• LES REMPARTS DE FAUGUERNON (Calvados)

    LES REMPARTS DE FAUGUERNON (Calvados) LES REMPARTS DE FAUGUERNON (Calvados)

    A gauche, gravure extraite de la Statistique monumentale du Calvados d'Arcisse de Caumont, 1846 ; à droite : carte postale du château de Fauguernon.

     

         « Édifiée pendant le premier millénaire, cette citadelle stratégique se dressait devant les envahisseurs scandinaves. Haut-lieu de résistance à la charnière du plateau de Lieuvin et de la vallée de la Touques, elle fut démantelée après un siège de trois mois par Geoffroy V d'Anjou en 1147. Reconstruite puis malmenée au cours de la guerre de Cent Ans, c'est sur ordre du duc de Montpensier qu'elle fut détruite en 1590, lors de corvées réquisitionnant les habitants des paroisses voisines, afin d'empêcher qu'elle ne devienne le siège et l'abri de pillards comme par le passé. Les ruines sont inscrites aux Monuments historiques.

         L'église de Fauguernon dédiée à saint Regnobert, évêque de Bayeux, date du 12e siècle au 16e siècle. » [1]

     

          « Dès le 9ème siècle le site de Fauguernon situé à un point stratégique entre le plateau du Lieuvin et la vallée de la Touques, est fortifié contre les invasions scandinaves. Un siècle plus tard, Fauguernon est un grand fief du duché mais le château fut en partie démantelé au 12e s., par Geoffroy Plantagenêt, puis au 16e s. par le gouverneur de Normandie.
          Les ruines de la forteresse conservent les vestiges d'une double enceinte dont la basse-cour est occupée par une exploitation agricole. L'enceinte intérieure formée d'épaisses murailles renforcées de sept tours est construite sur un éperon rocheux et entourée de profonds fossés. Elle est accessible au nord par une tour-porte. » [2]

     

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    Plan très hypothétique du château de Fauguernon, inspiré du plan du cadastre napoléonien de 1825  ; blason de la famille Bertran par Anno16Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Anno16., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1401352 

    LES REMPARTS DE FAUGUERNON (Calvados)

    Ci-dessus dessin extrait du Cours d'antiquités monumentales : histoire de l'art dans l'Ouest de la France, depuis les temps les plus reculés jusqu'au 17e siècle. ATLAS, PARTIE 5 / professé à Caen par M. de Caumont (1801-1873) Éditeurs : Lance (Paris), Chalopin (Caen), Edouard frère (Rouen) 1830-1843

     

     

          « Fauguernon. Le château de Fauguernon près de Lisieux, qui appartenait à la famille Bertrand de Briquebec, se trouve à mi-côte sur la pointe inclinée d'une langue de terre. Il offre deux enceintes dont la principale est encore fort remarquable.

          Cette partie du château se compose d'une tour carrée on donjon contenant la porte d'entrée, et d'une enceinte de murs entourant un mamelon que des fossés profondément creusés détachent des terrains environnants. Le donjon placé comme une sentinelle en avant du château, renfermait au-dessus de la porte plusieurs appartements auxquels on accédait par un escalier accolé à la tour, à l'intérieur de l'enceinte. Le rez-de-chaussée qui était occupé par la grande porte offrait sous ce rapport quelque ressemblance avec celui du château de la Pommeraye et celui du Plessis-Grimoult, mais on y remarque des coulisses ou rainures pour recevoir des herses, ce qu'on ne trouve pas dans les deux tours que je viens de citer.

         Les murailles du pourtour de l'enceinte servaient de supports à des constructions totalement détruites et au centre desquelles il existait une cour ; Robert du Mont rapporte que Geoffroy Plantagenêt prit et ruina le château de Fauguernon en 1147(2) ; ainsi les principales constructions qui le composent ne peuvent être postérieures à cette époque ; je ne les crois pas non plus antérieures au commencement du 12e. siècle. Les traces des herses et quelques détails observés dans les chambres qui surmontent la porte indiqueraient assez cette époque. Les murailles paraissent être demeurées dans l'état où nous les trouvons depuis 1147 ; on voit cependant du côté gauche de la porte du donjon une tour qui a servi long temps de prison pour la haute justice, et qui a été réparée vers 1600. Plusieurs restes de murs dans la partie de l'enceinte orientée vers le nord, paraissent aussi de cette époque.

         La seconde enceinte du château n'offrait que des fossés beaucoup moins considérables. On y voit encore des bâtiments qui paraissent remonter au 16e. siècle, et qui sont habités par un fermier. » [3] A. de Caumont, 1836.

