• LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)

    LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)

     

    Photos ci-dessus extraites d'un site néerlandais très complet et fort bien documenté sur les mottes en Europe dont celles de Normandie : http://www.basaarts.nl/vraagbaak.php

     

         La motte castrale de Gaillefontaine témoigne de l'importance du site, en Pays de Bray, sur l'ancienne frontière entre la Normandie et le nord du domaine royal. A partir du 11ème siècle, un bourg castral, sans doute délimité par un profond fossé, se développe au pied du château.

     

    LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)

     

    LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)     « 912 : Rollon constitue la seigneurie au profit d'un dénommé Eudes.

         En 1043, "Goislenfontana" est citée dans les textes. La place est alors propriété des "Hugues" de Gournay, qui sont à cette époque les maîtres du Pays de Bray normand.

         Dès 1050, une gigantesque motte castrale, l'une des premières de cette dimension dans le duché, est érigée par Hugues Ier. Elle est alors défendue par un triple fossé. Ce Hugues de Gournay, très puissant dès cette époque commandera notamment les troupes ducales à la bataille de Mortemer en 1054. 

     

    Photo ci-dessus de la motte castrale qui domine la ville par Markus3 (Marc ROUSSEL) — photo personnelle, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6664568

     

    LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)     En 1089, Gérard de Gournay fortifie ses châteaux de Gournay, La Ferté et Gaillefontaine pour soutenir le roi d'Angleterre, Guillaume le Roux, contre son frère Robert Courteheuse, duc de Normandie.

         En 1118, Hugues de Gournay se rebelle contre le nouveau duc de de Normandie et roi d'Angleterre, Henri Ier Beauclerc.

     

    Vue du fossé entourant la grande motte féodale du château de Gaillefontaine. Photo extraite du site https://chateau-de-bellencombre.com/chateaux-forts-du-talou/

     

    LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)     Vers 1140 : le prieuré de Clair-Ruissel est fondé pour des religieuses de Fontevrault.

         A la fin du 12e siècle, Hugues V de Gournay se distingue au siège de Saint-Jean-d'Acre en 1191-1192, aux côtés du duc-roi Richard Cœur de Lion. Il sera le fondateur de l'abbaye de Bellozanne en 1198 à Brémontier-Merval (76),

         Le château change ensuite souvent de mains jusqu'au 15e siècle (rois d'Angleterre puis rois de France).

         Au final, la terre de Gaillefontaine a appartenu à Enguerrand de Marigny, la reine Blanche de Navarre, les Harcourt et les Orléans-Longueville. En 1310, le roi Philippe le bel donne le domaine de Gaillefontaine à Charles de Valois à l'occasion de son second mariage.

         En 1327, Charles IV le Bel, devenu roi de France, séjourne au château. En 1349, sa veuve, Jeanne d'Évreux, fonde l'hôpital de la Sainte-Trinité.

         Gaillefontaine était le siège d'une vicomté, d'une châtellenie, d'un bailliage avec droit de haute, moyenne et basse justice s'étendant sur 24 seigneuries.

         Au 14e siècle, les Jacques investissent le prieuré de Clair-Ruissel.

         En 1472, Charles le Téméraire assiège Gaillefontaine, démantèle la forteresse, pille et incendie le bourg.

         Le château est échangé à de multiples reprises jusqu'au 17e siècle, époque de sa vente en tant que châtellenie au sieur Legendre de Collande. » [1] 

     

    LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)

     

    " Gaillefontaine (Seine-Maritime). Le Château

     

          La forteresse de Gaillefontaine s’étend sur toute la pointe de l’éperon rocheux qui surplombe le bourg. Elle est constituée d’un ensemble complexe de structures bien conservées dont la plus ancienne remonterait à l’époque gallo-romaine. Selon Orderic Vital, le château aurait été fortifié en 1118 par Hugues de Gournay (au même titre que ceux de la Ferté et de Gournay) au moment où il se rebelle contre Henri Ier Beauclerc. Les premiers seigneurs de Gaillefontaine, mentionnés dès le 11e s., font partie d’une branche cadette de la famille de Gournay. Le domaine reste dans cette famille jusqu’en 1202, date à laquelle il est intégré aux possessions royales de France. Au 14e s. le château est le siège d’une vicomté ; le domaine est également cité en tant que châtellenie lors de sa vente au 17e s. au sieur Legendre de Collande. Le château serait détruit au 15e s. par les troupes de Charles le Téméraire qui, en 1472, assiègent la forteresse et pillent le bourg.

         Le site est constitué d’au moins deux ensembles chronologiquement distincts. L’est comporte une enceinte parfaitement circulaire de 50 m de diamètre à son sommet pour 85 m à la base, dont les pentes très régulières sont particulièrement abruptes. Cette enceinte est cernée par un fossé de 7 m de profondeur. La dénivellation entre le point culminant et le fond du fossé est de 14 m. La moitié est de la plateforme sommitale est cernée par un talus en croissant.

