• LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure) LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure) LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)

     

           A Breuilpont, « Il y a deux châteaux dans le village, un sur chaque côté du passage vers le plateau. Du premier château, il reste que la motte et doit dater d'Ascelin Goël (sur la hauteur de droite). » [1]

     

         « Breuilpont. Sur la rive droite de l'Eure, près de
    l'église, se trouve une série de tertres dont un est séparé
    de la plaine par trois lignes de fossés. On les appelle les
    «
    Quatre-Buttes ». [2] 

     

         « Le nom de la localité est attesté sous les formes Brolium Pontis (sans date), puis, en 1336 : Breuil du Pont ; Brudepont en 1434, puis encore : Breul du Pont en 1479 et Brutepont en 1557. (...)

         1375 : en pleine guerre de Cent Ans, les barons d’Ivry font fortifier le château de Breuilpont qui se situait un peu plus au sud de l’actuel, au lieu-dit les Quatre Buttes. » [3] 

     

         « A la fin du 14e siècle, Charles d'Ivry cherche le renforce et/ou construit le nouveau château, détruits par les hommes de Charles le Mauvais. Un second château est construit par la suite sur la hauteur de gauche. » [1]

     

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     Plan de situation de la motte féodale de Breuilpont (à améliorer...) ; blason de la famille d'Ivry Par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2819002 et dessous, blason de la commune de Breuilpont Par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2693165

     

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)     « C’est au Moyen Âge que Breuilpont, qui faisait partie du marquisat de Bréval, rattachée à l’Île-de-France, passa à la baronnie d’Ivry, puis à la famille de Marcilly. Catherine de Marcilly (fille de Guillemette d’Ivry et de Foulques de Marcilly) épouse Ambroise de Loré, seigneur de Breuilpont, compagnon de Jeanne d’Arc et de Gilles de Rais, aide de camp de Charles VII (Ambroise de Loré fut prévôt de Paris).

    Ci-dessus, blason d'Ambroise de Loré : les armes de Loré portaient d'hermine à trois quintefeuilles de gueules par Manassas Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Manassas., CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1702098

     

    Pour la biographie d'Ambroise de Loré voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ambroise_de_Lor%C3%A9

     

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    Ci-dessus de gauche à droite, 1. blason de la famille d'Estouteville par Jimmy44 Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Jimmy44., CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3791288 ; 2 blason de la famille de Luxembourg par Sodacani Le code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape. — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=52069574 3. blason de la famille de Poitiers dessiné par O. de Chavagnac pour l'Armorial des As.http://dechav.free.fr/armorial/blason.php?id=Poitiers_ancien

     

         Après sa mort, en 1449, sa fille, Charlotte, épouse Robert d’Estouteville et la châtellenie de Breuilpont entre dans une des plus grandes familles de Normandie. (...)

         6 août 1547 : Louis de Luxembourg († 1475), arrière-arrière-petit-fils d'Ambroise de Loré, cède la châtellenie de Breuilpont à Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, dame d’Ivry et autres lieux et… dame de cœur du roi Henri II. Contrainte à son exil doré d’Anet par Catherine de Médicis, elle restera châtelaine de Breuilpont jusqu’à sa mort, consécutive à une mauvaise chute de cheval, en 1566. (...)

     

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)     1739 : Louis-Antoine Doublet, châtelain de Breuilpont, fait construire l'actuel château qui domine l’église et le village ; l'orangerie du château, en bordure de la route de Villiers-en-Désœuvre, est aujourd’hui devenue la mairie.

     

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)     1788 : Madame de La Pouplinière cède la châtellenie de Breuilpont au marquis de Léveville, en la personne du magistrat Pierre-François de Maissat ; ce fut le dernier seigneur de Breuilpont. (...) A gauche, blason de la famille Maissat de Léveville.

