• LES REMPARTS DE LA LANDE DE GOULT (Orne)

     

     LE CAMP DE GOULT

     

         Sur le site du camp de Goult se trouve un panneau d'information (voir ci-contre) mis en place par le Parc naturel Normandie-Maine et la communauté de communes du Bocage Carrougien (NDB) :

          « Affublé de divers noms : camp de Gul, camp de César, le Cavalier, la Butte des Sept Puits, cet éperon rocheux dominant le défilé de la Cance offre une grande visibilité vers le nord et le sud. Utilisé à des fins défensives,les quatre enceintes emboîtées sont marquées par l'association de fossés et de talus. La découverte de haches de bronze laisse penser que ce site fut sûrement utilisé dès l'âge des métaux (il y a environ 4000 ans).

    Photo ci-dessus extraite du site http://geologie.discip.ac-caen.fr/paleozoi/EcouvesNW/paysage.html

     

         Outre cette occupation très ancienne, on pense également à une occupation médiévale de type motte castrale ou féodale (11ème ou 12ème siècle), avec une basse cour à l'extrêmité de l'éperon où se situe la chapelle, un donjon et les sept puits sur l'enceinte secondaire. Les sept puits, dont six subsistent, s'apparentent en réalité à des silos destinés au stockage des provisions. Ce site devait être associé à un important réseau de châteaux à motte (plus de deux cents pour le département de l'Orne) qui constituaient au 11ème et à l'aube du 12ème une ligne de marches défensives, établies aux confins du duché de Normandie, du comté du Maine et de la seigneurie de Bellême. »

     

    Ci-dessus, plan de l’enceinte fortifiée (extrait d’un panneau d’information du site) Appelée « Camp romain » sur la carte topographique de l’IGN ; photo extraite de http://geologie.discip.ac-caen.fr/paleozoi/EcouvesNW/paysage.html

     

      

    Plan hypothétique des vestiges du camp protohistorique et médiéval de Goult ; blason du département de l'Orne par User:Spedona 01/11/2007Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona 01/11/2007., CC BY

     

          « En rive ouest de la Cance, l’érosion a façonné un éperon rocheux dans la barre de Grès armoricain constituée de quartzites très résistants. Ce promontoire domine la terminaison du synclinal de Sées au Sud, et les terrains briovériens du socle cadomien au Nord. Il a joué un rôle stratégique au cours des temps proto-historiques et historiques (« Camp romain ») avant d’être un lieu de pèlerinage (chapelle Saint-Michel). Plus récemment, au 20e siècle, la barre de grès a été entamée par une carrière dont l’exploitation a cessé (en 1950) afin de ne pas nuire au caractère pittoresque du site. (…)

     

    Photo à droite par ChBougui — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=54298339

     

           La chapelle Saint-Michel est bâtie sur un tertre au sommet de l’éperon rocheux qui domine la cluse. Elle a été construite au 12e siècle à l’emplacement du lieu d’un culte de l’eau pratiqué par les Celtes  puis par les Gallo-romains, en relation avec la présence de sources au pied de l’éperon (source de Saint-Osithe).

     

         Au début du 20e siècle, lors de l’exploitation du Grès armoricain l’éperon rocheux était dépourvu de végétation arborescente comme l’atteste cette photo ancienne. La chapelle était alors bien visible et l’éperon pouvait jouer son rôle stratégique en offrant une vue panoramique.


         Depuis l’aire de parking, un chemin monte jusqu’au sommet de l’éperon et permet l’accès à la chapelle ainsi qu’au camp romain. Des marches sont taillées dans la partie la plus raide. Un autre accès est possible par le hameau de Goult. (…) cette enceinte fortifiée évoque aussi
    une ancienne motte castrale (12e s.) ou féodale (13e s.) dont la basse cour occupait l’extrémité est de l’éperon où se trouve actuellement la chapelle Saint-Michel. L’occupation humaine du site est certainement très ancienne, des objets de l’âge du bronze y ayant été trouvés. L’extrémité est de l’éperon est entourée par un double talus, sauf au niveau de l’escarpement et de la cluse qui constituent une protection naturelle. Au-delà de ces talus, les vestiges sont envahis par la végétation. La morphologie de l’éperon est bouleversée par les fossés et les talus défensifs ainsi que par des « puits » ; une butte aurait supporté un donjon à l’époque médiévale. La végétation, envahissante, rend difficile la lecture des structures. » [1]


    Eléments protégés : 


         Camp antique de Goult (vestiges du) (cad. E 176, 177, 186, 187 à 189) : classement par arrêté du 4 janvier 1963
    [2] 

     

     

    A proximité :  

     

         « L'ancien prieuré de La Lande-de-Goult est une dépendance de l'abbaye de Lonlay au moins depuis le milieu du 12e siècle, après la donation de ce bien par Hugues de Gournay.
         L'état actuel date du 18e siècle, excepté le porche roman du 12e siècle, en calcaire soigneusement appareillé de la façade occidentale.
    Les éléments les plus intéressants de ce porche sont les chapiteaux, en calcaire fin, portant les voussures. Cinq d’entre eux, dont le décor évoque l'art des enluminures du 11e siècle, se rattachent au style des chapiteaux de calcaire de l'abbaye de Lonlay et proviennent du même atelier.
         On y rencontre deux thèmes décoratifs : le premier représente des animaux affrontés ou enlacés (oiseaux, lions et dragons), issus d'un bestiaire orientalisant et purement décoratif. Le second, représenté par deux chapiteaux, concerne des scènes de chasse.
    Rares en Normandie, ces chapiteaux historiés sont d'une grande maîtrise alliant un graphisme très sûr, et le sens du mouvement dans un décor végétal foisonnant. Des comparaisons peuvent être proposées avec l'iconographie des manuscrits enluminés ou même de la Tapisserie de Bayeux. » [3]

         Eléments protégés :

          « six chapiteaux et colonnes les supportant situés à droite et à gauche du portail de la chapelle : classement par arrêté du 30 octobre 1953 ; chapelle, y compris les peintures murales ; façades et toitures du logis prioral (cad. E 166, 203, 204, 205) : inscription par arrêté du 17 janvier 1989 » [4]

    Photo ci-dessus par ChBougui — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=54298344

     

    Sources :

     

    [1] D'après http://geologie.discip.ac-caen.fr/paleozoi/EcouvesNW/paysage.html

    [2] Extrait de https://monumentum.fr/vestiges-camp-antique-goult-pa00110832.html

    [3] Extrait de http://www.mondes-normands.caen.fr/france/patrimoine_architectural/normandie/hiemois/carrouges/landegoult/index.htm

    [4] Extrait de https://monumentum.fr/prieure-goult-pa00110833.html

     

    Bonnes pages :

     

    http://geologie.discip.ac-caen.fr/paleozoi/EcouvesNW/paysage.html

     

        Ci-dessous, pages extraites de l'Essai d'Inventaire des Mottes et Enceintes du département de l'Orne par Léon Coutil (1909) :

     

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