• LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)

    LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche) LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche) LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)

    Ci-dessus, à gauche : le manoir de Dur Ecu par Pierrestz — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21179593 ; à droite : photo extraite de https://www.geocaching.com/geocache/GC4TQ3B_urville-nacqueville-et-ses-monuments?guid=0383e3da-1788-4fda-8596-7846aa19c77e

     

         « Le manoir de Dur-Écu est une demeure historique de la Manche, située à Urville-Nacqueville. » [1]

     

         « Dur-Ecu se trouve à l’abri d’une colline boisée au débouché d’un vallon où s’écoule le ruisseau le Candar. Au Moyen-Age, l’endroit semble propice pour y installer une maison-forte afin de contrôler les passages sur la route et de veiller aux incursions venues de la mer. » [2]

     

    LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)     « Près des côtes sauvages de la Manche et du sentier des douaniers de la Hague, se niche un charmant manoir du 11e siècle. Implanté sur une terre longtemps partagée entre la France et l'Angleterre, le manoir du Dur-Ecu détient une histoire liée à un certain Guillaume le Conquérant. Selon la légende, le duc de Normandie aurait été sauvé de la hache d'un ennemi grâce au bouclier, appelé écu à l'époque, de l'un de ses compagnons, Richard le Fort. La hache, figée dans le bois de l'écu, a alors donné le nom manoir, le Dur-Ecu.

         Fief de familles de seigneurs, le manoir a notamment servi de repère et de refuge pour les troupes anglaises lors des manœuvres militaires franco-anglaises du 18e siècle. 

         Plus récemment, la propriété a été en partie détruite lors de bombardement du 1er juin 1944. Pendant 30 ans, la famille René-Bazin, propriétaire des lieux, s'est alors attelée à restaurer le manoir à l'identique : gros œuvre, toiture, pigeonnier. » [3] 

     

    Photo ci-dessus, extraite de http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-30126.html

     

    LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)   LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)

    Plan de situation du manoir de Dur-Ecu sur la commune d'Urville-Nacqueville ; blason de la famille de Lesdo extrait de https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&desc=lesdo_de_la_riviere&id=209717&individu_filter=riviere&rubrique=blasons

     

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     Ci-dessus, à gauche, photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    Histoire

     

         « Au cours de son histoire, le manoir ne semble habité que rarement par ses propriétaires et son usage est surtout agricole. (...)

         La première place forte appartient à la famille Durescu qui possède également le Durécu de Gatteville, à l’est de Cherbourg. » [2]

     

    LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)     « Outre Urville, Durécu est un toponyme présent à Pierreville, Picauville, Bricquebec, Les Perques et Gatteville. La famille Durécu de Gatteville aurait laissé son nom aux fiefs d'Urville. (...)

         La légende attribue son nom à un épisode guerrier au cours duquel Guillaume le Conquérant aurait eu la vie sauvée par Robert Le Fort qui le protégea de son bouclier (on disait alors un écu). Cette légende a également donné naissance aux noms de famille Fortescu et ses nombreuses variantes. » [1]

    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien, Archives de la Manche, http://www.archives-manche.fr/

     

         « C’est à Jean Heuze probablement, seigneur de Gréville et d’Urville, ou bien à Thomas Lesdos, bailli de haute justice, que l’on doit la construction du manoir actuel à la fin du 15e siècle ou au début du 16e. » [2]

     

    LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)     « Il est reconstruit au 16e siècle sur des fondations plus anciennes, dans un fief cité au 14e siècle. (…)

         Sa raison d'être est son positionnement en bord de l'ancien chemin royal menant dans la Hague, là où ce chemin s'éloigne de la grève pour grimper dans les premières falaises.

         Appartenant à la famille Heuzey à la fin du 16e siècle, le fief est vendu entre 1599 et 1603 à Thomas Lesdo, sieur de la Rivière, bailli de la haute-justice de l'abbaye du Vœu, anobli en 1609. C'est certainement lui qui a fait reconstruire le manoir tel qu'on le voit actuellement. Jean Lesdo, écuyer, sieur de Durécu et de la Rivière, avocat au Parlement de Rouen, en prend possession, puis son fils Jacques Lesdo, ayant la même charge.

         Ses héritiers vendent le manoir vers 1667 à Louis de Grimouville, marquis de la Mailleray, colonel du régiment de Piémont, puis brigadier des armées du Roi.

         A la mort de celui-ci, en 1685, le manoir revient à Jean-Baptiste de Lesdo, procureur général en la Cour des aides de Normandie, puis premier président en la Cour des comptes de Rouen, fils de Jacques Lesdo, et frère de Nicolas de Lesdo de la Rivière. » [1]

     

    LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)     « Dur-Ecu demeure dans la famille Lesdos jusqu’en 1708 où le fief noble et la ferme sont vendus séparément. La ferme de Dur-Ecu « consistant en un corps de logis composez à usage de demeure manable, caves, salles, chambres, greniers, celliers, pressoir, charteries, granges et estables, cours et issues, boelle fermée, en jardins et enclos plantés de pommiers, fermés de murailles et en plusieurs pièces de terres et tennements en herbage, prayrie, bois taillis et haute futez et terres labourables ». [2]

     

    LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)     « Le manoir passe ensuite dans de nombreuses mains. Le domaine fieffé appartient à Jacques Barbou de Plémarest (1708) qui le cède en 1733 à Jean-Hervé Mangon, propriétaire du fief depuis 1708, Lesourd de Laignerie (1733), les frères omonvillais Simon, Jean et Thomas Le Moigne la Couture qui achètent la ferme et les terres de Durécu le 27 septembre 1773 à Pierre-Nicolas Le Sourd, sieur de l’Aiglerie et maire d’Avranches. » [1]

    Ci-dessus, blason de la famille de Mangon extrait de https://www.google.com/search?q=Blason+famille+de+mangon&client=firefox-b&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=mz7czHu4LLkR8M%253A%252C-AQGcTitrJhrQM%252C_&usg=___NRwQSWFAaSRSxRO_jJUckMKnVk%3D&sa=X&ved=0ahUKEwiQhsDRmqvcAhVHWiwKHTd_AZoQ9QEIKjAB#imgrc=_

     

         « A la veille de la révolution, la famille Le Moigne, agriculteurs de la Hague, achète le bâtiment et y effectue des réparations. Au cours du 19e siècle, les Le Moigne deviennent des notables d’Urville (plusieurs sont maires). » [2]

     

    LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)     « Depuis lors, la famille Le Moigne et ses héritiers ont conservé la propriété.