    (1) Cette tour du château de Fauguernon ressemble d'une manière frappante par sa forme, la place qu'elle occupe et sa distribution intérieure, à celle du château de Tickhill en Angleterre, décrit par M. King dans le tome VI de l'archéologie Britannique.

    (2) Circa adventum Domini Dux Gaufridus obsedit, in romitatu Lexovieusi, Castelium Roberti Bcrtranni Fag. et destruxit — Robert du Mont, appendix ad Sigebertum , apud Bouquet, tome XIII , page 291.

     

    LES REMPARTS DE FAUGUERNON (Calvados)Plan du cadastre "napoléonien" de 1825.

     

          « FAUGUERNON. Des mots romans Fau (hêtre) et Guern (aune), parce que sans doute autrefois ces essences de bois y étaient plus communes qu'ailleurs. Fauguernon était jadis une place fortifiée, dont quelques débris de murs et la position attestent l'ancienne importance, même à l'époque de la féodalité où presque tous les seigneurs de village possédaient des donjons et des tours, en un mot des châteaux (Castellum : fortification). Parmi les débris du château de Fauguernon, on remarque encore des pans de murs fort épais, les restes d'une tour, et des souterrains, partie nécessaire de ces sortes d’établissements militaires. Les vicomtes de Fauguernon siégeaient à l'échiquier de Normandie et exerçaient une haute-justice.

         Le château de Combrai était un fief de la même commune.

          En 1137, Geoffroi, comte d'Anjou, dont nous avons parlé dans nos Faits Historiques, Tome I ; pages 106 et 108, assiégea le château de Fauguernon pendant trois mois : il le prit et le fit raser. Rétabli ensuite il fut encore l'objet de plusieurs attaques. En 1449, ce fut de là (le samedi 16 auguste) que l'armée de Charles VII, après la prise de Pont-Audemer, marcha sur Lisieux qui se rendit le même jour, n'ayant pour garnison qu'une centaine de piétons anglais et pour défense que de mauvaises murailles en ruines, sans boulevards et presque sans fossés. Les Français y entrèrent le lendemain, dimanche 17. Ces détails nous sont fournis par notre évêque Basin, dans son Hist. lat. de Charles VII : livre IV ; chapitre 17. Il ajoute qu'il eût pu se défendre contre l'armée française, avec ses chapelains, dans un château très fort à deux lieues de la ville : c'est de Fauguernon qu'il veut parler, ou peut-être de Mailloc.

          A la fin du 16e siècle ou au commencement du siècle suivant, sous le règne de Henri IV, ce château fut définitivement rasé, comme tous les autres repaires du brigandage féodal. » [4] Durand, 1845.

     

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     Photos ci-dessus extraites de http://www.mondes-normands.caen.fr/france/patrimoine_architectural/normandie/pays_auge/lisieux/10-12Fauguernon/E.htm

     

          « Fauguernon possède les ruines d'un château-fort, composé de deux enceintes ; la première avait des fossés peu considérables. On y voit des bâtiments en bois, qui paraissent dater du 16e siècle, et un colombier octogone.

          L'enceinte principale, qui paraît avoir été à peu près carrée, était défendue par des fossés d'une bien grande profondeur ; car leur creux est encore considérable, malgré tant d'années d'abandon.

          Le donjon, de forme carrée, occupait à peu près la moitié de la ligne septentrionale. Il était bâti tout entier en pierres de petit appareil, ou plutôt en silex taillé. Deux éperons saillants formatent avant-corps, du côté du fossé. Des amorces de voûte plein-cintre se remarquent encore au rez-de-chaussée. Vers l'intérieur de l'enceinte, on voit des rainures pour la herse ; au premier étage, les angles sont encore garnis de colonnettes cylindriques avec chapiteaux romans, qui servaient, sans doute, à recevoir les retombées des voûtes des salles hautes. Le rez-de-chaussée, qui était occupé par la grande porte, offrait, sous ce rapport, quelque ressemblance avec celui du château de la Pommeraye et celui du Plessis-Grimoult, figurés précédemment dans les tomes II et III de la Statistique monumentale ; mais on y remarque des coulisses ou rainures pour recevoir des herses, ce qu'on ne trouve pas dans les deux tours précédentes.

          A l'angle nord-ouest du donjon, du côté de la cour intérieure, est accolée une tourelle circulaire renfermant un escalier en pierre, qui n'est éclairé que par d'étroites ouvertures en forme de meurtrières.

