• LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)

    LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)

    Photos ci-dessus : au centre extraite de https://www.geocaching.com/geocache/GC4J0N5_la-vienne-la-motte-feodale-beauval-en-caux?guid=2c4cfa2a-376f-4f45-a1ab-69759dffc1a7 ; à droite extraite du site Google Earth.

     

         A Beauval-en-Caux, dans la vallée de la Vienne, affluent de la Saâne, la motte castrale de Beaunay rappelle que la région fut gouvernée par Ansgoth ou Angot (fin du 10e siècle), un compagnon de Rollon à l'origine de la famille Crespin... On cite un Jean de Beaunay qui assista en 1055 à la bataille de Mortemer sous les ordres de Guillaume le Bâtard (NDR)

     

    LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)     LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)

    Plan de l'emplacement de la motte de Beaunay à Beauval-en-Caux ; blason de la commune de Beauval-en-Caux extrait de https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=5088

     

    La motte castrale de Beauval-en-Caux

     

    LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)     « Constituée d’un tertre et d’une basse-cour, la motte castrale de Beauval-en-Caux a été édifiée à flanc de coteau sur la rive septentrionale de la vallée de la Vienne.

         Elle est pourvue au nord, à l’est et à l’ouest d’un large et profond fossé oscillant de dix à douze mètres de largeur pour une profondeur allant d’un à six mètres. De cette excavation a pu être édifié une butte établie sur un plan de bas de 25 mètres sur 25 mètres. La partie sommitale, quant à elle s’étend sur un plan de 20 mètres sur 20 mètres.

     

    LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)     Au nord de la motte et par delà le fossé, se situe la basse cour. Cette dernière est scindée en deux par un chemin vicinale datant probablement de l’époque médiévale. D’une superficie avoisinant les deux hectares, cette dernière est ceinturée dans sa partie septentrionale par une butte fossoyée et dans sa partie méridionale par le talweg naturel. Cette motte s’inscrit dans un dispositif motte/église. L’église paroissiale se situe en contrebas de l’enceinte fortifiée. » [1] Schéma ci-dessus extrait de ce même document ; photo extraite de https://www.geocaching.com/geocache/GC4J0N5_la-vienne-la-motte-feodale-beauval-en-caux?guid=2c4cfa2a-376f-4f45-a1ab-69759dffc1a7

     

    LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime) LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)

     Photos ci-dessus : à gauche extraite du site Géoportail ; à droite photo extraite de https://www.geocaching.com/geocache/GC4J0N5_la-vienne-la-motte-feodale-beauval-en-caux?guid=2c4cfa2a-376f-4f45-a1ab-69759dffc1a7

     

    Les seigneurs de Beaunay :

     

    LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)     « La maison de Beaunay tire son nom d'un fief situé dans la province de Normandie, près de Dieppe. Orderic Vital cite Jean de Beaunay (Joannes de Belnaio), parmi les moines de l'abbaye de Saint-Evroult, vers 1061, et le qualifie d'homme valeureux (Hist. de Normandie, liv. III. Collection des mémoires relatifs à l'Hist. de France, par M. Guizot, 1825, t..II, p. 109). — Un autre Jean de Beaunay figure parmi les écuyers et les vassaux de Philippe le Hardi, qui servaient dans l'armée de ce prince, en 1272. (Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XXIII, contenant la quatrième livraison des monuments des règnes de saint Louis, Philippe le Hardi, Philippe le Bel, etc., publ. par MM. de Wailly, Delisle et Jourdain, membres de l'Institut. Paris, 1876, in-fol., p. 746, f.) — Raoul de Beaunay (Radulphus de Belnaio) est mentionné dans le nécrologe du prieuré de Longdeville, diocèse de Rouen, vers. 1385. (Recueil des historiens des Gaules et de la France, t.XXIII, p. 633, J.).— Philippe de Beaunay, gentilhomme de la Chambre d'Henri III, commandait une compagnie de 100 hommes d'armes.
    Cette maison a donné des commandeurs et des chevaliers de l'ordre de Malte, et s'est alliée aux maisons d'Espinay-Saint-Luc, de Houdetot, de Bailleul (des anciens rois d'Ecosse), de Graville, etc. Armes : fascé d'or et d'azur de six pièces. »
    [2]
    Blason ci-dessus de la famille de Beaunay extrait de http://www.blason-armoiries.org/heraldique/tables-heraldiques/pieces/honorables/fascee.htm

     

