• LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)

     

         « Clères s'est édifiée au 9e siècle autour d'un château fort dont les vestiges sont visibles à proximité immédiate du château actuel, au cœur du parc zoologique de Clères. » [1] 

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)     « Au centre du parc se dresse le château de Clères. Trois châteaux, se succédèrent du Moyen-âge à aujourd’hui, tous reconstruits au même endroit. Tous avait une architecture différente et adaptée selon le siècle à la défense, à la parade, ou à l’habitat. L’ensemble des constructions actuelles est formé par des bâtiments organisés autour de la cour d’Armes, ou Cour d’Honneur. » [2]

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)       « C’est à 28 km au nord de Rouen que se situe la localité de Clères. Celle-ci s’est créée autour de son château dont l’édification remonte au 11e siècle. Sans doute, simple motte féodale à l’origine, c’est au 13e siècle qu’il serait devenu une véritable place forte. La Normandie fut un théâtre privilégié de la guerre de Cent Ans et c’est pendant cette période que, victime des aléas guerriers, le château de Clères fut détruit par les troupes anglaises ou leurs alliés bourguignons en 1418. Flanqué de trois tours, c’est sur des voûtes datant du 13e siècle, que fut érigé au 16e siècle un élégant manoir alliant colombages, grès et damiers de briques et de silex. Le jouxtant, le château, reconstruit par le seigneur du lieu, Georges III de Clères, fut victime de nouvelles destructions de la part des armées du duc de Bourgogne Charles le Téméraire. » [3]

     

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    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)  LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)

     Plan hypothétique du site du château de Clères ; au dessus, blason de la famille de Clères Par Bibar Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personnelCette image contient des éléments, éventuellement modifiés, qui ont été extraits de : Écartelé paillé bordure.svg (par Bibar).Cette image contient des éléments, éventuellement modifiés, qui ont été extraits de : Fasce d'hermine.svg., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=61939566 et, au-dessous, blason de la commune de Clères Par Chatsam — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9509798

     

    LE CHATEAU DE CLÈRES


    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)     « Par la position si heureusement choisie qu'occupe le château de Clères, au milieu de cette jolie vallée, où la rivière lente coule en reflétant les grands arbres, on peut juger de l'art et de la science avec lesquels nos aïeux choisissaient les endroits et les sites où il leur plaisait d'édifier leurs seigneuries. Ici, le château de Clères, dominant quatre vallons, gardé en arrière par de larges fossés, était admirablement situé au point de vue stratégique. Avec le château de Longueville, qui a laissé un si vif renom dans nos annales guerrières, il commandait l'ancienne route de Dieppe à Rouen : celle-ci passait alors par ce bourg de Clères, et allait rejoindre Malaunay par Anceaumeville, qui portait alors le nom de Sionville, et par Eslettes. Aussi a-t-on pu avancer, - et c'est un fait qu'auraient pu nous révéler peut-être les archéologues érudits, comme MM. César Marette et Lemarchand, qui se sont occupés de l'histoire de la région, - que Jeanne d'Arc, conduite de Beaurevoir à Arras, à Eu et à Dieppe, pour être incarcérée au château de Rouen, avait dû s'arrêter au château de Clères. Ce serait un honneur de plus pour le vieux château normand, qui a vu se reposer à l'ombre de ses tourelles, deux de nos rois, Charles IX et Henri IV, et dont l'histoire soulève tant de souvenirs glorieux que nous évoquerons au cours de cette étude... » [4]

     

          « Clères, qui devait plutôt se dire « Claire » au Moyen Age était le lieu de résidence d’un seigneur, habitant le château dont il reste des vestige dans le parc du jardin zoologique. » [10]

     

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         « Le château originel construit au début du 11ème siècle semblerait avoir été considérablement amélioré au 13e. » [8]

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)     « L'ancien château de Clères paraît avoir existé dans le voisinage du château actuel, derrière l'église. Sa situation et la direction de sa tour principale, semblent indiquer qu'il devait commander une très ancienne route descendant vers le village de Clères : en arrière, il devait être couvert par des fossés et par la rivière de Clères. Le donjon, comme nombre d'autres constructions de cette époque, entre autres le donjon du château de Gisors, se dressait sur une motte artificielle ; tout le parement de ces anciennes constructions, consistant principalement en deux souches de tours circulaires, était en grès : dans la tour voisine de l'église, se trouvait un puits fort profond. Cet ancien château était contemporain du château d'Arques, et appartenait à la moitié du 13e siècle ; dans les décombres, parmi les poutres carbonisées, on retrouva des fragments de carrelage, portant des fleurs de lys et les tours de Castille. (...)