          A l'autre extrémité de celte ligne septentrionale, est une tour circulaire qui a subi des retouches à diverses époques, mais dans l'intérieur de laquelle se voit une salle voûtée en cul-de-four. L'entrée est garnie d'un simple tore, c'est un arc surbaissé qui peut remonter au 13e siècle. Des meurtrières, fortement ébrasées à l'intérieur, éclairent seules cette salle obscure, au centre de laquelle s'ouvre une margelle circulaire, unique entrée d'un caveau souterrain, voûté d'après le système de la salle supérieure. On lui donne pompeusement le nom d'oubliettes ; mais il sert actuellement au fermier pour loger ses légumes pendant l'hiver.

          Toutes les murailles du pourtour de l'enceinte sont réduites à la hauteur d'un simple mur de clôture, de sorte qu'il ne reste plus rien des édifices qui devaient s'y trouver adossés.

          Il faudrait fouiller le sol pour en retrouver le plan et en constater l'importance. On voit encore pourtant , dans la ligne qui est parallèle au chemin, c'est-à-dire vers l'orient, une salle basse, souterraine, voûtée en berceau, à laquelle on accédait autrefois de la cour intérieure, ou plutôt de l'un des bâtiments, par un escalier en pierre d'une seule volée droite, dont on retrouve en place les derniers degrés. Le reste est envahi par les décombres. Cette salle sert de vestibule à une cave ou souterrain, divisé, suivant l'usage constant du moyen-âge , en une série de cellulles disposées symétriquement sur chacun des flancs. Il y en a trois de chaque côté ; une septième forme le fond du couloir.

          Ce château a eu un passé historique. Au 12e siècle, il fut pris par Geoffroy d'Anjou, après trois mois de siège et rasé.

     

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    Photos ci-dessus : 1. la porte d'entrée extraite de https://www.filae.com/v4/forums/recherches-genealogiques-les-vikings-t70322-p32.html ; photos 2/3/4. extraites de https://fr.homeaway.ca/location/p6601338

     

          Bien que plusieurs de ses murs accusent encore cette époque, sans mélange de style postérieur, il est cependant impossible de supposer qu'il n'ait point été relevé dans la suite.

          D'ailleurs, il était encore en état de défense en 1449 ; les troupes du roi Charles VII, venant de Pont-Audemer, s'en emparèrent, et c'est de là qu'elles vinrent, le 16 août, asseoir leur camp devant Lisieux. D'après diverses données historiques, il paraîtrait que ce fut seulement sous le règne d'Henri IV qu'il fut définitivement démantelé. Suivant une sentence du bailli de Fauguernon, datée du 7 mars 1591, les pleds de la vicomté se tenaient dans ce temps à Lisieux, par raison des troubles de guerres estant en ce pays.

          La vicomté ou baronnie de Fauguernon était un des grands fiefs du duché de Normandie. Elle se composait de huit fiefs de haubert, dont plusieurs avaient eux-mêmes des forteresses importantes. Elle s'étendait sur le Pin, Norolles, Saint-Philbert-des-Champs et autres paroisses environnantes.

          Les vicomtes de Fauguernon avaient séance à l’Échiquier. La famille que l'on trouve le plus anciennement en possession de cette terre est celle des Bertran de Bricquebec ; et comme ils remontent par filiation suivie jusqu'au temps de Rollon, il est probable que leur auteur l'avait obtenue dans le partage qui suivit la conquête de la Normandie.

          Il ne peut entrer dans le cadre de ce travail de donner les noms de tous ceux des membres de celle famille qui furent seigneurs de Fauguernon : il suffira de nommer les principaux : Robert Ier suivit à la Croisade le duc de Normandie ; il portait d'or au lion vert rampant, ongle et couronné d'argent avec un baston de gueules, pour brisure ; car ce n'était qu'un cadet de la branche de Bricquebec. Ceci est extrait du catalogue publié par Gabriel Dumoulin à la suite de son Histoire.

          Son fils, Robert II, avait pris parti pour Eustache, comte de Boulogne, contre le duc d'Anjou : ce qui amena la destruction de son château en 1137. Il fut tué lui-même l'année suivante en défendant, sans doute, toujours la même cause. Il avait épousé la fille d’Étienne, comte d'Aumale, dont il eut un fils nommé encore Robert.

         Celui-ci vit aussi une invasion étrangère ravager la Normandie ; mais, instruit par l'expérience de son prédécesseur, il ne chercha point à résister et put ainsi conserver ses terres qui furent érigées en baronnie par le conquérant, Philippe-Auguste. Son alliance avec la fille aînée de Jourdain Tesson ne fit qu'augmenter son importance.

