• LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure) LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)

     

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)     A Bézu-Saint-Eloi, subsiste une tour dite "de la Reine Blanche", datée du 13ème siècle et dont il ne reste qu'une cave, le rez-de-chaussée et l'étage supérieur. [NDB]

     

          " Le nom de la localité est attesté sous la mention Bacivum superius entre 691 et 706 dans une charte de Clovis III, qui maintient la possession de cette terre à un diacre de l'abbaye de Saint Denis..., sous la mention Bacivo superiore entre 750 et 775, sous les formes Basiu en 854, Saint Eloi de Besu en 1408, appelé Bézu-le-Long jusqu'en 1845." [1]

     

    Ci-dessus, Bézu. Environs de Gisors, lithographie de Joly, 1825 - Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Vol 2, planche 207 © gallica.bnf.fr/ Bibliothèque nationale de France.

     

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)     " En 1120, Gilbert de Bézu figure comme témoin dans une charte de Thibaut Payen, dit de Neaufles, châtelain de Gisors jusqu'en 1109, année où il se voit révoqué.

         En 1183, Gilbert II, fils du précédent, figure comme témoin dans un acte du sire Jean de Gisors, possessionné dans la région vexinoise, notamment à Chars.

         Au 12e siècle, Jean de Gisors, que l'on dit avoir encontré Thomas Becket à Gisors en 1169, fonde la ville de Portsmouth en Angleterre, et possède des manoirs dans le Sussex et dans le Hampshire. En 1188, il aurait été nommé Grand Maître du Prieuré de Sion... Ce qui est certain, c'est qu'en cette fin de 12e siècle, il possède en partie le fief de Bézu Saint Eloi. " [2] 

     

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    Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; au centre, une photo aérienne extraite du site Google Earth ; à droite, plan extrait du cadastre napoléonien de Bézu-le-long de 1840, Archives de l'Eure, http://archives.eure.fr/

     

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    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)

     

     Plan de situation de la tour de la Reine Blanche à Bézu-Saint-Eloi ; blason actuel de la commune de Bézu-Saint-Eloi : parti, au premier d'hermine, au second d'azur à une crosse d'or, au chef de gueules chargé d'un léopard d'or accosté de deux fers à cheval du même cloutés de sable par User:SpedonaCette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5550696

     

    Bézu-Saint-Éloi (Eure). La Ferme

     

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)     Le site occupe l’extrémité d’un petit éperon qui domine le cours de la Bonde. Le relevé topographique met en évidence une grande plateforme de 7 000 m2 et permet de poser l’hypothèse de deux parties : un tertre quadrangulaire, auquel est associé un enclos circulaire. Un bâtiment construit en périphérie du tertre est l’élément le plus remarquable du site. Localement connu sous le nom de « Tour de la Reine Blanche », il est constitué d’un corps rectangulaire, de plain-pied avec le sol du tertre, de 10 m sur 7 m hors œuvre, avec des murs de 1,5 m d’épaisseur ainsi qu’une voûte en berceau munie d’une succession de cinq arcs doubleaux. Il était flanqué de deux tours circulaires dont une seule reste en élévation à l’angle ouest. Elle présente deux niveaux, le second, qui communique avec la salle, est muni d’une ouverture au sol, accès originel vers le niveau inférieur, réservé au stockage. Le second niveau de la tour ouest est percé de trois fenêtres de tir à ébrasement simple, la partie haute est constituée d’une coupole en brique correspondant à l’une des phases de réaménagement post-médiévales. En négligeant les nombreux réaménagements qui ont affecté l’ensemble, les principaux matériaux de la construction originelle sont des blocs de grès équarris employés en parement et du calcaire pour les encadrements et parties voûtées. Les sources écrites font défaut pour les indices chronologiques, mais l’emploi du grès orienterait vers la fin de la période médiévale quant à la datation du bâti. " [3] 

     

    Plan ci-dessus extrait de ce même document [3]

     

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    Photos ci-dessus : 1 à 5 extraites de http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2009/09/04/14957482.html ; 6 extraite de http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2009/09/05/14966471.html ; 7 extraite de http://www.basaarts.nl/interessegebieden.php?page=normandie

     

    Qui était cette Reine Blanche ?

