• LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados) LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados) LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)

     

    Ci-dessus : à gauche, une photo aérienne extraite du site Géoportail ; au centre, une photo extraite du site Google Earth ; à droite, une photo aérienne montrant le site vu depuis le sud extraite du site Google earth.

     

          L'éperon naturel des Catelets, sur la commune de Beaufour-Druval, se situe (avant la fusion de ces deux communes) en limite de cette dernière et très proche de l'église de Beaufour. C'était sans doute le château de membres de la famille de Beaufou qui suivit Guillaume le Conquérant en Angleterre. [NdB]

     

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)

     

    Plan de situation des Catelets sur la commune de Beaufour-Druval ; blason de la famille de Beaufou : d'argent au lion de gueules,l'écu semé de billettes d'or : http://paintet.eu/armorial-de-la-famille-paintet-laignel.html extrait de http://daniel.derigal.free.fr/Oxygene%202014/n359686.htm

     

         " Attesté sous sa forme romane Belfou en 1040 et 1066, puis mal latinisée Bella Fagus en 1195. Pas de relation avec « un four » comme le montre les formes anciennes, mais avec le hêtre, jadis fou dans l'ouest.

         Le nom de la localité de Druval est attesté sous la forme Druvallis au 16e siècle. Le deuxième élément du toponyme est le substantif val qui a conservé le sens de l'ancien français. Le premier élément peut être issu d'un anthroponyme germanique de la forme Drud- ou l'adjectif dru ayant le sens de « florissant » (« le val florissant »). (...)

         Beaufour est probablement le lieu d'origine de Guillaume ou William de Beaufou, évêque de Thetford de 1086 à 1091 et de Richard de Beaufou, évêque d'Avranches de 1134 à 1142, sans doute parent avec le précédent. " [1]

     

    Arcisse de Caumont :

     

         " Raoul de Beaufour suivit le duc Guillaume à la conquête de l'Angleterre en 1066. Sa fille, Agnès, épousa le second fils de Hubert de Ryes, qui avait sauvé Guillaume, comme nous l'avons vu dans le tome IIIe. de la Statistique, article Ryes.
         William de Beaufour fut évêque en Angleterre et chancelier de Guillaume le Conquérant.
         La seigneurie de Beaufour fut, dans la suite, érigée en baronnie.
    Je ne sais où était situé le château des anciens seigneurs de Beaufour. M. le curé et les personnes que j'ai interrogées n'ont pu me donner de renseignements à ce sujet. Je suis porté à croire qu'il se trouvait dans le voisinage de l'église près de laquelle existe une agglomération de maisons
    formant une petite bourgade." [2] 

     

         " Nous sommes à la fin du 19e siècle, l'archéologie n'est pas une science répandue dans les campagnes et il faut s'imaginer ce que l'idée de château représente pour la population rurale. Certes, une légende existe bien mais personne ne remarque en cheminant de Beaufour à Druval ni monsieur de Caumont lui même que la vallée qu'ils empruntent côtoie les vestiges d'une véritable forteresse érigée quelques 1000 ans auparavant.

         La majesté des lieux avec cet éperon naturel où la roche affleure et cette eau qui jaillit abondamment en sa base au creux d'un large vallon ensoleillé séduira ces hommes venus du nord qui s'implanteront durablement en érigeant un systéme de défense dont ils avaient grande maîtrise.

          Ainsi donc s'établira l'illustre seigneurie de " Bello Fago " dont un certain Raoul suivra Guillaume à la conquête de l'Angleterre en 1066. Elle siégera quelques siècles et s'éteindra faute de descendants mâles pour garnir au fil des successions le patrimoine de la puissante famille d'Harcourt.

     

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)     Revenons à cette fin du 19e siècle, le monde rural évolue et de nouvelles routes se construisent alors le chantier de l'actuelle RD 276 entre Beaufour et Druval viendra casser malheureusement la structure majestueuse de notre motte castrale. Malgré tout, ces travaux révéleront un événement sans doute tragique de l'histoire de ces lieux. En effet, plus d'une centaine de squelettes et multiples objets classés d'époque mérovingienne seront ainsi mis au jour. Les carriers d'alors éparpilleront sans précaution aucune tout ce précieux témoignage. "

     

    Ci-dessus, plusieurs grottes creusées dans le calcaire existent, soit à proximité, soit sous la motte des Catelets.

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)

    Ci-dessus, document extrait de de Randonnées et patrimoine en Pays d'Auge, tome 3 canton de Cambremer, par Jacques Lalubie, éditions Charles Corlet 1987

     

    LES CATELETS

     

         Ce lieu dont on sait l'origine gauloise et l'occupation mérovingienne possède toutes les caractéristiques pour la vie rurale au moyen-âge : l'eau propre et potable, une vallée fertile bien abritée des vents, un point d'observation et de défense, le bois pour la construction, la forge et le chauffage, la terre pour la poterie et le torchis.

         Les limites de territoire entre Beaufour et Druval sont pour le moins énigmatiques puisque la commune de Druval étend ses terres jusqu'au bord de l'église de Beaufour et emporte avec elle la majorité du bourg.

     

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)     Jacques Lalubie [Randonnées et patrimoine en Pays d'Auge, tome 3 canton de Cambremer, par Jacques Lalubie, éditions Charles Corlet 1987] nous rapporte : « En ces temps anciens, Beuvron appartenait aux seigneurs de Beaufour. Dès avant la conquête de l'Angleterre en 1066, on trouve un Richard de Beaufour offrant à l'abbaye St Amant de Rouen, en présence de Restoldus, prêtre de Beuvron, le patronage et les dîmes de l'église d'Osmanville près d`Isigny.