          Son petit-fils, Robert V, vicomte de Roncheville, seigneur d'Honfleur et de Fauguernon, fut nommé connétable de Normandie. Cette charge était restée jusqu'alors dans la famille du Hommet. Il eut pour femme Alix de Tancarville, fille de Monsieur Guillaume, sire de Tancarville et d'Alissande de Meullent. Le traité de mariage, daté de l'an 1245, stipule une dot considérable. Alix était héritière de sa mère et devenait dame des terres de Sahurs, croiset et Bapaulme, près Rouen, Feuguerolles, Ifs, Alemaigne, Placy, Savenay, le Mesnil- Patry, Estreham, près Caen (1).

          Les deux fils de Robert V se partagèrent ses possessions, et c'est au second, nommé Guillaume, qu'échut Fauguernon avec les fiefs de sa mère. La génération suivante fut la dernière.

          La terre de Fauguernon passa alors à une famille étrangère, mais une confusion inextricable règne dans les différentes généalogies, qu'il est impossible de faire concorder. Disons seulement que l'on trouve en même termes qualifiés vicomtes de Fauguernon : les Painel, les Garencières les Fresnel et Robert VII Bertran, maréchal de France, était neveu du dernier possesseur mâle de cette même famille. Ces seigneurs vivaient au commencement du 14e siècle.

          En 1465, Montfaut, faisant sa recherche de la noblesse en Normandie, trouva à Fauguernon messire Jehan de Montenay, chevalier, baron de Carencières, seigneur de Bérangeville, de Nully en Gastinoys et vicomte de Fauguernon, qui, six ans plus tard, en 1469, se présentait aux montres de la noblesse du bailliage d'Évreux « en abillementde homme d'armes, accompagnié d'un autre homme d'armes, neuf arebiers et quatre vougiés..., tous suffisamment montez et armez. » (Monstres de la noblesse du bailliage d'Evreux en 1469, publiées par MM. Bonnin et Chassant, p. 10.)

          Un acte original des Archives de l'Hospice de Lisieux, du 10 mars 1693, parle de noble et puissant seigneur Christophe de Cerisay, seigneur de Villy et baron de La Haye-du-Puits, vicomte de Fauguernon, conseiller et chambellan du roi et son bailli en Cotentin. Comment était-il devenu seigneur de Fauguernon ? C'est ce que je n'ai pu découvrir. De sa femme, nommée Marie de Mayneville , Christophe de Cerisay ne put avoir qu'une fille, appelée aussi Marie, qui épousa Gaston de Brezé, quatrième fils de Jacques, comte de Maulevrier, maréchal et grand sénéchal de Normandie, et de Charlotte, bâtarde de France, fille de Charles VII et d'Agnès Sorel. Gaston de Brezé joignit donc Fauguernon aux fiefs nombreux qu'il possédait déjà.

          Marie de Cerisay survécut à son époux, et elle vivait encore en 1537, suivant un acte du 20 septembre de celte année où l'on voit qu'elle possédait aussi le château du Pin, dont il va bientôt être question. Elle comparut devant les élus de Lisieux, faisant recherche de la noblesse en 1540. Elle produisit une généalogie pour elle et ses enfants soubzs-âage, mais elle ne put la justifier, parce que « les lettres, chartes, etc., concernant leur noblesse étaient demeurées aux mains de défunt M. Louis de Brezé, sénéchal et gouverneur de Normandie, frère aîné de son mari. »

          Ces enfants sous-âge étaient Louis de Brezé, devenu grand-aumônier de France et évêque de Meaux, puis deux filles, Catherine et Françoise. La première épousa Nicolas de Dreux, vidame et baron d'Esneval ; la seconde eut pour mari Gilles Le Roy, seigneur du Chillon.

          Louis de Brezé obtint en partage les terres de sa mère. Dans un acte du 7 mai 1571, on le voit qualifié de : « Révérend Père en Dieu messire Louis de Brezey, evesque de Meaux, abbé des abbayes de St.-Pliaron et Ygny, seigneur et baron de la Hays-du-Puis, chastellain et visconte de Fauguernon, sieur du Chasteau du Pin et du Bois-Ravenot, etc., etc. »

     

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    Photo 1. La ferme du château extraite de http://santacruzaerials.com/ ; photos 2/3 le colombier extraites de https://fr.homeaway.ca/location/p6601338

     

          Ses sœurs n'eurent point part à son héritage, qui revint nous ne savons comment, à son cousin, M. de Saint-Germain Fauguernon, qui tint le parti du duc de Bouillon pendant les guerres de religion (C'était un des enfants de Gilles de Saint-Germain, baron d'Asnebec, qui avait épousé la lille de Jacques de Brezé, grand-père de l'évêque de Meaux).