     

         " Faisons un grand bond en arrière jusqu’en l’an 1350. Philippe VI de Valois, roi de France, a succédé à son oncle Philippe le Bel en 1328. Son accession au trône est contestée par le roi d’Angleterre Edouard III et il s’ensuit une guerre qui mettra plus de cent ans avant que les Anglais ne soient boutés hors de France. Autre malheur, la terrible peste noire apparue en 1347 a emporté plus du tiers de la population européenne dont la reine de France, Jeanne de Bourgogne, et l’épouse du dauphin, le futur roi Jean le Bon qu’il convient de remarier. C’est Blanche de Navarre (ou d’Evreux) qui est choisie. Née à Pampelune, elle est la fille de la reine de Navarre, ex-prétendante au trône de France, et du comte d’Evreux. Elle a 17 ans et elle est ravissante, ce qui n’échappe pas au roi âgé de 56 ans, veuf depuis quelques semaines. Subjugué par sa beauté il décide d’un changement de programme : c’est lui qui épousera Blanche. La reine est morte, vive la reine ! Il est bien rare qu’un mariage royal, acte d’alliance politique, soit aussi un acte d’amour. Mais au bout de quelques mois le roi meurt, « d’épuisement amoureux », disent malicieusement les chroniqueurs de l’époque. La reine devient doublement Blanche car le blanc, couleur de deuil à la cour de France est accolé au nom des veuves des rois de France. Elle accouchera quelques mois plus tard d’une fille, Jeanne, qui mourra à l’âge de 20 ans.

         Veuve du roi à 17 ans, Blanche va choisir d’habiter dans le château de Neaufles où s’établira une véritable cour royale. Elle refuse de se remarier avec le roi de Castille car, dira-t-elle, « les reines de France ne se marient point ». La gestion de son domaine est souvent qualifiée d’exemplaire. Elle rend la justice et supprime les impôts (déplorons la disparition de ce privilège). En outre elle intervient comme médiatrice dans le conflit opposant le roi Jean II le Bon son beau-fils à son frère Charles le Mauvais, roi de Navarre, marié à la fille ainée de Jean le Bon. Ces querelles de famille ont fait l’Histoire de France. Surnommée « Belle Sagesse », la Reine Blanche est restée le personnage emblématique de Neaufles St Martin. Elle figure dans la Ballade des dames du temps jadis écrite par François Villon et chantée par Georges Brassens. " [4]

     

         Par assimilation, la tradition populaire a attribué le nom de la Reine Blanche à la tour de Bézu-Saint-Eloi, voisine du château de Neaufles-Saint-Martin. [ Pour voir ce site dans ce blog, NDB ]

     

    A proximité :

     

         Eglise Saint-Rémi de Bézu-Saint-Eloi :

     

    LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)LES REMPARTS DE BEZU-SAINT-ELOI (Eure)     " Le gros œuvre de l'église prieurale date du 12e siècle, la façade a été reconstruite au 18e siècle, le chœur est reconstruit vers 1880. À la même période (seconde moitié du 19e siècle), le clocher est restauré.

    Le 4 novembre 2010, l'angle Nord-Est du clocher s'effondre dans l'église, alors que sa restauration était prévue pour débuter le lendemain. " [1]

    Voir à ce sujet : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-R%C3%A9mi_de_B%C3%A9zu-Saint-%C3%89loi

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de http://forteresses2009.canalblog.com/archives/2009/09/04/14957482.html

    [3] Extrait de https://journals.openedition.org/archeomed/10210?lang=es

    [4] Extrait de http://promenadesenlevriere.fr/index.php/neaufles-st-martin/le-tour-du-donjon-de-la-reine-blanche

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