• LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite du site Google Earth ; au centre, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, un document extrait du cadastre napoléonien de 1823 - Archives de la Seine-Maritime  http://www.archivesdepartementales76.net/ : la parcelle circulaire correspond à la motte féodale.

     

          On trouve sur la commune de Gommerville, une motte féodale qui était le chef-lieu de la châtellenie de Rame ou Rames. Elle fut possédée au Moyen Âge par la famille d'Estouteville puis par la famille Martel. [NDB]

     

         " Le nom de la localité est attesté sous la forme Gomervilla en 1181. " [1]

     

         « Château fort de Roger de Rames, compagnon de Guillaume le Conquérant en 1066. Mention d'un moulin en 1165. En 1343 : fondation par Robert d'Estouteville d'une chapelle seigneuriale dans son manoir de Rames. Seul vestige du château fort : la motte. Une ferme occupe la basse-cour. " [2]

     

         La châtellenie de Rames entre dans la famille d'Estouteville lors du mariage de Léonelle de Salisbury, dame de Rames, fille d’Erard de Rames et de Marguerite de Lannery, décédée en 1214, avec Robert III d'Estouteville (1130-1185). [NDB]

     

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    Plan de situation de la motte de Rames à Gommerville ; blason de la famille d'Estouteville par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3791288

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)     " Rames, l.d. (c. Gommerville, cant. Saint-Romain-de-Colbosc). Édouard de Salisbury concède à Boscherville une rente sur ses hôtes de Rames, début du 12e siècle (arch. S. M. 13 H 252). Le fief de Rames et détaché de Rogerville et constitué en « honneur » (Henri II, 636) au profit de Robert d'Estouteville lors de son mariage avec Léonie de Rames peu avant 1183 (Gabriel de la Morandière, Histoire de la maison d'Estouteville, p. 58). Le contrat d'inféodation oblige Robert à assister une fois par an aux plaids de Rogerville (Scripta, 643 F). (...)

     

    Ci-dessus, une photo extraite du site Google Earth.

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)     C'est une motte rectangulaire, haute de 3 mètres, munie d'un fossé à fond de cuve. Elle fut le centre d'un gros fief qui fut démembré de la seigneurie de Rogerville pour servir de dot à Léonie de Rames, lorsqu'elle épousa Robert d'Estouteville aux alentours de 1180. Une charte de Valmont qualifie ce fief d'« honneur ». Il est plausible que l'érection du château ait suivi de peu l'installation de Robert d'Estouteville à Rames. Un acte de Boscherville signifie que l'abbé abandonne à Robert une rente que les moines percevaient sur les hôtes de Rames, en échange d'une autre rente, de valeur équivalente, sur un moulin de Brévedent. Le contrat rappelle beaucoup dans ses modalités celui de l'échange Gouy-Ancourteville, qui nous est apparu comme consécutif à la construction du château de Cleuville. La création de l'« honneur » de Rames intervient au moment même où la fortune des Estouteville s'accroît brusquement de façon considérable, grâce à l'obtention des terres des Martel, de la châtellenie du Bec-de-Mortagne et d'éléments importants du domaine royal. " [3]

     

    Ci-dessus, blason de la famille d'Estouteville par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3791288

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)     1420 : " Mahaut d'Estouteville héritière de son frère Robert des seigneuries de Rames, de la Ramée et du Bosc-Achart, épousa en 1420 Guillaume IX Martel, seigneur de Bacqueville et de Saint-Vigor, capitaine de Château-Gaillard où il fut fait prisonnier par les Anglais après la reddition de la forteresse. Cest ainsi que l'importante châtellenie de Rames à Gommerville, dont on peut voir encore aujourd'hui la motte féodale, passa aux mains des Martel. De plus, leur fille Jacqueline (1422-1472) épousa Jean de la Heuze, chevalier, seigneur de la Heuze et de Bailleul, baron d'Ecotigny, chambellan du roi et capitaine des gentilshommes du bailliage de Caux. " [4] 

     

    Ci-dessus, blason de la famille Martel par Yricordel — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19331729

     

         " Basqueville et tous les autres domaines de Guillaume IX, de sa femme et de sa mère, sont donnés par le roi anglais à Thomas Beaumont ou de Beaumont, chevalier qui, en 1433, présentant à la chapelle du château de Rames est qualifié de seigneur de Basqueville et de Brachy..." [5]

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)     " Gommerville, canton Saint-Romain-de-Colbosc. - Lieu-dit : Rames. - Parcelle cadastrale : B 148. - Coordonnées Lambert : 207,40 - 457,91. - Fief : Lillebonne, 17 A.

