• LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS-S/HUISNE (Orne)

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    Ci-dessus, cartes postales anciennes : à gauche, le manoir de la Moussetière à Boissy-Maugis ; au centre, le manoir des Perrignes à Saint-Maurice-sur-Huisne ; à droite, le château de Maison-Maugis.

     

          Cour-Maugis-sur-Huisne est une commune située dans le département de l'Orne créée le 1er janvier 2016 par la fusion de quatre communes : Boissy-Maugis, Courcerault, Maison-Maugis et Saint-Maurice-sur-Huisne.

         On trouve plusieurs monuments sur ce territoire, entre autres :

    - 1. Le manoir de la Moussetière à Boissy-Maugis

    - 2. Le manoir des Perrignes à St-Maurice-sur-Huisne

    - 3. Le château de Maison-Maugis à Maison-Maugis. [NdB]

     

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    Ci-dessus : à gauche, une photo extraite de https://mapio.net/pic/p-49113349/ ; au centre, une photo extraite de http://le-tourisme-dans-le-perche.e-monsite.com/pages/les-principaux-lieux-de-visites/6-d-autres-lieux-incontournables.html ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    1. Le manoir de la Moussetière à Boissy-Maugis

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     Le manoir de la Moussetière (on trouve parfois Mouchetière) à Boissy-Maugis, avec ses deux tours d’angle en poivrière et sa double porte monumentale à créneaux, a été construit au début du 16e siècle et fortifié vers 1560. Protégé par un long mur d'enceinte, clos et isolé de l’ancienne cour de ferme, le jardin d’inspiration Renaissance, a été créé dans la haute cour par l’architecte-paysagiste Alain Richert. [NdB]

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     " Le monument est situé dans le département français de l'Orne, à 500 m au nord du bourg de Boissy-Maugis, ancienne commune intégrée depuis 2016 au territoire de la commune nouvelle de Cour-Maugis sur Huisne. " [1]

     

    Ci-dessus, à gauche, plan extrait du cadastre napoléonien de 1826, Archives de l'Orne, http://archives.orne.fr/

     

         " Par sa position stratégique, la Moussetière est fortifiée pendant les Guerres de religion. Le premier propriétaire connu est de la famille de Boyères (1497). " [2] 

     

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    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)   LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

    Plan de situation du manoir de la Moussetière à Boissy-Maugis ; blason de la commune de Boissy-Maugis https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/images/3/32/Boissy-Maugis.jpg

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     " Bâti à mi-pente d’une colline, surplombant les vallées de l’Huisne et de la Commeauche, ce manoir fortifié édifié au 15ème et 16ème siècle occupe une position stratégique, faisant de lui une sentinelle. " [3]

     

         " Le manoir se réduit à un corps de bâtiment ouvert d'une fenêtre Renaissance sur la façade principale, et accosté d'une tour d'escalier sur la façade arrière. Il est prolongé par un petit bâtiment plus récent. " [4] 

     

    Ci-dessus, une photo extraite de https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/07/Manoir_de_la_Mousseti%C3%A8re.jpg

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     "... c'est à la curieuse gentilhommière de la Mouchetière, que nous faisons notre première halte.
         Au dehors, cette gentilhommière se présente avec tout l'aspect d'un château féodal en miniature, et l'on sent chez le constructeur la préoccupation d'en faire au besoin un lieu de défense. La cour cariée est entourée de hautes murailles encore crénelées par parties, flanquées aux quatre angles de tours à étroites meurtrières. Le logis ne comporta, plus actuellement qu'un pavillon assez insignifiant datant approximativement du 16e siècle. A l'intérieur, il a conservé ses cheminées primitives, des portes et quelques boiseries de l'époque. L'histoire de la Mouchetière, que les gens du pays s'imaginent avoir été un monastère de filles, dont l'existence est constatée à Boissy, ne présente rien de saillant. C'était un simple fief longtemps possédé par la famille des Brizard, qui furent également seigneurs des Perrignes. "
    [5] 