     

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         Le premier des sires de Clères est Godefroy, comte de Brionne et d'Eu, fils naturel de Richard Ier duc de Normandie, qui vivait vers 921 ; il eut plusieurs fils, et entre autres Richard, seigneur de Clères et de Bienfaite, chevalier qui avait épousé la fille de Gautier, comte de Longueville et d'Amicie de Flaittel. Roger, son fils, comte de Clères, fixa le nom et les armes : ce fut lui qui, autorisé par son seigneur Guillaume, duc de Normandie, fit donation à l'abbaye de Saint-Ouen de différents biens. Un Gilbert de Clères, fonda alors la branche anglaise des comtes de Clères-Pembroke en Angleterre. (...)

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)    Guillaume Ier, fils de Roger, en 1037, laissa ses biens au prieuré de la Madeleine près de Vernon : entre autres enfants de son mariage avec Amicie de Glocester, il eut Renaud de Clères, qui accompagna Guillaume le Bâtard à la conquête de l'Angleterre en 1066 et qui à son retour de la guerre, aumôna ses biens à l'abbaye de Saint-Victor-en-Caux et à celle de Saint-Amand. (...)

         Mathieu Ier, fils de Guillaume Ier (…) Ce pieux personnage, qui avait été fait prisonnier par les Sarrasins, avec lesquels il s'était rencontré à la troisième croisade, sous les ordres de Philippe Auguste et de Richard Coeur de Lion abandonna 5 acres de terre pour bâtir l'église paroissiale (...) Il avait épousé Luce de Hangest, fille du seigneur d'Hugleville.

         A leur fils Mathieu II, qui avait épousé Richère de Longchamp, sœur de l'évêque d'Ely Guillaume de Longchamp, l'illustre chancelier d'Angleterre, revient l'honneur d'avoir fondé le marché de Clères, qui se tient encore le mardi de chaque semaine. Une charte datée de Tours, du 26 juin 1195, signée de Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre et duc de Normandie, accorde ce droit à perpétuité. » [4]

     

        « Les Halles de Clères remontent au 12e siècle, au moment de la création d’une foire (mais ceux que l’on peut voir aujourd’hui datent du 18e siècle). » [10]

     

         « Georges Ier, sire et baron de Clères, de Beaumets et de La Croix-Saint-Leufroy, se maria trois fois : avec Marguerite de La Heuse, fille du châtelain de Bellencombre ; avec Jeanne de Mallemains, et avec Mahaut d'Estouteville (…) Il avait été un des otages livrés aux Anglais par le traité de Brétigny, en 1360, pour le rachat du roi Jean, fait prisonnier en 1356, à la bataille de Poitiers. (…) » [4]

     

        « En 1418, durant la guerre de Cent ans et sous le règne de Charles VI, il fut détruit par les Anglais ou les Bourguignons. Les vestiges visibles actuellement se constituent des ruines du donjon, consolidées pour conservation à la fin du 19ème siècle. » [8]

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)     « La destruction de cet ancien château doit dater de 1418 environ, lors de la prise de Rouen par les Anglais. Georges II, sieur de Clères, qui avait été fait prisonnier par les Anglais, à Harfleur (1415), se vit alors dépossédé de ses biens. Une charte de Henri V donna, en effet, le 20 janvier 1420, les terres et les domaines ayant appartenu à Georges de Clères, à Jehan Gray de Heton, à la charge d'une épée à rendre au camp de Rouen, à la Saint-Jean. Ce Jehan Gray, mourut à la bataille de Beaugé, en 1421, et la terre de Clères passa alors à son fils, Henry Gray, qui en resta seul possesseur jusqu'en 1431. » [4]

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)     Georges II « avait épousé Marguerite de Namps, mais n'en ayant pas eu d'enfants, ses biens passèrent au fils de son frère Jean III, pannetier de Charles VI, qui avait épousé Isabelle de Hellaud, à l'abbaye du Bec, et fut tué à Azincourt.

