré sur la colline, à l'emplacement du château actuel. " [2]

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://actu.fr/societe/images-en-normandie-chateau-du-xve-siecle-cherche-proprietaire_621575.html

     

         " Le château a été construit après la destruction de la motte castrale du Pin, vers le 12e siècle.

         A l'origine c'était un château-fort bâti sur une plate-forme carrée et entouré de fossés. " [3]

     

         " Durant les guerres de Cent ans, Henri V d'Angleterre en prit possession.

         Au 15e siècle, l'édifice était pratiquement en ruine. Il fut rasé et un nouveau château fut construit à partir du quadrilatère entouré de douves qui délimitait les quatre côtés de la place forte du 13e siècle. Le logis seigneurial possède une haute tour pentagonale. " [2]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     " Le logis, avec la tour d'escalier, est du 15e siècle, il appartenait à cette époque à la famille du Grenier.

         Vers 1625, René du Grenier III fait construire un gros pavillon isolé, de plan carré, en avant du logis. Au 19e siècle la toiture d'origine est remplacée par un comble à la Mansart. (...)

         Les tours de la porte d'entrée sont du début du 16e. Le porche d'origine a été remplacé par un portail au 18e siècle. " [3]

     

    Ci-dessus, blason de la famille du Grenier par Gilloudifs.

     

         " Sous le règne de Henri IV, une nouvelle campage de travaux fut entreprise avec l'édification d'un pavillon rectangulaire avec mâchicoulis, d'un grand colombier et d'une porte d'entrée défendue par deux tours latérales. " [2]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     " En 1612, Loup du Grenier épousa notamment Anne Martel, dame d'Oléron. En raison des terres et seigneurie héritées en cette île, il ajouta au titre de seigneur du Pin et de La Pellonnière, celui de « baron d'Oléron », lequel se transmit à son fils René, son petit-fils, également prénommé René (décédé en 1699) prenant enfin le titre de « marquis d'Oléron ».

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         C'est à la famille du Grenier que l'on doit l'embellissement progressif du château, notamment la construction de l'aile, initialement surmontée d'une galerie, reliant le logis au " Pavillon " ci-dessus mentionné et attesté dans plusieurs actes du 18e siècle.

         En 1630, fut édifié par René du Grenier, le colombier dont on possède l'acte de commande daté de 1629.

         En 1699, Anne de Maillé, marquise d'Oléron, veuve de René du Grenier, dernier du nom, fit ériger, sur l'arrière du château et à peu de distance de celui-ci, une chapelle, aujourd'hui disparue. Dédiée à sainte Anne, elle était de forme circulaire.

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     En 1704, par suite du décès de la marquise d'Oléron, la seigneurie du Pin et de la Pellonnière devint propriété de son neveu, le marquis de Bennehart qui revendit le tout en 1713 à la famille de Gersant, puis à la famille Patu de Saint-Vincent qui procéda, à la fin du 18e et au 19e siècles, à de nouveaux embellissements transformant notamment la galerie, au-dessus des cuisines, en une série de chambres desservies par un long couloir. " [4]

     

    Ci-dessus, blason supposé de la famille Patu de Saint-Vincent par Gilloudifs.

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

     

         " Au début du 18e siècle, édification d'une construction en équerre qui réunissait le logis primitif au pavillon situé à l'angle nord de la cour d'honneur. " [2]

     

         " Au 18e et 19e siècles, la famille de Patu de Saint-Vincent fait aménager de nombreuses chambres. " [3]

     

         " Le 23 août 1798 (6 Fructidor An 6), Nicole de Gersant épousa Jean-Baptiste Patu de Saint-Vincent, conseiller correcteur à la chambre des Comptes qui s'illustra par l'acquisition, dans la région, de biens nationaux. Maire du Pin de 1804 à 1834, il légua le domaine à son fils Cyrille Jules Patu de Saint-Vincent, époux de Pauline de Hémant. Ce dernier fut à l'origine de la construction, toujours sur l'aile droite, de la tour à créneaux destinée à « habiller » un ancien escalier et un dispositif d'alimentation en eau.

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     A son décès, en 1867, la Pellonnière et son important domaine foncier, devinrent la propriété d'Isabelle de Hémant, sa nièce. Celle-ci avait épousé, en l'église du Pin, en 1866, Georges Clair, vicomte de la Rivière Pré d'Auge, maire du Pin de 1870 à 1894. A la mort de Mme la comtesse de la Rivière, en 1928, Anne-Marie de la Rivière, la dernière de leurs quatre enfants, hérita du château. Répondant à un vœu antérieur formulé par sa mère, celle-ci en fit don, en 1957, aux religieuses de l'Agneau de Dieu de Brest, aux fins d'y établir « un centre eucharistique de prière et de réparation » qui se transforma, dans les faits, en une maison de retraite et de convalescence. Celle-ci est aujourd'hui transférée dans le bourg du Pin. " [4]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de la Rivière Pré d'Auge extrait de https://sites.google.com/site/barbedekermoysan/delaRivirePrdAuge.jpg

     

         Sur la famille de la Rivière Pré d'Auge, voir ici.

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

     

         1995- 2015 : Alain Lautré et Gilles Alvarez :

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     « La Pellonnière appelait tellement au secours que nous nous sommes sentis obligés de faire quelque chose », raconte Alain Lautré à Normandie-actu. En 1995, le couple voit une annonce immobilière et décide d’aller « y jeter un coup d’œil ». Tout de suite, les deux hommes tombent sous le charme du château et ils l’achètent, avant même d’avoir vendu leur demeure, le manoir d’Ecajeul, au Mesnil-Mauger, entre Caen et Lisieux (Calvados).
         Pendant deux ans, ils ne pourront pas entamer les travaux dont ils rêvaient. (...) Puis ils parviennent à vendre leur manoir et se consacrent pleinement à la réhabilitation du château, « qui en avait grandement besoin ». (...)