     

    Ci-dessus, une photo extraite de http://trip-suggest.com/france/basse-normandie/boissy-maugis/

     

    Protection :


          " Façades et toitures ainsi que le mur d'enceinte du manoir (cad. I 98) : inscription par arrêté du 10 avril 1980. " [4]

     

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    2. Le manoir des Perrignes à Saint-Maurice-sur-Huisne

     

         " Le manoir des Perrignes est un monument historique situé sur le territoire de la commune de Saint-Maurice-sur-Huisne, dans l’Orne " [1]

         " Le manoir des Perrignes s’inscrit dans un site particulièrement attractif, niché dans un vallon formé par l’Huisne. " [4]

     

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    Plan de situation du manoir des Perrignes ; blason de la famille Louël de la Vove - de sable à six besoins d'argent - extrait de https://gw.geneanet.org/fgautier1?lang=en&pz=francois&nz=gautier&p=galleran&n=louet+de+la+vove 

     

    Histoire

     

         " Macé Louel acquiert Perrignes en 1455..." [1]

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     " Macé Louel, qui tenait le fief de Perrignes, fit élever la tour actuelle formant retour d'équerre. Au siècle suivant (vers 1560), la famille Brisart (qui eut de nombreuses possessions dans le Perche, notamment la seigneurie de Bizou, de Sérigny au 16e siècle, au 17e siècle, le fief d’Yversay en Saint-Maurice-sur-Huisne et la Moussetière en Boisy-Maugis [7]) construisit le logis. De profonds remaniements eurent lieu au 17e siècle : construction de la chapelle en 1623 (Charles Brisart fondait, le 18 septembre 1623, une chapelle au manoir des Perrignes [7]), création sur le logis d'un imposant toit en pavillon avec souche de cheminée caractéristique de cette époque. " [4]

     

    Ci-dessus, blason de la famille Louël de la Vove - de sable à six besoins d'argent - extrait de https://gw.geneanet.org/fgautier1?lang=en&pz=francois&nz=gautier&p=galleran&n=louet+de+la+vove

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     " Le fief des Perrignes relevait de la châtellenie de Villeray, tout comme le moulin et fief d’Yversay en Saint-Maurice que Charles Brisart acheta en 1574. » [7]

     

         " Henry-Joachim de Chevessailles, qui comparut en 1789 parmi les nobles du Perche, en hérita au 18e siècle. " [1]

     

         " En 1826, la propriété des Perrignes se trouva démembrée par suite de difficultés successorales. Un imposant colombier, aujourd'hui aménagé en habitation, rappelle l'importance du fief des Perrignes sous l'Ancien Régime. " [4] 

     

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    Ci-dessus : à gauche et au centre, photos extraites de http://www.lesamisdelaigle.com/?p=411

     

    Description

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     « La gentilhommière des Perrignes est posée à ravir sur un coteau dominant un des plus jolies sites de la vallées de l’Huisne » extrait de la Normandie monumental et pittoresque (1896)

         Descendant de la route de Colonard vers Boissy-Maugis, l’imposant colombier, converti depuis longtemps en habitation, se dresse en avant-garde, tandis que le manoir lui-même est complétement enfoui dans la verdure. Il se compose d’un vaste corps de logis, terminé d’un bout par une toiture en pavillon, avec en retour d’équerre, un ancien donjon carré garni de quelques meurtrières. A l’autre extrémité, se trouve un autre petit pavillon et l’ancienne chapelle qui ont été enjolivés de deux tourelles à toits pointus venus les accoster depuis le début du 20e siècle seulement. " [7]

     

         " Un intéressant plan du 18e siècle nous restitue avec précision chaque partie du manoir et ses plans de circulation par rapport au parterre à la française et à la cour où se trouvaient les bâtiments de communs. " [4]