         Le domaine de Clères ne devait revenir en possession d'une famille française qu'avec Georges III, fils de Jehan III, qui, lui aussi, avait été fait prisonnier par les Anglais en 1419... » [4]

     

         « Le château de style gothique flamboyant qui domine le parc aujourd'hui a été érigé sur les ruines de l'ancien château féodal à l'initiative de George III, seigneur de Clères. » [8]

     

        « 1472 : C'est Charles le Téméraire qui vient piller Clères, brûler toutes les maisons et détruire 17 villages voisins.

         Puis Georges IV, époux d'Anne de Brézé, achève les travaux de cette belle demeure Renaissance. » [5]

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)     « Il est alors tel que nous le connaissons aujourd'hui. Le manoir en briques et pans de bois situé à côté du château date lui aussi du 16ème siècle. » [8]

     

        « Jean IV… prend part au siège de Rouen, en octobre 1562 : il y est blessé, mais ne s'arrête point pour cela, et se jette dans la ville de Caudebec, d'où il expulse les huguenots. Pour témoigner a ce fidèle serviteur son estime et sa reconnaissance, Charles IX, tout jeune, part de Dieppe le 11 août 1563, et passe la nuit au château de Clères, d'où le lendemain il se rend à Rouen, pour y faire son entrée solennelle, accompagné de Catherine de Médicis (…)
          Quand Charles IX quitte Rouen, quelques jours après, Jean IV le suit en Basse-Normandie, où il trouve la mort en intervenant dans une querelle que son neveu d' Auzebose s'est attirée avec deux gentilshommes, dont l'un put s'enfuir et dont l'autre est conduit au supplice. » [4] Ci-dessus, plan extrait du cadastre napoléonien.

     

         1563 : François de Guise, assassiné à Blois, tomba dans les bras d'un Baron de Clères. » [5]

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)     « De son second mariage avec Marguerite de Louvigny, Jean de Clères avait eu un fils, Jacques, qui, lui aussi, aima les folles aventures de la guerre.
        A peine âgé de quinze ans, il prend part au siège de Rouen, puis il guerroie contre les protestants : il est à Moncontour sous les ordres de Brissac, en 1569, puis sous les ordres de Carrouges, gouverneur de Normandie. Retiré dans son château de Clères, il oublie peu à peu les ardeurs catholiques de sa jeunesse et il offre, dans son manoir, l'hospitalité à ses anciens adversaires, à M. du Maine, à Villars, et à Henri IV lui-même. Une première fois le monarque s'arrête à Clères en 1590 ; au retour de sa campagne contre Farnèse, duc de Parme, le Béarnais vient s'y reposer et soigner la blessure qu'il avait reçue devant Aumale. La chronique galante, (et Dieu sait si elle a largement prêté des équipées amoureuses à Henri), ajoute que le monarque découcha pour aller entretenir la belle Gabrielle d'Estrée, dans son manoir de Tourpes, près de Bures, une vieille construction qui rappelle singulièrement le château des Loges. (...)

         Jusqu'alors la transmission des héritages s'était faite dans la même ligne, mais le 31 octobre 1626, la mort de Charles de Clères, fait entrer le domaine de Clères dans la famille des Fontaine-Martel, François de Fontaine-Martel ayant épousé Marie de Clères.

        D'après Toussaint Duplessis, la seigneurie fut alors divisée en deux parties, en marquisat et comté, par lettres patentes de mai 1631. » [4]

     

        Très endommagés durant la Révolution, « les bâtiments sont restaurés par le comte Hector de Béarn en 1865. » [8]

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)    Le château « devint la propriété, dès 1839, de Louis-Hector, comte et prince de Béarn marquis de Brassac, comte de Galard, sénateur du second Empire, chargé de missions diplomatiques, mort en 1870 à Bruxelles.
       C'est au comte de Béarn qu'on doit la restauration de ce château, dont les travaux furent exécutés d'après les plans de M. Henri Parent, l'habile architecte du musée d'Amiens, le restaurateur du château de Bonnétables et d'Ancy-le-Franc, par M. Foucher, le sculpteur rouennais qui a donné tant de preuves de ses connaissances approfondies et variées de la Renaissance. L'entrepreneur fut M. Chaboux,
    de Rouen ; la ferronnerie fut exécutée par M. Roy, de Paris. Quant au parc qui entoure le château, dont la création amena certains vallonnements et la dérivation des eaux de la rivière, il a été dessiné et tracé par M. Bussigny, de Paris. (...)