     

         1824 : le château de Breuilpont est vendu à Caroline Jeanne Julienne d'Argy, comtesse de Talleyrand-Périgord. À la mort de son époux Auguste-Louis de Talleyrand, le château passe, par voie de succession, à la duchesse de Beaufort, puis au prince Jean de Lobkowicz. » [3]

     

         Jean Mesqui :

    LES REMPARTS DE BREUILPONT (Eure)     « En face de Mérey se trouve la localité de Breuilpont (Brolii pons), dont le toponyme indique clairement l'existence d'un franchissement au premier Moyen Âge ; il semble qu'il avait disparu au second millénaire car il n'y est jamais mentionné ; Breuilpont conserve également une fortification fossoyée qui semble remonter aux 11e-12e siècles, comme Mérey. (...)

         C'est justement à Breuilpont qu'on trouve une cinquième fortification attribuable vraisemblablement à Ascelin Goël. Situé en bordure de l'Eure, ce site de bord de plateau, comme Guainville, avait pour objet de contrôler le nord de la châtellenie face aux possessions de Breteuil à Pacy-sur-Eure. (...)

         Le toponyme « Breuilpont » s'écrivait autrefois « Breu de pont » ; il signifie « la forêt du pont ». La petite localité, située en rive droite de l'Eure, a donc contrôlé un franchissement de l'Eure par un pont à une époque antérieure au 14e siècle ; elle fait face au village de Mérey, assimilé parfois au chef-lieu du pagus Madriacensis carolingien, sans preuves bien convaincantes. L'intérêt de la localité était bien sûr de contrôler la vallée de l'Eure, au confluent avec un vallon délimitant un éperon aux escarpements marqués ; un chemin très secondaire venant de Bréval par Villiers-en-Désœuvre y menait depuis l'intérieur des terres. La première mention du village –encore n'est-elle que très indirecte –, date de 1232, date à laquelle Robert IV d'Ivry aurait aumôné14 setiers sur les fruits et dîmes de Breuilpont à l'abbaye d'Ivry ; en 1300, le seigneur d'Ivry y possédait des rentes. Elle dépendait féodalement de la châtellenie de Bréval, comme le prouvent tous les aveux rendus par la suite ; pourtant, elle n'est pas mentionnée en tant que fief dans le dénombrement de cette châtellenie réalisé sous Philippe Auguste au début du 13e siècle, ce qui laisse à penser que lors de ce dénombrement, Breuilpont faisait encore partie du domaine tenu directement par le roi en tant que châtelain de Bréval. C'est au titre de l'année1375 qu'est citée pour première fois une fortification sur le site : dans sa déposition criminelle faite en mai 1378, Pierre du Tertre, conseiller de Charles le Mauvais, rapporta que trois auparavant, Charles d'Ivry avait entrepris de fortifier Breuilpont, situé en terre du roi de Navarre, du fait de sa châtellenie de Bréval. Une tourelle – comprenons tour de flanquement, fut détruite par les hommes de Ferrando d'Ayens, lieutenant et chef de guerre du roi de Navarre ; le reste de la forteresse fut rasé. Ce Charles d'Ivry était le frère de Guillaume, sire d'Ivry, décédé avant décembre 1369 ; il était capitaine d'Ivry durant la minorité de ses neveux, et en 1378 s'intitulait seigneur de « Breudepont ».À une époque indéterminée et sans doute avant la constitution de l'apanage des comtes d'Évreux, Breuilpont a donc été inféodé aux seigneurs d'Ivry par les rois de France.On trouve ensuite Breuilpont aux mains d'Alix d'Ivry, sans doute une fille de Charles ; son époux Louis de Cougny fit hommage en 1399 du « chastel et chastellenie de Breudepont » au roi de France, du fait de sa châtellenie de Bréval. Ses biens comprenaient en particulier le « chastel et manoir » du lieu, ainsi que la « maison, hostel et jardins » appelée la Vacherie. Dès avant 1416, Breuilpont était cependant revenu dans les possessions des sires d'Ivry : Jean, successeur de son frère Charles d'Ivry décédé en 1416 (fils de Guillaume et neveu du Charles cité plus haut, enfin sans doute cousin germain d'Alix d'Ivry), en faisait aveu au roi en même temps que d'Ivry et de Saint-André. La châtellenie demeura dans les mains des sires d'Ivry ; un compte rendu à Jacques d'Estouteville, seigneur d'Ivry, pour 1479, mentionnait alors le « viel chastel » et sa motte, par opposition au château neuf. On ignore malheureusement lequel des deux était désigné par l'aveu de 1399 mentionné ci-dessus. La seigneurie de Breuilpont fit partie de la part d'héritage de Charlotte d'Estouteville, épouse de Charles de Luxembourg ; elle en jouissait encore en 1531. Sans doute fut-elle vendue, pour couvrir les dettes de la famille, car on la trouve en 1538 en la main d'Étienne d'Ô, seigneur de Fresnes (Ecquevilly) ; ce dernier la vendit en 1544 à Diane de Poitiers, dame d'Anet et de Bréval. Après la condamnation par contumace de son descendant Charles de Lorraine, duc d'Aumale, Breuilpont fut saisi et vendu par adjudication ; on ne suivra pas la liste de ses possesseurs, fort bien dressée par l'abbé Lebeurier, en retenant seulement que le château fut entièrement reconstruit pas Louis Doublet, secrétaire des commandements du duc d'Orléans, régent de France, qui l'avait acquis en 1700.