     

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    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)      " Sur le coteau qui domine l'autre pente de la vallée, le joli manoir des Perrignes, malencontreusement barbouillé de granité rose. Rebâti au 16e siècle par la famille de la Vove, il remplaçait un castel plus ancien, possédé au début du 15e siècle par Robin Louait, sire des Perrignes (Comte de Moucheron. Les Perrignes. La Normandie monumentale (Orne), tome II, page 302.). Il fut acheté, en 1455, par Macé Louit, dont les descendants l'habitèrent jusqu'au milieu du 16e siècle, où il passa dans la maison de la Vove, puis au 17e siècle dans celle des Brisard, dont un membre, l'abbé Brisard, conseiller de grand chambre au Parlement de Paris, le revendit en 1698, à une branche de la famille de Chevesailles, qui en a pris le nom et l'a possédé jusqu'en ces dernières années.

    Ci-dessus, blason de la famille de Brisard ou Brisart - d'or, à la fasce d'azur, surmontée de deux étoiles de gueules – par Gilloudifs.

     

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    Ci-dessus : au centre, plan extrait du cadastre napoléonien de 1826, Archives de l'Orne, http://archives.orne.fr/ ; à droite, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     On y remarque la grosse tour du colombier, un pavillon carré garni de meurtrières, des salles basses voûtées, dont l'une renfermait la chapelle Saint-Louis (Pouillé du diocèse de Sées. Capella Manerii des Perrignes in parochia Sancti Mauritii super Huinam.). Cette chapelle avait été fondée par contrat passé devant les tabellions de Sées, le 18 septembre 1623 (Archives de l'Evéché de Sées.). " [5]

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Chevesailles extrait de http://www.blason-armoiries.org/heraldique/tables-heraldiques/pieces/honorables/chevron/1/accompagne/chevron-1-accompagnee-3-etoiles.htm

     

    " Les Perrignes

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     On ne peut guère donner le nom de château à cette charmante gentilhommière posée à ravir sur un coteau dominant un des plus jolis sites de la vallée de l'Huisne. Bâtie au 16e siècle par les seigneurs de la Vove, sa fondation remonte à peu près, cependant, à l'an 1400. A cette époque, le propriétaire s'appelait Robin Lonait-Laisné, seigneur des Perrignes. Vers 1400, Messire Macé Louit en fit l'acquisition ; ses descendants l'habitèrent jusqu'au milieu du 16e siècle. Ce domaine resta toujours dans des proportions modestes et appartint longtemps, au commencement du dernier siècle, à l'abbé Brisard, conseiller de la grande Chambre du Parlement de Paris, et abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Prix, au diocèse de Noyon. Il passa ensuite à la famille de Chevesailles, mais se trouve aujourd'hui divisé entre cinq ou six propriétaires. On y remarque une jolie tour carrée, renfermant la chapelle, et un colombier féodal assez important.

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)On voit aussi, à dix mètres au-dessus du niveau de la rivière, une source très abondante et dont l'eau claire est excellente. Les gentilhommières sont très répandues dans cette partie de l'Orne ; elles étaient habitées par de petits hobereaux ou d'opulents paysans ; car le caractère percheron a paru répugner de tout temps à la grande ambition. Seigneurs et manants se contentaient d'une modeste aisance et ne faisaient que des efforts limités pour en sortir. N'ayant jamais connu la misere, ils n'avaient point la soif insatiable des parvenus et n'allaient guère tenter la fortune hors de leur pays qu'ils aimaient... » Article du comte de Moucheron [8]

     

    Protection

     

         " Les façades et les toitures, ainsi que l'escalier du logis ; les façades et les toitures du colombier ; le jardin et ses murs de clôture (cad. A 158, 159, 161, 163, lieudit Les Perrignes, 162, lieudit Château des Perrignes) : inscription par arrêté du 24 novembre 1998. " [4]

     