    « BEAUNAY (de).
         La famille de Beaunay appartient à la noblesse de la Haute-Normandie. Elle paraît avoir eu pour berceau le village de son nom, près d'Arques, sur les confins de la Picardie. (…)
         M. de Magny, dont on ne doit, du reste, accepter les affirmations qu'avec réserve, mentionne dans son Nobiliaire de Normandie un Jean de Beaunay qui assista en 1055 à la bataille de Mortemer sous les ordres de Guillaume le Bâtard et un Bernard de Beaunay qui signa une transaction en 1080.
         La famille de Beaunay envoya sous Louis XVI ses titres de noblesse au Cabinet des Ordres du Roi, peut-être en vue d'obtenir les honneurs de la Cour. On conserve dans les manuscrits de Chérin la généalogie détaillée qu'elle produisit dans cette circonstance et le rapport que Berthier, chargé d'examiner cette généalogie, envoya le 5 novem-
    bre 1786. Ce rapport commence en ces termes « La famille de « Beaunay paraît avoir pris son nom d'une terre de Beaunay située « au diocèse de Rouen. Elle a pour premier auteur certain Robert de Beaunay mort le 1er mai 1392 laissant d'une femme dont le nom n'est pas connu Jean de Beaunay, premier du nom, écuyer, Seigneur de Beaunay, qui naquit en 1380 et fut mis en la garde noble du Roi après la mort de son père. Il épousa avant 1419 Tiphaine de Fréville du chef de laquelle la terre du Tot-sur-la-Mer passa à sa postérité qui la possède encore aujourd'hui. Il fut maintenu avec son épouse le 3 mai de la même année dans la possession de leurs biens par Henri V, roi d Angleterre, alors maître de la Normandie, obtînt en 1424 une sentence du bailli de Caux, passa une transaction en 1426 relative à une rente que lui devait l'abbaye de Montivilliers et fut présent à une acquisition faite en 1438 par Jean de Beaunay, deuxième du nom. On n'a aucun acte dans lequel ce Jean de Beaunay, deuxième du nom, soit dit fils de Jean de Beaunay, premier du nom, et de Tiphaine de Fréville mais l'identité de nom, la chronologie et la possession de la terre du Tot perpétuée dans la postérité de Jean II jusqu'aujourd'hui rendent cette filiation plus que vraisemblable. Elle est encore annoncée dans une ordonnance des commissaires des francs-nefs obtenue le 15 septembre 1561 par l'arrière-petit-fils de ce dernier et dans un arrêt du Parlement de Normandie rendu en 1632 en faveur du petit-fils de celui-ci. Jean de Beaunay, deuxième du nom, le jeune (vraisemblablement à cause
    de son père), écuyer, servit dans les armées du roi d'Angleterre, acquit en 1437 une partie du fief de Rambertot, fit en 1438 l'acquisition de celui d'Englesqueville et servait en 1440 à la garde de Caudebec dans la compagnie du comte de Dorset. Sa femme fut Jeanne Houlgal. Elle le rendit père de Clément de Beaunay, écuyer,
         Seigneur du Tot, qui acquit en 1450 une rente. Ce même Berthier accompagna son rapport d'une lettre adressée au duc de Coigny dans laquelle il s'exprime en ces termes Sa filiation est littéralement prouvée depuis 1437 et est présumée depuis 1393 mais sa noblesse est des plus simples. Elle n'a aucune alliance de marque, ni services et peu de possessions. Clément de Beaunay mentionné plus haut épousa Jeanne Auvray ; cette dame arriva à un âge avancé et fit son testament le 21 février 1512 en faveur de son fils Richard, écuyer, Seigneur du Tot-sur-la-Mer. Un descendant de celui-ci, haut et puissant homme Philippe de Beaunay, sieur du Tot, marié le 15 février 1592 à Charlotte de Normanville, plus tard gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Henri IV, fut maintenu dans sa noblesse le 2 avril 1632 par arrêt du Parlement de Normandie comme descendant de Jehan de Beaunay, l'aîné, son cinquième aïeul, mentionné dans des actes de 1410, 1422, 1426 et 1427. Son fils, André de Beaunay, Seigneur du Totet de Boishimont, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, marié le 10 janvier 1630 à Françoise de Bailleul, fut maintenu dans sa noblesse le 17 février 1667 avec plusieurs de ses parents par jugement de M. de la Gallissonnière, intendant de Rouen. Sa descendance s'est partagée en un certain nombre de branches dont plusieurs se sont perpétuées jusqu'à nos jours.
         Charles-François de Beaunay du Tot fut reçu chevalier de Malte en 1693, Nicolas-Louis de Beaunay fut admis dans le même ordre en 1777. Louis-François de Beaunay, sieur de Boishimont, fils d'un premier lit de la marquise de Chavagnae, fut nommé en 1753 écuyer de main du roi Louis XV ; son frère aîné, messire Alexandre-Abraham
    de Beaunay du Tot, chevalier de Saint-Louis, major du Cap-Français, fit en 1757 des preuves de noblesse remontant à 1468 pour obtenir l'admission au nombre des gentilshommes garde-côtes de son fils, François-Charles, né à Saint-Domingue le 10 mai 1742.
         M. de Beaunay de Saint-Aubin prit part en 1789 aux assemblées de la noblesse du pays de Caux. (…)
    [3]