     

    Ci-dessus, une photo extraite de Randonnées et patrimoine en Pays d'Auge, tome 3 canton de Cambremer, par Jacques Lalubie, éditions Charles Corlet 1987

     

          Le site est grandiose : une sorte de forteresse inexpugnable, si bien adaptée au paysage qu`elle semble le fruit fortuit de la nature et dont la base est amoureusement enserrèe par un double vallon paradisiaque. Je crois pouvoir, et devoir affirmer très haut que c'est sans doute le plus beau fantastique et le plus évocateur endroit de tout le Pays d'Auge ".

     

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)     Il nous parle aussi d'un Robert de Beaufour et de ses deux fils Robert et Guillaume vers 1106. Hélas au 14e siècle : « Les sires de Beaufour s`éteignent : leur héritière Luce de Beaufour épouse Jean II de Tilly, d'une importante famille. Puis nouvelle quenouille en 1382, Jeanne de Tilly apporte Beuvron en dot à Philippe d`Harcourt. La puissance passe ainsi de Beaufour à Beuvron par la célèbre dynastie des Harcourts. " [3] 

     

    Ci-dessus : à gauche, blason de la famille de Tilly par Caranorn Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personnelCette image vectorielle contient des éléments, éventuellement modifiés, qui ont été extraits de : Meuble héraldique Fleur de lys.svg.iLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par Caranorn., CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4228353 ; à droite, blason de la famille d'Harcourt Par User:Spedona Cette image a été réalisée pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone. — Travail personneliLe code de ce fichier SVG est valide.Cette image vectorielle a été créée avec Inkscape par User:Spedona., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2697928

     

    Le blason des Beaufou :

     

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)     " Si tous les auteurs s'accordent à reconnaître à la famille de Beaufou un écu d'argent avec un lion de gueules,les avis divergent quant à l'emplacement des billettes.La plupart les placent sur le lion, (Du Moulin dans l'armorial publié à la suite de son Histoire Générale de Normandie (Rouen 1631) ; La Roque, Maison de Harcourt (I , p 815) pour La Roque, les billettes sont d'argent et non d'or ; O'Gilvy, Nobiliaire de Normandie (Londre 1864, I, p 120). D'autres les sèment sur l'écu (La Chesnaye : l'écu semé de billettes d'or - éd. 1863, II, p 622.

     

    Ci-dessus, blason de la famille de Beaufou : d'argent au lion de gueules,l'écu semé de billettes d'or, extrait de http://paintet.eu/armorial-de-la-famille-paintet-laignel.html extrait de http://daniel.derigal.free.fr/Oxygene%202014/n359686.htm

     

         Sur un document du 15ème siècle transmis par M Daon d'Argouges et qui provient des archives de la Maison d'Argouges (alliée aux Beaufou) le blason apparaît avec des billettes non pas sur le lion mais sur le champ.

         Comment interpréter ce blason ? Le lion pourrait rappeler la parenté des Beaufou avec les ducs de Normandie. Quant aux billettes, elles indiquaient, selon Victor Morin " les fonctions de maître d'hotel, trésorier ou autre charge de finance ". Les Beaufou ayant été attachés à la cour des ducs de Normandie, des rois d'Angleterre et de France, l'une de ces fonctions leur fut probablement attribuée. Sources : l'Abbaye Belle Etoile revue n°4 1973 - Le Pays Bas Normand par J. Fournée

         Le lieu d'origine des de Beaufou est situé en plein pays d'Auge,c'est l'actuelle commune de Beaufour, dans le canton de Cambremer 14.

    Sources :


    Note sur une ancienne famille normande - les de Baufour de Jean Fournée
    Paul Leportier : Famille de Beaufou
    Paul Leportier : Les ducs de Normandie de la dynastie viking.
    Dictionnaire de la Noblesse 18ème siècle, par la Chesnaye
    Etude Paul Leportier et Jacques Polonovski - étude Paynel. "
    [4]

     

         Sur Richard de Beaufou voir ici.

     

    A proximité :

     

    LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)LES REMPARTS DE BEAUFOUR-DRUVAL (Calvados)- " Église Notre-Dame de Druval, en partie du 12e siècle.

         L'édifice date du 13e, 14e, 16e et 17e siècle. Les parties les plus anciennes de l'édifice sont de la fin du 12e ou du 13e selon Arcisse de Caumont. (...) L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques le 13 mars 1975. (...) Le site conserve un if remarquable haut de plus de 20 m. La nomination appartenait à l'Abbaye Notre-Dame du Bec. L'église possède une tour située entre le chœur et la nef. Le clocher possède une base carrée et est de forme octogonale, et recouvert d'ardoises.

     

    - Église Notre-Dame de Beaufour, des 13e et 19e siècles.

     

    - Église Saint-Aubin de Saint-Aubin-Lébisay, en partie du 11e siècle." [1]

     

    Sources :

     

    [1] Extrait de Wikipédia

    [2] Extrait de la Statistique monumentale du Calvados, tome 4, p.205 par Arcisse de Caumont (1801-1873), Éditeurs Derache (Paris) / Dumoulin (Caen) / A. Hardel 1846-1867. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9662166n/f219.item.r=%22Hottot%20en%20Auge%22.texteImage

    [3] Extrait de L'Echo des Trois communeshttps://docplayer.fr/75964644-L-echo-des-trois-communes-beaufour-druval-st-aubin-lebizay.html

    [4] Extrait de https://gw.geneanet.org/peter781?lang=en&iz=158&p=richard+i&n=de+beaufou https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&n=de+la+famille+de+beaufou&oc=0&p=histoire

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