• LES REMPARTS DE L'ANGENARDIERE (Orne)

    LES REMPARTS DE L'ANGENARDIERE (Orne) LES REMPARTS DE L'ANGENARDIERE (Orne) LES REMPARTS DE L'ANGENARDIERE (Orne)

     

           Le manoir de l'Angenardière ou de Langenardière est un édifice situé à Saint-Cyr-la-Rosière dans le département de l'Orne, au sud-ouest du bourg de l'ancienne commune de Sainte-Gauburge absorbée par Saint-Cyr-la-Rosière en 1812. 

         Au sud de la commune se dresse une motte féodale dite la Tour du Sablon. [NDB]

     

         « Construction située sur la hauteur qui domine la vallée de la Rosière. Pour s'y rendre, il suffit de prendre la direction du Theil, pour trouver à mi-côté, le chemin de l'Angenardière, à environ 500 mètres de la petite chapelle du pèlerinage de Clémancé. Le mauvais état du chemin ne laisserait pas supposer qu'il conduit à une demeure seigneuriale de puissante allure. C'est effectivement l'un des manoirs les plus importants du Perche. Le manoir de l'Angenardière était une véritable place forte du 15e siècle. » [1]

     

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     Plan (à améliorer) du manoir de L'Angenardière ; blason de la famille de Fontenay par Gilloudifs.

     LES REMPARTS DE L'ANGENARDIERE (Orne)

    Ci-dessus, une photographie du manoir de L'Angenardière extraite de https://www.flickr.com/photos/levalet/17133923170

     

    LES REMPARTS DE L'ANGENARDIERE (Orne)     « Ce manoir se trouve au Sud du petit village de Saint-Cyr-la-Rosière en pleine campagne.
         Ancienne place forte du Perche, l'histoire de cet élégant manoir commence en 1592. Il est l'œuvre par Pierre de Fontenay, riche seigneur de la Reynière et compagnon d’Henri IV.
         Édifié peu avant la fin des guerres de religions, il est doté des meilleurs équipements défensifs : grosse tour ronde à mâchicoulis, échauguette, petites tours à meurtrières, 4 tours d'angles...
         Établie selon un plan carré, l’enceinte extérieure était protégée par un fossé aujourd’hui à sec, mais encore visible. L’entrée du manoir se fait latéralement, par un pont dont il ne subsiste aujourd’hui que deux piles (à gauche du portail).


    LES REMPARTS DE L'ANGENARDIERE (Orne)     A l'origine, les remparts mesurent 7m de haut et relient 4 tours d'angle (dont une occupée par un pigeonnier bien conservé).
         Par la suite, le manoir sera remanié et perdra son côté défensif. Le logis sera modifié selon les critères de la Renaissance et lui seront adjoints, une grosse tour, une tour d’angle ainsi qu'une étonnante galerie à arcades.
         Ce manoir fait l'objet d'une soigneuse restauration depuis les années 60, et s'il n'est pas ouvert à la visite, la découverte extérieure autorisée jusqu'au porche d'entrée. » [2]

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1826 ; Archives de l'Orne, http://archives.orne.fr/

     

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     Ci-dessus, à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         « Pierre de Fontenay, sire de la Reynière, (né en 1541 et mort le 18 mai 1610) est un seigneur normand de la fin du 16e siècle, écuyer issu d'une grande lignée, possédant des terres et des seigneuries, qui combattit dans l'armée royale pendant les guerres de religion, et fut gouverneur du Perche de 1589 à 1610. (...)

         Déjà propriétaire de l'Angenardière à Saint-Cyr-la-Rosière, Pierre de Fontenay fit l'acquisition du Manoir de Courboyer à Nocé (Orne) entre 1594 et 1600. » [3]

         Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Fontenay

     

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         Le conte « Pomme d'Api » de Charles-Philippe de Chennevières-Pointel (1820-1899) se déroule sur la commune de Saint-Cyr-la Rosière... En voici le début :

         « Il y avait une fois, au château de l’Angenardière, - je parle de l’ancien temps, quand les comtes et les barons étaient des grands seigneurs, - il y avait une fois un comte et une comtesse très riches, très puissants ; toute la contrée leur appartenait, à eux et à Sainte-Gauburge, depuis Saint-Cyr jusqu’à Préaux, et, pour hériter de tout cela, rien qu’un enfant ; encore avaient-ils eu bien de la peine à l’avoir. C’étaient pourtant des seigneurs tout à fait dignes de la grâce du bon Dieu, car les grosses tours du château étaient déjà bâties, et on n’a point souvenir qu’ils y aient jamais mis un chat en prison.... »