     

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     Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; à droite, un plan extrait du cadastre napoléonien de 1852, Archives de l'Eure, http://archives.eure.fr/

     

    Le site et ses deux châteaux

     

         Le village de Breuilpont s'est développé dans l'étroite partie de lit mineur laissé libre entre le bras oriental de l'Eure, et les coteaux descendant du plateau forestier, au carrefour avec une petite vallée encaissée (vallée Robinson) irriguée par le ru de Chanu. La petite église, en majorité du 16e siècle, avec son clocher roman assez fruste, s'est installée au débouché du vallon. Le site est aujourd‟hui dominé par l'imposant château de la première moitié du 18e siècle, remanié vers 1825 en particulier par l'ajout d'une massive tour au milieu de sa façade sud-est. Ce château est assis sur la partie terminale de la croupe de rive droite du ru de Chanu ; il a été pourvu d'une grande basse-cour au sud-ouest (B), et d'un vaste parc enclos de murailles en partie ruinées, flanquées par des bastillons factices. Il n'existe aucun vestige médiéval apparent dans les édifices visibles aujourd'hui ; cependant, on reconnaît dans le cadastre napoléonien le contour de ce qui dut être l'enceinte castrale, arasée sans doute dès avant le 18e siècle. Comme on l'a vu dans la partie historique, le château primitif n'occupait pas cet emplacement. En 1925, Léon Coutil publiait dans son Archéologie Gauloise le relevé sommaire de l'ensemble fortifié dit des « Quatre Buttes », situé sur la croupe sud du plateau, bien plus escarpée. Cet ensemble est conservé de nos jours dans l'ancienne forêt dominant le village, aujourd'hui envahie de taillis et de ronces qui en rendent la lecture difficile. On reconnaît cependant encore les deux fossés qui séparent la basse-cour D du plateau, et, au revers, une motte C située au bord de l'escarpement. Le talus situé entre les deux fossés est pourvu à son extrémité nord d'une sorte de butte surélevée déjà remarquée par Léon Coutil. Il s'agit ici manifestement du site castral primitif, délaissé comme on l'a vu dès avant 1479 : la référence à la motte du « vieux château » dans les articles du compte médiéval permet, en effet, de l'identifier avec certitude, d'autant que des caves ont été effectivement creusées dans les flancs du coteau, ce qui avait été le cas en 1479.

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    Ci-dessus, à droite, une photo aérienne extraite du site Google Earth.