         Les frères Le Moigne font d'importants travaux de restauration et ne s'y installent en 1778. Durant la Terreur, Jean-Louis Le Moigne La Rivière (1772-1858), fils de Simon, fait bâtir, probablement en 1808, trois moulins à eau au dessus du manoir. (…)

         En 1808, une meule romaine est trouvée dans l'enceinte du manoir. (...)

         Lui et sa femme, Eléonore Langlois d’Arreville (1776-1855), partagent leurs biens entre leurs enfants, en 1846. Gustave Le Chevallier, fils de leur fille, Marie Le Moigne du Taillis, hérite de tout le patrimoine de son grand-père, ses oncles mourant sans postérité. » [1]

     

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         « Exploité en fermage jusqu’à la deuxième guerre mondiale, il est gravement endommagé par les bombardements de juin 1944. (...) Après la guerre il est repris par la famille Le Moigne qui le restaure, reconstitue le donjon et poursuit l’activité agricole.» [2]

     

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         « Il est peint par Gustave Mouty en 1948. (…)

     

          Lorsque Gustave Le Chevallier meurt, en 1950, Durécu échoit à sa fille Marie-Hélène, épouse du lieutenant (et futur journaliste et écrivain) Louis René-Bazin, fils de l'écrivain académicien René Bazin. Elle restaure la bâtisse avec son fils, Jean René-Bazin. La tour orientale, dont le grand-oncle Albert Lemoigne disait en 1917 qu'« elle avait été « découronnée », est reconstruite sous une forme de donjon sans que l'on aie plus d'information sur sa forme originelle. » [1]

     

    LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)     « Dur-Ecu est classé parmi les sites en janvier 1965 afin de préserver, selon le rapport de classement « le cadre de ce beau manoir qu’on peut qualifier d’admirable. Le ruisseau qui descend à travers bois et coule en cascade le long des trois moulins, les deux fermes, le colombier, la remise, les herbages qui descendent jusqu’à la mer, donnent à ce rivage un aspect qu’ont perdu beaucoup de nos côtes ». [2]

     

         « Entre 1982 et 1987, la veuve de Jean René-Bazin y tient une ferme-auberge. (...)

         Le Droit à l'oubli (1992), téléfilm de Gérard Vergez, est tourné en partie dans le manoir. » [1]

     

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    Architecture

     

    LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)     « Il se compose de dix bâtiments, dont trois moulins, et d'un pigeonnier en granit et pierres bleues de 2 000 cases. » [1]

     

         « Le manoir comprend deux ailes en retour d’équerre, l’une flanquée d’un donjon, l’autre d’un corps de bâtiment massif commandant une cour de ferme avec ses dépendances. Devant le manoir, près de la route, un puissant colombier circulaire est érigé près du mur d’enceinte. L’ensemble est bâti (et couvert) en moellons de schiste bleu et il s’en dégage un caractère défensif affirmé. (...)

    Ci-dessus, photo extraite de https://www.lamanchelibre.fr/actualite-241309-un-manoir-a-la-pointede-la-technologie

         Vendus à plusieurs reprises, les bâtiments se dégradent et le donjon finit par s’écrouler. (...)

     

    LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)     Ses hautes toitures de schiste bleu et ses puissants murs de grès gris surgissent, au détour d’un virage de la route, parmi la végétation de la colline boisée entaillée en son milieu par le ruisseau du Candar. Les tours du logis dressent leurs toits pointus parmi les arbres qui dominent la propriété. La massive construction qui a conservé son aspect défensif est protégée, sur la route, par un mur de pierres où s’ouvrent deux belles portes charretières. Bien entretenu, le logis précède le parc boisé où s’écoulent le Candar et son bief qui dévalent de la pente. » [2]

     

    LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)LES REMPARTS DE DUR-ECU (Manche)Protection :

     

         « Le manoir et le pigeonnier sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 1982. » [1]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de https://www.wikimanche.fr/Manoir_de_Dur-%C3%89cu

    [2] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-manche-manoir-a-urville-nacqueville-manoir-dur-ecu.html

    [3] Extrait d'un article du 18/09/2014 https://www.batiactu.com/edito/la-legende-de-guillaume-le-conquerant-au-manoir-du-dur-ecu-manche-39135.php

     

     

    Bonnes pages : 

     

    Site officiel : https://durecuf.wordpress.com/

    O https://durecuf.wordpress.com/plus-dinfos-historiques-pour-qui-les-souhaitent/notice-historique-par-lamiral-alexis-de-lacroix-de-lavalette/

     

    O https://www.revedechateaux.com/fr/annonce/location-du-manoir-de-dur-ecu-1256269359/voir

    O http://nanienormandie.canalblog.com/archives/2012/04/13/24002957.html

    O http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-manche-manoir-a-urville-nacqueville-manoir-dur-ecu.htmlhttps://durecuf.wordpress.com/

     

     

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