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    3. Le château de Maison-Maugis à Maison-Maugis

     

         " Le château de Maison-Maugis est un édifice situé à Cour-Maugis sur Huisne, en France. Le monument est situé dans le département français de l'Orne, au sud du bourg de Maison-Maugis, commune intégrée à la commune nouvelle de Cour-Maugis sur Huisne depuis 2016. " [1]

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     " Le château et les communs sont du 17e siècle. Le château est une reconstruction d'un bâtiment antérieur dont caves et cuisines ont été conservées (13e siècle). La motte de l'ancien château détruit au cours des guerres de Cent ans subsiste à un endroit assez éloigné. Les caves du 13e siècle doivent être celles de l'ancien prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Evroult. L'édifice actuel présente un corps de logis rectangulaire entièrement bâti en pierre blanche. Il est flanqué, d'un côté, d'une tour et, de l'autre, par une tourelle en encorbellement. La cour est encadrée de deux pavillons Louis XIV auxquels s'appuie, à chaque extrémité, une tourelle placée en sentinelle sur le chemin. " [4]

     

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    Plan de situation du château de Maison-Maugis ; blason de la famille du Crochet par Jimmy44Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3876729

     

         " On accède au Château de Maison-Maugis par une superbe avenue, qui le dérobe complètement au midi, de sorte que l'on arrive devant l'entrée principale sans avoir entrevu l'ensemble du noble manoir. Du côté opposé, il se présente au contraire fièrement campé sur l'escarpement d'un promontoire à la jonction de deux vallées, au-dessus d'un parc plein de fraîcheur, dominant le cours de la Commauche, encadré d'arbres séculaires, au travers desquels pointent vers le ciel les toits aigus ce ses tours tapissées de lierre.
        Maison-Maugis était l'une des quatre grandes châtellenies
    du Corbonnais, dès le 11e siècle. Elle tire son nom et son
    origine d'un noble leude. Maugisius, qui y faisait sa résidence (
    domus Maugisii) et qui possédait dans le pays un vaste domaine, dont le souvenir est encore attaché au nom d'une localité voisine, Boissy-Maugis (Boscus ou Boisseria Maugisii, bois en taillis de Maugis. Cfr. Du Cange, Glossarium, et Maigne d'Annis, Iexicon mediae et infimoe latinitalis.)


    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     Au Moyen-Age, c'était une forteresse imposante. Elle fut la résidence passagère des Rotrou, comtes du Perche, et saint Louis la vint visiter, dans ses excursions à travers le Perche, lorsqu'il séjournait à Longpont. Au mois de Juin 1257, le pieux monarque la céda avec toutes ses dépendances à Jacques de Château-Gontier, sire de Nogent-le-Rotrou, à titre de fief mouvant directement de la couronne de France.
         Quand vinrent les jours douloureux de l'invasion anglaise, la forteresse fut détruite, en 1428, par Warwick, comte de Salisbury, gouverneur du château de Bellesme.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Château-Gontier http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Chateau-Gontier

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     M. le Comte de Moucheron, qui écrivait, il y aune quinzaine d'années, une brochure de haut intérêt sur Maison-Maugis, son histoire et ses seigneurs, y remarque que ce domaine n'a jamais été vendu, et que toujours il s'est transmis par cession, héritage ou alliance dans les familles qui l'ont possédé. C'est ainsi qu'il a passé successivement aux Rayer, aux du Crochet, puis en 1692, aux de Fontenay par le mariage de Pierre Antoine de Fontenay avec Barbe du Crochet, dernière du nom, ensuite aux de Perrochel de Morainville, par le mariage de François de Perrochel avec- Louise-Elisabeth de Fontenay. En 1805, Marie Françoise de Perrochel épousait le comte Louis Charles Marie de Moucheron, aïeul du propriétaire actuel de Maison-Maugis.
    Du château féodal détruit par les Anglais, il reste encore les curieux souterrains. Ils se composent d'une longue galerie aux voûtes massives dont les arceaux s'appuient sur les murailles latérales, sans le secours de piliers ni de chapiteaux.

