• LES REMPARTS DE BRETEUIL-SUR-ITON (Eure)

    LES REMPARTS DE BRETEUIL-SUR-ITON (Eure) LES REMPARTS DE BRETEUIL-SUR-ITON (Eure) LES REMPARTS DE BRETEUIL-SUR-ITON (Eure) LES REMPARTS DE BRETEUIL-SUR-ITON (Eure) LES REMPARTS DE BRETEUIL-SUR-ITON (Eure)

     

          « Cette petite ville doit probablement son origine à un château fort que Guillaume le Conquérant y fit construire, et dont quelques débris subsistent encore. Henri II, roi d’Angleterre et duc de Normandie, donna cette seigneurie à Robert de Montfort ; elle fut vendue, en 1210, à Philippe Auguste et devint ensuite le partage de Charles, roi de Navarre, qui l’échangea, en 1410, avec Charles VI, pour d’autres terres. Elle appartint enfin à la maison de Bouillon, en 1651, en même temps qu’Évreux.

    LES REMPARTS DE BRETEUIL-SUR-ITON (Eure)     Breteuil est située sur la rive droite de l’Iton, dans une contrée abondante en mines de fer. L’exploitation de ces mines, la fonte du minerai, donnent à la ville une grande activité ; elle possède des fabriques d’objets de toute espèce et des sources d’eaux minérales ferrugineuses froides assez estimées. » Extrait du site : https://cgma.wordpress.com/2013/08/13/france-pittoresque-%E2%80%93-1835-eure-2/ ; Plan du cadastre de Breteuil ci-dessus extrait des archives de l'Eure.

     

    LES REMPARTS DE BRETEUIL-SUR-ITON (Eure)  LES REMPARTS DE BRETEUIL-SUR-ITON (Eure)

    Plan hypothétique des remparts de Breteuil-sur-Iton au Moyen Âge.

     Par User:Spedona Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons de la Wikipédia francophone — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., GFDL, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5551160

     

         « L’histoire de Breteuil sur Iton est dominée par sa situation aux frontières de la Normandie.
         Au début du 11e siècle, Breteuil appartenait au puissant Raoul d’Ivry, demi-frère du duc Richard Ier. Au milieu du 11e siècle, le fief  était tenu par son petit fils Guillaume Fitz-Osbern, fondateur de l’abbaye de Lyre.
         En 1054, le duc Guillaume, futur Guillaume le Conquérant, dut compenser la perte de son château de frontière à Tillières. Il fit édifier à Breteuil, pour son fidèle ami Guillaume Fitz-Osbern, une forteresse destinée à contrer les Français.
         L’importance de la cité était à ce point prépondérante que la nécessité de lui procurer artificiellement un cours d’eau s’imposa aux chefs normands.
         C’est ainsi que fut créé, en 1054, le bras forcé de l’Iton (depuis le Becquet à Bourth jusqu’à Condé-sur-Iton) destiné à renforcer les défenses du château de Breteuil , « rempart inexpugnable longtemps opposé aux rois de France ».
         Par la fondation d’un « bourg » (zone franche fiscalement avantageuse pour ses habitants) castral (attaché au château), Guillaume dynamisa cette région quelque peu en retard sur ses voisines.
         Jusqu’à la fondation de Verneuil dans les années 1120-1130, le bourg castral de Breteuil devint un importante plate-forme locale politique, militaire et économique.
         De la forteresse en bois de Guillaume le Conquérant, il ne reste plus aucune trace. Elle a été remplacée par un château dont s’empara plus tard Philippe Auguste.
    Extrait de http://www.villedebreteuilsuriton.fr/fr/information/71232/un-peu-histoire

         [ En 1354, à la suite du traité de Mantes, la ville est cédée par le roi Jean II le Bon à son gendre le roi Charles II de Navarre, avec de nombreuses autres terres normandes. Mais les deux hommes entrèrent rapidement en conflit. En avril 1356, Breteuil fut reprise aux Navarrais par le maréchal d'Audrehem. En 1358, elle fut restituée à Charles II de Navarre, mais Bertrand du Guesclin la reprit en 1371 pour le compte de Charles V. (Wikipédia) ]

         Tantôt français, tantôt anglais, il fut (…) démantelé en 1378.

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     Ci-dessus les vestiges du château de Breteuil : 01. http://www.villedebreteuilsuriton.fr/fr/information/71232/un-peu-histoire ; 02. http://www.normandie-sud-tourisme.fr/patrimoine-culturel/breteuil-sur-iton/ ; 03. http://www.lereveilnormand.fr/2016/02/26/projets-le-tourisme-est-il-l-avenir-de-la-commune/ ; 04-05-06 http://jeunes-francophones.fr/2016/08/08/breteuil-siege-de-la-forteresse-de-guillaume-le-conquerant/ ; 07. http://breteuil-sur-iton.stationverte.com/fr/breteuil-sur-iton_omanifestation.html ; 08-09. http://mapio.net/pic/p-25023157/

     

    LES REMPARTS DE BRETEUIL-SUR-ITON (Eure)     De ce château, il ne subsiste que quelques vestiges, surélévations ou buttes, restes de murailles, appartenant à la grande enceinte située dans le parc de l’ancien château de la famille Pillon de Buhorel et dans le grand jardin public.