         Pour lire la suite se rendre sur : http://touslescontes.com/biblio/conte.php?iDconte=775

     

    Protection

     

            « Le manoir est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 25 juin 1925, les façades et toitures des communs et les douves depuis le 19 décembre 1968. » [3]

     

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    LES REMPARTS DE L'ANGENARDIERE (Orne)     La butte ou Tour du Sablon est une motte féodale située au sud de la commune de Saint-Cyr-la-Rosière à proximité du dolmen de la Pierre Procureuse. [NDB]

     

         « Cette montagne ou butte du Sablon est à 1600 toises au nord de Saint-Cyr ; c'est là que, suivant Courtin, auteur d'une Histoire du Perche, fut construite par Jules-César une forteresse pour tenir en bride les Unelles, qui avaient attaqué les Romains campés sur cette montagne. Cet historien, dit, au rapport de M. Delestang, que de son temps (1611) on y voyait les restes d'une tour carrée avec trois gros boulevards ou platesformes, environnés de fossés larges et profonds. Cette tour dite tour du Sablon, fut détruite dans le 15e siècle par les Anglais, lorsqu'ils occupaient Bellesme. Elle était à 1000 pas du ruisseau du Gué-Gaslain ou de la Rosière. Courtin ajoute qu'à l'époque où la tour du Sablon fut détruite par les Anglais, un lintier (linteau) de l'huisserie de la Tour, portait ces mots en lettres antiques, Salut, César ; telle était la tradition. » [4]

    Ci-dessus, carte de la commune de Saint-Cyr-la-Rosière extraite du site Géoportail.

     

         « La vue est plus belle encore et plus étendue de la butte du Sablon, à 2 kilomètres de Sainte-Gauburge, vers l’est. Cette montagne ou plutôt cette colline est une des plus élevées de l’ancien Perche. De son sommet on aperçoit les buttes de Chaumont et de Vingt-Hanaps, près Alençon ; la magnifique forêt de Bellême déploie à l’ouest son rideau changeant; un vaste pays, semé de clochers, de villages et de châteaux sur lesquels le mont Gendron semble régner en maître, se déroule jusqu’aux portes de Nogent ; Beaumont-le-Chétif, Montmirail et les montagnes du Vendômois se montrent à droite ; et, plus près, de la Chapelle-Souef à Saint-Germain-de-Ia-Coudre, un paysage plein de fraîcheur, de mouvement et de variété, repose agréablement la vue. La butte du Sablon est d’ailleurs célèbre dans les vieux chroniqueurs par les restes d’antiquités qu’on y a trouvés à diverses reprises.

         On sait que Quintus Titurius Sabinus, lieutenant de César, envoyé avec trois légions pour contenir les Unelli et les peuples voisins, pendant que son chef faisait la guerre aux Vènètes et a leurs alliés, eut à soutenir dans son camp le rude assaut de Viridovix, chef des Unelli, auxquels s‘étaient joints les peuples d’Evreux et de Lisieux. Grâce à la trahison d’un misérable dont l’histoire n’a pas gardé le nom, Titurius surprit les assaillants qui croyaient le surprendre lui-même, et les écrasa malgré leur courageuse résistance. Courtin suppose que cet événement s’est passé dans le Perche, sur la butte du Sablon, et que César y avait fait construire une forteresse pour maintenir le pays en respect. Voici du reste la description qu’il fait de la forteresse et du camp dans son style naïf :