     

    Ci-dessus ; à gauche, blason de la famille du Crochet par Jimmy44Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3876729 ; au centre, blason de la famille Perrochel de Morainville par Gilloudifs ; à droite, blason de la famille de Moucheron par Mipast — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=56251975

     

    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne) LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)

     

         Cette galerie donne accès en des sortes de caves et une salle basse très belle de proportions, également voûtée avec clef à écusson sculpté. Cette pièce, qui réunissait autrefois sans doute les gardes du château, sert aujourd'hui de cuisine. Au-dessous de la salle basse de la grosse tour, on descend dans un caveau, dont la destination primitive a donné lieu à plus d'une hypothèse. Enfin au fond d'un corridor, qui fait équerre avec la galerie principale, on arrive à une autre petite salle voûtée divisée en deux parties : l'étage supérieur est dissimulé dans l'épaisseur de l'escalier, et garni de crampons de fer et d'anneaux scellés dans la muraille. Serait-ce l'un de ces cachots mystérieux qui terrifient encore l'imagination populaire, ou simplement une vulgaire et fraîche réserve pour les provisions de bouche ? Libre à chacun de choisir entre ces conjectures et d'autres encore.
         « La partie extérieure du château actuel, dit M. Ernest Hayes, qui en a fait une minutieuse description, date de la fin du 16e : elle présente un corps de logis rectangulaire, posé sur un terrain inégal, dételle sorte que le rez-de-chaussée de la principale façade paraît un premier étage du côté du parc.


    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     Il est flanqué, d'un côté d'une tour de cent pieds, remontant au 15e siècle, de l'autre d'une tourelle en encorbellement. Dans les murailles se voient encore des meurtrières. La toiture, fort grande et sans lucarnes, est entièrement supportée par des corbeaux de pierre formant mâchicoulis et battant le pied de la tour.
         De chaque côté de la façade principale s'élèvent deux grands pavillons Louis XIV, flanqués chacun d'une tour, qui ont été jadis semblables, mais dont l'un est à peu près détruit » (Ernest Hayes. Le château de Maison-Maugis. La Normandie Monumentale. Orne. Tome II, page 315)

     

    Ci-dessus, une photo aérienne extraite du site Géoportail.

     

         A l'intérieur du château, les amateurs ont la bonne fortune de pouvoir admirer une superbe galerie de portraits de famille, quelques tableaux de valeur, des fauteuils Louis XIV d'une grande richesse, des bibelots et des souvenirs anciens de remarquable facture. N'oublions pas de mentionner la célèbre malle, qui tient bonne place dans la tragique aventure d'un sire du Crochet, dont la légende a fait le meurtrier de son propre curé. Si la légende semble plutôt fragile, la malle est d'aspect très résistant, et fort remarquable par ses serrures d'une complication savante et son armure de cuirs et de fers ouvragés.
         M. l'abbé de Moucheron nous a fait les honneurs de sa demeure avec une grâce parfaite. Les explications qu'il veut bien nous donner sont d'un archéologue de marque et d'un artiste exercé, le lunch qu'il l'ait servir est d'une somptuosité tout aristocratique. Le châtelain de Maison-Maugis semble un choyé de la fortune. Tour à tour il a connu les joies de la famille, les triomphes artistiques, les faveurs populaires,
    l'honneur du sacerdoce. Longtemps maire de sa commune et maintenant encore conseiller municipal, une histoire très estimée de la reine sainte Elisabeth lui a valu les suffrages de l'Académie et l'a l'ait décorer des ordres du Portugal.
         Tout récemment, un journaliste de renom spécial le présentait comme des plus distingués, parmi les ecclésiastiques français résidant à Rome : car M. de Moucheron a la satisfaction de passer une partie de l'année à Rome, dans une jolie villa du Janicule. Tout le monde souscrit à cet éloge. Au dire du même chroniqueur, dom Sébastien Wyart, naguère général des Trappistes, aurait pronostiqué que l'abbé de Moucheron « mourrait dans la peau d'un saint » (M. Jean de Bonnefon ; article dans le journal l'Eclair). En attendant, Pie X vient d'en faire un prélat ; il n'y a pas d'ailleurs incompatibilité. "
    [5]