     

    Tentative d’interprétation

     

         Il n'existe pas trace de maçonneries en superficie des structures actuellement visibles, mais à vrai-dire la visite externe est aujourd'hui peu probante. Ce site fut-il celui que Charles, capitaine d'Ivry, fortifia « de nouvel » en 1375, et qui fut rasé et démoli par les Navarrais ? Ou au contraire Charles avait-il dès cette époque lancé la construction d'un nouveau château en face du premier, l'expression « de nouvel » signifiant qu'il bâtit l'édifice sur un site vierge ? Il n'existe pas de réponse à cette question en l'absence de documentation supplémentaire, qu'elle soit textuelle ou archéologique. Mais, quoi qu'il en soit, la structure de la fortification des « Quatre Buttes » ne saurait dater de cette époque, et elle ne peut être interprétée que comme un château à motte et basse-cour remontant au plus tard au 12e siècle. Or le site était, aux 11e et 12e siècles, en possession directe des seigneurs de Bréval, de même que celui, voisin, de Villiers-en-Désœuvre ; on a vu, en effet, que ce n'est vraisemblablement qu'au début du 13e siècle au plus tôt qu'il fut inféodé à la famille d'Ivry. Il est dès lors tentant d'attribuer la fortification primitive de Breuilpont à Ascelin Goël lui-même, lorsqu'il mena sa guerre privée contre Guillaume de Breteuil dans les années 1090, voire postérieurement, lorsqu'il conforta son pouvoir dans les châtellenies d'Anet et de Bréval. » [4]

     

         « Charles d'Ivry, seigneur de Breuilpont (1378), frère de Guillaume d'Ivry, capitaine d'Ivry durant la minorité de ses neveux Charles et Jean. Mais le territoire et le château était sous le contrôle de Charles le Mauvais, il ne contrôle le château qu'à la fin de ce dernier en 1378, et meurt peu après (1380 ou 1382). Il semble avoir une fille, dénommée Alix, son époux Louis de Cougny fit hommage en 1399 pour Breuilpont. » [5]

     

    A proximité :

     

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         « Breuilpont, siège d'une importante seigneurie, appartenait aux seigneurs d'Ivry, puis à Diane de Poitiers ; elle changea fréquemment de mains au cours des siècles. En 1700, Louis Doublet, fermier général, achète la châtellenie. On lui attribue la construction du château actuel qui domine le village, imposant édifice à un étage carré et comble à la Mansart en moellons enduits, constitué d'un corps central encadré d'ailes en saillie. L'édifice a été modifié ultérieurement avec mise en place d'un escalier d'honneur dans un pavillon hors d'oeuvre. Après 1824 et l'acquisition par le comte de Talleyrand-Périgord, les salons sont remodelés. Redessiné à cette époque en jardin paysager, le parc conserve son mur d'enceinte, une glacière, un réseau hydraulique avec pièce d'eau et quelques essences intéressantes. Les communs en L, vaste ensemble est mis en place au 18e siècle. Le domaine de Breuilpont témoigne de l'organisation d'un domaine seigneurial aux 18e-19e siècles, dont l'emprise foncière n'a pas été morcelée. 2017/02/13 : inscrit MH » [4]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de http://anet-ezy-ivry.blogspot.com/2013/04/chateaux-actuels-et-disparus.html

    [2] Extrait du Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie ; Éditeurs : Derache (Paris), Didron (Caen), Hardel (Rouen), Le Brument, Société des antiquaires de Normandie (Caen), 1919.

    [3] Extrait de Wikipédia

    [4] Extrait de Les seigneurs d'Ivry, Bréval et Anet au 11e et 12e siècles et leurs fortifications aux marches entre France et Normandie par Jean Mesqui ; http://www.mesqui.net/Articles_fortif/pdf/LES-SEIGNEURIES-ivry-breval-anet.pdf

    [5] Extrait de http://anet-ezy-ivry.blogspot.com/2015/02/liste-des-seigneurs-divry.html

    [4] Extrait de http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA27000089

     

    Bonnes pages :

     

    O https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k165331b/f170.item.r=breuilpont

    O Les seigneurs d'Ivry, Bréval et Anet au 11e et 12e siècles et leurs fortifications aux marches entre France et Normandie par Jean Mesqui ; http://www.mesqui.net/Articles_fortif/pdf/LES-SEIGNEURIES-ivry-breval-anet.pdf

    O http://anet-ezy-ivry.blogspot.com/2015/02/liste-des-seigneurs-divry.html

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