         « Cette forteresse fut bâtie au lieu où était campé Sabinus lorsque Viridovix s’approcha de lui. C’est le lieu qui est de ) présent appelé la tour du Sablon, au ressort de Bellême, distant d’iceluy deux lieues. Il reste encore des vestiges de ce château, à sçavoir une tour quarrée bâtie a la lybique, ainsi que comme l’on voit à l’œil l’ouvrier a accommodé la matière, et non la matière pour la règle. On y veoit encore trois gros boulevarts et platesformes. Ce sont des pourpris larges comme environ chacun deux ou trois arpents, revêtus à l’entour de grands fossés profonds et larges, et au milieu de l’un d’iceux est planté un reste de tour un peu éminent, comme de quatre toises de terre, et trois de largeur, en laquelle il y a encore apparence d’une cheminée qui était de figure circulaire. Ces trois platesformes sont disposées en triangles, comme pour défendre de l’un à l’autre. Il me souvient et il est vray qu’en mon jeune âge, j’ai entendu dire à François, mon père (que Dieu absolve), homme curieux de l’antiquité, et à plusieurs autres qui l’avaient entendu des anciens qui demeuroient en ce lieu, que cette forteresse avoit été ruinée au temps que les Anglois tenoient Bellême, vers l’an 1420, et non toutefois tant qu’ils n’eùssent veu sur le lintier d’une huisserie de la tour, écrits de lettres antiques, tels mots : SALVE CÆSAR. Cette opinion est tenue pour vraye de père en fils entres les nôtres, et de vray l’assiette de cette forteresse est du tout semblable au lieu où Sabinus étoit campé, ainsi qu’il est décrit par César a 10 joindre la commune opinion qui est telle , à laquelle il ne faut décroire, et aussi que les habitants de ce lieu où est le reste de cette tour, tiennent aussi vray comme leur credo que c’est du bâtiment de César et ont du respect à la grandeur de ce lieu tel, qu’encore ils soient pauvres et nécessiteux, toutefois on n’a pu jamais les persuader et prendre de si près qu’ils ayent voulu le vendre, et disent qu’il y a un thrésor caché, qui est la statue de César, d’or massif, et plusieurs grandes richesses ; et sur ce thrésor ils fondent leur espérance bien que vaine. J’ay esté sur le lieu et y ai mené quelques-uns de mes amis de qualité, en la présence desquels j’ai interrogé quelques-uns des rustiques et demandé que c’étoit : que du reste de notre tour, et tous ces pourpris relevés et revêtus de grands fossés qui sont profonds de deux à trois piques ; ils nous disoient : c’est la ville de César, empereur de Rome.

         Aujourd’hui on ne voit plus que les fondations en ruines et méconnaissables de la tour. Ce qui en restait fut abattu en 1770. Les fossés se sont remplis en partie. Cependant le pourtour des enceintes, dont la plus grande n’avait pas plus de 250 pas sur 125, est encore très nettement dessiné. Il semble qu’au moyen de rigoles et de coupures on ait voulu amener les eaux des tertains supérieurs dans les fossés. La description de Courtin donne plutôt l’idée d’une forteresse du moyen-âge que celle d’un camp romain. Ce camp prétendu est beaucoup trop petit pour avoir jamais pu contenir une seule des légions de Sabinus qui en avait trois : il offre d’ailleurs des irrégularités et des sinuosités qui ne se rencontrent jamais dans le périmètre des camps romains.

     

    LES REMPARTS DE L'ANGENARDIERE (Orne)     On voit encore sur la butte du Sablon la Pierre procureuse. C’est un très beau dolmen d’environ 4 mètres de long sur 3 de large, à moitié renversé. il y a vingt ans, il s’appuyait encore sur trois supports. Il est en grès et a dû être taillé dans le voisinage, car on y rencontre d’énormes blocs de même nature. Peut-être un de ces blocs couché à quelque distance est-il un autre dolmen. La butte du Sablon dépendait jadis du domaine des comtes du Perche et passa dans celui de la châtellenie du Theil. » [5]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://www.petitfute.com/v6203-saint-cyr-la-rosiere-61130/c1173-visites-points-d-interet/c937-monuments/656868-manoir-de-l-angenardiere.html

    [2] Extrait de http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=61379_1

    [3] Extrait de Wikipédia

    [4] Extrait de Description topographique et statistique de la France, contenant, avec la carte de chaque departement, la notice historique de son ancien etat, ses montagnes, rivieres, canaux par Pierre Gregoire Chanlaire, Volume 3 ; Jacques Peuchet Chanlaire, 1811.

    [5] Extrait de Le département de l'Orne archéologique et pittoresque par Léon de La Sicotière ; Beuzelin, 1845 - 304 pages

     

    Bonnes pages :

     

    http://www.perche-gouet.net/histoire/photos.php?immeuble=1040

    http://www.photo-paramoteur.com/photographies-aeriennes/normandie-orne/content/manoir-angenardiere-2_large.html

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