     

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    " Le château de Maison-Maugis


    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     Non loin du confluent de l'Huisne et de la Commeauche, sur le flanc de la colline qui sépare les deux vallées, s'élève en amphithéâtre, au-dessus de riantes prairies, parmi des ombrages séculaires, le château de Maison-Maugis.
         Ancien séjour des comtes Rotrou, il a eu tour à tour pour possesseurs, par une destinée fertile en contrastes, des guerriers illustres et de faibles femmes, des hobereaux inconnus et des rois de France. Saint Louis visitait cette châtellenie lorsqu'il résidait à Longpont. Sous Louis XI, elle fut réunie à celle de Nogent, qui appartenait aussi à la couronne.


    Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien de 1826, Archives de l'Orne, http://archives.orne.fr/

     

         Tous les auteurs sont unanimes à faire dériver le nom de Maison-Maugis des mots latins Domus-Maugisu. C'était donc la maison de Maugis. Une paroisse voisine, de fondation plus moderne, s'appelle encore Boissy-Maugis, ce qui indique que Maugis y avait un bois à la même époque, qui est fort reculée. Mais là s'arrêtent les données positives.
         Quel était donc ce Maugis ? On en est réduit aux conjectures. Sans vouloir nous égarer dans les sentiers fleuris de la légende, il est certain que sa demeure était, dès le 11e siècle, une des quatre châtellenies du Corbonnais (Les trois autres étaient Mortagne, Mauves et Longpont). Alors que le Perche n'était encore, dans son ensemble, qu'un amas de forêts, de bruyères, de landes incultes, le Corbonnais formait déjà un territoire fertile situé entre la Commeauche, l'Huisne et la Sarthe, et au centre duquel s'élevait l'antique ville de Corbon, aujourd'hui hameau délabré, jadis importante et bien fortifiée. Corbon fut détruite au 9e siècle, et il ne reste plus peut-être aujourd'hui que sa cloche pour attester son antique origine (Cette cloche passe pour la plus ancienne de France. Elle a été fondue en l'an 1230).
         Maison-Maugis survécut à la ruine de sa capitale, et nous voyons que, vers le 12e siècle, les comtes Rotrou y avaient un château féodal, bâti à pic sur un tertre élevé. « Ils venaient, dit l'abbé Fret, jouir des délices de la campagne dans ce lieu enchanteur, situé au milieu de riantes prairies qu'il domine, et d'où l'œil s'égare avec ravissement sur un horizon des plus pittoresques » (Antiquités et Chroniques percheronnes, III, 507).
         Lorsqu'après l'extinction de cette puissante famille, saint Louis voulut s'assurer la paisible possession du comté du Perche, en mettant un terme à toutes les autres réclamations qui n'avaient cessé d'exister depuis la mort du comte Guillaume jusqu'à ce moment, il traita, au mois de juin 1257, avec un de ses héritiers, Jacques, sire de Château-Gontier et de Nogent, et lui céda le château de Maison-Maugis avec toutes ses appartenances, bois et autres terres, jusqu'à concurrence de trois cents livres tournois de rente annuelle et perpétuelle pour lui et ses héritiers. Ce puissant seigneur s'engagea en revanche à tenir, lui et ses successeurs, Maison-Maugis et le reste en foi et hommage-lige de sa Majesté.
         Jacques de Château-Gontier avait épousé Havoise de Montmorency, fille de Mathieu II, connétable de France et d'Emma de Laval. Il mourut en 1263, laissant son domaine à sa fille Emma qui resta sans postérité. A dater de cette époque, Maison-Maugis, qui dépendait de Nogent, dut subir toutes les vicissitudes de cette seigneurie et passer entre les mains de tous ses dominateurs, jusquau jour où elle fit retour une seconde fois à la couronne. Il ne reste d'ailleurs aucun vestige de son ancienne forteresse : elle fut détruite par les Anglais, l'an 1428, lors du siège de Regmalard par Warwick, comte de Salisbury ; c'est alors que la terre de Maison-Maugis passa aux Rayer, puis aux du Crochet. Cette famille était fameuse dans la contrée et y possédait déjà de nombreuses terres.