          Ensuite, Fauguernon se retrouve entre les mains de Louis de Brezé, le mari de Diane de Poitiers, ou plutôt entre les mains de l'une de ses filles, Françoise de Brezé, qui avait épousé Robert IV de La Marck, duc de Bouillon, comte de La Marck, prince de Sedan, maréchal de France, gouverneur et lieutenant-général pour le roi en Normandie. Un acte original des Hospices de Lisieux, en date de 1617, fait mention de « hault et puissant seigneur messire Louis de La Mark, marquis de Maulny, vicomte de Fauguernon, seigneur de Marigny et de Nogent-Ie-Roy, conseiller du Roy en ses Conseils d'Estat et privé, premier escuyer de la Royne. »

          Dans la seconde moitié du 17e siècle, Fauguernon était passé aux Le Conte de Nonant de Pignecourt, qui le possédèrent jusqu'à la Révolution elle possèdent encore maintenant.

          Afin que l'on puisse reconnaître auxquelles des différentes familles, qui ont successivement possédé la terre de Fauguernon, peuvent appartenir les blasons qui ont été dessinés ou décrits, voici les armoiries que les généalogistes attribuent à chacune d'elles :

          Bertrand. — D'or au lion de sinople armé, lampassé et couronné d'argent.

          Painel — D'or 5 deux fasecs d'azur, accompagnées d'un orle de 8 merlettes de gueules.

          De Montenay. — D'or aux deux fasces d'azur, accompagnées d'un orle de 8 coquilles de gueules.

          Fresnel de la Ferté-Fresnel — D'or à l'aigle éployée de gueules.

          De Mauny. — D'argent au croissant de gueules.

          De Brezé. — D'azur à 8 croiseltes d'or posées en orle autour d'un écusson aussi d'or, orle d'azur et l'azur rempli d'argent.

          De Bouillon. — De gueules à la fasce d'argent.

          Le Conte de Nonant. — D'azur au chevron d'argent , accompagné en pointe de 3 besants d'or mal ordonnés. » [5] Arcisse de Caumont, 1846.

     

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    1. Blason de la famille Paynel ou Paisnel : Par ArocheCette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Aroche., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2817264 ; 2. Blason famille de Montenay : Par A.T-2013Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape. — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25108271 ; 3. Blason famille de Brezé : Par Jimmy44 (talk) 07:46, 8 February 2012 (UTC)Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18313763 ; 4. Blason famille de Bouillon : Par Odejea, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4236432 ; 5. Blason famille le Conte de Nonant : http://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&rubrique=blasons&id=6158106&desc=le_conte_nonant_le_pin_barons_et_marquis_d

     

    Éléments protégés :
    Château (restes) : inscription par arrêté du 16 octobre 1930.
    Le site du château de Fauguernon est une propriété privée. Il appartient à la famille Gurrey également propriétaire de la ferme du château qui propose un gîte de Charme : https://www.homelidays.com/hebergement/p6601338

     

    Bibliographie extraite de http://www.mondes-normands.caen.fr

     

    - Caumont, Arcisse de. - Statistique monumentale du Calvados. - Caen : Hardel, 1859, III, p. 32-37
    - Déterville, Philippe. - Richesses des châteaux du Pays d'Auge. - Condé-sur-Noireau : Ch. Corlet, 1989, p. 109-113
    - Rault, Fernand. "Le château de Fauguernon". Le Pays d'Auge, nov. 1972, p. 15-18

     

    Sources :

     

    [1] Wikipédia

    [2] http://www.mondes-normands.caen.fr/france/patrimoine_architectural/normandie/pays_auge/lisieux/10-12Fauguernon/index.htm

    [3] Histoire sommaire de l'architecture religieuse, militaire et civile au Moyen Age par Arcisse de Caumont - Le Blanc-Hardel, 1836 - 427 pages

    [4] Histoire de Lisieux: ville, diocèse, et arrondissement, Volume 2 - Durand, 1845 - 491 pages

    [5] Statistique monumentale du Calvados par Arcisse de Caumont, 1802-1873 publiée en 1846.

     

    Bonnes pages :

     

    http://fauguernon.fr/wa_files/Histoire_205_20Fauguernon.pdf

    http://siefar.org/dictionnaire/fr/Georgette_de_Montenay

    http://www.ouillylevicomte.com/chateau.html

    http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Bertran.pdf

    https://archive.org/stream/statistiquemonum05caum/statistiquemonum05caum_djvu.txt

     

     Vidéo :

     

    https://vimeo.com/209085734

     

     

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