         Dans ce bourg castral, l’église Saint-Sulpice assurait l’encadrement religieux. L’église possède de très intéressants vestiges romans en matériau local de « grison ».
         De la seconde moitié du 11e siècle, subsiste le clocher qui domine l’édifice de sa noble simplicité.

         Breteuil devint définitivement française en 1450 et, à dater de cette époque, connut un calme uniquement troublé par les grands remous qui secouèrent la France.
         Des travaux considérables entrepris au 11e siècle, Breteuil a conservé le bras forcé de l’Iton qui chemine lentement à travers la ville et l’étang, devenu réserve ornithologique. Il est situé au fond du très beau parc public dans un site ombragé et attrayant. »

    Extrait de http://www.villedebreteuilsuriton.fr/fr/information/71232/un-peu-histoire

     

    L'église Saint-Sulpice :

         [ Cette église de style roman fut construite en belle pierre appelée « grison du pays d’Ouche » au 11e, qui lui donne un caractère original. Elle fut donnée vers le milieu du 11e s. par un des principaux collaborateurs de Guillaume le Conquérant à son abbaye de Lyre. Constituée d’une longue nef en forme de croix, elle abrite un buffet d’orgue du 16e, d’une charpente en bois polychrome et historié du plus bel effet. C’est dans cette église que fut célébré au 11e s le mariage d’Adèle, la fille de Guillaume le Conquérant avec le comte de Blois. Extrait de http://www.eure-tourisme.fr/Fiche/Detail/Activite/BRETEUIL/Eglise-Saint-Sulpice/PCU-PCUNOR0271000086 ]

     

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          « L’église Saint-Sulpice abrite un orgue du 16e siècle, restauré dans sa facture d’origine. Cet instrument est remarquable et particulièrement rare par la qualité du matériel ancien réutilisé.
         Il présente deux claviers et seize jeux, quatorze au grand orgue et deux au récit (en tirasse à la pédale). Le buffet, la balustrade et ses anges sont du 16e siècle et n’ont subi aucune transformation depuis leur origine.

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    La Tour Carrée à Breteuil extraite du site : http://www.immobiliere-normandie.com/Fiche_Vente_de_bien_SURFACE_DIVERSE_1_pieces_Centre_ville_BRETEUIL_9_ref700243 

     

         En déambulant dans les rues de cette petite cité, on peut admirer la Tour carrée datant du 12e siècle, vestige de l’ancienne enceinte et une très belle façade Renaissance (rue Paul d’Urclé). »
    Extrait de http://www.villedebreteuilsuriton.fr/fr/information/71232/un-peu-histoire

     

         [ Le château (qui abrite aujourd’hui un institut psychothérapique) est réputé pour l’une des portes de son orangerie de style Renaissance. La scène du passage du certificat d’études avec Bourvil dans le film “Le Trou Normand” y fut tourné.]

     

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         « L’hôtel de ville donne l’illusion d’un très ancien édifice. C’est une curieuse construction de 1860 édifié dans le style de la chapelle de l’ancien Hôtel Dieu qui occupait cet emplacement. »
    Extrait de http://www.villedebreteuilsuriton.fr/fr/information/71232/un-peu-histoire

     

    Autres pages intéressantes sur l'histoire de Breteuil : http://www.montjoye.net/histoire-de-la-ville-de-breteuil

     

    « L’histoire du Becquet

         Le Becquet est un éperon de maçonnerie construit au 12ème siècle parle roi-duc Henri Beauclerc pour amener l’eau de l’Iton vers la ville nouvelle de Verneuil. L’ouvrage se situe sur la commune de Bourth entre les bois de Chéraumont (et l’usine) et le hameau des Graviers qui forme la « frontière » avec Francheville. On disait jadis « le Becquet de Chéraumont »

    Étymologie

         En scandinave ancien, « un bec » (bekkr) est un ruisseau. Son dérivé « becquet » s’emploie aussi pour une pointe de terre formée par le confluent de deux rivières.

    Description

         L’historien Vaugeois décrit parfaitement le Becquet : « ouvrage hydraulique remarquable et ancien. C’est un barrage de la rivière solidement établi en maçonnerie et présentant, en amont, un épi qui partage les eaux et les rejette à droite et à gauche dans deux canaux creusés pour les recevoir.
         Le barrage a pour effet d’élargir le lit de l’Iton qui est compartimenté par le creusement de deux bassins réservoirs ou déversoirs. En amont, les réservoirs sont écartés l’un par rapport à l’autre, mais ils se rapprochent au niveau de l’éperon. Leur ensemble, ayant donc la forme d’un V, fait penser à un bec et peut expliquer aussi le nom de l’ouvrage. Les bassins sont inclinés l’un par rapport à l’autre. Ils dirigent les eaux vers les deux canaux, et, étant d’égale longueur (34 mètres), ils partagent par moitié les eaux entre les deux bras.