    LES REMPARTS DE COUR-MAUGIS (Orne)     C'est le lieu de remarquer que par un privilège bien rare, le domaine de Maison-Maugis n'a jamais été vendu et s'est toujours transmis par cession, héritage ou alliance aux familles qui l'ont possédé.
         Un nouveau château fut dès lors construit sur l'emplacement de celui qui avait déjà lui-même remplacé la forteresse et dont il ne reste plus aujourd'hui que les souterrains. Ceux-ci méritent une mention spéciale. Ils se composent d'une galerie voûtée aux nervures ogivales de pierre, s'étendant dans toute la longueur du château et donnant accès sur les caves et sur une vaste salle aux arceaux majestueux dont chaque clef de voûte porte un écusson malheureusement gratté lors de la Révolution. Cette salle sert à présent de cuisine.
         Sous la tour se trouve un second étage de souterrains : c'est une pièce circulaire voûtée en ogive sans aucun signe ni aucune inscription permettant de voir à quoi elle servait. L'écusson de la clef de voûte est bien conservé dans cette salle : on y voit distinctement un chevron et trois pommes de pin. Ces armes sont celles de la famille Rayer dont la dernière héritière épousa le sire du Crochet.
         La destination de ces lieux était autrefois bien différente, mais l'imagination seule permet malheureusement aujourd'hui de se représenter ce qui pouvait s'y passer. La cuisine actuelle devait être une salle de gardes, peut-être une salle de conseil et la pièce voisine, sous la tour, un réfectoire pour les gens de service.
         On a supposé que cette dernière pouvait être une chapelle, tandis que celle qui est immédiatement au-dessous aurait servi de caveau funéraire. Rien ne permet de l'affirmer. Tous les seigneurs de Maison-Maugis et leurs femmes reposant dans le chœur de l'église, on se demande qui serait inhumé au château. Il est certain encore que, dans ce cas, on trouverait, parmi les archives, des documents permettant de fixer l'époque où ces choses se passaient.
         Au fond d'une sorte de corridor perpendiculaire à la nef principale, se trouve une petite cave voûtée, divisée d'abord en deux parties, puis en deux étages ; celui du haut étant ménagé dans l'épaiseur de l'escalier, et masqué de façon à ce que nul ne puisse deviner son existence. Des anneaux et des crampons de fer, fixés solidement aux murs, l'absence de toute fenêtre et de toute lumière ; l'humidité sordide et l'impénétrabilité profonde de ces lieux, tout tendrait à faire croire qu'ils n'étaient un de ces terribles cachots comme on en voyait tant à ces époques de guerres perpétuelles et d'intrigues incessantes entre provinces et entre châteaux.
         La partie extérieure du château actuel date de la fin du 16e siècle : elle présente un corps de logis rectangulaire posé sur un terrain inégal, de telle sorte que le rez-de-chaussée de la première façade parait un premier étage du côté du parc, et flanqué d'un côté d'une tour de cent pieds, remontant au 15e siècle, de l'autre d'une tourelle en encorbellement.
         Dans les murailles se voient encore des meurtrières. La toiture, fort grande et sans lucarnes, est entièrement supportée par des corbeaux de pierre formant mâchicoulis et battant le pied de la tour.
         De chaque côté de la façade principale s'élèvent deux grands pavillons Louis XIV, flanqués chacun d'une tour, qui ont été jadis semblables, mais dont l'un est à peu près détruit.
         La belle vue qu'on a de ce lieu élevé est malheureusement masquée d'un côté par l'église, ancienne chapelle du château, datant en partie des 11e et 12e siècles, à laquelle on a ajouté, plus tard, une longue nef sans caractère pour le service de la paroisse. Dans l'intervalle, cette église avait été celle du prieuré de Saint-Nicolas, fondé par Geoffroy IV,
    comte du Perche en 1214, et dont le revenu était de 800 livres. Un cloître, ou tout au moins une chapelle latérale devait la relier au couvent, car on distingue nettement, à l'extérieur de la partie droite du choeur, d'élégants arceaux gothiques et un pilier qui se trouvaient alors évidemment dans l'intérieur du temple.
         La famille du Crochet conserva Maison-Maugis jusqu'en 1692 : c'est alors que Pierre-Anthoine du Crochet n'ayant laissé qu'une fille, mariée d'abord au comte de la Jaille, puis remariée au comte de Durcet, son domaine passa aux Fontenay par le mariage de Barbe du Crochet, sœur de Pierre-Anthoine, avec François de Fontenay, seigneur de Vezort. Après les Fontenay, Maison-Maugis eut pour seigneurs les Perrochel de Morainville, par le mariage de François de Perrochel avec Louise-Elisabeth-de Fontenay. Le dernier représentant de la famille de Perrochet habite lui-même actuellement le château de Grand-Champ près Saint-Paterne. C'est le frère du regretté marquis de Perrochel,
    député de la Sarthe, enlevé prématurément en 1885. Enfin en 1805, Marie-Françoise de Perrochel de Morainville, héritière de Maison-Maugis, épousa le comte de Moucheron ; c'est ainsi que ce domaine passé à la famille qui le possède encore (voir : Maison-Maugis, son histoire, ses seigneurs, son château, ses environs, par le comte de Moucheron. (Paris, librairie Dumont, rue de Grenelle.) ). [9] Article de Ernest Hayes 