           Au NO de l’enceinte, les restes d’un enclos, coupés par l’aménagement d’une troisième structure, sont encore visibles. La limite est de l’enclos suit la forme du fossé de l’enceinte. Au nord, un autre fossé doublé d’un petit talus forme un arc de cercle. Cet enclos pourrait correspondre à une basse-cour liée à l’enceinte dont il épouse la forme ; son fossé rejoint celui de l’enceinte sans créer de coupure visible. Il ne s’élève pas au-dessus du niveau du sol naturel et ne présente pas d’élément de défense très marqué. Un troisième élément fortifié a été construit en bout d’éperon. Il est constitué d’un tertre en majorité détruit et d’un profond fossé en croissant qui en limite le côté est. Au point culminant du tertre, on remarque la présence d’une cuvette de forme quadrangulaire, vestige possible d’une tour. Le reste du tertre semble avoir été méthodiquement découpé : plusieurs petites terrasses liées au retrait de la terre s’échelonnent sur les pentes. Cette destruction est peut-être liée à la création d’un boulevard d’artillerie qui aurait nécessité un remblaiement partiel pour créer une zone plane. Le tertre aurait alors été considéré comme une ressource en terre facilement accessible. L’est du tertre a conservé son aspect d’origine. Un léger talus surmonte le SE de l’escarpe et le fossé qui barre l’accès à la pointe de l’éperon est impressionnant : il coupe l’éperon en plongeant jusqu’à 10 m de profondeur et rejoint la vallée à ses extrémités. Il est pourvu d’un talus de contrescarpe perceptible surtout au niveau de sa limite sud. La mise en place du fossé et du tertre est venue couper l’enclos, leur création serait donc postérieure à celui-ci et à l’enceinte.

         Au cœur de la ville, les limites de l’ancien bourg ont pu être distinguées et la forme retracée correspond à celle représentée sur la carte de Cassini. Le bourg forme donc un espace globulaire dont les extrémités se rattachent au rocher, il englobe la place du marché qui se trouve au bas de la pointe de l’éperon, mais exclut l’église située un peu plus en arrière. Elle existe pourtant dès le 11e s. Le plan topographique replacé sur le cadastre montre qu’une des limites du bourg rejoint le fossé du tertre : le château était donc en relation avec le bourg au moins à partir de la construction du tertre. (Relevé et étude : Aude Painchault.) " [2]

     

    LES REMPARTS DE GAILLEFONTAINE (Seine-Maritime)     La commune recèle plusieurs monuments dont la plus célèbre est son château. Fortement lié à l'histoire de Gaillefontaine, l'actuel château est construit à proximité de l'emplacement d'un château primitif sur une motte castrale. En 1800, le domaine est acquis par la veuve du général Hoche. À partir de 1867 commence une importante campagne de travaux : de 1867 à 1877 est créé un parc à l'anglaise. Des communs sont construits par l'architecte Pini de 1881 à 1899, et le logis entre 1881 et 1886 par l'architecte Bir, dans le style néo gothique. Dans le parc à l'anglaise, la chapelle funéraire de la famille des Roys est achevée en 1903. À l'intérieur du logis, on découvre une galerie ornée de peintures murales de Godon réalisées à l'extrême fin du 19e siècle (1899).

     

    Sources :

    [1] Texte d'après Wikipédia.

    [2] Extrait de Haute-Normandie. PCR Étude microtopographique des fortifications de terre de Haute-Normandie Archaeological project directors: Anne-Marie Flambard Héricher, Bruno Lepeuple, Aude Painchault, Gilles Deshayes and Tanguy Debaene p. 310-314 - Year of Investigation: 2010 https://doi.org/10.4000/archeomed.12795

     

    Bonnes pages :

     

    O Notice historique et archéologique sur Gaillefontaine et ses dépendances / par M. André Durand (1807-1867) ; imprimerie de E. Cagniard (Rouen) 1865 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54711721/f14.item.zoom

    O Journées archéologiques de Haute-Normandie 2011 ; Publication Universitaire de Rouen Havre, 2 janv. 2012 - 286 pages https://books.google.fr/books?id=PWLfBAAAQBAJ&pg=PA209&lpg=PA209&dq=ch%C3%A2teau+de+Gaillefontaine&source=bl&ots=bPdJykQWN9&sig=z4ENi3seSTnaXXYglh1W8PC9F8o&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiunqTe7a3PAhWnIcAKHVyHCEU4KBDoAQhFMAc#v=onepage&q=ch%C3%A2teau%20de%20Gaillefontaine&f=false

    O http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2010/01/06/16401004.html

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