         Les eaux tombent en cascade dans les réservoirs, et leur chute accroît leur vitesse.»

    L’origine

         Lorsque Guillaume II le bâtard, duc de Normandie, construisit la forteresse de Breteuil pour assurer la défense de son duché contre les invasions de ses voisins français ; il dérive le cours de l’Iton au niveau de Francheville pour alimenter les fossés de la forteresse. Cinquante plus tard (1120) son fils Henri 1er Beauclerc, duc de Normandie et roi d’Angleterre, entreprend de construire une ville forte qui sera Verneuil.
         Pour remplir d’eau les fossés de la ville, il est envisagé d’utiliser les eaux de l’Avre, cependant le projet a deux inconvénients : l’Avre est en territoire Français et il est en contrebas de la ville. Les ingénieurs hydrauliciens normands décident que la prise d’eau doit se faire plus en amont pour obtenir une pente suffisante et permettre l’alimentation des fossés. On construit alors l’ouvrage du Becquet et l’on creuse deux nouveaux canaux. Le premier, qui s’étire sur 13,5 kms, se dirige vers Breteuil, le second canal ou « cours forcé » après un parcours de 16,5 kms se jette dans l’Avre au dessous du moulin de Bâlines, sans avoir oublié de remplir au passage les fossés de Verneuil.
         Ces deux fossés conçus dans un but prioritairement défensif servirent aussi à irriguer les champs riverains et à actionner de nombreux moulins.

    Histoire et règlement

         En huit siècles d’existence le Becquet fût la source de nombreux litiges entre Breteuil et Verneuil.
    – Le 2 juillet 1689 un arrêt de la cour du parlement de Rouen « ordonne que le Becquet sera réparé aux frais des habitants des villes de Verneuil et Breteuil ».
    – Le 8 mai 1714, lors d’une vérification de conformité du moulin de Malicorne situé à Francheville, Jacques Mabrez, qui a la charge du contrôle, constate que le Becquet est en très mauvais état ; étant crevé en plusieurs endroits. De plus les eaux refluent sur celles de Verneuil.
    – Le 2 messidor an II , le représentant du peuple Beydier ordonne aux riverains du bras de Breteuil de reboucher les trous afin d’assurer assez d’eau pour la fabrique de canons.

    En 1808 Barthélémy Blin, maire de Bourth, obtient le rétablissement des prises d’eau du Trou de Botte et du Trou de Corne destinées à compenser l’assèchement du lit naturel de la rivière qui alimente les moulins.
    – En 1808 le Becquet a été « reconstruit presque à neuf » pour la somme 6.300 francs (or).
    – Une ordonnance royale du 31 juillet 1833 signée du roi Louis Philippe précise les durées des prises d’eau autorisées.
    – Après avoir constaté que les vannages effectués par le moulin de Malicorne (à 2 km du Becquet vers Breteuil) provoque de fréquents reflux des eaux dans le bras de Verneuil le 25 juillet 1838 le maire de Breteuil écrit au préfet pour s’opposer au projet de curer le bras de Verneuil et de creuser son lit. La plainte est suivie d’effet puisque en 1843 on construit au Becquet un déversoir qui permet de mieux réguler les débits.
    – En 1848 suite aux plaintes de propriétaires de prairies arrosées par l’Iton le préfet de l’Eure signe un arrêt définissant « un règlement d’office pour l’usine de fer de Bourth ».
    – Un décret du 1er décembre 1852 « organise en syndicat les propriétaires riverains et les usines de la rivière d’Iton, à l’effet de proposer un projet de règlement sur la police, le curage et l’entretien de cette rivière ».
    Ce règlement de 46 articles est mis en application par décret le 11 septembre 1857.
    – En octobre 1879, les maires de Verneuil et Breteuil réceptionnent les travaux de curage du Becquet, déjà exécutés en 1843 et qui le seront à nouveau en 2002.

    Classement du becquet

         Le 14 octobre 2002 Monsieur Bruno Fontenaist, préfet de la région de Haute Normandie, a signé un arrêté par lequel l’ensemble de l’ouvrage du « Becquet de l’Iton » est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
         Le classement du Becquet sous sa forme actuelle est dû à la volonté de différents partenaires, et surtout à celle de Monsieur Jacques Demaire, ancien conseiller général, et ancien maire de Verneuil-sur-Avre, qui a initié la réhabilitation de cet ouvrage.

         Le Becquet est devenu un lieu propice au tourisme grâce à des aménagement appropriés :
    - Un parking paysagé
    - Deux passerelles qui enjambent les bras forcés qui se dirigent respectivement vers Breteuil et Verneuil
    - Un chemin spécialement aménagé pour permettre l’accès aux personnes à mobilité réduite.

         Le document ci-dessus est une synthèse du travail remarquable effectué par Monsieur Michel Lesueur, ancien maire de Bourth, et paru dans le bulletin municipal de Bourth 2003. » http://ccpverneuil-avre.fr/le-becquet/ Voir également à ce sujet ci-dessous ce document PDF :

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