     

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    Protection

     

         " Façades et toitures du château et des communs, portail d'entrée avec sa grille (cad. C 117) : inscription par arrêté du 24 juillet 1972 ; Caves, y compris celles à usage de cuisine et le puits ; allée d'accès ; potager (cad. C 19, 21, 117, 127, 128, 231) : inscription par arrêté du 26 août 1991. " [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://www.epras.fr/dotclear/index.php?post/2018/05/26/13%C3%A8me-Tour-du-Perche-Historique

    [3] Extrait de https://lebourgis.fr/odt_mortagne/a_velo_circuit4_veloscenie.pdf

    [4] Extrait de https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110749 https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00110843https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA61000015

    [5] Extrait du Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne – Éditeur : (Alençon) 1905 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54591452/f79.item.r=%22manoir%20des%20Perrignes%22.texteImage

     

    [7] Extrait de http://www.lesamisdelaigle.com/?p=411

    [8] Article du comte de Moucheron in La Normandie monumentale et pittoresque... Orne, 1re [-2e] partie.... Partie 2 - Lemale (Le Havre) 1896 - Contributeur : Travers, Émile (1840-1913).
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6421248j/f402.item.texteImage

    [9] Extrait de l'article de Ernest Hayes in La Normandie monumentale et pittoresque... Orne, 1re [-2e] partie.... Partie 2 - Lemale (Le Havre) 1896 - Contributeur : Travers, Émile (1840-1913). https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6421248j/f402.item.texteImage

     

    Bonnes pages


    O
    https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1973_num_3_1_1269

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54591452/f90.image.r=%22manoir%20des%20Perrignes%22

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