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)     Il ne faudrait pas croire que l'ancien château était tel que les ruines actuelles, couvertes de lierre, le représentent aujourd'hui. Ces vieilles murailles ont été, en effet, pittoresquement restaurées en 1865, par M. Foucher, sculpteur à Rouen : le modèle d'arrangement de ces ruines, avec leurs machicoulis figurés, existait dans le cabinet de M. le comte de Béarn, qui fit restaurer l'ensemble du château de Clères. On peut, du reste, facilement se rendre compte de ces modifications, car toutes les parties nouvellement restaurées sont en pierre blanche de Vernon, tandis que les débris anciens sont en grès. » [4]

     

    Souvenir du château de Clères
    Pour madame Maggie M.

    Cet élégant château fut sculpté dans la pierre
    Au bon temps où Ronsard cisela ses sonnets,
    Et l'on conte qu'il a logé le Béarnais
    Avec sa Gabrielle, une nuit tout entière.

    Or, dans ce vieux logis d'allure svelte et fière
    Où font leurs nids d'amour les légers martinets,
    Une dame au cœur noble et pur - je m'y connais -
    A déployé pour moi sa grâce hospitalière.

     

    Près d'elle j'ai vécu de trop brefs jours d'été,
    Et les mots caressants douceur, charme, beauté
    Ne me suffisent pas pour louer son mérite.

    Mais je songe, en payant de ces vers mon écot,
    Que le volage époux de la Reine Margot
    Serait resté fidèle à cette Marguerite.

    François Coppée, août 1905.
    [6]

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)     « L'ornithologue Jean Delacour fait l'acquisition du domaine en 1919. Il poursuit les travaux d'aménagement extérieur dans le but de créer un parc botanique et ornithologique, qui ouvrira ses portes au public en 1930.
         En 1967, Jean Delacour lègue l'édifice au Muséum National d'Histoire Naturelle, qui poursuit selon ses vœux le travail de préservation d'espèces ornithologiques rares ou menacées et améliore la collection botanique. » [7]

     

         « Le Parc de Clères est géré par le Conseil Général de Seine-Maritime depuis 1989. 

     

    Les collections végétales

     

         Pour initier la collection botanique, Jean Delacour demanda au paysagiste anglais Avray Tipping de remanier les jardins et le parc, dans le souci de donner autant d'importance à la conservation du patrimoine végétal qu'à celle du patrimoine animal.

     

    La collection botanique se compose notamment d'un verger conservatoire constitué de pommes à couteau et de pommes à cidre, et d'un jardin conservatoire de plantes médicinales.

     

    Les collections animales

     

       Implanté sur un domaine de 53 hectares, le parc est voué au maintien et à la préservation d'espèces animales rares ou menacées. La collection zoologique se compose d'environ 1 500 animaux » [8] 

     

    L'architecture du château

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)      « De style Renaissance, le château datant du 16e siècle, fut reconstruit par Georges III, puis par son fils Georges IV de Clères qui le fit embellir et terminer. Il se compose aujourd’hui de deux corps de bâtiments en grès.
         Le château de Clères, dont le style rappelle l’élégance somptueuse du Palais de Justice de Rouen, compte parmi les plus beaux monuments de la région Haute-Normandie. »
    [2] 

     

         « Ancien château fort, jadis entouré de fossés énormes coupés à même la colline, et donjon bâti sur une motte très élevée. Communs construits en pans de bois au 16e siècle, dans le style gothique, sur des caves voûtées en berceau sur arcs-doubleaux qui semblent du 13e siècle. A côté, château du 15e au 16e siècle, entièrement restauré par M. le comte de Béarn. La partie ancienne se compose d'un corps de logis comprenant l'entrée voûtée ; les fenêtres, les cheminées et surtout les lucarnes ont le plus grand caractère. Il renferme une jolie chambre lambrissée, peinte et carrelée dans le style de la Renaissance. Ce château, où l'on dit que Henri IV a couché, appartint autrefois à Fontaine-Martel, le chef de la ligue cauchoise. » [9]