         La motte de Rames est, parmi toutes celles ici décrites, la seule motte authentique, c'est-à-dire réellement haussée, qui soit de forme quadrangulaire. Elle est située au voisinage d'une ferme isolée, à 800 mètres au sud du noyau villageois, dans un site de plaine. Sa masse oblongue est dissimulée au centre d'un taillis fort dense qui s'adapte au contour de la fortification. Elle est rectangulaire (20 X 12 m) et sa hauteur atteint quatre mètres ; on l'a en partie éventrée vers l'est, mais sa moitié ouest a conservé une forme régulière et élancée. Autour elle est munie d'un fossé à fond de cuve large de six à dix mètres, fermé à l'extérieur par une levée de terre haute d'environ 2,50 mètres. Cette levée est doublée à son tour d'un fossé, en V contrairement au précédent, profond de quatre mètres, que cerne encore un petit talus haut de un mètre ceinturant l'ensemble. Le site offre donc l'exemple rare d'une double ligne défensive. A noter que le tracé des enceintes s'incurve progressivement au fur et à mesure qu'elles s'éloignent du centre de l'ouvrage. De rectangulaire, la silhouette devient pratiquement ovale (100 X 80 m). A remarquer encore que le rempart intermédiaire s'élargit vers l'est jusqu'à former une sorte de socle plat et allongé, large de 8,50 mètres, parallèle à la motte. On y voit des amas de tuiles brisées et des affleurements de maçonnerie. Serait-ce un dispositif d'entrée, protégeant ce pont-levis dont fait mention un aveu du 17e s. ?. S'agit-il plutôt du site de la chapelle que Raoul d'Estouteville fonda dans le château de Rames en 1343 ? Les éléments de comparaison manquent pour interpréter en termes sûrs cet ouvrage qui s'écarte totalement des normes locales habituelles. " [3]

     

    Ci-dessus, une photo aérienne 1950-1965 extraite du site Géoportail : la motte féodale est visible car le site n'est pas encore recouvert par la végétation.

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)A gauche, une photo du pigeonnier de Rame extraite de http://pigeonniers-de-france.chez-alice.fr/seine_maritime_4545.htm

     

     

    Le château de Filières :

     

    LES REMPARTS DE GOMMERVILLE (Seine-Maritime)     " Château en majeure partie du 18e siècle, construit par Victor Louis. Aile gauche d'époque Henri IV, ensemble faisant partie d'un ancien château fort du 12e siècle. Dans les salons, mobilier, sculpture, d'Ingres, objets d'art des quatre coins du monde. Salons chinois, allées de hêtres, rhododendrons. " [6] 

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de l'Inventaire Mérimée

    [3] Extrait de L'apparition des seigneuries châtelaines dans le Grand-Caux à l'époque ducale par Jacques Le Maho. In : Archéologie médiévale, tome 6, 1976. pp. 5-148 ; doi : https://doi.org/10.3406/arcme.1976.1307https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1976_num_6_1_1307

    [4] Extrait de Un village cauchois : Lammerville par Pierre Jamme - Editon Bertout-Luneray - 68 pages

    [5] Extrait de https://docplayer.fr/69394560-De-bacqueville-famille-martel.html

    [6] Extrait de http://www.normandie-tourisme.fr/pcu/chateau-de-filieres/gommerville/fiche-PCUNORM00FS000C8-1.html

     

    Bonnes pages :

     

    La famille d'Estouteville : http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Estouteville.pdf

    La famille Martel : https://docplayer.fr/69394560-De-bacqueville-famille-martel.html

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