     

    LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)     « L'église de Beaunay :
    Construite au 12 et 13èmes siècles, elle est située à proximité d'une grande motte féodale. Elle renferme des fonds baptismaux à cuve octogonale, en pierre du 17ème siècle. Le clocher à bulbe en tuffeau placé sur le portail daterait du 12ème siècle.  » [4]

    Photo ci-dessus extraite de http://seine76.fr/communes/popup_img.php?var_commune=BEAUVAL_EN_CAUX%20&%20var_img=img11

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)     « L'église sainte-Geneviève du hameau de Sainte-Geneviève-en-Caux, à Beauval-en-Caux est bien méconnue du public. Pourtant elle est unique dans le département de part son clocher-campanile roman pour tinterelles du 12ème, rare au nord de la Loire. Cet édifice offre des détails des 11ème et 12ème siècle.

         Cette église fut donnée vers le milieu du 12ème siècle au prieuré de Longueville-sur-Scie. Elle renferme la litre seigneuriale des seigneurs de Beaunay ainsi que quelques statues en bois polychrome du 16ème siècle. Cet édifice est à voir, surtout que son environnement est pittoresque et préservé. » [5]

    Photo ci-dessus extraite de http://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/76-Seine-Maritime/76063-Beauval-en-Caux

     

    LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)     « La croix calvaire actuellement en place en bas de l'église à l'intersection des routes de Bacqueville-en-Caux et de Val-de-Saâne n'est pas à sa place initiale. Elle a été amenée ici dans les années 1970. Autrefois et depuis son origine elle se trouvait dans la plaine de Bennetot - La Vâtine à l'intersection de deux vieux chemins aujourd'hui aliénés. » [6]

    Photo ci-dessus extraite de http://36000communes.canalblog.com/archives/2013/04/30/27045911.html

     

    LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)     « Le château de Beaunay : (16e-17e-18e siècles) : acquis en 1579 par Jacques Dyel, à sa mort, il lègue le domaine à son neveu Jen Dyel, Baron d'Auffay. Il y construit le manoir au 17e siècle. En 1808, le baron Charles Levavasseur, grand capitaine d'industrie et député de la circonscription en devient propriétaire. Le château est désigné aujourd'hui « château des Étangs ». [6]

     

    LES REMPARTS DE BEAUVAL-EN-CAUX (Seine-Maritime)     Un superbe chêne situé sur un pâturage de Soquentôt le long de la D 927 entre D50 et D76. Avec ses 9,95 m de circonférence (à 1,30 m du sol), il est sans doute l'un des plus gros chênes de France. (NDR) Sur ce chêne voir : https://krapooarboricole.wordpress.com/2011/12/08/le-chene-de-la-ferme-de-socquentot-beauval-en-caux-seine-maritime/

     Photo ci-dessus extraite de http://www.sequoias.eu/Pages/Locations/Normandie/beauval_en_caux.htm

     

    Sources :

     

    [1] Extrait du site Généalogie Pouymayon http://genpouymayon.e-monsite.com/pages/le-talou-ancestral/les-mottes-castrales.html

    [2] Extrait de la Notice historique et généalogique sur la maison de Broc, composée d'après les titres originaux et les preuves de cette maison, pour les honneurs de la Cour ; Éditeur :  Impr. de Monnoyer (Le Mans) Date d'édition :  1879. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5565125k/f34.image.r=%22Beaunay%22?rk=236052;4

    [3] Extrait du Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du 19e siècle. III. Bas-Ber. - 1904 ; Auteur : Chaix d'Est-Ange, Gustave (1863-1923). impr. de C. Hérissey (Évreux) ; Date d'édition : 1903-1929 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111996v/f186.item.r=%22Beaunay%22.texteImage

    [4] Extrait de http://seine76.fr/communes/communes_result.php?var=BEAUVAL-EN-CAUX

    [5] Extrait de http://actus76.kazeo.com/eglise-de-sainte-genevieve-en-caux-a121757348

    [6] Extrait de Wikipédia 

     

    Bonnes pages :

     

    http://genpouymayon.e-monsite.com/pages/le-talou-ancestral/les-mottes-castrales.html

    http://seine76.fr/communes/galerie.php?var=BEAUVAL-EN-CAUX

     

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