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)     « Tout près de l'ancien donjon de Clères, se trouve l'ensemble des constructions du château, formé par plusieurs bâtiments et logis se reliant à angle droit, sur les deux côtés d'une cour intérieure, appelée cour d'armes.
         Le château proprement dit, se compose de deux constructions, qui ont subi de véritables remaniements en modifiant profondément l'aspect. L'une d'elles a même été, en 1865, complètement construite à neuf dans le style du 16e siècle. (…)

         Le corps de logis ancien, comme l'ensemble du château, a subi, lui aussi, des modifications. Tel qu'il existait en 1865, il semblait, par sa construction, avoir appartenu au 14e siècle. Edifié de deux étages en grès sur un plan carré, sous un comble se terminant par deux pentes, ses ouvertures et ses baies, ainsi que cela eut lieu pour de nombreuses demeures seigneuriales, durent être remaniées au 16e siècle (…)
    A l'extérieur, du côté sud, ce logis carré était mis en communication, avant la restauration de 1865, par un pont-levis avec chaîne traversant un fossé. (...)
         A ce logis ancien, fait suite une autre construction fort décorative, mais entièrement moderne.
         La seule partie ancienne est, sur la Cour d'armes, la tourelle d'escalier dont nous avons parlé et qui, elle-même, a été fort remaniée, lors des travaux de 1862. (...)

     

    LES REMPARTS DE CLERES (Seine-Maritime)     La construction moderne du château, comprend un bâtiment carré à deux étages, entre deux pignons, sous un toit à deux pente portant une crête en plomb ajourée. (...)
         La partie ancienne du ce château dont nous venons de parler, ainsi que son adjonction moderne, se relient aux différents services annexes, par une petite construction élevée de deux étages, en grès, percée, sur chacune de ses faces, de deux fenêtres carrées à meneaux, et traversée au rez-de-chaussée par un couloir assez large, servant d'entrée dans la Cour d'armes. Ce petit bâtiment, qui se termine par un petit pignon à redans, servait à faire communiquer le logis seigneurial avec le bâtiment de la Justice. (...)
         Sur cette partie du terrain, dallée en grès, se trouve le Bâtiment de la Justice, à trois étages en grès, percé de fenêtres carrées à meneaux de pierre et couvert d'un vaste toit. (...)
         Au rez-de-chaussée, ce bâtiment de la Justice renfermait la grande salle de Justice, où les seigneurs venaient juger les différends. (…)
    [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://www.ot-cleres.fr/cleres/

    [3] Extrait de http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-30389.html

    [4] Extrait de La Normandie monumentale et pittoresque... Seine-inférieure, 1re [-2e] partie... par Georges Dubosc ; Éditeur : Lemâle (Le Havre) ; 1893 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62340920/f306.item.r=Cl%C3%A8res%20ch%C3%A2teau.texteImage.zoom

    [5] Extrait de http://www.mairie-cleres.fr/crbst_10.html

    [6] Extrait des Oeuvres complètes de François Coppée,.... Poésie T.4 / éd. ill. par François Flameng, A. Dawant et Tofani ; gravures au burin par Boisson, Boutelié, Dubouchet... [et al.] Auteur : Coppée, François (1842-1908) Éditeur : L. Hébert [puis] A. Houssiaux (Paris) Date d'édition : 1885-1909

    [7] Extrait de http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-seine-maritime-chateau-a-cleres-chateau-de-cleres.html

    [8] Extrait de http://www.gite-de-la-clerette.com/images/P20-Parc_de_Cleres.pdf

    [9] Extrait du Répertoire archéologique de la France, Volume 109, Partie 6 Imprimerie nationale, 1872 https://books.google.fr/books?id=AiBKAQAAMAAJ&pg=PA281&dq=ch%C3%A2teau+de+Cl%C3%A8res&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjTwrXW3onWAhVDUhQKHbnMAusQ6AEIJjAA#v=onepage&q=ch%C3%A2teau%20de%20Cl%C3%A8res&f=false

    [10] Extrait de https://pierrickauger.wordpress.com/2014/09/29/histoire-de-cleres-au-moyen-age/

     

    Bonnes pages :

     

    GEORGES DUBOSC. Titre : La Normandie monumentale et pittoresque... Seine-inférieure, 1re [-2e] partie... Éditeur : Lemâle (Le Havre) ; Date d'édition : 1893 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62340920/f306.item.r=Cl%C3%A8res%20ch%C3%A2teau.texteImage.zoom

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