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://perche-web.over-blog.com/article-21857036.html.

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     Au début, le couple est loin de mener une vie de château, et se crée un « refuge » composé d’un salon, d’une cuisine-salle à manger et d’une chambre. La grande majorité de la demeure reste dans un premier temps sous sa forme de maison de retraite.
         Puis les gros travaux débutent. Grâce à leurs recherches et à leurs bonnes relations avec un historien local, les deux propriétaires arrivent à se « faire une bonne idée de ce qu’était la demeure, avant sa période maison de retraite ».
         Puis, petit à petit, les travaux avancent et permettent au couple de redonner vie au château. Les pièces sont refaites pratiquement comme à l’origine, et l’ensemble devient très lumineux. Le parc est également réhabilité pour que la demeure retrouve son standing passé. (...)

         La plus grande fierté du couple est d’avoir permis au château de la Pellonière de redevenir un acteur majeur de la vie locale dans le Perche, accueillant de nombreuses expositions ou concert au sein du parc et dans la grande salle. (...)

         Dernièrement, le château a servi de lieu de tournage à la dernière adaptation de Madame Bovary pour le cinéma, tournée en grande partie dans le Perche normand. (...) « Il est temps de passer le relais », avoue le couple, qui compte désormais s’installer dans le sud-ouest, région natale d’Alain Lautré.... ». [5]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

     

    Architecture

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     " Au bout de sa belle allée de platanes centenaires se découvre le château de la Pellonière (15-17e s., ISMH) dans le cadre de verdure de son parc de 8 ha, aux arbres remarquables, avec son allée de tilleuls ombragée et un immense platane bicentenaire. Passé le beau porche aux deux tourelles (pilastres et grille 17e), le manoir (15e) apparaît entouré de ses fossés, vestiges de la forteresse du 12e s. qui avait beaucoup souffert de la " Guerre de cent ans. " [6]

     

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1811, Archives de l'Orne, http://archives.orne.fr/

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

     

         " Ce manoir (8 ha) occupe l'emplacement d'une ancienne place forte dont les douves, aujourd'hui asséchées, sont les seuls vestiges. Le portail d'entrée (début 18e) se compose de 2 piliers sommés de pots-à-feu drapés. Il s'appuie sur 3 tours rondes Renaissance, coiffées d'une toiture conique terminée par un lanternon. " [7]

     

         " Grand manoir seigneurial percheron classique, avec ses hautes toitures et la tour de son escalier en vis, ornée de la tourelle en encorbellement donnant accès au " logis du guetteur. " [6]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     " La partie la plus ancienne du manoir est le corps de logis en T inversé édifié à la fin du 16e siècle. Il présente un toit en tabatière et une tour octogonale hors-d'oeuvre flanquée d'une tourelle en encorbellement permettant l'accès au " logis du guetteur ". [7]

     

         " Continuellement habité au fil des siècles, le manoir a été agrandi, encadré par le " petit logis " à gauche et l'aile à droite construite au 17e s. pour réunir " le pavillon " (grosse tour carré à mâchicoulis à droite, vestige de la forteresse du 12e) au manoir. " [6]

     

         " L'aile en retour d'équerre est un ajout de la fin du 17e. Elle se termine par un pavillon carré auquel a été greffée, sous la restauration, une tour néo-gothique avec toit terrasse. " [7]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)     " Les "communs" s'enorgueillissent à droite d'une " fuye ", grand colombier de plein pied de 2 300 boulins datant de 1629.

         A gauche, ils sont prolongés par un étonnant " mur rucher " dont les 24 niches contenaient des ruches cylindriques de paille, et la cour carrée constitue le "clos". [6]


         " A droite de l'entée (dans les arbres) se trouve une imposante tour de colombier (datant de 1629) ceinturée de 2 larmiers en glacis, elle abrite 2 300 boulins. " [7]

     

    Protection

     

         " Les façades et les toitures du logis du 15e siècle, du pavillon d'angle, du colombier, de l'entrée et du logis d'angle du château sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 29 juin 1967. " [1]

     

    LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne) LES REMPARTS DE LA PELLONIERE (Orne)

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110890

    [3] Extrait de https://www.perche-gouet.net/histoire/immeubles.php?immeuble=1667

    [4] Extrait de https://lepinlagarenne.pagesperso-orange.fr/lphip01.htm

    [5] Extrait d'un article actu.fr du 29 novembre 2015. https://actu.fr/societe/images-en-normandie-chateau-du-xve-siecle-cherche-proprietaire_621575.html

    [6] Extrait de https://www.journees-du-patrimoine.com/SITE/chateau-pellonniere--pin-garenne-132888.htm

    [7] Extrait de http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=61329_1

     

    Bonnes pages :

     

    O http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-orne-chateau-a-pin-garenne-chateau-pellonniere.html

    O https://lepinlagarenne.pagesperso-orange.fr/lphip01.htm

    O https://social.shorthand.com/le_perche/3gYXsAjU0jY/le-chateau-de-la-pellonniere-en-vente

    O http://www.lesamisdelaigle.com/?p=411

    « LES REMPARTS DE SAINT-MACLOU DE FOLLEVILLE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados) »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :